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On ne choisit pas son futur...

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Posté dans On ne choisit pas son futur...   - Lun 22 Oct 2012 - 7:01

Ma douce, Ma tendre, ce sont des mots qui résonnaient ainsi depuis quelques instants dans la tête de Meria. Ses susurres, les mots qu’il osait lui glisser à l’oreille alors que ce mêlait étreinte et chaleur.
Avait elle seulement le choix ?

La voilà ainsi perdu dans ses pensées, enfermé dans ce monde ou elle ne vend pas son corps, ou elle n’est la maîtresse de personne, l’amante de son seul être.
Lui, il caresse son dos, murmurant un ‘’C’était parfait, ma douce‘’. Il se rhabille et dépose un baisé sur son front avant de partir sans rien dire.
Lui, s’est son client le plus ancien, celui qui vient deux fois par semaine pour un échange tendre et sulfureux. Celui avec qui elle est le moins mutine… Celui avec qui elle peut rêver… Qui ne lui demande rien d’autre qu’un doux échange.

Pourtant, ce n’est pas pour autant qu’elle le charme, qu’elle tente de le faire chavirer, non, elle n’oserait pas, elle ne pourrait pas jouer ainsi avec les sentiments. Car Meria est douce et tendre, car elle n’est pas assez fourbe pour jouer à ces jeux dangereux, car, pour rien au monde, elle ne veut lui être lié à vie.
Il n’y a qu’une personne qui compte, son tendre amour, cette personne qu’elle n’a jamais revu depuis plus d’un an, celui qui n’est jamais revenu la voir.

Alors sa pensée s’effrite, elle est ampli de question toute plus noir que les autres. L’aimait-il vraiment ? La voulait-il a ses côtés ? Est-ce qu’il jouait avec elle ? Le reverra-t-elle un jour ?
Pourra-t-elle à nouveau aimer ?

Tant de questions qui l’a font douter, qui l’enfonce un peu plus dans l’être qu’elle est devenue, la belle de nuit si douce qu’elle peut être en cet instant.
Doucement, elle remet ses vêtements en place, toutes ces pensées la perturbe, la perde un peu plus chaque jour.
Meria se rend présentable pour oublier, Meria ce perd pour oublier. Elle sort doucement de la pièce, d’un pas léger et rejoint le salon. Là, elle prend possession d’un divan et ne peut qu’attendre.
Quelqu’un, un sauveteur lui fera peut-être oublier, il fera taire ses craintes profondes, effacement son regard mélancolique et ranimera se doux sourire, ses gestes, la chaleur qui lui à donné le surnom de Meria la Douce. La tendre maîtresse de bien des hommes.

Le salon est chaleureux, son regard divague. Quelques belles de nuit par-ci, par-là, un couple éphémère, celui de quelques heures. Un où deux clients habituer. Rien de bien original au final.
Les mêmes personnes, la même chaleur, sa même absence. Peut-être devrait-elle l’oublier ? L’effacer de son esprit et espérer sortir d’ici aux bras d’un riche client… Peut-être devrait elle se perdre, ne plus pensait et devenir l’objet de rêve qu’elle est, la, une fille de joie, une belle de nuit.

Elle est a nouveau perdu dans ses pensées alors que la porte d’entrée du bordel s’ouvre à nouveau pour laisser entrer en son sein, de nouveau client. Le nouveau départ de secret sous couvert d’un bâtiment de façade bien ordinaire.

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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Mar 23 Oct 2012 - 7:17

Bien qu’elle fût un joyau parmi les villes matrosciennes, Sant Poseïnos restait aux yeux d’Hador la ville agaçante de la marâtre et des complots fumeux de Père. Seuls les restaurants de la ville, leurs délicieux mets à base de poisson dont le jeune homme raffolait parvenaient à lui rendre la visite agréable. Et lorsqu’il n’était pas attablé dans un restaurant huppé à l’addition salée, il ne lui restait alors que les rues et les bâtiments dont il appréciait l’agencement et l’architecture, si différents de sa ville natale, Midel-Heim. Et c’est ainsi qu’il déambulait, en plein après-midi, à admirer le visage de la toute première ville construite par son peuple. Il regardait ses habitants vivre leur vie, admirait les maisons les plus cossues dont certaines s’étaient offert les services des Tailleurs de pierre d’Errande, saluait les clients qu’il avait un jour rencontré et effectuait les conversations d’usage pour entretenir les rapports, aussi bien amicaux que commerciaux. Vêtu de sa tenue qu’il réservait aux jours de repos, il passait inaperçu au milieu des habitants fortunés de la ville du Gouverneur. Une chemise en soie blanche avec par-dessus une veste en lin aux manches ajustées, ainsi qu’un pantalon rentré dans des bottes en cuir. Autour de son cou pendait un collier de bois-sorcier sertis d’ambre korrulienne, un bijou parmi les plus prisés et chers que proposaient sa famille d’artisans. Cela lui donnait l’allure d’un jeune homme fortuné mais à l’allure avenante et fraîche, à qui la vie souriait.

Hador était soucieux. Il pensait à l’expédition qui avait été organisé conjointement par Matroos et Korrul et toutes les questions que cela amenait. Des ennemis ? De nouveaux clients ? Un nouveau marché ? Des questions qui fusaient dans son esprit car le jeune réfléchissait très souvent à l’attitude à prendre. Si un nouveau marché s’offrait à la famille, il lui faudrait agir vite s’il ne voulait pas que les Mihaly se laissent distancer par la concurrence. De plus, Hador pensait aux tensions qui persistaient entre lui et Père, loin d’être apaisées et qui ne se calmaient que lorsqu’ils travaillaient ensemble aux affaires familiales. Cela le chagrinait, assurément. Il regrettait que leurs rapports fussent si tendus mais les reproches qu’Hador faisaient à son père étaient si profondes, si dures, si graves que tout cela ne s’arrêterait probablement jamais. Il fut si absorbé par ses pensées et ses craintes que lorsqu’il releva la tête, il fut surprit de se retrouver dans la rue des plaisirs de Sant Poseïnos.

C’était un quartier qu’il appréciait de par le passé, lorsqu’il ne se souciait guère des lendemains et des on-dit, lorsque ses voyages dans la ville lui étaient si désagréables que seules les filles de joie trouvaient grâce à ses yeux. Oh, cela n’était pas aussi souvent que Père le disait, quelques fois tout au plus. Hador n’y avait jamais vraiment eu ses habitudes, ni de filles favorites. Dans cette ville, cela avait surtout été des fins de soirées mondaines flanqué de ses amis d'enfance. Il s’était calmé ces deux dernières années, préférant la compagnie de filles de Marchandes sans que cela n’aboutisse à quoi que ce soit d’important. Il se gardait bien d’en parler à sa famille naturellement, surtout à Père qui trouvait toujours à redire sur ses goûts en matière de femmes, leur famille, leur réputation. Père n’y voyait qu’un parti et cela avait le don d’agacement fortement le jeune homme.

Après avoir longuement hésité dans la rue, après avoir scruté une petite boutique vendant des breloques en bois-sorcier qui constituait de la concurrence pour sa propre affaire, Hador respira un bon coup et entra dans la seule maison close qu’il connaissait ; la plus chère et la plus socialement acceptable pour quelqu’un de son rang. L’intérieur était avenant. Le propriétaire des lieux lui présenta rapidement les filles disponibles et lui en choisit une lorsque Hador déposa une coquette somme d’argent sur le comptoir, laissant ainsi présager de son rang et du type de fille qu’il s’attendait à avoir.

Le jeune homme était gêné. Cela faisait longtemps et il n’avait plus l’habitude de tout cela. La situation actuelle lui donnait l’impression d’être de ces jeunes jouvenceaux non habitués à payer pour avoir du plaisir et quelle impression ! Elle était loin son envie de trouver une Marchande digne de ce nom qui saurait lui donner des enfants dans la plus pure tradition. Mais Hador se montrait frileux vis-à-vis de tout cela ; il aimait sa liberté et la chérissait. Ce n'était peut-être pas un hasard si aujourd'hui il se retrouvait à nouveau à chercher une aventure sans lendemain, sans attaches. Alors que le propriétaire lui faisait monter le grand escalier et le guidait le long du grand couloir du bâtiment, il s’attendait presque à croiser une connaissance – ou pire, un ami d’enfance – et devoir ainsi justifier sa présence.

Le propriétaire l’amena devant une grande porte fermée et lui assura que « la Douce » saurait répondre à tous ses désirs, il le lui assurait. Hador haussa les sourcils et se retint de répondre avec le ton mordant qu’il aimait prendre que lui, au moins, était un Marchand qui vendait des denrées d’une valeur inestimable et non la misère d’autrui mais se retint. Il avait un peu perdu de sa folie d’antan…

Il ouvrit lentement la porte et se retrouva dans un salon accueillant avec en son centre un canapé moelleux sur lequel était assise la « Douce » jeune femme qui l’attendait. Elle était belle. Charmante, et Hador ne manqua pas de détailler les formes de son corps que ses vêtements voulaient bien laisser distinguer. Il croisa le regard de la belle et contempla rapidement les traits de son visage avant de s’en éloigner, gêné, pour admirer le salon dans son ensemble. Elle semblait bien plus jeune que lui. Mais il était là, avait déjà payé et ne pouvait plus faire marche arrière – enfin si, mais… Il s’avança vers elle, quelques petits pas en faisant en sorte de ne pas paraître trop entreprenant et dit en baissant la tête par la courtoisie qu’il devait aux jeunes femmes :

« Bonjour. »

Puis :

« Quel est votre nom, Douce jeune femme ? »
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Ven 26 Oct 2012 - 1:35

Cosy, le salon était cosy, voilà la seule pensée qui traversa son esprit en proie à des réflexions morbides.
Elle aurait pue ce marier avec son fiancé, tomber enceinte avoir une fille ? Un garçon ? Ou simplement les deux ? Qu’importe, pour le moment elle ne voulait qu’une chose, que ce cauchemar cesse, qu’elle arrête de faire prix de son corps pour des pervers aux mains trop grasse.
Elle avait été bête en pensant qu’il reviendrait, qu’il lui tendrait la main pour qu’ils vivent ensemble…Heureux. La preuve en est… Un an passé sans la moindre de ses nouvel, un an où elle n’avait même pas entendu une seule rumeur.

Donc oui, ce salon était cosy, particulièrement chaleureux et si il lui permettait de ne plus pensait, alors elle continuerait à contempler ce salon cosy.
Peut-être avait elle un air mélancolique sur le visage, elle était perdu, elle ne pouvait plus que penser à se qu’elle aurait pu être… Si elle n’avait pas été rebelle, si elle n’était pas amoureuse de ce menteur… La preuve, il n’était jamais revenu.

Une ouverture de porte et la voilà qui lève la tête, se drapant d’un doux sourire, automatique, habituel. Elle était la douce, la tendre, pas Meria la rêveuse, non, Meria la douce… Simplement la douce.
Un croisement de regard et il partait à la découverte de se salon, amusant la belle de nuit. Elle rit doucement, discrètement pour qu’il ne puisse pas l’entendre. Son manège l’amusait, jeux de douceur et charme sans prédateur.

Il ose s’approcher finalement et baisse la tête. La salut et continu sur une phrase qu’elle n’avait pas entendu depuis bien longtemps. Il est rare qu’on lui demande son prénom, généralement on ne l’appelle pas, on la surnomme pour ne pas culpabiliser.

- Bienvenue en ses lieux Monsieur. Je me nomme Meria Monsieur.

Elle vint à sourire, se levant pour plus de politesse, prostituée ou pas, ses manières n’avaient pas disparu, elle restait Meria…

- Permettez moi de faire une remarque. Il est rare de voir un client demander un prénom, vous sentez vous à l’aise en ces lieux ?

C’est vrai, son surnom suffisait et Meria ne s’en était jamais plaint. Bien au contraire, dans le cas contraire, elle ne demandait pas le prénom de son client, non, jamais, sauf si il le lui donnait.
Pourtant, elle fut prise de curiosité… Elle ne pu se retenir, elle ne savait absolument pas pourquoi, mais piqué d’une certaine curiosité, dans un sourire chaleureux elle prit la parole une nouvelle fois.

- Puis-je…Connaître votre prénom ?

C’est rare qu’elle parle autant… Normalement on l’embrasse, on l’emmène, on soupire et on la laisse… Pas de parole, juste des gestes, une luxure sans nom et la silence des soupires.
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Jeu 1 Nov 2012 - 13:11

Hador fut quelque peu étonné par ce que lui dit Meria. Ainsi, il était rare qu'un client lui demande son nom ? Le Marchand n'oubliait pas qu'il avait acheté le corps de la jeune femme pour en disposer à sa guise, et sa bonne éducation lui intimait ces civilités pour rendre la situation moins sordide. De plus, d'une manière générale, il avait toujours aimé aller au-delà de l'acte sexuel, de découvrir un peu plus que le corps d'une fille de joie car, si sa condition était bien moindre comparée à celle d'Hador elle restait une personne, une femme, un territoire inconnu qu'il ne cesserait de désirer jusqu'à ce que la vieillesse et la sénilité le lui en empêche. D'un ton circonspect, il dit :

« Vous me voyez désolé, chère Meria, que l’on vous traite avec si peu de considération... »

Hador eut soudain chaud. Il faisait bon dans cette pièce, et sa veste était de trop. Tandis que la jeune femme se levait, il enleva sa veste et la posa sur un petit fauteuil disposé non loin du canapé et lorsqu'il se retourna, il se retrouva face à elle et se dispensa de répondre à sa première question. Meria était un peu plus petite que lui. Elle était assez différente des autres filles avec qui il avait eu affaires, des filles extraverties, à l'appétit vorace et aux manières qui trahissaient leurs envies et désirs. Meria, elle, semblait plus calme, plus posée. Il ne saurait dire pourquoi mais cela l'excitait. Il se voyait déjà la manipuler délicatement telle une petite fleur fragile qu'il ne saurait malmener. Nul doute qu'elle montrerait son véritable visage dans le feu de l'action et que tous deux passeraient un bon moment. Finalement... il avait bien fait de venir. Meria saurait lui faire oublier ses soucis.

« Je me nomme Hador. »

Mais malgré tout le respect qu'il désirait insuffler dans cette éphémère relation, il ne tenait pas à pousser la courtoisie jusqu’à lui révéler son nom de famille et son origine, bien que son accoutrement ne laissait aucun doute sur son statut.

Il plongea ses yeux dans les siens. Sans les quitter, il tendit son bras vers elle afin qu'elle glisse sa main dans la sienne et ainsi se rapproche de lui. C’était une simple invitation au rapprochement afin qu’ils se découvrent, se sentent, se frôlent. Mais lorsqu’elle fut proche de lui, une étrange sensation de déjà-vu envahit le Marchand. Il la connaissait, mais n’aurait su dire d’où. Son visage… il lui était familier. Hador tenta de rassembler ses souvenirs pour savoir s’il ne l’avait pas déjà croisé dans la maison close d’une autre ville – car il ne l’avait jamais vu ici, à Sant Poseïnos, ni à Midel-Heim, il en était sûr. Pourtant, il la connaissait. Un sourire bienveillant glissa sur son visage fin.

« Mais… je vous connais ! dit-il d’un ton espiègle. Nous sommes-nous déjà vus à Errande, ou bien à Gernie ? Mon travail m’oblige à beaucoup voyager… mais j’ai la mémoire des visages et le vôtre ne m’est pas inconnu. Dans quelle autre maison close avez-vous travaillé ? »

C’était amusant. Matroos était finalement un bien petit pays. Ils en auraient ris, auraient partagé leurs sentiments sur cette deuxième rencontre et se seraient alors dévêtus rapidement pour réitérer la chose et tout faire pour la rendre inoubliable. Sur ces pensées, il passa son bras gauche sur les hanches délicates de Meria. Mais le visage de la jeune femme lui apparut soudain dans un souvenir embué d'alcool qu'il ne parvenait à resituer. Des cheveux subtilement coiffés, une gorge magnifiquement mise en valeur dans une robe de soirée de très bonne facture, il avait surtout le souvenir d'une femme de bonne situation. Hador ne savait pas s'il devait résoudre l'énigme devant laquelle il était confronté ou bien tirer parti de la situation et laisser la femme et ses histoires loin derrière lui.
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Mar 13 Nov 2012 - 10:40

Oui donc le salon, il est cosy, elle ne pouvait penser qu’a ça… Elle qui ne faisait pas ça par envie, mais par obligation. Comment dire ? Meria, en elle-même n’a jamais été une femme très gourmande, elle était d’ailleurs vierge jusqu'à ses dix huit ans et ne pensait pas perdre sa virginité avant un bon moment.
Malheureusement les choses ne se passent pas comme on veut, du coup… la petite Meria est devenu femme bien avant le mariage, bien avant de devoir faire son devoir conjugale. Peut – être qu’elle n’aurait pas du ? Elle avait été rêveuse… Bercé par des illusions d’amour… la preuve, il n’était pas ici, elle ne l’avait jamais revu, il n’était jamais revenu, lui laissant pour seule souvenir, le butineur qu’ils avaient apprivoisé, mais rien de plus. Juste un petit être plus affectueux que ne l’a était l’homme qu’elle à su aimer.

A sa réponse, elle sourit avec gentillesse et affection, rien de plus et rien de plus qu’un petit sourire de remerciement. Ses dires ne demande pas forcément de réponse, pas qu’elle ne voulait pas, c’est juste que commentaire, pour le moment, elle ne se voyait pas y répondre, comment dire ? C’est pas qu’elle n’a pas envie, juste qu’elle ne veut pas attirer la pitié de cet homme. Ni d’aucun autre.

Finalement il lui dit son prénom et lui tend une main tendre qu’elle saisie doucement, ce laissant amener contre ce corps masculin qui ne la prend pas pour un objet. Elle se laisse faire, avec toute la douceur qui la caractérise, avec cette docilité froide qu’elle dégage. Elle se laisse faire comme une poupée.

Jusqu’au moment où il dit la connaitre, le moment où elle se met à rougir très légèrement, qu’elle a peur qu’il se moque, lui la connait, mais comment ? Ou ? Quand ? Comment ? Ce n’est pas un ancien client, elle le reconnaitrait. Mais qui est-il à la fin.. QUI ?

- Vous me connaissez…. ?

Elle cherche, elle pense, maintenant intimidé par cet homme qui dit la connaitre… Cet homme dont elle n’a pas de souvenir.
Doucement, lentement, elle le pousse, les mains posées sur son torse musclé, le pousse d’une grande douceur pour le faire assoir. S’asseyant finalement sur ses genoux sans demander son reste, sans pour autant paraitre gourmande, hautaine.
Elle effleura ses pectoraux, ses épaules avant de passé une main gelé dans son cou, puis sur sa joue.

- Je n’ai pas connu d’autre maison close que celle-ci… Mais je suis originaire d’Errande. Quand j’avais des libertés j’allais souvent dans les champs fleurie, nous sommes nous vu là bas ? Sir Hador.
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Dim 25 Nov 2012 - 11:04

Meria était si étrange ! Si réservée et calme. Elle était bien différente de la plupart des catins qu’Hador avait rencontré auparavant. Entreprenantes, extraverties et tactiles comme jamais les femmes de la haute sphère matroscienne ne le seraient jamais. Elles savaient comment ensoleiller la vie de n’importe quel pèquenaud passant la porte de leur bordel et le faire ressortir de là avec un sourire benêt qui trahissait la chaleur de leurs activités. Ces bonnes femmes savaient s’y prendre, assurément.
Mais Meria, elle, était différente.

En la voyant si mesurée dans sa façon d’être, Hador se dit qu’il lui appartenait alors de mener la danse. Il ne s’attendait pas à ça de prime abord en entrant dans la chambre mais après tout, une telle situation avait son charme et son lot de surprises.

Les joues de Meria rosirent légèrement et ce spectacle était attendrissant, quoiqu’un peu déroutant dans la situation actuelle. « Oui ! » répondit-il avec le même entrain que sa précédente déclaration. Il se serait attendu à ce qu’elle s’exclame joyeusement mais, bien au contraire, l’information sembla la troubler. Avait-il dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Ou bien… avait-il vu juste ?

La réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre. Posant ses mains fines et douces sur son torse, elle l’intima à s’asseoir sur le canapé moelleux à proximité et sans lui laisser le choix, elle s’assit sur ses genoux. Les choses sérieuses allaient enfin commencer. Hador imaginait déjà Meria lui déboutonner délicatement sa chemise de soie, l’allonger sur le canapé et ainsi le dominer de toute sa superbe. Il aimait ça ! Les femmes en apparence douces et timides mais qui, une fois dans l’intimité, faisait preuve d’entreprise et de domination le rendait fou. Il sentit alors les doigts de Meria frôler délicatement ses pectoraux, son épaule droite, son cou – sensation soudaine d’une exquise fraîcheur qui le fit retenir aussitôt sa respiration et esquisser sur ses lèvres un sourire empreint d’amusement et d’excitation – et enfin sa joue. Le jeune Marchand voulut à son tour profiter de ce corps ; il posa sa main droite sur les hanches appétissantes de Meria pour ensuite la remonter doucement vers sa poitrine. Sa main se posa alors sur son sein droit qu’il caressa, délicatement, pour apprécier sa douceur et son galbe à travers ses vêtements fins… jusqu’à ce qu’elle lui réponde.

Meria était donc bien d’Errande ! Il ne s’était pas trompé ! Mihaly il était et il le restait jusqu’au bout de la nuit avec un taux indécent d’alcool dans le sang, il saurait toujours se rappeler des gens et de leur visage. Certes elle ne se rappelait pas de lui. Mais il ne s’attendait pas non plus à ce qu’une catin grave dans sa mémoire tous les hommes qu’elle eut un jour rencontré. Cependant, cela ne répondait pas à toutes ses interrogations. Alors, piqué de curiosité, il ne put s’empêcher de répliquer aussitôt sans réfléchir d’abord et mesurer ses propos – car il tenait toujours l’un de ses seins dans sa main droite et de fait, l’heure n’était pas à la conversation :

« Mon travail ne me permet pas de profiter des champs fleuris », répondit-il à voix basse, plus pour lui-même que pour Meria. « Nous nous sommes déjà rencontré à Errande. Il y a deux ans peut-être, lors de la Grande Canicule. Nous avons dansé ensembles et je vous ai offert un verre de vin de Gernie. Mais c’était vraisemblablement pour une soirée mondaine réunissant tous les Marchands de la ville à laquelle mon père et moi-même fûmes conviés après avoir signé un contrat. Officiez-vous à votre compte à cette époque ? Je ne savais pas que certains Marchands employaient des… filles de joie pour animer leurs soirées. Voilà qui m’étonne ! »
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Lun 14 Jan 2013 - 8:08

Un jeu de charmes et de caresses, Meria était douée dans son travail autant que dans le fait de rester stoïque. Car rien ne trahissait son visage si ce n’est un petit sourire mutin, le parfait jeux de la prostituée soumise et à la fois dominatrice. De douce prisent de décision. Voilà où elle en était, juste là. Assise sur ses genoux, les mains caressant son torse, sa joue, sa peau, elle avait répondu a sa question avec la plus grande simplicité.

Lui, pour ne pas rester en reste lui avait caressé les hanches, les reins, remontant une de ses mains sur un sein, dieu qu’elle détesté que l’on touche cet endroit-là, cela lui rappeler qu’elle n’était un orjet de plaisir, un simple objet de plaisir que l’on utilise pour mieux le jeter ensuite… La plupart de ses clients ne revenaient jamais après la première fois. Elle avait l’air d’une poupée, on utilise, on se lasse et on laisse tomber dans les méandres sombres d’un coin, d’un lit, d’un canapé.

Elle avait simplement cette impression-là, et le pire dans tout ça, c’est que son ex’, sa simple pensé, lui rappelait qu’elle était un jouer cassé…
Puis il vint a sourire et à ouvrir la bouche, mauvaise idée, ce qu’il lui a dit ne l’a pas vraiment mis de bonne humeur, absolument pas même. Alors comme ça, d’après lui elle était une prostituée lors de cette fameuse soirée ?
D’ailleurs, maintenant qu’il en parlait… Elle se souvenait de lui, de cette soirée assez… Banal et magique à la fois, oui, un doux et vague souvenir, avant qu’elle ne le rencontre.

Haussant un sourcil en entendant ses dire, elle retira la main de son client de son sein, du revers de la sienne avec un air moins chaleureux de toute à l’heure.

- Je vous pensez plus intelligent Hador Mihaly.

On remerciera sa bonne mémoire. Il n’était pas à cacher que ses paroles, aussi innocente soit elle, pour lui, furent tout de même assez injurieuse pour Meria, elle ? Prostituée ? A ce moment-là ? Faut pas rêver non plus et encore moins poussé mémé dans les orties. Elle était blessée, et vexé à la fois, comment pouvait-il croire cela ? Aller au plus simple alors qu’elle était concernée par une autre raison ?

Elle l’allongea finalement avant de croiser les bras, peut avenante et mécontente.

- Vous apprendrez que l’on ne né par prostituée. Je ne l’étais pas à ce moment-là, mais certaine chose, dont je ne veux pas parler m’ont poussé à la devenir. Sur ce…

Elle se releva, comment dire ? Il l’avait blessé assez profondément, elle n’arriverait plus à rien et rien, ce n’est pas quelque chose qui rapporte malheureusement.
Bref, elle n’avait pas envie, elle était trop blessée dans son orgueil, son égo pour lui offrir quoi que ce soit.

- Allez-vous en, une autre fille vous offrira bien ses service.

Au fond, elle avait envie qu’il reste, un visage familier, même minime, elle n’en avait pas vu depuis longtemps, mais voilà, mademoiselle a aussi un peu d’amour propre, elle ne veut pas de sa pitié, elle ne veut pas qu’il profite de cet instant alors qu’elle, elle perd son amour propre. Passé de future marchande à prostituée… C’est dégradant, surtout quand la personne vous connait.
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Mer 16 Jan 2013 - 12:07

Hador avait-il mesuré la portée de ses propos ? Non, et c’était une erreur regrettable qu’un marchand ne pouvait se permettre. L’attitude et l’humeur de Meria changèrent du tout au tout, rejetant la main de l’homme et l’allongeant sur le canapé avant de prendre une position fermée, instaurant de la distance entre les deux protagonistes de la scène qui quelques secondes auparavant paraissaient encore si proches. Entendre Meria prononcer son nom alors qu’il ne l’avait pas mentionné au cours de leur conversation avait au début sonné étrange aux oreilles d’Hador, mais il comprit bien vite que cela avait pourtant confirmé certaines de ses interrogations. La fille de joie s’était ensuite autorisée à se livrer, assez pour qu’il comprenne qu’il s’était trompé, que Meria n’était pas une prostituée à l’époque de cette chaleureuse soirée mais bien une fille de Marchand, comme il l’avait tout d’abord cru.

Cela perturba quelque peu ses pensées. Des questions se pressèrent dans son esprit en même temps que de la gêne et de la frustration. Car sa soirée était bel et bien terminée, comme en témoignait la moue boudeuse de Meria qui s’était entre temps relevée, lui intimant de partir à la recherche d’une autre fille pour satisfaire ses désirs. En avait-il vraiment envie ? Non, plus vraiment. Hador n’allait pas sortir de cette chambre et se mettre aussitôt en quête d’une autre femme ; il avait plutôt l’envie de s’excuser de sa maladresse et de sa sottise, et surtout faire partir cette gêne qui l’assaillait alors. Que Meria se mette à sa place ! Aucun honnête marchand ne se plairait à se retrouver au lit avec une demoiselle fille de marchand qu’il avait autrefois côtoyé dans le cadre des ses affaires. Cela soulevait des questions et des craintes ; la famille de la jeune fille était-elle au courant ? Meria allait-elle dévoiler au restant de la communauté leurs agissements et les goûts sexuels d’Hador ? Il en était presque soulagé que rien ne se soit passé. Cela lui faisait comme l’effet d’un piège dans lequel il aurait plongé la tête la première. Mais c’était là une idée saugrenue. Plus il regardait Meria et plus il se savait stupide à parler trop vite sous l’effet de l’excitation.

« Je vous prie de bien vouloir m’excuser si je vous ai froissé, ma dame… »

Ma dame. Il n’en perdait pas le sens des convenances qu’il seyait à une femme de son rang. Car bien que prostituée actuellement, elle n’en restait pas moins une jeune femme bien née. Cela, il ne l’oubliait pas. De nombreuses questions l’assaillaient maintenant, qui se bousculaient dans sa bouche et qu’il aurait bien extériorisé. Il se doutait également que cela la mettrait dans l’embarras, qu’elle n’apprécierait peut-être pas d’expliquer ce qui l’avait poussé à travailler dans un tel établissement. Les raisons pouvaient être nombreuses mais pour une fille de Marchand, elles devaient surtout être honteuses.

« Je peux vous aider… commença-t-il en se relevant vivement, cherchant des yeux sa veste pour la remettre et ainsi mettre un terme à cette « transaction » avortée. Il voulut lui proposer de l’argent – il n’en manquait pas – mais il avait maintenant peur de trop parler et surtout de mal parler. Il valait mieux pour lui qu’il se taise ou qu’il parle moins, pour éviter d’aggraver la situation et froisser de nouveau Meria. « Vous êtes la fille d’Ethan Linarean, je m’en souviens – bien tardivement, j’en conviens et m’en excuse platement. Votre visage m’était familier mais comprenez ma surprise de vous trouver ici, à Sant Poseïnos et… » Non, il jugea préférable de ne pas aller au bout de ses idées.

Il n’avait plus vraiment entendu parler de cette famille suite à cette fameuse soirée. Les Mihaly n’avait jamais vraiment eu de contacts avec les Linarean, et que Hador ait dansé et but en compagnie de Meria n’était qu’un simple et heureux hasard. Et si Aënor son père lui ait jamais parlé de la disgrâce de la fille cadette… Hador n’y aurait vraisemblablement porté aucune attention, plus par volonté d’éloignement vis-à-vis de son père que par réel désintérêt envers cette famille. Meria, ici, était donc une énorme et étonnante surprise.

« Comment cela se fait-ce... ? » dit-il à voix basse.

Il pensait bien qu'elle n'aurait pas envie d'en parler, que la honte serait bien trop présente pour lui laisser la force d'en découdre avec son passé. Mais il y avait quelque chose d'intrigant qui rendait sa réponse bien trop importante aux yeux d'Hador. De fait, il voulait savoir si cette situation était voulue.
Il y avait une différence entre une simple citoyenne et une fille de marchande...
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Sam 26 Jan 2013 - 6:49

Peut-être avait-elle prit la mouche un peu trop tôt, il n’avait pas fait exprès, il n’était pas contre elle… Et elle, elle se sentait mal, mal de ses paroles de ses dires innocents. Enfin, il n’y a rien de redire la dessus. Il reprend un ton moins supérieur, plus d’égal. Etait-elle encore une dame ? Ou juste un objet simple, un objet de désir, de plaisir. Elle ne serait le dire. Enfin. Il n’y est pour rien.

- Je me suis emportée, excusez-moi.

C’est vrais, il n’était pas sensé savoir qu’elle était reniée. Personne ne pouvait le savoir, car personne ne le sait, sauf elle et lui, personne ne demande le passé de cette demoiselle.
Elle se calme, l’écoutant finalement. Il dit l’aider, ou du moins pouvoir l’aider. Mais elle est fière et avar, elle ne veut pas d’aides quelque, elle ne veut pas ressentir le besoin d’avoir une dette envers cet homme qu’elle ne connait pas au final. Qui est-il pour elle ? Quelqu’un lui ayant offert une danse et un verre de vin ? Un ex futur client ? Rien de plus, rien de moins, il n’était pas quelqu’un quelle qualifierait d’ami… C’est un ex client, une connaissance du passé. Un souvenir de son ancienne vie.

- Ne vous inquiétez pas pour moi.

Elle a su se débrouiller seule jusqu’ici, alors pourquoi pas par le futur ? Elle n’était plus une petite fille, elle n’était plus une enfant, même du haut de ses dix-neuf ans.
Au final… Elle sourit à cet homme posant la question fatidique, comment en est-elle arrivée ici dans un bordel de Sant-Poseinos ?
Elle lui doit une explication non ? Elle pourrait finalement lui expliqué.
Se détendant un peu, elle finit par soupirer et répondre à sa requête.

- Mon père m’avait promis en mariage avec le fils d’un autre marchand… Entre temps, je suis tombé amoureuse d’un autre homme, tellement amoureuse, que le jour du mariage avec mon fiancé, je n’y suis pas allé. Je ne voulais pas me marier avec quelqu’un que je n’aime pas. Je me suis donc enfui, j’ai cherché celui que j’aimais… Sans le trouvé. Mon père m’a déchu, m’a chassé et finalement me voilà ici, dans un bordel pour survivre à ce qui est maintenant ma vie… Et lui… Je ne l’ai jamais retrouvé. J’ai été stupide et aveugle et j’en paie le prix aujourd’hui…

Elle s’en voulait profondément, c’était vraie. Elle s’en mordait les doigts, car cet homme… Il n’est jamais revenu, elle ne l’a jamais revu et elle en a venu à ce demander, avec le temps, si il l’avait vraiment aimé… Au fond, elle ne savait pas, elle était perdu et elle avait besoin d’un renouveau, de s’en sortir…
Se rhabillant finalement correctement elle vint à ouvrir la porte.

- Je suis désolé Sir Mihaly… Nous aurions pu avoir de bon moment, mais je ne suis plus vraiment d’attaque, revenez quand vous le souhaitez. Au revoir.

Et elle sortit, c’était peut-être inconvenant… mais elle avait besoin de prendre l’air, de sortir et de le laisser de côté. Il avait retourné trop de souvenir, trop de peur…
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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   - Lun 11 Fév 2013 - 16:45

Elle s’excusa. Hador en fut rassuré, tout cela n’était qu’une regrettable méprise et il aurait été dommage que leur rencontre se termine de manière aussi abrupte, aussi inconvenante ait été sa réaction.

Après qu’il lui eut demandé comment elle en était arrivée là, Meria lui sourit. Pour l’inciter à se dévoiler, le jeune Marchand lui sourit en retour avec un air presque gêné. Il allait peut-être avoir droit à une histoire glauque et choquante et il ne tenait pas à avoir l’air curieux et voyeur. Il ne voulait pas la forcer à parler. Mais il fallait qu’elle comprenne que si elle le désirait, Hador pouvait l’aider à s’en sortir. Oh, certes pas en la ramenant chez lui. Cela serait incommodant et ne manquerait pas de choquer sa famille aux mœurs délicates – quelle sornette ! Mais en lui donnant de l’argent et des conseils, le temps qu’il puisse lui trouver une solution viable. Il ne saurait vraiment dire pourquoi, mais il se sentait obligé d’agir. Pour quoi aurait-il passé s'il n'avait rien fait ?

Et elle lui raconta tout. Il ne fut pas étonné d’apprendre que toute cette histoire avait pour commencement un mariage sans amour. Le mariage était certainement le contrat le plus important qu’un Marchand, homme ou femme, ait un jour à contracter. Malheureusement, il était le plus souvent d’ordre pratique que sentimental, Hador lui-même en avait déjà fait les frais à plusieurs reprises bien que cela n’ait jamais abouti – à son plus grand plaisir. Que Meria tombe amoureuse d’un homme autre que celui qui lui était originellement promis n’avait rien d’incroyable. Matroos regorgeait de ce genre d’histoires agaçantes à la longue. Mais il fronça les sourcils lorsqu’il comprit que son père avait déshérité sa fille, obligeant celle-ci à se prostituer pour subvenir à ses besoins. Et il fut grandement choqué.

« Je ne sais que vous dire… »

Il pensa aussitôt à sa jeune sœur Narissa qui avait refusé le jeune homme à qui Père voulait la marier. Il était laid et elle ne voulait pas de lui, naturellement. Ce mariage aurait assuré des relations commerciales en or pour la famille mais par respect pour ses valeurs et ses envies, Narissa avait refusé. La colère de Père avait été particulièrement violente car il s’agissait plus ou moins d’un troisième échec nuptial, si l’on comptait les réticences d’Hador et l’engagement de Fëanor au sein de la Milice. Père avait menacé Narissa de l’envoyer aux bons soins des prêtres de Vama, où elle ferait vœu de chasteté dans l’exercice de ses fonctions de prêtrise. Cela avait déjà un goût abject aux yeux d’Hador… mais déshériter sa fille et l’envoyer dans les bas-fonds de la pauvreté sans sourciller ? Une véritable honte pour un père de famillle réputé civilisé, et cette idée excitait le courroux et le caractère protecteur de la morale d’Hador.

Oui, elle ne s’était pas présentée au mariage… cette attitude était mine de rien irrespectueuse. Mais il voyait maintenant Narissa en regardant Meria. La jeune femme se rhabilla et lui fit comprendre qu’elle désirait en terminer là, non sans lui proposer de revenir. Alors qu’elle se dirigeait vers la porte, Hador lui attrapa sa petite main douce et annonça :

« Je peux vous aider. La conduite de votre père est indigne d’un Marchand de Matroos. Nous avons des valeurs et des idéaux que Vama nous a inculqué, et abandonner son enfant tel qu’il l’a fait n’en fait décemment pas partie. Si vous désirez que je parte, alors je le ferai. Je ne peux que le comprendre. Mon séjour à Sant Poseïnos doit durer encore quatre jours ; je repasserai, si vous me le permettez. Je vous apporterai de l’aide et du soutien, quoique ce soit qui puisse vous permettre de partir d’ici. Je ne puis ne rien faire en sachant votre situation actuelle. Certes, nous ne nous connaissons pas vraiment, et vous vous demanderez ce qui me pousse à agir ainsi... » Cette idée gênante selon laquelle il avait une vie sociale un million de fois plus enviable qu'elle, et qu'il était motivé par la pitié ? C'était presque ça, plus une certaine idée de la morale et une bonne dose de chevalerie, peut-être. « Je peux agir en votre faveur... »

Il ne sut ce qu'il lut à ce moment-là dans le regard de Meria. Il s'attendait à ce qu'elle réponde, le remercie. Mais elle n'en fit rien, et se dégagea lentement de son contact pour disparaître derrière la porte, l'air triste et désemparée. Lorsqu'il fut seul, les idées assaillirent son esprit. Agir en sa faveur ? Comment ça ? Il ne savait pas. Il avait parlé vite. Une réputation était vite forgé à Matroos. Meria avait saboté un mariage et cela allait être dur à faire oublier. Mais il lui avait dit, et il devait le faire...

Hador était là, bredouille. Il n'avait pas eu ce qu'il voulait : passer un bon moment en charmante compagnie. De plaisir, il était passé à frustration, questionnements et solitude. Un moment désagréable... Il n'avait plus qu'à rentrer chez la marâtre et réfléchir sur le comportement à adopter dans cette histoire.
Il repasserait sûrement le lendemain. Avec un peu d'argent, et si le maquereau et Meria sont d'accord, il pourrait emmener la jeune femme faire un tour dans les beaux quartiers de la ville, converser plus amplement et la connaître un peu mieux.


[RP terminé, donc ! Smile]

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Posté dans Re: On ne choisit pas son futur...   -

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