AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


L'appel de l'oracle fielleux

avatar
Déserteur

On m'appelle Kataleyah Teim-Cruan


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Cimes Hérissées
MON AGE : 26
Féminin
MESSAGES : 2189
AGE : 27
INSCRIT LE : 18/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Nano.
Joyaux : 377
http://www.ile-joyaux.com/t480-kataleyah-teim-cruan
Posté dans L'appel de l'oracle fielleux   - Mer 31 Oct 2012 - 14:19


Un jeune factionnaire de garde poussa la lourde porte de pierre de l'édifice pour laisser entrer l'oracle Teim-Cruan. A l'intérieur, une série de chandeliers aux lueurs miroitant sur la surface lisse de la grande table apportait un faible éclairage à l'imposante salle austère. L'aube qui s'immisçait au travers des hautes meurtrières ne suffisait pas encore à inonder de ses rayons lumineux l'espace. Cependant, le hall n'était jamais plongé dans l'obscurité, même durant les nuits les plus noires. Le squelette desséché de l'albus d'ithylium parcourrait de ses longues branches mortes la voute cendrée, et sa blancheur surnaturelle ne nécessitait pas de lumière pour resplendir comme elle le faisait au plus clair du jour. Bâti presque deux mois plus tôt autour des restes de l'arbre du Gardien, un étrange fait de la nature l'avait poussé à s'accroitre suffisamment pour recouvrir la superficie totale du lieu. On eut dit que ses bras crochus repoussaient le toit de pierre vers le ciel, afin d'élever plus haut encore la pièce unique qui recevait depuis peu les chefs de clan. Ces derniers avaient été conviés par deux fois.
La première initiative, orchestrée par Kataleyah, n'était pas très glorieuse. Plus de cinquante chefs avaient répondu à son appel, suivit de leur clan entier. Pour certain, l'arrivée s'était faite discrète, accueillie de quelques bagarres bon-enfant, et les chefs n'avaient pas trop rechigné à l'emplacement assigné. Les plus récalcitrants étaient bien les clans de taille. La gloire à celui qui créerait le plus d'agitation sur son passage, se ferait remarquer en écrasant un clan plus modeste, installerait le campement le plus imposant et surtout la tente la plus remarquable pour son chef. Les jours suivants, tous se battaient pour gagner la coupe du meilleur banquet en l'honneur du Gardien. Les brasseurs du coin avaient tôt fait de faire appel à leurs confrères des cimes pour le ravitaillement...

La vie qui fourmille dans cette nouvelle région attractive reflète parfaitement le déroulement d'une assemblée de chefs de clan dans ce Hall des Héros en devenir.

Bien qu'il n'y soit aucune place valorisante autour de la table ovale, ils trouvèrent un moyen pour donner de l'importance à tel siège plus qu’à un autre. Il en fut de même pour l'emplacement de l’arme distinctive de chaque clan à l'entrée du bâtiment rectangulaire ; la masse délogea plus d’une fois l’épée de feu. L'oracle s'était alors vite rendu compte qu'unir les erfeydiens sous un même ban relevait de l'impossible. Toutefois, sans perdre espoir, elle parvint à maintenir un discours qui capta leur attention et apaisa leur rivalité d'antan - après une douzaine de nez cassés, la moitié de chaises brisées et le centuple d'injures poliment envoyés. Il faut savoir que leur attitude ne montrait en rien un quelconque irrespect envers son statut d'élu. A leur façon, les factionnaires aimaient à exposer leur honneur et leur force qui constituaient la fierté du peuple erfeydien, et par là, celle du Gardien qui les encourageait presque dans cette voie.

La seconde fois, ce fut son aîné, Peottre, qui regroupa les chefs disponibles et volontaires autour de la table de bois. Ils furent moins nombreux et de nouveaux poings se joignirent au rassemblement. Malgré son air inspirant peu la force barbare des Erfeydes, Peottre avait su gagné plus de "discipline" que sa cadette. Le sujet traitait alors de la première entrevue à venir avec l'ennemi. Depuis cette rencontre, les choses avaient prit une tournure différente à la tour Nord…
Presque ravagé par cette tuerie, l’oracle fielleux avait sombré dans un sommeil réparateur trois jours durant. A son réveil, il avait ordonné aux chefs de se rassembler dès l’aube suivante dans le Hall. Kataleyah était volontairement en avance sur le cycle de l’astre. A demi masqué par la pénombre, elle aperçut Peottre accoudé à la table massive, son bras droit lourdement bandé. Cet inconfort devait surtout lui paraitre laid, le connaissant. Elle traversa silencieusement la pièce en longeant l’unique meuble. Son visage était étrangement fermé, ses yeux multicolores voilés par des songes inconnus de sa sœur. Il parut ne s’apercevoir de sa présence qu’une fois assez proche d’elle pour entendre le souffle bruyant de sa précédente course à travers le camp.

« Mon frère ! Quel soulagement de te savoir à nouveau parmi nous ! » haleta-t-elle en le prenant brièvement dans ses bras. Il était si grand, et elle si petite à côté ! Il lui fallut se dresser sur la pointe des pieds pour éviter de toucher son bras blessé.

La main toujours posée sur son autre bras, elle tenta de discerner dans son regard les pensées qui habitées son ainé :
« Que t’a-t-il dit ? Pourquoi cette assemblée ? Depuis la mort du représentant ennemi, il ne me parle plus… Il y a tant d’agitation dans la région, j’ai eu beaucoup de mal à calmer les ardeurs des guerriers. Les chefs ont tous interprété ton geste comme une déclaration de guerre. Est-ce le cas ? »

Elle l’avait questionnée lentement, ne voulant pas le brusquer, mais l’inquiétude qui perçait dans sa voix laissait bien comprendre l’urgence de la situation. Depuis bientôt quatre jours, Kayah n’avait pas fermé l’œil rien qu’une heure. Les traits tirés, elle avait bien trop à faire pour perdre du temps à dormir et se soucier de son aspect. Ce dernier détail ne lui était revenu en tête qu’à cause de la présence de Peottre et de son obsession pour la beauté.

Spoiler:
 



Sign @Thélador



Spoiler:
 
avatar
Oracle

On m'appelle Peottre Tiasgasthorn


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : - Oracle
MON AGE : 32 ans
Féminin
MESSAGES : 154
AGE : 25
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1010
http://www.ile-joyaux.com/t1124-peottre-l-oracle-de-la-proprete-d
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mer 31 Oct 2012 - 16:33

L’esprit encore brumeux, Peottre s’était extirpé du sommeil avec grande difficulté. Il avait senti au fond de lui le Gardien titiller son esprit, le forçant à se lever. Il était venu aux frontières de son esprit, sans frapper une fois encore, et s’était plaint de la lenteur de sa récupération. Comme à son habitude, le Gardien était impatient et impitoyable, il n’avait que faire des besoins de son hôte et se contentait d’implanter sa volonté sans autre forme de cérémonie.

Ainsi, l’Oracle avait ouvert les yeux tout doucement. Il avait dormi environ trois jours et son dos lui faisait terriblement souffrir. Une pierre s’était frayée un chemin contre sa colonne vertébrale et son état de latence ne lui avait pas permis d’enlever ces misérables cailloux.

Peottre sentait déjà monter en lui la mauvaise humeur. Il puait et n’avait pas changé ses vêtements depuis des jours. Il prit sur lui pour ne pas foncer directement vers un bon bac d’eau, et se contenta de quémander un déjeuner. Une jeune femme apparut alors, soulevant les pans de sa tente de fortune. Elle lui apporta un bon ragout et du pain rassis. Avec humeur, il congédia la femme et dévora le plat. Très bon, il n’en laissa pas une seule goute au contraire du sois disant pain. Enfin, il se leva et après avoir fait quelques assouplissements, il se dirigea vers le puits et tira de l’eau. A la force du bras gauche, il mit bien plus de temps et d’énergie qu’habituellement. Depuis son réveil, il n’avait pas jeté un seul regard vers son bras droit. Il sentait de là l’odeur de la maladie et de la blessure. Son bras allait devoir supporter cet affreux bandage pendant quelques semaines et il en serait en plus de ça, affaibli aux yeux de tous. Fier combattant, il n’en restait pas moins diminué avec un bras en moins. Néanmoins, Peottre ne se plaindrait pas. Ce n’était qu’une autre blessure de guerre après tout. Qui plus est, elle avait été faite en servant le Gardien, quelle plus grand honneur existait-il ?

Enfin, quelques heures après, il avait fait mander sa sœur Kataleyah et tous les chefs de clans. Il fallait qu’ils se réunissent pour établir une stratégie fasse à l’envahisseur. De plus, ils poseraient surement des questions quant à l’agissement de Peottre. Pourquoi avait-il donc tué le représentant ? Que devaient-ils faire maintenant ? Autant de questions qui exigeaient une réponse bien trop ennuyante.

Une fois l’aube apparut, Peottre s’était rendu au point de rendez-vous. Marchant silencieusement, il était perdu dans ses pensées et cherchait l’appel du Gardien. Celui-ci, après l’avoir réveillé l’avait ensuite laissé en paix. Vexé par cette attitude, l’humeur de l’homme s’en était encore plus assombrie. Ainsi assailli par son propre esprit, il n’entendit ni de vit Kataleyah. Aussi silencieuse qu’un reptile, elle s’approcha de lui pour se planter devant lui.

Relevant la tête, il inspecta d’un rapide coup d’œil l’aspect de la jeune femme. L’aspect négligé. Fronçant des sourcils, il se contenta de répondre au salut de l’Oracle et de dire :

« L’esprit d’une personne se reflète dans son apparence Kataleyah. Une aussi belle créature que toi se doit de trouver du temps pour sois. »

Cette remarque déguisée en compliment se glissa subtilement entre eux. Enfin, ne la laissant pas le temps de répliquer, il poursuivit :

« Les actes du Gardien sont avant tout mûrement réfléchi, ma chère Kataleyah. Du moins, je l’espère. Quoiqu’il en soit, nous parlons belle et bien de déclaration de guerre. Nous ne devons laisser ces étrangers souiller notre terre et risquer de voir les landes du Gardien partirent en fumée. »

Il leva son regard vers le ciel, et rabattit le pan de son plaid sur son bras invalide. Vêtu somptueusement – ou du moins autant que possible pour un Erfeydien – Peottre portait un pantalon noir et des bottes fourrés entouré de peaux d’animaux en tout genre. Un large plaid bleu et vert encadré ses épaules et ses cheveux roux étaient détachés et virevolter dans le vent.

« Ils seront bientôt là. Prions ma sœur, pour que tout se passe pour le mieux. » Ajouta t-il avec un petit sourire aux lèvres.
avatar
Déserteur

On m'appelle Kataleyah Teim-Cruan


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Cimes Hérissées
MON AGE : 26
Féminin
MESSAGES : 2189
AGE : 27
INSCRIT LE : 18/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Nano.
Joyaux : 377
http://www.ile-joyaux.com/t480-kataleyah-teim-cruan
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mer 31 Oct 2012 - 17:12

Nous parlons belle et bien de déclaration de guerre. Ces mots résonnèrent dans l'esprit de l'oracle comme un cri dans une caverne glacée. Elle s'était bien voilée la face durant ses trois derniers jours, à se persuader que le geste de Peottre était contrôlé, qu'il avait tout prévu et saurait éviter la guerre avec diplomatie. Quelle idiote ! Elle connaissait pourtant le tempérament belliqueux de son ainé, et les caprices du Gardien. Non, elle ne devait pas penser une telle chose. L'être millénaire incarnait la sagesse, il n'était en rien capricieux. Tout comme pour elle, il devait avoir des plans précis pour l'oracle à la chevelure flamboyante.

"Je te fait confiance Peottre. Et je vois bien que ton humeur n'est pas la meilleure. Pèse tes mots, la tension qui règne dans la région pourrait bien atteindre son apogée ici même. Les chefs...."


Le grincement de la porte massive l'interrompit, annonçant l'entrée des premiers chefs de clan. Les rayons matinaux du soleil dans le dos, c'est une allée dorée qui conduisit les guerriers vers le cœur de la salle, autour de la table ovale solidement ancrée dans le dallage. Kateleyah s'écarta de son frère pour les accueillir, tête haute et visage neutre.






Sign @Thélador



Spoiler:
 
avatar
Peuplade

On m'appelle Fjölan Kallhjärta


Infos Personnage
RANG: Peottre, Nivilk, Agazhar, Dhungaärd, Hermine, Alenoä, Edörja, Niklas, Oönvüla.
VILLE & APPARTENANCE : Ystenhaim, Shaas d'Argent, Clan Kallhjärta
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 1002
AGE : 23
INSCRIT LE : 05/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Sumire
Joyaux : 7200
http://www.ile-joyaux.com/t732-fjolan-kallhjarta#16739 http://www.ile-joyaux.com/t2021-faction-erfeydienne-les-shaas-d-argent
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Jeu 1 Nov 2012 - 14:31

Fjölan et quelques-uns de ses compagnons étaient partis dans la nuit. La route n’était pas courte, même à dos de Yagock, et ils se devaient d’arriver avant que le soleil ne se lève. Et si possible, avant les autres chefs de clan. Elle ne voulait pas rater une seule miette de cette rencontre qui mettait en jeu le destin du pays entier. Elle devait être présente, elle devait participer, mais avant tout, s’imposer face aux nombreux autres factionnaires qui chercheraient à tout prix à se mettre en avant. C’était l’occasion idéale pour enfin sortir un peu de l’ombre, car elle s’était montrée bien trop discrète à son goût les autres fois, à cause du manque d’organisation. Elle était certes très réputée dans le Nord, mais le reste des Erfeydes avaient besoin d’entendre un peu plus parler d’elle. Ailleurs, elle était uniquement connue comme étant la dirigeante d’un grand clan septentrional, mais rares étaient ceux qui étaient renseignés sur les détails des Shaas d’Argent. Ce qui superficiellement pouvait ressembler à une soif de notoriété avait une dimension bien plus importante. Ce n’était pas sa personne qu’elle souhaitait faire connaître, mais sa détermination et l’autorité de son clan qu’elle revendiquait fébrilement. Elle jubilait à l’idée de pouvoir enfin dire son mot sur cette situation catastrophique qui s’installait doucement à leurs murailles. Cette crise l’avait presque rendue folle de rage, la rendant obsédée par l’envie de bouter les « nuques givrées » hors de l’île. Depuis leur retour, dans son esprit avait germé plusieurs théories et stratagèmes, qu’elle voulait absolument partager avec les siens. La jeune femme se devait cependant de se montrer mesurée et juste, car la seule vraie et faible forme de pouvoir aux Erfeydes sera une fois de plus présente au Hall des Héros. Les Oracles.

Il y’a encore quelques mois, elle n’en avait encore jamais vu aucun en personne. Leur rôle de semi-divinité et de messagers la laissait perplexe. Mais malgré ses controverses muettes, elle ne pouvait nier sa curiosité à les rencontrer une troisième fois. Elle s’était imaginé de vieilles personnes austères et fermées en toge, aux idées étriquées et pseudos spirituelles. Elle avait remarqué bien rapidement qu’elle s’était trompée sur toute la ligne. Son manque d’intérêt, parfois critiqué par les siens, pour le Gardien, la rendait assez ignorante sur tout ce qui s’y apparentait. Loin d’être athée pour autant, à ses yeux, la Terre Mère et les éléments nourrissant le Don étaient les seules choses méritant un véritable culte. Mais comme pour beaucoup de choses, Fjölan n’avait jamais émis son avis. Donner un moindre indice sur une contestation était la meilleure façon de mettre sans-dessus dessous son clan. Elle restait toujours très vague et très générale. Mais surtout très concrète. La seule chose qu’elle affirmait sans hésitation protéger, c’était les Erfeydes et ses habitants. Et cela, personne n’aurait jamais rien à redire là-dessus.
Cependant, les derniers évènements l’avaient secouée. Alors qu’elle allait même parfois jusqu’à douter de l’existence de la figure divine des Erfeydes, la rencontre entre l’oracle et le chaman avait balayé la moindre de ses incertitudes. Fjölan aurait pu être fascinée, s’être sentie coupable face à tant d’impiété, mais il n’en avait rien été. Certes, c’était une scène très impressionnante, mais à ses yeux, cela avait été surtout un acte bestial, irréfléchi, presque stupide. Elle avait beau haïr ces étrangers, elle savait pertinemment qu’en faisant le premier sang d’un homme visiblement important lors de pourparlers, il avait enclenché des hostilités qu’il fallait éviter. Et il était désormais trop tard pour reculer. Il revenait maintenant aux clans d’appréhender les répercussions et faire preuve de belligérance. Les temps promettaient de devenir de plus en plus difficiles.
Malheureusement, ces réflexions feront aussi partie des choses qu’elle aura à taire. Hors de question de jouer les fauteurs de trouble aujourd’hui. Aller à l’essentiel et trouver rapidement des arrangements étaient les seuls véritables objectifs aujourd’hui. Rien ne devait troubler cette réunion fragile.

Fjölan soupira, tandis que sa monture se rapprocha du sol. Les premières lueurs matinales perçaient l’horizon, froides et aveuglantes. Elle put alors apercevoir le bâtiment fraîchement construit appelé Hall des Héros. La première fois qu’elle l’avait vu, la factionnaire avait eu le souffle coupé devant cette construction qui ne ressemblait à nulle autre qu’elle avait pu voir avant. La Muraille était certes plus qu’imposante et monstrueusement belle, mais on s’y habituait bien vite. Elle avait toujours été là, telle une montagne frontalière et ancestrale. Ce qu’elle avait en face des yeux était bien différent et elle savait que les siens avaient érigé cette salle en un temps record.

Elle dû interrompre sa contemplation pour observer les guerriers déjà présents sur place. Certains visages lui étaient familiers, d’autres encore inconnus. Certains chefs étaient venus seuls et d’autre avec leur clan au grand complet. Fjölan, elle, s’était contentée de s’accompagner de son bras droit et de deux autres factionnaires. Le fait de laisser son sabre à l’extérieur ne lui plaisait pas du tout. Elle ne s’en séparait jamais et y tenait bien plus qu’à son œil gauche. C’était une belle arme, longue, effilée, forgée d’un métal argenté et solide. Les symboles des Shaas étaient gravés sur la lame au tranchant unique et mordant, entremêlés avec d’autres arabesques Erfeydiennes. Une vraie pièce d’art, forgée soigneusement dès lors qu’elle fut nommée chef de clan. Et si un jour elle se devait d’être déchue, elle s’obligerait à donner son sabre à son successeur et lui donnera l’ultime directive de faire de même en temps voulu.
La jeune femme eut un instant d’hésitation et confia son épée à Selena, lui ordonnant de la ranger dans une des encoches les plus visibles. A peine sa seconde avait-elle empoigné la garde de l’arme que Fjölan avait fait enflammer la lame, espérant que la dose d’Ithylium serait suffisante à la laisser flamboyante durant des heures.

Les portes furent poussées par plusieurs hommes, bien trop lourdes pour une seule personne. Ils purent enfin entrer à l’intérieur du Hall des Héros, sombre, mais aussi honorable que son aspect extérieur. La jeune chef des Shaas entra en même temps que ses semblables, qu’elle ignora pour la grande majorité avec froideur. Elle se contentait d’observer, le menton levé, parfois les yeux plissés. Par habitude, elle se plaisait à analyser chaque détail d’un lieu, même connu ou non hostile. Après quelques pas, elle put enfin apercevoir les Oracles, qui pour l’instant n’étaient qu’au nombre de deux. Brièvement, elle posa sa main sur son cœur et inclina légèrement la tête, avançant vers le milieu de la salle sans se lasser d’observer sa grandeur, sans pour autant oublier de jeter un œil sur la masse humaine qui grandissait doucement.





avatar

On m'appelle Almarik Thorleif


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 38 ans
Masculin
MESSAGES : 102
AGE : 27
INSCRIT LE : 26/06/2012
PSEUDO HABITUEL : Vanou
Joyaux : 50
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Jeu 1 Nov 2012 - 16:53

-IL A FAIT QUOI !

Bien entendu je n'étais guère surpris que les choses ne se soient pas très bien passé quand l'émissaire étranger était venu parler. Mais a vrai dire je n'avais pas imaginé que les choses iraient si vite. Comment le Gardien voyait il ces étrangers, représentaient-ils une menace-t-elle qu'avant même de connaître leurs intentions il nous fallait déjà les écraser. Je n'avais pas personnellement assisté à la scène même si a ce moment la j'étais déjà en route pour la tour nord. Je n'avais que le rapport confus d'un jeune éclaireur qui c'était laissé dépassé par la gravité de la nouvelle qu'il portait. Il venait annoncer la guerre sans même véritablement le savoir lui même. Il fut congédié presque immédiatement. J'eus froid et chaud en même temps, mes mains tremblaient alors que mon cœur semblait s'emporter au delà de ce qu'il était raisonnable pour lui de battre. Alors voilà nous y étions. Mon père disait tout le temps qu'on qu'une chance dans sa vie de décrocher l'honneur ultime, le temps était il arrivé pour moi ?

Plus question de traînailler ici la pour apporter notre aide en route a qui en avait besoin, le temps pressait surtout que visiblement j'étais attendu pour une sorte de réunion entre les différents chefs de clans...Encore. L'idée ne me déplaisait pas loin de la, mais c'était un exercice périlleux. Les tentions étaient évidentes surtout entre les petits et moyens clans, qui se battent régulièrement pour asseoir un semblant d'autorité dans les régions qu'ils partagent. Alors qu'au final leur autorité et donc leur pouvoir de décision se retrouve bien dérisoire par rapport a celui des chefs de grands clans. J'en étais un, presque malgré moi, j'aime mon clan le diriger et quelque chose qui me tient à cœur. Mais il me semble que tout ceci est bien trop, grand pour moi. Il fallait falloir s'en remettre aux oracles, les voix du Gardien. J'avais été élevé dans la foi et je croyais en eux autant qu'en le Gardien lui même.

Le voyage fut épuisant pour être dans les temps nous avions voyagé en marche forcée. Mais le spectacle en valait toujours la peine. Mon monde est un monde qui n'est pas à ma taille, enfin c'est ainsi qu'il m'arrive bien souvent de le voir, tout est petit et même parfois fragile. Me retrouver devant la muraille c'était comme me retrouver à ma vrai place à mon tour me retrouver petit et fragile. Me faire relativiser sur ce dont j'étais capable, seul. J'étais venu avec une vingtaine d'homme car souvent dans ce genre de « réunion » les apparences suffisent à poser le cadre. Tous bien battis j'étais néanmoins une tête voir plus, plus grand que mes hommes voir aussi les hommes des autres. Ma venue ne passa donc pas inaperçu. J'avais le marteau familial posé nonchalamment sur l'épaule ce marteau en avait vu passé des générations il était autant que moi le porteur des valeurs de ma lignée : Force et ténacité. On peut craindre une épée, trembler devant une hache à double tranchant, mais ce que je voyais dans les yeux de mes ennemis quand je brandissais cette arme était encore au delà. N'importe quelle lame casserait de vouloir le parer, n'importe quel bras se casserai en dessous du bouclier qui aurait voulu le bloquer. Il est une force inarrêtable qu'on peut juste fuir, telle était aussi l'image que je voulais véhiculer de moi.

Et bien contre mon grès il me fallait m'acquitter du droit d'entrer, et il était ce droit. Je ne pouvais pas blâmer les oracles de nous désarmer avant de réunir, nous sommes ce que nous sommes et nos poings règlent souvent plus de problèmes que nos mots. La première fois je l'avais confié a l'homme devant les présentoirs, ce dernier avait eu toutes les peines du monde à le soulever de telle manière à le glisser dans l'encoche. La deuxième fois ce fut la même chose, et cette fois histoire d'asseoir à nouveau ma personne je le fis moi d'une main. Je le mis juste a coté de l'épée flamboyante qui selon les histoires était le symbole de Kallhjärta. Savoir qu'elle était présente encore une fois me fit sourire, elle était jeune mais dans ses yeux étaient visible plus de férocité que n'importe qui d'autre. Je fis quelques pas pour me retrouver devant les lourdes portes, mes hommes poussèrent et moi les mains sur chaque porte avec sentir le bois d'abord résister puis les lourdes portes bouger étaient toujours aussi impressionnant seul je n'aurai sûrement pas réussi à en faire bouger une.

Les oracles, je m'étais préparé à les retrouver de l'autre coté de la porte. Néanmoins j'avais toujours l'impression que c'était comme la première fois. Je fis mon entrée fier et redressé de toute ma hauteur, je fis claquer mon poing fermé contre ma poitrine à l'endroit du cœur. Je ne devais plus me considérer comme un homme, j'étais maintenant la voix de mon clan j'avais entre mes mains la responsabilité de mon peuple. Cette pensée me redonna la ferveur, mon sang se remit à bouillonner alors que nous allions maintenant débattre de l'avenir de notre terre.


Spoiler:
 
avatar
Oracle

On m'appelle Peottre Tiasgasthorn


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : - Oracle
MON AGE : 32 ans
Féminin
MESSAGES : 154
AGE : 25
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1010
http://www.ile-joyaux.com/t1124-peottre-l-oracle-de-la-proprete-d
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mer 14 Nov 2012 - 12:47

Agacépar les propos de Kataleyah , l’Oracle ne répondit pas et se contenta d’un bref sourire. Bien sûr qu’il pèserait ses mots, comme toujours. Il savait pertinemment que son peuple ne comprenait pas forcément toute la mesure de son acte, ainsi il devrait trouver les bons mots pour les rassurer. Où donc était passé le temps où il suffisait de dire « Je suis l’oracle, j’ai fait ça parce qu’il le fait » pour que tout le monde se taise. Avec cette simple réplique, tous les Erfeydiens auraient été d’accord avec lui. Mais les temps avaient changé et le peuple devenait quelque peu septique au fil des années.

Étrangement, Peottre n’aurait su dire si c’était lui qui pensait cela ou bien le gardien… Quoiqu’il en soit, le bruit de la porte l’empêcha de répondre à sa soeur. Kataleyah et lui-même se dirigèrent droit vers les nouveaux arrivants. Pour sa part, Peottre se contenta de saluer les chefs de Clan avec pudeur. D’un bref hochement de tête, il acceptait leur salut et le leur rendait.

Et puis, doucement, les chefs de Clan arrivèrent les uns à la suite des autres. L’Oracle ne connaissait pas forcément tous les chefs mais il reconnaissait chaque emblème. Les Shaas d’argent et les Bois de Coun ou encore les Ocoals Noirs… chaque chef de clan brillait de fierté d’être présent. Au fond de lui, Peottre se sentait fier de voir ces hommes et ces femmes prêts à tout pour défendre son pays. Il savait qu’ils donneraient tous leur vie sans l’ombre d’une hésitation si cela pouvait glorifier leur clan.

Une petite voix ricana, transperçant tout son être « Et toi, ne donnerais-tu pas ta délicieuse chair pour le peuple ? »

Perplexe, Peottre s’agita nerveusement. Il n’aimait pas vraiment quand le gardien s’immisçait dans ses pensées. Il se sentait comme violé d’une pareille intrusion. Néanmoins, il prit sur lui et afficha un visage impassible. Que le Gardien s’amuse donc à le torturer, il avait une foi aveugle en lui de toute manière. En y repensant, il eut un frisson devant l’ardeur du mot chair qu’avait employé le gardien. Mal à l’aise, Peottre se sentait vulnérable et sa fierté commençait à s’en froisser.

C’est avec une mine un peu boudeuse qu’il se dirigea, raide comme un piquet, à sa place. Il s’assit, croisant les bras sur sa poitrine, et observa la salle dans son coin.

Le silence avait laissé place à un brouhaha de foire. On entendait des exclamations de voix ci et là, tantôt d’un chef reconnaissant un voisin ou encore d’un autre raconta son dernier fait de gloire. Pour le moment, personne n’avait balancé de tabouret dans la figure d’un autre. On pouvait donc en conclure que tout se passerait pour le mieux… du moins il fallait l’espérer.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Ven 16 Nov 2012 - 9:28

Depuis de nombreuses lunes, personne n'avait eu de nouvelles d'Alwine. Pas même Chilali, sa seconde et les autres membres de son clan. La compagnie de Jorn, son Darsha lui manquait, il était resté avec Chil et la prisonnière étrangère. Les membres de son clan connaissaient leur chef, ils savaient qu'elle pouvait disparaitre et réapparaitre à sa guise et qu'elle gardait malgré tout un oeil attentif à tout ce qui se passe dans les Erfeydes. Elle était parfaitement au courant de tout ce qui se tramait de l'autre côté de la muraille, ainsi que de l'exécution du représentant du "nouveau monde".
Intérieurement, elle se demandait quelle logique pouvait avoir le Gardien à vouloir faire couler des rivières de sang qui entacheront la neige immaculée de leur pays. A moins que ce ne soit pas sa volonté mais seulement le caprice d'un Oracle. Elle ne voulait même pas le savoir. Même le plus misérable des stratège aurai été plus prudent avec cet émissaire. Quand bien même il aurai désiré la guerre, l'Oracle Tiasgasthorn
aurai pu avoir la patience de mieux connaitre l'ennemi. Alwine n'avait qu'une peur, que son propre peuple se fasse décimer par la folie d'un seul... Mais désormais il était trop tard pour reculer et se larmoyer sur le passé.
Dès lors qu'elle avait apprit la nouvelle, la Chef était réapparue. Elle était descendue enfin des hautes montagnes des cimes hérissées, là où était son terrain de prédilection afin de traquer les déserteurs. Sa proie était chanceuse, des affaires tellement plus importantes allaient la retenir désormais. Lorsqu'elle retrouva l'un de ses membre dans la vallée, elle lui ordonna de prévenir tous les autres :

"Va retrouver tous nos membres au plus vite ! Passes le message : Que tous se mettent en alerte et stoppent leur activité en cours. Que tous soient prêts à marcher en direction de la muraille dès que j'en donnerais l'ordre. Nous allons devoir nous préparer à protéger nos familles contre la pire menace que nous aurons à affronter. Laissons les autres se battre pour l'honneur, préparons nous à nous battre pour notre pays !"

Le guerrier, après avoir salué Alwine, s'en alla immédiatement. La chef des Darshas Noirs devaient maintenant se diriger vers le Nord-Est, là ou allait se dérouler la réunion des chefs de clans. D'habitude, elle laissait sa seconde, ou une délégation de guerriers de confiance assister à ce type de réunion. Mis à part montrer qui a l'égo le plus démesuré ou celui qui engloutit le plus d'alcool, elle ne voyait en ces réunions aucune importance. Mais là, c'était différent. Pas grand monde avait l'air de le réaliser, mais les prochains jours allaient sans doute être décisifs pour le sort des Erfeydes...
Alwine alla voir un paysan du village où elle se trouvait afin de lui troquer un Yagock contre l'une de ses dague. Voyant la lame, le fermier sourire au lèvre s'empressa de confier la monture scellé à Alwine. En effet, la dague valait deux fois plus que la monture elle même, mais la Chef était pressée.

Après quelques heures de vol, elle se posa enfin devant l’immense bâtiment. C'était la première fois qu'elle le voyait terminé. La construction avait été si rapide, elle se demandait combien de temps ce bâtiment allait rester debout. Mais bon, on arrête pas le progrès aux Erfeydes ! Alwine était emmitouflée dans un épais manteau, sa gigantesque épée au dos.
Son épée était presque aussi grande qu'elle, la large lame rendait l'épée encore plus impressionnante. On aurai pu croire qu'elle faisait un poids considérable, mais l'ithylium qui y avait été injecté à l'intérieur de la lame lui donnait bien d'autres propriétés, comme son tranchant. Certains disent avoir vu Alwine abattre un arbre millénaire d'un seul coup d'épée. Elle, elle ne voyait pas cette épée comme une arme destructrice, mais comme une partie d'elle même et de son Clan.
Elle arriva devant la large porte en bois massif et en fer forgé. Pas de doute, tout le savoir faire Erfeydien y avait été mis à contribution pour créer cet endroit. Une fois entrée, on lui demanda de laisser son arme à l'entrée dans le présentoir. Déjà plusieurs armes y étaient placés. Certaines armes étaient plus mises en valeur que d'autres. Voilà une des démonstration qu'elle détestait le plus dans ces réunions : l'égo... Alwine s'exécuta, mais le présentoir était trop petit pour y placer son épée. Alors elle la planta dans le sol, juste dans la jointure des dalles en pierre. Pour une fois, elle comptait bien marquer le coup pour son passage.

Seule, la chef des Darshas Noirs arriva dans la salle principale. Il y avait déjà beaucoup de monde. Elle reconnaissait la plus part des chefs, d'autres non, trop jeunes ou comme elle, trop solitaires pour se montrer au grand jour. Elle reconnu aussi les deux Oracles. Un frisson lui traversa la colonne lorsque le regard de Kataleyah croisa le sien furtivement. Cette sensation détestable en voyant les Oracles, elle avait oublié cela... En voyant Peottre Tiasgasthorn, elle ne put s'empêcher une sensation de haine. C'était lui qui avait commencé à plonger l'Ile Blanche qu'elle aime tant dans le chaos.
Elle s'avança devant la table et s'assit alors le plus loin possible des Oracles. Et s'écria d'une forte voix :

"Le Clan des Darshas Noirs est présent !"
avatar
Déserteur

On m'appelle Kataleyah Teim-Cruan


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Cimes Hérissées
MON AGE : 26
Féminin
MESSAGES : 2189
AGE : 27
INSCRIT LE : 18/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Nano.
Joyaux : 377
http://www.ile-joyaux.com/t480-kataleyah-teim-cruan
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mar 4 Déc 2012 - 14:58

D'un simple regard, parfois accompagné d'un hochement du menton, l'oracle du vent avait salué un à un les chefs. La dernière arrivée lui renvoya un frisson de dégoût. Grand bien lui fasse ! On ne pouvait pas plaire à tous ces grands factionnaires, elle avait la sympathie de ceux qui avaient le plus de valeur à ses yeux, et ça lui suffisait.
Kayah reprit sa place à l'extrémité de la table ovale, à côté de son frère. Son attitude dédaigneuse envers les membres présents signifiait au moins une chose : il allait bien ! Sa petite entrevue avec le Chamane avait durement tourmenté son corps, mais son esprit ne semblait pas touché. C'était étrange pour la jeune oracle à l'humeur aussi changeante que le temps. Peut-être qu'avec l'âge, Peottre avait su se forger une véritable barrière aux émotions du Gardien. Un échos froid répondit à ses pensées. Avec une lenteur tortueuse, l'esprit millénaire grandit dans la conscience de Kataleyah. Elle comprit aussitôt.

"Grands guerriers des Erfeydes !"
clama-t-elle d'une voix claire et forte par dessus le brouhaha. Notre Guide à tous vous a réuni pour une raison qu'il s'apprête à dévoiler de lui même..." et sur ces derniers mots, sa voix s'éteignit dans un murmure.
Déjà le voile sombre d'un esprit qui s'efface pour un autre tomba sur le pâle visage de l'oracle. Ses iris revêtirent une teinte électrique, comme celle du précieux sang bleu, et s'étrécirent en deux feintes brillantes. Dans le hall, plus personne ne parlait. L'oracle avait annoncé la venue du Protecteur. Un jour comme celui-ci, ce genre de déclaration prenait une toute autre importance. Sa dernière pensée fut tourner vers Peottre ; pourquoi le Gardien l'avait-elle choisi et non lui ?

"Peuple des Erfeydes... ronronna la voix caverneuse du demi-dieu. Votre foi et votre courage me ravisse. En ces temps de trouble, chaque homme et chaque femme se doit d'agir dans l'intérêt général de la communauté. Votre présence ici me prouve votre désir d’œuvrer dans ce sens. La magie vous rendra cette loyauté, en temps et en heure, soyez en assurés."
L'hôte entama un tour de table, lentement, ses pas foulant la dalle froide sans un bruit. Son regard se posait sur chacun, déchiffrant leur plus sombre pensée, retournant par moment un sourire qui se voulait rassurant ou bien flatté.
"Je peux ressentir l'effroi, l'incompréhension, l'admiration qui animent vos cœurs. Que ceux qui doutent de mes actes n'aient crainte, le peuple erfeydien partage mon sang. Jamais je ne permettrai qu'une menace extérieure ne l'atteigne."

Le chef des Wormens Nocturnes, Spirk Ogön, s'agita sur sa chaise. La proximité du Gardien le rendait mal à l'aise. A la tête de son clan depuis peu, il n'avait pas eu encore le privilège de "parler" avec son dieu aussi directement. Plusieurs questions - parfois stupide - lui traversaient la tête et il tâchait au mieux de les dissimuler au regard pénétrant de son hôte. Pouvait-il lire ses pensées ? Non, il n'avait jamais rien entendu à ce sujet. On disait plutôt que son empathie était assez élevée pour deviner précisément ce que ressentait celui qui croiser ces yeux d'animaux. Spirk contempla ses mains rapeuses, les poils de sa nuque dressés comme les branches d'un urcan. Non il n'allait pas lui arracher le cœur, c'était son protecteur.

"Il y a trois jours, j'ai rencontré un homme de l'autre rive. Un Chamane, guide d'une partie de ces étrangers, nommé Muraco." Dans sa voix, aucune animosité ne résonnait, seulement une pointe de tristesse que seuls les plus attentifs remarqueraient peut être. "Masqué par la brume et la hauteur, j'ai pénétré son esprit et y découvrit les intentions de son peuple. J'ai vu ce que l'avenir nous attendait par le biais de cet homme au don de voyance !"

"Quoi ? Qu'avez vous vu ? ... ho !" Spirk plaqua ses mains contre sa bouche. Rouge d'avoir ainsi interrompu le Gardien comme un enfant, il blêmit à l'idée des représailles. Pourtant, le demi-dieu n'était pas de ce genre là. Les erfeydiens le respectaient, cet écart était compréhensible et ponctué même très bien le discours de l'être millénaire. Il hocha la tête.
"Oui, vos interrogations sont légitimes. Pourquoi avoir tué cet émissaire ? Son sang neutre coule désormais le long du flanc de notre Muraille. N'est-ce point là une déclaration de guerre ?"

Il se tut un instant, l'air pensif. Il ne pourrait révéler tout ce qu'il avait vu, les erfeydiens connaitraient vraiment ses motivations le moment venu. Rien n'était laissé au hasard dans cette partie d'échec. Le Gardien commençait tout juste la partie qu'il attendait depuis des millénaires.

"L'extinction de notre civilisation. La fin d'un peuple miraculé, qui a su se reconstruire au fil des siècles, bâtir une communauté forte et fière, vainqueur sur la nature hostile de l’hiver et élu de l'ithylium. Ce Muraco était un homme puissant, il me fallait anéantir son pouvoir afin de gagner du temps. Sa perte a beaucoup perturbé les étrangers et ils passeront vite à l'action mais sans leur meilleur carte et dans la précipitation, c'est une chance de victoire que je vous offre là !"

Ces dernières paroles suffirent à la majorité des chefs. Ils se levèrent, enhardis de promesses glorieuses, fiers d'être choisi par leur Guide pour coordonner les batailles à venir. Ils protégeraient leur peuple, de la plus belle sculptrice au vieillard à demi-noyé dans l'hydromel. Honneur et patriotisme réchauffaient désormais leur cœur. Maintenant, il fallait continuer sur cette voie et obtenir la mission la plus digne d'un chef de clan. Spirk tempêta intérieurement contre les Early-Dawn, ces gros balourds qui monopolisaient la tour de garde depuis quatre mois.

"Autour de cette table, j'attends de vous une collaboration qui réveilleraient vos ancêtres."

Et c'était peu dire ! L’Histoire erfeydienne montrait bien que ce terme ne faisait pas parti du vocabulaire des factionnaires. Comprendraient-ils que là serait leur défi le plus ardu ? Le Gardien maintint son emprise sur Kataleyah, afin de répondre aux questions épineuses. Plus tard, elle et Peottre se chargeraient de veiller à la bonne cohésion et coopération des clans. Ceux qui refuseraient seraient écartés des zones menacées et on pouvait compter sur la Peuplade pour leur faire payer ce qui apparaitrait comme de la couardise.



Sign @Thélador



Spoiler:
 
avatar
Peuplade

On m'appelle Fjölan Kallhjärta


Infos Personnage
RANG: Peottre, Nivilk, Agazhar, Dhungaärd, Hermine, Alenoä, Edörja, Niklas, Oönvüla.
VILLE & APPARTENANCE : Ystenhaim, Shaas d'Argent, Clan Kallhjärta
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 1002
AGE : 23
INSCRIT LE : 05/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Sumire
Joyaux : 7200
http://www.ile-joyaux.com/t732-fjolan-kallhjarta#16739 http://www.ile-joyaux.com/t2021-faction-erfeydienne-les-shaas-d-argent
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mar 4 Déc 2012 - 16:03

La chef de clan s’était installée face aux Oracles, s’assurant d’être assise auprès de guerriers qui lui étaient neutres ou amicaux, comme Almarik. Elle restait silencieuse et ne s’engageait pas dans le brouhaha qui croissait de minutes en minutes. Elle observait, chaque détail, chaque visage. Tout était une information utile à ce que chacun voulait accomplir ici. Et beaucoup souhaitaient tout comme elle s’affirmer et se mettre en avant.
Kataleyah s’était mise à parler, et le silence était enfin revenu, offrant un certain répit. Le son de sa voix ne tarda pas à faiblir et comme annoncé, ce fut le Gardien qui prit la place de la jeune femme. Fjölan se raidit, droite sur sa chaise et regarda d’un air presque effaré la légère transformation de l’Oracle. Elle écouta attentivement chacune de ses paroles, non sans une once de crainte au fond de son âme.
Quand le Gardien eut commencé son tour de table, la jeune femme avait tout bonnement cessé de respirer, sentant une sueur froide parcourir lentement son échine. Son regard croisa brièvement les pupilles reptiliennes du protecteur des Erfeydes, et elle sentit alors chacune de ses pensées dangereusement épluchées. Elle ferma les yeux un instant, vidant tant bien que mal sa tête, comme si cela changerait quelque chose. Elle crut que le pauvre Spirk allait se faire décapiter pour sa question, mais il n’en fut rien.
Fjölan observa les siens s’agiter, comme enivrés par ces paroles. Elle aussi était motivée, mais était comme gelée par les choses. Elle resta un peu froide face à l’ambiance, mais en profita pour réfléchir à toute vitesse. C’était l’occasion rêvée pour énoncer enfin quelques-unes des idées qu’elle avait élaboré depuis un certain temps. La factionnaire se remit bien vite de tout cela pour se lever brusquement et frapper ses deux mains sur la table en fusillant tous ses semblables du regard. Un faible grognement s’étouffa au fond de sa gorge, tandis qu’une accalmie lui permit enfin d’élever la voix pour exposer son idée, d’un ton clair et sec :

-Les clans de taille réduite devraient mettre leur honneur de côté et se ranger temporairement sous la bannière de clans puissants. Cela nous ferait gagner un temps fou et améliorerait rigoureusement la situation. Nous manquons cruellement d’organisation, et ce n’est pas en étant dispersés ainsi que les choses iront mieux. La discipline aussi ! La discipline ! Beaucoup d’entre nous vont devoir apprendre à obéir à des ordres. Nous devons sacrifier de petites et ridicules libertés, car la grande, la vraie est en danger, bon sang ! Je suis prête à donner l’exemple à mes hommes en m’associant temporairement à de grands clans et en me pliant aux désirs du Gardien pour assurer la prospérité de nos terres ! (Elle grinça légèrement les dents, toujours tendue par les évènements.) Mais les choses doivent changer. Car même si notre force et notre esprit guerrier sont indéniablement puissants, c’est aussi une dangereuse qualité qui doit être canalisée par un peu de droiture. A votre avis ? Comment faire pour diriger des milliers d’hommes plus brutaux les uns que les autres ? Il faut savoir se donner une image de leader intransigeant et inspirer le respect pour que les choses puissent marcher un tant soit peu. Et ce n’est pas une mince affaire, croyez moi. Ce n’est pas en ayant joué les camps de vacances toute sa vie qu’on peut mener une guerre. (Elle eut un léger rictus et balaya son regard sur quelques chefs de clans peu crédibles, avant de reprendre son habituelle expression lisse et glaciale, pour croiser le regard des Oracles.)

Alors qu’elle remarquait d’un air satisfait que toute l’attention avait été captée, un homme d’un certain âge, aux joues aussi creusées et au sommet de la tête chauve tapa du poing sur la table. Fjölan le regarda en haussant un sourcil et reconnu Olaf, un des membres des Wedo des Cimes qui avaient quitté le clan quand les Kallhjärta avaient prit le pouvoir et reformaté ce dernier. Le vieux guerrier avait l’air courroucé et s’écria d’une voix étranglée de rage :

-Comment vous pouvez écouter les paroles empoisonnées de cette pauvre folle ? Elle a démantelé un clan en tuant de manière fourbe le chef! Elle sacrifie ses hommes pour protéger sa propre personne, quand elle ne couche pas avec eux ! Cette femme vous propose un pacte démoniaque qui brisera notre liberté à tous ! Elle ne mérite même pas sa place ici.

-Et toi tu oses ouvrir la bouche, vil insecte au fond de culotte aussi vide que ton crâne ? Toi qui as fui avec quelques pleutres pour former un clan de rampants incapables ? Björn Baranegla était un ivrogne qui était en train de détruire un des plus vieux et plus puissants clans des Erfeydes ! La preuve en est, les Early Dawn ont vu leur principal rival faiblir d’années en années jusqu’à ne devenir que l’ombre du concurrent qu’il était avant. Les Shaas d’Argent n’ont gardé que les plus fidèles et vaillants factionnaires et engagé d’autres puissants guerriers pour créer de nouveau un clan glorieux. Et je pense avoir déjà réussi une partie de mon objectif, à force de persévérance et de courage. Nous sommes forts, redoutables et nombreux. Et nous ne tarderons pas à devenir les meilleurs.

Peu convaincu, il maugréa de nouveau, commençant sérieusement à l’agacer :

-Une bande de bouffons sans cervelle, qui ne t’obéissent que par peur. Ils tremblent face à toi et pourraient se tuer entre eux si tu leur ordonnais. Ils ne te respectent pas, ils te craignent. Mais la crainte n’est pas un bon ciment au sein de la faction qui valorise camaraderie et fraternité. Ta cruauté se retournera bientôt contre toi.

-La camaraderie ne protège pas du fil tranchant d’un sabre sous la gorge ! Ma cruauté n’est qu’un rempart à l’immobilisme et au laxisme auxquels se risquent les Erfeydiens ! En aucun cas je ne jouis de la souffrance de mes subordonnés ! Je ne cautionne que les souffrances et les pertes nécessaires. Me penses-tu assez folle pour mener mes hommes à la mort dans le simple but de les voir tomber face à l’ennemi ? Penses-tu alors que je suis un monstre ? Ma violence n’est qu’une arme et ma froideur une barrière ! Ose me juger, ose donc ! Mais dans ce cas daigne au moins faire porter ton regard au-delà de ce que tes yeux te permettent de voir. La force est un don, mais elle devient une tare accompagnée d’une stupidité telle que la tienne.

Olaf abandonna et se rassit brutalement en bougonnant. Elle inclina faiblement la tête avec une ombre se sourire. Juste avant de se rassoir, elle conclut rapidement, non sans sarcasme dans sa voix :

-J’espère que mon intervention sera utile, bien qu’elle ait été entachée par un parasite qui ne comprend visiblement pas vraiment tout ce qui est en jeu et qui n’a aucunement sa place parmi nous. Même si cette idée n’enchantera pas forcément tout le monde, je juge ces mesures indispensables à notre victoire.





avatar

On m'appelle Almarik Thorleif


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 38 ans
Masculin
MESSAGES : 102
AGE : 27
INSCRIT LE : 26/06/2012
PSEUDO HABITUEL : Vanou
Joyaux : 50
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mar 4 Déc 2012 - 17:03

Pour un brouhaha c'était un vrai brouhaha, les chefs étaient entré les un après les autres et plus les clans étaient petits et plus ils étaient bruyant. Un vrai défilé de vantards en tout genre se flattant de chose qui finalement n'était ni plus ni moins que le devoir de tout bon factionnaire. J'avais décidé d'en faire abstraction pour ne pas finir par être désagréable avant l'heure. Mes yeux étaient rivés avec respect vers les deux oracles, j'avais pu m'entretenir avec Kataleyah quand à l'autre je n'avais de lui que les récits de son geste et son nom. Néanmoins pas question pour moi de le traiter avec moins de respect. Certes quelque chose en lui ne me plaisait guère, mais étant la voix du Gardien à ce titre il était autant guide que les autres. Ne pas pousser un soupire de soulagement quand l'oracle Kataleyah les fit taire ne fut pas chose facile. Bien que j'aurai préféré me faire casser les doigts plutôt que de paraître grossier à cet instant.

Elle l'annonçait, il n'allait pas venir physiquement mais son esprit allait à notre rencontre. Mes poils se dressèrent sur ma peau, je n'avais jamais assisté à cela et pourtant j'avais vécu dans l'espoir de le vivre un jour. Le Gardien, celui qui avait guidé les ancêtres de mes ancêtres vers la victoire notre Dieu venant ici même leur parler. La salle se vida instantanément j'en oubliais presque la présence des autres chefs, quel intérêt pouvais-je encore leur accorder alors que lentement le Gardien faisait son apparition. Et voilà qu'il se met à parler, une voix « d'homme » si je pouvais l'exprimer ainsi dans un corps de femme, a nouveau mes poils se dressèrent si fort que je crus bien qu'ils allaient tomber. Il commence par des félicitation j'avais passé ma vie a attendre celle de mon père, mais celle ci jamais je ne les aurai ne serai-ce qu'imaginée. Car finalement j'avais toujours fait ceci sans attendre la moindre contrepartie.

L'effroi, voilà un sentiment que j'étais loin d'éprouver. Pourquoi aurai-je peur des gestes de celui qui avait jusque la toujours œuvré pour le bien de notre peuple. De l'incompréhension évidemment il y en avait, mais y'avait-il quelque chose à comprendre ? Il est le Gardien, notre Dieu, sommes nous seulement capable de voir et comprendre les choses comme lui les voit et les comprend ? Sprik offrait un spectacle pathétique a se tortiller sur sa chaise comme s'il avait des vers. Et il ne devait sûrement pas être le seul bon nombre de visage était « nouveau ». La voix du gardien l'arracha à la contemplation de cet homme appelons ainsi pour fixer a nouveau son attention sur lui. Il allait expliquer son geste, je n'en avait pas attendu autant. Un Chamane, qu'était-ce donc ? Etait-ce le mot employé pour désigner les chefs des étrangers à nos murs, le don de voyance, ses intentions envers nous. Mes poings se ferment sans que je ne m'en rende compte, ils n'étaient pas encore maîtres des lieux qu'ils avaient déjà leurs petits plans pour nous ?!

Je ne fus pas le seul à tourner ma tête avec violence vers celui qui avait eu l'imprudence d'interrompre le gardien. Mais ou se croyait-il donc ? Quel genre d'éducation avait-il reçu, mon père m'aurait rossé de coups sans attendre un instant de plus pour dix fois moins. Qu'allait faire le Gardien, Spirk allait il devoir partir ou peut être pire encore. Cette fois la curiosité se disputait l'effroi dans mon cœur qui n'était pas insensible finalement à l'éventuel malheur du jeune chef...Il n'en fut rien, le Gardien continua semblant même prendre appuie sur cette question. Pourquoi l'avoir tué avant même qu'il n'ait eu le temps de quoi que ce soit, moi même je m'étais posé la question mais jamais je n'aurai osé la lui poser.

Notre fin...Notre fin avait justifié son geste. Tout mon être en été révolté comment était il possible de prédire à ce point le résultat d'une bataille qui n'avait pas encore été joué. Se pouvait-il que nos ennemis possèdent des armes contre lesquelles nous ne pouvions rien ? Et si c'était le cas, la mort d'un seul homme pouvait-il réellement faire pencher la balance ? Mon âme jusque la droit et vaillante fut touché par le doute. Les chefs se levèrent criant victoire avant même de commencer, j'étais par contre moi même resté sur ma chaise, pensif. Je ne voulais même pas envisager une bataille perdue d'avance, mais si le Gardien tenait à nous rassurer il était quand même évident que la bataille à venir ne serait pas un petit combat, que les pertes seraient lourdes. Combattre pour la gloire est une chose, mais peut-on vraiment se préoccuper de sa gloire quand c'est tout son peuple qui était en danger ? Tous était la à gonfler leur orgueil à s'imaginer dans les livres d'histoires régnant sans partage alors que l'heure justement était à l'union et à l'oublie des objectifs individuels. Tellement absorbé dans mes pensées qu'il me fallut un certain temps pour me rendre compte que Fjölan était en train de dire tout haut ce que j'avais tout bas en tête. Agressive comme à son habitue néanmoins le fond n'était pas mauvais. Je n'aimais pas véritablement la présomption qu'elle avait du haut de sa jeunesse de se croire capable de diriger « ses milliers de guerriers plus brutaux les uns que les autres ». Car plus que la brutalité c'est notre liberté qui nous caractérise, et s'il lui ait difficile de se soumettre c'est la même chose pour tout les autres.

Elle avait parlé des grands clans qui d'autre que moi pouvait se se sentir concerné par cette proposition. Après tout les Early Dawn était parmi les clans les plus grands mais surtout les plus anciens chaque chef ayant profité des enseignements de ses prédécesseurs et apporté son propre bagage pour éduquer le suivant. J'étais prêt à faire tomber les barrières des clans, à en absorbé quelques un temporairement. Mais qui serait véritablement prêt à voir son statu de chef remis en cause...Visiblement pas Olaf, tout le monde connaissait l'histoire d'amour qui unie son clan au Shaas d'argent. J'attendis sagement la fin de son discours pour me faire entendre.

-Je suis d'accord avec cette idée. Pour vaincre un ennemi tel que celui ci nous allons devoir nous unifier.

Je laisse planer un instant de silence, qu'ils sachent tous qui venait de prendre la parole mais avant d'être interrompue je repris, la voix ferme et haute. J'aurai pu me lever, mais j'étais déjà plus haut que n'importe qui a cette table.

-Il n'y a pas que les petits clans qui devront faire des concessions, les grands aussi vont devoir apprendre à fonctionner les uns avec les autres. Aucune ressources, aucun guerrier prêt à se battre ne doit être négligé ou gâche en étant, ou en se mettant à l'écart. Nous aurons besoin de tout le monde des plus âgés et expérimentés, aux plus jeunes et fougueux. Je rejoins Fjölan dans l'idée que faire la guerre avec plusieurs centaines d'hommes sous ses ordres ça n'est pas la même chose que de le faire avec la moitié moins, ou même le quart pour les plus petits clans. Et n'allez pas croire que parce que mon clan est l'un des plus grand je me sens tout désigné pour cette tache. A tout ceux qui ont peur de voir leurs statuts de chef remis en cause dans cette union, sachez qu'il est impossible pour un seul homme d'être sur tout les fronts et de pallier à toutes les éventualités en cas de débordement. Chacun aura un rôle à jouer.

Je mets encore une pause dans mon discours. Cette fois si je me mis debout appuyé contre la table et même vouté de cette manière l'ombre projeté n'en était pas moins impressionnante. Être chef c'est aussi travailler autant la gestuelle que la parole elle même.

-L'Oracle aimerait que nous soyons digne de nos ancêtres et ça n'est pas rien...Mais si dans chacun d'entre vous coule le même sang erfeydien et factionnaire que celui qui coule dans mes veines alors vous savez que ce n'est pas suffisant ! Que les légendes ne s'inspirent pas de ceux qui réitèrent ! Si vous voulez laisser votre nom quelque part, il va falloir faire mieux. En travaillant tous ensemble, sous les ordres du Gardien et de ces Oracles nous devrions y arriver.

J'avais replacé finalement l'argument de la légende et de la gloire, car finalement pour presque tous ceci est notre moteur. Je me remis sur mon siège prêt à recevoir les avis de tout à chacun sur cette idée. Mais je savais que dès que ceci serait fini il me faudrait m'entretenir au moins avec Fjölan sur la suite des événements et notre colaboration.


Spoiler:
 
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mar 4 Déc 2012 - 19:04

La chef des Darshas Noirs, n'avait pas perdu une miette du discours du Gardien. A chaque fois qu'elle l'entendait parler, elle avait toujours cette désagréable impression de n'être qu'un pion de l’échiquier. Mais force était d'admettre que le Gardien avait toujours eu raison lorsqu'auparavant elle l'avait entendu. L'entendre parler dans ce hall avait apaisé la plus part de ses craintes. Elle avait confiance dans les paroles du Gardien, mais celle des oracles, c'était encore autre chose... Elle avait désormais la réponse, c'était bien Lui qui avait tué l'homme venu d'ailleurs, et non l'Oracle Tiasgasthorn.

Le Gardien avait raison, ils avaient une chance de victoire contre leurs nouveaux ennemis. Les Erfeydiens connaissent tous par coeur leur territoire et savent tous survivre dans la rudesse de l'hiver. Pas les Étrangers. Mais Alwine ne voulait pas s'emballer, ils connaissent mal leur ennemi. Elle avait rencontré les deux étrangères. Elle avait pu lire la haine déferler dans leur regard. Elle se demandait comment cela se passait entre Chilali, sa seconde et l'étrangère restée captive. Elle comptait bien revoir Chil pour en apprendre plus.

C'est alors que les premières disputes éclatèrent. Fallait bien que ça arrive, ne serai-ce que pour la forme. Mais Alwine trouvait que le moment était mal choisi. Se disputer au tournant de ce qui va dépendre de l'avenir de leur peuple... Alwine se demandait pourquoi certains chefs étaient à la tête de clans si ce n'était que pour penser qu'à eux. La chef des Darshas Noirs se leva de son siège. Elle posa un pied dessus et inclina la tête en direction de l'oracle, le poing sur le coeur et parla d'une voix rauque afin de faire taire les autres.

"Grand Gardien ! Tu as su effacer certaines de mes craintes et de mes doutes ! Oui, j'ai douté, vu les récents évènements de ces derniers mois. Mais j'ai foi en Toi ! Mon Clan protègera le peuple en hurlant ton nom et en versant son sang ! Notre seul peur est d'échouer ! Quand le moment viendra, nous saurons nous montrer à la hauteur !"

Alwine détourna son regard de Kataleyah pour balayer l'assemblée, prenant soin de plonger son regard dans les yeux de tous les autres chefs.

"Chefs de Clans ! Quand cesserons nous de nous disputer !? La plus part d'entre vous en ont oubliés la raison ! D'autres continuent à se chamailler parce que le grand père Gunnar a volé le Koun de Björn. Et le reste parce que c'est devenu le sport national... Je crois que certains d'entre vous n'ont pas encore saisi la gravité des évènements ! Laissons nos vieilles rancœurs de côté pour la survie de notre pays !
J'ai vu ces étrangers et la haine dans leurs yeux, j'ai vu aussi leurs armes de mort ! Mais j'ai vu aussi que ces étrangers, dans les moments les plus durs, restaient soudés coûte que coûte. Et c'est bien ça qui nous manque..."


Alwine marqua une pause, elle voyait bien que les esprits étaient entrain de s'échauffer. Balancer certaines vérités comme ça, brut, n'était pas forcément la meilleure chose à faire, mais au moins elle captait l'attention de tous les autres.

"Fjölan, ton idée de fédérer les petits clans avec les plus grand est peut être bonne, mais je ne sais pas si elle est réalisable. Je suis totalement d'accord que dispersés nous sommes moins forts et désorganisés ! Mais à mon avis, faire admettre a ces chefs de laisser l'honneur de leur clan de côté et de se plier au clans plus grands, moi même j'aurais beaucoup trop de mal à m'y faire, même en mettant ma fierté de côté. Ce sera long et difficile à entreprendre. Et le temps risque de nous manquer. Nous avons besoin d'être tous réunis autour d'une seule voix et c'est ce que notre Gardien a déjà commencé à faire ! Si nous sommes tous réunis ici, c'est bien grâce à son appel. Je te fais confiance Grand Gardien, ta voix résonne dans le coeur de tous et saura nous montrer le chemin de la victoire ! Ta voix saura nous fera marcher côte à côte et brandir nos armes ensembles.

Aujourd'hui, que toi, Grand Gardien m'en soit témoin, je vais faire un premier pas..."


Alwine se déplaça dans le hall, en direction d'un homme hirsute, petit, mais à la carrure imposante. L'homme la regardait d'un air sévère et méfiant. Alwine défit la broche qui retenait ses cheveux blonds, qui coulèrent alors le long de ses épaules et de son dos. Elle ouvrit l'épingle et s'entailla partiellement la main, laissant un léger filet de sang couler dans sa paume.

"Jormarg, chef des Puissants Wédo. Nos clans se sont toujours détestés et même haïs. Jamais nous n'avons pu nous entendre. Je te propose que désormais cela change aujourd'hui. Oublions tous ce qui nous a divisé par le passé pour nous entraider dans le futur. Je connais ta grande dévotion pour le peuple, elle est un exemple pour tous. Si tu es d'accord avec moi, allions notre dévotion pour mieux servir notre pays. Tu sais que ma devise est : "Notre dévotion fait la force de notre pays !" Soyons forts Jormarg !"

L'homme resta perplexe quelques instants, puis il se leva en grognant sourdement et fit face à Alwine, le regard sombre sous ses sourcils en bataille. Il la toisa du regard quelques secondes avant de s'exclamer de sa voix rauque :

"Alwine... Tu n'imagines même pas la haine que je te voue à toi et ton clan de bouseux, chasseurs de Chevrins ! Ton petit manège et tes belles paroles, je crache dessus !
Mais... force est de constater que t'as touché au but... Et ça me défrise la barbe de le dire mais t'as raison ! On doit être unis pour notre pays... Et c'est pas en s'entretuant pour les conneries du passé qu'on vaincra... Alwine... J'accepte de m'allier avec toi. Mais c'est pas pour autant que je te ferais des sourires ou que je te payerais à boire..."


Le Chef porta la paume sa sa main à sa bouche et la mordit. Du sang coulait de ses lèvres sur sa barbe. Il tendit la main et serra celle d'Alwine. C'était sans doute une première dans l'histoire des clans...
avatar

On m'appelle Maitre des Joyaux


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : n/c
Masculin
MESSAGES : 1007
INSCRIT LE : 27/01/2011
PSEUDO HABITUEL : Dieu tout puissant
Joyaux : 150
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Mer 5 Déc 2012 - 15:19


Assis à l'ouest de l'arbre blanc qui perçait la table massive jusqu'à étendre ses branches biscornues le long de la voute, les bras croisés sur sa poitrine et le visage fermé, Vordarc, le plus âgé de tous les hommes ici présents, esquissa enfin un étrange sourire derrière sa barbe tressée. L'homme n'était pas aussi grand qu'Almarick, mais ne pouvait lui jalouser que quelques centimètres. Sa corpulence impressionnait, tout particulièrement pour un "presque" sexagénaire. Chauve, la peau du crâne tatouée de runes et motifs erfeydiens comme l'ont en trouvé souvent sur les fourreaux des plus grandes lames, le chef de l'Horizon Vermeil se retint de frapper dans ses mains devant la scène fraternel qu'offraient Alwine et Jormag. Ces jeunes clans... leur optimisme faisait plaisir à voir mais aux yeux du vieux guerrier, ces paroles n'auraient jamais le poids escompté face au déchainement des vrais batailles à venir. Chacun la pointe de sa lame sous le coup du chef étranger réveillerait aussitôt les rancœurs du passé. Lorsque la gloire éternelle s'offrait ainsi à vous, son appel était irrésistible, même pour le plus humble des factionnaires. Depuis des siècles, les erfeydiens nageaient dans l'honneur de la patrie, la gloire d'une chasse mortelle, la victoire d'un combat - dans tous ses domaines de physique mais également humain.
Le clan de l'Horizon Vermeil avait la particularité de ne compter que des chefs d'une même lignée. Le plus incroyable de leur part était le nombre de générations qui se succédaient depuis sa création, et ce sans que le clan ne faiblissent en taille ou renommée. On pouvait alors datait l'âge du clan de plus de 400 ans ! Bien sûr, Vordarc n'était pas immortel mais il avait reçu l'expérience et le savoir de son paternel, qui l'avait eu du sien. Quatre siècles d'acquis dans le domaine du commandement. Chaque chef avait apporté sa pierre à cet enseignement, chacun avait su se faire aimer des factionnaires indépendants et grossir cette masse qui suivait les yeux fermées les fils et filles Dugmäsh depuis des générations. Doublé par les Early-Dawn, Vordarc n'accepterait jamais de prêter allégeance à cette porte imbibée d'hydromel qui siégeait dans la haute tour de garde, même le temps d'une guerre et malgré tout le respect qu'il avait à l'égard de son rival. Non, son avis concordait en tout point avec ce qui avait été dit mais il était en désaccord sur la manière innocente d'Alwine d'entamer cette union. Sûrement en aurait-il fait autant sans l'enseignement qu'il avait hérité de ses ancêtres... Après tout, le Gardien appelait les chefs à l'union. Ses paroles transpiraient de sagesse et de raison. L'être millénaire avait vécu en personne la grande guerre qui manqua annihiler les erfeydiens, peut être que la désunion des factionnaires en était la principale cause. Le vieux chef roux n'oserait jamais questionner son demi-dieu à ce sujet, ce genre de souvenirs n'était pas de ceux qu'on réveillait.

Le clan de l'Horizon Vermeil ne protégera pas son peuple sous la direction d'un Homme qui n'a pas gagné sa place comme on le fait aux Erfeydes, dit-il enfin, avec une simplicité déconcertante.
Sa voix forte résonna dans le hall, dans le silence qui s'était fait dès l'énonciation du clan. L’Horizon Vermeil n'avait pas cette arrogance dont il aurait pu se targuer, il répondait honnêtement à chaque défi lancé par des clans de toutes envergures, mais sa réputation le précédait. Les factionnaires agissaient sous son nom par amour et le quittaient sans contrainte. Plusieurs héros légendaires avaient combattu sous leur ban. Peut être le clan le plus vieux, mais pas le plus nombreux malgré une taille conséquente. Vordrac avait beaucoup d'ami autour de cette table, et ceux là semblaient intrigués par ses propos. Les autres le foudroyaient du regard soit parce qu'ils n'avaient pas compris où il voulait en venir, soit parce qu'ils étaient rivaux bien avant cette "réunion". L'oracle haussa un sourcil mais ne dit mot.

"Gardien, maître et protecteur de ce pays qui m'est cher, reprit-il de sa voix de barython le buste tourné vers l'oracle, une main sur le cœur. Je n'aurai jamais la prétention d'avoir un savoir aussi grand que le tien, je retiens juste de l'expérience de mes prédécesseurs et de l'Histoire connue de mon peuple qu'une telle alliance demande plus qu'une de simples accords oraux et poignées de main sanglantes."
L'hôte hocha la tête tout en enjoignant Vordrac à poursuivre. Ce dernier se redressa et carra les épaules en faisant face à la trentaine de guerriers qui cerclaient la table.
"Lorsque l'heure viendra de se sacrifier pour son rival d'antan, l'individualité qui caractérise hélas notre espèce ressurgira, même après les plus belles promesses. Cette leçon, je la retiens d'un de mes ancêtres dont le nom n'est plus à citer. La plupart d'entre nous comprenne sûrement cela."
Qui n'avait pas retrouvé ses plus sombres aspects dans les moments le plus durs qu'apportait une vie d'erfeydien ? L'union tiendrait-elle vraiment ? Non. De cela, Vordrac en était persuadé. Beaucoup se disperserait comme ces sales chiens de déserteurs.
"Je propose un tournoi. Un tournoi afin de laisser l'opportunité à chacun de nous de prouver sa valeur comme on l'en entend en erfeydien. Le temps d'une guerre, j'accepterai de me plier à la volonté du vainqueur. Le temps d'une guerre, je serai fier de me battre aux côtés de celui qui m'aura surpassé !"

L'idée alléchante que représentait un tel évènement excita le regard de quelques chefs. Oui, un grand tournoi mêlant tous les domaines de compétences nécessaires au commandement de milliers d'hommes. D'autres auraient leur mot à dire, car il était toujours risqué de confier les rennes du pouvoir à une seule paire de main, mais il fallait une voix qui tranche. De plus, le Gardien les guiderait.

"Vordac ! Mon ami, nos clans sont en bons termes depuis plusieurs générations, intervint Ergäs Bras Noueux, et ton idée est très alléchante. Le tournoi apporterait non seulement un victorieux mais la liesse et la chaleur dans le coeur de notre peuple, le temps d'une fête."
Le chef de l'Horizon Vermeil hocha la tête humblement.

" Cependant... je me demande si l'heure est aux joyeusetés de ce genre. L'organisation d'un tel évènement attirera tous les guerriers du pays, vidant nos côtés d'une protection dont elle ne peut se priver en ces heures troubles. Ceux qui viennent de loin ne sont pas seulement regroupé sur la péninsule nord, ils ont commencé à explorer les environs. Oh ! J'ai confiance dans notre Muraille, mais je méfie de leurs armes. S'ils attendaient des renforts ? Mieux équipés ? Mieux préparés ? Toute notre attention serait alors tourné vers ce tournoi."

Il hésita un instant puis reprit avec force à l'attention de toute l'assemblée :
"Pendant des siècles, nous avons su surveiller nos frontières sans nous unir. Pourquoi aujourd'hui le devrions-nous ? Une simple coopération, une simple trêve entre tous ne serait-elle pas suffisante ? Continuons comme nous l'avons toujours fait, mais sans nous battre entre nous !"

Spoiler:
 



avatar
Oracle

On m'appelle Peottre Tiasgasthorn


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : - Oracle
MON AGE : 32 ans
Féminin
MESSAGES : 154
AGE : 25
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1010
http://www.ile-joyaux.com/t1124-peottre-l-oracle-de-la-proprete-d
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Dim 9 Déc 2012 - 2:44

Peottre était assis en bout de table aux côtés de Kataleyah. Lorsque celle-ci prit la parole – ou du moins le gardien - il se redressa et demeura droit comme un « i », le visage impassible durant tout le discours. Un peu perplexe, il avait pensé que ce serait à lui de prendre la parole. Comme toujours, il se contentait de faire les «actions » tandis que sa consœur s’occupait des discours. Légèrement vexé, il n’en montra néanmoins aucun signe. L’homme se contenta d’hocher parfois la tête face aux dires de l’Oracle et de croiser ses bras contre sa poitrine.

Enfin, une fois que le Gardien eut fini de parler, Peottre observa l’assemblée. Isolé dans son coin, il était très bien placé pour guetter chaque réaction ou chaque faux pas. Il vit des sourcils se lever, des bouches se fermer puis se rouvrir, hésitant à parler ou encore des hommes taper du poing sur la table. Et puis, il s’ensuivit un long débat sur le pourquoi du comment. Certaines propositions lui parurent tout à fait ridicule mais il n’en montra rien et demeura impassible.

« Ne partages tu pas l’avis de ton peuple mon doux ? »

Habitué aux assauts fréquents du Gardien, Peottre ne broncha pas lorsque celui-ci pénétra sa conscience sans plus d’égards pour son intimité. De toute façon, il semblait avoir fusionné avec cette entité et acceptait sans vergogne cette condition.

« Bien sûr que si beauté de l’île. »

Il sentait cette entité légendaire rire et se moquer de lui.

« Je suis sûr que ton grand esprit a tout prévue. Qu’il y a un plan derrière tout ça. Si seulement ô grandeur, tu me pouvais me le faire partager je pourrai alors mieux aider… »

« Paix. » Et puis, un fleuve d’amour et de tendresse enveloppa l’Oracle. Ses doutes et ses craintes s’enfuirent tout à coup, laissant place à un sentiment de béatitude. Il aimait le Gardien comme jamais. Cette entité si majestueuse, si belle et si grandiose. Il aurait pu passer des heures à la flatter, à lui dire à quel point il ferait tout pour elle, à quel point il pourrait servir ses desseins.

« Ô ma majestueuse et divine beauté, laisses moi t’aider encore plus. »

« Chaque chose en son temps Peottre. Cela fait des siècles que j’attends, l’impatience mène bien trop souvent à l’erreur et la précipitation n’engendre que le chaos. »

Au fond de lui, il ressentit une profonde chaleur et un souffle chaud et rauque contre son cou. Il se sentait baigner dans une aura d’amour et de respect. Incapable de réfléchir par lui-même, il abritait dans son sein la plus merveilleuse des présences. Mais cette vie paraissait affaiblie et frigorifiée. Hélas, le Gardien refusait de lui partager plus que ces quelques sentiments. Il refusait de lui montrer où il était, qui il était et pourquoi il arrivait ainsi à entrer dans son esprit.

Une fois, Peottre et Kayah avaient eu une petite discussion à propos du Gardien. Kayah en parlait avec véhémence et amour autant que lui mais après cet échange, il s’était demandé s’il n’y avait réellement qu’un seul Gardien. Il était tellement différent avec Kataleyah que Peottre avait dû mal à lui imaginer cette facette. Perplexe, il avait alors posé la question directement à l’objet de son culte et il n’avait eu en réponse qu’un « Patience. Ne sois pas impertinent et moi seul peux te poser des questions. » Jetant un froid sur leur « relation », il avait alors évité soigneusement de poser la moindre question pendant des mois.

«Pardonne-moi. Mais il me tarde que cette douleur en toi puisse un jour s’envoler complètement et que ta grandeur et ta magnificence soit adulées à sa juste valeur.»

Nouveau rire. Il pouvait presque voir ses dents pointues formant un sourire.

« Et tu seras récompensé pour cette patience. Pour m’avoir aussi bien servis. Tes ancêtres pourront alors être fiers de toi... »

S’ensuivit un nouveau petit rire qui glaça cette fois l’échine de Peottre. Et puis le Gardien se retira, laissant l’Oracle de nouveau seul. Il eut soudainement froid, comme si on lui avait retiré une grande couverture de laine tout à coup. Bougeant un peu sur sa chaise, il se reconcentra sur les conversations, tout en évitant de repenser à cette émotion de colère qui l’avait assailli tandis que le Gardien lui déversait son amour.

S’il aurait été objectif, il aurait pu en conclure que quelque chose ne tournait pas rond. Mais Peottre avait déjà ancré son cœur et son âme dans la dévotion même du culte du Gardien.

Enfin, une proposition d’un vieux Chef de Clan surpris Peottre. Il arqua un sourcil interrogateur, plus pour lui-même que pour Kayah. Un tournoi ? L'idée lui plaisait, mais était-ce le bon chemin à suivre ?[/color]
avatar
Peuplade

On m'appelle Fjölan Kallhjärta


Infos Personnage
RANG: Peottre, Nivilk, Agazhar, Dhungaärd, Hermine, Alenoä, Edörja, Niklas, Oönvüla.
VILLE & APPARTENANCE : Ystenhaim, Shaas d'Argent, Clan Kallhjärta
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 1002
AGE : 23
INSCRIT LE : 05/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Sumire
Joyaux : 7200
http://www.ile-joyaux.com/t732-fjolan-kallhjarta#16739 http://www.ile-joyaux.com/t2021-faction-erfeydienne-les-shaas-d-argent
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Sam 5 Jan 2013 - 11:10

Le silence qui s’était installé après l’intervention de Vordarc fut très vite perturbé par un long grincement, qui se révélait être celui des dents de Fjölan, accompagné du griffement discret mais frénétique de ses ongles sur la table. Ses arguments venaient d’être écrasés avec une violence sans pareille, comme si sa tirade et l’accord de quelques chefs n’avaient été qu’un vent insignifiant. Une rage sourde s’insuffla au creux de son ventre. Sa réputation l’agaçait déjà depuis longtemps, mais maintenant qu’elle avait sous le nez l’arrogant factionnaire, elle le détestait déjà. Mais elle ne se laisserait pas faire écraser si facilement.
Elle attendait qu’Ergäs Bras Noueux finisse d’évoquer son avis. Ses paroles étaient pleines de bon sens, et elle appréciait le fait qu’il ose contredire le puissant chef. Néanmoins, elle nota dans ses paroles une certaine dose de naïveté qui l’attrista quelque peu. Cependant, ce fut suffisant pour lui donner l’élan nécessaire pour s’exprimer avec vigueur, se levant prestement de son siège. Appuyée sur la table, elle leva le menton vers le leader de l’Horizon Vermeil, une mèche de cheveux glissant sur sa joue pour découvrir son œil aveugle. Avec fermeté, elle martela ses paroles de façon à ce que chacun soit attentif :

-Tu proposes un tournoi ? Un tournoi ? Te moquerais de nous ? Tu penses vraiment que nous pouvons perdre notre temps avec des frivolités alors que l’ennemi est actuellement en train de s’organiser, Vordarc ? Et de plus, comme l’a dit Ergäs, ce serait laisser libre court à des attaques de déserteurs ! Mais je dois cependant le contredire sur un point. Nous avons effectivement su surveiller nos frontières, mais de mémoire d’homme, nous n’avons jamais eu à les protéger d’une menace tangible. Et nous n’avons jamais été exposés à un tel péril. Voilà pourquoi nous devons regrouper nos forces, temporairement si vous le souhaitez, mais impérativement avec efficacité. Si tout le monde commence à faire des propositions aussi égocentriques, nous n’allons jamais pouvoir nous organiser. La liberté des Erfeydes est menacée, bon sang ! Est-ce que c’est si dur que ça de se le mettre dans le crâne ?

Fjölan soupira longuement, luttant pour apaiser la fournaise de rage qui la consumait de l’intérieur. Elle était victime d’une colère perpétuelle, contre ces étrangers, la mollesse des siens, le silence des Oracles et désormais cette situation irritante. Mais surtout son impuissance face à tout cela. La jeune femme réussit cependant à se contenir un peu, respirant une grand goulée d’air gelé pour se refroidir la tête. Des murmures commencèrent à se multiplier dans le hall.
Son calme reprit, elle plissa les yeux, son regard planté dans celui de Vordarc.

-Garde le, ton tournoi. Il n’y a aucun intérêt à prendre autant de risques. Nous battre entre nous dans le simple but de bénéficier de ta personne, ainsi que de tes hommes ? Aussi glorieux et puissant que puisse être ton clan, il vaut mieux nous concentrer sur des guerriers légèrement moins héroïques, mais mieux disposés à s’entre-aider. C’est certes des milliers de factionnaires qui ne seront pas sous une alliance, mais au moins nous ne subirons pas d’embuscades pour un vieux wédo prétentieux. La dernière chose que je te dirais, vieil homme, c’est « bonne chance ».

Les chuchotements étaient devenus discussions animées, certains choqués par les paroles osées de Fjölan. Un vieux à la barbe aussi épaisse que blanche maugréât de sa voix chevrotante mais qui portait loin, regardant la jeune factionnaire avec une lueur de haine dans les yeux :

-Quelle insolence ! C’est insensé de laisser une gamine colérique à la tête d’un clan. Son ignorance fait peur à voir. Au lieu de brailler, elle ferait mieux d’écouter ses aînés. Les paroles d’Ergäs sont sages ! Et le clan de Vordarc un des meilleurs du pays ! Ceux qui ne sont pas intéressés par le tournoi n’auront qu’à protéger notre cher pays !

Vilkas le Fort avait bondit de sa chaise, hurlant presque pour se faire entendre, tant le brouhaha s’amplifiait.

-Balivernes ! Nous ne serons pas assez nombreux ! Vous connaissez notre peuple ! La compétition attirera un bien trop grand nombre de personnes !

Elle se contenta d’hausser un sourcil en marmonnant quelques malédictions et se rassit, la mine sombre, les laissant se mordre le museau comme les Erfeydiens savent si bien le faire. La chef des Shaas d’Argent passa sa main sur son visage en soufflant. Elle avait exprimé son avis et les gens feront ce qu’ils veulent de ses paroles. Mais qu’ils se calment vite.





avatar
Peuplade

On m'appelle Nivilk Markin


Infos Personnage
RANG: ~BOIS&PLEYRION~ Alenoä . Grim . Astrid . Edvald ~SHAAS~ Fjölan
VILLE & APPARTENANCE : Pleyrion ~ Hön des Bois de Koun
MON AGE : 35 ans
Masculin
MESSAGES : 512
AGE : 27
INSCRIT LE : 12/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Jezibaba
Joyaux : 1104
http://www.ile-joyaux.com/t699-nivilk-markin-le-sceptre-rouge http://www.ile-joyaux.com/t454-nivilk-markin-le-sceptre-rouge
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Lun 7 Jan 2013 - 13:34

Logé entre deux armoires à glace au système pileux performant, Nivilk donnait l'air d'un freluquet. Fixant les Oracles depuis le début de la réunion, il attendait d'eux qu'ils laissent de nouveau la place au Gardien qui répandrait sa parole sur ce ramassis de bras cassés qui avaient été appelés.

Les voix s'étaient échauffées et les opinions partagées, mais, comme l'on pouvait s'y attendre, personne n'était de l'avis de personne, ce qui eut pour effet de faire réagir le meneur des Kouns qui abattit son poing sur la table en bois noueux.

- Assez ! Vos enfantillages nous retardent autant que cette stupide idée de tournoi ! Se levant brusquement, il se tourna vers Kataleyah et Peottre. Le Gardien l'a dit lui-même, il a agi pour nous donner davantage de temps. Puis vers Vordarc. Le gâcher en jouant à qui a la plus grosse serait d'un irrespect intolérable et une erreur stratégique digne d'un débutant. Enfin, il s'arrêta sur Fjölan. Cela me fait mal de l'admettre, mais tu as raison, bien que l'idée d'une union avec qui que ce soit me donne envie de rendre mes tripes.
Knuba la Bossue, à la tête des Marteaux Dansants, s'exprima alors : Et comment comptes-tu désigner les meneurs des groupes formés ? Aucun chef de clan ne se soumettra à qui que ce soit, tu le sais aussi bien que nous tous.
- Mais ils doivent être suffisamment dotés d'intelligence pour collaborer, et je n'ai jamais songé à me soumettre à qui que ce soit. Une entente cordiale entre clans suffira à les unir en limitant les dégâts, et un tirage au sort savamment organisé saura décider des alliances.

Ou du moins fallait-il espérer. Si cela ne tenait qu'à Nivilk, il serait déjà parti à l'assaut de l'envahisseur en s'en remettant à la volonté du Gardien. Seulement, ce dernier avait jugé bon de convoquer chacun des chefs, et Nivilk cherchait à deviner ce que leur Guide attendait d'eux. Se rasseyant, il porta de nouveau son regard sur les Oracles, guettant l'arrivée de nouvelles et sages paroles.




Message à Alenoä :
 
avatar

On m'appelle Almarik Thorleif


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 38 ans
Masculin
MESSAGES : 102
AGE : 27
INSCRIT LE : 26/06/2012
PSEUDO HABITUEL : Vanou
Joyaux : 50
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Lun 14 Jan 2013 - 16:27

Vordarc...J'eus un sourire en me rappelant mon père ne l'avoir jamais appelé autrement que le « skroll avec de la caillasse à la place de la cervelle ». J'avais toujours pensé que c'était la rivalité entre nos deux clans qui avait valu à ce type ce surnom. Maintenant il était possible que les raisons soient un peu plus fondé qu'une simple et saine hargne entre chefs de clan. Puis il se mit à parler et mon sourire s’effaça. Sa manière de parler aux oracles, et de parler du Gardien me fit serrer les poings jusqu'à en trembler légèrement. Je me pris même à estimer les chances que j'avais de bondir de ma chaise pour monter sur la table, ensuite lui sauter dessus et lui arracher la tête qui visiblement avait quitté ses épaules depuis longtemps déjà, avant même que quelqu'un ne réagisse. La stupeur était-elle que finalement j'avais toutes mes chances d'y arriver. Mais visiblement en plus d'avoir le goût de la provocation idiote, il avait aussi un penchant pour les idées foireuses.

Un tournois...Nous étions sur le pied de guerre, une guerre sans précédent peut être et lui ne pensait qu'a mettre à bien son ego déjà ridiculement élevé, et si le grincement des dents de Fjölan fut le premier bruit brisant le silence, le second fut sûrement mon petit éclat de rire. Éclat de rire qui fut étouffé bien vite par les différentes clameurs quelques idiots étaient d'accords, quelques chefs de clans sans envergures ni ambitions aucune qui ne perdent jamais de prétexte à se mettre toujours du coté du plus fort. Et même temps pour un petit clan ca pourrait être une chance sans précédent, pouvoir user et abusé d'un des plus grands et forts clans de l'île. Il y avait peut être de quoi faire perdre la tête l'espace d'un instant, et si je ne fis pas le moindre geste c'était uniquement pour garder en mémoire le visage de tout ceux qui avaient accepté sans réfléchir cette initiative.

Et c'est avec un silence amusé que je pris à écouter Fjölan se jeter verbalement à la gorge. La hargne de la jeunesse avait parfois du bon même si je doutais que les anciens réagissent véritablement. Le temps dans la faction fini souvent par rendre les têtes très dur et imperméable aux changements. Mais par contre j'étais derrière elle sur ce coup la. Bien entendu je n'allais pas l’énoncer ainsi. J'ai beaucoup de respect pour elle, néanmoins sa jeunesse, cette hargne sans oublier les méthodes de son clan en font quand même quelqu'un de dangereux. Et l'homme qui lui emboîta le pas l'était tout autant...Voir peut être plus. J'ai moi même passé le plus clair de ma vie à respecter, et à faire respecter les préceptes ou la parole du Gardien. Mais le clan de Nivilk m'a toujours fait légèrement froid dans le dos dans cet extrémisme qui le caractérise. Et dans la tumulte et les claquement de mains sur les tables je m'éclaircis très bruyamment la gorge pour reprendre sur le ton de la conversation.

-Faut-il rappeler que le but premier de cette extraordinaire réunion était de mettre au point une contre offensive au vue d'une future invasion ? Que cette réunion de chef de clan restera dans les mémoire car de mémoire d'homme personne n'avait plus assisté à ça depuis des générations. Et alors que tout le monde naturellement se tourne vers les plus anciens d'entre nous dans l'espoir que votre expérience nous guide, toi Vordarc tu ne trouves rien de mieux qu'un tournois entre chef ? Un tournois dont tu serais la récompense ainsi que ton clan...Et même pas définitivement ?

Je me mis à applaudir poliment.

-J'espère que tu es conscient que l'histoire ne retiendra de toi que cette proposition aussi farfelue que grotesque. Si tu as besoin de te faire casser la gueule pour faire quelque chose pour ton pays, tu devrais au moins avoir le cran de nous l'avouer clairement. On se fera une joie de d'exaucer. Et si tu veux un tournois juste pour montrer que c'est toi qui à la plus grosse alors tu n'auras qu'a venir tous nous défier quand la guerre sera finie. Rien que pour ça j'espère qu'elle ne t'emportera pas.

Et tant qu'on y était, d'autres discours ne m'avaient guère plu.

- « Ceux qui ne sont pas intéressés par le tournoi n'auront qu'à protéger notre cher pays ! ». Je ne connais pas ton nom vieille homme, mais visiblement l'âge à eu raison de ton bon sens. Moi j'aurai plutôt tourné cette phrase ainsi. Ceux qui ne sont pas intéressés par la défense de notre cher pays n'auront qu'à se foutre dessus durant ce tournois. Tu ferais mieux de te couper la barbe pour t'étouffer avec plutôt que lâcher pareil absurdité ! Elle n'a peut être pas deux fois ton âge...Et il est vrai qu'elle pense encore impressionner en criant. Mais néanmoins il y a plus de sagesse dans ses paroles que dans les tiennes !

Finalement la colère avait fini par me rattraper, mais je n'avais pas critiquer la manière de s'emporter de Fjölan pour le faire à mon tour.

-Regardez vous...On dirait des enfants qui se disputent la place de chef de bande...Vous voulez montrer à tout le monde lequel d'entre vous est le meilleur ! Alors faites le comme n'importe quel véritable erfeydien le ferait...Non comme seul un vrai factionnaire le ferait ! Non pas dans un petit tournois ridicule. Mais sur le champ de bataille ! C'est derrière la gloire que vous courrez, vous voulez devenir des héros...Ça n'est pas dans un tournois que ceci se gagne. Si ce tournois vous tiens tant à cœur faites le, et pendant que vous ramasserez vos vieilles dents à moitié déchaussées par le temps. Nous défendrons notre cher pays, à votre place ! En travaillant ensemble le temps qu'il faudra.

Il se pouvait maintenant que ce soit la fin de cette réunion. Que corps se lèvent dans le seul but de faire fusionner la tête de son voisin avec la table juste dans le but de la voir bouger. Mais il se pouvait aussi qu'on en revienne à des choses plus sérieuses. Comme la défense de notre pays.

-Je vous le demande...Peut-on en revenir à l'organisation de la défense de notre pays ou cette réunion n'est qu'une vaste perte de temps ?


Spoiler:
 
avatar

On m'appelle Maitre des Joyaux


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : n/c
Masculin
MESSAGES : 1007
INSCRIT LE : 27/01/2011
PSEUDO HABITUEL : Dieu tout puissant
Joyaux : 150
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Jeu 24 Jan 2013 - 11:32

Au fur et à mesure des protestations allant à l'encontre de son idée, le chef de l'Horizon Vermeil se consumait de rage. Il leur aurait bien fermé leur sale clapet à tous ces idiots naïfs ! On le soutenait oui, mais il était encore loin de l'unanimité attendue. Le Gardien lui même n'avait soufflé mot. Allons bon ! Qu'ils se passent donc de son expérience, ils devraient également faire sans les milliers d'hommes qui le suivraient jusqu'à la mort. Vordac ne combattrait pas aux côtés de chefs qui n'aient son estime. Il savait ce qu'il valait, et la réputation de son clan hérité de tant de génération. Quand la chienne borgne fermait enfin sa gueule, il voulu lui répondre de son ton plat et glacial mais Thorleif le devança. Il fut déçu par ses propos. Venant du chef d'un clan comme les Early Dawn, il escomptait plus de respect à l'égard de l'Horizon Vermeil. Et bien, grand bien lui fasse de soutenir cette folle enragée ! Il ne manquerait pas d'écraser son clan une fois la guerre terminée.
Profitant de la minute de silence qui suivit les paroles d'Almarick, Vordac posa ses yeux polaires sur la ronde. Il s'attarda sur chaque chef. Certains lui envoyèrent un brève hochement du menton, d'autre soutinrent son regard, d'autre encore l'évitèrent. Puis il fit glisser son tabouret sur la dalle de pierre qui répercuta l'écho contre les hauts murs du Hall.

"Dans ce cas, je ne vais pas perdre plus de temps avec les sourds et aveugles que vous êtes. Ce soir, je pourrai m'endormir en connaissant parfaitement le nom de mes amis comme de mes ennemis."

Il se retourna pour faire face aux oracles.
"Que mon noble protecteur n'ait de crainte. L'Horizon Vermeil protégera son peuple comme il l'a fait toujours fait. De dangers externes ou internes à notre île. Cependant, c'est au Sud Ouest que nous agirons, la région est infestée par les déserteurs et les côtes sont tout aussi propices à recevoir les étrangers."

Il termina sa déclaration par un bref salut à l'encontre des deux hôtes puis quitta le hall. Ce fut près de dix chefs qui le suivirent, manquant ainsi leur position vis à vis de la situation. Tous prirent le temps de faire une promesse à leur Gardien, certain plus fervent que d'autre. Il y en eut même qui exprimèrent clairement leur intention de s'allier à Vordac.
Parmi les restants, le sang s'échauffait.




avatar
Oracle

On m'appelle Peottre Tiasgasthorn


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : - Oracle
MON AGE : 32 ans
Féminin
MESSAGES : 154
AGE : 25
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1010
http://www.ile-joyaux.com/t1124-peottre-l-oracle-de-la-proprete-d
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Dim 3 Fév 2013 - 5:43

Peottre ne put retenir de lever les yeux aux ciel face à cette conversation. L'un après l'autre, les chefs de clans se lançaient dans des monologues incessants, sur qui était le plus fort et qui avait la meilleure idée. Lassé du débat, Peottre se contenta d'observer un à un les protagonistes. Ils étaient tous fiers d'être des erfeydiens, et donneraient leur vie sans hésiter pour défendre le Gardien. Au fond de lui, Peottre entendit un petit rire d'auto-satisfaction. Il n'aurait pû dire si cette pensée lui appartenait ou non.

Enfin, un des chefs remis la conversation sur le droit chemin. Oui, il était question de défense et d'attaque à la fois. Le geste de Peottre envers l'émissaire des étrangers avait été fait en toute conscience, afin de provoquer la colère de ces envahisseurs. Maintenant que leur colère était palpable, les erfeydiens devaient trouver un moyen de les repousser et de les renvoyer chez eux.

L'Oracle coupa court au discours en déclarant brutalement :


"La Muraille est infranchissable. Tant que nous resterons de notre coté, rien ne peut nous arriver. Cependant, il nous faut le rapport des éclaireurs. Peuvent-ils connaitre un moyen pour franchir notre Muraille. Là est toute la question. Si oui, nous devons nous tenir prêt pour les accueillir comme il se doit."

Le jeune homme s'enfonça plus profondément dans son siège et croisa les bras sur sa poitrine. La muraille était infranchissable. Du moins, elle avait été conçus pour cela par leur ancêtre. Elle canalisait tout le pouvoir des erfeydiens et restaient muettes face aux explosifs des étrangers.

Cete muraille permettait un répit aux erfeydiens et leur donnait du temps pour consolider leur stratégie de défense.


" Cessez vos enfantillage mes amis. Nous devons nous concentrer sur plus important."


Il vit sur les visages de certains hommes une indignation et une colère de se voir traiter d'enfant. Néanmoins, il fit semblant de rien et se contenta de jeter un oeil sur sa consœur Kataleyah. Elle semblait plongé dans le débat et réfléchissant à toute allure.
avatar
Déserteur

On m'appelle Kataleyah Teim-Cruan


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Cimes Hérissées
MON AGE : 26
Féminin
MESSAGES : 2189
AGE : 27
INSCRIT LE : 18/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Nano.
Joyaux : 377
http://www.ile-joyaux.com/t480-kataleyah-teim-cruan
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Jeu 14 Fév 2013 - 14:09

Il ria. De son timbre rocailleux et fort. Son rire résonna dans les brumes sombres qui hébergeait l'esprit erfeydien exclu de son corps. Lui, il écoutait grâce à ses oreilles, il parlait en volant sa langue, il regardait et jugeait les bipèdes qui l'adulaient à travers ses iris dorées réduites à deux feintes bestiales. Kataleyah ne comprit pas ce rire.

"La souveraineté n'amalgame pas la patience."

L'oracle dut se contenter de cette énigme, à ajouter à toutes les autres pour former lentement un puzzle de plus en plus terrifiant. Elle sentit sa douce euphorie s'estomper puis ses lèvres s'ouvrirent pour le laisser user de sa parole.

- Le temps est mon présent. Usez en avec ingéniosité, protecteurs des Erfeydes, tonna-t-il de sa voix caverneuse. Je ne suis que votre guide et le Gardien de notre Histoire. En tant que tel, je vous confierai ces quelques mots : les étrangers ont souillé le bien le plus précieux de leur monde, comme des enfants qui ont mis feu aux dernières récoltes avant le grand hivers. Ils se sont condamnés à la dépendance et maintenant, ils viennent voler notre sang bleu. L'empathie que vous pourrez ressentir à leur égard est l'alimentation de leur convoitise. Repoussez les avant qu'il ne soit trop tard."
Puis Il libéra son hôte, sans toutefois s'éloigner d'elle. Aussitôt, sa peau blanche reprit des couleurs plus saines, et ses yeux retrouvèrent leur habituelle teinte chocolat. Kataleyah retourna près de son frère, à demi conscient de la scène qui s'échauffait. Tous avaient perçu le départ du Gardien. L'atmosphère semblait plus légère, moins oppressante et pour ceux dont le lien était puissant, ils avaient certainement pu ressentir l'écho de magie envoyé par leur maître et protecteur. Douce promesse de grandes choses à venir, caresse enivrante de pouvoir. Il saurait récompensé les plus méritants.

- Mes frères, déclara l'oracle d'une voix étrangement essoufflée mais assez forte pour couvrir le vacarme de chaise qu'on déplace déjà. Protecteurs des Erfeydes... et protectrices, l'union parfaite est une chimère venue de nos siècles de survie sur cette île hostile. Cessons donc de la pourchasser, mais tâchons de la remplacer. Au sud, à l'est, à l'ouest ou au nord, toutes nos frontières doivent être sous surveillance. Cette tour, fit-elle en pointant l'ombre qui obscurcissait trois des hautes meurtrières de la bâtisse, ne sera probablement pas la seule à recevoir les frappes ennemis. Ils finiront pas envahir nos terres, nous devons nous préparer à cette éventualité. C'est pourquoi au nom de notre guide, je vous demande de vous mettre d'accord sur les territoires occupées. N'ignorez pas les alliances qui s'offriraient à vous.

Les chefs de clan avaient besoin de temps pour former ces alliances. L'oracle percevait déjà les prémices de certaines et d'autres que seules quelques paroles autour d'une pinte d'hydromel éveilleraient. L'Horizon Vermeil et une poignée de clans ici représentés protégeraient le sud ouest. Elle ne doutait pas que les Early-Dawn conservent leur domination sur la région nord-est, mais avec qui ? Les Shaas d'Argent semblaient près à rester aux côtés du vieux clan. Quand aux Bois de Kouns, où iraient-ils ? Sûrement pas avec les Crocs de Skunk ou les Pics d'Ugron déjà alliés à ces derniers au vu des regards échangés qui n'avaient pas échappé à l'hôte. Il ne servait à rien de précipiter ces importantes décisions stratégiques. Elles exigeaient une entente minimum, quelques discussions et quelques bagarres. Il leur avait offert du temps. Il avait sûrement prévu cette partie là.

- Dans six jours, je vous attendrai tous ici même, au zénith. A ce moment, j'attends de chacun une réponse à ma question : quel territoire des Erfeydes protégerez vous ? Et, si tel est le cas, avec quels clans alliés ?

Ne souhaitant pas éterniser plus longuement cette assemblée marginale, Kataleyah lança un regard entendu à son frère, et tout deux traversèrent la grande salle pour en sortir. A l'extérieur, le soleil du matin l'aveugla presque, tant le hall était mal éclairé avec ses petites meurtrières trop hautes. Peottre fixait le paysage blanc parsemée des tâches noirs que formées les milliers de tentes rassemblées dans la région depuis plusieurs semaines. De ci de là des points orangés apportaient une certaine féerie martiale au décor. Il ne dit rien, mais Kayah comprit. Ce serait lui qui dresserait la carte des positions factionnaires dans six jours. Quant à elle, il lui restait encore des plans à confier au troisième Chef choisi par le Gardien, après Almarick Thorleif et Garbas des Ombres. Après, elle pourrait rechercher la trace.


Spoiler:
 






Sign @Thélador



Spoiler:
 
avatar
Peuplade

On m'appelle Nivilk Markin


Infos Personnage
RANG: ~BOIS&PLEYRION~ Alenoä . Grim . Astrid . Edvald ~SHAAS~ Fjölan
VILLE & APPARTENANCE : Pleyrion ~ Hön des Bois de Koun
MON AGE : 35 ans
Masculin
MESSAGES : 512
AGE : 27
INSCRIT LE : 12/02/2012
PSEUDO HABITUEL : Jezibaba
Joyaux : 1104
http://www.ile-joyaux.com/t699-nivilk-markin-le-sceptre-rouge http://www.ile-joyaux.com/t454-nivilk-markin-le-sceptre-rouge
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Lun 18 Fév 2013 - 15:59

Si les Oracles lui en avaient laissé le temps, Nivilk aurait donné sa réponse sans même prendre le temps de la réflexion. Sorti de la salle, il rejoignit sa seconde à qui il rapporta tous les dires de cette réunion. Leur choix était sans appel : ils partiraient protéger le sud est, et surtout Pleyrion.

Les Bois de Koun levèrent le camp au petit matin vers leur chez eux. Sur la grande table en bois autour de laquelle tous s'étaient égosillés, à l'emplacement qu'avait occupé Nivilk, une dague était plantée, retenant un parchemin à l'attention de Peottre et Kataleyah.

@Nivilk Markin a écrit:
Les Kouns seront au sud est. Les alliés seront les présents.




Message à Alenoä :
 
avatar
Oracle

On m'appelle Peottre Tiasgasthorn


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : - Oracle
MON AGE : 32 ans
Féminin
MESSAGES : 154
AGE : 25
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1010
http://www.ile-joyaux.com/t1124-peottre-l-oracle-de-la-proprete-d
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Sam 9 Mar 2013 - 7:30

Une fois le discours terminé, les erfeydiens quittèrent la salle promptement. Le brouhaha des discussions se mêlait aux exclamations d'indignation et aux rires de certains. Peottre attendit quelques instant, que la foule traverse les grandes portes de la salle. Il hésita quelques instant à parler à sa consoeur puis se ravisa. Ils n'avaient rien à se dire. Leurs actes étaient guidés par le Gardien et non par eux. Quelque fois, le jeune homme avait l'impression de pas avoir de libre arbitre. Il était là, présent pour représenter son peuple, mais il était aussi étranger à se peuple. Il ne s'était jamais réellement mélangé au peuple erfeydien. Dès sa naissance, il fut abandonné et dû apprendre à survivre. Peut-être était-ce pour cela que le Gardien l'avait choisi. Il se sentait peut-être abandonné tout comme lui ?

Un frisson de répugnance se répandit dans tout son être.

« Ta vie est si courte. Le temps d'un battement de cil et tu penses que ma vie pourrait avoir un quelconque point commun avec moi ? Ne fait pas la négligence de me faire affront, Peottre. »

L'Oracle pouvait presque sentir l'haleine fetide du Gardien lui caresser la nuque.

« Ô, magnifique Gardien, jamais je ne me permettrait de calquer ma misérable vie sur la tienne. Je m'en excuse humblement. »

Il ne sentit ni acquiescement ni refus. Rien. Le Gardien était parti aussi vite qu'il était venu. Ces derniers temps, il se manifestait à intermittence. Peut-être était-il constamment avec Kataleyah ? Cette pensée lui fit monter un sentiment de jalousie qu'il refrénât au fond de lui.

Puis, il remarqua qu'il était resté droit comme un "i" au milieu de la salle, bêtement. Il surprit quelques regards, puis avec nonchalance, il quitta la pièce.
avatar
Peuplade

On m'appelle Fjölan Kallhjärta


Infos Personnage
RANG: Peottre, Nivilk, Agazhar, Dhungaärd, Hermine, Alenoä, Edörja, Niklas, Oönvüla.
VILLE & APPARTENANCE : Ystenhaim, Shaas d'Argent, Clan Kallhjärta
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 1002
AGE : 23
INSCRIT LE : 05/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Sumire
Joyaux : 7200
http://www.ile-joyaux.com/t732-fjolan-kallhjarta#16739 http://www.ile-joyaux.com/t2021-faction-erfeydienne-les-shaas-d-argent
Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   - Ven 5 Avr 2013 - 17:56

Elle resta silencieuse et regarda la salle se vider lentement. De nombreuses idées brûlaient son esprit mais bien peu avaient pu sortir de ses lèvres. C’est avec amertume et presque déshonneur qu’elle s’en alla à son tour, sans adresser un seul coup d’œil aux autres guerriers.


Fjölan se présenta au Hall à l’échéance donnée, afin d’apporter en personne sa réponse. La tête haute et le dos droit, la jeune femme s’adressa à l’oracle d’un ton presque solennel :

-Almarik et moi allions nos clans, le temps de cette crise. Nous pourrions alors unir nos forces pour nous placer en première ligne, au Nord-Est et appréhender ainsi les agressions. J’ai invité plusieurs de mes frères d’armes dirigeant des clans de taille modeste à en faire de même et réfléchir dès maintenant avec qui ils coopèreront, et pour les plus abdiqués d’entre eux, à qui ils se soumettront.

Elle marqua une légère pause et son regard se fit plus dur, plus glacial. D’une voix implacable, elle ajouta :

-Je tiens néanmoins à préciser qu’importe où frapperont ces étrangers, je me trouverais face à eux. Je veux que leur sang coule de ma main. Et qu’importe si tout mon clan ne me suivra pas, qu’importe avec qui je devrais m’allier, qu’importe aussi nombreux seront les ennemis, je serais, sans appel, face à eux. Je les attendrais de pied ferme. Et ils tomberont.

Fjölan se détendit un peu et inclina la tête en guise de salut et repartit d’un pas pressé.





On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: L'appel de l'oracle fielleux   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum