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Posté dans Convocation militaire   - Mar 7 Juin 2011 - 9:09

Dans les ateliers de réparations du spatio-port de Sant Poseïnos, Savanah réglait la puissance des réacteurs de son Speeder. Elle se trouvait sur une planche à roulettes, sous le vaisseau. Quelques câbles dénudés pendaient autour d'elle. La jeune pilote réparait toujours son vaisseau elle même. Non pas qu'elle n'avait pas confiance dans les techniciens et mécaniciens des ateliers, mais c'était une simple question relationnelle avec son vaisseau. Elle savait exactement quels réglages lui apporter pour qu'il soit au mieux de ses performances. Et ce, après toutes ces heures passées à voler avec. Une partie de l'aile droite était endommagée par des trous de balles, le cockpit était fissuré et la propreté du vaisseau laissait à désiré, par rapport à la quantité de poussière accumulé dans le désert. C'était toujours comme ça après une mission.

Un milicien s'avança à grands pas vers le chef de pont. Il s'arrêta devant lui et fit le salut militaire avant de lui donner une lettre et il reparti aussi vite qu'il était arrivé. Le chef décacheta l'enveloppe avec ses doigts pleins de cambouis et lu ce qui était écrit. Il fronça les sourcils, puis il s'avança vers le vaisseau ou Savanah travaillait.


Vaeril ! Sors de là ! T'as une convoc' pour aller voir la Conseillère Enrya ! A parament elle souhaite te dire deux ou trois mots...

Dès que le chef prononça le nom de Savanah, elle sursauta et s'électrocuta avec les fils qu'elle allait rebrancher. Elle eu un cri de douleur, puis s'en suivit un énorme juron. Elle sortit de dessous le vaisseau sur sa planche, se tenant la main qui était entrée en contact avec le courant. Elle lança un regard noir au chef de pont.

Bordel ! Chef, tu ne pouvais pas le faire plus doucement !? Je me suis cramée la main maintenant ! T'es content !?

Le chef soutint le regard de Savanah en souriant et lui lança la missive qu'elle attrapa avec son autre main, puis elle la lit. Savanah soupira, puis elle se releva. Elle regarda la lettre avec dédain, puis elle la chiffonna et la balança plus loin dans une poubelle. Elle enleva son vêtement de travail intégral et le posa sur le nez de son appareil, en attendant de revenir. Elle retourna à ses quartiers pour revêtir ses vêtements officiels, afin d'être présentable devant la Conseillère à la Défense.
Une fois habillée de son uniforme de pilote, elle retourna vers l'atelier. Au passage, elle eut le droit aux commentaires et aux moqueries sur son accoutrement des autres pilotes. Elle répondit en leur tirant la langue et par un joli doigt d'honneur. Alors, elle enfourcha sa Filante et fit vrombir le moteur dans l'atelier. Elle partit alors à toute vitesse en direction du Palais du Gouverneur.
Elle zigzagua entre les vaisseaux marchands et les Vivenefs posés sur le tarmac. Alors, elle prit la route principale, doublant à toute vitesse les véhicules roulants sur la route. Et en quelques minutes, elle pénétra au coeur de la cité de Sant Poseïnos. Au passage, elle manqua d'écraser un couple de bourgeois inconscients, qui pestèrent contre elle et sa vitesse. Savannah n'avait pas mis longtemps à arriver au Palais du Gouverneur. Elle stationna alors au beau milieu de la cour, garant sa Filante de travers. Quelques miliciens armés arrivèrent à sa rencontre pour lui dire de ne pas rester ici. Elle enleva son casque et les fusilla du regard. Déconcertés, les gardes se mirent au garde à vous en voyant le grade de la jeune pilote. Elle se dirigea alors vers l'entrée du Palais, et se dirigea vers le bureau de la Conseillère à la Défense. On lui dit d'attendre devant la porte du bureau, le temps qu'on lui fasse signe d'entrer. Elle resta alors là, postée droit comme in "i". Quelques officiers passèrent devant elle. Elle fit le salut militaire à leur passage en guise de salutation. Mais intérieurement, elle avait une opinion très bien établie de certains d'entre-eux. Cependant, elle ne laissa rien paraitre.

Un garde lui fit signe d'entrer en tenant la porte. Elle entra et s'arrêta à quelques mètres de la porte, saluant, le poing sur le coeur la Conseillère Enrya Thasman,et en la regardant bien droit dans les yeux.
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Posté dans Re: Convocation militaire   - Ven 10 Juin 2011 - 2:14

Ces papiers l’exaspéraient. Une signature par-ci, une signature par-là. Elle n’était que conseillère mais devait quand même donner son autorisation sur certains faits de Matroos alors bon, les papiers, ce n’étaient pas ce qu’il manquait sur son bureau. Quoique bien organisé avec des piles de taille équivalente, il restait rempli de dossiers disposés ci et là. Même si la pile se désemplissait parfois, dans la journée elle reprenait sa forme initiale voire pire, augmentait. Ce qui l’agaçait le plus, je crois, c’était les rapports totalement dénués d’importance de ses subalternes. Un petit crime par-ci, un petit crime par-là. Oui, elle aimait ce qu’elle faisait mais elle n’appréciait que guère recevoir des mémos de trois voire quatre pages pour finalement ne rien savoir. Cela lui valait une forte réputation auprès de ses collaborateurs directs qui voyaient d’un mauvais œil la femme. Remarque, qui la considérait réellement de façon objective et sympathique ? … je vous laisse y répondre aisément, je n’ai pas de réponse à l’heure actuelle.

Aujourd’hui elle devait recevoir l’un des pilotes renommés de Matroos pour le récompenser. Elle chercha sur son bureau les papiers inhérents à la récompense et elle s’aperçut, une fois le papier en main, que la personne qui devait venir dans son bureau aujourd’hui n’était pas un homme, comme elle le croyait, mais une femme. Qu’est-ce que cela change ? Pas grand-chose en réalité dans la mesure où Enrya ne faisait pas de distinctions entre les deux. Certes elle appréciait de récompenser les femmes puisque cela montrait clairement l’intégration de celles-ci dans la société. Elle fit envoyer une missive à l’intention de… Savanah Vaeril. Elle n’avait pas coutume, pour décorer les quelques personnes qui le méritaient, de se déplacer. Elle s’empara d’un autre dossier tandis qu’elle attendait son rendez-vous.

Les minutes passèrent, une heure peut-être plus, et elle entendit de l’agitation au dehors de son bureau. Enrya vit alors à ce moment là rentrer une jeune femme, l’allure un peu sauvage, rentrer dans son bureau se tenant comme un i. Celle-ci lui faisait le salut militaire que la Conseillère lui rendit rapidement. Puis elle contourna son bureau en souhaitant la bienvenue à la jeune pilote.

« Je suis ravie de vous rencontrer enfin. Vous êtes plus qu’un nom pour Matroos, vous devenez petit à petit une légende. Enfin, je suppose que vous avez autre chose à faire que de vous trouver ici, non ? Je vais donc vous remettre une décoration pour vos prouesses récentes contre les Pirates. Approchez. »


Tandis qu’elle finissait sa phrase, elle se dirigea vers une commode sur la gauche de son bureau afin de chercher la décoration en question. Elle tourna la poignée de celle-ci et y attrapa une légère boîte décorée de nombreux minerais.
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Posté dans Re: Convocation militaire   - Ven 10 Juin 2011 - 3:32

A vrai dire, Savanah s'attendait un peut à recevoir une nouvelle médaille. Elle en avait déjà reçue tant d'autres auparavant et ça ne lui faisait plus rien. A chaque grande mission ou presque elle en avait le droit à une nouvelle pour ses faits d'armes et son courage. A force, elle les refusaient, elle les offraient à ses coéquipiers qui n'en avaient pas reçurent ou bien aux familles de ses camarades disparus au combat. C'était une tâche ingrate de venir voir les familles amputées d'un proche, mais elle ne pouvait pas laisser sa conscience en paix sinon. Bien souvent, les enfants, les frères ou parents des familles avaient le droit aux funérailles militaires, à un drapeau Matrosien et aux condoléances des officiers supérieurs. Rien de tout ça, même une médaille n'allait pas les faire revenir de l'au-delà. Mais Savanah se devait d'honorer leur mémoire et elle le faisait comprendre aux familles.

Elle regardait toujours la Conseillère droit dans les yeux, le corps toujours droit et les mains dans le dos. Avant qu'elle ne s'approche de la pilote avec la boîte, Savanah dit :


Une décoration ? Pour quelle raison !? Si vous relisez mon dossier militaire, vous verrez le nombre de ces mêmes médailles que j'ai reçue en combattant pour la liberté de notre peuple. Et pourtant, je ne les arborent pas sur ma poitrine comme trophées ! Je ne fais que mon boulot, celui pour le quel j'ai été formée : Défendre le peuple Matrosien. Ou plutôt, les intérêts commerciaux des riches marchands, des bourgeois et des grands et puissants politiciens.
Sauf votre respect, Madame, cette énième décoration, vous pouvez vous la mettre où je pense.

Sur le coup, Savanah se dit qu'elle en avait dit un peut trop, mais c'était réellement ce qu'elle pensait au fond d'elle même, mais en plus soutenu. Elle fit alors quelques pas dans le bureau, observant tous les magnifiques meubles ou étaient exposés de superbes objets richement décorés. Puis elle regarda à nouveau la Conseillère Enrya.

Madame, je ne mérite pas cette décoration ! Elle revient au courage de ceux qui ont donnés leur propre vie pour notre défense. Au nom de mes camarades morts, je ne peux pas l'accepter ! Le Sergent Gipps a perdu la vie lors de notre dernière mission dans le désert contre les Forbans. Qu'a donc reçu sa famille ? Des funérailles et un drapeau. Es-ce que cela le fera revenir ? Es-ce que cela honore ce qu'il a fait ? Cette médaille, il la mérite plus que quiconque. Il a sauvé la vie de tant d'hommes. Son courage vaut plus que de simples funérailles. C'est moi qui suis allée apprendre sa mort à sa famille. Et vous voulez que je reçoive une médaille pour avoir survécu !? Sans blague !

Oui, j'ai mieux à faire que de recevoir vos babioles. Elles iront se perdre dans Grand Vent comme tant d'autres avant celle-ci. Je ne veux pas qu'on m'honore, je ne veux pas qu'on parle de moi comme un légende. Je fais mon job tout comme vous, mais à ma façon. La simple différence, c'est que je libère ma conscience et que je n'ai cirée les pompes de personne pour avoir mon grade.

Si vous n'avez plus d'autres médailles à m'offrir, j'ai du travail encore à faire et des familles à consoler.

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Posté dans Re: Convocation militaire   -

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