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[RPI] Ne pleurez pas votre passé, car il s'est enfui à jamais

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Ostracisé

On m'appelle Mowiel Solverre


Infos Personnage
RANG: Kezaël Lysereän, Asàf Lysereän, Khalël Isam, Kriss Almandina, Nessä Lysereän, Enaîa Lysean Vara'Da...
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie - Cités troglodytes
MON AGE : 19 ans
Féminin
MESSAGES : 441
AGE : 24
INSCRIT LE : 27/09/2012
PSEUDO HABITUEL : Mowiel Solverre
Joyaux : 484
http://www.ile-joyaux.com/t2389-journal-de-bord-de-mowiel-solverre http://www.ile-joyaux.com/t1044-mowiel-solverre
Posté dans [RPI] Ne pleurez pas votre passé, car il s'est enfui à jamais   - Sam 29 Déc 2012 - 16:11


Enfance Mowiel Solverre, à Arish.



Mowiel entra pour la première fois au service d’une famille de Cultivateurs à l’âge de neuf-ans. Mais l’enfant, encore jeune et indisciplinée, se révoltait de son statut d’esclave. Plus d’une fois, elle fut donc convoquée et dûment sermonnée, en vain d’ailleurs. Ses Maîtres la fouettaient comme ils n’avaient jamais fouetté aucun autre de leurs domestiques. Mowiel avait beau hurler, demander grâce, elle recevait le fouet de la bonne manière, et il fallait avouer que sa punition était à l’exacte hauteur de son arrogance. Ses journées se terminaient le plus souvent dans une petite chambrette miteuse, qu’elle partageait avec d’autres jeunes Korruliennes que la vie n’avait pas plus épargnée. Elle y versait ses uniques larmes et y soignait pitoyablement ses plaies, sans grand succès. Mowiel porte encore les marques de leurs mauvais traitements. Ses soins ont été inadéquats : son dos, ses bras et ses cuisses sont parsemés de larges cicatrices, qu’elle abrite au mieux sous ses vieilles loques. Peu se doutait alors qu’elle pouvait s’enfoncer encore plus dans la misère.

Le pire fut sûrement le Chef de la Famille Eleand. Lorsqu’elle entra à son service, après plus d’un mois d’inactivité, elle avait tout au plus une quinzaine d’années. Rongée par l’angoisse et la faim, elle acceptait docilement chaque contrainte, ne se plaignant ni de son maigre salaire, ni de la quantité de travail qu’on lui donnait.
Mais avec le temps, Mowiel était devenue extrêmement fragile. Lorsque l’effort qu’on lui demandait était trop grand, elle attrapait inévitablement la fièvre et devenait aussi incapable qu’un nourrisson. Le Maître de la Famille, communément nommé Auron,  s’en offusqua et un jour, il décida de la punir pour son incompétence.
Attachée à un poteau, dans la cour de la demeure, on força Mowiel à présenter son dos dénudé. Avec un sifflement cruel, le fouet s’abattit impitoyablement, déchirant les chairs de son cou et de ses épaules. Elle en hurla de douleur. Lorsqu’on lui asséna un deuxième coup de fouet, la souffrance fut pire encore. Puis il frappa encore, et encore, mais à bout, Mowiel essaya pour la première fois de se soustraire au sort terrible qu’il lui réservait. Seule l’extrémité du fouet l’atteignit, mais elle s’incrusta profondément dans sa chair sanguinolente. La douleur fut intolérable et elle hurla de nouveau. Comme elle cherchait désespérément à arracher ses liens pour fuir, les hommes d’Auron la ramenaient régulièrement contre le poteau. Le coup qui suivit lui cingla les jambes et le sang jaillit de ses plaies. Certaine qu’elle allait mourir, elle se jeta sur le côté dans un ultime effort, mais elle trébucha lourdement au sol. Son bourreau en profita pour la frapper au ventre et aux cuisses. Les cordes qui la relaient au poteau lui brûlaient les poignets. Ses hurlements finirent par se taire, elle n’avait plus la force de crier au secours. Il allait la battre jusqu’à ce que mort s’en suive, c’était évident.

Son frère la retrouva inconsciente, dans les quartiers pauvres d’Arish. Son visage, et l’ensemble de son corps, étaient couverts de sang. De ses plaies s’écoulait un flot continu et ses cheveux formaient des touffes poisseuses. Mowiel ne se remit jamais totalement de cette terrible expérience.

Plus que la faim, la soif et le désespoir, le pire de tout, c'est de sentir que personne ne s'intéresse à nous.
C'est une douleur qui te transperce le corps et te donne envie de crier haut et fort : plus jamais ça.
Dès lors, tu n'as plus rien à perdre.
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Ostracisé

On m'appelle Mowiel Solverre


Infos Personnage
RANG: Kezaël Lysereän, Asàf Lysereän, Khalël Isam, Kriss Almandina, Nessä Lysereän, Enaîa Lysean Vara'Da...
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie - Cités troglodytes
MON AGE : 19 ans
Féminin
MESSAGES : 441
AGE : 24
INSCRIT LE : 27/09/2012
PSEUDO HABITUEL : Mowiel Solverre
Joyaux : 484
http://www.ile-joyaux.com/t2389-journal-de-bord-de-mowiel-solverre http://www.ile-joyaux.com/t1044-mowiel-solverre
Posté dans Re: [RPI] Ne pleurez pas votre passé, car il s'est enfui à jamais   - Ven 30 Mai 2014 - 6:55

Année 1783



La foule se tourna brusquement en entendant un cri aigu. Une petite Korrulienne âgée d’une dizaine d’années à peine, vêtue de haillons crasseux, venait de se faire violemment expulser de chez un commerçant de légumes. Les gens arrêtèrent leur activité pour la regarder se retourner et tambouriner de ses poings menus sur la porte. Elle réclamait à manger pour son petit frère, qui était en train de mourir. Et plus le commerçant faisait mine de l’ignorer, plus sa colère allait en grandissant, si bien qu’elle finit par s’écorcher les mains. Elle était épuisée, meurtrie et couverte d’une croute verdâtre douloureuse à certains endroits ; ses muscles endoloris par l’effort la faisaient souffrir, mais elle ne pouvait s’arrêter en si bon chemin, malgré les nombreux échecs cuisants qu’elle avait essuyés avant de venir réclamer l’aide de cet homme.
Pour une enfant de son âge, il était impossible de comprendre pourquoi les commerçants de cette ville se montraient aussi égoïstes. Elle choisissait pourtant ceux qui ne semblaient pas être dans le besoin, mais malgré ça, aucun d’eux ne lui tendait la main pour lui venir en aide. Au fond, elle ne demandait pas grand-chose, simplement un aliment qui n’allait pas être mis à la vente…n’importe lequel, du moment qu’il puisse redonner des forces à un petit être affamé.

Cette misérable mise en scène dura plusieurs longues minutes, jusqu’à ce qu’un petit groupe de Veilleurs Pourpres décident d’y mettre fin, agacés par les cris perçants de l’enfant. A force de coups de pieds, l’un d’eux, le plus arrogant sûrement, chassa la petite fille loin de la pauvre porte, après lui avoir donné un seul et unique avertissement. A Korrul, parlez de prison et tous ceux qui ont quelque chose à se reprocher prennent la fuite et se tiennent à carreau quelques jours durant, y compris les jeunes mendiantes comme Mowiel.
Elle avait passé toute son après-midi à rechercher de quoi manger, sans succès. Une fois encore, sa famille allait devoir jeûner. Le temps leur était compté. Alors dès le lendemain, elle reprit la chasse, évitant habillement les Veilleurs Pourpres de patrouille dans la capitale ! Néanmoins, une violente douleur abdominale mit soudainement fin à tous ses espoirs.

Il ne lui fallut pas longtemps à la petite fille avant de s’écrouler au sol, en proie à une souffrance sans nom. Personne ne vint à son secours : il était plus que courant à Arish de voir des Ostracisés ou autres pauvres Korruliens s’écrouler de fatigue, ou pire encore, mourir de faim. C’était presque devenu une banalité pour certains ; un drame pour d’autres, qui craignaient le retour de la Peste Sanguine et ne souhaitaient en aucun cas en devenir les nouvelles victimes.
Mowiel aurait souhaité fuir leurs regards dégoûtés. Elle aurait souhaité être ailleurs, peut-être au milieu du désert, ce lieu à la fois si paisible et dangereux.
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