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Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.

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Posté dans Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Dim 13 Jan 2013 - 13:23

[...]

" Je n'ai jamais aimé me mêler à la foule; aussi venir à Muertiga revêtait en général plus des allures de supplice qu'autre chose. Le désert était bien plus tranquille et surtout, bien plus prévisible pour quelqu'un comme moi. Mais il fallait bien vivre; j'étais donc venue vendre diverses peaux et quelques unes de mes trouvailles. J'avais décidé que j'achèterai ce qu'il me manquait le lendemain, pour ne pas avoir à faire mes courses la nuit; je n'allais pas tenter le diable. Mais je regrettais d'être arrivée si tard; je détestais réellement m'attarder."

[...]

La Forban avance dans les rues, rangeant rapidement l'argent qu'elle s'est fait dans la journée. La prudence est quelque chose de déterminant dans cet endroit; surtout lorsque l'on a pas de clan. Et qu'en plus, on est une femme. Elle sait où elle va passer la nuit; comme d'habitude lorsqu'elle est obligée de rester ici après la tombée du jour, Silëna va dans une taverne sur les hauteurs de la capitale des bandits. Là, on ne lui pose pas spécialement de questions et tant qu'elle paye, elle fait bien ce qu'elle veut.
Enfin arrivée devant la porte, elle prend une grande inspiration. Il y a déjà un peu de monde, aux vues des bruits ... Tant pis, il faudrait faire avec.

[...]
Je n'avais pas prévu autant de monde. Déjà, je souhaitais tourner les talons, me disant qu'au pire, coucher dans le désert ... Mais non. Retraverser ainsi la ville à cette heure était peu recommandé et puis j'étais épuisée. Passer 5 jours à marcher sous un soleil cuisant ne me dérangeais absolument pas. Mais venir passer un après-midi sur un marché noir me paraissait plus accablant que le double ou le triple de cet exercice. Toujours cette histoire de monde ... Que les humains sont méprisables et gênants !
Ils n'ont jamais été bon qu'à être assassinés. Il n'y avait qu'à observer un instant la faune qui s'égayait déjà dans la salle ...


[...]

Elle laisse son regard glisser sur les clients attablés ou accoudés au bar avant de soupirer. Elle voit que le patron l'a remarqué et lui indique de venir directement au bar; à force, il la connait. Elle passe rapidement entre les tables sans plus un regard pour tous les convives et vient s'accouder au comptoir.
L'homme commence à s'adresser à elle, mais son regard est dans le vague; elle l'entend à peine. Et sans trop savoir ce qu'il à dit - et s'en fichant éperdument, n'étant pas là pour discuter - elle lui souffle un laconique "Comme d'habitude" .
Là oui, c'est tout ce qu'elle souhaite; des habitudes. Que rien ne vienne la perturber, rien. Elle est bien trop lasse actuellement pour se montrer "conciliante" .
Invité

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Mar 15 Jan 2013 - 21:47

Un mois après la rencontre avec Farrow, peu avant leur deuxième rencontre.

Il renâcla comme un animal devant la tombe, le visage fermé. C’était le dernier nom qu’il avait, et cette petite pédale de Nucingen lui avait même mentit sur Silver. Il se mordit la lèvre, d’un air affreusement agacé. Il lui avait mentit. Comment est-ce qu’il osait, ce petit rat… ? Est-ce qu’il ne savait pas qu’on ne devait pas jouer avec Cerberus Mah’Tanza ? Le dernier Saigneur secoua la tête d’un air sombre et recula de quelques pas, jaugeant la tombe. Elle était loin d’être fraîche, pas même fleurie. Il n’avait sans doute même pas de familles, pas d’enfants ou de mère, ou de sœurs, ou de quoi que ce soit qui auraient pu être le défouloir de sa colère. Il leva la tête au ciel, inspira profondément et finalement éclata d’une colère noire. Deux grands coups de pieds dans la pierre qui indiquait son nom ne permis de la faire choir, mais au moins, ça avait le mérite de lui rappeler qu’il ne fallait pas faire confiance à un Veilleur, même menacé et au pied du mur ils étaient encore capables de mentir. « Connard de Farrow... » Maugréa-t-il.
« Excusez-moi… » Le forban releva ses yeux rouges. Une jeune femme se tenait là, avec un enfant. Elle souriait timidement, les joues un peu chaudes à cause de la chaleur et de la gêne. Ça devait être tout frais. Une sorte de mort tragique. Elle le fixait avec insistance. Il regarde le sol, et remarquait qu’il était sur la table. Ses yeux se levèrent de nouveau, se fixèrent dans les yeux de la jeune femme. « Vous le connaissiez ? » Elle eut un sourire doux, plus long. « Non. Mais… Une tombe qui n’est pas fleurie, c’est triste. Et vous ? » Elle avait l’air douce comme la rosée qui jamais en venait dans le désert, une fleur rare qui donnait envie d’être arrachée à la terre. Son rejeton tenait fermement sa main, tout petit à côté d’elle. Il ne devait pas avoir plus de trois ans et se tenait presque caché derrière sa robe de soie pourpre.
Il aurait pu leur dire qu’il connaissait cet homme, qu’il était un assassin, un meurtrier, mais Cerberus n’était pas le genre d’homme à accuser des hommes quand il n’était pas meilleur. Il le faisait avec Farrow mais Farrow était différent – c’était un fils des leurs. « Vous… avez les yeux rouges. » Elle souriait, mais sa timidité jadis touchante était devenue une prudence extrême. Elle sera un peu plus la main de son marmot. « Vous avez peur. » Il releva les yeux, posant sa main sur la garde de son cimeterre. « Je n’ai pas peur pour moi. » Elle soutint le regard brûlant comme le désert de l’homme. Il serra les dents. Au même moment, son garuda aboya de l’entrée du petit cimetière. Il jaugea la jeune femme, un long moment, et finalement tourna les talons, sifflant la bête qui restait, pataude, à l’entrée, attendant son maître.

(...)
« Ahmak, assis. » « Gnu ? » La bête regarda Cerberus avec des yeux ronds avant de se prendre sur le haut du crâne un coup de poing qui aurait fait mal à un homme. « Con d'garuda. » Il couina et finalement vint se coucher sous le tabouret de son maître, guettant aux alentours s’il n’y avait pas quelques miettes à grappiller, la faim aux ventres. Il avait mangé une ou deux heures auparavant mais Cerberus avait été si pressé de rentrer au Col qu’il ne l’avait pas laissé finir le cadavre du mec qu’il avait défendu. Un p’tit mec de rien, un peu aisé sur les bords ; il en avait tiré une bourse pleine de pièces sonnantes et c’était tout ce qui était important. Il avait besoin de se détendre, de se calmer. Il bailla alors que le barman déposait une boisson devant une jeune femme, et s’adressait à lui juste après. « Alors Saigneur, on a trouvé quelque chose ? A ta gueule, c’est bredouille aujourd’hui aussi ? » Le forban fit la gueule, posant devant lui quelques pièces qui paieraient ses futures boissons. « T’sais c’qu’on dit Tarik, laissez le forban sur la faim, s’tenter le sheitan du désert. Paies-moi d’quoi m’retourner la gueule, j’en ai besoin. » Il émit un petit soupire, l’air las. Le barman revenait vers lui, déposant devant son nez trois hautes boissons couleur de sang. « T’aurais du t’en douter de toute façon Cerberus, un Veilleur qui donne ses copains, s’pas un veilleur. » Le forban fit la moue, entendu. « J’sais bien. J’pensais juste qu’il aurait peur qu’j’lui cogne dessus… Faut croire qu’j’vais être obligé d’tuer sa p’tite mère pour qu’il soit honnête ‘vec moi… Eux qui pensent qu’la violence résout pas tout, j’vais leur monter qu’y suffit d’cogner plus fort. » « C'est tout c'qu'ils méritent ces chiens, après ce qu'ils ont fait au bon vieux Hyléos* ! Tiens ! Pour la peine, trinquons en sa mémoire ! » Les choppes tintèrent et une grande gorgée fut bu dans toute la taverne.
    _____
    * Hyléos l'Insoumis, ancien Chef du Clan Mah'Tanza. Grand-père de Cerberus, il a été lâchement assassiné par les Veilleurs, cf la fiche de Cerberus. Il est notamment très connu et populaire chez les Forbans pour avoir "garder" l'Entrée du Volcan, leur campement étant au pied de ce dernier ; c'était lui qui donnait l'alerte en cas d'approche de Veilleurs trop près de la frontière.

    J'espère que ça te conviendra comme réponse ❤
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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Ven 18 Jan 2013 - 16:18

[...]
La jeune femme sirote son verre, les yeux dans le vague. L'alcool, fort, lui montait lentement mais surement au cerveau, lui donnant cette lugubre joie de vivre qu'on tous les soûlards lorsqu'ils boivent leur eau de vie. [oh le mauvais jeu de mot.] Elle ne boit en général pas beaucoup; entre autre parce qu'elle sait qu'il vaut mieux éviter. Mais voilà que la boisson lui a soudainement aiguisé les tympans, alors qu'ordinairement, elle souhaite être sourde. Son oreille s'agite un peu en entendant le mot "Saigneur", mais bon, au pire, les peoples c'est pas son truc. Mais voilà qu'elle se met littéralement à sonner - l'oreille hein - en entendant le mot de "Veilleur". Elle en sursaute d'ailleurs.
Veilleur ? Veilleur ... ? VEILLEUR ?!

[...]
Ce simple mot, craché avec tant de mépris, vint raviver à ma mémoire une quantité de souvenirs douloureux. Repassa alors sous mon regard, comme si c'était hier, la scène de la mort de ma soeur. Je croyais à cet instant ressentir à nouveau la chaleur de l'éclaboussure de son sang sur mon visage.
Je serrais alors mon verre à l'excès, faisant blanchir mes jointures; une aura de colère extrême m'irradiait.
Comment expliquer mon état ? En un mot, j'avais passé une journée de merde, je passais une soirée de merde, demain serait une journée de merde et voilà qu'en plus, un ignoble voisin de comptoir s'amusait à me rappeler en un moment pareil les pires moments de ma vie. Est-ce que du coup, j'étais censée être de bonne humeur ?!
Quoi, ce n'était pas intentionnel... ?
Bon d'accord, inutile de le provoquer. J'avais tout de même un peu de fierté et de conscience; je savais ne pas tenir réellement l'alcool, puisque dans le désert, je me limitais dans sa consommation. Du coup, en combat singulier, dans un élément tel que celui-ci, - un bar plein - c'était pas le top. Et puis révéler ainsi la prétendue faiblesse des femmes à cause d'un simple manque d'entraînement ... Là, autant partir me perdre définitivement dans les dunes et rejoindre une communauté de draomas.


[...]
La Forban se tourne vers le dénommé "Saigneur", dont le nom lui rappelle bien quelque chose mais ... Bon, sans trop d'idée. Elle le détaille longuement, tenant toujours son verre à la main, puis se mord la lèvre.
Voilà, voilà où elle en arrivait !
Elle avait envie de lui parler. Mais non.
Une femme Forban ne parle pas à un homme Forban. Sauf si : elle veut prendre des coups, subir un rapport sexuel - avec ou sans coups -, subir une moquerie, se retrouver face à un mur qui ignore ses paroles, se faire remarquer et du coup, être renvoyée en cuisines.
Ah, ces vieux réflexes, ces vieilles peurs idiotes.
S'il y a une chose qu'elle avait apprise depuis le temps, c'était à oublier les ordres. Donc, sans plus se triturer les méninges, elle ajoute aux paroles de son voisin de choppe : " Il est plus que temps de tous les anéantir; y'en a marre qu'ils se prennent pour les rois de notre territoire. Ils n'ont rien à y foutre, strictement que dalle. C'comme une fourmilière, on frappe un grand coup dedans en foutant le feu et après, on en parle plus. Faut buter ces putains de fourmis."

[...]
Quoi ? Non, je n'ai jamais eu le moindre soucis avec les fourmis. Enfin si, à part qu'elles viennent vous gratter quand il ne le faut pas, la nuit, ou autre, mais bon, on y survit, on les écrase et puis point barre. C'est peut-être une race de bêtes emmerdantes, mais ça s'écrase facilement. Même si y'en a beaucoup. De même avec ces foutus Veilleurs.
Vile race grattante et agaçante. Inutile. Pénible. Juste bonne à être massacrée et à passer nos nerfs dessus. Et puis à être volée. Non parce que bon, c'est mieux quand un massacre est rentable.
Mais voilà, j'avais le teint échauffé, tandis que je finissais mon verre à longs traits. Cette idée m'avait procuré suffisamment d'excitation pour que cela transparaisse dans mon attitude, mon ton, ma voix.
Inutile de préciser pourquoi j'ai l'habitude d'être plutôt laconique : je n'aime pas parler, pas m'exprimer face aux autres. C'est dangereux et c'est une perte de temps.
Là, en l’occurrence, je perdais mon temps.



______________
Oui, t'a réponse m'a plut ! En espérant que la mienne te plaise tout autant ! ♥

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Ven 18 Jan 2013 - 23:56


Hyléos, dans son temps, avait été un homme hors du commun. Il avait été dur avec ses ennemis, et encore plus dur avec ses amis. Un guerrier à la trempe de fer, un chasseur et un assassin comme il n’en existait plus beaucoup. Si Cerberus taxait Farrow de tueur, il en oubliait le sang qui avait coulé sur ses mains dès le plus jeune âge, apprenant à dépeçait les bêtes dans l’optique qu’un jour, pour effrayer les ennemis, il faudrait aussi étendre la peau des hommes sur des bâtons en croix. « Si tu ne te fais pas aimer Cerberus, alors fais toi craindre – c’est là la meilleure astuce pour que l’on te respecte. » Hyléos était un sage, un érudit ; l’un des rares forbans à savoir lire et écrire. Il avait torturé dit-on dans ses jeunes années un tuteur capturé durant un rapt et lui avait promis la vie en échange d’une éducation. L’homme lui avait appris tout ce qu’il y avait à savoir des lettres et des chiffres. Au moment de le relâcher, Hyléos lui fit couper la langue, crever les yeux. Juste avant de lui percer les tympans il lui dit « tu auras la vie sauve car je suis un homme de parole, mais je n’ai jamais dit que tu serais entier ». Ils le laissèrent au milieu du désert et on se douta que la chaleur et le soleil eurent raison de l’homme. Hyléos était ainsi, intransigeant. Et Cerberus tenait de ses enseignements, de ses principes. Il tenait du sang de son grand-père la rage des hommes du désert, l’horreur dans le regard. Ses mains étaient capables de choses que même l’imagination du plus fourbe n’aurait plus caressées. Assis sur sa chaise, à discuter joyeusement avec le patron, il n’avait pourtant pas l’air si dangereux que ça. Encore que sa taille et sa gueule indiquaient vaguement qu’à s’y frotter on y perdrait plus que son honneur.
Le regard du forban s’arrêta et se glissa lentement sur la jeune femme qui venait de parler. Une voix si claire et fluette ne pouvait appartenir qu’au sexe faible. Il arqua un sourcil, presque surpris qu’elle est osée. Il resta quelques secondes interminables muet, avant que ses lèvres ne s’étirent en un sourire appréciateur. La haine des Veilleurs était une chose commune à tout leur peuple, mais il était très clair que le ton indiquait qu’il y avait quelque chose de plus que la hargne habituelle. Il y avait l’envie de les détruire tous, un par un, de les voir disparaître, comme lorsque l’on arrache à un être son unique raison de vivre et que la seule chose qu’on lui laisse, c’est sa colère. Il connaissait ce sentiment – il se rappelait, oui, de l’amertume sur ses lèvres et de son bras tremblant, recouvert du sang de Farseer Nucingen. De cette haine sans nom qu’il avait eu, de longues journées, dans le fond des yeux, à refuser de manger, à refuser de boire, à ne pas qu’à une seule chose, une seule petite chose… leur mort. A tous.
« La chose qui différencie un Veilleur d’une fourmis, c’est que la fourmis a le mérite d’être utile. » Un petit ricanement ponctua sa phrase ; il leva ensuite sa choppe et en but quelques gorgées, la reposant, l’air tranquille. Il avait couru toute la semaine et son corps, fatigué, était courbaturé au niveau des épaules, des omoplates et du bas des reins. A force de sauter partout, comme disait Eurysthée. « Le fait que les forbans soient plus occupés à s’enrichir qu’à attaquer les veilleurs font que leurs attaques continueront longtemps sur nos terres. C’est… la suprématie des Gargans. Il y a certains choix qui sont faits, et nous, a juste à écouter… et payer. » Un petit discours qui a un ton bien aigre, mais il n’y arrive pas, lui, à rester sage dans son coin. C’est un animal, un vrai, un qui a besoin de sortir les griffes et de bondir sur une proie, de le croquer à la gorge sans avoir à rougir ou à se dire que ça aurait pu être autrement. Les Gargans, sous leurs aspects forbans, si forts fussent-ils, ne lui donnent l’impression que d’une masse bien éduquée. Ça fait même des prisonniers pour dire ? Il hausse vaguement les épaules, faisant signe au tavernier de remplir de nouveau sa choppe.
« On n'viendra pas dire que Cerberus Mah’Tanza, le Saigneur, était pour ces conneries. Ni même… »
Ses yeux glissent sur la jeune fille. Elle n’a pas de nom à ses yeux, en tout cas, pas pour l’instant.

    _____
    C'est parfait ! ♥ En espérant ne pas parler de trop. Avec Cerby j'ai un débit un peu important... XD

Invité

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Sam 19 Jan 2013 - 5:59

[...]
Elle l'observe, étonnée. Ouaw. Une femme avait droit à une réponse .. Remarque il avait lui aussi été plutôt surpris qu'elle parle. Elle l'écoute, elle sourit même.
Un sourire ? Ouaw.
En même temps, ce que cet homme dit est plaisant. Très plaisant ... Et sa réflexion sur les Gargans est loin d'être idiote. Celle-ci rejoint même une idée qui lui avait effleuré l'esprit il y a de cela un certain temps ...
Mais Silëna la rejette avec force; pas le moment. Et puis, c'est très certainement de la paranoïa.

[...]
Des fuites .. Des fuites chez les Forbans. C'était ce à quoi je pensais. Car après tout, pourquoi un clan aussi puissant, parfaitement capable de rallier tous les Forbans entre eux et d'anéantir ces foutus Veilleurs se contentait juste de quelques meurtres et de petits larcins ?
Malgré leur nombre, ils avaient à peine plus d'envergure que moi, femme solitaire du désert. Et c'était cela qui me dérangeais, me poussais à m'interroger.
Pourquoi ?
Instinctivement, voilà, je ne les aimais pas. Bon, je n'ai jamais aimé grand nombre de gens non plus ... N'empêche que, ceux-là méritait une plus grande méfiance de ma part, voilà.


[....]
Elle l'écoute toujours, tout en buvant. On n’interrompt pas un homme qui parle, lorsque l'on tient à sa vie. Question d'étiquette.
Elle ne peut cependant s'empêcher d'ouvrir de grands yeux surpris par-dessus son verre lorsqu'il prononce le nom de son clan. Incroyable.
La jeune femme est littéralement soufflée. Aucun Forban ne se risquerait à donner ce nom si ce n'était pas le sien, sous peine de se faire descendre. Ses mains - qui s'étaient un peu détendues - se resserrent sur son verre, désormais vide. Argh. Forcément, il avait fallu que ce soit à ce gars-ci qu'elle décide de parler. Ce gars-ci. Son teint se ternit et le fixa sans répondre un moment, clairement étonnée. Et un peu - rien qu'un peu ! - mal à l'aise.

[...]
Beaucoup d'histoires circulaient sur son compte. Toutes n'étaient sans doutes pas vraies et je ne les avais certainement pas toutes entendues - je l'ai déjà dit, les peoples, c'est pas mon truc - mais s'il y avait bien une chose que je savais sur son compte, c'était la disparition tragique de son Clan, auquel appartenait le grand Hyléos. Comme un écho à mon histoire, le personnage célèbre en moins.
Et c'était aussi pour cela que j'avais reconnu son nom; en plus bien entendu des divers faits funestes grâce auxquels cet homme s'illustrait dans notre communauté.
Du coup, entendre son nom me fit réellement l'effet d'une douche froide. Quand on repense au fait que j'avais faillit lui sauter à la gorge ...


[...]
Cependant, ne pas répondre à un homme - et à plus fortes raisons, celui-ci - n'était pas exactement recommandé pour conserver la vie ou son intégrité physique.
D'une voix atone, elle lui répond un petit : " Silëna, sans clan, l'Ardente."
C'était clair, précis. Il n'y avait pas besoin de plus. La Forban se détourna ensuite de lui, et commanda une autre choppe. Elle allait avoir besoin d'une bonne dose d'alcool là, pour ne pas s'enfuir en courant.
Les convenances, les gens, sont des pièges.
Une fois qu'on a commencé à discuter, on est obligé de continuer. Au moins, avec des bêtes sauvages, on les tue, on s'échappe ou elles s'échappent et on en parle plus.

____________
Aucun soucis ! Voilààà ♥.
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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Ven 25 Jan 2013 - 15:38


Les yeux du forban sont comme deux rubis saignants qui ne la lâchent pas. Il voit que ses pupilles sont encore de la couleur du sable et s’il devrait s’en montrer étonné, il ne laisse rien transparaître dans le sérieux qui est le sien.
Après tout, c’est vrai qu’il a croisé beaucoup d’hommes et de femmes, tous forbans, aux yeux couleur de sang, mais il ne doute pas qu’elle a hérité ses prunelles de ses parents, et si elle est forbane au Col, c’est qu’elle en a le sang. Il attend dans le silence une réponse, et si les secondes passent, il sent en lui une pointe grimpée, cette pointe d’agacement à voir qu’elle résiste et se tait.
Comme si elle avait besoin de réfléchir cette petite sotte.
« Silëna, sans clan, l'Ardente. »

Il arqua un sourcil, en silence. Sans clan. Se pouvait-il qu’il lui soit arrivé la même chose qu’à lui ? Il avait entendu parler de tellement de massacres qu’il ne s’attardait même plus sur les noms de chacun ou sur les quelques survivants qu’il pouvait parfois y avoir. Il reporta son attention sur le barman qui passait servir la jeune femme, et lui réfléchissait. Son cerveau ne mit par longtemps à suivre le lien de corrélation.
En effet, tout ça lui semblait logique. Qui d’autres qu’une femme qui avait tout perdu aurait tant de haine envers les Veilleurs ? Pourquoi ce besoin ardent d’en finir avec eux ?
« Vivre seule dans le désert, voilà qui pose quelques problèmes. » Le sourire du Mah’tanza était purement moqueur, de cette petite pique que l’on jette à la figure pour provoquer sans vouloir vraiment piquer. « Entre les veilleurs, les mâles et les bêtes qui s’y terrent, je ne sais pas qui donne le plus à retordre… »
Il attrapa sa choppe, en but deux longues gorgées. Ses yeux glissèrent sur elle, puis sur l’assemblée. Il ne semblait pas y avoir un ami à elle ou un proche. Elle était donc seule face à la gueule du loup, et pensait un seul instant qu’elle s’en sortirait entière ? « Ce n’est pas prudent de parler aux inconnus » coupa finalement sa voix, un peu sèche « qui sait sur qui tu peux tomber, gamine. »
Il n’avait peut-être pas l’air avec ce visage, mais il avait déjà vingt-six ans, et c’était un âge convenable pour un homme comme lui, aussi bien bâti qu’un arbre, d’une charpente lourde et dure, rien à voir à comparer avec le corps finement musclé mais frêle de la jeune fille. En une bouchée, il l’aurait mâché.
Ses yeux se firent plus perçants finalement alors qu’il murmura : « Ils ont tué tout ton clan, n’est-ce pas ? »
Bien sûr qu’il parlait des Veilleurs, mais c’était devenu sa curiosité de la soirée. Comment une gamine comme elle avait pu survivre ? A son époque, il avait été sauvé par son instinct ; sa cousine ne s’en serait pas sorti si cela n’avait tenu qu’à elle-même. Comment une femme avait pu s’en sortir ?

__________
Pfiou, désolée, mais je galère un peu comme un babouin quand y a pas trop de dialogue, je vois jamais quoi répondre ! xD

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Dim 27 Jan 2013 - 6:55

[...]
Elle sent qu'elle ne sera pas tranquille. Plus il continue de parler et plus elle a envie de s'enfuir, loin. Elle l'avait sentit : rester en ville cette nuit n'était pas du tout, mais alors du tout ce qu'elle aurait du faire. La prochaine fois, elle s'abstiendrait. Ce serait plus prudent.
Il ne fait pas froid dans la taverne; il y a bien trop de monde pour que la fraîcheur du désert se fasse ressentir. Pourtant, Silëna frissonne. Elle sent qu'elle est tombée dans un bien mauvais piège ...

[...]
Je n'aurai pas du parler, j'aurai du partir me coucher après la première choppe, sans lever les yeux, sans me retourner. J'aurai du, mais je ne l'ai pas fait. Malheureusement.
Mal à mon aise, je n'ose pas regarder mon tristement célèbre voisin. Je savais que je allais pourtant devoir lui répondre. Et qu'il faudrait que ma réponse lui plaise ... Si je tenais à ma vie.


[...]
Elle met du temps à lui répondre. Elle pèse ses mots, car après tout, elle sait maintenant à qui elle parle. Et puis même, elle discute si peu habituellement... Mais elle se dit aussi qu'il ne faut pas trop penser non plus; il ne l'a pas encore tuée, alors bon, autant continuer. Et puis même, ce n'est pas dans l'habitude des Forbans de menacer ainsi, si ouvertement; il n'allait pas lui sauter dessus comme ça: ce devait être uniquement pour la jauger. Aussi, elle lui dit, maîtrisant au mieux toute trace de peur qui pourrait transparaître dans sa voix:
"Ceux qui donnent le plus à retordre sont ceux qui parlent trop. J'ai donc une nette préférence pour les bêtes je dois dire. La solitude dans le désert, c'est pas si mal. Et comme tu le dis, au moins, les mauvaises rencontres se font plus rares."

[...]
Je n'osais même plus lever les yeux de mon verre après cette phrase. Un peu comme une enfant qui se dit qu'elle va trop loin, qui se dit aussi qu'en évitant tout contact visuel elle évitera la fessée. Ok, c'est puéril et ? Fasse à cette montagne, on se rassure comme on peut. Je me promis cependant une nouvelle fois de réfléchir un peu plus la prochaine fois que j'aurai la parole.
Non parce que bon, j'ai tellement peu l'habitude, tellement peu l'usage de la conversation .. Que je me rendais vite compte que je disais n'importe quoi. Je comprenais enfin pourquoi la franchise était de si mauvais goût.


[...]
Ce qui la surprend le plus, c'est la note d'intérêt qui pointe dans la voix de Cerberus. Il avait donc fait le lien entre leurs histoires ... Ou alors, il n'allait pas tarder.
Du coup, elle ose lever les yeux. Et même, elle répond cette fois du tac au tac, posant son verre brusquement :
" Oui, ils ont tué tout le monde. Il n'est resté que moi. Et j'en suis bien contente. Sur tout le lot, il n'y a qu'une seule personne qui me manque. Alors c'est bien plus facile de se donner pour objectif de venger un seul être aimé que de devoir vivre à tout jamais comme une chienne, reléguée aux cuisines. "
Elle avait élevé la voix sur les derniers mots, les crachant presque. Rien que d'y penser elle sentait son sang bouillir ... Et exprimer ainsi, à haute voix, sa haine pour la condition qu'avaient normalement les femmes vers Muertiga donnait encore plus de puissance à sa rage.
Elle remarque alors que du coup, certains la regardaient, surpris, un peu moqueurs ou encore, peu amènes. Une femme qui l'ouvre ? Une femme qui tue ?
Oui, et alors ?
Sa soeur valait bien ça.

________________________
T'inquiète, je sais que c'est dur de faire avec un perso taciturne x)
Là, je l'ai quand même bien faite parler, j'espère que ça ira et surtout,
que ça ne sera pas trop embrouillé ._.
Invité

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Lun 28 Jan 2013 - 10:15


La main sur sa bière, le Saigneur attend une réponse, mais elle ne vient pas. La jeune fille semble réfléchir à quoi répondre, et il vaut mieux en effet pour elle qu’elle sache répondre parfaitement et clairement à ses questions, car il ne saurait tolérer un écart, le moindre écart, surtout venant d’une femelle.
Il a une réputation à tenir, et si aujourd’hui est un jour calme pour son sang et ses ardeurs, il ne manquera pas de rentrer dans une colère noire si elle répond de travers, pour la forme, pour rester en forme, parce que parfois il faut bien se forcer un peu à faire les choses, même si elles sont sales. Il boit une gorgée de sa pinte sur cette pensée qui lui convient parfaitement. Elle lui semble intelligente.

« Ceux qui donnent le plus à retordre sont ceux qui parlent trop. J'ai donc une nette préférence pour les bêtes je dois dire. La solitude dans le désert, c'est pas si mal. Et comme tu le dis, au moins, les mauvaises rencontres se font plus rares. »
Il arrête de réfléchir une seconde, et finalement relève le nez. Il arque un sourcil, le regard terrible. Il cherche à voir si elle vient de dire ce qu’il pense, s’il a bel et bien entendu, ou si elle se moque de quelque chose, du monde peut-être ? Le petit grondement qui s’extirpe de sa gorge pendant ses élucubrations n’indique cependant rien de bon.

Ceux qui donnent le plus à retordre sont ceux qui parlent trop… Est-ce qu’elle le vise en disant cela ? Il doute tout de même qu’elle est le tempérament suicidaire et qu’elle l’ait dit en pensant à lui, mais dans le cas contraire, il faudrait lui rabattre le caquet, et quoi de mieux que de la coucher sur le comptoir et en faire une tournée générale ? Ca occuperait une partie de la soirée, et la plus part des forbans ne crachait pas là-dessus. Ça serait divertissant, oui… sans doute.

Finalement il chasse cette idée de sa tête, buvant une gorgée brûlante de sa bière, piquante, comme elle parle en même temps. Il a l’air calme quand il la regarde, pourtant il a ce côté fier qui ressort, ce regard qu’avait Hyléos à son époque, une tenue exemplaire pour un chef de clan, quand bien même son clan ne se résumerait qu’à sa cousine Eurysthée.

« Oui, ils ont tué tout le monde. Il n'est resté que moi. Et j'en suis bien contente. Sur tout le lot, il n'y a qu'une seule personne qui me manque. Alors c'est bien plus facile de se donner pour objectif de venger un seul être aimé que de devoir vivre à tout jamais comme une chienne, reléguée aux cuisines. »
Il la regarde, un instant, et il peut facilement voir dans ses yeux et comprendre dans sa voix qu’elle a également cette haine, cette fougue au cœur. Ils lui ont tout pris, il lui reste plus rien. Il aimerait la plaquer contre un mur, tenir son visage, et lui dire qu’est-ce que ça fait d’être rien ?, car à cette question il n’a lui-même jamais trouvé de questions. Elle l’obsède, danse devant ses yeux et lui échappe sans cesse. Un jour il le sait, cette question le rendra fou. Peut-être l’est-il déjà à parler à une donzelle ? Sans doute un peu…

Il boit une dernière gorgée de sa bière, la reposant sur le comptoir crasseux.

Et si c’était un signe ? Un signe à la con ? Posez-là l’une des rares survivantes de ces massacres, et un autre survivant, pour qu’ils en parlent comme si tout était normal, comme si le monde entier n’avait que ça à faire, s’occuper d’orphelins de guerre ? Il a un sourire amusé, en coin. Oh, le Destin, tu n’as donc jamais fini de te foutre de la gueule du monde, pas vrai ? Farrow, et maintenant elle ?

« Seule tu n’iras pas loin. » Sa voix est tranchante, mais c’est un ton qui le sied si bien qu’il serait difficile de l’imaginer sans. Cerberus la regarde, de ce petit air hautain qu’ont les hommes de son pays, mais qu’importe. « Seule contre eux, c’est du suicide. Oh, ne me dis pas que tu sais et que tu t’en fous, car je risquerais de commencer à t’apprécier. »

Sa petite mine est moqueuse, et comme il ricane, il commande une troisième choppe. Il les enfile pour mieux endormir la douleur de ses épaules en miettes, de son corps qui a trop couru, trop vite, trop longtemps. Trop de tout sans doute. Il inspire profondément, l’air calme, un instant. Presque serein. Mais la colère ne s’oublie pas comme la dernière des catins, elle est tenace et rancunière.

« Je les traque depuis mes quinze ans. Un combat de longue haleine qui ne mène nulle part. Faut dire que j’en cherche des biens précis, et avec leurs masques et leurs noms de code, ça s’retrouve moins bien cet’vermine… » Il soupire tout bas, silencieux. « Ca s’cache, ça s’terre… ça montre rarement le bout du nez seul. Le meilleur moyen pour les débusquer c’est de jouer sur leur propre terrain, en ville. » La ville, cet endroit dangereux. Il faut être fin pour oser, mais Cerberus ose, car après tout, c’est tout ce qui lui reste. Il repose ses yeux sur la jeune fille. « Que fais-tu pour te venger au jour le jour ? »


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No soucy, c'était parfait !

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Mer 6 Fév 2013 - 14:20

[...]
Elle sait bien que seule, elle n'ira pas loin. Elle le sait. Mais aller loin, pour quoi faire ? Pour aller vers où ?
En y réfléchissant, sa situation est paradoxale; sans ce ramassis d'insectes méprisables, que ferait-elle de sa vie actuellement ?
Elle reste un moment songeuse. Si un jour, il n'y en avait plus ... Que ferait-elle de sa vie, une fois celle-ci dénuée de but ? Autant tomber un jour au combat que de vivre ça. Mais tomber face à un des ces misérables ... Quelle honte. Ou alors si; tomber face au meilleur d'entre eux. Pas un autre, le meilleur. Là, elle l'accepterait mieux. Voilà, elle avait trouvé un but; mourir face au plus fort des Veilleurs et pas un autre.

[...]
Je l'observe raconter sa quête de sang, de haine. Lui aussi s’enivre de sang comme s'il lui en manquait sous la peau, comme si la mort des autres était sa vie à lui.
Mais lui n'erre pas sans but; il a forcément quelqu'un à protéger et l'envie de reconstruire un clan dans le coeur. C'était sa force et sans doute sa faiblesse.
Je recommande discrètement un verre de liqueur forte tandis qu'il finit, pour ne pas le déranger. Les Forbans du désert prennent en général rarement le temps de poser leurs mots; aussi vaut-il mieux les écouter.
Je dois dire que je ne m'attendais pas à du tout à sa question; à ce qu'il s'intéresse à nouveau à ce que je pense. Je bois une gorgée de ma liqueur et déglutis lentement, pour me laisser trouver les termes adéquats : " Ma vengeance ? J'ai décidé de trouver le meilleur Veilleur. Le meilleur des meilleurs et de le tuer. Bien-sûr, charcuter au passage ceux qui sont autours. Mais c'est ce que je veux faire; les amputer d'un de leurs biens les plus précieux. Bien-sûr, si je trouve autre chose d'indispensable dont je pourrais les priver, je m'en donnerai à coeur joie.
Mais plus que de leur pourrir la vie de temps à autres, je veux qu'ils se souviennent, que ce que je fasse les traumatise. "


Je bois cul-sec le reste de mon verre, toussote et reprends :
"Je veux hanter leurs cauchemars, leur faire oublier la paix, leur empêcher tout repos, les blesser et les faire agoniser ... Je veux qu'ils souffrent de tous les maux qui permettront de les faire pourrir de l'intérieur. En un mot, je veux faire de leur vie un calvaire, au point de regretter toutes les actions commises antérieurement, même celles de leurs ancêtres. Qu'ils finissent même par haïr leurs aïeuls, qu'ils se sentent obligés d'effacer leur histoire de honte. Alors au jour le jour, je réfléchis à comment faire, traquant et tuant le moindre uniforme à l'horizon. "


[...]
Elle n'a pas sentis qu'en parlant, ses joues ont foncé, que son ton à monté, sous l'influence de l'alcool et de l'emportement que son projet lui fait ressentir. Elle n'a pas sentis que ses yeux se sont mis à briller d'une étrange lumière, oscillant entre les larmes et la haine.

Par contre, l'étrange silence qui résonne dans la taverne l'intrigue à la fin de sa tirade. Elle se demande si c'est de sa faute; encore. Elle préfère en fait ne pas vérifier et continuer à tourner le dos à la salle, le nez dans son verre. Plus prudent ?

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   - Mer 17 Juil 2013 - 16:57

Elle parle, elle ne cesse de déblatérer sur combien elle les déteste, et lui également, cela lui fait plaisir. Il aimerait également les voir tous ramper à ses pieds, ses chiens de Veilleurs, mais il agit. Il ne se terre pas. Il n'est pas de ses cabots qui aboient de loin. Il est de ces styx qui mordent.

« Je veux hanter leurs cauchemars, leur faire oublier la paix, leur empêcher tout repos, les blesser et les faire agoniser ... Je veux qu'ils souffrent de tous les maux qui permettront de les faire pourrir de l'intérieur. En un mot, je veux faire de leur vie un calvaire, au point de regretter toutes les actions commises antérieurement, même celles de leurs ancêtres. Qu'ils finissent même par haïr leurs aïeuls, qu'ils se sentent obligés d'effacer leur histoire de honte. Alors au jour le jour, je réfléchis à comment faire, traquant et tuant le moindre uniforme à l'horizon. »

Cerberus a un petit ricanement inhumain, ce rictus affreux qui le prend parfois. Il ne bouge pas de sa chaise. Ses yeux ne la quittent pas, et si la salle fait silence, c'est peut-être car elle attends de voir la réaction du Chef des Saigneurs. Du Dernier d'entre eux.
En silence, lentement, ses doigts se déplient et attrapent la bière presque vide. Son autre main – libre – se contente de poser sur le comptoir trois pièces d'or qui brillent, des pièces qu'il a dérobé dans le sang, mais l'argent n'a pas d'odeur. Tout Korrul le sait.

Sa bouche épouse l'épais breuvage qu'il finit d'une traite, comme un homme, parce que c'est bien ça que les rapaces autour vérifient : que le dernier Saigneur est toujours ce qu'il semble être, un fauve en cage, dangereux et brutal. Il ne faudrait pas trop s'y frotter, chuchote un homme à son fils, et il a bien raison de prévenir le gamin, car des crânes de gosse n'ont jamais été si facile à briser qu'en dessous de treize ans.

« Pour faire tout ça, si tu souhaites les rendre si craintifs, si peureux... n'hésites pas à frapper où ça fait mal. Menace leur famille, tue leurs femmes et égorgent leurs enfants sur le seuil de la porte. Maquille les murs du carmin de leur propre génétique. Une fois que tu en auras fait quelques uns, ton nom résonnera au dessus de tous, et quand ils croiseront ton regard dans la nuit, certains attaqueront, mais la plus part fuiront. »

Le regard du forban n'a pas changé. Toujours aussi sombre, aussi malsain.

Il fait quelques pas en arrière, vers la porte, alors que le patron d'une main agile récupère les trois pièces qui traînent sur le bois.

« Si tu as besoin de quelqu'un pour t'apprendre, je suis Cerberus, le dernier Saigneur du Désert. Tu trouveras mon campement à la première des dunes qui bordent les portes du Volcan. Je suis à son pied, et tel un sphinx j'en garde l'entrée. »

Un petit sourire glisse sur ses lèvres, les borde comme un voile funeste.

« N'oublies pas mon nom. Il pourra t'être utile, un jour. »

Et comme il a fini, le forban sort de l'échoppe de bonne fortune, car il n'a que trop tardé. Eurysthée doit déjà s'inquiéter, et s'il est en retard, il se fera gronder. Il en rigolera quelques minutes. Ceux sont ses moments qui lui rappelle qu'il a, tout de même, quelque chose à perdre.

Dans le fond, Cerberus n'est pas seul.
Pas si seul.

fin du rp.

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Posté dans Re: Le seul tourment qu’on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson, c’est l’envie de pisser.   -

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