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Opération "Desert Storm"

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Posté dans Opération "Desert Storm"   - Ven 25 Jan 2013 - 10:03

Le speeder Z450 filait à vive allure au travers du désert, avoisinant les 300 km/h, le moteur semblait pourtant ronronner avec aisance. Tirdad passa une main anxieuse sur l’encolure de son uniforme afin de laisser circuler l’air plus librement. Il était, chose rare pour un Korrulien, blanc comme un linge. Tétanisé sur son siège de voir le paysage défiler si rapidement, il lança d’une voix hésitante :

« Hey Farrow, sans déconner tu veux pas tomber à 200… Je sais qu’on va vers les Dunes Mouvantes, mais je te rassures, elles vont pas se barrer avant qu’on arrive ! »


Le pilote effectua un tournant serré avant de décélérer sensiblement, Tirdad luttait désespérément contre la rébellion de son estomac. Ce n’était pas la peur qui le rendait aussi loquace, c’était tout simplement le mal de l’air. Tout en essayant de réguler son souffle, il se remémora comment il en était arrivé là, et dire que la journée avait si bien commencé…

Quelques heures plus tôt… (Flashback dans le Flashback, foliiiiiiie)


Tirdad faisait la queue à la cantine de la caserne de Penjoie, il soupira d’exaspération en voyant le menu. Encore de la purée de Patamo et des galettes d’Herbefeu, pas étonnant que les veilleurs pourpres soient réputés pour leur férocité et leur hargne. Rien qu’à voir ce qu’ils mangeaient, y’aurait de quoi foutre la rage à un ostracisé ! Une fois son assiette remplie, il porta son plateau jusqu’à trouver une place de libre à l’une des tables communes. Il devait y avoir une soixantaine de personnes dans le réfectoire, tous vaquaient à leurs conversations ou occupations. Après avoir tombé sa galette et prit deux bouchées de purée de Patamo, Tirdad s’essuya la bouche et sourit. Il s’emmerdait sec, et il avait envie de jouer à ce petit jeu que détestait la hiérarchie… Il se tint bien droit et d’une voix puissante il cria :

« A L’HALLALI ! »

Tous les soldats attablés lui firent écho en reprenant à l’unisson :
« HOU-HA ! HOU-HA ! HOU-HA ! »
Ils tapèrent la table en fer de la base de leurs couverts en inox par trois fois avant de tambouriner sur les bords du plateau en plastique d’un « TICATICATICA » qui s’évanouit après une dizaine de secondes. Des sourires amusés se dessinèrent parmi le vacarme, puis Tirdad reprit d’une voix haute et claire :

« Quiiii a choisis la soumission pour garder nos champs ?
- GA-ruuu-DA ! GA-ruuu-DA !
répondirent en cœur les soldats.
- Quiiii tourne le sang écarlate en jais mais fuit les veilleurs venus ?
- LE KA’AS ! LE KA’AS ! LE KA’AS !
- Quiiii craint sa femme autant que les autres le craignent ?
- LE STYX ! LE STYX ! LE STYX !
- Et enfin, quiiiii a soumis le Garuda, fait fuir le Ka’as et ne craint pas le Styx ?
- C’EST NOUS ! C’EST NOUS ! C’EST NOUS !
- Oooh brave veilleur, gardien du désert,
Choisis ta couleur, préviens tes adversaires,
Car si Ruyn est avec toi, la défaite tu ne connaitras
Soit vaillant et honore Korrul, en te drapant :
DE POURPRE ! DE POURPRE ! DE POURPRE ! »


Le chahut gagna toute la cantine, des cuisines au mess des officiers qui accourent pour mettre un terme au brouhaha. Ces chansons de soldats, Tirdad en connaissait légion, Ruyn sait qu’elles sont appréciées des hommes du rang. Le haut-commandant ne voyait pas d’un bon œil le manque de discipline qu’entrainaient ces débordements d’euphorie. Un soldat ne doit pas se laisser distraire, sur un champ de bataille c’est autre chose, mais à la caserne il fallait savoir se comporter, comme les miliciens de Matroos. Excepté qu’ici c’était Korrul, et le polissage de l’armée n’était pas très bien accepté. Tirdad fut bien évidement reconnu comme l’instigateur des troubles et fut assigné au nettoyage des speeders Z450.
Après à peine une demi-heure de travail, il grimpa dans le cockpit d’une des machines et abaissa la verrière. Il se drapa dans sa cape comme si c’était une couverture et se décida à piquer un petit roupillon…
Quelques heures plus tard, la verrière s’ouvrit et un pilote bondit à l’intérieur de son siège. Tirdad se réveilla en sursaut et se releva :

« Non d’une charmeuse, il se passe quoi ?

- Une urgence, assied toi et sangle toi. »

Avant qu’il n’ait put répondre, la verrière se referma et lui cogna la tête, accroupit il voulut protester mais une soudaine marche arrière le colla à la vitre du cockpit. Puis le speeder fusa vers l’avant, comme si son pilote était pressé. Il retomba en arrière sur le siège de copilote et se sangla prestement, il fixa le nom gravé sur l’épaulière du pilote : Farrow Nucingen.
Il était bien avancé…
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On m'appelle Invité

Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Dim 27 Jan 2013 - 15:46

    « A L’HALLALI ! » Levant les yeux de sa purée, Farrow eut une grimace agacée en voyant la plupart de ses frères d'armes répondre à la harangue en claquant leurs couverts. Quand bien même ce genre de rituels militaires étaient nécessaires à la plupart des soldats du rang (ça renforçait la loyauté et l'esprit de cohésion, selon les dires), le jeune homme, lui, n'y avait jamais vraiment pris goût. Il n'avait pas besoin de ce genre de jeux sauvages pour se sentir proches des autres Veilleurs et si on le lui avait demandé, il aurait répondu tout naturellement qu'il aurait donné sa vie pour chacun d'entre eux. « Idiot », lui aurait alors sûrement répliqué sa conscience, « tu n'en connais pas le tiers et les trois quarts ne méritent pas autant de dévotion de ta part. » Peut-être. Mais Farrow était ainsi, jeune et idéaliste, et pour l'instant, aucun Veilleur ne lui avait donné de raison de se défier de l'un d'entre eux. Certes, Hemsworth était à la limite mais c'était son ami d'enfance, alors pour cette seule raison, il méritait toute sa considération. Un soupir comme Nucingen lève les yeux au ciel, quittant le réfectoire en laissant plateau et nourriture au moment précis où un officier intervient en grande pompe pour ramener le calme et aller trouver un peu de paix dans la cour intérieure. Il se laisse tomber assis sur un muret de pierres et finit même par s'assoupir un court (ou ce qu'il crut être court) instant, juste avant d'être réveillé en sursaut par une main sur son épaule qui le secoue énergiquement. « Nucingen ! BOUGE ! Y'a Losc qui te cherche partout ! » « Mh ? » Ses grands yeux ocres encore embrumés par le sommeil s'ouvrent péniblement. « LOSC, JE T'AI DIT ! » C'est qu'il hurle, maintenant, Basha. « Tu veux quoi ? Une mise à pied pour ne pas avoir été capable de réagir plus vite ? » Aux mots mise à pied, Farrow se dresse immédiatement sur ses jambes, ne prenant même pas le temps pour remercier Basha d'être venu le trouver et il court jusqu'à la salle de commandement où le lieutenant Losc l'attend déjà visiblement agacé. « Pas trop tôt, Nucingen, mauvaise idée de se faire désirer, encore plus quand vous êtes notre seul pilote disponible sur Penjoie ! » Farrow accepte la remontrance en esquissant une moue contrite mais il reste droit comme son supérieur hiérarchique pointe un doigt sur la carte représentant le désert de Korrul. « On a reçu un message radio d'Akilah. Sa patrouille en speeder a porté ses fruits et il a repéré un petit groupe de forbans, juste ici. » L'officier tapote le lieu sur la carte et Farrow se penche pour mémoriser l'endroit. « Il est seul, allez lui prêter main forte, le temps que les renforts plus lents arrivent. » Un mouvement de tête plus tard et le jeune homme est déjà en train de courir à toutes jambes en direction de son speeder personnel... La première chose qu'il constate aussitôt, c'est que l'appareil est étrangement propre et reluisant par rapport à l'état dans lequel il était au retour de sa dernière mission et déjà, ses prunelles s'étrécissent en deux fentes incisives comme il se demande qui a seulement osé toucher l'un de ses objets les plus précieux mais il se souvient rapidement qu'il n'a pas le temps pour ce genre de considérations ; là-bas, Akilah se bat peut-être seul contre toute une tripotée de forbans...

    Il grimpe donc côté pilote dans son speeder et il tombe nez à nez avec un... passager clandestin endormi dans son cockpit. « Non d’une charmeuse, il se passe quoi ? » Non mais... SERIEUSEMENT ? Il le fusille du regard et referme la verrière ; pas le temps de le débarquer, tant pis pour lui s'il se trouve là au mauvais endroit et au mauvais moment. « Une urgence, assieds toi et sangle toi. » Sans attendre de voir s'il avait suivi son conseil ou pas, Farrow effectua une marche arrière rapide avant de foncer en avant, plein gaz dès que les murs de Penjoie furent hors de vue. Pas un regard pour le soldat qu'il a emmené avec lui et qu'il ne connaît d'ailleurs que de nom, l'ayant reconnu comme le fauteur de troubles du réfectoire. Une raison de plus de ne pas lui adresser la parole. « Hey Farrow, sans déconner tu veux pas tomber à 200… Je sais qu’on va vers les Dunes Mouvantes, mais je te rassure, elles vont pas se barrer avant qu’on arrive ! » Enfin, le jeune Nucingen consent un regard, assassin, à son passager et, après avoir pris un virage en épingle, il décélère légèrement ; il n'a pas vraiment envie que cet opportun vomisse dans son speeder, ça non ! Mais il ne lui adresse pas un mot de plus non plus. Surveillant du coin de l'oeil la carte et leur destination, Farrow est concentré, le visage tendu, sans doute légèrement inquiet. « Accroche-toi. A ce rythme là, on arrivera trop tard. » Un regard qui toise et qui juge. « Et si tu vomis, je t'égorge ! » Au moins, c'est dit. Et sans plus attendre, il pousse le speeder à 500km/h. Quand ils arrivent enfin au point désigné, Farrow pose son speeder et son visage se ferme davantage comme il constate qu'il n'y a rien. Généralement, ce n'est pas bon signe. « Cherche des traces de combat, du sang, n'importe quoi. Ils devraient être ici ! » Il sait bien qu'il n'est pas habilité à lui donner le moindre ordre mais c'est sa mission, il n'est qu'une malencontreuse erreur, alors il ferait sans doute mieux de ne pas la ramener... Lui même entreprend de fouiller chaque dune de sable jusqu'à ce qu'il tombe sur un enchevêtrement de traces de pas qui le pousse à appeler Tirdad en renfort. Il lui désigne d'un mouvement de tête les traces de pas et de sang, puis la dune devant eux, et lentement, épée au clair, il entreprend de grimper le monticule de sable devant lui. Lorsqu'il voit ce qui se cache derrière toutefois, il baisse lentement sa lame, les lèvres entrouvertes, dépité. Là, par terre, baignant dans son sang et dans celui des quelques Forbans qu'il a réussi à entraîner avec lui dans la mort, Akilah, livide et exsangue. Sans un mot, Farrow s'approche, s'agenouille à côté de lui et lui retire son casque lentement, remuant la tête, chagriné vraisemblablement. D'un mouvement de la main, il referme les paupières ouvertes du Veilleur, récitant mentalement une prière pour demander à Ruyn de l'accueillir et de le guider dans sa lumière, puis ses prunelles ocres parcourent les lieux, à la recherche du speeder sans en déceler la moindre trace, alors il reporte sa colère et sa frustration sur Tirdad, le repoussant brusquement d'une bourrade dans l'épaule. « Tout ça, c'est TA faute ! Tu m'as fait ralentir parce que tu n'étais pas capable de supporter la vitesse ! » Il gronde, visiblement en colère, agacé, persuadé que s'ils étaient arrivés plus tôt, Akilah serait encore en vie. « Et ces chiens de Forbans ont aussi pris son speeder ! » Il siffle, faisant les cent pas pour se calmer et finalement il repart dans le sens inverse, en direction de son speeder. « J'vais les crever. Tous. » Et peu importe si c'est suicidaire, peu importe si Tirdad le suit ou pas, mais s'il reste là, c'est sur Tirdad qu'il va taper c'est sûr...
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Lun 28 Jan 2013 - 7:50

La froideur du pilote fut la première chose qui le frappa. Depuis quand les Veilleurs faisaient preuve d’aussi peu d’estime envers leurs frères d’armes ? Remarque faite, tout le monde n’avait pas la même vision idyllique de la camaraderie que celle de Tirdad. Après s’être fait fusillé du regard et dûment avertit qu’il se ferait égorgé s’il vomissait, le jeune homme fut coupé dans son envie de répliquer sèchement par l’accélération soudaine du Speeder. Il se tint bien droit contre son siège, la mâchoire crispée et le teint livide, il endura le supplice sans mot dire. Ses yeux fixèrent l’aiguille du compteur, la vitesse maximale d’un Z450 était d’approximativement 480 km/h. Lorsqu’ils atteignirent 500, Tirdad blêmit de plus belle. Farrow avait-il débridé son speeder ? La turbine de propulsion hurlait dans les aigües du fait du surrégime, la cadence infernale imposée à la machinerie rendait le jeune homme on ne peut plus nerveux. Lorsqu’enfin ils arrivèrent à destination, Tirdad remercia Ruyn de les avoir épargnés. Il s’extirpa du cockpit avec beaucoup plus de lenteur et de difficulté que Farrow, ce dernier lui aboya :

« Cherche des traces de combat, du sang, n'importe quoi. Ils devraient être ici ! »

Le soldat Arsaces chancela encore pendant quelques minutes avant de reprendre du poil de la bête, ce fut à cet instant que son compagnon l’appela en renfort. D’un pas redevenu leste, il se précipita dans la direction indiquée, la main fermement apposée sur la garde de son épée. Il n’y trouva qu’une sinistre scène… Il ne savait rien de l’empressement de Farrow, mais maintenant tout s’éclaircissait. La déception et l’amertume le gagna en voyant le pilote retirer le casque du Veilleur ; Akilha. Tirdad connaissait le défunt, il jouissait d’une certaine notoriété à la caserne, proche de la trentaine il était l’un des rares pilotes à faire jeu égal avec les Matrosciens lors des courses du désert. Il était toujours de bons conseils pour les plus jeunes, pire, il était l’un des rares Veilleurs à avoir prit femme et à avoir un enfant. Le destin était parfois cruel. Il baissa la tête et murmura une prière à Ruyn, recommandant l’âme de son frère d’arme et la confiant à ses bons soins. Il s’approcha lentement du cadavre pour essayer d’en tirer plus d’informations, il y avait aussi trois corps de forbans. Akilah s’était bien battu, il avait fait honneur à la pourpre qu’il portait. Farrow se releva et en passant près de lui, lui fila un grand coup d’épaule dans la sienne pour le dégager de son chemin et éventer sa frustration, ses paroles corroborèrent son attitude :

« Tout ça, c'est TA faute ! Tu m'as fait ralentir parce que tu n'étais pas capable de supporter la vitesse ! Et ces chiens de Forbans ont aussi pris son speeder !»

Tirdad ne prêta aucune attention au manège de son compagnon, il s’était laissé faire mais il avait dans l’idée de remettre les choses en bon ordre plus tard. Le sang d’Akilah était sec, voir même craquelé par endroit, le décès devait remonter à plus d’une heure. Soulagé de voir que même à pleine vitesse ils ne seraient jamais arrivés à temps, il serra les dents. Une sourde colère l’envahissait, sa culpabilité venait de se transformer en rage, ces misérables forbans paieraient le prix fort. Au contraire du pilote, Tirdad avait appris à contenir jusqu’à une certaine limite son impulsivité. Il aimait d’emmagasiner cette féroce énergie comme un ressort afin de mieux s’en servir. Lorsqu’il entendit Farrow annoncer qu’il allait tous les tuer et repartir vers son speeder, il s’empressa de le suivre à pas vifs et décidés. Une fois près du transport, Tirdad l’interpella : « Oi ! Farrow ! ».

Lorsque celui-ci se retourna, Tirdad bondit vers l’avant et le saisit à l’encolure afin de le plaquer contre la carlingue du Z450. Rapide et agile, il usa de l’effet de surprise pour placer son avant bras sur sa gorge et sa hanche contre son bassin, prit au piège il allait devoir l’écouter. Ils faisaient tous deux la même taille, mais Farrow et ses 65 kilos ne pesaient pas lourd face aux 81 de Tirdad. Le pilote tenta de se débattre mais le veilleur parvint à le maintenir avec force, il planta son visage à quelques centimètres du sien. Son regard ardant n’était autre que la réflexion des pupilles de braises de Farrow, signe que les deux hommes étaient tout aussi téméraire et prompt à l’emportement l’un que l’autre. Il déversa sa colère sur lui à voix haute :

« Ecoute moi bien Farrow, le sang a séché et s’est même craquelé. Tu sais comme moi que ça veut dire que même en filant à toute allure, on sera jamais arrivé à temps ! Ensuite, tu crois que j’ai pas les boules de voir Akilah dans cet état ? Tu crois que ça fait plaisir d’avoir perdu un frère d’arme ? Garde ton sang-froid bordel ! Et balance pas des conneries plus grosses que toi ! Tu veux qu’on les bute ? Je suis avec toi à 200%. Lorsqu’on verra sa veuve je veux le dire en face que pas UN, tu m’entends, pas UN ne nous a échappé ! »

Il relâcha son étreinte et fit un rapide pas en arrière, conscient que la bombe Farrow pouvait lui péter à la figure s’il ne faisant pas attention. Il pointa un doigt accusateur et poursuivit :

« Reprend-toi et fait preuve de jugeote, l’entrainement d’un pilote est long et rigoureux. Avant qu’un forban puisse conduire un Z450, il en faudra du temps ! Je te parie qu’ils ont planté le speeder dans une dune et qu’ils sont pas loin. »

Tirdad prit soin de marcher en cercle autour de Farrow, il grimpa ensuite avec agilité dans le cockpit et commença à fouiller dans les caisses de matériels. Il n’était pas pilote, mais il connaissait l’équipement standard d’un Z450, il se saisit d’une paire de binoculaires et monta sur le toit du speeder. Il ajouta en commençant ses recherches :
« Farrow, radio le QG sur la position d’Akilah, faudrait pas que les charognards emporte son corps… Je… »
Il observa une petite fumée noire émaner en direction du sud-est, il grossit la vision de ses jumelles et décrivit la scène à son compagnon :
« Un Speeder planté dans une dune, fumée noire s’en échappant à environ 3 lieux et demi. Quatre occupants visibles, pièces détachées éparpillées. Ils ont l’air de réparer, je vois trois hommes et une… femme… »
Termina-t-il avec un léger malaise. Il sauta et atterrit sur le sable, les yeux graves et luisant toujours de colère, il tendit la main à Farrow :
« On est cool ? Parce que si on va se les faire, je préfère savoir que tu couvres mes arrières plutôt que t’ais envie de m’en coller une ! Et...»

Le jeune homme s'autorisa un sourire amical avant de terminer :
"T'as un plan ? A part sauter dans le speeder et foncer droit sur eux pour faire un dérapage contrôlé et sortir du cockpit sabre au clair pour trancher dans le lard ?"
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Jeu 31 Jan 2013 - 15:34

    « J'vais les crever. Tous. » Il gronde une dernière fois avant de se diriger à pas rapides vers son speeder. Sur le coup, il ne regarde même pas si Tirdad le suit et, dans son empressement, il l'aurait sans doute abandonné au beau milieu du désert sans même s'en rendre compte si l'autre Veilleur ne s'était pas rappelé à son bon souvenir. « Oi ! Farrow ! » A l'interpellation de son nom, il se stoppe et se retourne, se souvenant subitement de la présence de Tirdad à ses côtés et son camarade Veilleur lui rappelle qu'il est là de façon un peu brutale, comme il l'attrape par le col pour le plaquer brusquement contre la carlingue du vaisseau, calant son avant-bras sous sa gorge et le bloquant avec sa hanche. Si le jeune Nucingen cille, c'est simplement parce qu'il est surpris que l'attaque vienne d'un de son propre sang mais cela n'empêche pas ses doigts de se poser sur la garde de son épée, sans la dégainer, juste au cas où... Agacé et ne comprenant pas, se sentant d'ailleurs même en danger, la paranoïa que lui avait inspirée Cerberus n'étant pas étrangère à cet état d'esprit, il tente de se dégager d'un mouvement d'épaules mais c'est sans compter la poigne ferme de Tirdad qui le maintient sans faillir. Ses prunelles ocres lancent des éclairs et si ses yeux avaient été une armes, sûr que son frère d'armes serait déjà mort, fusillé. « Ecoute moi bien Farrow, le sang a séché et s’est même craquelé. Tu sais comme moi que ça veut dire que même en filant à toute allure, on sera jamais arrivé à temps ! Ensuite, tu crois que j’ai pas les boules de voir Akilah dans cet état ? Tu crois que ça fait plaisir d’avoir perdu un frère d’arme ? Garde ton sang-froid bordel ! Et balance pas des conneries plus grosses que toi ! Tu veux qu’on les bute ? Je suis avec toi à 200%. Lorsqu’on verra sa veuve je veux le dire en face que pas UN, tu m’entends, pas UN ne nous a échappé ! » Le pilote fronce les sourcils et détourne le regard, un air bougon sur le visage, comme il a bien conscience qu'il a été idiot et qu'il a laissé parler la colère et le chagrin quand Tirdad avait visiblement les mêmes idées que lui, les mêmes valeurs, alors quand il le relâche et qu'il s'éloigne un peu, les doigts de Farrow quittent la garde de son épée comme le soldat se montre plus détendu à l'évocation d'un massacre de Forbans dans les règles. « Reprend-toi et fait preuve de jugeote, l’entrainement d’un pilote est long et rigoureux. Avant qu’un forban puisse conduire un Z450, il en faudra du temps ! Je te parie qu’ils ont planté le speeder dans une dune et qu’ils sont pas loin. » Le pilote fait la moue mais s'il ne répond pas c'est simplement parce qu'il sait que Tirdad a raison. Trop impulsif, Farrow ne réfléchissait qu'avec son coeur quand ce genre de mission nécessitait de penser avec la tête. Finalement, ce n'était peut-être pas tant un mal que d'avoir Tirdad à ses côtés... Il avait toujours refusé de patrouiller avec un autre que Hemsworth et, quand on avait séparé leur binôme, il avait demandé la dérogation de veiller seul, aussi devoir travailler en équipe ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Il n'aurait pas pu trouver meilleur compagnon pour reprendre le pli toutefois même si déjà, à l'idée, le voilà qui s'inquiète déjà de ce qui pourrait arriver de fâcheux à son camarade.

    Il chasse de ses pensées cette idée morbide et le suit du regard comme il le voit grimper dans son speeder et fouiller à l'intérieur. Il retient le grondement qui ne demande qu'à franchir sa gorge à l'idée de le voir trifouiller dans ses affaires mais il se contente de serrer les poings et de penser aux assassins qui ne doivent pas les attendre bien loin. Il penche la tête, restant au sol en observateur comme Tirdad, lui, grimpe sur le toit du speeder, une paire de jumelles collées au visage. « Farrow, radio le QG sur la position d’Akilah, faudrait pas que les charognards emporte son corps… Je… » Un léger sourire comme Farrow s'exécute presque aussitôt ; finalement, Tirdad lui plaisait bien dans le sens où sa façon de faire était similaire à la sienne et cela devenait de plus en plus rare parmi les Veilleurs. Il envoie rapidement leur position par message radio, ne s'éternisant pas, ne demandant même pas de renforts. De toute façon ils arriveraient trop tard et cette histoire est devenue personnelle. Tirdad, lui et les Forbans. « Un Speeder planté dans une dune, fumée noire s’en échappant à environ 3 lieux et demi. Quatre occupants visibles, pièces détachées éparpillées. Ils ont l’air de réparer, je vois trois hommes et une… femme… » Il lui semble percevoir une légère hésitation dans la voix de Tirdad à l'évocation de la femme et Farrow fronce les sourcils ; qu'il ne se mette pas à donner dans le sentimentalisme, sinon il le laisse en plan là et il va se les faire tout seul. Femme ou pas, ils y passeront tous, il n'aura pas de pitié, comme ils n'en ont pas eu pour Akilah. « On est cool ? Parce que si on va se les faire, je préfère savoir que tu couvres mes arrières plutôt que t’ais envie de m’en coller une ! Et...» Nonchalemment, Farrow lui rend son sourire amical avant d'acquiescer d'un signe de tête. Il n'était pas du genre à laisser mourir un Veilleur sans rien faire, bien au contraire. Il avait bien failli y passer lors de sa dernière mission en équipe, tout ça parce qu'il avait priorisé la vie de Hemsworth à la sienne. Autre équipier, vision identique. « T'as un plan ? A part sauter dans le speeder et foncer droit sur eux pour faire un dérapage contrôlé et sortir du cockpit sabre au clair pour trancher dans le lard ? » Farrow ne peut retenir un léger ricanement comme il hausse les épaules et qu'il réplique, amusé. « Ca me semblait pourtant le plan idéal à moi, mais maintenant que tu le dis... » Il esquisse une moue ennuyée à l'idée de devoir monter un plan convenable quand il aurait, d'ordinaire, foncé dans le tas. Mais il n'y avait pas que sa vie à lui en jeu aujourd'hui. Il reste silencieux de longues minutes, le temps de réfléchir à un plan bien ordonné et finalement, il expose méthodiquement, étapes par étapes. « On s'approche le plus près possible avec le speeder sans être vus... Je fais diversion pendant que tu les prends à revers... » Il hausse un sourcil moqueur avant de lâcher, platement, sans appel. « Et une fois en tenaille, on les massacre. TOUS. » Il insiste bien sur le tous, comme il ne voudrait pas que Tirdad se dégonfle au dernier moment et hésite à tuer la femme. Ses prunelles sondent celles de son compagnon un long moment et, quand il est certain que Tirdad ne lui fera pas défaut, il grimpe dans le speeder, attendant que son camarade ait pris place pour démarrer doucement. Il ne pousse pas à pleine vitesse, c'est d'ailleurs à peine s'il dépasse les 90km/h, bien décidé à arriver le plus discrètement possible pour les prendre par surprise et les embrocher un à un. Arrivés à quelques centaines de mètres des Forbans et du speeder accidenté d'Akilah, Farrow désigne d'un mouvement de tête une dune en contrebas, incitant du regard Tirdad à en faire le tour pour pourvoir surprendre le petit groupe en arrivant dans leur dos. Il compte quelques minutes après le départ de son camarade avant de finalement se lever d'un mouvement brusque, un sourire carnassier sur les lèvres, marchant sans hésitation vers les quatre Forbans. Ils ne le repèrent que lorsqu'il est quasiment à portée de voix et, à leur hésitation et leurs airs surpris, il se doute bien qu'ils s'imaginent voire une sorte de spectre, le fantôme d'Akilah ou peut-être juste un mirage particulièrement vicieux. Et c'est quand il les voit reprendre leurs esprits et foncer vers lui, armes au poing, qu'il siffle entre ses doigts, laissant Tirdad les prendre à revers et les piéger dans une proportion de terrain minuscule et escarpée qui leur donne un avantage considérable. D'ailleurs, sans attendre, la lame de Farrow fend le ventre du Forban le plus proche, laissant ses viscères se déverser sur le sable brûlant avec un sourire satisfait. L'épée, ça avait toujours été son truc et il préférait cent fois sa lame aux coups de feu meurtriers de son FFI. Il ronronnerait de plaisir s'il en avait le temps mais déjà, le voilà qui croise la lame avec le second, ne pouvant s'empêcher de surveiller du coin de l'oeil Tirdad, juste pour s'assurer que tout va bien. Mais il est au moins aussi bon combattant que lui-même alors c'est sûr, ils n'en feront qu'une bouchée et, comme le second Forban s'étale mort à ses pieds, il se redresse quelques secondes, déjà prêt à repartir à l'assaut de l'homme et de la femme qui restent, en combat rapproché avec Tirdad. C'est sans compter un détail imprévu, infime vraiment, un grain de sable dans le rouage bien huilé ; le canon froid d'une arme qui se vrille sur sa nuque. Il se fige, indécis, son regard divaguant jusqu'à Tirdad qui, pris dans le feu de l'action n'a encore sans doute rien remarqué. « Lâche ton épée et garde tes mains où je peux les voir... » lui murmure à l'oreille une voix autoritaire et, comme il n'a pas vraiment le choix, il s'exécute en grondant, laissant Célérité se planter à ses pieds et gardant les mains levées, en évidence. Il sent d'ailleurs qu'une autre personne le déleste presque automatique de son propre Fusl à Impulsion. Tiens, où était celui d'Akilah d'ailleurs ? Il ne se souvenait pas l'avoir vu sur son cadavre et il n'en comprenait trop bien la raison maintenant qu'il l'avait pointé sur la nuque. Idiot, se morigène-t-il mentalement, comment as-tu pu oublier ce détail ? Et comment Tirdad avait pu aussi mal compter ? Quatre ? Mon oeil, ouais. En parlant de Tirdad, c'est maintenant le second Forban arrivé par surprise qui le tient en joue avec le propre fusil de Farrow. « Tu f'rais mieux de t'arrêter et de balancer par terre toutes les armes que t'as sur toi et de garder les mains levées... Sinon... » Il n'a pas franchement besoin d'en dire plus, la menace est bien assez explicite comme ça et quand Tirdad s'est exécuté, le second lui colle d'ailleurs le canon sous la mâchoire, juste pour le plaisir sans doute. « Tuer trois Veilleurs le même jour... Si s'pas notre jour de chance aujourd'hui, Agnor ! » Un ricanement de crécelle comme visiblement, ils sont fiers d'eux et de leur chance insolente. Les prunelles ocres de Farrow, quant à elles, cherchent à capter celles de Tirdad. Et maintenant, on fait quoi ?
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Ven 1 Fév 2013 - 7:04

Les choses semblaient aller mieux avec Farrow, ils commençaient tout deux à réaliser qu’ils étaient faits du même moule. Un ton léger bordant vers la dérision et un sourire, et voilà que les deux veilleurs esquissaient déjà un plan afin de mener leur vengeance à bien. Le pilote fut le premier à briser le silence :

« On s'approche le plus près possible avec le speeder sans être vus... Je fais diversion pendant que tu les prends à revers...Et une fois en tenaille, on les massacre. TOUS

Le plan était standard, bien pensé et avait le mérite d’être clair, le sous-entendu de Farrow l’était tout autant. Sentant les prunelles ocres et inquisitrices de son interlocuteur sur lui, Tirdad acquiesça avec conviction, il ne ferait pas faux bond à son camarade. Et puis il était de notoriété publique que Forbans et Veilleurs ne se faisaient pas de quartier… Ils grimpèrent dans le speeder et firent route le plus furtivement possible vers les positions ennemis. Volant à 90 km/h avec la verrière du cockpit ouverte, la sensation était agréable, le vent allégea la conscience de Tirdad, une bonne chose avant la bataille. Puis le speeder se posa et le soldat Asarces sut ce qu’il lui restait à faire, mû par la colère du juste, il contourna la dune l’arme à la main. Il s’adossa à un rocher pour établir un contact visuel et attendre le signal de Farrow. Il ne voyait qu’elle, une jeune fille de 16/17 ans, le visage encore meurtri des coups qu’elle devait recevoir aux mains des forbans. Elle était ni belle, ni moche, elle était quelconque… Et pourtant il imaginait les tourments qu’elle avait dû endurer, en tant qu’esclave tout juste bonne à assouvir les pulsions des forbans. Trainée ici et là, au gré des intérêts de ses maitres qui abusaient d’elle. Cela raviva sa colère, les femmes étaient pour lui synonyme de tendresse et d’affection, il y avait déjà assez de violence dans ce monde, pas la peine d’y entrainer les femmes… Les mains d’un homme étaient faites pour leur prodiguer des caresses, jamais pour leur porter un coup. Mais il se devait de trahir sa règle d’or, il aviserait ensuite avec Farrow un moyen de négocier sa vie. Le signal fut donné et Tirdad bondit tel un beau diable de derrière son rocher, en une seule poussée, il fut sur la jeune fille, il ancra son pied droit dans le sol et de la garde de son épée il frappa aux tempes. Envoyant sa victime dans le royaume de l’inconscience et la retenant par le bras pour qu’elle s’écroule en douceur. Mal lui en prit, un forban fonçait déjà sur lui son sabre brandit et prêt à s’abattre. Tirdad ramena son pied arrière vers l’avant et ajouta sa deuxième main sur la garde de son arme afin de mieux parer. Il se glissa dans l’espace vital adverse et les deux lames s’entrechoquèrent au niveau du visage des deux protagonistes. Avec souplesse et fluidité, il dévia la plus grosse partie de l’attaque adverse en laissant l’épée ennemie coulisser le long de la sienne. Puis, à l’aide d’un quart de tour et d’un geste brusque des épaules, il repoussa son adversaire sur le côté et vint prendre sa place, présentant ainsi son dos à Farrow et ses péripéties. Solide sur ses appuis, Tirdad détacha une main de sa garde pour mieux fouetter du poignet une frappe cinglante sur l’acier adverse. Le forban, déséquilibré par le mouvement précédent, ne put que présenter sa lame à l’horizontale en guise de parade hasardeuse. Cette dernière fut balayée par l’impact, et même s’il la tenait bien en main, le pirate du désert exposait malgré lui quelques ouvertures fatales. Le veilleur fit un pas en avant et ramena son bras à son visage, il apposa sa main libre sur le pommeau de son arme avant de détendre ses muscles avec vitesse. Sa lame plongea droit vers l’avant pour terminer sa course dans la gorge de l’adversaire, un flot de sang jaillit de la blessure. Tirdad retira son arme avec rapidité et effectua un moulinet tout en se retournant pour faire face à… Un autre forban ? Avec un FFI de surcroit ?
En voyant Farrow les bras levés et tenu en joue par une autre de ses raclures du désert avec la même arme, tout devint clair et ses pensées fusèrent : « Et meeeerde… Ils étaient six, pas quatre. Et avec le Fusil à Impulsion d’Akilah, ça ne m’avait même pas traversé l’esprit. »
Il s’en voulait, il se croyait moins impulsif que Farrow, plus prévoyant. Il venait de se prouver le contraire, erreur de débutant, la prise d’information avait été mauvaise, pas étonnant qu’il soit dans le pétrin. Le forban s’approcha, le FFI bien en vu, sa voix rauque et satisfaite résonne :

« Tu f'rais mieux de t'arrêter et de balancer par terre toutes les armes que t'as sur toi et de garder les mains levées... Sinon... »

En temps normal il aurait chargé, sa vie lui importait peu, il ne laisserait personne derrière lui si ce n’était un père qui l’avait déjà renié. Mais Farrow… Bordel Farrow… Dépité et avec une moue contrariée, il jeta son arme à terre, puis il vint lentement fouiller dans sa grève pour en sortir une dague qu’il posa sur le sable. Le forban pointa son arme sous son menton, on pouvait lire sur son visage qu’il savourait cet instant. Il le fouilla rapidement à la recherche de son propre Fusil à Impulsion, mais Tirdad n’en portait jamais. Le veilleur regretta amèrement de ne pas avoir emporté une grenade EMP capable de neutraliser toute technologie pendant un court moment. Les lames auraient parlé en lieu et place de la poudre… De même, pourquoi par Ruyn le mini-canon d’avant-bras n’était-il disponible que pour les officiers ?

« Tuer trois Veilleurs le même jour... Si s'pas notre jour de chance aujourd'hui, Agnor ! »

Tirdad capta le regard de Farrow, il avait envie de lui réponde quelque chose du genre : « Ah parce que c’est à moi de faire un truc ? ». Cette pensée le fit sourire, puis il éclata de rire… Le forban lui fila un violent coup de crosse dans la mâchoire et le veilleur se laissa choir sur le sol pour mieux gémir et mieux passer une main sous le flanc droit de son plastron. Sa bonne vieille lame recourbée, demeurait toujours fidèlement apposée sur ses côtes, impossible de la détecter sous l’armure, ni même de la sortir. Il fallait y plonger ses doigts pour en ressortir le manche, ce qu’il fit. Puis, toujours sur ses genoux, il se redressa et se mit à parler, le sourire toujours aux lèvres:

« Agnor, si tu nous as pas tué tout de suite c’est parce qu’il vous faut un pilote pour le speeder ! Quand on voit l’état de celui-ci, c’est du beau boulot… »

Le forban sourit et posa le canon de son arme sur la tempe de Tirdad avant de s’accroupir près de lui et de marmonner :

« Mais c’est que t’es pas trop con pour un veilleur. T’as envie de survivre une petite heure de plus ? ricana-t-il telle une hyène.
- Mais la vrai question, c’est qui de nous deux est le pilote ? expliqua-t-il sur un ton satisfait
- Je t’écoute…
- C’est moiiiiiii ! » Exulta Tirdad.

N’importe qui d’autre aurait éclaté de rire en sachant que le jeune homme souffrait du mal de l’air. Mais Farrow était bien trop sérieux pour ça, sa réaction outrée devant un frère d’arme le trahissant abonderait dans son sens. Le forban se retourna vers son compagnon, pour prendre son avis mais aussi pour lui faire signe d’exécuter son otage. Il prit la parole : « Bute le… ».
Tirdad profita de ce moment d’inattention pour tirer sa lame avec une vitesse impressionnante, il la planta violemment dans le mollet de son adversaire, forçant ce dernier à mettre un genou à terre. Délaissant son arme, il passa ensuite sa main devant le visage du forban pour lui couvrir les yeux tout en plaquant son corps contre le sien. Rien ne valait mieux qu’un bouclier humain pour se protéger. Il rehaussa le bras tenant le FFI en poussant de sa main libre sur le coude du misérable qui hurlait de douleur, puis il tenta de s’emparer de l’arme sans succès. Il était trop court…

Le pirate du désert qui tenait Farrow en joue eut ce reflexe propre à tout en chacun, lorsqu’une nouvelle menace se dresse devant vous, on la pointe de son arme. Il avait décollé le canon de la nuque du pilote pour le braquer sur Tirdad qui luttait avec son camarade. Les yeux du soldat Asarces semblaient hurler :

« BORDEL FARROW ! AIDE TOI ET RUYN T’AIDERAS ! »
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Ven 1 Fév 2013 - 13:44

    « Tuer trois Veilleurs le même jour... Si s'pas notre jour de chance aujourd'hui, Agnor ! » Quand les prunelles ocres de Farrow croisent celles de Tirdad, il lui adresse un message silencieux, l'incitant à faire quelque chose. De son côté, il était bloqué : le temps qu'il fasse le moindre mouvement, le Forban dans son dos lui aurait fait explosé la tête dix fois. Alors qu'il repose ses seuls espoirs sur Tirdad, il entend celui éclater de rire et son propre visage se décompose comme il le voit tomber à genoux après avoir reçu un coup de crosse dans la mâchoire. Quoi, il est devenu complètement fou, c'est ça ? Les mains toujours levées, il sent le canon de l'arme appuyer davantage sur sa nuque, comme un ordre silencieux de ne pas bouger. Ses yeux estiment la distance entre lui et son épée et calculent mentalement les probabilités de la saisir et de la planter dans le Forban avant que celui-ci ne presse la détente. Pas besoin d'être un scientifique pour comprendre qu'elles sont plus que minces. Son compagnon se redresse lentement et Farrow le dévisage avec attention, cherchant sur son visage le moindre signe, le moindre indice d'un plan. « Agnor, si tu nous as pas tué tout de suite c’est parce qu’il vous faut un pilote pour le speeder ! Quand on voit l’état de celui-ci, c’est du beau boulot… » Farrow hausse un sourcil interrogateur, sans comprendre où il veut en venir. Quand bien même, ils pouvaient avoir besoin d'un pilote, il préférait crever que d'aider un de ces chiens à s'emparer d'un speeder et si Tirdad se l'imaginait autrement et bien il se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. « Mais c’est que t’es pas trop con pour un veilleur. T’as envie de survivre une petite heure de plus ? » Farrow plisse les yeux, sans comprendre : il veut quoi au juste ? Le vendre ? « Mais la vrai question, c’est qui de nous deux est le pilote ? » Nucingen gronde à mi-voix, presque silencieusement, comme il lui semble deviner la suite et comme elle lui déplait. Fortement. « Je t’écoute…» Non, il ne va pas oser quand même. « C’est moiiiiiii ! » Les yeux orangés de Farrow lancent des éclairs et il ouvre la bouche, prêt à répliquer mais ne trouvant pas les mots, se demandant s'il le trahit ou s'il essaie de le sauver. Non sans surprise finalement, le gardien de Tirdad se tourna vers celui de Farrow et, jugeant sans doute inutile de garder un Veilleur en vie plus longtemps, il lui ordonna. « Bute le… » C'est à peu près le moment que Tirdad choisit pour sortir une lame recourbée de son plastron et la planter dans le mollet du dit Agnor, le faisant tomber à genoux pour s'en servir comme bouclier. Farrow ne comprend pleinement le stratagème que lorsqu'il sent le canon s'éloigner de sa nuque et être pointé sur Tirdad. Il n'eut pas besoin de l'ordre silencieux de son équipier pour donner un coup de pied dans son épée, l'attraper par la garde, la faire passer sous son bras et embrocher à l'aveugle le Forban derrière lui. Il sut qu'il avait visé juste en entendant le léger gargouillis d'un homme qui s'étouffe avec son sang et le bruit mat d'un corps qui tombe au sol. Il soupire, soulagé, et un léger sourire habille ses lèvres comme il attend que Tirdad achève son propre prisonnier. Tous, on a dit... Une fois fait, il se permet enfin un sourire satisfait, même s'il ne peut s'empêcher de le réprimander. « C'était dangereux et complètement idiot. Il aurait aussi bien pu te tuer. T'as eu de la chance qu'il ne sache sûrement pas se servir d'un FFI. » Il rengaine son épée au fourreau et récupère son fusil sur le cadavre du Forban, avant de marmonner. « Mais merci. » Après tout, il lui devait une fière chandelle sur ce coup pas vrai ? Il inspecte une dernière fois les lieux du regard, prêt à regagner Penjoie quand ses prunelles ocres s'attachent à un détail, quelque chose qui lui a échappé jusque là ; le soulèvement régulier de la poitrine de la jeune femme, preuve évidente qu'elle vit encore. Il gronde, s'approche de son corps inconscient à pas vifs et il la pousse du bout du pied, lui arrachant un gémissement étouffé. Ses iris reviennent sur Tirdad, perçants et implacables. « Celle-là vit encore. Tue là et on s'en va. » Il lui semble percevoir une hésitation chez Tirdad, une réticence dans ses gestes ou simplement est-ce qu'il ne se décide pas assez vite et Farrow le fusille du regard, furieux, comme il sent déjà flancher son compagnon. Faible, lâche, a-t-il envie de lui hurler, elle n'est pas plus innocente qu'un autre. « Très bien. Je le ferai. » laisse-t-il tomber, froid comme le marbre. Et le voila déjà qui ressort son épée, la levant bien haut, bien décidé à la lui planter dans le coeur. Au moins il lui offrait une mort propre et rapide, il ne pouvait rien faire de plus.
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Lun 4 Fév 2013 - 10:18

Tirdad comprit que son regard était inutile lorsqu’il vit Farrow réagir à la demi-seconde près ! Il n’était pas l’un de ces Veilleurs qui se contentent de parader en uniforme aux festivités, il était un guerrier instinctif, tout comme lui. Il reporta son attention sur son vis-à-vis et plaça son genou dans le dos de celui-ci. Exerçant une forte et douloureuse pression sur la colonne du forban, il tira la tête de ce dernier vers l’arrière. Le bras porteur du Fusil à Impulsion était maintenant à portée, le canon pointé en l’air, minimisant ainsi le danger. Tirdad saisit le poignet du pirate du désert et le tordit selon un angle qui défiait les lois de la nature. Face à autant de peine, son ennemi laissa l’arme choir au sol, le veilleur détendit sa jambe à la vitesse d’un Ka’as et éloigna le FFI de son pied. Ayant enfin une main libre, il retira sa lame du mollet de son adversaire avec lenteur, savourant les cris d’agonie de sa victime. Puis sans autre forme de procès, il vint cisailler la gorge du forban. Ses hurlement s’étranglèrent dans son sang qui imbibait le sable chaud, il s’écroula au sol et se convulsa quelques secondes durant, avant de ne devenir qu’un cadavre de plus. Les regards de Tirdad et Farrow se croisèrent, un sourire euphorique et complice se dessina sur leurs visages, ils avaient triomphé ! Malgré cela, alors que le soldat se laissa retomber en arrière, le pilote le sermonna :

« C'était dangereux et complètement idiot. Il aurait aussi bien pu te tuer. T'as eu de la chance qu'il ne sache sûrement pas se servir d'un FFI. »

Cette phrase accentua le sourire du jeune homme, il le regarda ramasser son arme de service et l’entendit marmonner un « Mais merci. ». Tout en se relevant et en s’époussetant, il laissa filer un petit rire amusé avant de répondre :

« Dangereux et idiot ? Mon ami, nous sommes des Veilleurs, pas des marchands ! Fallait vendre des légumes si tu voulais ces deux mots bannis de ton vocabulaire ! Et puis j’espérais bien qu’il ne sache pas se servir d’un FFI ! On est l’artisan de sa propre chance Farrow, elle se saisit à bras ouvert comme une charmeuse ! »

Il récupéra sa dague qu’il replaça dans sa grève, avant de se baisser pour ramasser sa fidèle épée. Il la tenait bien en main et s’apprêtait à lancer une autre boutade à son frère d’arme lorsqu’il le vit donner un petit coup de pied à la jeune femme. Tirdad se figea, son sourire s’effaça, son malaise était flagrant, il déglutit et détourna les yeux pour ne pas avoir à soutenir le regard perçant et implacable de son compagnon. Ses mots le sonnèrent : « Celle-là vit encore. Tue là et on s'en va. »
Sous sa carapace, Farrow n’avait-il donc pas de cœur, pas même une once de pitié ? Sa déception et son hésitation était toutes deux grandes, son désarroi l’était plus encore. Devant son inaction, le pilote prit les devants et tira sa lame de son écrin pour la brandir au dessus de la jeune femme. Tirdad sortit de sa torpeur, il se fléchit sur ses appuis et fila vers les deux protagonistes à l’aide de petits pas rapides. Il dégaina son épée et vint dévier celle de Farrow en s’interposant entre lui et sa cible. Il écarta l’acier ennemi, puis il apposa rapidement le plat de sa lame sur le plastron de son compagnon avant de le repousser violemment en arrière en poussant sur ses jambes et en détendant ses bras. Il se redressa et pointa le fil de son arme vers lui, la jeune fille se réveilla en sursaut, alertée par tout ce vacarme. Le visage de Tirdad était fermé, il émanait de lui une terrifiante détermination, il fixait son compagnon sans sourciller et il se décala de la jeune femme à l’aide de pas chassés. Sa voix tonna :

« Regarde là Farrow ! Qu’est ce que tu vois ? Moi je vois l’objet sexuel de ces connards de forbans. Je vois une jeune femme esclave de ces monstres, battue et violée à répétition ! Des femmes pirates combattantes y en a 1 sur 100, le reste, elles n’ont pas leurs mots à dire et endurent les pires sévices ! T’y a pensé à ça ? »

La fille en question se redressa pour se mettre à genoux, elle passa sa main sur son visage, elle semblait émerger de son inconscience. Encore groggy, elle réalisa bien vite que deux hommes portant la pourpre se tenaient face à elle, ils semblaient cependant se disputer sur son sort. Elle sentit une terreur soudaine l’envahir, elle n’avait pas d’armes, du moins en apparence, et les veilleurs étaient réputés pour passer au fil de l’épée tout forban attrapés ! Les larmes lui montèrent aux yeux, c’était sa seule défense, d’une voix brisée, elle apporta de l’eau au moulin de Tirdad :

« Pitié messires les veilleurs, je n’ai que 16 ans, épargnez-moi ! Je suis née esclave, je n’ai fait qu’obéir sagement à mes maitres pour ne pas recevoir de coups ! Je vous en supplie… »


Tirdad observa la jeune fille, les cheveux en batailles, le visage couvert de sang, de sable et de sueur, elle était si misérable que cela lui fendait le cœur. Il soupira et son attaque se fit plus personnelle :

« Il semblerait que ce que le soldat Nucingen veut, le soldat Nucingen l’obtient ! Et bien pas cette fois ! Va falloir apprendre à faire des compromis princesse… »

Sa garde haute, Tirdad laissa à son compagnon le loisir de répondre, l’échange verbal promettait d’être houleux. Mais la jeune fille y coupa court en se confondant en suppliques :

« Pitié, je ferais tout ce que vous vous voudrez, je deviendrais votre servante. J’écarterais les jambes à chaque fois que vous l’ordonnerez. Je serais sage et obéissante, ne me tuez pas je vous en prie ! »


Le veilleur se serait bien passé de cette dernière réplique et de la voir venir ramper vers lui. Il nota quelque chose qui lui avait échappé, une dague ceinte dans le bas du dos de la jeune fille. Avec sa vélocité habituelle, il s’en empara et la demoiselle recula en se protégeant, de peur de prendre un coup. Ses yeux trahirent un affolement soudain, Tirdad le capta et se douta de quelque chose. Plantant son épée dans le sable avec autorité, il sortit la dague du fourreau… Elle était recouverte de sang… Encore frais car protégé de la chaleur par son étui en fer. S’il avait été celui d’un forban, elle ne serait plus de ce monde, c’était celui d’Akilah, sans l’ombre d’un doute. Elle sut qu’il sut, elle défit son vêtement et dévoila sa poitrine, elle reprit avec hystérie :

« Ne me tuez pas, regardez, je peux encore vous servir, je serais votre chose. Vous pourrez me punir tous les soirs et… »

Tirdad n’écoutait plus, le regard brisé et vide il fixa l’horizon un bref instant avant de plonger ses prunelles safrans dans l’ocres de celle de Farrow. D’un hochement de tête presque imperceptible, il lui donna son accord pour que la sentence soit exécutée. Tel juge et bourreau, Tirdad partageait ainsi la responsabilité de cette mise à mort avec le pilote. Pourquoi avait-il juré tant de choses stupides comme « Ne jamais tuer une femme », « Faire son devoir de Veilleur », « Protéger Korrul », à prendre plusieurs serments, ils allaient forcément entrer en conflit à un moment ou à un autre. Il jeta la dague ensanglanté à ses pieds et tira son épée du sol alors que Farrow s’approchait de la forban. Il apposa la pointe de sa lame sur le coin du fourreau et la fit lentement coulisser. Lorsque son compagnon abattit sa lame, il accéléra la pression sur la sienne et le claquement de l’acier de sa garde retentit lorsqu’il rencontra celui de la partie haute du fourreau. Au même instant, Farrow prenait la vie de la jeune fille… Certes Tirdad était trop lâche pour l’avoir fait lui-même, mais il n’avait pas détourné les yeux de la scène, et sa gestuelle synchronisée signifiait sa part de responsabilité. L’euphorie de sa victoire venait d’être effacée par cette cruelle réalité, l’amertume le gagna. Sans rien ajouter il emboita le pas de son compagnon, amorphe et stoïque à la fois, il voulait se blottir dans les bras d’une charmeuse et se noyer dans l'alcool pour oublier cette journée…
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mar 5 Fév 2013 - 14:36

    « Dangereux et idiot ? Mon ami, nous sommes des Veilleurs, pas des marchands ! Fallait vendre des légumes si tu voulais ces deux mots bannis de ton vocabulaire ! Et puis j’espérais bien qu’il ne sache pas se servir d’un FFI ! On est l’artisan de sa propre chance Farrow, elle se saisit à bras ouvert comme une charmeuse ! » Le jeune homme lève les yeux au ciel, amusé ; Tirdad était expansif et bavard, tout ce que lui-même n'était pas, plus réservé, plus renfermé, plus froid aussi sans doute. Il ne peut retenir un froncement de sourcils en l'entendant parler des charmeuses toutefois, esquissant une moue ennuyée ; et quoi ? Il était de ces Veilleurs qui fréquentaient les bordels ? Décevant. Lui, il ne se permettrait jamais une chose pareille parce qu'au delà du fait que sa mère l'ait élevé dans la tradition korrulienne qu'il voulait qu'il ne vende pas son honneur avant son mariage, il n'aurait jamais pris le risque de fonder une famille ou même de semer des bâtards ici et là. Un vrai Veilleur ne pouvait pas se permettre de telles faiblesses ; elles ne faisaient que rendre votre entourage malheureux et votre propre personne lâche. En attendant, il voit bien que la jeune femme au sol n'est pas morte et il ne manque pas de le faire remarquer à son compagnon d'infortune pourvu par le Destin. Et puisque Tirdad ne réagit pas assez promptement à son goût, il ressort son épée du fourreau, bien décidé à la lui abattre en plein coeur et à lui offrir une mort rapide mais, au moment où il abat le fer c'est la lame de son frère d'armes qui vient contrer la sienne dans un bruit métallique et sonore. Surpris par ce geste incompréhensible, Farrow se laisse repousser brusquement sans comprendre, la lame de Tirdad venant s'appuyer sur son plastron avant de se tendre vers lui, pas vraiment menaçante. En tous cas pas pour l'instant. Il n'empêche qu'à voir Tirdad lever son épée contre lui, Farrow gronde à mi-voix, comme un garuda en colère, outré d'une telle indiscipline et de ce qu'il considère déjà comme une trahison. Quoi ? Il lui préférait cette petite gueuse crasseuse ? Lentement, il baisse sa propre épée, sans la rengainer toutefois ; il ne jouera pas à ça avec lui. « Regarde la Farrow ! Qu’est ce que tu vois ? Moi je vois l’objet sexuel de ces connards de forbans. Je vois une jeune femme esclave de ces monstres, battue et violée à répétition ! Des femmes pirates combattantes y en a 1 sur 100, le reste, elles n’ont pas leurs mots à dire et endurent les pires sévices ! T’y a pensé à ça ? » Les prunelles ocres du jeune Nucingen le fusille du regard ; il veut lui faire prendre en pitié cette fille ? Il rêve. Elle mérite autant de mourir que les autres. « Pitié messires les veilleurs, je n’ai que 16 ans, épargnez-moi ! Je suis née esclave, je n’ai fait qu’obéir sagement à mes maitres pour ne pas recevoir de coups ! Je vous en supplie… » Les iris orangés de Farrow se posent sur la jeune femme et l'espace d'un instant, il hésite, baissant encore davantage son épée ; lui même n'avait-il pas laisssé Cerberus partir quand il aurait pu le tuer ? Ne s'était-il pas soumis plutôt que de mourir en brave comme il l'avait toujours clamé haut et fort. C'était pour ma mère, se marmonne-t-il mentalement pour lui-même. Lentement sa lame remonte légèrement, preuve qu'il n'a pas changé d'avis. « Il semblerait que ce que le soldat Nucingen veut, le soldat Nucingen l’obtient ! Et bien pas cette fois ! Va falloir apprendre à faire des compromis, princesse… » A ces paroles qui l'attaquaient directement, Farrow quitta la jeune fille du regard pour reporter son attention sur Tirdad, les mâchoires serrées et les prunelles assassines. Il lui répondrait bien qu'il ne le connaissait pas et qu'il n'avait aucun droit de le juger comme il le faisait, que s'il agissait comme ça, c'était qu'il avait ses raisons mais il ne dit rien, reste muet, obstinément. Il n'a pas à se justifier. N'importe quel autre Veilleur aurait fait pareil, c'était juste Tirdad qui était trop doux.

    « Pitié, je ferais tout ce que vous vous voudrez, je deviendrais votre servante. J’écarterais les jambes à chaque fois que vous l’ordonnerez. Je serais sage et obéissante, ne me tuez pas je vous en prie ! » Farrow gronde à mi-voix, siffle entre ses dents, le nez plissé par le dégoût et détourne le regard agacé par cette histoire qui ne fait que leur perdre davantage de temps. Ses prunelles remontent lentement le long des jambes de Tirdad pour se fixer sur sa main qui se tend vers la jeune fille ; sûr que si son compagnon succombe à la proposition, il lui ampute la main. Au moins. Mais Tirdad semble avoir une autre idée en tête et Farrow se contente de l'observer, passif, en tous cas tant que la gamine n'essaye pas de leur échapper. Il gronde à nouveau en voyant le sang sur la lame de la jeune fille et son regard se fait plus dur, plus incisif, comme ses doigts se resserrent sur la garde de sa propre lame, la colère parlant à nouveau à sa place. « Ne me tuez pas, regardez, je peux encore vous servir, je serais votre chose. Vous pourrez me punir tous les soirs et… » Les prunelles ambrées de Nucingen captent celles de Tirdad et il comprend son assentiment muet. Un soupir, satisfait mais résigné ; sans doute au fond de lui aurait-il aimé croire qu'elle était différente mais, en fin de compte, il ne s'était pas trompé et c'est sa dernière pensée avant que sa lame ne s'abatte lentement, presque avec douceur, prenant sa vie d'un seul coup, rapide. Il reste silencieux comme il fait demi-tour, jetant un regard en arrière pour s'assurer que Tirdad le suit bien. Il remonte dans le speeder, toujours silencieux et le visage fermé ; il a l'air d'en vouloir à son Veilleur de compagnon et il y a sans doute un peu de ça dans son mutisme, même si son silence est une façon de ne pas lui sortir le sempiternel « Je te l'avais bien dit... » Il démarre le speeder et s'il ne le lance pas à pleine vitesse comme il aime à le faire, ce n'est pas pour préserver Tirdad et son estomac fragile, c'est juste parce que, pour une fois, étrangement, il n'a pas la tête à ça. Il laisse passer de longues minutes avant de finalement soupirer, et de lâcher, sur un ton doux et bien plus vulnérable que toute la froideur qu'il n'a fait que montrer jusque là. « Je sais ce que tu penses... » Il ne le regarde pas, gardant les yeux fixés droit devant, pas sûr d'avoir encore digéré l'affront qu'il lui a fait plus tôt. « ...que j'ai pas de coeur parce que j'aurai égorgé cette gamine sans pitié, bien avant de savoir si oui ou non elle avait participé à la mort d'Akilah.» Il esquisse une moue ennuyée, hausse les épaules. « Peut-être. Peut-être pas. J'ai laissé une chance à l'un deux une fois... » Son regard se fait plus sombre en pensant à Cerberus. « Mais si tu t'imagines qu'il hésitera à me planter sa lame dans le dos dès qu'il en aura l'occasion, tu te trompes. » Alors pourquoi, tu l'as fait quand même Farrow ? Sans doute parce que tu aimes donner des conseils aux autres sans les appliquer toi-même... Ou alors c'est juste que tu essaies trop d'être le soldat parfait pour faire vivre le souvenir d'un père qui te renierait sans doute s'il voyait la machine que tu étais devenu... « T'aurais laissé vivre cette fille et elle t'aurait embroché dans ton sommeil sans la moindre pitié. » Un demi-sourire, un peu crispé. « Sois pas si naïf, Tirdad, ce n'est pas le tempérament qui vit le plus longtemps... » Il passe une main rapide dans ses longs cheveux noirs, remettant en place quelques mèches éparses avant de lâcher dans un ricanement moqueur. « Et si tu m'appelles encore une fois princesse... C'est moi qui te butterai, j'te promets... » Et haussant un sourcil amusé, il pousse le speeder à fond, juste pour être sûr que cette promesse reste bien incrustée dans son esprit. Direction le QG.
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mer 6 Fév 2013 - 10:00

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Sans mot dire, Tirdad prit appui sur l’ailette gauche du Speeder afin de grimper dans le cockpit. Le pilote abaissa la verrière, et le veilleur s’installa et passa sa ceinture. Il semblait ailleurs, la satisfaction du devoir accompli était teintée d’amertume, il porta son regard sur le paysage désertique qui commençait à défiler. Il détendit ses jambes et les posa sur le tableau de bords, conscient que Farrow ne le réprimanderais pas, du moins pas tout de suite. Il étira ses bras et les passa derrière sa nuque, toujours dans ce silence pesant, voire même gênant, Tirdad se contenta de fixer l’horizon ou semblait s’étendre à l’infini une mer de sable. Peu à peu, il revint de son absence et tenta de se convaincre que les voix de Ruyn sont impénétrables et que la fille aurait survécu si Ruyn l’avait voulu. Il cherchait à se justifier, à se dédouaner afin d’alléger le fardeau qui pesait sur son âme, Farrow n’avait pas tort. Celui qui vit par l’épée périt par l’épée, même s’il ne la tenue que quelques secondes, ainsi était la loi. Absorbé dans ses pensées, il lui fallut un moment avant de se rendre compte que son compagnon maintenait l’engin à une vitesse minimale. Cherchait-il à l’épargner ? Tirdad esquissa un sourire, non, Farrow n’était pas un mauvais gars, il était même à ses yeux une sacré trouvaille. Un camarade digne de ce nom, un frère d’arme sur qui tu pouvais compter dans les moments difficiles, il fallait juste qu’il apprenne à mettre de l’eau dans son vin. Leur philosophie n’était pas si éloignée que cela, s’ils apprenaient à se connaitre et à travailler ensemble ils pourraient faire une fine équipe… Ce dernier se décida même à briser la glace avec une compassion dont Tirdad soupçonnait l’existence sous cette façade de dur à cuire. Les deux hommes ne croisèrent pas leurs regards, préférant garder impersonnelle cette conversation :

« Je sais ce que tu penses... Que j'ai pas de cœur parce que j'aurai égorgé cette gamine sans pitié, bien avant de savoir si oui ou non elle avait participé à la mort d'Akilah.»


Tirdad ponctua d’un petit « Hum hum » désireux d’en savoir plus sur ce qui ressemblait à son goût à des excuses déguisées sur le fait d’être allez en peu vite en besogne. Son sourire s’accentua légèrement lorsque Farrow reprit :

« Peut-être. Peut-être pas. J'ai laissé une chance à l'un deux une fois... Mais si tu t'imagines qu'il hésitera à me planter sa lame dans le dos dès qu'il en aura l'occasion, tu te trompes. »

Le veilleur haussa les sourcils, il aimait la tournure que prenait cette conversation, cette confession était assez inespéré. Peut-être le pilote avait-il de l’estime pour lui, assez pour se soucier de l’image que Tirdad se faisait de lui.

« T'aurais laissé vivre cette fille et elle t'aurait embroché dans ton sommeil sans la moindre pitié. Sois pas si naïf, Tirdad, ce n'est pas le tempérament qui vit le plus longtemps... »

Le veilleur ne put se retenir plus longtemps, il se mit à rire à gorge déployée, interrompant ainsi son interlocuteur. Il répondit tout en s’esclaffant :

« Farrow sans déconner, tu crois vraiment que je l’aurais ramené avec nous ? Je lui aurais filé une gourde et je l’aurais laissé sur place ! Réflexion faite, c’est peut-être plus cruel que de l’achever, mais au moins elle aurait eut une chance de s’en tirer dans le désert ! Après qu’elle se fasse bouffer par un Styx j’en ais rien à foutre, du moment que ma conscience me dicte que j’ai fait ce qu’il fallait, le reste est entre les mains de Ruyn ! Et crois moi, je sais très bien que ce genre de fille te trancherais la gorge pendant ton sommeil sans la moindre hésitation ! Je ramènerais jamais ça à la maison ! Ruyn m’en préserve ! »

Tirdad détourna la tête vers lui afin de l’observer, il croisa ses bras sur son torse, le sourire toujours aux lèvres. Alors comme ça Farrow se faisait du souci pour lui en plus de s’inquiéter de son opinion sur lui… Il avait une furieuse envie de le dire : « Je savais que t’étais un mec bien ! » mais il se retint, le chambrer serait bien plus marrant ! Son attente paya instantanément lorsque son collègue laissa entrevoir son talon d’Achille, sa susceptibilité :
« Et si tu m'appelles encore une fois princesse... C'est moi qui te butterai, j'te promets... »
Ce à quoi il ne put s’empêcher de répondre :
« Ok, j’ai comprit princesse… »
Il ramena instinctivement son bras à son visage pour se protéger, grand bien lui en fit car la droite de Farrow partit d’un coup sec. Elle vint heurter le biceps de Tirdad qui rigolait tout en s’excusant : « Promis, je le referais plus… ». Voyant son échec et haussant un sourcil amusé, Farrow poussa le speeder à fond, juste pour être sûr que cette promesse fusse bien incrustée dans l’esprit de son camarade. Et Ruyn sait que ce dernier la comprit bien vite la leçon ! Plaqué contre son siège par l’accélération soudaine, Tirdad devint livide et porta sa main devant sa bouche pour ne pas vomir. Il ferma les yeux, incapable de répondre quoi que ce soit, il tenta vainement de s’imaginer une situation plus plaisante. Ses pensées voulaient se faire entendre à corps et à cris : « Enfoiré de Farrow ! »
Ils traversèrent le désert aussi rapidement qu’un tempête de sable, une petite heure et les voilà qui garaient le Speeder Z450 dans le hangar prévu à cet effet. La verrière s’ouvrit pour laisser rentrer de l’air frais, au grand soulagement de Tirdad qui passa sa tête par delà le cockpit pour vomir. Des restes de purée de Patamo et de galettes d’Herbefeu, vulgate de ce midi, dégoulinèrent le long de la carlingue. Le veilleur était d’une pâleur maladive, et avant que Farrow ne le fusille une énième fois de ses prunelles ocres, une voix rauque et autoritaire se fit entendre :

« ASARCES, NUCINGEN ! AU RAPPORT ! »

Tirdad leva les yeux pour apercevoir le lieutenant Losc se tenir droit comme un I en face du speeder, accompagné d’un autre homme. Alors que Farrow descendait prestement du speeder pour venir se présenter au garde à vous, lui s’en extirpa avec moult difficultés et chancela jusqu’à se présenter à son supérieur. Ce dernier prit la parole avec plus de calme cette fois-ci, il semblait s’adresser à l’homme à ses côtés :

« Voyez veilleur Gostruscos, ces deux-là représentent la fine-fleur de la caserne de Penjoie… »


L’ironie était évidente, le lieutenant soupira et reprit :

« Vos exploits d’aujourd’hui vous ont valu une convocation dans le bureau du bras-droit de nos forces armées, Mlle Vara’Da. Son assistant personnel, le veilleur Thélador Gostruscos se chargera de vous escorter jusqu’à son bureau. Messieurs, vous allez passer un sale quart d’heure ! »

Alors que Tirdad reprenait peu à peu ses forces, il fila un petit coup à Farrow et lui indiqua des yeux le veilleur qui allait les escorter. Il était blond aux yeux bleus et en prime, il avait le teint... Rosé ? Par Ruyn, mais que diable faisait un Matroscien au royaume de la Pourpre ?

Spoiler:
 
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Jeu 7 Fév 2013 - 12:43

-T'es au courant que c'est pas parce que tu vas chouchouter son speeder que Dashir va se mettre à t'encadrer ?

Demanda Salim, négligement adossé à l'engin.

[color:99d7=orange]-C'est pas en lui cirant les pompes qu'il va passer outre ton petit "problème de peau".

Précisa-t-il en se grattant la joue.

-C'est juste. Répondit Thélador à son acolyte. Mais si je ne remplis pas bien les corvées, c'est une tare de plus qu'il pourra me reprocher.

Ajouta le matroscien, en plongea le chiffon dans l'eau savonneuse pour frictionner avec vigueur la carlingue encroûtée du vaisseau. Ho, songea-t-il, Salim avait sûrement raison... Ce vieux loup de Dashir avait sûrement pris son pied en le désignant lui, le Matroscien, pour la sale besogne qu'était celle de laver son vaiseau revenu de mission. Sûrement l'avait-il simplement quémander pour avoir la satisfaction de le regarder patauger dans l'eau crasseuse et le voir grimacer des bras endoloris de devoir frictionner si dur pour décrocher les taches persistantes.
La preuve en était que toutes les jeunes recrues appelés pour l'ingrate tache, avaient déjà fini car on les avait assigné à plusieurs par vaisseau... Sauf Thélador. A lui on avait confié le plus grand des vaisseau, à récurer seul. Et l'on avait soigneusement fait comprendre aux autres qu'il était interdis de l'aider dans sa tâche.

-Arrête le Pâle. Tu vois bien qu'il se fout de ta gueule. Tu devrais lui cracher dessus à son bijou au lieu de le bichonner... Ca lui apprendrait à te traiter comme il le fait.

Lança Salim avec un grognement.

-Je comprend même pas que tu ailles pas en parler à la boss... Il loupe pas une occas' pour te traîner dans boue, alors que t'es l'assistant de Vara'da ! Il s'imagine quoi ? Que parce qu'un jour, il a désoudé dix forbans d'un coup, faudrait que tu lui embrasses le cul même après qu'il ai chier ?
Alors qu'il suffirait que tu racontes au second le quart de la moitié des humiliations qu'il te fait subir pour qu'il passe du rang de super pilote à super rien du tout ! C'est lui qui devrait te cirer les pompes.


Ajouta-t-il avec véhémence.

-Non Salim, je rentrerai pas dans ce jeu. Hors de question que je cafte... Si ça l'amuse de me traiter comme il fait, grand bien lui fasse... Mais j'irai pas pleurer comme un gosse.

Répliqua fermement Thélador. Ca non, il n'en dirait rien. Il lui restait au moins cette fierté là. Si il devait un jour en arriver aux mains avec le pilote, il le ferait des siennes ! Hors de question qu'il aille se cacher derrière le nom de sa formatrice pour obtenir des faveurs des autres.
Il serra les dents, ravalant sa fureur.
Non, ici il n'utiliserait ni le prestige des Desnolancès, ni l'autorité de l'officier Vara'Da ! Il se ferait un nom comme tout le monde, et tant pis si pour cela il devait décrasser deux fois plus de vaisseau et subir deux fois plus d'humiliations que les autres !

Il poussa un soupir et jeta le chiffon dans le seau.

-Ca devrait aller là ... Murmura-t-il en cherchant un ultime tache que, de fait, il ne trouva pas.

-J'espère au moins que c'est pas parce que je suis le bleu du second que tu t'efforces de me supporter Salim ... Lança-t-il, soudain prit d'un étrange doute.

Le Korrulien resta un instant silencieux, comme véritablement surpris de la question avant de répondre :

-Te fais pas d'illusion le pâle, je te supporte juste parce qu'il nous faut un cinquième joueur aux cartes !
Lança-t-il avec nonchalance.

-Ho je vois ... Lança le matroscien avec un faux air entendu. Et c'est pour ça que tu viens de poiroter une heure d'attendre que j'ai fini de laver ce vaisseau ?
Demanda-t-il un demi sourire glissant sur ses lèvres.

-Non, là je vérifiais juste que tu bosses bien le pâle ! Faudrait pas qu'on se tappe à refaire tout le boulot parce que tu es pas foutu de manier un chiffon.

Répliqua le Korrulien, ce qui vallu de se prendre le dit chiffon en pleine tête.
Et peu après cet incident, alors que les deux se remettaient de leur fou rire, un veilleur s'avança pour interpeller Thélador, et lui confier une mission...

*****

C'est presque avec douceur que le Z450 se posa juste devant eux. Thélador resta légèrement en retrait alors que l'officier Losc s'adressait déjà aux deux revenants d'un ton des moins cordiales...
Poussant le vice à le prend à partie pour les dénigrer d'avantage. Le matroscien, pourtant, se garda bien de relever la réplique, et se contenta de garder le silence. Il fit courir son regard sur les deux fautifs, et constata que l'un comme l'autre lui était étranger... Malgré tout il ressentait comme une pointe de compassion à leur égard. Ces deux là revenaient d'une mission pour laquelle un deuxième vaisseau était attendu, et qui, pourtant, ne reviendrait jamais.Ce beau fiasco allait sûrement leur coûter le privilège de tâter de la colère d'Enaïa. Chose pour laquelle Thélador ne les enviait absolument pas...

Néanmoins, c'était lui qu'on avait assigné pour guider les deux veilleurs à leur "lieu de remontrance" et il se devait de ne rien montrer de son ressenti.
Qu'auraient-ils fait, de toute façon de sa compassion ? La perte d'un camarade au combat était un enseignement dont il avait encore été épargné. Il n'avait ni parole, ni leçon à leur donner à ce propos.

Ainsi ce contenta-t-il d'un humble :

-Je vous prie de me suivre, l'officier Vara'da désir s'entretenir personnellement avec vous du déroulement de votre mission.

Et sur ces simples paroles, il tourna les talons et leur ouvrit le chemin d'un pas cadencé.

mp: bon voilà c'est simple mais je voyais pas quoi dire de plus; Enaïa veut bien participer, mais si vous voulez faire quelque posts avant qu'on arrive vraiment à son bureau vous pouvez. Sinon, racontez qu'on arrive là bas, et laissez à Enaïa le loisir de me reconduire si elle ne veut pas de ma présence durant vos remontrances (tout ça parce que je suis blanc) Je réapparaîtrai dès la punition donnée (comme le cafard qui ressort des chiotte après qu'on ai tiré la chasse)





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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mer 13 Fév 2013 - 7:54

Depuis que le soleil brûlant de Korrul avait dévoilé ses premiers rayons, Enaïa n'avait cessé de travailler. Rapports à vérifier, papiers à signer, troupes à envoyer, missions à confier, et toutes autres choses qui l'avaient empêcher de se reposer plus d'une minute. Aussi, lorsqu'enfin elle eut terminé , et que dans un soupir de soulagement, elle se laissa tomber dans un voluptueux fauteuil chargé de coussins, elle manqua de sombrer dans un sommeil rapide. Les yeux clos, elle lutta pourtant contre le pays des rêves et grimaça en repensant à l'amas de mauvaises nouvelles qui s'étaient abattus sur le QG en l'espace d'une journée. Trois vaisseaux en panne, une épidémie s'abattant sur les soldats, et aucune nouvelle positive des envoyés de l'île Blanche. Sans compter les différents petits soucis de Veilleurs en manque de leur famille et la prise de bec avec son père qui ne la revendiquait toujours pas comme étant sa supérieure. Et il n'y avait rien de plus détestable et d’agaçant. Ce qui, visiblement, jouait beaucoup sur l'humeur de l'officier, qui était depuis quelques jours , désastreuse.

Des coups à la porte de son bureau la tirèrent de son demi-sommeil, et soupirant, elle se redressa lentement tout en sommant la personne d'entrer. Un soldat apparu et saluant sa supérieure, se mit à lui livrer le message qu'on lui avait donné.

" Officier Vara'Da, la mission de sauvetage du soldat Akilah est un véritable échec. Il est mort et son speeder était aux mains des forbans. Il est détruit et inutilisable. Le soldat Nucingen semble être arrivé trop tard. Mais ce n'est pas tout. Le soldat Arsaces était aussi sur les lieux. "

Haussant un sourcil de surprise, Enaïa enjoint le messager à continuer, malgré son doute. D'après ses ordres, Farrow Nucingen aurait du partir seul, et Tirdad Arsaces était d’astreinte à nettoyer les vaisseaux. Lâchant un soupir d'agacement, la bras droit du Général se reconcentra sur son interlocuteur qui ajouta:

" Les deux soldats seront là sous peu. Votre élève, Thélador Gotruscos vous les emmène. "

Il salua de nouveau et sans demander son reste, sortit de la pièce sous les yeux brillants d'énervement de la jeune femme. Cette mission n'aurait jamais du se terminer par un échec. Le soldat Akilah était censé être sauvé, et secondé pour abattre un groupe de forbans. Que s'était-il donc passé ? Par Ruyn, ce n'était pas le moment de perdre des soldats bêtement, lors de simples missions !

Inspirant à plein poumons pour retrouver un semblant de calme, Enaïa se leva de son fauteuil, avança dans la pièce et passa derrière son large bureau. Tournant le dos, elle plongea son regard doré sur l'horizon qui se présentait à elle, derrière les larges vitres, du haut de la tour du QG. Son habituel sang-froid de retour, c'est avec une certaine douceur froide qu'elle invita à entrer les trois hommes qui attendaient derrière la porte contre laquelle ils avaient frappé. Chacun leur tour, Farrow et Tirdad virent se placer devant le bureau de la jeune femme, tandis que Thélador se plaça derrière, un peu en retrait, à droite de son maître.

Le visage impassible, et silencieuse, Enaïa se tourna et posa un regard transperçant et lourd sur les deux jeunes soldats à qui elle faisait maintenant face. Il leur faudrait une bonne explication pour ne pas recevoir une mise à pieds.



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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mer 13 Fév 2013 - 13:27

    « Et si tu m'appelles encore une fois princesse... C'est moi qui te butterai, j'te promets... » Bien entendu Tirdad sauta sur l'occasion d'ouvrir à nouveau sa grande bouche et le poing de Farrow alla frapper gentiment son épaule, en une bourrade amicale, levant les yeux au ciel. Idiot, pensa-t-il pour lui-même. Mais un gentil idiot, alors... Alors il lança le speeder à pleine vitesse, juste pour lui donner une bonne leçon... C'était de bonne guerre, non ? Il sut qu'il n'aurait pas du pousser autant lorsqu'à peine arrivés à Penjoie, Tirdad sortit la tête du speeder et eut la bonne idée de vomir sur la carlingue de l'appareil. Son sourire amusé laisse place à un air revêche ; oh le scélérat, il a osé faire ça... Il allait d'ailleurs ouvrir la bouche pour s'insurger quand Losc le coupa net dans son élan. « ASARCES, NUCINGEN ! AU RAPPORT ! » Sans réfléchir, Farrow sauta du speeder, agile comme un animal, pour se présenter devant son lieutenant, le saluer et rester au garde-à-vous. Du coin de l'oeil, il voit que Tirdad a plus de mal et il retient son sourire moqueur. « Voyez veilleur Gostruscos, ces deux-là représentent la fine-fleur de la caserne de Penjoie… » Si Farrow se demande qui est bien ce Gotruscos dont il n'a jamais entendu parler et pourquoi Losc semble les traiter comme des moins-que-rien alors qu'ils viennent de décimer un groupe de forbans, il n'en laisse rien paraître, discipliné. « Vos exploits d’aujourd’hui vous ont valu une convocation dans le bureau du bras-droit de nos forces armées, Mlle Vara’Da. Son assistant personnel, le veilleur Thélador Gostruscos se chargera de vous escorter jusqu’à son bureau. Messieurs, vous allez passer un sale quart d’heure ! » Farrow ne peut retenir une grimace ennuyée ; ça allait barder, ça c'était sûr... Il regarde partir Losc, se mordillant la lèvre nerveusement quand le coup de coude de Tirdad attire son attention. Il lui lance un regard interrogateur et suit la direction qu'il lui montre, comprenant aussitôt ce qui le chagrine. Un type blond aux yeux bleus et à la peau claire qui portait leur uniforme ? Le jeune Nucingen fronce les sourcils, circonspect et méfiant, presque outré de cette absurdité. Ses prunelles ocres reviennent sur son compagnon et il hausse les épaules, preuve qu'il ne comprend pas non plus, comme ils emboitent le pas de leur chaperon du jour. Comme s'ils n'étaient pas capable de trouver le bureau de l'officier tous seuls...

    Bref, quoiqu'il en soit, il suffit d'un simple coup d'oeil au visage d'Enaîa pour comprendre qu'elle n'est pas d'humeur à leur faire le moindre cadeau. En silence, Farrow et Tirdad se placent devant le bureau et, puisque le lieutenant ne prend pas la parole, Nucingen prend l'initiative de saluer et de parler le premier. Elle attendait des explications ou des excuses, c'était évident, mais lui il ne savait pas vraiment quoi dire. Comment explique-t-on qu'on a pas pu aider un camarade qui comptait sur vous ? Il était déjà bien assez mal en point mentalement pour se voir reprocher encore la mort d'Akilah. Il croise ses mains dans son dos, droit comme un piquet et explique comme il peut. « Nous sommes arrivés trop tard sur les lieux et Akilah était déjà mort. Toutefois, nous avons réussi à traquer les Forbans responsables et à les éliminer. Tous. Le speeder... a été détruit par les Forbans... » Un silence embarrassé comme il avoue son échec et que cela lui coûte. « C'était de ma faute, lieutenant. Le soldat Arsaces a demandé à sortir du speeder et j'ai refusé. J'en prends l'entière responsabilité. » Il baisse le regard, fixant ses pieds et évitant les yeux de Tirdad. Il espère juste qu'Arsaces ne va pas jouer les héros et vouloir partager la faute. Ce genre de geste, il ne l'avait jamais fait que pour Hemsworth, prêt à prendre tous ses torts pour lui, mais c'était nouveau cet altruisme pour quelqu'un qu'il connaissait à peine. Veilleur ou pas. Il reste droit, attendant sagement la sentence.
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mar 19 Fév 2013 - 7:23

Tirdad grimaça tout au long de sa marche jusqu’au bureau de l’officier Vara’Da. Ses grèves et celles de Farrow claquaient en rythme sur le sol de la caserne. La main nonchalamment apposée sur la garde de son épée pendant à son flanc, seul le tintement métallique de leurs atours de veilleurs brisait le silence pesant. Il se refusait à décrocher la mâchoire, un Matroscien en uniforme, il ne pourrait jamais l’avaler ! Il était pris d’une sourde colère, à cause de cela, mais aussi parce que pour la première fois de son existence, Vara’Da allait l’épingler. Jusqu’à présent il avait eut ce don de réussir à passer sous le radar des instances supérieures de l’armée. Ces magouilles, combines et autres insubordinations n’avaient jamais attiré l’œil d’un haut gradé. Et à cause de Farrow et de cette mission, il allait être exposé. Il priait tout autant qu’il ruminait, espérant que son dossier disciplinaire soit trop gros pour que Vara’Da ne daigne l’ouvrir, ou alors trop lourd pour que personne ne puisse réussir à le lui porter !
Le bureau se tenait devant eux, il prit une profonde inspiration et toisa Thélador avec dédain, puis il entra à la suite de Farrow. Ce dernier s’avança le premier afin de donner sa version de l’histoire. Tirdad ne put réprimer son sourire, ah brave Farrow, loyal Farrow, prêt à assumer tout seul le poids de cet échec. Le veilleur n’avait soufflé mot au pilote, et pourtant, il n’avait pas hésité une seule seconde à s’exposer au courroux de Vara’Da. Il n’en fallut pas plus pour gagner son estime et son respect, il s’avança et posa une main fraternelle sur son épaule, le visage fermé et d’une voix emplit de détermination il l’interrompit :

« Depuis quand un veilleur laisse un frère d’arme prendre le blâme tout seul ? »


Il s’avança encore d’un pas et poursuivit à l’attention de la jeune femme, avec un visage impassible et sur le même ton :

« Officier Vara’Da, lors de notre arrivée sur place, nous avons put découvrir le cadavre d’Akilah. Son sang séché et craquelé laisse présager une mort qui a dû se produire entre 10 et 20 min après son appel radio au lieutenant Losc. Le veilleur Farrow et moi-même n’aurions jamais put arriver à temps. Une fois la caserne prévenue de notre macabre découverte, nous avons localisé son Z450 endommagé et planté dans une dune, les coordonnés ont été dument transmises au lieutenant Losc. Un affrontement s’est ensuite déroulé entre 6 forbans et nous-mêmes, affrontement au cours duquel nous avons prévalus et sommes sortis victorieux. Aucun survivant n’est à déplorer. »

Le reste, elle le savait, ils venaient à peine d’arriver et était convoqué devant elle. Il continua néanmoins de réciter les faits sans émotions aucune :

« Un speeder Z450 endommagé attend toujours d’être récupéré. Je me permets ensuite de douter des capacités du lieutenant Losc. Envoyer un veilleur solitaire en patrouille est une décision discutable, et lorsque celui-ci est en danger, rebelote on envoi un veilleur solitaire au commande d’un speeder hors de prix à la rescousse. C’est une gageure ! Avons-nous trop peu de veilleurs à disposition qu’on ne peut adjoindre un coéquipier aux unités de patrouille ? »

Tirdad était pleinement conscient des risques qu’il prenait, il était là pour répondre de son échec qui selon lui n’en était pas un. On leur avait demandé l’irréalisable. Mais de là a pousser Vara’Da à se justifier ? Il savait pertinemment que sa sanction serait lourde, en agissant ainsi il s’assurait de laisser Farrow hors de porté en canalisant la colère de sa supérieure contre lui, et avec de la chance, elle serait brutale et expédiente, lui permettant ainsi de rapidement retourner à l’anonymat. Il termina avec un léger sourire et une honnêteté surprenante :

« Ce qui nous amène à la raison de ma présence ici. Assigné au nettoyage des speeders, j’ai décidé de piquer un petit roupillon dans le Z450 du pilote Nucingen. Je fus réveillé en sursaut et entrainer de force dans cette mission. Un hasard qui a empêché cette caserne de faire le deuil d’un autre veilleur et la perte d’un autre speeder… »
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Jeu 21 Fév 2013 - 10:55

Ne prenant pas la peine de prononcer les premiers mots, Enaïa se contenta de fixer les deux soldats d'un regard ferme mais sans méchanceté. Elle savait qu'être convoqué dans le bureau d'un supérieur n'avait rien d'amusant, et leur silence respectif semblait démontrer qu'ils en avaient aussi compris l'importance. Au grand étonnement de la jeune femme, ce fut le soldat Nucingen qui prit la parole le premier. Calmement, il expliqua la situation, ainsi que la mort d'Akilah, précédant leur arrivée. Le speeder avait été retrouvé mais détruit par les forbans. Il ajouta que Tirdad n'avait jamais voulu l'accompagner durant la mission, qu'il n'avait pas eu le choix. Fronçant légèrement les sourcils, l'officier tiqua à cette remarque, mais la garda en retrait. Elle resta agréablement surprise du sang-froid et de la solidarité dont avait fait preuve Farrow devant elle. Le remerciant d'un signe de tête pour son explication, elle attrapa un parchemin et de quoi écrire pour le tendre à Thélador, mais fut coupé dans son élan par la voix de Tirdad.

Retenant un soupir d'exaspération, la jeune femme posa un regard concentré sur le soldat qui s'exprimait avec détermination. D'une main distraite, elle fit signe à Thélador de prendre en note les faits importants pour le rapport, et ne quitta pas son interlocuteur des yeux. D'un ton beaucoup plus vif que son collègue, il exposa les mêmes explications, avec quelques détails en plus. Mais il ne s'arrêta pas là, et enchaîna sur son doute de l'incapacité de l'officier Losc, ainsi que sur la question du manque de veilleur, et pour finir, avoua enfin qu'il s'était retrouvé dans cette mission parce qu'il s'était endormi dans le speeder de Farrow. Mais que cela avait au moins eu le mérite de lui sauver la vie.

Prétentieux. Insolent. Redressant la tête pour planter son regard doré brillant d'agacement dans celui de Tirdad, avant de le dévier sur son collège Farrow; elle inspira lentement et se racla la gorge avant de prendre enfin la parole, de sa voix douce mais aux résonances froides pour ce jour si chaud:

" Soldat Nucingen, d'après votre rapport , je ne peux en aucun cas vous accuser d'un échec de mission. Il semble bien que le Lieutenant Losc se soit un peu emballé dans ses explications. "

D'un signe de tête, elle le rassura sur son sort. Puis, se reconcentrant sur celui qui lui donnerait le plus de fil à retordre, elle reprit :

" Soldat Arsaces. Par quoi commencer avec vous. Je ne suis à ce poste que depuis quelques mois, et pourtant, j'ai entendu parler de vous à de nombreuses reprises. Peut-être un peu trop justement. De la même manière que je l'ai dit au soldat Nucingen, je ne peux vous sanctionner pour l'échec de la mission, puisque les faits que vous exposez sont tout à fait valables et que vous ne pouviez rien faire pour sauver le soldat Akilah. "

Elle se tut quelques secondes, prenant le temps de boire une gorgée de lait de Capri, avant de rentrer dans le vif du sujet; sentant déjà l'énervement lui chatouiller la langue.

" Néanmoins, je ne peux vous laisser faire, quant à votre critique du Lieutenant Losc. Bien que je sois du même avis que vous. " Elle retint un sourire amusé qui manqua lui étirer le coin des lèvres. " Mais vous faites preuve d'une véritable insolence, ainsi que d'une mauvaise foi évidente. Vous savez comme tout le monde dans ce QG, que la plupart de nos soldats sont en mission sur l'Île blanche, et que nous sommes donc quasiment en sous-effectif à Korrul. Si un soldat a été envoyé seul pour cette mission, c'est que les paramètres n'indiquaient pas de combat qui pourrait mettre en jeu sa vie. "

Elle soupira, sentant une vague de lassitude lui enchaîner le corps. Se passant une main sur le visage, elle se massa les paupières et reprit :

" Permettez-moi, soldat Arsaces, de remettre aussi votre présence dans cette armée en cause. J'ai cru comprendre que vous étiez souvent assignés à des tâches de nettoyage ou autre. Résultats de votre comportement parmi nous sûrement ? Vous êtes un bon soldat, et vous avez sans doute évitez la mort de Farrow, mais prenez garde à votre insolence et à votre manque de respect. Je me passerai volontiers d'un homme qui n'a de cesse des ordres qu'on lui donne. Nous sommes déjà dans un quasi sous-effectif, et je ne m'encombrerai pas d'éléments gênants, sur qui je ne peux pas compter sans avoir à toujours m’inquiéter de ces faits et gestes, ni à m'essouffler à le remettre à sa place à chaque fois. Suis-je claire ? "

Le ton d'habitude calme et posé d'Enaïa était sensiblement monté d'un cran, preuve de son agacement évident en cette fin de journée éprouvante. Elle se fichait d'avoir été trop dure avec Tirdad en remettant en cause son envie réelle de protéger Korrul. Elle s'en fichait, tant que les soldats qu'elle avait sous ses ordres comprenaient que la solidarité ne faisait pas tout, et que certains sacrifices étaient aussi inévitables.



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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Sam 23 Fév 2013 - 13:35

Retirer dans un coin du bureau, Thélador se félicitait presque de ne pas avoir à participer à cet entretien...
Il s'était d'abord attendu à être invité à disposer pour que la scène ne se déroule qu'entre les protagonistes, mais un signe de son Maître lui avait indiqué qu'il devait rester... Cela signifiait deux choses, soit elle attendait de lui qu'il observe, et apprenne, soit elle lui avait à lui confier une tâche.

Il savait que la réponse viendrait bien assez tôt, ainsi s'appliqua-t-il à se faire oublier, alors que l'officier Nucingen ouvrait l'entretien...Désireux de ne pas paraître indiscret, en dévisageant les fautifs, le matroscien fixa son regard sur le mur d'en face. Il écoutait pourtant avec soin les propos énoncés. Et sans qu'il ne puise le retenir, il sentit son imagination tourner à plein régime. Inconsciemment, il laissa les éléments former dans son esprits, des images de la scène. Lui n'avait jamais eu à partir en véritable mission, et bien que celle ci fut apparemment des plus éprouvantes, Thélador ne pouvait s'empêcher d'envier les deux veilleurs d'y avoir participé.

L'évidente fraternité qui unissait les deux hommes, éveilla elle aussi la convoitise du jeune apprenti. Il ne pouvait s'empêcher de rêver qu'un jour lui aussi pourrait compter sur ses camarades pour faire face à ce qui les attendaient de pire.

*Patience, patience, chaque chose en son temps*


S'intima-t-il. Il avait encore tellement à apprendre avant de prétendre pouvoir affronter un groupe de forban ! Ce fut à cet instant que que le soldat Arsaces prit la parole. Du coin de l'oeil, Thélador remarqua du même coup que son maître lui tendait de quoi rédiger le rapport. Il s'avança vers elle, mais marqua rapidement un temps d'arrêter. Arsaces venait-il vraiment de prononcer ce qu'il venait de prononcer ?
Effectivement, vu la lueur que le matroscien perçu dans l'oeil de sa supérieur, ses oreilles ne lui avaient pas fait défaut... Quelle insolence !Thélador en revenait à peine ! C'est presque si le fautif n'allait pas se mettre à expliquer à l'officier Vara'da comment il fallait organiser leur sortie !
Certes, ces paroles ne manquaient pas de pertinence, il fallait bien lui accorder... Mais la tournure manquait cruellement de diplomatie. Le matorscien ravala une grimace, il connaissait cette expression sur le visage d'Enaïa. Elle ne laisserait pas la chose passer.

Se glissant dans son rôle de scribe, Thélador se pressa de prendre par écrit ce à quoi il venait d'assister. Relevant brièvement les yeux de temps à autres, il observait les deux gaillards.
Clairement l'un semblait posséder une maîtrise hors paire de lui même.Quelque chose de très professionnel, de très mature qui intimait le respect. Quand à l'autre ... On lui devinait quelque chose de plus nerveux. Comme la fougue de la jeunesse, peut être même était il du genre a foncer tête baissée..
Si il ne les avait pas eu sous les yeux, si soudés, Thélador aurait sérieusement douté du fait qu'il puise faire une bonne équipe !
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Lun 25 Mar 2013 - 6:18

Tirdad maugréa, Tirdad maudit par trois fois cette satanée bras droit de l’organisation des Veilleurs Pourpres. Mais Tirdad ne laissa rien transparaitre, revêtant un masque d’argile, il encaissa, muré dans le respectueux silence qu’on offre à sa hiérarchie. Ainsi elle en savait long sur lui, mauvaise limonade… Il se demandait comment elle faisait pour rester aussi composée malgré la sévérité de ses propos. Il avait espéré qu’Enaïa perde son sang-froid et le jette comme du poisson pourri… Au lieu de cela, un ferme avertissement lui fut adressé avec l’art et la manière, balayant ses préjugés sur sa supérieure. Farrow était muet comme une tombe. Il était vraiment le petit soldat parfait par moment, Tirdad devrait apprendre de lui et prendre sur lui.

Ses yeux ne pouvaient s’empêcher de balader sur le Matroscien, sa présence ici et en uniforme de Veilleur avait tout d’une mauvaise farce. Autant inviter les espions ennemis et leur fournir toutes les informations qu’ils veulent en plus d’un banquet à leur honneur ! Tirdad grinça des dents, l’officier Vara’da les dédouana de la culpabilité de cet échec. Elle était du genre sévère mais juste, il n’était guère étonnant que quelqu’un de sa compétence soit à son poste actuel ! Une fois sa tirade terminée, les veilleurs Arsaces et Nucingen abaissèrent la tête en synchronisé, synonyme de leur acceptation du jugement passé sur leurs actes durant cette mission. Ils n’avaient rien à ajouter ni à redire. Il n’était point la peine d’énumérer la sanction qui allait leur échoir. Tirdad connaissait le livre disciplinaire par cœur, dans sa tête il récitait déjà :

« Paragraphe 28, alinéa 4 bis : Face à l’échec le Veilleur doit reconnecter avec ce qui fait de lui un serviteur de Korrul. Patrouiller les rues de nos villes et être au contact avec les gens du milieu devrait rehausser son esprit en berne des suites du manquement à son devoir. Se rappeler de ce qui lui tient à cœur, soit la préservation de notre mode de vie et culture est une motivation nécessaire pour rebondir… »

Foutaises, c’était la punition la plus classique qui soit, battre le pavé et se faire chier en patrouille comme un rat mort, le tout enrobé dans de la psychologie d’étalage de marché censé aider à avaler la pilule. Si le Matroscien était là, ça devait être parce qu’il devait avoir un rôle à jouer dans ladite punition. Et Farrow qui ne bronchait pas d’un sourcil… Tirdad voyait déjà le cauchemar s’étaler sous ses yeux, lui et Thalador, Thiladros, Philipos, bref peu importe le nom du blanc bec, il allait devoir se le taper en patrouille… Etre assimilé à une connaissance du Matroscien à la caserne était une sorte de peine d’ostracisme, Tirdad allait essuyer des moqueries et autres désagréments… Si une partie des Veilleurs qui le connaissait l’appréciait, les ignorants ne se priveraient pas de le descendre en flèche ! Mais au vu et su du tempérament du jeune homme, ils comprendraient pourquoi Tirdad ne s’était jamais donné la peine d’assister aux entrainements à l’arme blanche…
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mar 26 Mar 2013 - 7:33

Le silence de la pièce n'avait jamais été si pesant et complet. Même la plume de Thélador s'était arrêtée de gratter contre le papier. Un silence agréable , qu'Enaïa savoura d'autant plus lorsqu'elle vit les deux soldats qu'on lui avait envoyé, baisser et hocher la tête dans un même signe de compréhension et de soumission. Laissant un soupir s'échapper d'entre ses lèvres, l'officier tira son fauteuil et s'y assit. Croisant les mains qu'elle vint placer sous son menton, elle observa tour à tour Farrow et Tirdad. Les deux ne manquaient pas de cran, ni de solidarité. Elle se souvenait très bien ses nombreuses erreurs et punitions, lorsqu'elle n'était que soldat. Et elle n'était pas plus honorable qu'eux à cette heure-ci. Elle ressemblait d'ailleurs plus au blanc bec de Tirdad, toujours près à répondre et à se battre pour régler les affaires. Ah, le bon vieux temps. Comme si des dizaines d'années s'étaient écoulées. Mais non. Seulement plusieurs mois. Un fin sourire caressa ses lèvres, avant que son regard ne croise celui des deux soldats. Se passant une main dans les cheveux, elle finit par déclarer :

" Soldat Nucingen, étant à la base seul sur cette mission, et ne pouvant vous accuser d'un échec impossible à éviter, votre punition sera moindre. Et seulement pour le principe. J'ai entendu dire que vous étiez un de nos meilleurs pilote. Et vous devez sans doute savoir comment marche ces petits jouets. Les mécaniciens du QG sont eux-aussi en manque d'effectif; vous irez donc les aider à rafistoler et nettoyer les speeders durant... trois jours. Ce sera tout pour vous. "

Elle laissa un instant de silence , afin d'être sûre que le soldat Nucingen n'avait aucune question, et que Thélador puisse noter correctement sur le rapport. D'un signe de tête, elle fit comprendre à Farrow qu'elle en avait terminé avec lui. Et, déviant son regard, elle le posa sur Tirdad, et soupira avant même d'avoir commencé à lui dicter sa sanction. Tapotant des doigts sur son bureau, elle réfléchit un instant à ce qu'elle pourrait lui faire faire. Jetant un oeil à Thélador, son visage concentré lui donna enfin une idée.

" Soldat Arsaces, il est temps que vous compreniez que nous se sommes pas dans un théâtre pour bouffons ambulants ici. La mission que je vais vous donner en tant que sanction mérite toute l'énergie que vous mettez d'habitude à ne pas obéir. Son importance n'est pas capitale pour le pays, mais reste très importante pour l'armée. En tant normal, je devais la mener. Je vous la donne, preuve de la confiance que je porte quand même à chacun de mes soldats. Et si par malheur, il vous arrivait d'échouer, ce ne serait pas une simple mise à pieds d'une semaine que vous recevrez. "

Elle se tut un instant, lui laissant le temps de digérer les premières informations. Plantant son regard doré dans celui du soldat, elle reprit sans le lâcher du regard :

" Dans deux jours, un riche commerçant d'Ofägar va se rendre à Arish. Cet homme est l'un de nos indicateurs les plus précieux. Il possède un large réseau de communication, et sait beaucoup de choses sur les déplacements et missions des Forbans. Il doit nous livrer de précieuses informations quant à l'emplacement d'un camp nomade de Forbans. Malheureusement, sa vie est aussi en péril, car nombre de gens veulent le voir mort à cause de sa réputation de vendeurs d'âme, de charlatans et de traître. Durant sa venue, qui durera deux jours, il logera dans une auberge au centre de la ville. Vous devrez surveiller cet endroit. Cela implique aussi le jour , que la nuit. Personne ne doit entrer dans sa chambre, et lui ne devra pas la quitter sans surveillance. Je viendrai moi-même chercher les informations qu'il a à nous donner, le second jour. Thélador, tu devais faire cette mission avec moi. Tu la feras avec le soldat Arsaces. Et je compte sur toi pour me rendre compte de tout ce qu'il se passera. "

Elle appuya un regard dur et sévère sur le premier, et se levant, elle se tourna vers son élève à qui elle envoya un fin sourire. D'un geste, elle fit signe à ses "victimes" de quitter la pièce. Une fois seule avec son protégé, elle soupira longuement et souffla :

" Cette mission est un entraînement excellent pour toi. Et même si je ne serais pas aux commandes, tu la réussiras. Ne te laisse pas marcher dessus par Tirdad. Il n'a pas sa langue dans sa poche, et je parie que vois un matroscien ici a attisé sa curiosité. "

Tapotant son épaule d'un geste sympathique , elle lui accorda un nouveau sourire et se dirigea enfin vers la porte de son bureau. Cette fois, la journée était réellement terminée.



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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mar 26 Mar 2013 - 10:11

L'encre sur le papier immortalisait l'échange. Concentré sur son écriture, Thélador ne releva le nez que durant un court instant où le silence avait fait place pour ensuite replongé aussi sec dans sa rédaction.
C'est la prononciation de son prénom qui le fit revenir à la scène. Alors seulement il laissa la réalité s'imposer à lui.
Enaïa venait de désigner Tirdad pour une mission qu'elle devait elle même réaliser. De la surveillance. Rien de palpitant, surtout que l'informateur, une fois en ville et au lieu du rendez vous ne serait pas le plus en danger.
Les déplacements étaient bien plus périlleux... Bref, il s'agissait là d'une mission test qui pouvait bien mettre la carrière du soldat à plat... Le plus intéressant venait après. Thélador serait aussi de la partie. Il fut d'abord surpris, puis compris que sa présence servirait à assurer la surveillance du fautif.

Enaïa avait déjà confié son protégé a d'autre afin de lui en apprendre plus sur le métier. Là, la chose était différente. Tirdad durant cette mission serait son supérieur, mais le matroscien lui serait son examinateur... Chacun devrait garder un oeil sur l'autre en plus de leur protégé. C'était ce qui se rapprochait le plus du vraie mission pour Thélador. Modeste certes, mais une mission quand même.
Il hocha la tête avec conviction pour assurer sa supérieur qu'il avait compris et qu'elle pouvait compter sur lui. Il retenait en réalité un cri de victoire.

Pourtant, lorsque les deux veilleurs quittèrent la pièce son enthousiasme fut amoindri par les paroles de son maître ; la collaboration avec Tirdad ne serait peut être pas une partie de plaisir ...
Il ravala pourtant son appréhension, Enaïa comptait sur lui.
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mer 3 Avr 2013 - 8:53

Farrow, stoïque et droit comme un piquet sembla recevoir sa punition comme une délivrance. Il fallait dire que l’officier Vara’Da avait était clémente, Tirdad se doutait qu’il n’aurait pas cette chance… Quoique, une preuve de confiance ? Elle allait lui assigner une mission dont elle devait se charger elle-même ? Son visage demeura impassible mais le ton de la conversation ne lui plaisait guère. Une lueur d’espoir s’alluma dans ses yeux, l’idée de faire connaissance avec un informateur et de pouvoir ainsi agrandir son propre réseau lui plaisait. Bien évidement, il se lierait d’amitié avec un second en commande, capable de brasser et d’intercepter pour son propre compte des informations capitales. Toujours de marbre, il ne pouvait s’empêcher de sourire intérieurement.
Mais à la mention de Thélador, il se décomposa. Bouche bée, incapable d’articuler le moindre mot sous l’effet de la surprise, il devait être drôle de l’observer gober les mouches ainsi… Son pire cauchemar allait se réaliser, il allait devoir faire équipe avec Sable Blanc, un Matroscien, un blanc-bec au teint aussi rose que du papier toilette mélangé à des blancs d’œufs… Non Tirdad, ne portait certainement pas Matroos, ni ses gens dans son cœur ! Qui plus est, comment pourrait-il essayer de négocier et ‘s’approprier un des informateurs du marchand si Grosducausse était avec lui. Ca n’était pas son nom peu importe…

Perdu dans ses pensées, il ne se rendit pas compte qu’en deux temps et trois mouvements, l’officier Vara’Da les avait tous foutu dehors. Farrow ne demanda pas son reste et après un long échange de regard avec Tirdad il s’éclipsa en silence. L’appel du devoir primait sur tout avec le pilote…
Le veilleur Arsaces fixa le Matroscien avec un air déprimé avant de laisser échapper un long soupir de détresse. Il prit la direction de ce qu’il espérait être la sortie de ce dédale de couloir de l’aile administrative de la caserne. D’une voix lasse il l’interpella :

« Bon, Tartenpios, à partir de maintenant tu suis mes directives et tu la boucles. Je vais être honnête avec toi. Les types dans ton genre, les blancs-becs, je peux pas les voir en peinture. Qu’on se le dise, on partira pas en vacance ensemble et on sera jamais potes. Reçu cinq sur cinq Etrusquensauce ? »

Le Matroscien avait un nom complexe pour Korrul, et Tirdad ne faisait volontairement aucun effort pour le prononcer correctement. Alors qu’il s’attendait à une réponse de la part de son nouveau coéquipier du jour, il passa une double porte. Parmi le brouhaha des épées de bois qui s’entrechoquent de la salle d’entrainement ou ils venaient tous deux de débarquer à l’improviste, les boutades fusèrent :

« Matez ça ! Arsaces le branleur qui joue les nourrices avec Blanche-neige !
- Un bon à rien et un Matroscien, elle est tombée bien bas l’armée de Korrul !
- Mais non, ce ne sont pas de vrais veilleurs, ils servent juste à la parade ! T’envoie ça juste pour faire rire les forbans ! »

Plusieurs rires firent échos aux moqueries qui devenaient de plus en plus osées et insultantes. Tirdad fut piqué au vif, il savait que s’il ne se faisait pas respecter dans les secondes qui suivaient, ce moment là le hanterait toute sa carrière. Il se tourna vers Thelador, avec le feu de la colère dans ses yeux, prompt à l’emportement, démarrant au quart de tour, le Korrulien n’était certainement pas un modèle de patience et de vertue. Il lui adressa la parole comme s’il était sur le point de lui donner un cour magistral :

« Tu vois Gotruscos, là on nous marche sur la gueule. Sois tu fais ta Matroscienne et tu t’excuses poliment d’exister ou tu ignores leurs commentaires en te prétendant au dessus de tout ça. La troisième option, c’est que tu me suis pour leur botter le cul si fort qu’ils s’assieront pas avant des semaines… »

Sur ces mots, il fila droit vers l’attroupement de veilleurs à l’entrainement, de son pas décidé, il posa sa main sur la garde d’une épée en bois qui reposait dans un panier en osier avant de demander avec le sourire :
« Alors Thelador, tu penses qu’on en prend combien à nous deux ? A moins que tu préfères que je m’en occupe seul ! »
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mer 3 Avr 2013 - 10:54

Le jour attendu était arrivé. Thélador hésitait entre l'excitation et l’appréhension. Heureusement, Tirdad, une fois qu'il l'eu rejoint l'aida à trancher, car c'est sans prendre de gant qu'il lui avoua son aversion pour les matrosciens. Au moins on ne pouvait lui reprocher de ne pas être honnête ... Mais la joie que Thélador avait pu ressentir à l'idée de participer à cette mission s’envola aussi sec.
Il se demanda si Enaïa connaissait ce côté "sombre" d'Arsaces, et si c'était pour ça qu'elle l'avait mis avec lui en mission... A méditer. En attendant, il allait visiblement devoir être le patient des deux, car le veilleur ne semblait pas vouloir faire le moindre effort.

A cette pensée le matroscien eut un demi sourire. Tirdad pensait-il vraiment qu'il était le premier à lui reprocher son origine ? "Blanc-bec" quel manque d'originalité ...

Le matroscien n'avait toujours pas répondu -et ne comptait pas à le faire- quand ils passèrent par la salle d'entrainement. Si Thélador avait déjà une idée de ce qui l'attendait comme remarques là bas, Tirdad lui se semblait pas s'être préparé...

A la définition "manque de sang-froid", le dictionnaire aurait pu montré une photo d'Arsaces ! Ce veilleur n'avait vraiment pas deux sous de jugotte ou quoi ? Enaïa lui avait promis de lui ôter son insigne si il faisait le moindre faux pas, et il était près à se jeter dans une baston ?
Thélador leva les yeux au ciel.

-J'en pense que tu te prends trop au sérieux Tirdad, et qu'on a mieux à faire que de défendre ton honneur froissé.

Lui répliqua-t-il en croisant les bras un demi sourire flottant sur ses lèvres. Quelqu'un siffla dans le groupe qu'il leur faisait fasse, et une nouvelle provocation fusa.

-Regardez ça les mecs, le blanc bec a visiblement decidé d'être "au dessus de ça" ...

Mais avant qu'il n'est le temp de partir dans la suite de sa tirade, Thélador le coupa :

-Je suis matroscien "mec", au cas ou tu l'aurais pas remarqué, comment tu veux que je sois au dessus de quelque chose ?

Il eut un moment de surprise pendant lequel Thélador pu contempler l'effet de sa petite trace d'humour. Beaucoup avaient déjà oublié Tirdad pour suivre l'échange entre "le pâle" et l'autre veilleur qu'il avait coupé dans son élan. On hésitait à rire, se demandant si c'était un piège, et on attendait que l'autre réponde à la provoc'. Ce qu'il ne tarda pas à faire :
-A ouais... Alors comme ça tu as de l'humour blanc bec ? On va voir ça : C'est quoi la différence entre un Matroscien une patamo ?

Un sourire fendit le visage de Thélador et il répondit comme cela coulait de source :

-Facile, la patamo elle est cultivée.

Cette fois ci il eut quelques éclats de rire de ceux qui ne connaissaient pas la blague, et le matroscien s'engouffra dans la brèche :

-Et toi, tu sais comment on fait pour toucher sur un matroscien avec un FFI ?

L'autre avait baissé sa arme en bois et se prêta au jeu. Après un petit moment de réflexion il fronça les sourcils et répondit :
-Je sais pas ... Vas y dis.

Thélador se mit alors à regarder à gauche puis à droite dans des gestes exagérés, comme pour s'assurer que personne ne pouvait les entendre, et répondit sur le ton de la confidence.

-D'accord je te donne le truc ... Mais que ça reste entre nous hein ? Je ne voudrais pas qu'on sache que j'ai cafté... Tu vises trois mettre au dessus de sa tête, et tu le touches en plein dans son ego.

Cette fois, il eut un franc éclat de rire dans l'assemblée, qui s'était presque transformée en public. L'animosité s'était légèrement dissipée, et on regardait Thélador avec un air de " il a pas l'air si désagréable que ça lui". Il su qu'il avait gagné la partie. Le truc de l'autodérision marchait à tout les coups. Il fallait dire que peu de veilleur avaient dû croiser des miliciens avec ce sens de l'humour là, l’orgueil matroscien n'étant qu'à moitié une légende.
Il avait rapidement comprit qu'il alimenterait l'animosité si il répondait aux provocations raciales... Alors, il avait prit le contre pied. Il s'en prenait à lui même plus vivement qu'aucun ici n'oserait le faire, et la méthode ne l'avait jamais faillit jusqu'à présent.

Profitant du relâchement général, Thélador s'empara de l'épée de bois de Tirdad et la renvoyant dans le panier dans un geste non-chalent.

-Bon c'est pas que je suis à cours de blague sur Matroos, mais on a du boulot nous. A la prochaine ! Et celui qui arrive à me sortir une vanne que je connais pas, j'lui payerai une bouteille de Khélus !

D'une main, il poussa Tirdad vers la sortie tandis que de l'autre salua les autres avec un sourire chaleureux. Un fois la porte franchit, son sourire disparu de suite, et il planta son regard glacial dans celui du veilleur :

-Alors écoute moi bien, parce que je vais pas le dire deux fois ; Tu m'encadres pas, très bien, ça va pas m'empêcher de dormir. J'ai aucune envie de partir en vacance en ta compagnie, et je te lécherai pas les bottes pour que tu deviennes mon "pote". Alors la prochaine fois que tu fonces tête baissée, pour prouver à je ne sais pas qui que tu es quelqu'un, je te laisse te planter sans réagir. Et tu peux dire adieux à ton insigne. C'est clair ?!
De nous deux c'est pas moi qui est là parce que j'ai fait une faute, c'est toi. Alors descend de tes grands draomas si tu veux pas te retrouver à faire du porte à porte pour trouver un artisan qui acceptera de prendre un veilleur viré pour insubordination et incompétence comme apprenti !
Et mon prénom c'est Thélador. Si tu as la mémoire trop courte, appelle moi Thél, ca t'évitera de l'écorcher encore une fois.








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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Mar 9 Avr 2013 - 10:34

Tirdad soupira, déçu de voir que ses théories sur Thélador se trouvaient être exactes, ce mec n’avait aucun cran, aucune consistance… Pas étonnant qu’il soit un souffre douleur de choix. Il nota une pointe d’emportement dans le ton du Matroscien, puis une note d’humour, un sarcasme bien amené qui éveilla son intérêt. La main toujours apposée avec fermeté sur la garde d’une épée un bois reposant dans son panier d’osier, il s’autorisa à relâcher son emprise. Un sourcil haussé et un léger sourire en coin, il voulait savoir comment se terminerait cette conversation. Le blanc-bec était en phase de retourner la situation, il avait capté leur attention et semblait donner le change tout en menant l’échange. Son sourire s’étira sur ses lèvres, il en avait presque envie de rire lui-même, le coup de l’égo des Matrosciens était bien trouvé !

Sa bonne humeur retrouvée, Tirdad fixait maintenant Thélador avec des yeux intéressés, ce petit bonhomme avait du potentiel et une certaine répartie. De quoi était-il vraiment capable ? Le veilleur voulut éclaircir ce point, en faire un nouveau jeu qui égayerai cette mission. Il détestait toujours les Matrosciens, mais dans son raisonnement faillible d’être humain, il voyait maintenant son compagnon comme un individu. Il devint unique et distinct de la masse des Matrosciens, d’outrageux spéculateurs et colonisateurs d’un monde qui n’était pas le leur mais celui des Korruliens. Il se laissa faire de bonne grâce, il n’offrit aucune résistance lorsqu’il le désarma ni lorsqu’il l’entraina au loin. Puis vint le moment des explications, Thélador avait l’air d’être passablement ennuyé. Regard glacial et sourire effacé, à croire que derrière la langue de velours, il y avait aussi des crocs ! Le veilleur Arsaces reçu son avertissement avec un sourire chaleureux, se rapprochant doucement de lui à chaque parole. Il voulait juste le mettre mal à l’aise avec une proximité malvenue, si seulement Gotruscos savait que de son discours, Tirdad n’en avait cure. Une fois que le Matroscien eut terminé, le Korrulien posa une main amicale sur son épaule. Il ancra son regard dans le sien, offrant aucune animosité, simplement un ton blasé :

« Thél… La simple idée que nous puissions être potes est inconcevable, elle ne m’est jamais venue à l’esprit. Cependant il nous faudra bien travailler ensemble ! (Ponctue d’un clin d’œil).
En ce qui concerne mon comportement, j’ai passé cinq années au sein des veilleurs à osciller entre défier l’autorité, faire mes petites manigances et faire du disciplinaire. Je marche sur la corde raide depuis mon engagement, je te rassure, personne ne me virera des veilleurs, pas même Vara’da. Je n’ai pas besoin de ton aide et je ne te remercie pas… »


Il retira sa main de l’épaule de Thélador et passa au devant pour se diriger vers le hangar. Son attitude semblait plus hautaine et plus détaché à la fois, arrivé devant un véhicule, il se retourna et annonça d’une voix enjoué :

« Au fait Thél, je me rappelle clairement que Vara’Da t’a assigné sous mes ordres, de plus je suis veilleurs deuxième classe, et au plus haut échelon qu’un trouffion peut avoir. Donc, sois un bon larbin et conduis-moi à notre cher contact ! »

Tirdad semblait s’amuser, il avait maintenant en tête de tourmenter le Matroscien afin de savoir ce qu’il avait réellement dans le ventre. Il savait pertinemment que tout serait dit, répété et amplifié à Vara’Da, étant donné qu’il était là pour le surveiller. Qu’importe, Tirdad avait une idée saugrenue en tête…
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Dim 26 Mai 2013 - 14:01

TIRDAD SI TU PASSES PAR LA : Comme je n'avais pas de nouvelle de toi, ni de Farrow, j'ai demandé à Enaïa de me décoincer.Si tu reviens (si tu reviens un jour) on pourra toujours faire un autre sujet à deux Wink

Si Thélador avait espéré faire réagir Tirdad, il se heurta à une cruelle désillusion... Suffisant, arrogant et parfaitement dédaigneux, le veilleur se contenta de souligner qu'il n'avait rien à craindre, et qu'il jouait avec un feu qu'il connaissait. Il n'avait visiblement pas du tout prit l'avertissement d'Enaïa au sérieux. A l'entendre c'est à peine si il était concerné.

Le matroscien en était presque estomaqué. Comment un être aussi insolent pouvait encore se trouver dans les rangs des veilleurs ?
Il n'avait même pas écouté un traître mot de ce que Thélador avait essayé de lui faire comprendre ! De quoi être sincèrement frustré pour le jeune apprenti qui avait mis de la conviction dans son discours... Bien, lui faire entendre raison était donc peine perdue, autant demander la météo à un Koit et attendre qu'il vous réponde, comprit le Matroscien. Et puis Tirdad n'avait pas tord, Thélador n'avait pas le moindre droit d'autorité sur lui. Il ne pouvait qu'enregistrer pour mieux transcrire avec le maximum de véracité, les faits à son Maître qui, elle seule, pourrait prendre une décision.
Il inspira profondément, refoulant son aversion pour le comportement déshonorant et immature qu'affichait son compagnon de mission, et lui répondit calmement :

-Alors tu as mauvaise mémoire. Il me semble plutôt qu'elle m'a simplement demandé de lui faire un rapport détaillé de cette mission, et pas de te servir de larbin.

En réalité, l'ordre avait été implicite. Thélador n'était encore qu'en formation, et cette mission devait lui servir d'enseignement, mais il répugner à laisser cette petite victoire à Tirdad.
Si se faire traiter comme un sous fifre par des vétérans ne le dérangeait pas tant que ça, il avait trop d'honneur pour se laisser insulter par un jeunot qui croyait que cinq ans dans l'armée lui donnait le droit de se pavaner comme un Jahï.
Il avait trop d'éducation pour se contenter d'obéir sans réagir à un ordre donné dans des mauvais propos. Et Tirdad étant déjà dans les mauvaises grâces de la hiérarchie, Thélador savait qu'il pouvait se permettre de lui imposer une certaine résistance sans en subir de mauvaises conséquences. Néanmoins, il fallait quand même se résoudre à faire avancer les choses. Tirdad ne semblait pas vouloir se montrer volontaire, alors le Matroscien décida de mettre "la main à la pâte". Il s'approcha du vehicule, quans soudain on les interpella.
Entre mille Thélador aurait reconnu cette voix : Celle de son maitre. Il pivota, et comprit à l'expression de son visage que quelque chose clochait :

-Maitre ? Qui a-t-il ?
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Jeu 30 Mai 2013 - 12:26

Thélador ferma la porte et disparu derrière, laissant Enaïa enfin seule dans son bureau. Soupirant longuement, la jeune femme s'étira de tout son long sur son fauteuil et fit craquer ses membres. Puis, se passant une main lasse dans les cheveux, elle ferma les yeux quelques minutes. Se coupant de l'extérieur, elle se laissa aller dans ses pensées et se vida l'esprit. Le calme revint progressivement autour d'elle et en elle, et finit par rouvrir les paupières. Un fin sourire habituel réapparu sur ses lèvres et, revigorée, elle se leva. Rassemblant ses papiers qu'elle rangea soigneusement, elle fit quelques pas vers la porte et posa une main sur la poignet. S'apprêtant à ouvrir, elle fut surprise par les trois coups frappés à celle-ci. Retenant un grognement, la jeune femme tira le battant vers elle et découvrit un soldat au garde à vous.

" Oui ? "

L'homme baissa la main et très vite, répéta le message qu'il devait livrer :

" Le contact que nous attendions à Arish a été retrouvé mort. Il ne sert à rien d'aller là-bas. "

Le sourire de la jeune femme s'évanouit brusquement et elle se massa frénétiquement les tempes pour ne pas céder à l'agacement. Remerciant le soldat, elle ferma la porte derrière elle et arpenta les couloirs à la recherche de Tirdad et Thélador. Elle les retrouva près de la salle d'entraînement et s'avança vers eux. En la voyant, son élève aborda une moue surprise et lui demanda ce qu'il s'était passé.

" La mission est annulée. Le contact a été assassiné. Tirdad, tu seras rappelé dans mon bureau pour que je te confie une nouvelle mission. "

D'un oeil sévère, elle le regarda s'éloigner et soupira. Se tournant vers son protégé, elle lui sourit délicatement et reprit :

" Je suis désolée du dérangement Thélador. Tu semblais près à remplir cette mission haut la main pourtant. "

Elle lui adressa un clin d'oeil complice, faisant référence à sa relation peu amicale avec Tirdad. En attendant, elle n'avait plus rien à faire pour le moment et jetant un oeil dans la salle qui commençait à se vider, elle s'avança à l'intérieur et attrapa un bâton.

" Un petit combat ? "

Un sourire avenant comme à son habitude, la jeune femme ôta sa cape et retroussa ses manches.



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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Jeu 30 Mai 2013 - 12:52

La mission est annulée. Le contact a été assassiné.

La nouvelle tomba nette comme un couperet, et à sa grande honte, Thélador en était incroyablement soulagé. Evidemment, il se repris pour que son soulagement ne se voit pas : un homme était quand même mort, ce n'était pas le moment de sourire. Ainsi se mura-t-il dans l'impassibilité alors que Tirdad se faisait congédier.

Il se sentit tout de suite moins oppressé, maintenant qu'il se trouvait seul avec son Maître. Ses épaules relâchèrent la tension accumulée, et il fit la moue devant le commentaire du bras droit.

-Honnêtement, Je crois qu'il serait venu à bout de mes nerfs avant qu'on ait le temps de rentrer dans le vaisseau. Confia la Matroscien, réalisant qu'il avait un folle envie de frapper dans le premier objet à portée de main. Alors, lorsque la jeune femme lui proposa un entrainement, il lui offrit un sourire et sauta sur l'occasion pour décharger sa rage.

-Volontier ! Lança-t-il en attrapant un bâton. Mais avant d'attaquer le premier il lui demanda :

-Comment faites vous pour arriver à toujours rester ... Calme ? Je veux dire face à des ... "éléments" comme Tirdad ?
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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   - Ven 31 Mai 2013 - 3:49

D'un rire simple et léger, elle ponctua la remarque de son élève à propos de Tirdad et lui. Et alors qu'il se mettait en place face à elle, prêt à commencer le combat, il s'arrêta pour poser une question à son maître. Celle-ci, haussant les épaules, répondit en toute simplicité :

" Et bien, je crois que je n'étais pas loin d'être pareil lorsque j'étais plus jeune. Certes, cette insolence est apparemment restée pour Tirdad alors qu'elle m'a quitté lorsque j'ai grandit, mais tout s'apprend. Y compris à rester calme et à garder son sang-froid. J'étais loin d'être aussi sereine à mes débuts. J'étais même plutôt du genre à foncer dans le tas la première..."

Elle rit à ces souvenirs, se remémorant les entraînements et combats où elle sautait sur la cible sans prendre le temps d'analyser la situation. Elle reprit :

" Mais j'ai remarqué que tu contenais très bien tes émotions toi aussi. Il est rare que je te vois agacé ou céder à l'énervement. C'est bien. "

Elle lui sourit, et en profita pour l'attaquer. Son coup se porta vers ses pieds, ce qui obligea le jeune homme à reculer, mais il para parfaitement le second coup qu'elle porta plus haut, sans se laisser surprise. Un fin sourire de fierté apparut sur les lèvres d'Enaïa en le voyant faire. Il avait déjà tellement progressé.



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Posté dans Re: Opération "Desert Storm"   -

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