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On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite

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On m'appelle Moda l'Imposteur


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Posté dans On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Sam 9 Fév 2013 - 12:57



Moda avait dû acheter un vaisseau en catastrophe affin de compléter son rôle, la dépense avait été extravagante, pour ne pas dire exorbitante, il avait dû puiser dans ses réserves enfouies affin de ne pas altérer l'équilibre de ses affaires et cela, il n'avait pas eut à la faire depuis maintenant de longues années. Il était à présent l'heureux possesseur d'un transporteur léger, à la fois puissant et rapide, pouvant transporter quelques passagers dans un confort des plus appréciables ainsi qu'une petite quantité de marchandise. L'habitacle, conçu à des fin diplomatiques était d'ailleurs une petite merveille de luxe et de coquetterie. Équipé de larges banquettes agencées autour de tables basses vitrées, on pouvait y converser sans être gêné le moins du monde par le bruit des réacteurs. En fait c'était à peine si on sentait l'engin se déplacer tant sa conduite était fluide. Les parois du compartiment avaient en outre la capacité de s'effacer à la vue, permettant aux voyageurs d'admirer les volumes généreux des nuages et l'azur éclatant du ciel Matrosciens. Une véritable merveille technologique lui avait-on assuré, et sur ce point là on ne lui avait pas menti, il avait même encore une certaine difficulté à masquer son émerveillement et il feintait tant bien que mal son indifférence lors du voyage.

Depuis qu'il avait mis les pieds sur ce vaisseau son passé vanylliens lui revenait par flash soudains. Il se souvint du vaisseau de son père, ce monstre de bois et de métal froid et implacable qui avait causé tant de ravages chez les honnêtes commerçants de Matroos. Il se souvenait de ces coursives humides qui sentaient la transpiration et la poudre où l'équipage se bousculait en hurlant, il se souvenait des réacteurs gigantesques qui propulsait le vaisseau, de leur ronronnement assourdissant qu'on entendait dans chaque recoin du bâtiment et qui faisait vibrer la tôle, il se souvenait de la passerelle de commandement, cette salle pleine d'instruments étranges qui bipaient, clignotaient, et la barre, cette imposante roue en bois derrière laquelle trônait son père en permanence. Bien sur ce vaisseau - bien que beaucoup plus imposant - aurait tout juste l'air d'être l'épave d'un dinosaure s'il devait être comparé à la récente acquisition de Moda mais c'était le vaisseau de son père et aujourd'hui encore, il donnerait tout pour pouvoir à nouveau embarquer à son bord à ses cotés.

Ces sensations confuses qui l'assaillaient, ces souvenir, la béatitude face à la qualité de son nouveau véhicule, l'avaient plongé dans un état songeur et distant. A plusieurs reprises il avait tenté de rompre la monotonie du voyage en prononçant quelques paroles apaisantes mais il ne parvint à y mettre l'enthousiasme nécessaire. Il avait tout fait pour Jack ne puisse à aucun moment se douter de l'identité de son "ami" - au point même d'acheter le vaisseau sous le nom d'Eric Remballor, une action risqué car cette identité ne disposait encore pas de registre en bonne et due forme - et ce soudain mutisme de sa part était assez inopportun.

Leur arrivée à Midel-Heim fut marqué par une décélération tout juste notable du transport, sa course s'ajustant à un espace aérien plus dense. Le vaisseau avançant au ralentis serpenta entre les arbres. A travers le plafond transparent de l'habitacle on pouvait observer la voute formée par l'arborescence de la forêt et qui culminait à une hauteur prodigieuse. Ce n'était qu'en y regardant une seconde fois qu'on apercevait les habitations, suspendues ou agglutinées autours des larges troncs, qui se fondaient dans ce décors sylvestre. Rares étaient les rayons de soleils à percer l'épaisse canopée, ils striaient cependant l'atmosphère de lignes obliques scintillantes et aux reflets dorés.

Le vaisseau se posa en délicatesse sur une plateforme suspendue et s'ouvrit comme une fleure, libérant ses passagers. Les réacteurs n'émettaient déjà plus qu'un léger sifflement, Moda ouvrit la marche, descendant les quelques marches qui le séparaient du sol ou plutôt de ce qui servait de sol, la terre ferme se trouvant plus d'une dizaines de mètres plus bas. Le peintre était attendu, une délégations de servants était venu à leur rencontre pour les introduire dans la demeure Nelligan.

"Bonjour, je suis Eric Remballor et voici la personne que vous attendiez; Jack Belfort, talentueux portraitiste de Vuulte !"


Moda avait procédé à une présentation concise mais enjouée qui visait autant à les identifier qu'à conditionner l'esprit de Jack, aussi s'était-il assuré pour qu'il l'entende nettement. Les serviteurs des Nelligans les avaient salué avant de les inviter à les suivre, le groupe s'était alors avancé sur les passerelles tendues au dessus du vide. L'ensemble semblait solide et suffisamment stable pour ne pas avoir le vertige tout en laissant la possibilité d'observer le paysage Midelien. Le bois donnait une tonalité très chaleureuse aux construction et si le matériau pouvait sembler primitif en comparaison des belles pierres d'Errande et de l'architecture des grands bâtiments Poseinois, il gagnait en confort et en élégance.

Tout en marchant Moda se mit intérieurement à répéter les mots qu'il prononcerait en présence du marchand, jusque là ils ne s'étaient entretenu que par le biais d'un vague échange épistolaire. Moda s'était présenté comme l'agent du peintre, il se chargerait donc de la négociation, mais celle si était encore à faire. En fait c'était même là leur premier objectif de leur visite. Si la cible ne se montrait pas convaincue, ils risquaient de devoir rentrer bredouille à Sant-Poseïnos. Moda aurait ainsi eut des frais élevés et inutiles, aurait sans doute perdu beaucoup de crédibilité aux yeux de Jack et ses plans s'en trouveraient fortement chamboulés. Il jeta un regard discret à son peintre, un regard plein d'espoirs et d'encouragements.

"Le Client sera peut-être un peu difficile" avait-il dit à Jack vers la fin du voyage. "Si il veut négocier le prix ou certaines conditions du contrat, laisse moi parler"

Loin de lui la pensée que Jack ne puisse pas se vendre correctement face à un marchand mais pour Moda les enjeux étaient trop importants, échouer maintenant ( ou à n'importe quel moment en fait ) n'était pas dans ses objectifs et il savait qu'il pouvait compter sur son propre sens des affaires. Remettre à Jack cette responsabilité c'était ajouter une inconnue à l'équation, il préférait minimiser les risques au maximum. A présent ils avaient atteint l'entrée de la résidence Nelligan et Moda senti subitement son pouls s'accélérer. Les quelques recherches qu'il avait fait au sujet de ce client laissaient présager suffisamment de souplesse pour nouer un contact et négocier avec intelligence. Il restait à confirmer cette hypothèse.
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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Lun 11 Fév 2013 - 10:25

Nathaniel poussa un peu plus sur l’engrenage, mit sa jambe en arrière, donna un coup de pied sur la poulie. La pièce grinça dans la rouille et se replaça enfin en axe. Avec un regard satisfait, l’ingénieur regarda le réacteur tourner sur lui-même, gueule béante de feu en attente de propulser vers le ciel le vaisseau auquel il était attaché. Le Nelligan fit signe à Daime, son assistant, de noter les derniers ajustements. Un pilote de course aurait peut-être une bonne nouvelle aujourd’hui. Peut-être.

« La soudure sur le réacteur semble tenir, je ne vois pas de résidus sur la surface. Évidemment il faudra faire plus de tests pour les situations de haute vélocité. Et des ajustements pour la poussée, si on laisse les choses en état le moteur du bas aura des envies d’indépendance éventuellement. »

Cela faisait déjà longtemps qu’il travaillait à remettre en service son coucou et il y avait une certaine animosité à penser qu’il faudrait bientôt le remettre à son propriétaire. Mais le Nelligan était habitué à cette vie depuis déjà longtemps. Entre les vaisseaux de guerre, les vivenefs, les machines agricoles ou encore les coursiers comme celui-ci, il avait appris à voir son travail comme un service et rien d’autre. Nathaniel décida d’un jour acquérir un vaisseau de ce genre et de travailler dessus à temps perdu. Et sut qu’il ne le ferait jamais. Mais l’intention était là. Retirant ses gants pour souffler un peu, il jeta un regard vers son assistant.

« Et maintenant ? »

« Rencontre avec le peintre et son agent. »

« Erf. »


Ce n’était pas son idée. Si quelque chose en ce monde pouvait moins l’intéresser, c’était ce genre d’art. Pourquoi tenter de reproduire la beauté du monde lorsqu’on pouvait la constater de ses yeux ? Immortaliser son allure, son apparence… Ce n’était qu’une façon de matérialiser sa peur de vieillir, de changer, de devenir quelqu’un d’autre. Quelqu’un que l’on n’était pas. Il se souvenait encore très bien de la conversation qu’il avait eue avec son grand-père à ce sujet. Le vieil homme avait été implacable : un portrait s’avérait nécessaire maintenant qu’il était un homme accompli, son dernier datant de son enfance. Et Nathaniel, ne trouvant pas d’argument autre que son ennui à l’idée de rester immobile pendant des heures, avait lâché l’affaire et accepté. L’Ingénieur avait appris à choisir ses batailles et surtout, reconnaître ses torts. La plupart du temps du moins. Il hocha donc la tête à son subalterne et commencèrent leur ascension hors des hangars de réparation.

Le domaine des Nelligan était immense par nécessité. Il fallait beaucoup d’espace pour travailler sur des vaisseaux et en construire, et il était inutile de mentionner le « puit », le gargantuesque hangar vertical servant aux vivenefs. Une navette effectua le plus long du trajet entre les baies de réparation et les quartiers de la famille, peu occupés en ce moment. Son père était toujours du côté de la milice, son grand-père effectuait des visites de routine à Korrul. Sa petite sœur devait bouquiner quelque part, à désespérer sur l’état financier de la famille. Et son grand-frère ? Quelque part à jouer les héros sur un navire de guerre. Qui sait ?

Après un bain rapide surtout destiné à retirer la saleté causée par les vaisseaux sur lesquels il travaillait, Nathaniel fut informé de l’arrivé des deux visiteurs. Il se leva en même temps que son assistant, et croisa les bras, s’avançant jusqu’aux portes de la résidence, qui s’ouvrirent sur des domestiques ainsi que leux visiteurs en question. Mais l’ouverture de la porte avait introduit un petit sifflement familier et le Nelligan fronça des sourcils. Un des domestiques s’exclama.

« Maître Nelligan, voici Eric Remballor et Jack… »

« Un instant. »


L’ingénieur dépassa les deux comparses sans les saluer et sortit de la résidence, mettant sa main en visière sur ses yeux pour ne pas être aveuglé par la luminosité. Il se retourna vers ses invités.

« Il est coutume dans ma famille de toujours lever les yeux vers la monture qui porte ses invités. On apprend beaucoup sur son cavalier de cette manière. Je suis Nathaniel Nelligan. Entrez donc… »

Le Nelligan garda pour lui ses impressions sur les deux hommes. L’un semblait d’allure noble, avec ses vêtements spacieux et ses airs distingués. L’autre était plus frêle, plus doux, plus innocent. Un politicien et un artiste…Son genre préféré, songea l’Ingénieur avec ironie. On fit asseoir les invités à la grande table de bois devant la grande balustrade vitrée où l’on pouvait voir l’étendue des installations de la famille, comme une petite ville en ébullition. Nathaniel prit place lui aussi. Il portait au mains les traditionnels gants sans doigts de la famille, noirs mais arborant le symbole de la famille sur le revers des paumes dans un fil blanc éclatant.

« J’ose espérer que votre voyage vers Midel-Heim aura été plaisant. C’est une région un peu hostile mais qui a son charme, je pense. »


Il fit signe aux domestiques d’amener de quoi boire d’un signe de main, puis se concentra ses invités.

« Je dois avouer ne jamais avoir entendu le nom d’Eric Remballor auparavant. Il est vrai que je ne connais presque rien du secteur de l’art… Mais je connais bien les vaisseaux. Cela fait-il longtemps que vous possédez celui-là, Maitre Remballor ? Il me semble en bon état. Même s’il n’a pas été fabriqué par ma famille. »

Si un message devait être passé à l’agent de l’artiste, il ne pouvait être plus clair…

« Maintenant, j’avoue ne pas être accoutumé à l’art des portraits. Monsieur Remballor, pourriez-vous m’expliquer quels sont les termes et la procédure que nous suivrons ? »

Un domestique lui murmura à l’oreille et le Nelligan leva les sourcils et regarda l’artiste à son tour.

« Belfort. Jack Belfort. Cela fait-il longtemps que vous êtes dans ce domaine ? Encore une fois, il faut m’excuser. Dans mon domaine, l’art est plutôt rare. Si je comprends bien, monsieur Remballor et celui qui vous déniche les contrats… »

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On m'appelle Jack l'Infortuné


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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Lun 18 Fév 2013 - 16:05

Prendre de la hauteur...
De préférence, en évitant la chute


Fireflies by Owl City on Grooveshark

Il me semble que... Non, je ne suis jamais allé aussi haut. Confortablement installé, le jeune homme détourna un instant les yeux des nuages paresseux, portant son attention sur le sol en contrebas. Se pencha légèrement. Puis se redressa, clignant des yeux. A peine assommé par l'altitude. Par Vama.
C'était bien cela. Très haut. Dans un vaisseau. Quand s'était-il endormi ?

Il n'était qu'un simple peintre qui était heureux de gagner moins d'une dizaine de galons d'argent par mois. Qui n'avait donc, par conséquent, jamais même tenu dans sa paume ou entraperçu l'éclat d'un galon d'or. Et cela serait sans doute le cas pour le reste de son existence. D'où qu'il soit un peu béa de se retrouver dans un vaisseau ayant couté plusieurs de ces choses inaccessibles pour quelqu'un de sa classe sociale. Si côtoyer des bien-nés l'avait habitué au faste de leur condition, en profiter était une autre histoire. Jack connaissait les moyens de locomotion terrestre, ses clients ne se sentant en général guère pressés au point d'envoyer un de leur bijou aérien l'amener le plus rapidement possible à destination. Le jeune homme n'avait donc pas envisagé un seul instant finir dans une coque de métal avec le plancher des triqueballes bien loin sous ses pieds, et un panorama à couper le souffle durant tout le voyage. Simplement, il n'avait pas pris en compte l'idée que sans doute un Bourgeois tenait à son confort.

Ainsi il lui sembla avoir passé tout son temps, du décollage à l’atterrissage dans un état second d'ébahissement et d'étourdissement, tentant quelques fois de réaliser quelques croquis, le doux rêve lui venant de posséder un jour un appareil qui lui permettrait de découvrir bien d'autres vues, notamment d'autre pays, ou de simplement contempler le panorama. Peu loquace en somme, mais cela n'eut pas l'air de déranger outre son compagnon de voyage, perdu dans son monde intérieur selon toute vraisemblance. L'approche de Mihel-Heim rappela à Jack quelques souvenirs de ses précédents voyages dans la cité forestière, dont notamment une interrogation vis-à-vis d'une certaine manieuse de couteaux. Qu'était-elle devenue depuis... ?

Mais cela fut vite mis au second plan, lors de l'arrivée que, en comparaison de l'ordinaire, Jack avait envie de qualifier "en fanfare", de part l'escorte de domestiques qui correspondait de son point de vue à l'accueil que l'on réservait à un bien-doté, et surtout, de part la déclaration d'Eric Remballor. Pour être franc, le jeune peintre imagina bondir sur son "agent" pour le bâillonner. Au lieu de cela, il se tint coi, aussi détendu -en apparence- que possible, tout en enjoignant mentalement et avec beaucoup de conviction le Bourgeois de se taire. Mais chaque mot franchit ses lèvres malgré toute la bonne volonté de Jack, qui pendant une infime seconde eut voulu être transformé en butineur pour filer aussitôt. Il n'était qu'un portraitiste bon sang ! Pourquoi donc ne le laissait-on pas se glisser par la petite porte de derrière ?

Puis la petite seconde fut passée, et il ne put que tirer un trait sur sa discrétion tant chérie, tout en songeant qu'il devait s'agir là d'une déformation professionnelle due à son ancien métier de domestique, qui l'avait habitué à être parfaitement invisible. S'il aimait bien davantage sa situation actuelle, le fait de ne pas être remarqué lui était toujours agréable. Être conduit par un seul domestique pour s'entretenir avec le maître des lieux, voir un subordonné, voilà à quoi il était habitué. Mais le résultat serait le même.
Vivement que l'on me laisse seul avec mes pinceaux, ma toile et mon modèle...

Modèle qui ne tarda guère à les accueillir, bien que ce fait ne lui fut confirmé que peu de temps plus tard. Aussi, l'attention que "Maître Nelligan" porta au vaisseau le fit sourire d'une légère surprise amusée, tandis que le regard vif de l'homme détaillait aussi bien la "monture" de Remballor que les deux hommes même, avant qu'ils ne soient introduis plus avant dans la demeure. Seul le fait que Jack était là pour affaire, avec un client jusque là inconnu, lui fournit la concentration nécessaire pour ne pas observer davantage le nouveau panorama qui leur était offert. A croire que les deux bien-nés s'étaient concertés pour lui faire tourner la tête...

Jack fut pour le moins intrigué par les propos que le jeune Marchand tint. Il eut pensé qu'il aurait du moins entendu parlé de Remballor, étant donné les rapports de l'employeur de ce dernier et du Nelligan. Puis, qu'il s'enquiert de la procédure auprès du Bourgeois le désarçonna quelque peu désarçonné. Le petit garçon qu'il avait été aurait sans doute agité les bras en tout sens en s'écriant "Youhou, c'est moi le peintre !". Quoique même le jeune homme d'aujourd'hui eut envie de le faire. Peut-être était-ce par qu'il se sentait soudain (encore plus) petit que d'ordinaire. Pris dans une affaire de bien-nés... Oui, c'était cela. Le voyage avait été plus qu'agréable, ainsi que l'accueil... Mais présentement... Arrête un instant de t'appesantir sur cette situation, bien qu'elle soit particulière cela est vrai, et répond !

... MAIS QU'ELLE ATTITUDE DEVAIT-IL ADOPTE AVEC UN AGENT ?!

Préservant une apparence calme et -plus ou moins- détendue malgré son interrogation intérieure, Jack s'employa à répondre. Malgré une difficulté à trouver comment s'expliquer à lui même la situation. Et qu'il ne souhaitait pas ruiner la couverture d'Eric, si couverture il y avait bien. En clair, il se sentait quelque peu perdu sur le sujet.

"Cela fait quelques années que j'exerce mon pinceau en réalisant des portraits, Maître Nelligan. Mais malgré vos dires, il me semble pourtant que vos vaisseaux sont eux aussi une forme d'art, bien qu'éloignée de celle qui me passionne, dit-il en songeant à l'élégance aérienne des voltigeurs de métal. Le corps humain restait pour lui sa principale source d'inspiration, mais il n'en appréciait pas moins leur aisance. Quant à l'intervention de M. Remballor... D'ordinaire, le bouche à oreille m'offre un emploi régulier qui me suffit. Mais une occasion s'est présentée, et je ne l'ai pas refusé."

Hésitant à en dire davantage, le peintre préféra s'en tenir à cela, répondant simplement aux questions qui lui avaient été posées.

HRP:
 



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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Ven 22 Fév 2013 - 18:07

Le vaisseau de Moda vu de l'extérieur avait une apparence simple mais son fuselage et ses courbes avaient été pensées avec ingéniosité et l’œil aguerri de Nathaniel pouvait apprécier ces qualités au premier regard. Il s'agissait définitivement d'un véhicule de qualité, avait-ce été le choix d'un acheteur éveillé ou le l'heureuse dépense d'un néophyte trop fortuné, aucun indice ne pouvait encore favoriser une des hypothèses. Nathaniel était un personnage atypique, un de ces hommes hors normes qui n'étaient intéressés que par le développement de leur art et qui excluaient tout le reste. Sa façon même de les saluer en attestait, il vivait pour la mécanique, c'était écrit sur tout son être. Un exemple de perfection absolue. Moda en sourit de satisfaction, il ne s'était pas trompé dans son choix.

"J'espère que les informations que vous a offert mon transport nous présentent sous notre meilleur jour monsieur Nelligan. Puisse Vama veiller sur notre rencontre" Avait annoncé Moda sur un ton amical. Il avait ensuite rejoint la grande table comme il leur avait été proposé mais resta quelques instants en hébétude face aux installations dont disposait le client de Jack. Plus il y était confronté et plus les vaisseaux le fascinaient. Il y voyait à la fois le summum de l'art Matroscien, la création la plus raffinée et aboutie que le genre humain avait pu créer et un échos poignant de ses origines. C'est à contrecœur qu'il détourna son regard du spectacle que lui offrait la balustrade et qu'il s'assit à coté de Jack.

"Il n'y a guère plus plaisant que voyager à bord d'un bon appareil, alors voyager vers la matrice qui donne naissance à ces merveille est définitivement un régal."


Évidement qu'il n'avait jamais entendu parler d'Eric, c'était un personnage inventé de toute pièce. Les Remballors en revanche... Une pauvre famille originaire de Gernie qui s'était étendue, divisée et dont les membres étaient répartis dans toutes les villes du littoral. Ils étaient cependant trop pauvre pour attirer l'attention.

"Vous avez vu juste, ce vaisseau est une acquisition toute récente, mon précédent transport, trop vétuste n'était plus adapté aux voyages diplomatiques, il finira sa vie entre les mains d'un bourgeois moins fortuné si Vama le veut bien."


Nathaniel était peut-être un excellent ingénieur mais en cet instant il était tout sauf un amateur d'art et c'était probablement la meilleur chose dont Moda avait besoin. Parfait, se répétait-il, précisément l'homme dont il avait besoin. Jack de son coté défendait son propre blason et mieux que Moda ne l'aurait espéré.

"Monsieur Nelligan, concernant la confection du portrait, les détails techniques vous seront expliqués par le peintre ici présent. Je ne suis là que pour discuter du contrat et ses termes."

Il sortit un feuillet de ses affaires et le posa à plat devant lui.

"La structure du contrat se trouve là"
Annonça-t-il en posant une main sur la pile de papiers. "Il convient en premier lieu d'en négocier les termes en déterminant le type de portrait que vous désirez, son format et la mise en scène."

Sans en avoir l'air le sang mêlée avait trouvé le moyen de mettre à profit les quelques jours qui avaient passés depuis sa rencontre avec Jack pour s'informer sur les pratiques de la plupart des peintres, autant d'un point de vue administratif que technique. Déjà rompu aux méthodes de négociation et d'écriture de contrats, enfiler la peau d'un agent ne lui coutait finalement pas un effort particulier.

"Peut-être avez vous déjà une idée précise de ce que vous désirez, que c'est une question à laquelle vous avez réfléchi mais si ce n'est pas le cas nous pouvons vous proposer une formule, monsieur Belfort saura vous conseiller avec gout affin de présenter de la façon la plus juste les meilleurs aspects de votre personne et vous mettre au mieux en valeur."


Il avait fini ses mots sur un regard confiant à Jack qui traduisait à la fois ses attentes et l'affirmation que jeune Vuultois était l'homme de la situation.
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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Sam 2 Mar 2013 - 12:26

L’ingénieur jeta un regard aux deux comparses, croisant les bras sur son torse athlétique. Ils formaient un trio improbable. Hors des relations d’affaires, ils n’auraient jamais été amis. Peut-être même pas des connaissances. Ils étaient trop différents l’un de l’autre. Ce qui le portait justement à s’interroger, ou plutôt simplement éprouver une certaine curiosité, envers la relation qui unissait Jack Belfort et son agent, Remballor. Était-il amis au-delà des affaires ? L’un semblait investigateur, éloquent. L’autre était plus renfermé, plus nerveux, même s’il tentait de le cacher. Le Nelligan songea qu’il préférait de loin les machines et les vaisseaux, tellement plus simples à diagnostiquer d’une certaines façons. Les signes étaient plus simples, même si la science était d’une complexité unique.

Le peintre lui parla un peu du passé de son métier et compara son travail à celui de l’ingénieur malgré leur différence. Voilà une phrase risquée ! Certains Nelligan n’auraient même pas du tout aimé de comparer la mécanique des vaisseaux et le « jetage de peinture sur une toile pour faire beau ». Mais au-delà de sa passion, Nathaniel était tout de même capable de voir que l’artiste essayait de socialiser et de flatter l’égo du mécanicien. Inutile mais louable sans doute. Le marchand était habitué à ce genre de tentative de la part des non-nobles mais trouvait ça tout de même dommage. Devant Vama, ils étaient tous de la même chair à la fin de leur passage de la vie à la mort.

Ainsi donc, Nathaniel se contenta d’hocher la tête et d’offrir un léger sourire au peintre.

« Vous avez certes raison, M.Belfort. Si nous oublions qu’une erreur de ma part peut coûter des vies, et la vôtre, un regard déçu de votre client ! Je suis heureux que vous ayez accepté l’offre de votre agent. Vous me voyez tout de même un peu surpris. Si votre train de vie vous suffit actuellement, pourquoi avoir accepté de céder une partie de votre salaire à Monsieur Remballor pour ce contrat ? Sans doute pour la réputation, je suppose. Me voir satisfait de votre travail pourrait vous ouvrir de nouvelles portes… Mes excuses si je me montre inquisiteur. La science des vaisseaux m’a appris à rester en constant apprentissage et à garder une soif de découverte. »

De son côté, l’agent avait plus ou moins répondu aux commentaires du Nelligan sur son vaisseau, et Nathaniel hochait de la tête avec compréhension lorsque celui-ci s’exprimait. Il posa finalement une pile de papier sur la table dont le marchand pris possession, ajustant ses lunettes de travail sur son nez. L’homme en regarda tranquillement le contenu pendant que M. Remballor s’inquiétait de ses préférences et de ses suggestions pour ce qui aurait trait au portrait. Mais le Nelligan l’interrompit presque en fin de phrase.

« Par Meteora ! Je ne savais pas la peinture si dispendieuse, Monsieur Remballor. M.Belfort serait-il une célébrité de son art que mon ignorance m’empêche d’avoir pu entendre parler de lui ? »

Un silence désagréable s’installa dans la pièce, comme il était le cas dans toute dispute de nature monétaire. Nathaniel finit pourtant par le rompre d’un petit rire.

« N’ayez crainte, Monsieur Remballor. Il s’agissait là d’ironie. Je trouve amusant que vous me demandiez mon opinion sur un portrait alors que je ne suis guère qu’un néophyte. Cela est rare, mais lorsque je paie pour de l’expertise sur un vaisseau, je l’utilise ! Mais tout ceci est bien amusant, je ne saurais vous en tenir rigueur… »

Il jeta un autre regard au feuillet puis le déposa.

« Mais restons sérieux. Le portrait doit comporter l’essence de ma famille, les vaisseaux. J’aimerais que notre emblème y soit également présent. Pour le reste, je ne me suis jamais attardé à mon apparence ainsi je laisserai votre œil aguerri décider des détails d’ordre esthétique. Soyons clair, M. Remballor et M.Belfort. Je souhaite ce portrait parce que j’en ai besoin pour la tradition familiale, et non pas parce que j’en éprouve la fantaisie. Je m’attends à ce que cette affaire progresse rapidement et correctement, tout comme ce serait le cas sur un travail de vaisseau. Cela pose-t-il problème, messieurs ? »

Regard vers les deux comparses.

« J’aimerais entendre, M. Remballor, pourquoi ce M.Belfort est la meilleure personne pour réaliser ce portrait. Et M.Belfort, j’aimerais que vous me parliez de vos idées par rapport à ce portrait. »

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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Mer 6 Mar 2013 - 16:22

Portant toute son attention visuelle sur son commanditaire, commençant déjà à s'imprégner de sa figure, Jack n'en demeura pas moins attentif au moindre mot. Et ne put donc qu'être mortifié de sa réponse. Rien ne se passait comme d'ordinaire, tout lui semblait aller "de travers". Non content d'être maladroit, autant froisser le client ! Quelle idée ! Clignant à peine des paupières, une certaine raideur dans les épaules, il ne s'en trouva pas moins divisé, car si son -approximatif- côté diplomate réfléchissait furieusement à comment se rattraper, l'autre plus centré sur lui même... Semblait tout simplement prendre en grippe le Nelligan. Bien entendu l'emploi des vaisseaux les rendait gardien de nombreuses vies, tandis que ses toiles ne pouvaient, qu'au pire, chagriner l’œil, mais il lui semblait pourtant que leur agréable visuel -qui relevait avant tout cela est vrai d'un soucis de performance- n'en était pas moins esthétique. Ainsi nommait-on ces créatures de métal "vaisseaux" et non pas "morceaux de métal volants".

S'empêchant d'interrompre le Marchand, Jack écouta la suite, et fut de nouveau confronté à la question épineuse... A laquelle il ne savait s'il pouvait répondre honnêtement. Mais toujours le Nelligan poursuivait, plongeant le jeune peintre de lesbos en muver*, alors que le Marchand lui prêtait une ambition qu'il n'avait pas -si marquée; de quoi vivre en humble, c'était tout, il n'envisageait pas d'aller peindre le Gouverneur !-, puis des prix que des familles moins réputées n'avaient pas considéré si onéreux -A moins que... Mais quel prix se trouvait-la sur le papier ?!-... Rien que cela le rendit davantage hésitant, jusqu'à ce que le jeune homme oriente la conversation sur ses motivations -qui ôtèrent à Jack tout espoir que son client porte un intérêt poussé à l'art, bien qu'il s'en soit douté vu son... enthousiasme, tout en lui faisant songer que l'homme devait être plus porté sur le mécanisme que sur l'esthétique des vaisseaux-, avant de le mettre à nouveau face à un dilemme : celui de se défendre. Le jeune peintre, encore pris de cour par les premières paroles du Nelligan, n'aurait su à l'instant comment faire. Car d'ordinaire son commanditaire avait arrêté son choix sur lui suite aux recommandations d'un proche. Ainsi, il y avait rarement débat. Et Jack se sentait pour le moment parfaitement démuni devant le pragmatisme de son interlocuteur.

Retournant encore et encore la moindre parole qu'il pourrait prononcer dans son crâne -il avait déjà semble-t-il froissé le Nelligan, aussi espérait-il ne pas recommencer-, Jack n'eut pas l'occasion directe d'essayer d'ouvrir la bouche avant que Remballor ne réplique aussitot. Comme s'il craignait que Jack n'exprime malencontreusement un avis mal placé. Non pas que ce dernier se sente particulièrement éloquent et à son aise dans cette situation.

*Qui sont de vrais fléaux à Matroos, si si...

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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Sam 9 Mar 2013 - 9:43

Le flot de questions posées par Nathaniel était presque étrange, il semblait témoigner d'une crainte inexpliquée, une méfiance maladive, quelque chose que Moda détestait, ces hommes qui se sentent obligés d'explorer méticuleusement chaque détails, s'efforçant ensuite de les recouper, les comparer, les analyser, comme si, au bout du compte, il s'attendait à découvrir une incohérence. Fatiguant mais en aucun cas insurmontable, si ce n'était l'imposture de Moda concernant son rôle d'agent, il n'y avait rien de fabriqué dans leurs démarche, et encore, le sang mêlé était à présent tellement imprégné de toutes les subtilités de la législation matroscienne que les quelques recherches en matière de peinture qu'il avait mené ces derniers jours étaient probablement tout ce qu'il lui aurait manqué pour tenir son rôle. Tout ce qu'il avait à faire c'était défendre le peintre, lui obtenir ce contrat et attendre. Rien de compliqué à condition que Nathaniel désire effectivement un tableau, ce qui pour le moment n'était pas vraiment le cas. La force de la tradition, finalement la rigidité de ces anciennes familles de Matroos avait du bon.

En tout cas, pas question de laisser Jack commettre un impaire, aucune des questions de Nathaniel ne lui était réellement destinées car Moda, dans la peau d'Eric, était habilité à répondre à chacune d'elle. Sans la moindre hésitation il pris la parole, et expliqua:


"Monsieur Nelligan, je suis au regret de vous informer qu'en réalité vous vous méprenez sur mon rôle."


Il lui présenta un large sourire pour lui faire comprendre qu'il n'y avait pas lieu à se froisser.


"Certes la popularité de notre artiste est bien plus établie sur la côte Ouest de notre territoire, et j'ai partiellement la responsabilité de la répandre ici à Midel-Heim et à Sant-poseinos mais d'abords et avant tout je veille à faire respecter les droits de Monsieur Belfort, de la même façon que vous devez probablement louer les services d'un notaires pour certaines transactions."


D'un regard à Jack, Moda l'encouragea tacitement à mémoriser ces paroles et celles qui allaient venir.


"Voyez vous, je ne pense pas que l'art soit réserver à une élite et son appréciation est et doit rester un plaisir auquel chacun doit pouvoir s'adonner. Si nous voulions trivialiser cela, nous pourrions dire bêtement que tout homme, ou presque, s'est vu accordé par Vama le don de vue et qu'il n'en faut pas plus pour se délecter d'une bonne peinture. Nul besoin de savoir par quels procédés techniques monsieur Belfort donne vie à ses toiles, comment il extrait les pigments qui donneront la couleur juste ou quelles teintes se doivent d'être combinées ou séparées pour atteindre l'harmonie. Le tout est d'arriver à un résultat plaisant et évocateur. Vous vous doutez bien que vos clients n'ont pour la plupart aucune connaissance en mécanique et ne savent que rarement quels procédés font que l'eralium nourrit les réacteurs et leur permet de soulever un vaisseau dans les aires. Il n'en apprécient pas moins votre talent et savent vous distinguer de vos concurrents. Vous m'excuserez cette nouvelle analogie à votre activité, mais après tout nous sommes tous des hommes exerçants leur métier du mieux que nous pouvons et affin de répondre aux attentes que l'on place en nous. Si ces attentes diffèrent, la passion qui nous anime nous est commune et c'est bien là ce qui importe."


Si Nathaniel était doté d'un peu d'ouverture d'esprit et de compréhension il accepterait les propos d'Eric Remballor et radoucirait sa position concernant ses vis à vis. Bien sur le client est roi, la règle ne changerait pas mais abuser de cet adage n'était jamais d'une véritable aide.

"Bien sur c'est à nous de nous démarquer à présent de nos concurrents et de faire en sorte de vous combler, et nous nous y emploieront cela je vous le garantie. Je vous prie de croire que vous apprécierez la sobriété respectueuse avec laquelle Monsieur Belfort représente ses clients. Ses peintures sont simple mais fidèles et vivantes. Il saura extraire l'essence de votre personne et la retranscrire sans artifices ni fioritures."
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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Ven 5 Avr 2013 - 9:21

Nathaniel Nelligan fronça les sourcils. Se méprendre ? Intéressant. Il écouta avec intérêt les propos de l’agent de l’artiste. L’homme était d’une intelligence plus qu’intrigante. Avec son discernement, il aurait sans doute pu se trouver un travail plus à hauteur de ses compétences… Le Nelligan était un homme qui n’avait pas peur de reconnaître les aptitudes de ses pairs, et qui était enclin à augmenter son estime pour eux de façon correspondante. Il était un mécanicien, et un bon outil lui était bien plus utile qu’un simple bibelot. C’était sans doute pour ça que les facettes de l’art comme la peinture lui échappaient. L’utilité de cette science créative lui échappait ou tout du moins, ne trouvait pas de prise entre ses mains. Suite au discours de Remballor, Nathaniel ne put s’empêcher de rester silencieux un instant. Ils guettaient tous deux sa réaction. Allait-il les faire jeter dehors ? Finalement, l’ingénieur se croisa les bras.

« Évidemment. Toutes mes excuses. Ma curiosité est maladive. Dans une autre existence, je serais sans doute érudit ou inventeur. Je n’avais pas réalisé que mes questions soulevaient de l’inconfort, Mr. Remballor et Mr.Belfort. »

Un froid se jetait dans la pièce. Malgré son intérêt, Nathaniel ne pouvait s’empêcher d’éprouver une sorte de nervosité. Remballor était un homme curieux. Son travail le reliait à l’art mais il ne semblait pas lui-même s’y intéresser outre-mesure. Le peintre faisait son travail, il empochait sa commission, merci bonsoir. Juste… Bizarre. En tout cas, pour lui. Nathaniel ne pouvait pas imaginer faire un métier sans avoir une passion pour celui-ci. C’était la base du principe de l’ingénieur : voir tout autour de son travail afin de le faire correctement. Ainsi, quand il réparait un moteur, il ne se contentait pas de changer des pièces. Il analyse les besoins de la machine, son environnement de travail, et agit en conséquence. Remballor , lui, ne semblait que souhaiter s’en tenir à sa partie uniquement.

« Oui, je suis convaincu que Monsieur Belfort saura faire son travail, si on en juge à la véhémence avec laquelle vous défendez sa réputation… »

Le Nelligan regarda à nouveau un peu les termes du contrat.

« Fort bien. J’accepte les termes dans l’état où ils sont présentement. Quand commençons-nous ? »

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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Lun 8 Avr 2013 - 16:31

Eh bien... Jack crut percevoir un regard à son attention, de la part du Bourgeois, comme lui demandant sa pleine et entière attention. Qu'il lui accorda sans bornes, tandis que cet "agent", auquel il n'avait jamais eu recours jusqu'alors, répondait habilement -à son sens- au Nelligan méfiant. Ou simplement qu'être ainsi dépassé par la conduite d'un client le rendait infiniment reconnaissant de ce "sauvetage" diplomatique, qui eut l'effet escompté, Eric reprenant même la tentative de justification de Jack, mais d'une manière bien plus efficace, le Marchand semblant rendre les armes. Le peintre se sentit bien, n'ayant guère goût au temps de négociation qui préludait, de manière plus ou moins marquée, chaque portrait. Aussi, non sans un discret soupir, il sembla reprendre vie après être demeuré figé comme le bois auquel il était jusqu'alors adossé, jeta un coup d’œil reconnaissant en direction de Remballor, avant de répondre.

Je ne peux qu'espérer de tout cœur que mon travail se révélera à la hauteur de votre confiance, Maître Nelligan. Cependant...

Avec une pointe d'appréhension, il poursuivit. Non qu'il se sente personnellement touché par la remise en question que comportait les précédents propos du Marchand, mais son existence entière reposait sur sa passion du dessin et de la peinture. Qu'il ait jusque là réussir à en vivre le préservait de tout pessimisme, malgré les craintes qui l'assaillaient quelque fois... Ou peut-être que si. Quil considère que je ne m'attache à mon art que pour l'argent et la réputation qu'il m'apporte me blesse peut-être...

Une précision me vient. Je n'ai jusqu'à aujourd'hui jamais recouru à un agent pour me promouvoir auprès de vos confrères, et si cela a à cette occasion changé, ce n'est point pour une quelconque question de réputation. Je ne vois pas en mes tableaux que de simples moyens de subvenir à mes besoins. J'y prend grand plaisir, et si mon train de vie avait été moindre comparé à celui que j'ai aujourd'hui, je n'y aurais trouvé rien à redire. Mes aspirations sont de l'ordre de... L'intérêt artistique, point d'une quelconque ambition de m'élever à tout prix.

S'être ainsi exprimer lui donna l'impression d'avoir à nouveau un contrôle correct de sa langue, bien que, par prudence, il préféra s'en tenir là. Peut-être même cette retenue intervenait-elle trop tard, mais si "mal" il y avait, il était fait. Dû moins espérait-il avoir bien fait en se retenant d'évoquer la demande de Remballor, craignant de réveiller les méfiances du Marchand. Il tût aussi que, malgré son caractère, la figure du Nelligan l'intéressait déjà, et qu'il ne rechignerait pas à la tâche. Mais nul besoin de donner matière à une possible baisse de prix...

Bien, plutôt que de vous ennuyer davantage, vous parliez bien de "commencer", c'est cela ? -Sans se lever, malgré son envie de se dégourdir un peu les jambes, le peintre parcourut la pièce du regard- Le portrait sera réaliser dans le cadre de votre choix, qui illustrera ce que vous souhaiter que celui qui le contemple saisisse de votre personne. Ainsi, il peut s'agir aussi bien de cette pièce même, la vue y étant offerte ne manquant pas d'attraits, que d'un lieu plus porteur de significations pour vous. Les temps de pose seront adaptés à votre disponibilité... Et à votre capacité de demeurer immobile. Pour qui n'en a pas l'habitude, cela peut se révéler éreintant. Si des questions vous viennent à l'esprit, je suis à votre entière disposition. -conclut-il avec un simple sourire - Si cela vous agrée, je propose de commencer par quelques esquisses, afin de mettre à votre disposition diverses propositions. Mon matériel se trouve dans le vaisseau. Si vous me le permettez, je vais l'amener afin que nous nous y mettions au plus vite.

Jack fit mine de se lever, pour s’exécuter séance tenante. Il eut pu demander des domestiques, mais, il faisait montre d'un semblant d'esprit possessif envers ses outils, et que d'autres se chargent d'actions si simples à sa place, cela le dérangeait toujours.

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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Jeu 25 Avr 2013 - 11:11

"Restez donc à votre place Monsieur Belfort."

Moda l'avait devancé, et il était déjà debout.

"Le contrat n'est pas encore signé, peut-être pourriez vous commencer par là !" Déclara-t-il avec un large sourire. "Je m'occupe de vous faire parvenir votre matériel pendant que vous vous échauffez avec quelques signatures."

Il se tourna ensuite vers le marchand et lui adressa une révérence.

"Puisque ma part est achevée, je vais me retirer affin de laisser notre peintre s'exprimer librement, négocier avec vous, sir Nelligan, fut un réel plaisir et il me tarde déjà de discuter avec vous à nouveau lorsque le portrait sera terminé... Et peut-être que lors d'une prochaine visite les rôles seront inversés."

Il n'avait pas cherché à retarder d'avantage le peintre de se mettre au travail et prit congé se contentant d'un peu courtoisie. Sans se retourner, il regagna la sortie. Empli d'une excitation de plus en plus difficile à contenir, un léger sourire avait commencé à se dessiner sur ses lèvres. Des fourmillement lui picotaient le bout des doigts.
Subitement toute la suite du plan se déversa dans son esprit comme un flot infini de nouvelles possibilités. Il devrait les trier méthodiquement pour en extraire le chemin le plus sur et le plus rapide mais sur l'instant il se laissa submerger. Il se délecta des représentations d'un futur toujours plus glorieux.

Arrivée à l'entrée de la Demeure il se retourna vers le domestique qui le raccompagnait "Dites moi, auriez vous l'amabilité de porter ses affaires au peintre je vous prie ?". Le domestique qui n'avait pas vraiment le luxe de refuser, le suivit jusqu'au vaisseau où le pilote se relaxait en tirant sur sa pipe. L'individus salua Moda d'un "M'sieur Ramballor" sans se défaire de son activité. Le matériel du peintre était entassé dans un casier au niveau du sas d'entré passager. Dans un casier voisin se trouvaient trois lettres, il les sorti également, les passa en revu, en remit deux à leur place et inséra la dernière avec les pinceaux et autres crayons et tubes de peinture. Jack la trouverais ainsi dés que le domestique lui aurait remis le paquetage.

"Monsieur Belfort est actuellement auprès de votre maitre, portez lui ces affaires sans plus attendre. Et prenez-en soins !"

Le Domestique s'exécuta sans demander son reste et reparti sous le regard narquois du pilote. Chaque bouffée puisée de sa pipe sonnait comme une moquerie.

"Un peu d'tenue, t'es chez des marchands là." Lança Moda à voix ténue en remarquant la désinvolture de son acolyte. "C'est pas le moment de s'attirer des soupçons"

Le pilote acquiesça d'un hochement de tête. Grand efflanqué, doté d'une barbe fournie et volumineuse, Gaius de son prénom, l'homme était un ancien milicien condamné à mort pour viole et meurtre. Ayant miraculeusement réussi à s'enfuir, ce malfrat sans honneur et sans patrie avait un moment servit dans l'équipage d'un vaisseau hors la loi qui cherchait à rejoindre Vanylle. Ses exploits de pilotes, arrivés à l'oreille de Moda, ce dernier avait fini par recueillir l'homme et l'intégrer à son réseau. Il était d'ailleurs un des rare à avoir vu le sang-mêlé sous plusieurs identités. Le choix judicieux du vaisseau lui revenait.

"On va aller faire un petit tour du côté d'Errande, tu pourras te reposer autant que tu veux là bas."

Gaius Ricana. Il escalada la rampe qui menait au cockpit, fourra sa pipe dans une des poches de son blouson tout en sifflotant un air dont Moda aurait juré qu'il provenait de Vanylle.

"En route m'sieur Ramballor !"

"Vifranger, Gaius, maintenant je suis Juhlain Vifranger."


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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   - Jeu 30 Mai 2013 - 14:42

Pris au dépourvu par l'intervention d'Eric, Jack fut parfaitement mis de côté alors que son étourderie lui était rappelée. Le contrat, tête en l'air ! Se morigéna-t-il avec un rien d'humeur. Bien que quelque peu mal à l'aise suite à ce revirement, il tenta de clore l'affaire le plus agréablement possible pour le Nelligan... Et fut tout à fait perdu alors qu'un serviteur se présentait, son matériel dans les bras, sans le Bourgeois avec lui. Le serviteur ne le renseigna guère sur ce fait, et Jack découvrit bien vite le mot qui lui était adressé, petite lettre simplement déposée parmi les pinceaux & les crayons.




Jack,

Tout s'est déroulé à la perfection, aussi je vais devoir m'absenter quelques jours pour clarifier mes affaires, je te laisse aux bon soins de notre client, fais de ton mieux, je suis sur que tu en fera un portrait magnifique. Si quoique ce soit de fâcheux arrive, attends mon retours et ne commet pas d'acte trop audacieux. Je serais de nouveau à Midel-Heim dans quelques jours, aussi prends ton temps et profites-en pour visiter la ville si le cœur t'en dis.

Ton ami,


Eric Remballor



Il ne put dissimuler son désarroi devant ce départ impromptu, mais argua auprès du Marchand que cela ne perturbait en rien la suite de la procédure. Une fois le contrat signé, le peintre se sentit plus à son aise, le moins agréable - pour lui - étant passé, sauf complication. Il s'attela sans plus atteindre à la réalisation d'esquisses, suivant pistes soumises par son client, les ajustant d'après son savoir-faire, jusqu'à ce qu'il paraisse satisfait. Le reste, les diverses séances de pose, les couches de peintures qui se superposèrent au fil des heures, ne l'occupa qu'une semaine, le Nelligan étant un modèle efficace qui ne désirait pas faire durer la chose plus que nécessaire. Ainsi, Jack ne se permit guère de fantaisie dans la réalisation du portrait, et se contenta du plaisir simple d'un client satisfait lorsque la toile fut achevée. Sans que Remballor n'ait reparu.

Le jeune homme ne fut pas désœuvré longtemps. revenant d'une de ses errances dans Midel-Heim, il fut surpris de trouvé un individu l'attendant à sa chambre, à l'auberge du Kansou Bourlingueur -dont il avait déjà apprécié les services-. S'il crut d'abord à une malchance sans nom qui voulait qu'il soit détroussé - Midel-Heim allait-elle se révéler si peu accueillante envers lui ?- si tôt après une commande réalisée, devant la mine patibulaire du gaillard, il fut bientôt relativement- rassuré alors que l'homme s'adressait à lui avec une politesse rude, lui annonçant que c'était M. Remballor qui l'envoyait, afin de ramener le peintre chez lui.

Il crut trouver là une occasion de savoir ce qu'il était advenu du Bourgeois et de ses "affaires" -après tout, c'était à sa demande qu'il était venu ici- mais son envoyé ne se montra guère loquace. Et une certaine crainte devant se genre d'individu retint Jack d'insister davantage. Il apprécia tant qu'il put le voyage du retour, ne sachant guère quand une autre occasion d'observer un paysage vu des airs se présenterait à nouveau, puis retrouva sa chère Vuulte. Non sans dernier regard intrigué sur le vaisseau qui reprenait son envol, guidé par l'employé aux allures de brute d'Eric Remballor, Jack prit le chemin de son atelier, son matériel avec lui, sa bourse agréablement rebondie autour de son cou... Et une grande interrogation du nom de Remballor qui s'installait dans un recoin de son esprit.

[RP CLOS]



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Posté dans Re: On ne fait pas de portrait sans casser des oeufs - Suite   -

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