AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


So fahr away.

avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans So fahr away.    - Lun 8 Avr 2013 - 3:01

Janos Leawen (Cultivateur)


Parfois, qu'on le veuille ou non, les rêves renaissent avec le matin. Le plus souvent simples bribes, volées à la nuit, ou parfois éclairs pourpres, jaillissement d'étincelles, suspendus entre ciel et terre. Aujourd'hui, pourtant, ces images qui se meuvent au ralenti sont de troublantes réminiscences d'un corps souple, dont le teint doré contraste à merveille avec le bleu de l'azur ou l'ocre des dunes, somptueuses toiles de fond. Aujourd'hui ce souvenir est à la fois flou, mais aussi bougrement précis, pour certains détails. Ces hanches que ballottent les pas hésitants d'un draoma, ces lèvres charnues et vermeilles, telles deux fruits mûrs, ces paillettes d'or immergées au fond de l'océan orangé de deux iris clairs, il pourrait presque les caresser, les embrasser, les ramasser, en tendant la main, ou les lèvres.

Mais sapristi non ! Ce charmant constat n'est pas de nature à réjouir Janos Leawen ! Il n'a pas de temps à consacrer à de telles futilités ! Il n'en a nulle envie ! Et le bougre affiche sa tronche des mauvais jours en jaillissant de sa tente de peau, alors que le soleil joue des épaules pour poindre à l'horizon. S'occuper ! Voilà la solution ! S'occuper pour penser à autre chose qu'à cette brunette prétentieuse et même pas jolie ! S'occuper, l'effacer de sa caboche, lutter contre cette partie de lui-même qui, subitement, sans avertissement, aspire à la revoir et souhaite que leur routes puissent se croiser à nouveau. S'occuper à tout prix ! Et zou, le botaniste s'en va déverser le contenu d'imposantes outres d'eau dans des auges de bois lisse, éparpillées à proximité des fahrs et des draomas, et leur distribuer de copieuses rations de céréales et d'autres végétaux que ses bestiaux s'empressent de mâchouiller avec une évidente satisfaction. S'occuper ! Replier la toile de tente, charger une partie du matériel, faire un peu plus de bruit que nécessaire pour réveiller l'équipe et hâter le départ.

Voilà ! Jossuah émerge de la tente voisine, se frottant les yeux. Surpris, sans doute, de tant d'empressement, mais évitant soigneusement d'en demander la cause. Le reste de la troupe en fait tout autant. Muets et modèles d'efficacité. Statues de marbre dotées du mouvement mais pas de la parole. Évitant surtout de déclencher la foudre qui ne demande qu'à s'échapper du regard jaune paille. Et bientôt la caravane dodeline pesamment vers le nord-est, en direction de l'endroit prévu pour y dresser le futur campement, c'est-à-dire à la lisière des terres cultivées de Penjoie, du désert et de l'oasis. Selon de récentes études scientifiques, des essences rares s'y développeraient, se nourrissant de l'humidité ambiante, qui, conjuguée à la traditionnelle chaleur de Korrul, leur permet une efflorescence plus généreuse.

En dépit de la température qui croît progressivement, la petite troupe parcourt rapidement les quelques lieues qui les séparent de leur objectif. Sur leur droite s'étendent les zones agricoles et les terres d'élevage, réservées à l'élite. Les Leawen en font partie. Ils sont la crème de la crème, et Janos est conscient de cette chance qu'il a eue de naître riche, ce qui lui permet de s'adonner corps-et-âme à cette profession qu'il affectionne plus que tout et de sillonner le monde.

Les voici à destination. L'océan de sable et de pierre vient mourir au pied des cultures et de la végétation. Plus loin encore, existe un sanctuaire sacré, réservé aux chamanes. Janos compte bien se débrouiller pour y avoir accès un jour ou l'autre, mais rien ne presse, les abords de l'oasis suffisent largement à son bonheur pour l'instant. On s'installe là ! ... décide t-il en indiquant d'un geste du bras un vaste périmètre ombragé et apparemment accueillant. Commencez à dresser le campement ! ... ajoute t-il à l'intention de ses gens. Je vais reconnaître les environs, et voir s'il existe un point d'eau pour nos bêtes ! ... jette t-il encore en disparaissant sous la feuillée.
avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 22 Avr 2013 - 7:29

Ylaria Desnolancès (Cultivatrice)
Aux plus mauvais jours, comme aux meilleurs, le soleil finit toujours par se coucher, et la petite expédition d'Ylaria parvient au Domaine Desnolancès, alors qu'un disque rougeoyant descend à l'horizon. Ils sont bredouilles, mais leur aventure aurait pu mal tourner avec ce fou de Forban et ses explosifs. Quant à l'autre protagoniste de cette étrange histoire, Ylaria se demande encore ce qu'elle doit en penser. Pour avoir accès aux alentours de l'Oasis, c'est un membre d'une famille de Cutivateurs, et son visage lui est familier, sans qu'elle parvienne à y poser un nom. Son séjour à Arish l'a tenue éloignée des mondanités habituelles, dévolues aux femmes de la famille. Et depuis son retour elle s'est isolée dans sa petite villa aux confins de la propriété, refusant de paraître aux soirées, même familiales.

Son seul but à présent ce sont ces plantes qu'elle récolte dans le Désert et près de l'Oasis, qu'elle utilise pour ses onguents thérapeutiques, ses tisanes et ses huiles médicinales. Ce savoir qu'elle a acquis auprès du Chamane, et que ses lectures et sa mère ont complété. Dommage que l'homme qu'elle a rencontré aujourd'hui soit si désagréable, il a sûrement à lui apprendre s'il connaît si bien la flore de Korrul. Peut-être même est-il allé à Matroos ... Quand elle aura fini ses récoltes, elle essaiera de le retrouver, de connaître son nom et pourquoi pas de lire les ouvrages qu'il s'est vanté d'avoir écrits. Peut-être même en a-t-elle déjà lu ...
Mais de misérables plaintes la tirent de ses réflexions, le petit netfix qu'elle a recueilli quelques semaines auparavant, réclame sa pitance, mais surtout des caresses, et s'entortille autour de ses chevilles. Tout en câlinant la boule de poils roux, Ylaria vérifie la plaie de sa patte, et y passe une pommade cicatrisante de son cru. Seul survivant de sa portée, après l'attaque d'un prédateur, la jeune femme l'a trouvé, blessé sous les restes déchiquetés de sa famille.

- Pauvre petit chou, demain je t'emmène en promenade avec moi, tu ne seras pas tout seul comme ça ...

Puis elle dépose son léger fardeau près d'une auge qu'elle remplit d'une bouillie de lait de draoma et de céréales, qu'il dévore avec appétit. Maintenant elle rêve d'un bon bain, et d'une bonne nuit de sommeil. Solys a devancé ses désirs, et après un repas léger, l'herboriste se glisse dans la mousse parfumée, alors que sa suivante prépare leurs affaires pour leur sortie du lendemain. Sur le chemin du retour, Ylaria a décidé de camper aux abords de l'Oasis pour aller récolter des oras, des feuilles de khélus, et d'autres essences nécessaires à ses préparations. Avec son escorte habituelle, ils iront dresser leur campement à la limite des terres Desnolancès, là où l'Oasis et le Désert se frôlent, se disputent le moindre arpent. Ils pourront ainsi rayonner assez large sans avoir besoin de rentrer. Ses parents grinceront sûrement des dents, mais elle ne cèdera pas, elle a besoin de ces échappées belles, qui lui permettent de s'évader de sa routine, de ses noires pensées ...

***
Traversant la frontière du Domaine, la petite caravane se dirige vers leur lieu de récolte préféré, une petite boucle du fleuve qui encercle l'Oasis, entre Désert et Cultures, la chaleur y est supportable et le cours d'eau est tout proche pour s'hydrater, autant pour les animaux que pour les humains. Ylaria saute à bas de sa monture, et aide ses trois accompagnateurs à installer les deux tentes dans lesquelles ils vont passer la semaine à venir. Chacun a sa tâche, et bientôt tout est en place. La jeune femme en profite pour libérer le netfix qu'elle avait attaché au tronc d'un arbre mort, mais le coquin s'enfuit dès qu'elle a le dos tourné. Abandonnant alors ses compagnons à leurs occupations, elle se met à la recherche du fuyard, suivant ses traces dans la terre meuble de la rive.

Écartant les branches basses d'un buisson épineux, elle aperçoit une silhouette masculine dans une petite clairière délimitée par une végétation dense. Redoublant de prudence après sa rencontre d'hier, elle se baisse et reste dissimulée derrière le paravent végétal, attendant que l'homme s'en aille. Uen petite boule de poil roux, avec un pansement flottant à la patte jaillit soudain à deux pas d'elle. Un "Nooon !" se forme sur ses lèvres, mais impossible de l'attraper sans se faire remarquer par le promeneur qui a entendu le raffut du minuscule animal, et qui se tourne vers la fusée rousse qui court sur trois pattes, directement dans ses pieds.

Saisie d'étonnement Ylaria le reconnaît. Cette crinière sombre comme la nuit, cette allure altière, méprisante ... C'est lui ! Mais ... Comment ? Par Ruyn ! ... Encore lui ! Que faire ? Doit-elle se montrer ? Non, non pas de suite ... Les animaux ont un sixième sens pour fuir les mauvaises personnes, et ce voyou de rouquin flaire un instant les bottes de cuir, puis s'y frotte affectueusement. C'est que l'inconnu ne doit pas être si infect qu'il s'en donne l'air ... Curieuse mais redoutant que son petit blessé ne voltige d'un brutal coup de pied, la brune se lève précautionneusement, pour franchir la barrière verte, mais elle se fige immédiatement appréhendant une sortie cinglante et désagréable du savant-aventurier ... *Allez courage !* se morigène-t-elle silencieusement, sans parvenir à faire un pas, pour autant. Les humiliations, elle a eu son lot ces derniers temps, mais si jamais il fait du mal au netfix, elle lui vole dans les plumes ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 23 Avr 2013 - 4:09


Et au milieu coule une rivière, ainsi que le content les plus jolis récits. Mais ce n'est pas cela que recherche Janos. Non, il a délibérément tourné le dos à ce oued embaumé de soleil qui fait palpiter le cœur de Korrul, ne désirant trouver qu'un modeste point d'eau suffisamment tranquille pour que ses fahrs et ses draomas puissent s'y désaltérer à leur guise. Le fier scientifique n'a que faire de ces riches cultivateurs et de leur main d’œuvre à la peau tannée qui s'en vient puiser l'eau pour les besoins de leurs cultures et de leurs gigantesques élevages. La solitude est son empire, la foule est sa hantise, et ce n'est pas à son âge qu'il va soudain se mettre à apprécier la compagnie de ses congénères.

Se fiant à la diversité de la végétation, à ses particularités, il s'avance, le nez en l'air, à l'image de ces animaux du désert qui détectent une source à l'aide de leurs naseaux frétillants. Tout comme eux, il sait. Sans connaître les lieux, il sait qu'un point d'eau se dissimule non loin de là, au dévers d'un mamelon sablonneux, ou derrière un écran de verdure. Et son sixième sens ne l'a pas trahi, il perçoit déjà le fourmillement familier des insectes aquatiques, il entend leur chant, leur mélopée, le battement de leurs ailes transparentes. Il touche au but, l'orchestre est là, les élytres bourdonnent, toute une faune s'agite à son approche, pourtant discrète et silencieuse. Et Janos se réjouit, s'auto-complimente, envisageant, et pourquoi pas, de piquer une tête dans l'onde si elle n'est pas trop fangeuse.

Soudain, une flèche rousse a jailli d'un épineux et vient se pelotonner entre les bottes du zoologiste. C'est un jeune netfix, vif comme le vent, et apparemment domestiqué, puisqu'il traîne à la patte un pansement à-demi déroulé. Janos sourit, et s'agenouille, ses mains flattant délicatement le pelage fauve de l'animal.

- Et bien mon grand, tu cours rudement vite pour une bestiole blessée ! A mon avis tu dois être presque guéri ! Laisse-moi donc examiner ta patte ! ... énonce t-il d'une voix joyeuse en enlevant précautionneusement la totalité du bandage.

Puis, plus calmement, concentré sur sa tâche, il poursuit : Je vois que quelqu'un s'occupe de toi, ta plaie porte encore des traces d'onguent cicatrisant. Faut avouer que tu es bien mignon, mon gaillard, tu as une bonne bouille et ton poil est aussi roux et brillant que de la braise. Ton propriétaire doit s'inquiéter de ne plus te voir. Tu dois être un fieffé gredin pour fuguer comme ça !

Tout en replaçant correctement la bande de tissu, Janos continue à papoter avec le netfix, comme si la bestiole allait lui répondre. Lorsque j'étais gosse, dans une remise de la propriété de mes parents, j'avais recueilli un tas d'animaux blessés. C'était l' « Hôpital Leawen ». J'y ai soigné un autre netfix, peut-être ton grand-père. Je n'étais pas encore un sinistre râleur comme maintenant ... ajoute t-il avec un brin de nostalgie au fond de la voix. Aujourd'hui je n'ai plus le temps de vivre, je me suis investi à fond dans mon travail, dans ma passion, et je passe sans doute à côté de pas mal de choses intéressantes. A force, je suis devenu un vieux ronchon acariâtre, et le pire c'est que je m'en rends compte mais que je ne fais rien pour changer cela. Pas le temps, pas l'envie, pas d'intérêt pour les humains ...

Janos secoue un instant sa tignasse fuligineuse, mettant ainsi un point final à cette introspection et à son retour dans le passé. Qu'est-ce que je vais faire de toi maintenant, petit chenapan ? Je ne vais pas t'abandonner ici ! Et je dois aller vérifier mon point d'eau ! Allez, zou, je t'emmène. Le jeune scientifique coince le netfix sous son avant-bras, écarte de l'autre main quelques branches de buissons épineux, et se dirige vers le concert des insectes vrombissants. Au bout de quelques dizaines de pas, il parvient à une étroite étendue d'eau stagnante, sans doute un bras oublié de la rivière, à-demi asséché. Une nuée de piktas aux écailles verdâtres s'éclipse vers les arbrisseaux voisins. Une douce sérénité se dégage de cette mare endormie sous le feuillage, que transpercent ça et là quelques rais d'un soleil qui trône majestueusement au centre de l'azur d'un pers étincelant. La tentation d'y piquer une tête est insistante, et Janos n'y résiste pas longtemps. Il pose délicatement son compagnon roux sur un lit de graminées rampantes et sauvages, et se dévêt rapidement, ses fesses blanches tranchant résolument avec le reste de son corps, brun et tanné par le chaud soleil de Korrul. Reste là, jolie bestiole, je n'en ai pas pour longtemps ! ... lance t-il gaiement au netfix, avant de plonger gracieusement dans la flaque sombre, soulevant un geyser d'imperceptibles gouttelettes d'argent retombant en pluie fine.

Il émerge au beau milieu d'un quarteron de plantes aquatiques, et se met à nager lentement, profitant de cet instant de grâce, louvoyant entre les végétaux qui oscillent lorsqu'il les frôle, sa longue crinière noire flottant derrière lui ...
avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 6 Mai 2013 - 12:53

Ainsi sous la carapace de cynisme et d'arrogance se cache une once de gentillesse, du moins envers les animaux. Son visage transfiguré par un sourire chaleureux, l'homme cueille délicatement le minuscule netfix dans ses mains, puis vérifie et replace son bandage, sans la moindre critique, la moindre remarque acerbe, au contraire. Et c'est au tour d'Ylaria de sourire, quelque peu attendrie, par le soin que mettent les grandes mains brunes à replacer la bande de toile. Mais le plus surprenant c'est qu'il lui parle, d'une voix calme et apaisante. Intriguée, la jeune femme renonce à se montrer, et dissimulée derrière l'écran de feuillages, elle tend l'oreille pour écouter le monologue déconcertant de ce savant dédaigneux de ses congénères, préférant s'atteler à ses recherches qu'à ses relations. Qui pourrait croire que c'est le même individu méprisant et odieux qu'elle a rencontré la veille ?

Épier n'est pas dans ses habitudes, mais les informations qu'elle recueille sont précieuses. Le nom de Leawen lui délivre la clé du mystère : voilà pourquoi son visage lui était familier ! Leurs familles se côtoient, commercent, elle l'a sûrement rencontré auparavant ... Au dernier grand dîner Desnolancès, auquel elle a assisté, était invitée la jeune Gwladys Leawen, mais elle n'a guère eu le temps de faire sa connaissance ... Et elle, depuis son retour à Penjoie, elle fuit les mondanités et la société korrulienne. Tout comme lui, elle n'a plus guère d'intérêt pour ses semblables des grandes familles qui la regardent avec une pitié mêlée de dédain, comme si elle n'avait été qu'une incapable, comme si tout était de sa faute ... A présent, elle s'estime plus utile en soignant les malades qu'en paradant dans ces soirées ...

Mais alors qu'elle se perd dans les méandres de ses réflexions, l'objet de son espionnage se relève et s'éloigne emportant dans ses bras son petit protégé. Habituée à camper dans les environs, Ylaria connait bien ce chemin qui aboutit à un étang tout en longueur, un bras en cul-de-sac du fleuve dans lequel elle se baigne souvent lors de ses séjours. Elle devra se montrer prudente cette fois, si elle veut s'y plonger ...
Maintenant qu'elle sait où il va, le plus discrètement possible, elle suit le fils Leawen, lui laissant un peu d'avance. Elle hésite à révéler sa présence, ses sarcasmes de la veille l'ont durement ébranlée, elle n'a pas vraiment envie d'être encore la cible de ses railleries ...  

Elle parviendra peut-être à récupérer son netfix sans se montrer, il finira bien par le poser ! D'ailleurs c'est ce que fait le jeune homme, il installe délicatement son précieux fardeau au coeur d'un coussin de graminées. En confiance, ce petit gredin se roule en boule et s'assoupit, sûrement épuisé par sa course. Rassurée sur son sort, Ylaria guette le scientifique, tout en s'approchant précautionneusement du netfix. Seulement voilà, elle n'avait pas vraiment prévu la suite, la chemise, le pantalon, les bottes voltigent prestement, dévoilant un corps à la musculature nerveuse. Le soleil a bruni la peau couleur pain brûlé, sauf les fesses et les cuisses du jeune naturaliste presqu'aussi blanches que les joues d'un matroscien. Elle a assisté Malhek tant de fois pour soigner des Veilleurs Pourpres, qu'elle n'est plus impressionnée par l'anatomie masculine. Et puis cet homme-là respire la santé, un plongeon élégant le fait disparaître dans l'eau, ridant la surface d'une pluie de gouttelettes irisées par les rais de lumière qui transpercent çà et là les feuillages.

C'est le moment idéal pour attraper son chenapan et s'enfuir ... Et puis non, pas cette fois ! Un vent de rébellion, inédit et libérateur, souffle sous les boucles brunes : il est en position d'infériorité, non ? Pourquoi ne pas en profiter pour lui rendre la monnaie de sa pièce ? Ses vêtements sont abandonnés sur la berge, et il s'éloigne en nageant. La méchanceté n'est pas son fort, ni la fourberie, et Ylaria hésite alors qu'elle ramasse la chemise et le pantalon, que va-t-elle en faire ? Les cacher ou les jeter à l'eau ? Les emporter avec elle ? Vite elle doit se décider, il ne tardera pas à se retourner et à la surprendre en plein délit. Elle jette le pantalon bien haut au-dessus de sa tête, priant pour qu'il s'accroche du premier coup aux branches de l'arbre qui surplombe le chemin. Voilà qui est fait ! Impossible de le dépendre sans grimper !

Gardant la chemise à la main, elle cale son petit protégé contre sa poitrine. Elle s'approche à quelques pas de la rive, agite son trophée comme un drapeau et hèle le baigneur avec un grand sourire moqueur :

- Eh bien monsieur, il semble que vous ayez perdu quelque chose ! Votre chemise, si je ne m'abuse ... dit-elle en imitant l'air goguenard, le ton caustique avec lequel il paradait la veille. - Ne vous dérangez pas, je vais vous la lancer ! s'écrie-t-elle quand elle est sûre d'avoir capté son attention. La chemise blanche décrit un bel arc de cercle dans les airs, bien trop court bien sûr. Elle se déploie gracieusement comme un oiseau immaculé, pour atterrir, ou plutôt amerrir à la surface de l'onde, formant une bulle, avant de s'enfoncer mollement sous l'eau, à quelques brasses du nageur afin qu'il ne puisse l'en empêcher ...

- Oh par Vama, quelle maladroite je fais, la voilà toute mouillée, s'exclame-t-elle, une main sur ses lèvres, faussement contrite, en battant des cils. - Mais il est vrai que je ne suis qu'une ravissante idiote ! Enfin, en cherchant un peu, vous la trouverez sûrement ... Merci tout de même d'avoir pris soin de ce petit fugueur, il n'a encore jamais quitté la maison. Nous campons par là bas, derrière le rideau de verdure, vous êtes le bienvenu, pour le dîner, si cela vous tente ... J'espère juste que mes deux neurones vont se souvenir du chemin ... termine-t-elle en clignant de l'oeil, et en reculant de quelques pas, s'interrogeant sur la réaction à venir du zoologiste. N'a-t-elle pas poussé le bouchon trop loin ?


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mer 8 Mai 2013 - 2:29


A travers le foisonnement du feuillage, le soleil du matin éclabousse de diamants et d'or la surface des eaux qui miroitent, changeantes, versatiles, polychromes. Des ombres en pagaille dansent et folâtrent dans la quiétude de l'étang, et jouent avec les plantes aquatiques aux mille couleurs qu'investissent de minuscules insectes qui bourdonnent à qui mieux mieux. Tout est lumière, tout est sérénité, presque mysticisme, et chaque mètre parcouru dans l'onde tiède ravit le scientifique, peu habitué à s'abandonner à un tel farniente, à s'accorder de telles récréations alors qu'il a tant de tâches urgentes en attente. D'ailleurs, rien qu'à cette idée, le voilà qui se fustige pour ces instants d'inhabituelle paresse ! Mais que fais-tu donc Janos ? Aurais-tu déjà oublié qu'il te faut rejoindre le campement et ramener ici tes fahrs et tes draomas pour qu'ils puissent se rafraîchir ? Allez, zou, un dernier plongeon, et puis au boulot, bougre d'animal ! Qui donc t'a tourneboulé ainsi ?

Tournant le dos au sentier rabougri serpentant sous les branches, Janos se concentre comme il le faisait quand il était môme. Un dernier plongeon, oui, mais pas n'importe lequel ! Un vrai de vrai ! Un plongeon de champion ! Un qui le mènera loin, un qui soulèvera dix tourbillons d'argent qui grimperont jusqu'à la cime des arbres et qui aspergeront le soleil et l'azur ! Hop !

C'est à cet instant précis qu'une voix féminine l'interpelle, gouailleuse, voire même persifleuse. Janos stoppe net son élan et se retourne lentement, plissant ses yeux sombres, les sourcils relevés en points d'interrogation. Surpris, il met deux secondes à réaliser, à analyser la situation. La belle enquiquineuse, certes, il l'a reconnue immédiatement, elle est toujours aussi magnifiquement insolente, et même aussi insolemment magnifique ... Il comprend également que le netfix blessé lui appartient, à sa façon tendrement protectrice de le porter et de le câliner, mais pourquoi donc a t-elle balancé son falzar dans les branches, tout là-haut, et pourquoi donc agite t-elle sa chemise comme une servante secoue une carpette remplie de peluches et de poussière ? Bougre d'idiot ! Grand nigaud ! La réponse était pourtant simple ! Notre donzelle a décidé de régler ses comptes après leur petit différent de la veille, autour du monticule de pierres ! Elle se venge ! Elle jubile ! Vilaine pimbêche ! Charmante chipie !

Zou ! Avant que l'aventurier ait pu répondre quoique ce soit, voilà que la brune lui expédie sa chemise par la voie des airs ! Vole vole bel oiseau blanc. Son lancer est trop court, bien entendu, sa liquette s'enfonce dans l'étang, et Janos est sur le point de s'étrangler tellement il est estomaqué par autant d'impudence ! L'air faussement consterné qu'adopte aussitôt la diablesse n'a pas pour effet d'arranger les choses, loin de là ! Car faut pas lui raconter des carabistouilles à notre zoologiste ! Il a bien saisi que la maladresse de la brunette est volontaire ! Voilà comment elle le remercie de l'avoir tirée d'un mauvais pas, la veille, lorsque le forban à la gueule décousue menaçait de les réduire en miettes avec sa ceinture d'explosifs ! Faites du bien à un draoma, il vous urine sur les doigts, précise le proverbe. A juste titre d'ailleurs.

La brune poursuit, tandis que Janos s'efforce de demeurer imperturbable, alors qu'il n'est qu'à un pouce de l'implosion. Il ne regrettera pas de s'être maîtrisé, car Ylaria – son prénom lui est revenu en mémoire – semble vouloir tempérer un brin ses railleries. Elle le remercie même d'avoir pris soin de son petit monstre galopant, et l'invite pour le dîner, dans son campement.

- J'accepte volontiers ... répond aussitôt le scientifique, tout en tâtonnant pour repêcher sa chemise, qu'il distingue vaguement au fond de l'étang, à quelques pas de lui. Il faudra avant cela que je vérifie l'installation de mon campement et que je fasse boire mes animaux. Je vous propose de m'accompagner si vous êtes en promenade. Il y a cependant un léger problème ... ajoute t-il d'un ton malicieux ... Me voici sans pantalon et dans l'impossibilité de sortir de l'eau. Je ne vais pas m'exhiber totalement nu devant une jeune personne d'une famille aussi distinguée. Pensez donc, vous êtes une Desnolancès ! Dès lors, je n'entrevois qu'une seule solution : vous grimpez là-haut pour me le décrocher ! ... conclut-il, se réjouissant à l'avance d'assister à une telle scène, et de prendre ainsi une revanche bien savoureuse.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Dim 19 Mai 2013 - 8:34

Si Ylaria affiche un franc sourire en écoutant la réponse du scientifique, elle déchante un peu en entendant la fin espiègle de sa tirade. La voici prise à son propre piège ! Grimper aux arbres ... Il y a bien longtemps qu'elle ne s'est prêtée à ce genre d'exercice. Avec un peu de chance, elle n'aura pas complètement oublié comment s'y prendre. Elle n'était pas trop mauvaise à ce jeu là, lorsqu'avec ses neveux et nièces ils se lançaient dans d'interminables parties de cache-cache : le feuillage vernissé des Saias qui longent la maison principale était leur cachette préférée ...
Alors que le presqu'inconnu tâtonne pour repêcher sa chemise, elle songe qu'il va faire sensation en arrivant trempé à son campement ! Rien que pour de découvrir par quelle entourloupe il va s'en tirer, vu son "heureux" caractère, elle l'accompagnera. Il lui suffira sans doute de froncer ses sombres sourcils pour que ses hommes agissent comme si de rien n'était ...

- Grimper à cet arbre ? Vous n'êtes pas sérieux ... Mais si vous l'êtes, bien sûr que vous l'êtes, Môssieur le scientifique ... Bon ... Après tout, je l'ai bien cherché ... reconnait la jeune femme, avec un sourire. Je vais aller le décrocher ce pantalon ... Quoique, n'en déplaise à la bonne société de Penjoie, vous ne risquez guère de me choquer : j'ai vu plus d'hommes nus ces derniers mois, que vous n'en verrez jamais, monsieur le zoologiste, et bien plus mal en point que vous ...

La Dévouée lève les yeux vers le pantalon qui oscille doucement sous les assauts de la brise tiède qui s'échappe de l'Oasis, il n'est pas très haut mais au bout d'une branche qui ne supportera pas son poids, elle se débrouillera bien pour le faire tomber ... Puis son regard doré se pose de nouveau sur le naturaliste. De longues mèches noir corbic dégoulinent sur ses épaules. ruisselantes de gouttelettes d'eau qui, au soleil, s'irisent joliment sur sa peau brune. Son visage, hier si arrogant, est égayé d'un petit sourire malicieux, qui le métamorphose, lui restituant sa jeunesse et surtout sa séduction. Et ce sourire est une raison de plus de le prendre au mot et de relever le défi ...
Bon, que faire de son rouquin coquin ? Il ronfle tranquillement dans ses bras, mais si elle le repose, il risque de de vouloir encore une fois se faire la belle. Retirant l'écharpe blanche qu'elle porte autour du cou, elle en enroule le petit corps chaud qui dort du sommeil du juste, et le repose dans les herbes, lui donnant une dernière caresse.

- Voilà, tu ne bouges pas de ton nid, mon voyou, le monsieur ronchon dans l'eau, te surveille, d'accord ? ... Vous pouvez le garder à l'oeil, s'il vous plaît ? ... Au fait, vous ne m'avez toujours pas dit qui vous étiez ... Me direz-vous votre nom, que je sache avec qui je vais dîner ? Depuis hier, je cherche d'où je connais votre visage ... confie-t-elle naïvement, réalisant un peu tard qu'il pourrait s'en servir pour se moquer encore d'elle. Elle sait que c'est un Leawen, mais lequel ? Pas le père de Dys en tout cas ...

Tout en y réfléchissant, Ylaria se dirige vers l'arbre qu'elle va devoir escalader. Elle retire ses bottes, qu'elle jette un peu plus loin. Le tronc se divise en deux, assez bas, pour qu'elle puisse se hisser sur cette fourche. Elle saute une première fois, mais manque son coup. La seconde est la bonne. Elle s'accroche à la branche la plus basse, tire sur ses bras et lance sa jambe pour l'enfourcher. Puis elle s'aide de ses pieds, pour se rétablir debout entre les deux bras noueux. Prudemment elle poursuit son ascension, elle n'est plus la petite fille légère qui pouvait se faufiler partout. Elle pose soigneusement ses pieds de branche en branche, testant la solidité de ces marches naturelles mais traîtresses. Plus elle s'élève, plus les rameaux deviennent minces, elle n'est plus très loin du pantalon qui la nargue au bout de sa branche. Quelle idiote, pourquoi ne pas l'avoir jeté à l'eau lui aussi ...

Toute distraction est impardonnable lorsqu'on est perché à quatre mètres du sol, une branche sèche craque, et cède subitement sous son pied nu. Ylaria pousse un petit cri de frayeur, déséquilibrée, elle tangue, bat des bras pour retrouver son assiette et se raccroche, in extremis, aux ramures au dessus de sa tête. Jetant un regard vers le sol, elle pousse un soupir de soulagement, et poursuit sa quête du pantalon. Mais elle doit bientôt stopper sa progression, les branches sont bien trop minces et ne supporteront pas son poids. Le vêtement n'est pourtant qu'à quelques pas ... Que faire ?



Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 21 Mai 2013 - 5:55


Faut bien l'avouer, les premiers commentaires de la brune l'intriguent ! Ainsi elle côtoierait des hommes nus et mal en point ! Serait-elle toubib ou infirmière ? Sans doute. Il en va donc comme Janos l'imaginait : cette passion de la donzelle pour la nature et les plantes est juste un hobby, puisqu'elle a une profession qui doit l'accaparer énormément. Le jeune scientifique enregistre ce renseignement sans poser de questions. Si mam'zelle désire l'intriguer, elle a réussi son coup, certes, mais il ne va pas lui faire ce plaisir de l'interroger ! Plus tard peut-être, s'ils ont des atomes crochus, s'ils sympathisent autour d'un bon repas, ce qui est loin d'être sûr vu leurs sales caractères réciproques.

Un second élément le surprend tout autant. C'est presque sans râler que la brunette a accepté d'aller décrocher son pantalon qui pendouille toujours dans l'arbre, là-haut, hors d'atteinte de ses jolis bras aussi bruns que du sable mouillé ! Et elle reconnaît même ses torts ! Bigre ! Serait-elle moins caractérielle et pisse-vinaigre qu'elle ne l'a paru jusqu'alors ? C'est en pesant le pour et le contre qu'il l'observe emballer précieusement son jeune netfix au creux de son écharpe, et qu'il sourit machinalement lorsqu'elle le qualifie de « monsieur ronchon », ce qu'il est indéniablement, il ne l'ignore pas. En d'autres circonstances il eût sans doute bondi à cette épithète, mais puisqu'Ylaria se montre plus aimable et coopérative, il n'en fait pas tout un plat. Et il accepte volontiers de veiller sur son petit protégé, d'ailleurs, dit-il : J'y suis bien obligé puisque mon pantalon flotte au-dessus de nos têtes comme un drapeau pirate et que je ne puis regagner le rivage sans exhiber mes ... euh ! Je vais donc sagement monter la garde et admirer vos prouesses dans les airs et prier Ruyn pour qu'il vous accompagne dans cette périlleuse épreuve et surtout pour qu'il prenne soin de mon pantalon. ... ajoute t-il malicieusement.

La regardant cette fois enlever ses bottes, il poursuit : Ah bon ? Je ne me suis pas présenté hier ? Je pensais pourtant l'avoir fait. Sans doute ai-je pêché par omission à cause de ce forban et de ses menaces ! Je suis Janos Leawen, mieux connu sous le pseudonyme de « l'Aventurier ». J'ai d'autres surnoms, mais ils sont nettement moins flatteurs, et « ronchon » est l'un d'entre eux. Je pense que nos familles se fréquentent un peu, mais c'est en général ma nièce Glwadys qui se porte volontaire pour représenter dignement notre dynastie. Voilà, je crois que vous savez tout au sujet de l'individu acariâtre auquel vous avez confisqué les frusques. Oui, il insiste un peu lourdement, certes, mais il commence tout doucement à s'impatienter à force de mijoter ainsi dans la vase, et il apprécierait vraiment d'en sortir.

C'est donc avec une certaine satisfaction qu'il observe Ylaria aborder cette ascension qui devrait lui permettre de récupérer son pantalon. En dépit d'un départ laborieux, la jeune femme est agile et ne se débrouille pas mal du tout. Et ce qui ne gâche rien, c'est qu'elle affiche un physique plutôt avantageux, chacun de ses gestes, de ses étirements, de ses extensions, mettant en valeur ses courbes exquises, ses cuisses et ses fesses superbement galbées tendant joliment le tissu de son sarouel couleur de sable doré. L'immobilité forcée a parfois du bon, se dit Janos qui ne rate rien de ce spectacle charmant et inattendu. La brunette déploie alors les bras pour attraper une branche et se hisser plus haut, ce qui soulève un pan de son caraco aussi blanc que les neiges éternelles des Erfeydes, et dévoile largement le pain d'épice de sa peau satinée. Le scientifique s'en remplit les mirettes, trouvant cela très à son goût, constatant une fois de plus que la nature est bien jolie, même si elle le serait encore davantage si elle était muette. Sans lâcher des yeux la charmante silhouette qui s'élève lentement à travers la frondaison luxuriante, l'Aventurier repêche à tâtons sa liquette sous-marine et la jette sur son épaule. Voilà. C'est provisoire et parfaitement inutile, mais il se sent moins nu, plus tranquille. Est-ce cela qui lui ouvre les yeux ? Va savoir. En fait, la donzelle et lui-même ont été deux idiots : en farfouillant un peu par-ci par-là, ils auraient sans doute déniché au pied des arbres l'une ou l'autre baguette suffisamment longue pour décrocher le falzar ! Mais soit, puisqu'Ylaria crapahute avec élégance de tige en rameau et lui offre ce tableau plutôt croquignolet, laissons la faire !

Soudain, cependant, l'habile brunette perd l'équilibre, elle pousse un hurlement de frayeur, ne réussissant que d'extrême justesse à se raccrocher aux branches et à éviter la dégringolade. Bon ! Ça suffit ! Le zoologiste est sans doute un rustre, un pedzouille, un mal dégrossi, mais il n'est pas indispensable que cette charmante demoiselle aux formes si gracieuses se brise les reins par terre pour un pantalon, même si c'est le sien ! Ce serait vraiment stupide et il s'en sentirait responsable, compte tenu de l'aigreur de ses propos de la veille qui sont à l'origine de la présente mésaventure !

- Attends ! ... hurle t-il ... Ne va pas plus haut, ça devient trop dangereux ! D'ailleurs les rameaux sont bien trop ténus pour que tu insistes davantage ! Nous avons échappé à un forban hier, ce n'est pas pour que tu te fendes le crâne aujourd'hui en dégringolant de la cime d'un arbre ! Je viens ! ... déclare t-il d'un ton qui ne supporte pas la contradiction. Hop, il attache vivement la chemise dégoulinante autour de ses reins, vérifiant d'un bref coup d’œil qu'elle dissimule à peu près son « service trois pièces », et il jaillit de l'onde à la vitesse de l'éclair. En quatre enjambées empressées il vient se camper face au tronc et tend les bras vers la jeune femme. Laissez-vous glisser vers moi, je vais vous réceptionner ! Nous trouverons bien un bâton pour dépendre mon bénard, ce sera moins hasardeux et nous aurions d'ailleurs dû y penser plus vite ! ... lâche t-il d'un trait, reprenant ce vouvoiement qui camoufle si bien les émotions et qu'il n'abandonne pas volontiers.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 3 Juin 2013 - 12:31

Sur son arbre perchée, Ylaria réalise que Janos, puisque c'est ainsi qu'il se nomme, en a oublié ses manières distantes et méprisantes, lorsqu'elle a perdu pied. Ce tutoiement, cette familiarité, c'est si surprenant sortant de sa bouche. Son attitude mordante n'est donc qu'une façade qui peut se fissurer ... C'est vrai que vu d'en bas, son faux pas a pu l'affoler au point qu'il en baisse sa garde, mais ce n'était pas, heureusement, si dramatique. Elle a vacillé, certes, mais elle a réussi à se récupérer sans trop de difficultés. Et il s'en est rendu compte, reprenant aussitôt son vouvoiement distant et son ton de commandement.

- Je vais bien, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas tomber ... le rassure-t-elle, un sourire dans la voix quand elle découvre qu'il accourt, chemise nouée autour des hanches, tendant les bras vers elle, tout en lui intimant de descendre. Mais elle ne s'y laisse pas prendre cette fois, et ne se conduira pas aussi stupidement que la veille. Entre son monologue qu'elle n'est pas supposée avoir entendu, et la peur qu'elle vient de lui faire, elle ne lui fera pas l'affront d'être encore désagréable, au contraire ... Et puis ce n'est pas sa véritable nature, il est temps qu'elle redevienne la Dévouée, la gentille Ylaria ... En plus si elle veut échanger sur la flore de Korrul avec lui, il va bien falloir qu'elle se montre sur un meilleur jour ...

- Très élégante, votre façon de porter cette chemise, j'aime beaucoup, vous allez faire fureur dans les rues de Penjoie, vêtu ainsi ... Elle fait deux pas de plus et pose le pied sur la branche sur laquelle pendouille le pantalon du scientifique. S'assurant qu'elle a une bonne prise de ses deux mains, elle sautille plusieurs fois sur sa jambe gauche, afin de décrocher cette maudite culotte, qui tressaute, glisse un peu ... mais ne se résigne pas à tomber !
- Je fais une dernière tentative et je descends, nous ferons à votre idée, si je ne réussis pas à le dépendre ... Ylaria répète son geste, faisant vibrer la branche et tressaillir le pantalon qui finit par chuter ... Pour se prendre dans les rameaux inférieurs !
- Nom d'un styx enragé ! s'énerve-t-elle, Mais quelle idiote ! Je capitule, je ne fais qu'empirer les choses ... Quoique du coup, on doit pouvoir l'attraper avec une perche ... réfléchit-elle à voix haute, en amorçant sa descente. Avez-vous repéré une branche assez longue, Janos ?

Descendre est bien plus rapide que l'escalade de l'arbre centenaire, Ylaria dégringole de rameau en rameau, agile comme une ezealle, pour sauter de la dernière fourche, évitant les bras que le jeune homme tendait vers elle. Elle atterrit gracieusement près de lui, et se redresse vivement pour croiser le regard jaune paille. Y décèlerait-elle une vague lueur admirative ? Peu importe, elle doit réparer ses bêtises, elle maudit son impulsivité et cette agressivité qui se sont incrustées chez elle depuis son retour du temple d'Arish. Parviendra-t-elle un jour à oublier qu'elle a été la Compagne de Celui qui Insuffle ? Secouant ses boucles brunes, elle chasse ces souvenirs douloureux, et lève les yeux vers le pantalon qui les nargue toujours, flottant au-dessus d'eux comme un drapeau victorieux.

- Il ne manque vraiment pas grand chose pour l'atteindre ... constate-elle en se dressant sur la pointe des pieds, le bras dressé vers les jambes qui ondulent paresseusement sous la brise, à peine un mètre au dessus de ses doigts. Peut être qu'en sautant Janos parviendrait-il à le saisir ou le faire tomber ?
- Je suis trop petite, mais peut être que si vous sautez, vous l'aurez ... Vous ne voulez pas essayer ? Vous êtes plus grand que moi ... Et ne craignez pas de perdre votre ... pagne, je vais chercher un bâton pendant ce temps. Promis, je ne regarde pas ! propose-t-elle en riant, adressant un clin d'oeil moqueur au fils Leawen. Puis elle s'éloigne sur le sentier, non sans avoir pris le temps de caresser affectueusement, la tête du jeune netfix qui dort du sommeil du juste, sans s'occuper des pitreries de sa maîtresse. Tranquillement elle furète sous les buissons au pied des arbres, sans se retourner, jusqu'à ce qu'elle trouve le bâton adéquat, solide et droit ...
- J'en ai un ! crie-t-elle, victorieuse. Vous êtes visible, Janos ? Je reviens ... prévient-elle en rebroussant chemin.


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mer 5 Juin 2013 - 1:28



Eh bien voilà, bien joué Janos, tu peux être fier de toi, c'est avec un tel accoutrement qu'on se ridiculise et qu'on perd à jamais toute crédibilité ! Tu aurais beaucoup mieux fait de barboter un peu plus longtemps dans ta mare et d'y nager quelques longueurs supplémentaires, au lieu de te précipiter ainsi pour secourir une donzelle en détresse, qui, en définitive, n'avait nul besoin de ton aide pour regagner en douceur le sol doré de l'oasis ! Aaaaah il est beau, le célèbre et distingué scientifique, l'élite de sa profession, vêtu en tout et pour tout d'une chemise trempée qui lui descend à mi-cuisses et camoufle à peine son ... heu ... ses ... enfin bref ! Et la jolie peste ne rate pas l'occasion de le féliciter pour son élégance ! Mais soit, cette remarque est plutôt drôle et gentillette, et l'Aventurier, qui s'imagine un court instant circulant dans les rues de Penjoie habillé de la sorte, y répond par un sourire franc et courtois. Cette situation est finalement assez pittoresque, et la brunette est, ma foi, plutôt charmante. C'est du moins ce que pense Janos depuis deux ou trois minutes, depuis qu'il a pris le temps d'observer sa progression de branche en branche et d'apprécier sa plastique irréprochable. Voilà d'excellentes raisons de se montrer aimable, non ?

Le jeune botaniste se surprend même à ressentir une once de déception lorsqu'Ylaria évite les bras qu'il a tendus vers elle, à l'instant où elle atterrit en souplesse sur la terre ferme. Mais bon, que sait-il d'elle ? Rien. Rien du tout. Une belle donzelle de ce genre, une Desnolancès de surcroît, a sans doute un amoureux officiel, ou dix prétendants à ce titre. Et puis nom de nom il n'est pas là pour la bagatelle, il était là pour dénicher un point d'eau pour ses fahrs et ses draomas, et il a réussi ! Il y a juste un léger détail. Un infime souci, un tantinet perturbant. Son pantalon. Ce-dernier est descendu d'un ou deux étages, mais il pendouille toujours au-dessus de leurs têtes, accroché à l'extrémité d'un rameau flexible. Avec un peu d'imagination, il pourrait ressembler à un couple de serpents silencieux qui se balancerait paresseusement dans un arbre en attendant le passage d'une proie comestible.

Ylaria s'est dressée sur la pointe des pieds pour s'en saisir, mais il lui manque un bon mètre pour arriver à ses fins. Très charmante ... se dit Janos, qui la détaille à nouveau, de la tête aux pieds, en passant par la cambrure de ses hanches, que ses étirements vers le dôme de branchages accentuent et mettent joliment en relief. Quant à lui, par Ruyn, pas question qu'il lève les bras au ciel devant la brune, ni qu'il se mette à sautiller sur place, car sa chemise accompagnerait inévitablement les mouvements de ses épaules vers le haut ... et vous pouvez imaginer la suite. Le déballage, la révélation, la promiscuité ! Brrr ! Finalement, ça l'arrange parfaitement que ce soit la jeune femme qui se décide à se mettre à la recherche d'un bâton qui pourrait leur servir de perche pour décrocher le falzar « leawenien ». Bon, elle se moque encore un peu de lui en s'éloignant, mais Janos n'en est plus étonné. Son tour viendra. Lui aussi il trouvera bien l'occasion de rire un brin aux dépens de la brunette, mais lorsqu'il sera rhabillé et redevenu un homme respectable, pas avant.

Vu qu'il n'est pas question non plus qu'il se mette à quatre pattes pour dénicher ladite branche, car ce geste lui découvrirait le postérieur ou, pire encore, ces attributs virils qui font la fierté de tout mâle digne de ce nom, il se contente d'escorter la jeune femme de son regard jaune paille, tout en approuvant son initiative.

- Faites donc, Ylaria. Je suis persuadé que vous allez trouver votre bonheur en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ! Quant à mon pagne, n'ayez crainte, j'en prend grand soin, j'y tiens et je le tiens ! ... ajoute t-il en souriant, et en joignant le geste à la parole, c'est-à-dire en maintenant la chemise fermement accrochée à sa taille mince, comme s'il s'agissait d'un tablier ou d'une souquenille de paysan.

A peine la Korrulienne a t-elle disparu entre les buissons, que Janos étire également un bras pour empoigner les jambes de son pantalon, mais bernique, c'est inutile, il ne peut y arriver. Et lorsqu'Ylaria réapparaît avec un bâton qui devrait faire l'affaire, il reprend la position, les bras le long du corps, bloquant au mieux la liquette là où elle lui est la plus utile, juste devant ... euh ... voilà !

- Oui, oui, je suis visible. Approchez donc, je ne mords pas, et passez moi votre accessoire, si vous voulez, vu que je suis plus grand que vous ! Mais vous regardez vers le haut pendant que je décrocherai mon falzar, d'accord ? Je ne désire pas créer un incident diplomatique entre nos deux familles ... ajoute t-il en souriant de tout son visage.

La brune lui tend le bâton, et, grâce à lui, Janos a tôt fait de récupérer son habit perché tout là-haut, en n'utilisant qu'une seule main, bien entendu, l'autre lui servant à préserver sa dignité de la manière dont vous l'imaginez. Voilà ! Ça y est enfin ! C'est sans doute une histoire dont nous rirons dans quelques jours, mais je vous avoue que j'ai été bien embêté. L'incident est clos, maintenant, non ? ... revendique t-il en adressant un regard interrogateur à la belle. Et retournez-vous donc maintenant, que je me débarrasse de ma chemise pour enfiler mon pantalon ! ... poursuit-il en riant de bon cœur. Et finalement, m'accompagnez-vous jusqu'à mon campement ? ... demande t-il tout en pivotant afin de tourner le dos à la jeune Korrulienne.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Dim 23 Juin 2013 - 8:33

Bien sûr qu'elle en rira encore dans quelques jours, dans quelques mois, et elle espère bien qu'ils le feront ensemble ! Une telle aventure n'est pas donnée à tout le monde, ils ont même une chance inouïe. Après une première rencontre désastreuse, les voilà se taquinant gentiment, Ylaria s'éloigne afin de laisser un peu d'intimité à Janos, avec un sourire qui s'élargit franchement dès qu'elle a le dos tourné. Elle a déjà admiré son corps presqu'intégralement couleur pain d'épices, mais il n'est pas question de lui révéler, ni de lui avouer que le spectacle lui a plu. Plus tard peut-être, si l'occasion se présente, pour l'instant, elle désire juste savourer cette conversation stimulante avec cet homme bien agréable à regarder, surtout lorsqu'il abandonne son masque méprisant. Elle lève les mains en signe de reddition et lui répond, la voix emplie de son sourire :

- L'incident est clos, oui ! Ma ... vengeance est allée bien plus loin, que je ne le voulais, Janos, et je m'en excuse. Je sais, c'était très puéril de ma part, d'autant que ce n'est vraiment pas dans ma nature ... Mais il est vrai que ma part d'ombre a tendance à surgir un peu trop souvent, ces derniers temps ... Elle secoue doucement la tête, puis reprend son ton badin : - D'un autre côté, j'ai découvert que vous saviez sourire et même rire, et ça, je crois que ça valait bien une chemise mouillée et un pantalon perché !

Lorsqu'elle ne perçoit plus le bruissement du tissu qui glisse sur la peau, elle jette un oeil, par dessus son épaule, discrètement. Sautillant sur un pied, le zoologiste enfile une botte de cuir fauve, la chemise blanche tranche sur son épaule dorée. L'herbe sèche crisse sous ses pieds, et puisqu'il est visible, Ylaria prend le parti de se retourner.

- Dès que vous serez prêt, nous rejoindrons votre campement, sinon vos fahrs et vos draomas vont mourir de soif ... poursuit-elle, sur le même ton léger.  Quand nous aurons ramené vos bêtes ici, j'irai prévenir mon équipe que je vais bien ... Solys et les jumeaux seraient bien capables de fouiller tout l'Oasis et ses alentours pour me retrouver ... De vraies mères poules, alors que je me balade sur ses terres depuis que je sais marcher ... Attendez, donnez-moi donc votre chemise, je vais l'essorer un peu ou votre pantalon aussi sera trempé.

Et joignant le geste à la parole, la jeune femme s'approche et saisit l'objet du délit, ses doigts effleurent à peine la peau brune, puis elle s'éloigne pour tordre le vêtement et en extirper l'eau de l'étang. Croisant le regard jaune paille, lorsqu'elle le lui rend, elle croit y lire une certaine surprise, mais elle ne s'y attarde pas. Elle n'a jamais su respecter les règles strictes de la haute société korrulienne. Être seule avec un homme qu'elle ne connaît guère, va déjà à l'encontre de ces fichues règles, alors qu'il soit à moitié nu à ses côtés, s'ajoute à toutes ses autres entorses. La brune hausse légèrement les épaules, et va chercher le jeune netfix, toujours emmailloté dans son écharpe. Tendrement, elle cale le petit animal au creux de son bras, comme si elle berçait un bébé, et caresse doucement la petite tête rousse de sa main libre.

- Allons-y, monsieur le scientifique, je vous suis ... ne peut-elle s'empêcher de dire, avec un sourire taquin.

Prenant la direction opposée au bivouac Desnolancès, ils marchent d'un bon pas au travers de la végétation luxuriante. Ils rejoignent bientôt la lisière déconcertante entre les cultures verdoyantes, dans lesquelles on distingue des silhouettes affairées, et le Désert, immensité dorée qui s'étend jusqu'à l'horizon troublé par la chaleur intense. Ylaria apprécie la balade, Janos est un interlocuteur agréable, leurs bavardages anodins s'accompagnent de silences confortables qu'elle respecte et évite de combler par des paroles inutiles. Cependant elle ne peut s'empêcher de revenir sur leur rencontre de la veille, et le questionne prudemment  :

- Est-ce-que je peux vous demander des précisions sur votre travail, Janos ? Sur ce que vous cherchez dans notre Oasis ? Vous semblez être à la recherche d'aventures, mais je pense que c'est plus sérieux que ça ... Est-ce la flore de l'Oasis que vous voulez étudier ? Ou la faune ? Expliquez-moi, enfin si je ne suis pas trop indiscrète ...

Ylaria croise à nouveau le regard d'ambre, qu'elle soutient, légèrement troublée par les éclats d'or qu'elle n'avait pas encore remarqués et qui rendent ses prunelles si ... perçantes. Mais ils sont presqu'arrivés à destination, ils contournent une dernière dunette et les tentes Leawen se dressent là, à l'écart des plantations. Elle l'aurait parié ! Il s'est installé de façon à ne pas croiser les équipes de travailleurs, mais du coup il s'est trop éloigné des points d'eau, du moins à son humble avis. Mais il ne connaît probablement pas aussi bien qu'elle cette partie de l'Oasis. En étant très, très diplomate, elle parviendra peut-être à le convaincre de déménager non loin de leur campement ...
Des hommes s'affairent autour des fahrs et des draomas, et la Dévouée est curieuse de le voir s'expliquer sur sa tenue, pour le moins insolite ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 25 Juin 2013 - 12:15

L'incident est clos, et chacun en parait soulagé. Leur voilà déjà une seconde histoire à raconter, la première étant celle de leur accrochage avec ce forban à la tronche purulente et aux attitudes extravagantes. A dire vrai, Janos est assez flatté que la belle représentante des Desnolancès prenne la peine de lui présenter ses excuses de façon aussi détaillée, et manifestement sincère. Ses regrets ne sont nullement une banale figure de rhétorique, non, loin de là. Il ne s'agit point d'une phrase insipide qu'on prononce presque sans le vouloir, lorsqu'on a un brin d'éducation et qu'on écrabouille par mégarde l'orteil d'un passant ou qu'on referme une porte au nez et à la barbe d'un quidam quelconque. Non. Les propos de la ravissante Ylaria sont mûrement pesés et réfléchis, et leur bonne foi évidente indique qu'elle y attache de l'importance. Sans être coureur de jupons – il est plutôt coureur du désert – Janos a suffisamment le sens de l'esthétisme et le goût du beau pour remarquer qu'Ylaria est superbe, et même si elle a un fichu caractère, comparable au sien sans doute, sinon pire, elle l'attire indéniablement, et il se plaît à imaginer dès lors que ce sentiment pourrait être réciproque, sinon pourquoi prendrait-elle la peine de se montrer aussi franchement désolée ? Elle conserverait tout ça en elle s'il lui était indifférent. En outre, l'Aventurier n'est point aveugle, il a noté que la jeune femme le détaillait en catimini lorsqu'il s'habillait, et voilà qui lui apporte un peu d'eau supplémentaire à son moulin. Du moins s'il n'est pas trop présomptueux. Léger bémol, donc. Léger doute.

Pour la seconde fois, les propos d'Ylaria l'intriguent. Il a cru précédemment qu'elle était infirmière ou toubib, lorsqu'elle lui a appris qu'elle est souvent en contact avec des Korruliens plutôt dévêtus, mais il ne l'a pas interrogée, vu qu'à ce moment-là l'ambiance entre eux n'était pas des plus chaleureuses. Élégant euphémisme, non ? Cette fois-ci elle évoque son mystérieux côté sombre, et Janos est bien décidé à en savoir davantage. Dès lors, alors qu'ils prennent résolument la direction de son campement, le scientifique ne peut retenir les questions qui le turlupinent.

- Dites-moi, Ylaria, à présent que nous avons signé l'armistice, j'aimerais en savoir un peu plus sur la jolie impudente qui a cherché à noyer mes vêtements. Il sourit de toutes ses dents, peut-être de manière un brin théâtrale, mais puisque la mignonne apprécie son sourire, pourquoi l'en priver ? Une chose en amenant d'autres, ce sourire pourrait être un préambule. Un investissement. Lorsque nous étions sur le point de nous étriper, ma très chère Ylaria ... et toc, notez donc de quelle manière subtile il lui fait part de son intérêt, admirez la manœuvre : « Jolie impudente », « très chère Ylaria », il est rusé le bougre ... vous m'avez confié que vous fréquentiez beaucoup d'hommes peu vêtus, et ceci m'a intrigué. A présent, vous me confiez que vous avez un côté sombre, une double personnalité, en quelque sorte. Dites-moi donc tout ce que ça signifie. Nous sommes amis maintenant, non ? Et entre amis on ne se cache rien, n'est-ce-pas ? ... ajoute t-il en guettant l'approbation qu'il s'attend à voir naître sur le ravissant visage de la brunette.

- Quant à mon travail actuel, je suis ... euh ... comment dire ... en simple repérage ... précise t-il alors. Je me penche plus précisément sur l'aspect thérapeutique de certaines plantes peu connues, ce qui ne m'empêche pas de m'intéresser à l'entièreté de la flore et de la faune du désert. Il n'y a pas que des forbans dans les dunes, heureusement. Il y a aussi de très jolies plantes ... ajoute t-il d'une voix suave, adressant un regard malicieux à son interlocutrice, tout en insistant un peu lourdement sur les derniers mots, chargés d'un double sens qui ne pourra pas lui échapper.

- Donc, en résumé, j'ai écrit quelques ouvrages à ce sujet, et je dois en avoir un ou deux dans ma tente. Je me ferai un plaisir de vous les montrer, si ça vous passionne autant que moi. D'ailleurs, nous arrivons. Voilà le bivouac. Laissez moi le temps de donner quelques instructions et je suis à vous ! ... ajoute t-il en écho. Ma tente c'est celle-là ! Vous pouvez m'attendre près de l'entrée, si vous le désirez. ... dit-il enfin, tout en désignant de la main une espèce de yourte de peau installée à l'écart, à l'ombre de la végétation.

Chemise encore humide négligemment posée sur l'épaule, il s'approche de ses collaborateurs, sans donner d'explication quant à sa tenue. Et personne ne lui demande quoique ce soit, afin d'éviter l'œillade furibonde qui succéderait immanquablement à une question trop indiscrète. Après quelques phrases banales, il informe son équipe qu'il a trouvé un point d'eau et qu'il va y mener ses bêtes dès qu'il se sera changé. Puis il revient auprès d'Ylaria, marchant d'un bon pas, faisant crisser sous ses doigts sa barbe drue et sombre, ce qui est chez lui un signe d'intense réflexion. Je vous montre mes bouquins et je vous sers un verre d'eau fraîche ou quelque chose d'un peu plus corsé ? ... demande t-il en posant délicatement la main sur le bras de la jeune femme, afin de l'inviter à le suivre dans la tente.
avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Ven 12 Juil 2013 - 2:25

Comme les sentiments sont versatiles ! Cet homme qu'Ylaria détestait hier et qui lui rendait bien son mépris, est tout simplement en train de lui faire du charme ! Si la jeune femme en est flattée, elle est aussi gênée par cet intérêt soudain. Que faire ? Laisser ses émotions guider ses pensées, ses actes, ses mots ? Non, elle a déjà donné, et même s'il vaut mieux souffrir d'avoir aimé que de souffrir de n'avoir jamais aimé, elle se protège, se barricade derrière le sourire aimable qu'elle offre à Janos. Confusément, elle sent qu'il est dangereux ... dangereusement séduisant ...

- Allez parler à vos hommes, nous discuterons à votre retour, je vous dirai ce que vous voulez savoir.

Pendant le court moment où elle se retrouve seule, la Dévouée tente de mettre de l'ordre dans ses pensées. Et c'est une sacrée pagaille qui s'agite derrière son front plissé. Non, elle ne peut pas le laisser s'approcher, elle n'est pas prête, pas encore. Elle se dirige vers la grande tente circulaire, se plante près de l'entrée et se retourne pour observer le scientifique et ses hommes qui discutent à quelques dizaines de mètres de là. Son regard d'ambre clair se pose sur eux, sur lui, mais bientôt elle les oublie, plongée dans ses réflexions, dans ses interrogations. Doit-elle être directe ? Lui faire comprendre qu'elle n'est pas intéressée ? Mais est-ce vraiment ce qu'elle veut ? Qui la blâmerait de  céder à la tentation, qui le saura dans le Désert ?
Les yeux dans le vague, elle sursaute légèrement lorsqu'une main galante se pose sur son bras pour l'entraîner dans la yourte. Mais la fille de bonne famille reprend vite une façade d'amabilité pour dissimuler le trouble que l'aventurier a éveillé en elle. Elle lui adresse un sourire, puis curieuse passe le seuil de la tente. Entrer dans l'antre de Janos, c'est comme soulever le coin du voile, pour découvrir son intimité, son âme. On en apprend beaucoup en pénétrant dans le refuge de quelqu'un.

Malgré la chaleur, il fait frais sous les peaux, et relativement clair, deux lampes à huile disposées çà et là, permettent à Ylaria de discerner les nattes de paille d'herbefeu tressée sur le sol, un bureau sommaire, encombré de livres, de feuilles et de petits coffrets de bois empilés. Une caisse fait office de table basse sur laquelle traînent une cruche et des timbales. Des coussins multicolores s'y font face, attendant d'éventuels invités. L'ensemble est chaleureux, accueillant à l'image du propriétaire lorsqu'il laisse tomber son masque, ce qui la conforte dans l'idée qu'il est bien plus agréable qu'il ne veut le laisser voir. Au fond dans la pénombre se devine une alcôve, isolée par une tenture sombre, probablement la chambre de Janos. Une légère rougeur ombre les joues de la jeune femme, elle est seule avec cet homme qu'elle connaît à peine et qui ne cache pas qu'elle lui plaît. Parler, elle doit répondre à ses questions, mais d'abord avaler une boisson fraîche, et surtout feindre de ne pas avoir remarqué son manège. Rester aimable et souriante ...

- Vous êtes parfaitement installé, temporise-t-elle, et je veux bien de l'eau fraîche, s'il vous plaît, Janos. Je vais essayer de répondre à toutes vos questions ... Dès que je me serai désaltérée, cette aventure m'a donné soif. Gracieusement, elle prend place parmi les coussins, regardant le scientifique servir. Elle dépose à côté d'elle son petit compagnon roux, qu'elle démaillote de son écharpe. Il lève vers elle son fin museau, interrogateur, puis s'enroule de nouveau avec un soupir. Ylaria caresse la douce fourrure et saisit le gobelet pour le porter à ses lèvres ...

* Un peu de courage, que Ruyn me vienne en aide ! Il suffit juste de faire la conversation tout en restant le plus évasive possible sur mon séjour à Arish ... Amis ? Pas encore Janos, mais collègue, pourquoi pas ... * songe-t-elle. D'une main elle désigne le bureau et les livres empilés :

- Nous avons probablement un ou plusieurs de vos ouvrages à la maison, ma mère m'a appris tout ce que je sais sur les plantes et leur vertus. Et j'ai fait un séjour au Temple d'Arish, où j'ai enrichi ... ma formation en quelque sorte, j'ai aussi aidé à soigner des Veilleurs blessés, des malades ... Telle une bourrasque déstabilisante, les souvenirs affluent soudain, bons et mauvais, lui coupent le souffle, et l'obligent à laisser sa phrase en suspens quelques secondes, son regard clair se trouble, se perd sur les ouvrages ... Mais à sa grande surprise, la colère ne vient pas, juste des regrets sur ce qui aurait pu être ... Ses yeux se posent de nouveau sur Janos :

- Pardonnez-moi, j'ai une fâcheuse propension à la rêverie ... Quant à mon côté sombre, je pense que j'ai emmagasiné beaucoup de courroux ... L'impuissance à en soigner certains, ou le fait d'arriver trop tard pour faire quelque chose, m'a marquée de façon indélébile, j'en ai bien peur ... Mais j'essaierai d'éviter de m'emporter contre vous ... Promis ... Parlez moi de vos recherches, de vos trouvailles ... Nous avons le même intérêt pour la flore donc ... termine-t-elle avec un sourire, détournant la conversation des sujets encore trop sensibles ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Sam 13 Juil 2013 - 13:25


Sitôt dans la tente, Janos abandonne le derme de miel de l'avant-bras d'Ylaria, captif de ses doigts, afin de laisser le temps à la brunette de faire quelques pas et de découvrir ce mobilier rudimentaire mais sacrément utile qui l'accompagne immuablement dans chacun de ses déplacements. Ce bric-à-brac fait un peu partie de lui-même, il déteste en changer. Même la disposition en est soigneusement codifiée. Sans doute est-ce dû à ses habitudes de vieux garçon, un brin maniaque et austère, indifférent à toutes les contingences qu'impose la vie en communauté. Son équipe est à peu près la seule compagnie qu'il supporte, pour la seule et excellente raison qu'il ne pourrait se passer de son zèle et de son efficacité. Il les entend parler et rire à l'extérieur de la yourte, à l'ombre de la végétation, près des animaux, mais il n'écoute pas. Non. Il a mieux à faire : il récapitule vivement tout ce qu'il a cru pouvoir déduire des propos de la charmante Ylaria, tout ce qui l'encourage à supposer qu'elle n'est pas indifférente à ce charme qu'il tente de déployer, ce charme qu'il a si peu l'occasion d'afficher tant son existence est monopolisée par le travail.

Dans la colonne « Je me lance à l'assaut de la belle », il aligne, avec une évidente satisfaction, les sourires qu'elle lui décoche gentiment, les regards furtifs qu'elle semblait poser sur son anatomie lorsqu'il se rhabillait au bord du point d'eau, l'intérêt qu'elle montre pour ses activités, et le fait qu'elle l'ait suivi sans hésitation dans son repaire de toile, après s'être excusée de ses quelques paroles de mauvaise humeur et lui avoir pardonné les siennes. C'est positif tout ça, non ? Ça ne signifie pas qu'elle va lui tomber dans les bras en moins de temps qu'il n'en faut à une danseuse pour faire une pirouette, non, mais ça ouvre de savoureuses perspectives. Incontestablement. Bien-sûr, il n'est pas un grand séducteur, il peut se tromper du tout au tout, il a bien plus d'expérience avec les fahrs qu'avec les femmes, mais il est un fait qu'Ylaria lui plaît énormément et qu'il serait un parfait empoté s'il ne tentait pas sa chance.

Bien. Et dans l'autre colonne, celle qu'il intitule mentalement « Je me prends une gifle sur le museau et la prochaine fois je réfléchirai un peu plus avant de poser les mains partout », que peut-il bien indiquer ? Honnêtement, il a beau se triturer la cervelle comme un enfant qui cherche à chaparder des fruits sous les yeux du marchand, il ne voit rien à y inscrire. Que dalle. La colonne reste aussi blanche que l'âme pure du plus dévot des chamanes.

Pas question toutefois d'y aller tambour battant. Agir de la sorte ce serait sans doute foncer tout droit dans le mur. La belle n'est pas une forteresse à conquérir de haute lutte. Janos est conscient qu'il doit faire preuve de tact, de doigté, même si ces deux qualités ne sont pas les plus représentatives de sa personnalité. C'est en méditant à tout ceci que l'Aventurier tend un gobelet d'eau fraîche à sa charmante invitée, préférant pour lui-même un verre de vin blanc pétillant dont les bulles explosent gaiement à la surface du liquide doré, comme si elles cherchaient à lui échapper. Mais elles ne lui échapperont pas. Ylaria non plus.

En silence, il écoute ses confidences, mais la mignonne les formule de façon si particulière qu'il ne déchiffre pas l'entièreté de ses propos. Ou bien est-ce dû au fait qu'il est plus attentif au mouvement de ses lèvres qu'au sens de ses paroles ? Sans doute. Et lorsqu'elle en termine, il la réinterroge donc, précisant, en préambule, qu'il va désormais la tutoyer, sauf objection de sa part. Ne sont-ils pas des amis, même si la brunette n'a pas réagi à cette affirmation avec l'empressement qu'il souhaitait ?
- J'ignorais que les chamanes partageaient leurs connaissances médicales. Mais il est vrai sans doute que le nom de Desnolancès doit ouvrir bien des portes. Et c'est très bien comme ça ... ajoute t-il précipitamment, afin que la belle ne se méprenne pas sur ses propos. Moi aussi j'ai quelquefois profité de la notoriété de ma famille pour obtenir quelques faveurs ... enchérit-il encore.

Il s'assied sur un coussin proche de celui qu'occupe Ylaria, allonge ses grandes guibolles tout en se penchant vers elle pour caresser également le bébé netfix. Bien entendu, leurs doigts se frôlent, et Janos n'esquisse aucun mouvement de repli. Non, au contraire, il trouve cela plutôt agréable, et il en ressent de délectables picotements dans la nuque. Il poursuit cependant, comme si de rien n'était. Comme si ce n'était pas sa main qui cherchait le contact de celle de la jeune femme. J'ai aussi quelques acquis médicaux, mais ça reste très rudimentaire. J'ai appris par moi-même en soignant diverses bestioles, depuis mon plus jeune âge. J'ai évité l'étape où les gosses coupent un insecte en deux pour voir s'il rampera ou volera encore. Il sourit. J'étais plutôt toubib que tortionnaire ... ajoute t-il gaiement.

Ayant mieux à faire, il ignore volontairement la dernière question d'Ylaria, et tâte soudain un point précis du milieu de son dos, comme si une ancienne douleur se réveillait de façon bien inopportune.  C'est parti. Le comédien entre en scène. Prenez place. Fichtre. Voilà que ça me reprend. C'est sans doute le résultat de ma baignade. Mon vieux lumbago se manifeste à nouveau. Ou alors j'ai fait un faux mouvement en décrochant mon pantalon perché dans les branches ... rajoute t-il afin qu'Ylaria se sente un peu coupable de ces élancements douloureux - et imaginaires, bien entendu, le bougre ayant évidemment un plan en tête -. Si j'osais, et puisque tu t'y connais un peu, je te demanderais bien d'y jeter un petit coup d’œil, avant que j'aille enfiler une chemise sèche ...  suggère t-il en imaginant que la belle pourrait éventuellement manipuler sa grande carcasse, un peu comme le pratiquent les vieux rebouteux, ou, mieux encore, entamer un délicieux massage de son dos, ce qui pourrait inspirer moult étreintes encore plus exquises. Déjà, il a déposé sa chemise mouillée et chiffonnée sur un coussin voisin. Bon, ce massage, il ne le demande pas ouvertement, mais c'est la meilleure solution pour soigner un dos douloureux, non ? Ylaria y pensera immanquablement ...

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Ven 2 Aoû 2013 - 9:39

Observant la grande silouhette, toujours torse nu, venir s'asseoir près d'elle, Ylaria réalise qu'il y a bien longtemps qu'elle n'a souri autant. La bienséance lui commanderait de baisser les yeux avec pudeur, mais elle n'en a cure. Elle n'est pas à Penjoie. Elle doit se rendre à l'évidence, la franchise sans fard du scientifique lui fait un bien fou. Pas de faux semblants, pas d'apparence à sauvegarder. Ses réponses évasives ont apparemment contenté sa curiosité, et elle s'en félicite. D'ailleurs elle constate avec un certain amusement que lui aussi sait éluder les questions, lorsqu'elles le dérangent. Portant à nouveau son gobelet à ses lèvres, elle savoure l'eau fraîche qui dans sa gorge asséchée, glisse, bienfaisante comme autant de petits ruisseaux qui serpentent jusqu'à son estomac, apaisant sa soif et noyant son appréhension.

Peu à peu assurance et amabilité repoussent colère et chagrin. La Dévouée apprécie cette conversation à bâtons rompus, tout comme elle apprécie son interlocuteur, agréable et charmant.
Non ! Charmeur ! Pas de remarques acerbes, pas de grognements, cette fois, au contraire, lui aussi sourit beaucoup et au fond des prunelles jaune paille, brillent une malice qui la séduit bien plus que des mots vains.
Entre les quelques mois passés auprès de Malhek et son enfermement volontaire après leur rupture, elle s'est retirée de toutes les mondanités de son rang. Et si elle craignait de ne plus savoir s'y prendre en société, elle constate que son éducation de jeune fille de bonne famille resurgit de sous le voile de l'isolement. La brune et souriante Ylaria était toujours là, prête à se réveiller de ce pesant engourdissement.

Une longue main brune vient frôler la sienne dans le pelage doux de son jeune protégé. Est-ce volontaire ? Elle ne veut pas savoir, juste profiter de l'instant présent, confortable et amusant. Aussi continue-t-elle de caresser tranquillement le netfix. Elle feint de ne rien voir, et tente d'ignorer les petits frissons qui dévalent son échine, si délicieusement.  Manifestement Janos est adepte du précepte qui dit qu'il vaut mieux agir une fois avec les mains que de regarder mille fois avec les yeux. Leurs doigts s'effleurent encore, et encore sans qu'elle en éprouve la moindre gêne, elle n'esquisse aucun mouvement de recul effarouché. Le tutoiement la surprend un peu, les Cultivateurs ayant pour habitude d'être assez à cheval sur les convenances. Mais ce qui se passe dans le Désert, reste dans le Désert, non ? Alors pourquoi s'en offusquerait-elle ? Desnolancès et Leawen sont restés dans leur grandes maisons, ici il n'y a que deux âmes un peu perdues et qui semblent avoir trouvé un écho à leur errance dans cette tente.

- Vous, tu ... rectifie-t-elle avec encore un sourire, adoptant aussi le tutoiement, tu as raison les Chamanes conservent jalousement leurs secrets et leurs connaissances ... Elle hésite quelques secondes à en dire plus, puis se ravise, alors qu'il lui relate cette histoire touchante sur les animaux qu'il soignait enfant. Nouveau sourire, elle l'a déjà entendue, mais pas question de lui avouer ... Bien qu'il le faudra bien un jour, ne serait-ce que pour lui rappeler qu'il n'est guère prudent de se promener seul. Il n'a même pas remarqué qu'elle le suivait. Un Forban aurait pu l'attaquer sans mal. Même s'il se targue de bien connaître le Désert, il lui reste des choses à apprendre, comme tout le monde ...

Le dos de Janos le fait souffrir, qu'à cela ne tienne, bien sûr qu'elle va regarder ! Ne l'appelle-t-on pas la Dévouée ? Fouillant dans la poche de son sarouel, elle y déniche une petite boîte ronde et lisse comme un galet roulé par les flots.

- Tourne toi, s'il te plait, montre moi où tu as mal exactement. Se mettant à genoux, derrière Janos, Ylaria fouille dans sa poche et y déniche une petite boîte ronde comme un galet roulé par les flots du fleuve. Lorsqu'elle en fait sauter le couvercle l'odeur caractéristique du Soleil de Minuit se répand dans la yourte. Prélevant une noisette du baume onctueux, elle s'en enduit la paume des mains, pour le réchauffer, avant de toucher délicatement l'endroit douloureux désigné par le naturaliste.
- Là ? demande-t-elle, en appuyant un peu plus fort sur le point, elle palpe lentement du bout de ses doigts, mais pas de noeuds, ni de contractures. Le vil coquin la teste, ou il veut en profiter. Mais point de courroux, au contraire, elle s'en amuse, quel drôle de personnage ce Janos Leawen ! Elle lui accorde volontiers ce plaisir, cette satisfaction, après tout, ses mains ont du soulager des maux bien plus graves, et un massage fait toujours du bien ...

-Très bien, je vois ce que c'est, je vais t'arranger ça  ... Et Ylaria commence son massage, elle pétrit la peau brune, presse, malaxe, frictionne. Ses doigts effleurent, glissent, mobilisent, agissent autant que le baume odorant et distillent le bien-être, dans le silence tranquille de la yourte.
Il n'y a pas mieux que le toucher, et le regard pour savoir où on en est, et elle a l'occasion de se soustraire aux inquisiteurs yeux d'or. Tout comme avec Malhek, elle ressent la sensualité de la situation, et doit s'avouer qu'elle espère que Janos y trouve du plaisir, car c'est son cas. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait massé quelqu'un juste pour son bien-être, et surtout un homme. Elle en avait presque oublier combien c'était agréable. Au bout d'un moment, elle demande :

-Alors, monsieur le naturaliste, êtes-vous satisfait ? Vous ai-je convaincu ? Est-ce que le massage est efficace ? As-tu encore mal ? Non, je ne pense pas, tes muscles sont souples sous mes doigts ... Veux tu que je continue encore un peu ?


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 8 Aoû 2013 - 1:19


Ruyn est grand, Ruyn est miséricordieux ! Qu'il soit béni pour sa sagesse et sa bonté ! Mais pourquoi donc cet élan soudain de piété, me direz-vous ? C'est simple : Janos est bougrement satisfait, car sa tentative plutôt hasardeuse se révèle plus que fructueuse. En effet, la jolie brunette qu'il accueille dans sa tente ne s'est pas empressée de récupérer sa main lorsqu'il a volontairement effleuré ses doigts menus sous prétexte de caresser le jeune netfix. L'étau se referme donc lentement sur la belle Ylaria, la fleur des Desnolancès ... c'est du moins ce qu'imagine le jeune scientifique. A présent, va t-il oser lui prendre sa délicieuse menotte brune et la garder captive de sa grande paluche ? Voilà un cruel dilemme pour l'aventurier ! Bigre ! Quel camouflet, quelle honte pour lui si elle la lui reprenait vivement en lui lançant une œillade furibonde ou une remarque assassine ! Ou même carrément un soufflet sur le museau ! C'est qu'elle a un sacré tempérament, la donzelle, elle lui en a donné la preuve la veille, près de l'amas rocheux ! Alors vas-y doucement, Janos, ne t'emballe pas, fie-toi à ce sage proverbe qui dit que tout vient à point à qui sait attendre. Ne mets pas la charrue avant les fahrs et les draomas, même si ce n'est pas l'envie qui te manque.

L'explorateur temporise donc un brin, mais cette demi-victoire l'encourage cependant à poursuivre ses manigances, et alors qu'il n'y comptait pas vraiment, sa seconde ruse s'avère également joliment efficiente, puisque la mignonne accepte de bonne grâce de se pencher sur sa prétendue douleur dans le dos. Est-elle dupe, ou bien prend-elle plaisir aussi à ce contact physique harmonieux ? Le jeune zoologiste préfère croire en cette deuxième option, qui le conforte dans ses plans. Comme le dira plus tard un aimable boute-en-train, ( ndlr : Guy Bedos – La drague ) « Vas-y mon Janos, vas-y mon fils, elle est à point, y'a plus qu'à porter l'estocade ... » ( ndlr bis : légère adaptation pour la circonstance, c'était Jeannot et non Janos dans le sketch   ).

Et notre bonhomme apprécie donc particulièrement le doigté de la belle, dont les mains habiles lui pétrissent le dos de façon exquise. Le bougre prend son pied, c'est clair. Si les explorateurs ronronnaient, nul doute qu'on l'entendrait jusqu'aux confins du désert, au-delà du volcan Muertiga, là où il rêve d'aller un jour. Janos ferme à-demi les paupières, il se coupe du monde pour profiter pleinement de la délectable caresse. Car c'est ainsi que le larron considère ce massage, puisqu'il n'a mal nulle part. Dans cette position, il tourne le dos à Ylaria, ce qui le contrarie un brin car il aimerait déchiffrer chaque expression de son ravissant visage, mais il s'abstient de bouger, et même de parler, pour ne pas interrompre la délicate pression des doigts de la mignonne. S'il le pouvait, il s'efforcerait même de ne pas respirer. A vrai dire il ne songe même pas à pousser de temps-en-temps un petit « ouille ouille ouille », tellement il est aux anges.

Au bout d'un moment assez long, mais cependant beaucoup trop bref au goût de l'aventurier, la brunette s'immobilise. Oh ben non, pas déjà. Elle lui demande s'il est satisfait de ses services et s'il désire qu'elle continue encore un peu. Saperlipopette ! Quelle question ! S'il s'écoutait, il lui proposerait de poursuivre la séance jusqu'à la tombée de la nuit, mais bon, ce ne serait pas raisonnable. En outre, il est grand temps d'aller conduire les animaux à l'étang pour qu'ils se désaltèrent, sinon les pauvres bêtes vont avoir la langue aussi sèche que le vieux cuir de leur harnachement. Janos se redresse donc lentement, et plonge ses prunelles couleur paille dans les yeux magnifiques d'Ylaria, aussi vifs et changeants qu'une flamme qui danse au rythme de la brise. Il lui offre son sourire le plus dévastateur, celui qui liquéfie et désarçonne les âmes les plus austères ...

- C'était exquis ! Tu as des doigts de magicienne, Ylaria. Encore trois ou quatre séances identiques et je serai complètement guéri ! Et puis qui sait, peut-être un jour pourrai-je te rendre la pareille !   ... lance t-il gaiement, à présent qu'il a définitivement compris que de la jeune femme a éventé son stratagème. A part ça, ton onguent est vraiment plaisant à respirer, et je ne doute pas qu'il soit très efficace. C'est un peu dans le but d'en concocter un que je suis venu jusqu'ici. Par Ruyn, cet endroit réserve vraiment de bien jolies surprises ... ajoute t-il encore, gentiment flatteur, persuadé qu'Ylaria comprendra qu'elle est à ses yeux la plus jolie de ces surprises. Et si nous nous occupions de nos bestiaux, à présent ? Mais plus question de jeter mes vêtements dans l'eau, sinon je t'y expédie aussi ! ... renchérit-il en souriant de plus belle, tout en enfilant une chemise ample et sèche.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 12 Sep 2013 - 1:28

Frottant ses mains l'une contre l'autre, pour que sa peau absorbe l'excédent d'onguent, Ylaria se relève en souriant à Janos, cet intermède relaxant semble avoir contenté son "patient", il est même prêt à recommencer, le bougre ! Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait éprouvé cette satisfaction d'être utile, de faire du bien à quelqu'un pour lui faire plaisir, et non dans l'urgence de soins.
Quel chemin parcouru depuis la veille ! Cet aventurier du Désert l'a contrainte à sortir de son carcan de chagrin, de colère dans lequel l'avait plongée la douloureuse séparation d'avec Malhek. Il lui a redonné confiance en elle, l'envie de se réconcilier avec le monde. Une énergie nouvelle coule dans ses veines.

- Merci Janos, je suis flattée mais surtout ravie d'avoir pu dénouer ces tensions qui te gênaient, lui répond-elle alors qu'un sourire entendu étire ses lèvres et ensoleille ses yeux de lueurs espiègles. Le baume que j'ai utilisé pour te masser, est une vieille recette de famille que les femmes Desnolancès se transmettent de mère en fille. Mais si tu veux en connaître les ingrédients, je crois qu'il te faudra en discuter avec ma maman, lui explique-t-elle, tout en l'observant discrètement pendant qu'il enfile une chemise ample et blanche, qui met en valeur sa peau hâlée et sa longue crinière brune. Est-il conscient qu'il est diablement séduisant lorsqu'il lui sourit ainsi ? Sûrement ! Elle est bien trop naïve de penser qu'il ne le sait pas ce qu'il fait, le mâtin ! Calant le bébé netfix, au creux de son bras, elle poursuit d'un ton léger :

- Et n'aie crainte j'ai retenu la leçon, ta chemise ne finira pas dans l'eau, promis je serai sage ! Ou pas ... ajoute-elle, avec un clin d'oeil. Puis elle se détourne des envoûtantes prunelles couleur soleil, et passe le seuil de la tente.
La chaleur et la lumière l'assaillent immédiatement, et elle plaint les pauvres bêtes qui attendent patiemment leur ration d'eau, ils n'auraient jamais du s'attarder ainsi dans la yourte. Mais quelle idée aussi de s'installer si loin de l'étang ou du fleuve ? Ces allers et retours ne sont que fatigue et perte de temps pour les animaux, comme pour les hommes. Mais comment le faire comprendre à ce grand gaillard si susceptible dès que l'on s'avise de critiquer ses choix ? Il va lui falloir être particulièrement diplomate, aussi décide-elle de temporiser et de n'aborder le sujet que ce soir, au diner, il sera peut être plus réceptif, moins sourcilleux ...
Tandis qu'ils se dirigent d'un pas tranquille vers le petit troupeau, Ylaria se décide à se montrer curieuse et interroge de nouveau Janos sur ses activités dans le Désert :

- Tu ne m'as pas vraiment répondu tout à l'heure, mais je suis tenace, glisse-t-elle avec un sourire charmeur, réplique à peu de choses près de celui qu'il lui a servi dans la tente. Après tout elle aussi peut jouer les coquettes, les séductrices. Elle s'arrange pour croiser encore le regard d'or liquide, si troublant.
- Quelle genre de plantes recherches-tu ? Et à quelles fins ? Plutôt médicinales ? Ou simplement pour les observer ? Il y a quelques mois, j'ai déniché un livre très ancien dans notre bibliothèque. Il recense de nombreuses formules indiquant les proportions des substances qui entrent dans certains mélanges et la façon de confectionner des tisanes, des crèmes, des sirops ... Enfin il y en a pour tous les goûts ! J'en ai déjà testées quelques-unes, avec plus ou moins de succès ... Dommage que je ne l'ai pas ici ... Tu seras obligé de supporter à nouveau ma présence, si tu veux le consulter... Si tu y trouves un intérêt pour tes recherches, bien sûr ... le taquine-t-elle discrètement, une dernière fois, avant d'atteindre l'enclos improvisé. Elle ne veut pas qu'on l'entende badiner ainsi.
Les hommes de Janos bavardent joyeusement. Mais lorsqu'ils aperçoivent leur maître, ils se taisent brusquement, respectueusement. Celui-ci leur explique brièvement ce qu'il attend d'eux pendant son absence, et ils s'égaillent comme des moineaux affairés dans le camp, chacun à sa tâche. Ylaria ne cesse de s'étonner de cette image négative qu'il s'applique à imposer, elle préfère nettement cette autre facette qu'il lui a permis de découvrir, bien malgré lui d'ailleurs. Le seul avantage qu'elle y voit, c'est que personne ne se risquera à révéler sa présence -certainement jugée inconvenante- dans la tente ...
Les animaux sont prêts, ils ont été équipés de longes de cuir pour les guider jusqu'à l'étang. S'approchant de la corde qui retient les animaux, la Dévouée caresse les naseaux de l'un d'eux et se tourne vers l'explorateur :

- Attendez, Janos je peux vous aider ! Je peux m'occuper des draomas, si vous voulez bien, je les connais mieux que les fahrs. J'ai cru reconnaître notre marque hier, non ? Il m'arrive assez souvent de donner un coup de main à la ferme, je  suis capable de les conduire. Chez les Desnolancès, on a beau être la crème des Cultivateurs, on se doit de participer et de se salir les mains sans rechigner. C'est une façon très prosaïque de nous rappeler, que même si nous sommes nés dans une  famille aisée, l'argent ne tombe pas du ciel ...

D'instinct, elle a repris le vouvoiement devant les gens de Janos, autant maintenir une certaine distance, pour leur bien à tous les deux. Elle saisit fermement les rênes, et claque plusieurs fois de la langue pour faire avancer les coursiers du Désert à sa suite. Ils cheminent maintenant côte à côte, chacun trouvant peu à peu son rythme.


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Sam 14 Sep 2013 - 1:41


Le bougre s'en doutait depuis un moment, et la malice qui pétille au fond des iris d'or d'Ylaria et qui pimente et égaie le son de sa voix le lui confirme : la belle n'est point naïve, elle l'a percé à jour, les douleurs lancinantes qui lui torturaient le dos et les vertèbres n'étaient que du flan, un stratagème finalement bien malhabile pour qu'elle pose les mains sur lui. Mais diantre, ce massage était un instant délicieux, et Janos, même s'il le dit sur le ton de l'humour, ne refuserait pas une seconde séance. Tout en enfilant une chemise propre, il l'écoute. Ylaria aime manifestement aller au fond des choses, et elle lui explique l'origine de la potion qu'elle utilise. C'est une recette ancienne que les Desnolancès se transmettent de mère en fille, depuis moult générations. Une espèce d'héritage familial, en quelque sorte.

Voilà qui est intéressant. Et même à double titre. En effet, professionnellement parlant, il est toujours utile de découvrir les mariages réussis entre diverses plantes et de tirer la substantifique moelle de ces associations heureuses. Secondo, s'introduire chez les Desnolancès, sapristi, ça signifie côtoyer régulièrement la belle brune, mieux la connaître, participer à son quotidien et gagner ses faveurs. Voilà qui est jubilatoire. Et puis soyons lucides : puisqu'elle le lui propose si gentiment, c'est qu'elle le trouve attirant et agréable, en dépit de ses manières plutôt frustes d'Aventurier ronchon. Elle ne convierait pas dans son sanctuaire quelqu'un qu'elle juge insipide et inintéressant, ou bien alors c'est qu'elle est niaise ou masochiste, ce qui, à la réflexion, ne semble pas être le cas ...

Et le jeune scientifique accepte l'invitation, bien entendu. En se bornant, comme il se doit, à évoquer la première raison pour commenter son acquiescement. Il ne peut pas lui révéler tout de go qu'il veut la mettre dans son lit, et l'y garder, même si elle l'a fatalement compris à ses avances. C'est entendu ! ... affirme t-il en hochant la tête, s'efforçant de camoufler au mieux l'enthousiasme qui le gagne. C'est que le bougre effectuerait au moins six sauts périlleux et douze cabrioles s'il ne se retenait pas. Je consulterai volontiers les ouvrages de ta bibliothèque et je t'en offrirai quelques-uns de ma collection, ainsi qu'à ta maman, puisque les plantes sont votre passion ... dit-il avec beaucoup de sérieux. Mais plus question à présent de parler d'amateurisme à propos de la fascination de mère et fille pour la flore, ce serait saboter ses chances d'arriver à ses fins et de se jouer des réticences de la brunette.

- Quant à mes recherches actuelles, en effet, elles sont plutôt orientées vers le secteur thérapeutique. Les pommades cicatrisantes, les baumes pour adoucir la peau, atténuer les effets du vieillissement, effacer les rides, amincir les hanches, bref, toutes ces choses dont tu n'as visiblement nul besoin ... ajoute t-il en adressant un sourire charmeur à la mignonne. Car un petit compliment, c'est trois fois rien, ça ne mange pas de pain, mais ça fait toujours plaisir aux jolies femmes, non ?

- Allons-y ! Ne faisons pas attendre les bêtes ! ... dit-il en la suivant hors de la tente, pénétrant à sa suite au cœur de ce doux brasillement doré et incandescent que leur offre le soleil. Les voilà déjà parvenus à l'enclos, où se pressent les draomas et les fahrs, qui y recherchent instinctivement l'ombre des arbres. Ylaria ne fait pas mine d'aimer les animaux, non, son affection pour le bétail est évident. Posté légèrement en retrait de la belle, l'Aventurier l'observe flatter gentiment les naseaux d'un draoma, et, ma foi, il échangerait volontiers sa place avec celle de l'animal. La perle fine des Desnolancès ne le surprend pas en lui proposant son aide, c'est la suite logique de l'amour qu'elle porte à ces bestiaux massifs et de sa conception du métier, qu'elle lui explique complaisamment. Après avoir distribué quelques consignes à son équipe, il escorte donc la brune vers la mare, remorquant d'une main ferme, tout comme elle, un petit groupe d'animaux qu'il mène à travers les sentiers qui s'égarent et se croisent sous les branches.

La balade est utile, voire indispensable, mais ceci n'empêche pas Janos de s'interroger à propos d'Ylaria. Mille questions se pressent dans sa caboche, mille questions qui lui sont tout aussi difficiles à refréner que son désir de passer son bras libre autour des épaules de la belle. Le tact n'étant pas son atout majeur, il sait déjà qu'il va flancher, qu'il va poser celle qui le taraude le plus, il sait qu'il va empiéter sur la vie privée de la jeune femme, mais les phrases s'imposent à lui, toutes-puissantes, souveraines, audacieuses, et sans doute bien maladroites. Au dernier instant, il parvient à les accommoder, à les embaluchonner dans un trait d'humour et de faconde un brin impertinente.

- Dis moi donc, ravissante Ylaria, une jolie personne comme toi, membre d'une dynastie prestigieuse, doit avoir une cohorte d'admirateurs, je présume, non ? J'ai entendu parler des réceptions que donne ta famille, les beaux cultivateurs et les fringants militaires n'y ont sans doute d'yeux que pour toi ? Tout en marchant à ses côtés, il la dévisage. A présent qu'il a terminé ce bref préambule, la question périlleuse s'impose d'elle-même, et il ne peut la retenir. Voilà ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat, et c'est une des spécialités de Janos.

- Comment se fait-il qu'un séduisant jeune homme ne t'accompagne pas dans tes promenades et dans tes pérégrinations dans le désert ? Serais-tu allergique ... heu ... à ce qu'on te fasse ... mmm ... la cour ? ... ajoute t-il, s'emberlificotant un peu dans ses derniers mots, qu'il juge soudain, lui-même, plutôt téméraires et indiscrets.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Dim 6 Oct 2013 - 12:47

Rendez-vous est donc pris pour visiter la bibliothèque de son refuge et pourquoi pas celle du Domaine. Bien sûr ce n'est ni pour tout de suite, ni pour demain, cependant Ylaria se surprend à en attendre le moment avec impatience. Certes la personnalité pour le moins exotique du scientifique risque de dérouter ses parents, mais il est aussi passionné qu'elle, lorsqu'il parle de botanique, d'effets thérapeutiques, de recettes anciennes. Ils ont certainement beaucoup à apprendre l'un de l'autre, professionnellement parlant. Par contre, Janos est encore plus dangereux pour sa quiétude, pour sa sérénité, qu'elle ne le pensait ! Il a réussi en quelques heures à lui faire oublier sa prudence, son envie de solitude, d'isolement. Et l'intérêt qu'elle lui porte, elle doit se montrer honnête, est un peu plus que professionnel. Il l'attire, il l'intrigue ... Si rustre et pourtant si séduisant ...

Mais la Dévouée n'a pas l'occasion de s'interroger plus longtemps, car avec sa délicatesse habituelle, l'objet de ses pensées vient d'aborder le seul sujet qu'il fallait éviter ... Un pauvre sourire fleurit cependant sur ses lèvres, alors que Janos s'enlise dans ses questions indiscrètes et maladroites. Elle s'étonne tout de même qu'il n'ait pas entendu parler de cette histoire qui a pourtant nourri les mauvaises langues d'Arish et de Korrul pendant plusieurs semaines.

- Je ne ... Je ... Tu ... Tu veux la version longue ou la plus courte ... temporise-t-elle, hésitant entre une franchise brute ou une élision pure et simple de ses interrogations. Mais le regard jaune paille qui  pèse sur elle, attentif et curieux, la décide. Autant lui raconter simplement la vérité, puisqu'il semble sincèrement s'intéresser à elle, il saura à quoi s'en tenir, elle est celle par qui le scandale arrive. Ils sont arrivés à l'étang, alors elle laisse les draomas boire tout leur saoul et fait face au jeune homme :

- Dis moi, tu n'es pas rentré chez toi depuis longtemps, si tu ne connais pas mon histoire ... Enfin, je suppose qu'un grand scientifique comme toi, ne s'abaisse pas à écouter les ragots, d'autant que tu en as sûrement fait les frais aussi ... Caressant nerveusement le netfix, toujours lové dans ses bras, elle poursuit, surprise que la colère de ses derniers mois ne l'assaille pas brutalement, comme d'habitude :

- J'ai été la compagne du Chamane Malhek, Celui qui Insuffle, pendant presqu'une année. J'ai vécu au Temple d'Arish, avec lui, je le suivais partout pour l'assister quand il soignait les blessés, les malades. Mais notre relation fusionnelle l'empêchait, selon lui, de se consacrer pleinement à son don de guérison et à Ruyn ... Elle inspire avant de poursuivre, avant que de nouvelles questions arrivent, avant que des larmes intempestives ne coulent ...

- Il m'a demandé de quitter le Temple et de rentrer au Domaine Desnolancès, sans nous laisser la moindre chance ... Il ne se croyait pas à la hauteur de l'amour d'une femme, pour lui, seul Ruyn comptait ... Je le perturbais trop, sans doute ... Je l'aimais trop ... sûrement ... Elle se détourne un instant de Janos, pour poser un regard médusé sur ses mains qui cajolent la boule de poils rousse, elles ne tremblent pas, sa voix est restée claire, et ses yeux sont secs, seuls de lourds regrets subsistent encore. Étonnée, elle relève ses yeux d'or limpide vers son interlocuteur.

- J'ai pu en apprendre beaucoup à ses côtés, sur les plantes, sur leur utilisation, il m'a même emmenée une fois au coeur de l'Oasis ... Quand je suis rentrée chez moi, j'ai campé dans la bibliothèque. Je me suis plongée dans l'étude de tous les livres sur la botanique, l'utilisation thérapeutique des plantes, pour ne pas sombrer. Ma mère m'a aidée à compiler toutes les recettes ancestrales qu'elle connaissait ... et me voilà maintenant à arpenter le Désert pour m'approvisionner en essences de toutes sortes ...

Se peut-il que le Désert guérisse vraiment du désespoir ? Ou bien est-ce la présence rafraîchissante de Janos qui apaiserait ses maux ? Il a fait les frais la veille, de la colère dévastatrice d'une femme amère, qui en voulait au monde entier. Mais aujourd'hui, aujourd'hui il a éveillé en cette même femme, une envie de se sentir vivante à nouveau, de retrouver sa place parmi les siens. Avec un nouveau but, plus question de retourner au temple, comme elle l'avait espéré un moment. Une porte se ferme, une autre s'ouvre. Elle veut vivre de cette passion nouvelle pour l'herboristerie, créer ses lotions, ses baumes, ses tisanes.  En faire le commerce ? C'est une idée, ouvrir une boutique à Penjoie ou ailleurs, se dédouaner de la tutelle familiale et des regards insatisfaits de son père et navrés de sa mère ... Une nouvelle ambition pour un nouveau départ, et pourquoi pas avec l'aide éclairée de Janos, ou sans, s'il la trouve trop envahissante. Elle serait fort déçue, car elle l'aime bien ce tendre bougon, et grâce à lui, elle entrevoit enfin une issue positive à toute cette histoire ...

- Je t'ai parlé de mon côté sombre, de cette colère dont tu as essuyé les foudres, hier ... Et aussi tout à l'heure... ajoute-elle avec un sourire contraint. J'en suis désolée, et je ne me cacherai pas derrière cette désastreuse rupture pour m'excuser. Ma conduite n'était digne, ni d'une fille Desnolancès, ni de moi surtout, de la vraie Ylaria ... Voilà tu sais tout ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 7 Oct 2013 - 13:18


Les mots que l'on prononce sont, dit-on, des oiseaux qui s'élancent résolument vers le ciel, libres de toute entrave, offrant leurs arabesques à la vue de tous. Trop tard donc pour Janos, trop tard pour rattraper au vol toutes ces fichues questions posées à la brune, trop tard pour se les enfoncer dare-dare au fond de la gorge et ravaler indiscrétion et impertinence ! C'est pourtant ce qu'il aurait fait, s'il en avait eu la possibilité, s'il avait pu gérer cet inhabituel élan de tact et de courtoisie naissant soudain de la prodigieuse fascination qu'elle exerce sur lui.

Mais à présent que la belle s'épanche et lui confie ce que fut sa vie avant leur rencontre – laquelle marquera un tournant pour les deux, Janos en doute de moins en moins – il ne regrette plus de les lui avoir posées, bien au contraire. La voici intarissable, et le bougre l'écoute sans l'interrompre, devinant qu'Ylaria se libère, par ces mots, d'un poids immense. Plutôt flatté qu'elle l'ait choisi comme interlocuteur, comme confident, alors qu'ils ne se connaissent que depuis quelques heures. Voilà un alinéa supplémentaire à ajouter à la colonne des « Présomptions favorables », mais le scientifique n'y pense nullement, attentif à chaque parole de la brune. Qui sait, leur avenir est peut-être au bout de cette conversation ...

Il apprend donc mille choses au sujet de cette fleur sauvage dont il ambitionne de partager la couche, et bien plus encore, si affinité prolongée et réciproque. Il apprend Malhek, leur vie commune et leur séparation, Ylaria étant en définitive sacrifiée sur l'autel de Ruyn. Il apprend les ragots qui ont succédé à cette rupture décidée de manière unilatérale, se rappelant soudain avoir prêté une oreille distraite à certains cancans colportés par quelques assidus du temple d'Arish, voire même par sa jeune cousine Gwladys, infiniment plus sociable que lui-même et accoutumée aux festivités de tout acabit. Il devine la déception, la frustration, et leur sœur, la colère. Il imagine le repli sur soi-même, la volonté de rompre avec cet amour immolé à la gloire de Ruyn en se jetant tête la première dans tout ce qui concerne l'herboristerie. Il constate que les yeux d'Ylaria restent secs et clairs, malgré la cicatrice inaltérable, et en déduit, sans certitude, cependant, que la belle a accompli un premier pas vers l'oubli, ou plutôt vers un apaisement durable.

Oui, il apprend donc énormément, et se réjouit finalement du sourire timide que lui offre la brunette en conclusion de son long discours. Il est tenté de lui en adresser un également, franc et large, mais il se retient, de peur qu'elle ne s'imagine que le tableau qu'elle vient de lui dresser de son proche passé l'ait laissé indifférent. Eh oui, même les rustres de son espèce font parfois preuve d'un brin de jugeote et de discernement. Je te remercie d'avoir satisfait ma curiosité ... un peu déplacée, Ylaria. Tu m'as fait l'honneur de me confier tout ceci, et j'aurais beaucoup de commentaires à formuler, mais j'ignore si c'est bien indiqué, compte tenu des circonstances. Je vais donc me contenter de te dire ceci, sans calcul, sans manœuvre sournoise. Avec ma délicatesse coutumière ... ajoute t-il, s'autorisant à présent à sourire sans retenue. Ce Chamane a fait la plus grosse bêtise de son existence en te renvoyant chez toi, mais, en définitive, je lui en sais gré, car le résultat de ton bannissement est que nos chemins se sont croisés, et que nous nous sommes trouvé une ... heu ... passion commune.

Janos hoche la tête, son regard se porte sur ses fahrs et ses draomas, qui se désaltèrent généreusement, comme si ces bestiaux massifs et placides étaient en mesure de lui inspirer des propos pertinents et plus modérés qu'à l'habitude. Une passion commune ... répète t-il en se tournant à présent vers Ylaria, en cherchant son regard doré pour y plonger le sien ... Et peut-être davantage si le temps nous permet de nous découvrir et de ... heu ... nous apprécier ... ajoute t-il en guettant la réaction de la jeune femme. Puis il s'avance soudain, se poste face à elle, affichant une moue de dépit et d'exaspération dont ses propres hésitations sont la cause unique. Pffff ! Il m'est impossible de te parler ainsi, avec des simagrées, des non-dits, et des formules alambiquées ! J'essaie désespérément de te faire la cour, comme le rustaud mal dégrossi que je suis, et tu ne me donnes pas le moindre signal. Tu parais apprécier ma présence, mais je veux plus que ça. Je veux savoir si je perds mon temps ou si une belle aventure est possible entre nous ! Voilà ! ... dit-il en tapant du pied sur le sol comme un gamin caractériel et frustré !

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 5 Nov 2013 - 2:19

Qu'il est bon de sourire à nouveau ! Et c'est si simple aux côtés de cet homme si surprenant. Sa réaction est sans détour, franche comme lui seul sait l'être. Pas de commisération, pas d'apitoiement. Il ne voit que les bons côtés de cette situation, et la Dévouée décide que désormais, elle en fera autant. Et lorsque Janos se perd de nouveau dans ces phrases, dans ces mots qu'il croit de circonstance, elle n'ose sourire de plus belle de peur de le vexer. Attendrie, elle le regarde taper du pied, comme l'enfant qui se cache encore au fond de lui, du moins la facette touchante qu'il lui a fait entrevoir à son insu, quand elle l'espionnait près de l'étang.

Ses interrogations sont légitimes, cette attirance, aussi surprenante soit-elle, existe, Ylaria la ressent également. Mais la crainte lui dispute la priorité, et la brune hésite. Sa main quitte le doux pelage rassurant du netfix, s'aventure vers le visage de Janos, pour retourner aussitôt se cacher dans la fourrure du petit animal. Ses yeux d'or pailletés de doute se sont arrimés à ceux du scientifique, elle ne peut tergiverser plus longtemps sans lui faire perdre patience. D'une voix douce, elle chuchote presque :

- Janos, je suis consciente que je n'ai pas été très honnête avec toi, cet après-midi. J'ai tenté de feindre une indifférence polie, mais j'ai eu tort. Tu as été un vrai rayon de soleil, dans cette journée qui s'annonçait aussi morose que les précédentes ...
Elle marque un temps d'hésitation et ajoute avec un sourire moqueur : - Et un sacré coup de pied au derrière ... Plus sérieusement, sans le savoir, tu m'as beaucoup aidée, tes actes, tes mots m'ont touchée, troublée ... Infiniment ... Plus que je ne le voudrais. Mais comprends-moi, après cette lamentable histoire, je ne sais plus trop où j'en suis. Me précipiter dans tes bras ne serait pas juste pour toi. Tu n'es et tu ne seras jamais un second choix, ni pour moi, ni pour une autre ...

Cette fois, ses doigts timides viennent effleurer la joue barbue, comme pour excuser ses paroles qui sont tout aussi embrouillées que celles du jeune homme, plus tôt.
- Cette attirance qui est pour le moins inattendue, je la ressens aussi ... J'apprécie énormément ta présence, j'adorerais travailler avec toi, est-ce que je suis prête pour plus ? Je ne sais pas ... J'ai peur de te décevoir, peur de souffrir à nouveau ...

Ylaria baisse les yeux, se détourne un instant du regard scrutateur. Elle cherche ses mots, mais renonce à en dire plus pour le moment. Elle s'inquiète plutôt de la réaction de Janos, et profite du silence pour détourner la conversation, revenant sur des sujets plus légers. Les animaux auront bientôt terminé de se désaltérer, certains se sont avancés dans l'étang pour profiter encore plus de la fraîcheur. C'est peut-être le moment d'avancer ses pions pour que le naturaliste vienne s'installer près de son camp ...  

- Regarde-les ! Ils se régalent ! s'exclame-t-elle avec une joie un peu forcée. Dommage que ton camp soit si loin, tu aurais pu les laisser ici, profiter de la fraîcheur ... En parlant de camp, il serait temps que je rejoigne le mien, pour rassurer mon escorte. Et pour les prévenir de ta venue, puisque tu viens dîner. Nous poursuivrons cette conversation, tu pourras me poser toutes les questions que tu voudras ... Promis, je reviens vite ...

Contemplant une dernière fois le séduisant visage du scientifique, elle lui adresse un sourire chaleureux, et s'éclipse rapidement derrière le paravent de verdure. À travers la végétation, il ne lui faut guère plus d'une dizaine de minutes pour rejoindre les tentes dressées par les jumeaux. À son arrivée, le regard réprobateur de Solys, lui fait comprendre qu'ils se sont inquiétés de sa longue absence. Pourtant ce n'est pas la première fois qu'elle disparaît plusieurs heures, ils devraient y être habitués, à force.

- Me revoilà avec ce petit diable, désolée de vous avoir inquiété ... Tu vas me maudire Solys, mais nous avons un invité ce soir. Tu crois que tu peux améliorer un peu notre ordinaire ? Tu dois bien avoir quelques surprises dans nos sacs, telle que je te connais. Tu vas être étonnée, c'est le scientifique d'hier, Janos Leawen. C'est lui qui a retrouvé notre bébé. Je l'ai invité pour le remercier. Il sait se montrer agréable quand il veut. J'espère que vous lui ferez bon accueil, je compte sur vous trois ...
Elle regarde un à un, chacun des membres de son équipe, puis leur dévoile la suite :
- Nous allons avoir l'occasion de le cotoyer, vu que je compte travailler avec lui, je suis certaine qu'il a beaucoup à nous apprendre, alors soyez aimables et oublions notre rencontre d'hier, voulez-vous. Je te confie Boule, Kanaan, attache-le bien, je prends Flamme pour rejoindre Janos à l'étang. Je l'accompagnerai ensuite à son camp, puis nous reviendrons ici.

Le draoma au pelage roux flammé qui lui a valu son nom, est rapidement harnaché. Ylaria enfourche sa monture et se dirige vers l'étang, empruntant cette fois, le chemin qui longe le fleuve. Elle bifurque le long du bras mort et retrouve Janos qui rassemble les bêtes. Ylaria met aussitôt pied à terre, et vient lui prêter main forte.

- Tu as fait le plus gros du travail. Je sais que ce n'est guère convenable, mais que dirais-tu de monter derrière moi pour rejoindre ton camp ? propose-t-elle, une fois les fahrs et les draomas prêts. Nous irions plus vite, et je dois t'avouer que je commence à avoir un petit creux ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 7 Nov 2013 - 1:26


C'était inévitable, l'exaspération, la frustration, qui grondaient en lui, ne pouvaient demeurer muettes. Elles s'intensifiaient, elles grossissaient à la vitesse de ces marées d'équinoxe qui se nourrissent de leurs vagues écumantes, et qui explosent ensuite, furieusement, en atteignant les côtes, si bien que l'Aventurier ne pouvait qu'exploser également, tout comme elles. Et fichtre, pour une fois, le bougre n'a pas à regretter d'avoir la tête si près du bonnet et d'avoir été d'une sincérité maladroite. Non, pas du tout, car les paroles d'Ylaria sont vraiment celles qu'il espérait entendre, sans y croire réellement, à l'image des dénouements heureux de ces histoires que l'on lit aux enfants, ces histoires dont le héros échappe à une mort cruelle à la fin du dernier chapitre.

Les aveux d'Ylaria sont délectables à savourer, et ici, en l'occurrence, le mot « Fin » n'est pas de mise. Morbleu non ! Foi de Janos, leur histoire débute seulement, il parviendra à coup sûr à étouffer dans l’œuf les doutes et les scrupules de la brunette. Voilà donc ce qu'il pense, voilà ce qu'il désire, mais les mots pour le dire s'enchaînent malaisément. Par Ruyn, il est bien plus commode de disserter à propos de nature et de science que de parler d'amour, lorsqu'on est un abominable rustre égaré à mille lieues de ses préoccupations quotidiennes. A nouveau, dès lors, le discours de l'Aventurier se fait laborieux, hésitant. Il bute déjà sur le premier mot. Comment nommer la belle ? Ma douce ? Ma mie ? N'est ce pas aller un peu vite en besogne, même s'il ne lui est pas indifférent et qu'elle lui en a fait la confession ? Allez, zou, Janos se jette à l'eau. L'intimité de l'écrin de verdure bordant le point d'eau est propice à toutes les audaces, non ?

- Ma tendre amie, je n'ai point le propos facile, tu l'as remarqué. Je n'ai point la faconde de tous ces beaux parleurs qui charment aisément. Mais je te suis ... euh ... reconnaissant de m'avoir ouvert ton cœur. Comment te dire la suite ? ... L'aventurier cherche à peser chacun de ses mots, tout en se triturant la barbichette en signe d'embarras profond et d'intense réflexion. C'est que le bougre n'est pas accoutumé à aller puiser ainsi dans les émotions qui se bousculent au fond de lui.

Puis il reprend, avec une solennité et une gravité qui le surprennent lui-même et qui paraîtront sans doute totalement incongrues à sa charmante interlocutrice. Ma douce amie, je m'engage à ne jamais te faire souffrir et, avant toute chose, à te laisser le temps de t'habituer à ... euh ... cette affection si soudaine. Je m'engage aussi à ne plus me comporter en malotru et en pignouf ! A ces mots, Janos sourit et cesse de se tripoter les poils du menton. Mais bon, faudra que tu fasses preuve de patience et de compréhension si parfois je débloque un peu. Allez, va vite prévenir tes gens, et dis leur que ton invité a une faim gigantesque et qu'il distribuera des coups de fouet à tout le monde si le repas n'est pas bon ! Euhh, je plaisante ... dit-il en riant des yeux et de tout le visage.

Au retour d'Ylaria, l'Aventurier a presque terminé de rassembler son troupeau de fahrs et de draomas, mais il accepte volontiers son aide. Tout comme il accepte volontiers de partager sa monture pour rejoindre son propre bivouac, car, bien-sûr, il devra se cramponner fermement à la belle pour ne pas en dégringoler bêtement. Voilà une précaution qui s'impose, non ? Le bougre se réjouit donc à l'avance, il a les doigts qui le démangent et est déjà en train d'oublier ses excellentes résolutions.

- En route, divine enfant ! ... lance t-il en grimpant à cru derrière la mignonne, non sans tenir fermement les longes de ses animaux, qu'il a rassemblées dans une de ses grandes paluches. Quant à l'autre main, elle est libre, et l'Aventurier ne sait pas très bien où la poser. Ne t'inquiète pas ! ... précise t-il pour se donner le temps de la réflexion ... je me tiendrai correctement devant tes accompagnateurs, et devant mon équipe. Notreuhh ... sentiment si neuf va sans doute en surprendre plus d'un, et il est inutile de l'étaler devant tout le monde. Enfin bon, en ce qui me concerne, je m'en fiche comme de ma première crotte de nez, je n'ai de compte à rendre à personne, mais je pense à ta ... euh ... réputation. Si tu veux nous en resterons pour le moment au stade « Collaboration scientifique », quand nous serons en présence d'autres personnes. Surtout quand tu me présenteras à ta maman, et aussi si je déplace mon campement en direction du tien ... ajoute t-il, car, en ce qui concerne ce dernier point, en professionnel avisé, il préfère vérifier ce qu'il en est avant de déménager tout son attirail. Mais ici, il n'y a personne, et il faut bien que je m'accroche quelque part ! ... dit-il, d'un ton soudain plus enjoué, plus malicieux, tout en introduisant cinq doigts conquérants sous la tenue d'Ylaria et en les refermant sur une hanche ferme, à la peau chaude et satinée, avec l'intention, bien-sûr, de marquer plus amplement son territoire, vers le haut, ou même vers le bas, si la mignonne n'y voit pas d'objection.

- Tu sens vraiment très bon ! ... enchérit tout de go messire Janos en fourrant le nez dans l'abondante chevelure de la belle qui fait battre son cœur à l'allure endiablée d'un Speeder. N'allons pas trop vite, veux-tu, ma douce ? Nous ne sommes pas pressés d'arriver ! conclut-il en respirant à pleins poumons le parfum subtil qui se dégage des boucles brunes de la fleur des Desnolancès. N'a t-il pas d'excellentes manières, notre loustic ?

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 3 Déc 2013 - 13:08

Inviter Janos à chevaucher derrière elle, jusqu'à son campement, lui semblait être une excellente idée. Commode pour ramener au plus vite les fahrs et les draomas désaltérés, non ? Mais c'était sans compter la proximité qu'elle engendrerait. Chaque pas de sa fidèle monture provoque le contact des deux cavaliers, et Ylaria ne peut s'empêcher de se sentir troublée par cette soudaine intimité, ces rencontres involontaires de leurs deux corps, rythmées par l'allure chaloupée du draoma. C'est d'une oreille distraite qu'elle écoute Janos, jusqu'à ce que le mot "réputation" résonne, importun, désagréable ...

- Je ... Tu ... Ma réputation ... Tu sais, elle n'a plus rien à craindre, tente-t-elle de s'expliquer alors qu'une vague de frissons dévale sa peau. Là. Juste à l'endroit où se pose cette main aux doigts chauds et caressants qui prend familièrement ses quartiers sur sa hanche, elle s'immisce hardiment sous sa chemise, et fait grimper en flèche les battements de son coeur. D'une pression ferme, mais douce, la Dévouée plaque sur son flanc la malicieuse invasion de Janos, bloquant ainsi son éventuelle progression, tout en la gardant sur sa peau. Le bougre a cependant une autre cible. Le souffle chaud qui vibre dans ses cheveux, rebondit sur sa nuque accentue son trouble. Et elle se demande si elle doit trouver cela inconvenant, délicieux ou effrayant ...

- Peu m'importe ce qu'on dira de moi, mon cher Janos, le pire a déjà été colporté, déformé à loisir ... Mais tu as sans doute raison, ne faisons pas ce plaisir aux commères, même si tu t'en moques, j'aime autant que ton nom ne soit pas traîné dans l'opprobre. Je crains fort que nous suscitions l'incompréhension de nos accompagnateurs, si nous affichons nos euh ... sentiments ... Quant à ma famille ... Je ... parvient-elle à prononcer d'une voix mal assurée. Elle ferme les yeux juste un instant, pour savourer la sensation de chaleur qui irradie dans son dos, blotti contre le torse de Janos. Insensiblement le scientifique a resserré son étreinte. Ylaria s'y abandonne sans hésiter. Elle laisse parler son corps, plutôt que de chercher des mots pour exprimer le bien-être, la confiance, l'émoi que suscite ce rapprochement inattendu. Cette tendresse surprenante dont fait preuve Janos, ses mots doux l'étonnent et la comblent à la fois, et elle se refuse à trouver cela inconvenant en fin de compte !

- Quant à ma famille, nous verrons en temps utile ... Profitons du moment présent, veux-tu ? Ne précipitons rien, laissons les choses suivre gentiment leur cours ... Ne nous pressons pas ... Y compris pour rejoindre ton camp ... ajoute-t-elle avec une note espiègle, cette fois, décidée à faire ce qu'elle dit, à profiter de chaque minute passée dans les bras du naturaliste. Elle fait glisser la main conquérante jusqu'à son ventre et la maintient de la sienne, collée à sa peau avide de ce contact exquis.

- Et tiens-toi bien, il ne manquerait plus que tu finisses les quatre fers en l'air dans le sable ... le taquine-t-elle, alors que leur convoi longe les cultures dans lesquelles s'affairent encore des ouvriers. Leur journée de labeur s'achève bientôt, le soleil a entamé sa descente flamboyante vers l'ocre flou du Désert. Bientôt ils atteindront le camp de Janos, bientôt ils devront descendre de Flamme, trop tôt elle devra quitter ce refuge douillet dans lequel elle se complaît, même si c'est contraire aux conventions, même si elle se risque à souffrir de nouveau ...
Lâchant la main de Janos, elle pointe du doigt les sommets des tentes qui semblent flotter au dessus des dunettes qu'ils doivent encore contourner pour y parvenir.

- Regarde, Janos, regarde comme la chaleur qui se dégage du sable, trouble l'horizon ... On dirait que tes tentes tremblent comme les voiles d'anciens vaisseaux. J'ai hâte que tu découvres où nous sommes installés ... J'espère sincèrement que tu nous rejoindras ... pour le bien-être de tes animaux et pour le vôtre ... Tu sais, travailler avec toi ... J'en ai très envie, mais ... Ylaria prend le temps de se tourner vers son compagnon, de croiser ce regard pailleté d'or qui la ferre aussi sûrement que les filets des célèbres pêcheurs de Sant Poseinos.
- Mais j'espère juste être à la hauteur de tes exigences, j'ai vu combien tu es pointilleux, mon cher, je ne voudrais pas que la collaboration professionnelle nuise à notre toute nouvelle relation ... Tu crois que nous arriverons à faire la part des choses ?

Un instant encore, elle reste figée sur sa selle, captive des yeux d'ambre clair. Puis elle se détourne à regrets afin de diriger correctement son draoma. Ils franchissent déjà la dernière dune, le bivouac retentit des cris des hommes qui s'affairent autour des tentes. Les ombres de leurs silhouettes qui se découpent sur le sable, donnent l'impression qu'ils sont bien plus nombreux qu'en réalité. Ylaria a reposé sa main sur celle de Janos, sous sa chemise cette fois, la pressant une dernière fois avant de se redresser et de reprendre les rênes ...


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 5 Déc 2013 - 2:43


Trop courte ! Cette utile et ô combien charmante escapade à dos de draoma est beaucoup trop courte, mais elle éclaire Janos sur la personnalité et les sentiments d'Ylaria. Et l'accueil délicieux que recueillent les doigts plutôt intrépides de l'Aventurier, modelant délicatement le derme de satin de la belle, sous sa tenue légère, le rassure, le ravit, et lui confirme que la jolie brunette ne demeure pas insensible à ses avances. Certes, Ylaria lui a avoué que leur attirance est réciproque, même si elle a tempéré ses propos, mais le jeune scientifique, du fait de sa maladresse et de son inexpérience en toutes ces choses de l'amour, trouve là un heureux présage supplémentaire, une forme de promesse d'un avenir grisant et lumineux.  

Profitons d'abord du temps présent, lui a murmuré la fleur des Desnolancès, mais les tentes du campement de Janos coiffent déjà les dunes de leurs faîtes et auvents de toile, et l'Aventurier se voit contraint de retirer sa paluche déjà possessive de sa tendre cachette, même si Ylaria lui a abandonné sa hanche pour reprendre les rênes de façon plus académique. Qu'importe, ce n'est que partie remise, Janos en est certain à présent, et le botaniste, mû par un flux de tendresse et pressé par le temps et la proximité de son équipe, se dépêche de déposer un baiser furtif sur cette ravissante épaule à-demi nue qui tressaute légèrement juste sous ses yeux, au rythme des pas du draoma.

Avant de sauter de leur monture commune, à l'orée du bivouac, Janos murmure encore quelques phrases qu'Ylaria sera la seule à entendre, tout en laissant traînasser lentement les doigts le long de l'épine dorsale de la brunette, d'un geste tellement naturel qu'il paraîtra involontaire ou terriblement anodin à celui qui viendrait à le remarquer.

- Effectivement, ma douce amie, l'opinion des gens, les commérages, je m'en contrefiche. Mais il est inutile de les provoquer délibérément, car, dit-on, les paroles sont parfois plus destructrices que les armes les plus sophistiquées. Restons donc discrets un moment, pour toi, pour moi, pour nous. Quant à déplacer mon campement près du tien, comment pourrais-je te le refuser, à présent ? Ma mie, je te suivrais au fond de ce volcan où se terrent les forbans si tu me le demandais. Aveuglément. Je vais d'ailleurs à l'instant donner toutes les instructions nécessaires pour que ce transfert se fasse sans tarder. Mes hommes se débrouilleront parfaitement pour déménager les tentes et le bétail de l'autre côté du point d'eau. Ils n'ont pas besoin de consignes supplémentaires, ni de notre présence, ils sont habitués à travailler vite et bien, et sans rechigner à la tâche ...  

Posant souplement les pieds au sol, il réfléchit un instant, se triturant machinalement la barbichette du bout des doigts. En effet, il a volontairement esquivé un point important qui pourrait créer quelques complications entre eux, un point qu'Ylaria a été la première à évoquer, avec raison, et il décide finalement de vider l'abcès sans plus attendre, en évitant toutefois toute rugosité ou acrimonie. Le bougre est conscient qu'il est particulièrement irritable lorsqu'il s'agit de sa profession, et qu'il devra mettre de l'eau dans son vin et ne pas se comporter en tyran avec la brunette. Visiblement, la belle en est consciente également.

- Ma belle amie, tu n'as point tort en considérant que je suis particulièrement pointilleux en ce qui concerne mon métier, qui est aussi ma passion. Ma seconde passion, désormais ... rectifie t-il en souriant. ... Mais je le fais dans l'intérêt de la science, et de celui des malades qui guériront peut-être un jour grâce à une découverte thérapeutique. Cependant, je te concède volontiers que mon foutu caractère s'exprime avec vigueur et véhémence lorsqu'on contrarie mes recherches, qu'elles soient sur le terrain ou dans mon laboratoire. Mais nous sommes des adultes, nous nous ... apprécions ... ajoute t-il après avoir choisi ce dernier mot alors qu'un autre, plus expressif, plus troublant, s'entêtait à vouloir franchir ses lèvres ... Et nous sommes en mesure de ne pas nous chicaner pour de simples peccadilles ou pour un mot malheureux. Non ? ... demande t-il en plongeant son regard jaune sable au fond des yeux d'ambre d'Ylaria, regard qui dévie lentement vers la bouche de la brunette, vers ses lèvres, que l'Aventurier aimerait assaillir et assiéger mais qu'il ne peut encore qu'admirer.

- Voilà ! Excuse-moi deux minutes, le temps de donner mes ordres et de seller un draoma. J'étais très bien, assis derrière toi, mais mes gens et les tiens trouveraient cette attitude très étrange vu que j'ai ma propre monture. J'arrive tout de suite ... lance t-il en souriant et en s'éloignant déjà, d'une démarche rapide et décidée. Quelques phrases prononcées d'un ton qui n'appelle aucune réplique lui suffisent à annoncer le déplacement du camp et de l'enclos des animaux. Janos daigne toutefois justifier cette décision auprès de son équipe en évoquant un rapprochement opportun vers le point d'eau et vers le bivouac de sa nouvelle collaboratrice, Ylaria Desnolancès, information que ses hommes enregistrent en le considérant avec des yeux ronds de surprise.

En moins de temps qu'il n'en faut à un chamane pour intercéder auprès de Ruyn, l'Aventurier, montant son draoma habituel, rejoint la brunette à l'ombre de la végétation. Je suis à toi ! ... dit-il aussitôt, se rendant compte à postériori du double sens enfermé dans ces quatre mots.

avatar

On m'appelle Ylaria Desnolancès


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 26 ans
Féminin
MESSAGES : 404
AGE : 45
INSCRIT LE : 15/06/2012
PSEUDO HABITUEL : /
Joyaux : 30
http://www.ile-joyaux.com/t786-ylaria-desnolances
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 14 Jan 2014 - 1:18

En quelques phrases franches Janos rassure définitivement Ylaria sur leur capacité à s'entendre pour travailler de concert. Même si son caractère fort risque de réapparaître à la moindre contrariété, elle se sent de taille à l'encaisser et à l'affronter si besoin est. Décidément cette journée aura été pleine d'enseignements, et de rebondissements. Elle regarde le scientifique s'éloigner et parler à ses hommes sans trop y prêter attention, encore troublée par le regard flavescent qui glissant sur ses lèvres, lui a laissé une impression d'inachevé. Ses doigts se sont accrochés au pommeau de sa selle, pour ne pas se porter instinctivement à sa bouche. Puis l'étonnement de l'équipe de Janos la fait sourire, sourire qui s'élargit lorsque l'objet de ses pensées s'avance vers elle, juché sa monture.

- Allons-y ! répond-elle, choisissant de ne pas relever l'ambigüité délicieusement troublante de son "Je suis à toi". Dommage que nous ne puissions faire le retour comme l'aller, j'ai beaucoup apprécié cette charmante équipée ... Tu verras, tu ne regretteras pas de t'installer près du Fleuve, nous pourrons travailler sans nous occuper de l'intendance. Solys est une cuisinière hors pair, et je suppose que l'un de tes hommes fait office de cuistot également. Avec nos deux équipes, nous allons pouvoir avancer plus vite, dans nos recherches ...  lui lance-t-elle avant de pousser au trot son draoma, en direction de son campement.

Le soleil continue lentement sa course vers l'horizon vaporeux de chaleur, le soir et sa fraîcheur seront bientôt là, il ne leur faut guère longtemps pour rejoindre l'équipe d'Ylaria. La Dévouée saute souplement de sa monture et appelle Solys et les jumeaux afin de leur expliquer la situation.

- Solys,  Aldian, Kanaan, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, Janos va dîner avec nous ce soir. Mais il ne sera pas seul. En chemin, nous avons décidé d'unir nos ressources pour travailler de façon plus productive. Ses hommes vont arriver et monter leurs tentes près des nôtres, Aldian tu peux voir avec Janos, où il peut s'installer ? Kanaan, il faudrait que tu agrandisses l'enclos des bêtes pour qu'il puisse accueillir les nouveaux venus. Et Solys, Solys, ma chère, je suis vraiment désolée te t'imposer cette surcharge de travail, mais les assistants de Janos vont être débordés par leur installation, tu crois que tu as de quoi les nourrir aussi ? Je vais t'aider en attendant que les hommes décident du meilleur endroit pour s'établir.

Alors qu'Aldian emmène leur invité faire le tour du camp, Ylaria s'attend aux reproches bien sentis de son amie et confidente. Mais à sa grande surprise, celle-ci n'en fait rien et se réjouit même de voir de nouvelles têtes, pendant qu'elles préparent le repas. Elles dressent deux tables à la demande de l'herboriste qui veut dîner en tête à tête avec son invité. Les volailles rôtissent bientôt dégageant des odeurs des plus alléchantes, les légumes cuisent lentement dans une marmite joufflue que lèchent joyeusement les flammes du feu de camp.

Ylaria abandonne bientôt Solys pour rejoindre Janos dont les hommes ne cessent de faire des allers et retours entre les deux installations. La tente du scientifique est déjà presque entièrement montée, se souvenant qu'elle l'a visitée à sa première visite de la journée, elle veut proposer au jeune homme de venir prendre un rafraichissement dans la sienne. A l'écart, elle attend qu'il ait terminé de donner ses ordres puis s'approche, le bébé netfix pelotonné dans ses bras :

- Tout se déroule à ta convenance ? l'interroge-t-elle, croisant le regard constellé d'or. Elle délaisse le vouvoiement qui n'a plus lieu d'être dans le Désert, puisqu'ils vont travailler ensemble. Il sera bien temps de sauvegarder les apparences, quand ils se croiseront en présence d'autres Cultivateurs. Elle aimerait glisser sa main sous le bras de l'Aventurier pour l'entraîner vers sa tente, mais n'ose pas ce geste familier. Tant de barrières restent encore à franchir, mais alors que jusqu'à présent elle se protégeait derrière elles, désormais elle a envie de les faire tomber, une à une ...

- Tes hommes sont vraiment très efficaces, tu crois qu'ils auront terminé avant que la nuit tombe ? Je venais t'offrir de boire quelque chose de frais, ou de chaud si tu préfères ... Qu'en penses-tu ?


Calyth Montivelle, Pilote / Angélyne Montaigu, Hors la loi / Janalya Hermontrick, Maître armurier


avatar

On m'appelle Janos Leawen


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 28 ans
Masculin
MESSAGES : 41
AGE : 46
INSCRIT LE : 24/10/2012
PSEUDO HABITUEL : Yannick Saule, Promor le Facétieux, Tibor Keiron, Raffaella Palder
Joyaux : 0
http://www.ile-joyaux.com/t1121-janos-l-aventurier-du-desert#30669
Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 14 Jan 2014 - 11:53


Le campement d'Ylaria, engourdi sous un soleil d'ambre pâle qui dégouline encore assidûment malgré l'heure tardive, se remet à vivre et à s'affairer dès l'arrivée de la brunette et du scientifique. Le regard tendrement absorbé par le profil délicat de la plus charmante fleur de Korrul, Janos l'écoute distribuer ses instructions à chacun des membres de son équipe, avec clarté et efficacité, mais aussi avec beaucoup de bienveillance. La mignonne n'a définitivement rien de la teigne qu'il imaginait à leur première rencontre. Elle le confie ensuite aux bons soins d'un des jumeaux, prénommé Aldian, afin que ce-dernier l'assiste quant au choix d'un emplacement idéal pour son nouveau bivouac. Et ce souci est vite réglé, car les abords du camp d'Ylaria sont suffisamment tranquilles et ombragés pour qu'il puisse être prolongé sans peine.

Bien. Les compagnons de Janos, débarquant sur ces entrefaites, se mettent aussitôt au travail, dressant, selon une tradition bien établie, d'abord leurs tentes et celle du patron. Ni trop près, ni trop loin, de celles du campement Desnolancès, bien entendu, afin de respecter un équilibre cohérent entre discrétion et praticité. Une fois de plus, le jeune botaniste ne peut que se féliciter de la compétence et du professionnalisme affiché par son groupe et par son adjoint préféré, Jossuah. Cette installation progresse vivement et sera rondement menée à son terme, ce qui lui donne la possibilité de s'en désintéresser et de rejoindre Ylaria au plus vite. Uniquement pour accorder leurs violons quant aux recherches qu'ils entreprendront ensemble, bien évidemment. C'est du moins la version que Janos expose à ses hommes, et qu'ils l'avalent ou non n'a finalement que peu d'importance pour lui.

La belle Korrulienne, visiblement, a eu la même idée. Elle s'approche également, avec, dans les bras, son bébé netfix l'éclopé. Vision charmante d'une beauté souriante, qui, bientôt, lui appartiendra, lorsqu'il aura vaincu les dernières appréhensions de la jeune femme, et lorsqu'elle aura définitivement rompu avec un passé laborieux et accaparant. A toi, mon Janos, de faire le nécessaire pour parvenir promptement à cet heureux dénouement.

Ylaria l'interroge, et l'Aventurier la dévisage avec flamme et tendresse. La proximité des jumeaux et de Solys le tempère, même s'ils sont trop loin pour entendre leurs propos, sinon nul doute qu'il l'enlacerait, l'embrasserait, et poserait les mains partout sous sa tenue légère.

Janos répond, un peu n'importe quoi, à vrai dire. Les mots comptent si peu lorsque les yeux fusionnent, lorsque les cœurs se parlent. Ils n'ont que peu d'intérêt, ce ne sont que des sons qui s'envolent vers le ciel pour y terminer leur existence.
- Oui, douce Ylaria, comme tu le vois, tout se déroule parfaitement. Mon équipe est très efficace, et tu avais choisi un excellent endroit pour planter ton bivouac et pour enclore les bêtes. Merci de m'en faire profiter. Nous gagnerons ainsi énormément de temps lorsque nous partirons ensemble à la recherche de plantes rares.

Il hoche le front et sourit, conscient de la banalité de ses phrases, puis il poursuit, d'un ton plus léger.
- En effet, je prendrais volontiers un petit rafraîchissement, sinon je risque de m'évaporer totalement sous cette chaleur et tu perdrais déjà ton associé. Un rafraîchissement, oui, c'est une excellente idée, mais je te laisse le choix, je meurs de soif et je prendrai tout ce que tu me donneras ... ajoute t-il en dévorant de ses yeux un brin rieurs les épaules délicieusement ciselées et à-demi dénudées de son interlocutrice, puis sa gorge ronde à la peau brune et veloutée. Contrairement à son récent « Je suis à toi », ce second double-sens est cette fois délibéré. « Voilà ce que je veux, c'est là que je veux poser les lèvres jusqu'à plus soif », affirment ses iris à la flavescence dorée. « Qu'en penses-tu ? Si nous allons-nous dans ta tente, me donneras-tu ce que je désire ? », s'enquièrent ses sourcils recourbés en un curieux duo de points d'interrogation. L'as-tu compris, ma douce reine, ma perle de nacre, mon escarboucle de lune ?

L'Aventurier se saisit délicatement, du bout des doigts, du coude gracile de la jeune femme, l'invitant ainsi à le guider vers sa tente. Il n'en peut plus de patienter de la sorte. Un baiser, voilà ce qu'il réclame. Et si sa main se montre tendre et caressante, Ylaria ressentira certainement que Janos est pressé d'arriver à ses fins.

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: So fahr away.    -

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum