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So fahr away.

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On m'appelle Janos Leawen


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Posté dans So fahr away.    - Lun 8 Avr 2013 - 3:01

Rappel du premier message :

Janos Leawen (Cultivateur)


Parfois, qu'on le veuille ou non, les rêves renaissent avec le matin. Le plus souvent simples bribes, volées à la nuit, ou parfois éclairs pourpres, jaillissement d'étincelles, suspendus entre ciel et terre. Aujourd'hui, pourtant, ces images qui se meuvent au ralenti sont de troublantes réminiscences d'un corps souple, dont le teint doré contraste à merveille avec le bleu de l'azur ou l'ocre des dunes, somptueuses toiles de fond. Aujourd'hui ce souvenir est à la fois flou, mais aussi bougrement précis, pour certains détails. Ces hanches que ballottent les pas hésitants d'un draoma, ces lèvres charnues et vermeilles, telles deux fruits mûrs, ces paillettes d'or immergées au fond de l'océan orangé de deux iris clairs, il pourrait presque les caresser, les embrasser, les ramasser, en tendant la main, ou les lèvres.

Mais sapristi non ! Ce charmant constat n'est pas de nature à réjouir Janos Leawen ! Il n'a pas de temps à consacrer à de telles futilités ! Il n'en a nulle envie ! Et le bougre affiche sa tronche des mauvais jours en jaillissant de sa tente de peau, alors que le soleil joue des épaules pour poindre à l'horizon. S'occuper ! Voilà la solution ! S'occuper pour penser à autre chose qu'à cette brunette prétentieuse et même pas jolie ! S'occuper, l'effacer de sa caboche, lutter contre cette partie de lui-même qui, subitement, sans avertissement, aspire à la revoir et souhaite que leur routes puissent se croiser à nouveau. S'occuper à tout prix ! Et zou, le botaniste s'en va déverser le contenu d'imposantes outres d'eau dans des auges de bois lisse, éparpillées à proximité des fahrs et des draomas, et leur distribuer de copieuses rations de céréales et d'autres végétaux que ses bestiaux s'empressent de mâchouiller avec une évidente satisfaction. S'occuper ! Replier la toile de tente, charger une partie du matériel, faire un peu plus de bruit que nécessaire pour réveiller l'équipe et hâter le départ.

Voilà ! Jossuah émerge de la tente voisine, se frottant les yeux. Surpris, sans doute, de tant d'empressement, mais évitant soigneusement d'en demander la cause. Le reste de la troupe en fait tout autant. Muets et modèles d'efficacité. Statues de marbre dotées du mouvement mais pas de la parole. Évitant surtout de déclencher la foudre qui ne demande qu'à s'échapper du regard jaune paille. Et bientôt la caravane dodeline pesamment vers le nord-est, en direction de l'endroit prévu pour y dresser le futur campement, c'est-à-dire à la lisière des terres cultivées de Penjoie, du désert et de l'oasis. Selon de récentes études scientifiques, des essences rares s'y développeraient, se nourrissant de l'humidité ambiante, qui, conjuguée à la traditionnelle chaleur de Korrul, leur permet une efflorescence plus généreuse.

En dépit de la température qui croît progressivement, la petite troupe parcourt rapidement les quelques lieues qui les séparent de leur objectif. Sur leur droite s'étendent les zones agricoles et les terres d'élevage, réservées à l'élite. Les Leawen en font partie. Ils sont la crème de la crème, et Janos est conscient de cette chance qu'il a eue de naître riche, ce qui lui permet de s'adonner corps-et-âme à cette profession qu'il affectionne plus que tout et de sillonner le monde.

Les voici à destination. L'océan de sable et de pierre vient mourir au pied des cultures et de la végétation. Plus loin encore, existe un sanctuaire sacré, réservé aux chamanes. Janos compte bien se débrouiller pour y avoir accès un jour ou l'autre, mais rien ne presse, les abords de l'oasis suffisent largement à son bonheur pour l'instant. On s'installe là ! ... décide t-il en indiquant d'un geste du bras un vaste périmètre ombragé et apparemment accueillant. Commencez à dresser le campement ! ... ajoute t-il à l'intention de ses gens. Je vais reconnaître les environs, et voir s'il existe un point d'eau pour nos bêtes ! ... jette t-il encore en disparaissant sous la feuillée.

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Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 14 Jan 2014 - 11:53


Le campement d'Ylaria, engourdi sous un soleil d'ambre pâle qui dégouline encore assidûment malgré l'heure tardive, se remet à vivre et à s'affairer dès l'arrivée de la brunette et du scientifique. Le regard tendrement absorbé par le profil délicat de la plus charmante fleur de Korrul, Janos l'écoute distribuer ses instructions à chacun des membres de son équipe, avec clarté et efficacité, mais aussi avec beaucoup de bienveillance. La mignonne n'a définitivement rien de la teigne qu'il imaginait à leur première rencontre. Elle le confie ensuite aux bons soins d'un des jumeaux, prénommé Aldian, afin que ce-dernier l'assiste quant au choix d'un emplacement idéal pour son nouveau bivouac. Et ce souci est vite réglé, car les abords du camp d'Ylaria sont suffisamment tranquilles et ombragés pour qu'il puisse être prolongé sans peine.

Bien. Les compagnons de Janos, débarquant sur ces entrefaites, se mettent aussitôt au travail, dressant, selon une tradition bien établie, d'abord leurs tentes et celle du patron. Ni trop près, ni trop loin, de celles du campement Desnolancès, bien entendu, afin de respecter un équilibre cohérent entre discrétion et praticité. Une fois de plus, le jeune botaniste ne peut que se féliciter de la compétence et du professionnalisme affiché par son groupe et par son adjoint préféré, Jossuah. Cette installation progresse vivement et sera rondement menée à son terme, ce qui lui donne la possibilité de s'en désintéresser et de rejoindre Ylaria au plus vite. Uniquement pour accorder leurs violons quant aux recherches qu'ils entreprendront ensemble, bien évidemment. C'est du moins la version que Janos expose à ses hommes, et qu'ils l'avalent ou non n'a finalement que peu d'importance pour lui.

La belle Korrulienne, visiblement, a eu la même idée. Elle s'approche également, avec, dans les bras, son bébé netfix l'éclopé. Vision charmante d'une beauté souriante, qui, bientôt, lui appartiendra, lorsqu'il aura vaincu les dernières appréhensions de la jeune femme, et lorsqu'elle aura définitivement rompu avec un passé laborieux et accaparant. A toi, mon Janos, de faire le nécessaire pour parvenir promptement à cet heureux dénouement.

Ylaria l'interroge, et l'Aventurier la dévisage avec flamme et tendresse. La proximité des jumeaux et de Solys le tempère, même s'ils sont trop loin pour entendre leurs propos, sinon nul doute qu'il l'enlacerait, l'embrasserait, et poserait les mains partout sous sa tenue légère.

Janos répond, un peu n'importe quoi, à vrai dire. Les mots comptent si peu lorsque les yeux fusionnent, lorsque les cœurs se parlent. Ils n'ont que peu d'intérêt, ce ne sont que des sons qui s'envolent vers le ciel pour y terminer leur existence.
- Oui, douce Ylaria, comme tu le vois, tout se déroule parfaitement. Mon équipe est très efficace, et tu avais choisi un excellent endroit pour planter ton bivouac et pour enclore les bêtes. Merci de m'en faire profiter. Nous gagnerons ainsi énormément de temps lorsque nous partirons ensemble à la recherche de plantes rares.

Il hoche le front et sourit, conscient de la banalité de ses phrases, puis il poursuit, d'un ton plus léger.
- En effet, je prendrais volontiers un petit rafraîchissement, sinon je risque de m'évaporer totalement sous cette chaleur et tu perdrais déjà ton associé. Un rafraîchissement, oui, c'est une excellente idée, mais je te laisse le choix, je meurs de soif et je prendrai tout ce que tu me donneras ... ajoute t-il en dévorant de ses yeux un brin rieurs les épaules délicieusement ciselées et à-demi dénudées de son interlocutrice, puis sa gorge ronde à la peau brune et veloutée. Contrairement à son récent « Je suis à toi », ce second double-sens est cette fois délibéré. « Voilà ce que je veux, c'est là que je veux poser les lèvres jusqu'à plus soif », affirment ses iris à la flavescence dorée. « Qu'en penses-tu ? Si nous allons-nous dans ta tente, me donneras-tu ce que je désire ? », s'enquièrent ses sourcils recourbés en un curieux duo de points d'interrogation. L'as-tu compris, ma douce reine, ma perle de nacre, mon escarboucle de lune ?

L'Aventurier se saisit délicatement, du bout des doigts, du coude gracile de la jeune femme, l'invitant ainsi à le guider vers sa tente. Il n'en peut plus de patienter de la sorte. Un baiser, voilà ce qu'il réclame. Et si sa main se montre tendre et caressante, Ylaria ressentira certainement que Janos est pressé d'arriver à ses fins.

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On m'appelle Ylaria Desnolancès


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Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 4 Mar 2014 - 12:25

"Je prendrai tout ce que tu me donneras ..."

Cette petite phrase, somme toute anodine, mais dont le double sens n'échappe pas à Ylaria, résonne encore et encore à ses oreilles. Elle danse entre eux comme une promesse délicieuse, mais dangereuse. La main de Janos qui se pose sur son coude, à la fois possessive et légère, est une preuve de plus de son intérêt grandissant pour elle. Et deux sentiments contradictoires se disputent le coeur de la Dévouée, la crainte et le ravissement ... Sera-t-elle à la hauteur de ses attentes ? La fera-t-il souffrir ? Elle a terriblement envie de se lancer dans le vide, de prendre ce risque insensé, même si c'est pour quelques jours, semaines, mois. Peu importe, elle en a assez de se cacher derrière sa colère, son chagrin ! C'est si tentant, il est si attirant ...

C'est à l'ombre d'un arbre touffu dont les feuilles vernissées viennent en caresser le sommet, qu'est plantée la tente de la jeune femme. Bien moins imposante que celle du naturaliste, l'abri de toile d'Ylaria est d'une simplicité banale. Un tas de chaudes couvertures et de coussins multicolores dans le fond, pour y dormir, une petite table dans un coin avec de quoi se rafraîchir, une pile de livres sur un petit coffre, et de nombreux petits pots de terre cuite tout autour. Jamais personne ne pourrait se douter qu'une fille Desnolancès vit dans ce confort sommaire. Mais c'est justement ce que cherche la Dévouée, elle passe ainsi inaperçue pour la bonne société korrulienne qui la prendrait certainement pour une folle de se promener dans le Désert avec une si petite escorte ...

Sa main caresse toujours le bébé Netfix, blotti dans ses bras, petite boule chaude et douce, rassurante surtout. Elle tourne son visage vers Janos, rivant son regard aux prunelles flavescentes pailletées d'or. Elle guette sa réaction, car depuis qu'ils se connaissent, elle essaie de lui faire oublier la furie qui l'a agressé dans le Désert, et près de l'étang. Jamais elle ne s'était conduite de cette façon. Cette violence, ce n'est pas du tout dans son caractère. Elle doit réagir. Il faut qu'elle arrête de se laisser porter par les évènements, qu'elle reprenne le cours de sa vie, sa vie d'avant Malhek. Une vie heureuse et sans souci, une vie animée par sa passion des plantes, au service des autres. Et grâce à ce grand gaillard parfois mal embouché, ce scientifique renommé, elle va en apprendre encore plus. Mais elle peut aussi démarrer autre chose, une relation hors des sentiers battus, hors des conventions et des convenances ...
Elle lui sourit chaleureusement en s'arrêtant sous l'auvent qui vibre au rythme d'une brise tiède. Un sourire qui veut dire "je t'ouvre ma porte, mais j'ai peur, aide-moi à franchir le pas, qu'est-ce-que je dois faire ?" ...

- Voici mon antre, mon refuge, Janos. Ce n'est ni luxueux ni aussi grand que ta tente, mais c'est tout à fait pratique pour bivouaquer. C'est simple et rapide à monter et démonter, et je m'y sens chez moi ...
Ylaria passe le seuil de l'abri de toile et dans la pénombre dorée dépose son petit fardeau sur l'un des coussins avant de s'approcher du plateau posé sur la tablette. De nouveau son regard accroche celui du naturaliste, hardiment elle le fixe en silence.

"Je prendrai tout ce que tu me donneras ..."

Et en réponse à cette petite phrase toujours présente dans sa tête, elle demande :

- Que puis-je t'offrir Janos ?
Elle aussi joue sur les mots, sciemment, et elle sait qu'il comprendra ... Après une petite pause, elle poursuit :
- De l'eau fraîche ou quelque chose de plus corsé ...


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Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 6 Mar 2014 - 1:40


Les voici dans l'entrée, abrités par l'auvent qui frissonne sous la caresse timide d'un vent languissant. L'instant est délicieux, et Janos a le sentiment d'accomplir un pas de géant en accédant à la tente de la belle. Un pas vers son cœur, un pas vers son corps. Le sourire d'Ylaria est tout aussi délicieux, même s'il s'y cache sans doute un brin d'appréhension, voire même de désarroi. Suffisamment pour que le jeune scientifique se fasse une raison et adopte sur-le-champ d'excellentes résolutions. Il lui semblait pourtant avoir progressé, avoir franchi quelques barrières, mais les femmes, définitivement, restent un mystère aussi insondable que la face cachée de la lune. Si bien que le bougre se résigne à faire preuve de patience et de retenue lorsqu'ils seront loin des regards de leurs équipes respectives. Ce n'est pas de gaieté de cœur, certes non. Et parviendra t-il à maîtriser ses pulsions, à refréner ses désirs les plus brûlants ? Excellente question. Il n'en connaît pas la réponse, même s'il la devine. Ce sera bougrement difficile ...

Oui, effectivement, bougrement difficile, car la mignonne lui tend la perche. « Offrir ? Quelque chose de corsé ? » Ses mots sont-ils ou non volontaires ? Dans l'affirmative, ça pourrait être un brin en contradiction avec ce que Janos a déduit des sourires et des silences de la brunette, mais le jeune homme est conscient de ses limites lorsqu'il s'agit d'interpréter les non-dits des jolies femmes. Dès lors, il se contente d'ignorer l'allusion, plutôt que de lui donner un sens inexact, de taquiner la belle enfant, et il ne se jette pas sur elle à la manière d'un mort-de-faim. Non. Du moins pas tout de suite.

- Ton antre, ma douce ? C'est ainsi que tu appelles ton nid ?   ... répond-il en pénétrant dans la tente à la suite d'Ylaria. N'est-ce pas ainsi que l'on nomme la tanière des fauves et des rapaces ? Et fait, j'ai du mal à t'imaginer en train de dépecer un cadavre à l'aide de tes charmantes quenottes. Mais j'accepte volontiers de te servir de terrain d'entraînement, ma chérie ! ... dit-il en tendant à son tour une perche, ma foi plutôt gigantesque, avec l'extrême finesse qui le caractérise.

Ses prunelles dorées et saturées de soleil s'accoutumant peu à peu à la pénombre ambiante, Janos ne perd pas une miette des déplacements de la Korrulienne. Je me contenterai d'un verre d'eau. Ce sera parfait ... acquiesce t-il finalement, après qu'elle ait déposé précautionneusement son bébé Netfix au creux d'un coussin. Il a bien de la chance d'avoir une maîtresse aussi délicate et attentionnée que toi, je l'envierais presque ! ... ajoute t-il en souriant, se rendant compte à posteriori de l’ambiguïté de sa phrase.

Préférant se taire plutôt que de proférer une autre maladresse, il s'assied sur une pile de couvertures, étalées dans un angle de ce havre douillet. Je trouve que ton intérieur est charmant, ma douce. Simple mais très plaisant, et très joliment aménagé. Et puis finalement, c'est juste pour s'y reposer entre deux balades dans les dunes ... souligne t-il alors qu'il se verrait très bien s'y installer pour autre chose qu'un gentil roupillon.

D'ailleurs, ainsi qu'il le pressentait depuis un moment, et à force de se remplir les yeux de chacun des gestes d'Ylaria, son désir pointe à nouveau le bout du nez. Sa volonté se détricote, ses nobles résolutions s'évanouissent aussi vite que des bulles de savon portées par le vent, et lorsque la perle des Desnolancès passe à portée de ses mains, il la saisit par la taille et l'attire vers lui. De manière à ne pas l'effaroucher, bien-sûr, avec infiniment de délicatesse, mais de façon plutôt insistante et déterminée malgré tout. Il entoure doucement ses hanches de ses bras, et lève vers elle ses prunelles dorées. Et si tu arrêtais de te tracasser pour rien, ma chérie ? Pourquoi ne t'installerais-tu pas sur mes genoux un moment ? Laisse-toi aller. J'vais pas te manger, tu sais ... Ce n'est pourtant pas l'envie qui lui manque, de lui grignoter et de lui dévorer les lèvres, mais ça, il ne lui dira pas. Elle le constatera d'elle-même ...

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Posté dans Re: So fahr away.    - Sam 10 Mai 2014 - 2:36

Prélude à la nuit, une ombre fraîche et bienvenue, lentement, enveloppe le camp de son manteau constellé d'étoiles. Cependant, dans la tente d'Ylaria, la température est montée de quelques degrés depuis qu'elle a offert au naturaliste d'y partager une boisson revigorante. Et bien que la brune redoutait que la présence de cet homme dans son refuge soit déplacée, voire incongrue, au contraire, il y semble à son aise et remplit l'espace de sa présence charismatique. Cette bonne surprise la conforte dans son choix de l'inviter à partager son bivouac, même si elle se sent empruntée, maladroite, peu habituée à côtoyer quelqu'un dans son repaire.

De phrases taquines et ambigües, en expressions à double sens, chacun tente de faire preuve de subtilité dans cette drôle de conversation. Ce discours équivoque, même s'il est teinté d'humour et de dérision ne l'aide guère à se détendre et à accepter sans arrière-pensée les propositions à peine voilées de Janos. La Dévouée ne peut que s'en prendre qu'à elle-même, à force de tergiversations et de craintes, elle s'enferre dans une situation qui lui déplaît. Elle, qui aime la franchise, les situations claires, elle réalise que les signes qu'elle envoie à son invité sont contradictoires, elle avance d'un pas pour reculer de deux. Il faut qu'elle se décide car si les yeux pailletés d'or du naturaliste suivent chacun de ses mouvements, tantôt rieurs, tantôt tendres, elle devine que sa patience faiblit, et le comprend sans mal, car elle aussi s'impatiente contre ses états d'âme. Elle remplit deux gobelets d'eau fraîche, et se tourne vers Janos qui a trouvé à s'asseoir sur une pile de couvertures non loin de la petite table. Tous les petits mots gentils qu'il distille dans ses propos la conforte dans sa décision, même si sa raison proteste, son coeur, lui, virevolte, avide de cette tendresse, malgré sa crainte de se faire broyer encore une fois. Elle tente une explication franche, sans détour, sans quitter du regard son interlocuteur :

- Tu sais, Janos, je reste rarement plus d'une semaine dans le Désert et cette petite tente me convient tout à fait. Je ne suis pas exigeante, je n'ai pas besoin de plus, pour si peu de temps ... D'autant que personne n'y entre habituellement. Malgré que je sois partie quelques mois de chez eux, ou peut-être à cause de cela, mes parents sont très protecteurs, trop ... Ici, loin d'eux, j'essaie de redevenir moi-même sans pression, sans regards apitoyés, sans explications à donner. Je suis libre d'étudier les plantes, de les récolter sans subir de reproches. C'est dans son antre que le grand fauve que je suis, panse ses blessures et se ressource ! N'aie crainte, je n'ai encore dévoré personne, malgré mes sautes d'humeur ! Enfin il y a un début à tout je suppose ... ajoute-elle avec un sourire malicieux, tendant son verre à Janos.

Debout devant lui, elle sirote quelques gorgées d'eau, avant de reposer son gobelet sur la table. Elle n'a pas vraiment soif, juste besoin de se donner une contenance. Elle redresse quelques coussins que le netfix a fait tomber et passe devant le jeune homme pour rejoindre un siège, mais deux bras l'encerclent et l'attirent l'air de rien. Surprise, elle fait face à son geôlier et se laisse entraîner, croisant le regard flavescent dans lequel le soleil semble s'être attardé tant il brille. Bien sûr elle pourrait se dégager de cette douce étreinte, d'ailleurs, même si elle peut lire la détermination dans les yeux d'or, elle devine qu'elle a le choix. Et son choix, elle l'a déjà fait en l'invitant à entrer dans sa tente, elle l'a fait en le laissant glisser ses mains sur sa peau, alors qu'ils chevauchaient son draoma, elle l'a fait en l'autorisant à utiliser des mots tendres. Même si elle est effrayée par l'intensité de cette attirance inattendue, elle veut tenter l'expérience, tant pis pour les conséquences. Le coeur battant la chamade, il lui est impossible de se dégager de l'emprise des prunelles dorées tout comme de celle des bras audacieux. Et elle n'en a pas envie, alors elle rassemble les lambeaux de son courage, et pour une fois écoute son corps plutôt que sa tête ...

- Tu as raison, Janos, je me tourmente et te tourmente pour rien ... Je me déteste de tergiverser ainsi ... laisse-t-elle échapper dans un souffle. Sans briser le fil de leurs regards, elle prend place sur les genoux du scientifique, dont les bras se resserrent autour d'elle. Une infime hésitation plus tard, elle prend le visage hâlé entre ses mains, à son tour de prendre l'initiative  :
- Je ne sais pas où tout cela va nous mener, mon petit soleil, et je ne veux pas y réfléchir ... Mais ne me fais pas souffrir, c'est tout ce que je te demande ... murmure-t-elle avant de déposer un baiser léger sur les lèvres du jeune homme. Puis elle se recule légèrement, et replonge dans les yeux dorés, qu'elle trouve si captivants. "Mon petit soleil". C'est venu tout naturellement dans sa bouche, sûrement à cause de ses prunelles pareilles à deux petits soleils rieurs. Elle enroule ses bras autour du cou de Janos, et se coule dans cette étreinte douce, confortable, enivrante. Elle frémit en se pressant contre ce corps d'homme. Plaisir, désir, tendresse se conjuguent indéfiniment. Et à défaut de mots encore trop forts, trop réels, elle laisse parler son corps, son coeur.


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Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 12 Mai 2014 - 10:22

Un baiser, voilà ce à quoi il aspirait en happant la belle par la taille et en l'attirant tout contre lui. Rien de plus, à priori, qu'un simple baiser, car réclamer davantage lui paraissant enfreindre leurs règles, ces règles fixées tout au début de leur aventure sentimentale, ces règles sensées les protéger du qu'en dira t-on général, et, surtout, ces règles destinées à donner le temps à Ylaria d'envisager posément une nouvelle relation, cette fois-ci durable et épanouie. Une relation qui lui permettra de se débarrasser du trop lourd fardeau des déceptions et des railleries occasionnées par sa rupture avec le chamane Malhek. Quel pignouf, celui-là, d'avoir laisser filer une aussi jolie perle que la brunette. Mais il a eu bien raison de se consacrer uniquement à la gloire de Ruyn, non ? Ce n'est pas Janos qui lui en fera le reproche.

Et ce baiser que le bougre attendait tant, aussi impatiemment que l'aveugle guette en vain la lumière, ou que le sourd est à l'affût d'un hypothétique chant d'oiseaux, le voilà. Doux et léger, un peu trop peut-être, car l'Aventurier l'imaginait voluptueux et flamboyant, mais il est cependant si exquis et si réjouissant que, bien-sûr, le jeune scientifique ne s'en satisfait pas. Il en veut davantage. S'il a écouté attentivement Ylaria lui dévoiler son âme et ses conflits intérieurs, une part de lui-même n'a pas cessé de bâtir des plans sur la comète. S'il a souri lorsque la mignonne l'a rebaptisé « son petit soleil », s'il a deviné que ses yeux d'or au fond desquels se mire la charmante enfant en sont la cause, son esprit galope et ambitionne mille autres baisers, escortés de mille galipettes aussi torrides et somptueuses que ce soleil de plomb engourdissant le désert de Korrul.

Et lorsque la superbe brune lui fait part de ses craintes, il se veut convaincant, accompagnant ses propos d'une caresse discrète dans le creux de ses reins, car la belle s'est enfin réfugiée dans ses bras.
- Mais non, mon cœur, que vas-tu imaginer là ? Jamais je ne te ferai souffrir, je t'en fais le serment ! Vas-tu me faire confiance, saperlipopette ! ... ajoute t-il en souriant, charmeur et un brin farfelu, bien décidé à triompher une bonne fois pour toutes de ce sentiment d'anxiété qui s'incruste dans l'esprit d'Ylaria.
- Laisse-toi donc aller, ma douce amie. Cesse de me considérer comme un vil suborneur qui ne désire que s'amuser à tes dépens. J'ai mille défauts, certes, mais pas celui-là ! Je tiens vraiment beaucoup à toi, ma chérie. Profitons donc de cet instant d'intimité, avant que ta servante ne vienne nous chercher pour le repas du soir ... poursuit-il en resserrant la pression de ses mains sur les hanches fines de la gracieuse fleur de Korrul.

Et le jeune scientifique donne enfin libre cours à ses pulsions, à sa voracité, à ses démonstrations d'affection. La tendre reddition que lui offre la charmante brunette en se pendant à son cou l'encourage à se montrer plus audacieux. Lentement, il l'enlace, il l'emprisonne, ou plutôt non, il répond à l'étreinte ébauchée par Ylaria, qui semble enfin résolue à vaincre ses vieux démons et à ne plus tergiverser. Et quoi de mieux que les couvertures et les coussins empilés sous ses fesses pour accueillir leurs premiers ébats ? Rien du tout ! Janos se laisse donc crouler sur cette couchette bougrement opportune en y entraînant la mignonne, qu'il n'a pas lâchée d'un pouce. Les courbes avantageuses de la brune viennent s'incruster à sa grande carcasse, et l'Aventurier la serre à l'étouffer, tout en cherchant ses lèvres, tandis que sa main se met en quête d'un chemin pour atteindre sa peau nue, sous sa tunique légère. Car non, il ne rêve pas, la voluptueuse fille de Korrul semble enfin accepter de se donner à lui sans arrières-pensées. Par Ruyn, la nuit s'annonce grandiose, car, bien entendu, il viendra la retrouver en cachette dès que la lune amorcera sa lente randonnée aux confins des ténèbres.
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On m'appelle Ylaria Desnolancès


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Posté dans Re: So fahr away.    - Sam 28 Juin 2014 - 9:38

Rassurée, libérée de ses craintes, de ses doutes, Ylaria se laisse aller à aimer sans réserves cet homme étrange qui perturbe délicieusement sa vie depuis leur première rencontre. Son premier baiser en entraîne d'autres plus sensuels, plus passionnés aussi. Et même renversants, puisqu'ils ont lentement basculé sur les couvertures et coussins sur lesquels Janos s'était assis. Il avait tout prévu le bougre, ou bien il cède simplement à son désir pour elle. Mais peu importe, la Dévouée se refuse à réfléchir, à discuter. Non, elle est emportée, elle aussi, dans le maelstrom de ses émotions, comme la feuille qui glisse à la surface d'un torrent, trajectoire imprévisible et mouvementée. Plus de mots, la jeune femme est surprise de voir combien leurs corps s'épousent à la perfection alors qu'ils se découvrent à peine, elle doit s'avouer que ce savoureux contact avec un homme lui avait terriblement manqué. Mais si Malhek se montrait hésitant, maladroit, Janos est son parfait contraire, ses mains savent ce qu'elles veulent, ce qu'elles cherchent, se frayant un chemin sous sa tunique, vers sa peau frémissante, avide de leurs caresses. Ses lèvres emprisonnent les siennes avec une délicatesse fiévreuse, impatiente. Les doigts d'Ylaria cherchent aussi la chaleur de la peau dorée de Janos, ils s'insinuent dans le col de sa chemise, cernent une épaule, s'infiltrent sous la masse de cheveux aussi noirs qu'une nuit sans étoiles, gambadent sur chaque centimètre carré de derme qu'ils dénudent avec empressement. Comme un lever de soleil sur le Désert, le désir s'épanouit en elle, embrasant son ventre, ses reins d'une incandescence ardente.

Et tout s'efface, tout disparaît, il ne reste que deux amoureux qui s'embrassent à perdre haleine, qui se caressent à tâtons sous les vêtements, barrières encombrantes. Tirant fébrilement sur l'encolure pour défaire un bouton supplémentaire de la chemise du naturaliste, la Dévouée se montre un peu trop brusque, et deux petits disques de nacre jaillissent soudain entre eux, stoppant net son élan. Elle affiche un sourire gêné, alors que ses yeux croisent les iris dorés qui la dévisagent, un rien moqueurs. Elle rit doucement :

- Décidément tes chemises n'ont guère de chance, quand elles tombent entre mes mes mains, mon pauvre chéri, dit-elle en songeant à l'incident de tout à l'heure, près de la rivière. Mais ne t'inquiète pas, je te réparerai ça, après le dîner. Peut-être vaudrait-il mieux que tu la retires avant que je ne cause plus de dommages ... demande-t-elle d'une voix hésitante en se dégageant légèrement sur le côté pour se laisser de l'espace, sans le quitter du regard. De sa main libre, elle défait les boutons, les uns après les autres avec ménagement. Elle a eu tout le temps d'admirer ses muscles vigoureux alors qu'il sortait de l'eau. Maintenant elle veut les dessiner, les sentir frémir sous ses doigts, sous ses lèvres. Elle veut se blottir peau contre peau, éprouver sa chaleur, sa douceur ... Le  dernier ne lui résiste pas longtemps, elle écarte les deux pans de tissu, et pose ses mains sur son torse, laissant courir ses doigts sur le derme tiède ...

Soudain au loin résonne une cloche qui déchire de son écho cristallin, le cocon de sensualité que Janos avait patiemment tissé autour d'eux. Armée d'une torche, Solys arpente le camp, et prévient que le dîner est prêt. Un instant déroutée, Ylaria reste alanguie, les yeux perdus dans ceux du scientifique à demi dévêtu, avant de lui sourire largement. Sans hésiter, elle se blottit contre lui pour un dernier long, très long baiser qui les laisse à bout de souffle, tandis que la cloche se rapproche. Puis elle se relève prestement pour arranger sa tenue :

- Je crois qu'il est temps de passer à table, mon chéri. Solys arrive par ici avec sa clochette, elle en avait assez de crier dans le Désert, maintenant je ne peux plus dire que je ne l'ai pas entendue ...
Elle s'approche de l'aventurier débraillé et referme sa chemise, en le regardant par intermittence. Elle est déçue, frustrée, bouleversée par l'intensité de ses émotions. Cette sensualité débridée, c'est si différent, si ardent ... Elle se sentirait presque gênée, si voir Janos là, debout devant elle, n'avait pas l'air si naturel, si normal ...
- Mais ... Mais nous n'avons pas terminé ... ce ... cette ... conversation, je ... Oh et puis au diable les faux semblants ! J'en ai assez ! J'ai adoré ce moment Janos, je regrette que Solys nous ait interrompus. Vraiment !

Puis saisissant la main de son invité, Ylaria l'entraîne vers la table dressée à leur intention par sa suivante. La nuit a déployé ses ailes obscures constellées d'étoiles, ça et là les jumeaux ont allumé quelques lanternes, jalonnant ainsi les différents "quartiers" du campement. Les hommes du naturaliste se sont attablés avec eux, et les discussions vont bon train. De temps à autres des rires éclatent dans la fraîcheur nocturne. Debout près de la table, la Dévouée sourit. Elle sourit en entendant la grande tablée, elle sourit en contemplant Janos, elle sourit à la vie ...


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Posté dans Re: So fahr away.    - Mar 1 Juil 2014 - 0:38


La peste soit de cette Solys ! La peste soit de cette clochette qui tintinnabule perfidement pour interrompre cette étreinte si exquise, et qui contraint Janos à récupérer les dix fieffés maraudeurs qui folâtraient impunément sous la tenue d'Ylaria, s'incrustaient à ses courbes les plus voluptueuses,  naviguaient sur sa peau réchauffée par toutes les flammes du soleil du désert. Trop tôt ! Trop vite ! Il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que l'Aventurier se mette vraiment en colère ! Il a horreur d'être dérangé, surtout en si agréable compagnie. Si sa brunette et cette servante n'étaient pas si proches, et apparemment si complices, sans doute aurait-il renvoyé cette importune à son fricot, à ses assiettes, en quelques phrases grinçantes, mais il préfère s'abstenir. C'est plus judicieux. Ce serait une erreur de semer la zizanie et de risquer de perdre ainsi ce qu'il a si chèrement gagné. Ylaria peut se montrer particulièrement explosive, Janos ne l'a pas oublié. Et leur amour est peut-être trop neuf pour résister à de nouvelles querelles.

D'ailleurs comment va réagir sa douce fleur des sables, elle qui s'abandonnait à lui avec fougue ? Elle qui avait enfin déposé les armes. Comment va t-elle se comporter en public, puisqu'il leur faut désormais affronter le regard des autres, même s'il ne s'agit que des membres de leurs escortes réciproques ? La mignonne s'énerve un brin, s'emmêle les pinceaux en aidant Janos à se rhabiller, parachevant le massacre de sa chemise en cherchant à le rendre plus présentable. L'irruption imminente de Solys la bouleverse et la désarçonne, c'est évident. Mais Ylaria se ressaisit, la brunette a du caractère, un long baiser rassure et réjouit le scientifique, un baiser que viennent ponctuer les propos, qu'au fond de lui, il désirait entendre. Terminé, l'anonymat. Au diable cette discrétion étouffante. Leur intimité peut enfin s'ouvrir au monde. La charmante fille de Korrul prend résolument la main de son prétendant, et ils sortent de la tente, sans laisser à la servante le loisir d'y pénétrer.

En trois pas, Ylaria et Janos traversent la nuit qui fige le campement, atténue le mugissement du bétail et la danse du vent, et ils rejoignent le halo lumineux que dessinent les lanternes, gigantesques lucioles un brin tremblotantes. Les deux équipes sont réunies autour de la table et des victuailles. Apparemment, elles ont sympathisé. C'est le lot des errants de profiter de la bonne humeur d'une tablée. Des regards étonnés se lèvent à l'approche du jeune couple. Les conversations s'interrompent. Un sourire naît sur les lèvres de Solys. La fine mouche avait tout compris. Pour lever d'hypothétiques doutes – car il en est parfois ainsi, certains ont du mal à croire ce que leurs yeux leur racontent – Janos pose un bras sur les épaules de la brunette. Voilà, tout est clair. Et ils s'assoient côte à côté, face aux jumeaux et à Jossuah. Ylaria est rayonnante, et Janos l'est aussi, un peu surpris que tout se soit finalement passé de manière aussi simple et naturelle. Il discerne un soupçon d'amusement dans le regard de Jossuah, son bras droit, qui lui souffle discrètement : Voilà donc la véritable raison du déménagement de notre camp ! Je me disais aussi ... ce à quoi l'Aventurier répond par un clin d’œil et par un verre levé dans sa direction.

Le repas se déroule joyeusement. Le jeune couple ne s'étend pas sur les circonstances de leur relation si inattendue, mais ne dissimule nullement son bonheur. Même s'il est un peu tiédasse, le vin pétille dans les verres. Penché vers les deux groupes réunis, tout en caressant la main d'Ylaria, Janos explique à chacun ce qu'il attend d'eux. Selon les renseignements qu'il a recueillis en préparant ce périple, diverses plantes aux propriétés rares et inestimables auraient proliféré aux alentours de l'oasis, jouissant de son climat humide et chaud. Ces essences particulières pourraient permettre l'élaboration de thérapeutiques novatrices, s'inspirant de recettes ancestrales qu'il a accumulées, et de celles dont dispose Ylaria. Le jeune scientifique énumère alors avec plus de précision les plantes qu'ils vont rechercher tous ensemble :
- les immenses lotus des sables, dont les vertus curatives sont célèbres et multiples ;
- les pitris, qui soignent les réflexes, les articulations et la mémoire ;
- la valeria, remède absolu contre les rides et les traces de vieillissement ;
- le khélus, qui pousse à l'abri des rochers, dans l'ombre la plus épaisse, et qui est connu pour ses propriétés apaisantes et euphorisantes, qui calment le stress et guérissent la dépression ;
- et, pour terminer, l'ora, ce champignon verdâtre dont le parfum savoureux servira à améliorer le goût des potions qu'ils créeront, s'ils dénichent tous ces éléments.

Habitué à diriger, Janos poursuit alors, après un rapide calcul :
- Nous sommes huit ! Nous allons nous scinder en quatre groupes de deux, pour nous répartir la tâche. Chacun des duos se réservera un des quatre points cardinaux. Ylaria et moi nous prendrons, par exemple, le sud, tout en demeurant aux frontières de l'oasis, ainsi que les chamanes le prescrivent. D'après mes notes c'est l'endroit où la flore est la plus dense, mais je ne crois pas que nous risquions de nous perdre. Cela dit, nous prendrons quand même une tente et des provisions pour quelques jours. On ne sait jamais. ... ajoute t-il en se disant qu'au fond, disparaître deux ou trois journées avec sa brunette serait une bien agréable aventure.
- Ça te convient, ma chérie ? Si personne ne voit rien à ajouter, je pense que nous pouvons tous aller nous coucher, il est déjà tard et nous partirons demain aux aurores ... ... conclut-il en observant successivement les mimiques de chacun des membres de l'équipe.

Discrètement, il serre un peu plus les doigts d'Ylaria, puis lui caresse furtivement l'intérieur de la main, tout en la dévisageant tendrement. Il a terriblement envie d'elle, mais il ne peut décemment pas s'installer dans sa tente au vu et au su de tout le monde. La mignonne a une réputation à préserver. Mais pas de doute, elle comprendra ainsi qu'il est pressé de la rejoindre. Et dès que le camp s'endormira, il sera là, tout contre elle.

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Posté dans Re: So fahr away.    - Mer 24 Sep 2014 - 9:53

En sortant de sa tente, Ylaria a résolument pris la main de Janos affichant sans ambiguité son bonheur. Si elle n'a guère de doute sur la façon dont son escorte prendra sa relation naissante avec le scientifique, elle craint un peu le regard des hommes qui accompagnent celui-ci. Une fois assise à la grande table dressée pour tout le monde, les sourires entendus et appréciateurs qui s'échangent discrètement, ou pas, la rassurent. Cette proximité entre le jeune couple de Cultivateurs et leurs domestiques ferait sûrement scandale en ville, mais dans le Désert, l'homme est si petit que se regrouper est naturel, et même recommandé pour sa survie. Et puis ce qui se passe dans le Désert ...

Dans une ambiance bon enfant, les plats simples, mais savoureux se succèdent, emplissant les estomacs, pendant que le vin délie les langues. Chacun raconte un bout de son histoire, afin de faire plus ample connaissance. Discrètement deux mains disparaissent sous la table, se caressent, se nouent, et se séparent à regret, car en chef d'expédition expérimenté, Janos en vient à détailler les différentes essences qu'il leur faut récolter. Le fait de regrouper les forces vives des deux expéditions va leur permettre d'être plus efficace, Ylaria en est tout à fait consciente et laisse le naturaliste planifier leur journée du lendemain, acquiesçant d'un sourire.

- Tu as tout dit, je pense, Janos, chaque groupe devra être prêt à bivouaquer pour une nuit ou deux, avec de l'eau et des vivres en conséquence. Mais tout le monde doit être rentré au camp dans trois jours au maximum. Ne prenez aucun risque inutile, d'accord ?
Chacun met la main à la pâte pour ranger, puis se dirige vers sa tente à la lumière vacillante des lanternes.
- Bonne nuit à tous ! s'écrie Ylaria qui espérait passer ensuite quelques instants seule avec Janos, mais après un sourire tendre et une pression sur ses doigts entrelacés aux siens, il s'éloigne dans le camp. Déçue, la jeune femme s'assied dos à la table désertée, les coudes sur les cuisses, elle prend sa tête dans ses mains. Elle n'a pas sommeil, les émotions de cette longue journée s'agitent en elle en un tourbillon sans fin. Elle meurt d'envie de rejoindre le naturaliste dans sa tente, de se blottir contre lui pour la nuit, de se laisser aimer, d'oublier le monde entre ses bras. Ne plus penser, ne plus craindre l'avenir. Revivre ...

La force troublante de ce désir qui enfle en elle comme une tempête, sidère la Dévouée, sa réputation pourrait en souffrir, si cet écart de conduite venait à se savoir, mais elle n'a plus guère de risque de se voir reprocher pire que de se faire éconduire par un Chamane. Et puis elle n'a plus quinze ans, elle n'est plus une petite fille. Elle entend bien mener sa vie de femme comme elle l'entend désormais. Forte de ses réflexions, elle se lève, et prend le chemin de sa tente, pour y attendre que les lanternes des autres campeurs s'éteignent une à une. Elle ira retrouver Janos ensuite. C'est décidé.

Sa lampe éteinte, les bottes négligemment jetées sur le sol, elle s'est assise en tailleur sur son lit, le dos contre un gros coussin, et elle ferme ses yeux d'ambre clair. Il y a bien longtemps qu'elle ne s'est adonné à ce passe-temps, car il n'y avait plus aucune rêverie à laquelle s'accrocher depuis ces derniers mois. Elle se laisse doucement dériver, se remémorant chaque instant de cette journée si fertile en rebondissements. Dans la douce pénombre, un sourire étire ses lèvres roses, pour nourrir les rêves, rien ne vaut la scène qui s'est déroulée ici même tout à l'heure. Elle en voudrait presque à Solys d'avoir interrompu ce tête-à-tête d'une sensualité ensorcelante. Il y en aura d'autres, beaucoup d'autres. Elle l'espère, elle le sait.  

Il ne reste plus qu'une lanterne allumée, celle de la tente de Janos. Elle sera son phare, son guide dans cette nuit constellée d'étoiles, tout comme les yeux d'or de la Dévouée. Elle enfile ses bottes, vérifie coquettement sa tenue et ses cheveux dans son miroir. Sa tenue est celle d'une aventurière, mais peu importe, elle se sent belle, désirable. Impatiente ...
Elle se lance dans une nouvelle aventure, une nouvelle vie, et sort de sa tente d'un pas décidé. Quelques dizaines de mètres la séparent encore du naturaliste, sa lumière s'éteint, mais rien ne saurait la détourner de sa route ....


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Posté dans Re: So fahr away.    - Jeu 25 Sep 2014 - 12:40


L'emploi du temps du lendemain est rapidement établi. Chacun a reçu son lot de consignes, et les différents groupes se constituent, en fonction des affinités ou d'une volonté réciproque de mieux se connaître. En fait, Janos ne s'en préoccupe guère, seul le duo qu'il va composer avec Ylaria compte à ses yeux, et il a hâte d'y être. Et pas uniquement pour la flore ...

Après quelques sourires, quelques bonsoirs, les deux équipes se scindent. Chacun réintègre sa toile. Il est tard, très tard, la nuit est dense, et dense aussi la danse des étoiles dans un ciel immuable. Avant de se glisser dans sa tanière, Jossuah se fend d'un joyeux « Bonne nuit, patron », à l'intention de Janos, et son sourire éclatant, ainsi que la lueur narquoise qui illumine ses yeux, dévoilent qu'il a tout saisi du tendre complot, des douces retrouvailles qui se préparent. L'Aventurier hausse les épaules, un brin contrarié, même s'il sait qu'il peut compter sur la discrétion de son bras droit.

A présent, attendre, assis sur sa couche. Laisser s'écouler le temps, comme un sablier géant. Poireauter durant un délai raisonnable, un délai qui devrait permettre à tous les membres de l'expédition de trouver le sommeil après cette longue soirée et ce repas animé et copieux. Et Janos l’orgueilleux matamore, l'intrépide bourlingueur, se met soudain à douter. Pour deux raisons. A t-il été suffisamment clair ? Pris au dépourvu par l'irruption de Solys, il n'a pas eu l'occasion d'exprimer sans détour son intention de rejoindre Ylaria. Il lui a tenu la main durant tout le repas, lui a caressé les doigts, la paume, mais ce message était-il suffisamment limpide ? N'a t-elle pas été décontenancée par son départ, alors que quelques heures auparavant il l'aurait dévorée de baisers ? C'est là le second souci de Janos. Absorbé par ses multiples occupations professionnelles, il n'a plus vécu de liaison sérieuse depuis une éternité. D'ailleurs, à dire vrai, il a peu aimé jusqu'alors. Peu de femmes ont partagé son lit. Et on a beau dire et répéter que l'amour ce n'est pas plus compliqué qu'une charmante ballade à dos de draoma, qu'on n'oublie jamais les gestes que dictent la tendresse et la passion, le jeune scientifique se demande soudain s'il sera à la hauteur de ses espérances et de celles que nourrit sans doute la douce fleur des Desnolances. Dans la tente d'Ylaria, leurs effusions lui paraissaient naturelles, instinctives, irraisonnées, ils ignoraient tous deux jusqu'où leur affection réciproque les mènerait, mais à présent il s'agit d'un rendez-vous, d'un engagement, d'un acte d'amour prémédité, et c'est très différent de la pulsion incontrôlable qui les a réunis avant que Solys ne surgisse avec sa fichue clochette. Bref, la nuance est de taille et perturbe le dernier des Leawen.

Un brin timoré, hésitant, le zoologiste se redresse et glisse le museau hors de la tente. Le silence règne en maître. Seul un fahr se lamente et parle aux étoiles. Un vent léger décoiffe la dune qui s'éparpille et distille son ocre noire. Les lumières des tentes s'éteignent une à une. Les ténèbres s'épaississent et enveloppent tout l'espace, tout le campement. Le sort en est jeté. C'est l'heure. D'ailleurs l'impatience le gagne, souveraine, toute-puissante. Tout ira bien. Mais non il n'est pas inquiet ! Quelle drôle d'idée ...

D'un souffle, Janos éteint son falot tremblotant et quitte son abri. Ombre parmi les ombres. Zut, il n'a même pas pensé à se recoiffer ni à se changer ! Trop tard. Le voilà serpent, s'insinuant silencieusement entre tentes et rochers. Le fahr a interrompu son aubade nocturne. Combien faudra t-il de temps à Janos pour rejoindre sa belle ? Il y a quoi ? Deux cent mètres. Trois minutes, pas plus. Il n'y a aucun risque de faire une mauvaise rencontre. L'oasis dort profondément.

Oups ! Le bel optimisme du jeune homme s'effrite soudain : la nuit accouche tout-à-coup d'une succession de pas légers qui viennent dans sa direction ! Le sable crisse. Une silhouette indistincte se dessine sous le halo pâle de la lune. Bon. C'est sans doute un de ses hommes qui a pris l'initiative d'une ronde. A moins qu'un de ces chenapans n'aille rejoindre Solys pour y roucouler dans sa couche ! Ce serait trop drôle ! Janos n'y aurait vu que du feu, tant il était fasciné, hypnotisé par son adorable brunette aux yeux remplis de pépites d'or. L'Aventurier se décide en un éclair. Il n'a pas envie d'être vu. Surtout pour la crédibilité, la respectabilité de sa jolie bien-aimée. Car, bien évidemment, sa destination ne sera un mystère pour personne. Hop, il s'accroupit, cherchant à se couler discrètement derrière une tente, mais, dans l'obscurité, il se prend les pieds dans les tendeurs fixant solidement la toile et s'étale aux pieds de l'inconnu, le nez dans le sable. Jolis pieds d'ailleurs, ou plutôt, jolies bottes. Mais il les reconnaît directement, ces bottes, et il lève aussitôt les yeux vers leur propriétaire.
- Ylaria, ma chérie ! C'est toi ? ... interroge t-il, un peu confus, et plutôt surpris. Inutile de préciser que Janos n'avait pas imaginé que leur rendez-vous secret débuterait de cette manière. Ni que les tentes voisines s'illumineraient comme autant de lucioles dans la nuit.

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Posté dans Re: So fahr away.    - Ven 31 Oct 2014 - 9:15

Concentrée sur son objectif, sur cette visite surprise, qui elle l'espère sera bien accueillie, Ylaria avance d'un bon pas, guidée par les rayons argentés de la pleine lune. Rien ne saurait la détourner de sa route ! Non, rien ... Sauf cette silhouette qui vient misérablement s'échouer juste devant elle, dans un nuage de sable fin dont les grains scintillent dans la clarté sélénienne. Effrayée autant que surprise, la Dévouée réalise avec soulagement que c'est Janos qui vient de tomber à ses pieds. Un fugitif sourire étire ses lèvres corail en songeant qu'elle n'en espérait pas tant ! Mais d'où sort-il ? Elle était pourtant persuadée qu'il était dans sa tente. Aurait-il décidé de la surprendre lui aussi, et de lui rendre une visite nocturne ?

- Janos ? Mais ... Mais que fais-tu le nez dans le sable ? Tu ne t'es pas fait mal ? murmure-t-elle en même temps que le scientifique. Puis elle se penche vers lui pour l'aider à se relever, car tout autour d'eux dans les tentes, les lanternes se sont rallumées. Vite ! Il faut sauver les apparences. Et connaissant le caractère fier et fougueux du scientifique, elle se doit d'être inventive :

- Vite, lève-toi, je t'en prie, tu m'as fait une de ces peurs ! lui dit-elle tout bas, en époussetant le sable accroché aux vêtements du jeune homme. Puis en prenant son bras, comme si de rien n'était, elle reprend plus fort à l'intention de Jossuah, de Solys et d'Aidan qui viennent de passer leur tête à l'extérieur de leur tente, et des autres membres de leur équipe réveillés par le bruit.

- Que je suis maladroite ! Je suis désolée, j'ai réussi à mettre tout le monde en alerte ! Ce n'est rien, j'ai trébuché sur l'une des cordes de tension. Allez, au lit tout le monde ! Janos et moi terminons notre ronde. Plus silencieusement, promis ! Bonne nuit ! Et encore toutes mes excuses !
Enfin elle entraîne le naturaliste plus loin, à l'abri des oreilles et des regards indiscrets, en direction de sa tente. Tant pis pour les rumeurs et les bavardages. De toute façon, rien que cette promenade nocturne et romantique déchaînera les discussions de leurs accompagnateurs. De Solys et des jumeaux, elle sait qu'elle n'a rien à craindre, tout comme Janos est sûr de la discrétion de ses hommes. Si discussions il y a, elles resteront dans le cercle de ce campement. Dans le Désert.

- Alors monsieur le naturaliste, vas-tu m'expliquer ce que tu faisais à te cacher entre les tentes ? Ou dois-je deviner toute seule ? commence-t-elle, taquinant gentiment le jeune homme. À quelques pas de sa maison de toile, toujours pendue à son bras, elle s'arrête et lui fait face, toute proche. Si proche, que leurs corps se frôlent, qu'elle n'aurait qu'à se mettre sur la pointe des pieds pour embrasser cette bouche sensuelle. Mais si l'envie est bien présente, sinuant de son coeur à son ventre en une danse joyeuse, l'attente n'en n'est que plus savoureuse. Ylaria fixe Janos, se brûlant irrémédiablement à ses prunelles ensoleillées dans lesquelles se reflètent la lune. Or et argent mêlés. Trop tard pour reculer. Trop tard pour retourner se terrer dans sa vie de regrets et de tristesse.

- Faisais-tu ta promenade du soir ou bien avais-tu besoin de marcher pour digérer notre repas ? Avais-tu entrepris une ronde pour t'assurer que tout le camp était endormi ? ...  Ou avons-nous eu la même idée, la même pulsion ? murmure-t-elle, afin de ne pas troubler le silence infini du Désert.
- Je dois t'avouer que j'aurais été très déçue de trouver ta tente déserte, d'un autre côté, j'aurais aimé voir ta tête en découvrant que je n'étais pas dans la mienne ! ajoute-t-elle avec un grand sourire. Sourire qui se fait timide alors que le désir enflamme ses joues. Et la nuit se fait sa complice, jouant avec les ombres, dissimulant ainsi son trouble. Osera-t-elle ? Ses yeux d'ambre clair glissent sur les lèvres masculines, s'y posent un instant avant de se souder au regard doré. Elle se hisse lentement à la hauteur du visage de Janos et l'embrasse timidement une première fois, puis elle recommence se laissant porter par la magie de l'instant, par son amour naissant, et par ce désir si fou qui la taraude depuis leur intermède sensuel de la fin d'après-midi. Ses bras s'enroulent autour du cou du jeune homme, son corps se presse contre le sien. Ylaria s'abandonne enfin au plaisir d'aimer ...


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Posté dans Re: So fahr away.    - Lun 3 Nov 2014 - 8:05


C'est sidérant comme le moindre bruit suffit à perturber la sérénité absolue, la quiétude harmonieuse du désert. Pas de demi-mesure, non, celui-ci parait s'éveiller tout entier. Les fahrs s'ébrouent dans l'enclos, les draomas entament une complainte à la lune et aux étoiles, les toiles des tentes clapotent, et leurs embrasures se garnissent vivement de visages étonnés, bref, l'attaque soudaine d'une horde de forbans du désert ne provoquerait pas plus d'animation que la pirouette de l'Aventurier et les quelques mots qu'il échange ensuite avec Ylaria.

Janos est un brin penaud, et c'est peu dire. Sans doute rira t-il dans quelques jours de cette situation pour le moins abracadabrante, mais pas ce soir, sûrement pas. Son orgueil vient d'encaisser une jolie paire de gifles. Par bonheur, la douce fleur des Desnolancès ne s'affole pas. Elle s'accommode avec aisance à la singularité de l'épisode. La mignonne a du sang froid, elle l'avait déjà prouvé à l'occasion de leur rencontre dans les dunes. Après avoir épousseté rapidement les vêtements de Janos, la voici qui improvise pour son public sa propre version de l'incident, de manière à ce que personne ne s'interroge quant aux raisons de leur présence à quelques dizaines de mètres de la tente du scientifique. A t-elle réussi dans cette entreprise ? C'est peu probable, assurément, mais aucun membre de l'équipe ne se risque à esquisser le moindre sourire malicieux, ne désirant nullement contrarier la jeune femme ou irriter le jeune homme. Dès lors, l'honneur est sauf, du moins en apparence, et la prétendue ronde peut se poursuivre alors que les visages disparaissent dans la pénombre des toiles et que les lumières s'éteignent en chœur.

Le silence renaît à la vie, se posant sur le campement comme un voile lourd et opaque. Comme s'il ne s'était rien passé du tout, à part un rêve, peut-être. Les tourtereaux font quelques pas dans le sable et les cailloux. Ceux de Janos sont précautionneux : pas question de s'emberlificoter les guibolles une seconde fois dans les ficelles et les tendeurs. Ylaria le taquine, accrochée à son bras. L'Aventurier lui répond sur le même ton, léger, enjoué mais discret.
- En fait, ma chérie, je me disais bien que tu n'avais peut-être pas compris mon message. La pression de ma main sur la tienne, lorsque nous étions attablés, c'était pour te faire une proposition malhonnête, pas pour te réclamer un supplément de légumes ou un rab de brochettes ! Alors je venais tout simplement vérifier que tu es aussi malicieuse et perspicace que tu en as l'air. Sinon eh bien, la prochaine fois, je te demanderai devant tout le monde si tu acceptes de partager ma couchette ! Ou bien je t'emporterai sous mon bras et je te ferai taire à coups de baisers si tu tentes de me résister !

Il sourit. A présent que le camp s'est rendormi, et que la belle Ylaria s'est blottie contre lui, l'impatience, le désir, le rattrapent, telle une marée que rien ne contient. C'est bien joli de ne pas vouloir brûler les étapes, de s'appliquer à rester raisonnable, mais, infailliblement, les intentions les plus respectables se diluent quand le corps et le cœur prennent le pouvoir.

- Ce que j'aurais fait si je ne t'avais pas retrouvée ? ... répète t-il, l’œil gentiment taquin. J'aurais sillonné tout le campement en hurlant ton nom, jusqu'à ce que nos équipes me fassent taire, ou bien jusqu'à ce que tu réapparaisses ! Mais bon, ce n'est pas le cas, heureusement, et à présent tu es en mon pouvoir, mon aimée. dit-il en s'arrêtant à trois pas de sa tente, dressée à l'écart des autres. Car je ne pense pas que tu sois venue me parler de zoologie ou de botanique, ou alors c'est que je me trompe vraiment du tout au tout. N'est-ce pas, ma toute belle ? ... demande t-il en plongeant son regard au fond des yeux dorés d'Ylaria, comme s'il y cherchait une confirmation à ses conjectures.

Et, effectivement, le bougre n'a pas tort. C'est le même appétit de tendresse, la même passion que celle qu'il ressent, qui a guidé jusque là les pas de la somptueuse Korrulienne. Elle ne cherche pas à échapper à son étreinte, non, au contraire, elle la provoque, elle la suscite. Elle prend l'initiative. Un peu craintivement tout d'abord, certes, mais la mignonne s'enhardit au contact des lèvres de Janos. Elle l'étreint, se love contre lui, et leur baiser n'a pas de fin. Ou, s'il en a une, c'est pour mieux céder la place au suivant.
- Viens, mon amour ... lui dit-il au bout d'un moment d'une rare tendresse, ne lui laissant d'ailleurs guère le choix, car il l'emporte résolument vers sa tente, si fougueusement que les pieds de la belle touchent à peine le sol.

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