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Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.

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Posté dans Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Lun 22 Avr 2013 - 14:53

~ Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin



Quel plan de désespérés, vraiment. Un mariage de convenance déguisé en mariage d'amour, pour justement échappé à un mariage arrangé. Beaucoup de mariage tout ça et peu d'amour. Mais pour une jeune fille il valait sûrement mieux épouser un ancien ami plutôt qu'un quinquagénaire aux aisselles pas très fraîches. C'est pourquoi Delian se présentait devant la demeure des Gotruscos.

Cette situation lui faisait vraiment penser à certaines histoires qu'il lisait à sa cousine Galäh quand elle ne savait encore déchiffrer que son nom écris en lettres capitales. C'était exactement le même schéma dans les trois quart de ces contes. Une princesse enfermée dans une tour par une méchante belle-mère ou des parents trop protecteurs et effrayés, l'empêchant de vivre. Une effrayante créature en gardait presque toujours l'entrée et l'empêchait de s'enfuir à la recherche du grand amour. Et un beau jour celui-ci débarquait d'on ne saioù et terrasse tous les obstacles pour la belle. Puis il l'emmène loin de sa prison et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant. Fin.
Si on replace les élément actuels comme il le faut cela donnerait quelque chose dans le genre: Delian était le sauveur venant délivrer la princesse Venycia, fille du chef de famille Gotruscos, emprisonnée dans sa propre maison à cause de la honte de ses parents et l'affreux dragon était un vieux prétendant aux relents de souffre. Cependant, quelques éléments venaient brisait ce parfait tableau romantique. Le blondinet était aussi amoureux qu'elle l'était de lui. Autant dire, pas du tout. Et si elle était enfermée dans sa chambre depuis plusieurs semaines c'étaient à cause de loisir peu... protocolaire. Pour faire simple, disons qu'elle appréciait le contact physique de plus ou moins qui le lui offrait... ou lui achetait. Alors ses parents ont décidés de la marier à qui voudra dans l'espoir d'endiguer ses vigueurs. Mais pas questions pour elle d'épouser n'importe quel homme assez désespérés pour vouloir d'une ''impure'' comme elle se qualifiait. Et pas question pour Delian de laisser la petite Venycia remplissant à peine ses robes aux bras d'un vieux vicieux qui ne la rendrait jamais heureuse. Alors il avait enfilé son costume de super chevalier pour voler à la rescousse de la jeune fille qu'il n'avait pas revu depuis plus de cinq ans.

Vêtu d'un beau veston brun finement brodé d'or, d'une chemise de coton léger avec son javeau de dentelles , d'une culotte brune terminée de bas blancs et de chères sandales à boucles il avait tout d'un prince. Et la longue veste crème qu'il tenait sur son épaule attestait bien de la fortune qu'il pouvait mettre dans un simple habillement. Argument de masse pour sauver la main de son amie. La réputation familiale aidant également, il ne se faisait pas trop de soucis quand à l'accord des parents Gotruscos. Et puis, ne les avaient-ils pas presque promis l'un à l'autre étant enfant ? Alors pourquoi le blond avait-il un si gros poids sur la poitrine ? Avait-il peur ? Peur de quoi ? Pas d'Ekotr et Jinna. Il les connaissait bien et savait leur parler. Non. A vrai dire, il se sentait mal à l'aise car il n'était pas retourné à la demeure des Gotruscos depuis le départ de son ami, il y a de cela douze ans. Et retrouver le grand bâtiment en U faisait remonter de nombreux souvenirs d'enfance.

Il se revoyait courir sur la pelouse, poursuivi par Thélador, riant et criant, sous les regards bien veillant de leurs mères. A côté d'elles, perdus dans l’infinie des couches de velours, sois et cotons de leurs jupons et écrasées sous leurs immenses chapeaux garnis, trois fillettes s'amusaient avec des belles poupées de porcelaines, finement dessinées, offertes par les Davils, fervent amateurs de beauté. Deux blondes presque identiques, les sœurs Cleo et Galäh Davil, riaient de concert, imitées par une petite rousse. Venycia, à cinq ans tout juste. Il se souvenait de tout, dans les moindres détails, son esprit scientifique retenant chaque élément au fil des années. Il revoyait si clairement la scène qu'il aurait cru la voir se déroulait en ce moment même sous ses yeux. Une voix le sorti de sa nostalgie.

« Monsieur ? »

Un domestique qui le guidait jusqu'à la grande porte d'entrée venait de l’interpeller. Il le précédait de plusieurs mètre et semblait fort étonné de son arrêt prolongé. Delian chassa les fantômes de ses souvenirs d'une main et fis un pas vers son guide l’incitant à continuer.
Il le guida jusqu'au hall d'entrée. Il lui proposa d'attendre là pendant qu'il allait chercher ses maîtres. Le moment fatidique arrivait. Étrangement, Delian était maintenant aussi anxieux que si il allait vraiment faire demande de la mains de la fille qu'il aime à ses parents. Après tout, sa vie allait prendre un bien étrange tournant maintenant.
Pourquoi avait-il dit oui ? Pourquoi avait-il marqué ces trois petites lettre sur le parchemin de correspondance ? Ah ! Oui, c'est vrai. Delian avait beau avoir une sacrement grande bouche, il était aussi serviable et juste. Autant ses valeurs familiale que ses dernières années à la Milice lui avaient appris à toujours soutenir ses convictions et venir en aide à ceux qui nous sont proches. Alors il avait suivi le coup de l’euphorie. Maintenant il se demandait ce qu'il avait fait à Vama pour toujours réussir à se mettre dans des situations pareils.
De plus, il n'était pas si proche de Venycia. Il l'appréciait mais sans plus. Mais peut-être que ce mariage l'arrangeait au fond. Ses parents le tannaient pour qu'il se trouve une femme. Ils disaient que pour quelqu'un de sa classe social il était normal de prendre des engagements à son âge. Sauf qu'il avait déjà pris des engagements. De sacrés engagements. Auprès de la Milice. Pour les vingt années à venir. Des responsabilités pas vraiment compatible avec la vie de couple. Mais quelque part, laisser sa mère derrière lui sans même lui accorder cette faveur le faisait se sentir coupable. L'accumulation de sentiments contradictoires avait embrouillé son esprit et il avait accepté. Et maintenant que ses futures beaux parents passaient la porte il allait devoir en assumer les responsabilités.

« Dame et Sieur Gotruscos. Ravis de vous revoir. » les salua-t-il avec une révérence et un sourire des plus convenants.

~.~.~

Et voilà. Il ne pouvait plus revenir en arrière.
La main de Venycia lui avait été accordée avec joie. Et étonnement aussi. A croire que les parents de la jeune femme n'avait plus aucun espoir en un mariage convenable pour elle. Pauvre fille.

Le jeune Elior avait toqué à la porte de la chambre de sa sœur. Il avait bien grandi le petit héritier. Après tout, il avait treize an désormais. Il n'était plus un enfant. Plus tout à fait. Il l'invita à rentrer. Les yeux habitués à la pénombre des couloirs, Delian eût une grimace éblouie. La porte s'ouvrait sur une vaste et très lumineuse chambre de jeune fille. Toute décorée dans un camaïeu de blanc, gris et crème, elle était l'archétype de la chambre d'adolescente en fleur. Après la dureté et l'épuration des bâtiments militaire, Delian dût avouer que le contraste lui faisait tout drôle. Il ne put d'ailleurs retenir un rictus aussi amusé que moqueur.

Quelque part il s'y attendait. La pièce correspondait parfaitement à l'image qui lui restait de la petite Venycia à onze ans à peine, remplissant tout juste les robes de femmes que l'on s'entêtait à vouloir lui faire porter, ses boucles rousses entourant son petit minois tacheté. Il se souvenait de ses grand yeux marrons le dévisageant longuement alors qu'il lisait un livre. Il se rappelait aussi son amusement quand la jeune fille se rendait compte en rougissant qu'il lui rendait son regard par dessus son ouvrage, un sourcil relevé, franchement amusé. Elle retournait alors précipitamment aux occupations de son amie Cleo, la cousine de Delian. Ces deux là passaient beaucoup de temps ensemble. Elles prenaient le thé, s'apprêtaient de dix façon différentes dans l'heure, singeait les grands et prétendaient à de grands desseins futurs. Malgré ce comportement incroyablement maniérés et exaspérant sur les bords, le jeune homme était amusé de les voir faire. Il gardait des souvenirs agréables de ces après-midi paisible où il surveillait de loin les enfants, rendant service à sa cousine Lisbeth.

Et c'était cette même petite Venycia qu'il s'attendait à voir surgir tout sourire au milieu de la pièce. Son cœur rata un battement lorsqu'il revint à la réalité. Son regard se posa sur deux épaules d’albâtres, de soyeuses boucles caramels cascadant sur la peau nue. Une personne n'ayant rien à voir avec la petite fille de ses souvenirs se tenait dos à lui. Une femme. Indubitablement une femme. Plus de petite Venycia en vu. Mais une femme aux ravissantes épaules immaculées.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Mar 23 Avr 2013 - 2:24

Venycia était nerveuse, c'était peu de le dire. C'était le jour ! Le grand jour de ses fiançailles si attendues ! Certes, elle n'était pas amoureuse, mais c'était de loin le meilleur jour qu'elle ait eu depuis longtemps. Il marquait le début du retour à la liberté... Si toutefois ses parents acceptaient la demande de Delian.

La jeune fille était coupée de ce qui se passait en bas, et elle tournait dans sa chambre comme un animal en cage depuis son réveil. Elle avait déjà changé quatre fois de vêtements, et son lit semblait avoir doublé d'épaisseur avec toutes les robes qui le recouvraient. Venycia se planta devant son grand miroir en pied, celui entouré d'arabesques dorées. Cela ferait l'affaire. Sa tenue était une simple robe blanche à larges bretelles, coupée dans un tissus vaporeux, avec une taille empire qui soulignait sa poitrine menue mais joliment ronde. Le vêtement tombait jusqu'à ses chevilles, pour dévoiler ses pieds nus. Sur l'épais tapis qui recouvrait la plus grande partie de la pièce, elle n'en avait pas vraiment besoin.

La demoiselle étudia son reflet d'un oeil critique, en soupirant. Elle était en fait très belle, mais d'une beauté atypique, et les adolescentes ont parfois du mal à accepter de ne pas ressembler à leurs idéaux ; elle aurait préféré être grande, blonde, un peu matte, sans ces maudites taches de rousseur. Et elle était là, avec son mètre cinquante, ses cheveux foncés aux reflets flamboyants, avec une peau blanche comme le lait. Venycia tenait de sa mère, et les deux femmes faisaient un peu tache dans le tableau de famille au milieu de tous ces gens grands et blonds. Bah, elle ferait avec. Ce n'était pas comme si elle devait plaire à quelqu'un autrement que dans la théorie. Elle se maquilla si légèrement qu'elle semblait avoir le visage nu, comme une meilleure version d'elle-même, et retint ses cheveux par des épingles décorées de perles en laissant quelques mèches bouclées retomber autour de son visage. La jeune femme recula pour s'étudier de plus belle dans la psyché. Toute sa mise exprimait l'innocence, à part peut-être son décolleté qui montrait la naissance de ses seins entre lesquels se nichait un minuscule pendentif en forme de fleur stylisée. Elle ne le sentait plus elle-même, mais le creux de son cou et ses cheveux dégageaient une odeur que seul un parfum coûteux peut rendre, capiteux sans être étouffant. C'était une mise épurée, dépourvue de l'ostentation qui est l'apanage des nouveaux riches ; Venycia n'avait jamais manqué de rien, et cela se sentait dans la qualité de ce qu'elle portait sur elle. Elle était élégante, soignée, et exsudait la grâce comme une danseuse frêle et délicate. Et bien sûr, tout ce qu'elle-même voyait, c'était ces petites taches rousses sur son nez qui ne voulaient pas partir malgré tout les efforts qu'elle y mettait. Les femmes sont parfois empêchées de se voir telles qu'elles sont à cause de leur obsession sur des détails insignifiants.

Une fois qu'elle eut jugé son apparence personnelle convenable, elle regarda autour d'elle. C'était le désordre typique qui accompagne les préparations féminines pour de grands événements. De ses petites mains fébriles, elle entreprit de ranger, d'abord en replaçant les vêtements maintenant froissés dans son immense penderie, puis en refaisant le lit. Elle aurait pu appeler un domestique, mais elle ne le faisait plus que rarement ; il fallait bien s'occuper. Son lit était une horreur à refaire, avec ses quatre édredons blancs moelleux bordés de dentelle, la dizaine de coussins blancs brodés de fleurs grises et surtout, surtout, Merveille le fupin en peluche qui passait invariablement sa journée assis sur le lit, à la place d'honneur.

Une bonne demi-heure plus tard, lorsqu'elle eut remis en place tout ce qu'elle avait dérangé dans sa garde-robe et sur son vanity, elle était assise à son petit secrétaire, et elle écrivait dans son journal intime. Son écriture était fébrile et saccadée, c'était la dernière activité qu'elle avait trouvée après avoir tout rangé, épousseté, arrosé les quelques plantes qui égayaient l'endroit... Lorsque l'on frappa à la porte, elle sursauta si fort qu'elle barra toute une page d'un trait d'encre noir, et qu'elle fit tomber sa chaise en se levant précipitamment. Elle parvint tout juste à la redresser avant que ses visiteurs n'entrent.

Un léger rose gêné sur les joues, elle vit d'abord Elior entrer, et le garçon lui adressa le sourire à la fois moqueur et amical qu'il lui réservait depuis quelques temps. Le jeune héritier était déjà plus grand que Venycia, ce qui n'était pas vraiment difficile. Il était tout aussi pâle qu'elle, mais il était blond, de la même teinte que leur père, leur oncle et leur cousin. Le blond Gotruscos était vraiment un gène dominant. Elior lui fit une grimace signifiant « Faites comme si je n'étais pas là », et partit directement s'affaler sur un fauteuil plus isolé, celui qui faisait face à la harpe de Venycia. L'instrument était placé devant la plus grande fenêtre, qui donnait sur le parc, et l'unique fauteuil proche était là afin que leur mère puisse venir écouter la jeune femme jouer. Elle ne le faisait plus aussi souvent qu'avant.

Enfin, Venycia osa regarder qui entrait avec son frère. Delian était là, et regardait sa chambre avec un air moqueur. Allons bon, tout le monde la trouvait drôle. Mais elle passerait sur la vexation qui menaçait de monter en elle, car il était là. Il était là, et cela ne signifiait qu'une seule chose. Elle s'avança, et crut voir les yeux du jeune homme s'écarquiller quand il la regarda enfin elle plutôt que les tableaux fleuris sur les murs. Eh oui, elle avait changé, la petite. Mais lui aussi. Il était un peu plus grand que dans son souvenir, un peu plus large d'épaule que le garçon de dix-sept ans qu'elle avait vu la dernière fois. Honnêtement, il n'était vraiment pas mal, et elle savait maintenant pourquoi il avait été le premier garçon qu'elle avait regardé en rougissant.

Alors, elle fit quelque chose qu'elle, petite fille gâtée ne faisait pas souvent. Elle s'approcha, et leva des yeux étincelants vers lui, qui la surplombait d'une bonne vingtaine de centimètres.

« Merci. »

Et rien que dans ce mot et dans le sourire éblouissant qui l'accompagnait, on sentait toute l'étendue de sa reconnaissance. Ils ne s'aimaient pas, mais Delian venait de gagner un paquet de bons points auprès de sa future femme.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Mar 23 Avr 2013 - 13:06

La jeune femme se retourna. Cette fois il la reconnu. A ses grand yeux chocolats, son petit nez aux taches de rousseurs camouflés par de la poudre, ses boucles roux foncé encadrant son visage qui n'en paraissait que plus blanc. Elle avait changé, grandi, oui. Mais elle gardait toujours la même lueur dans le regard. Elle était toujours une enfant malgré tout. Malgré sa poitrine, malgré ses formes féminine, malgré son visage plus adulte. Elle était un femme-enfant. Et Delian ne put s'empêcher de revoir à travers elle, la petite fille qu'il avait quitté il y a de cela cinq ans. Pourtant elle avait changé. Tout comme lui.
Il avait un peu grandi encore, pris quelques centimètres. Il ne restait pas bien grand mais sa taille était désormais respectable. Ses épaules était devenus plus carrées malgré sont physique ne se prêtant pas à une musculature de titan. Ses bras aussi avaient gonflés. Son torse s'était un peu élargie, suffisamment pour désormais tendre son veston qui lui donnait jadis une apparence inconsistante. Il était devenu un peu plus viril. Comme quoi la Milice n'avait pas que des mauvais côtés niveau esthétique. Malgré les vêtements horriblement ternes, elle lui avait donné un corps plus masculin, laissant derrière une partie de son physique si androgyne. Les premières années de formations, entouré de tout ces gaillards baraqués, il se sentait vraiment petit. Mais il ne s'était démontait pas pour autant et à force d’entraînement il avait pris de la consistance. Et puis finalement, il a découvres qu'à défaut d'être puissant il était bien plus rapide et vif que la plupart de ces messieurs gros muscles. Et puis il trouvait son corps proportionné et n'enviait en rien les autres hommes. Ils avaient le corps, il avait la visage. Ils avaient la force, il avait la finesse. Ils en imposaient, il était classe. Et puis il voyait mal ses bouclettes si claires et son visage innocent s'assortir avec de gros bras. Chacun son charme après tout.

Venycia s'approcha de lui les yeux brillants de reconnaissance. D'une voix sincère elle prononça un petit merci accompagné d'un immense sourire ravis. Elle ressemblait à une enfant à qui on aurait offert la robe ou la poupée de ses rêves. Mais en plus fort. Pour peu il lui aurai tapoté la tête avec un sourire débile qu'on adresse généralement aux petits. Mais le soulagement sincère que le blond lisait dans les yeux de la fille lui fit chaud au cœur. Il se contenta donc de faire un pas en arrière et de lui répondra avec un petit sourire accompagné d'un profond hochement de tête.

« Mais c'est un plaisir. »

Son ton faussement noble et la lumière moqueuse dans son regard attestait du comique de la situation. Delian avait finis par transformer l'insensé de son sauvetage en une comédie qui l'amusait plus qu'autre chose. Le jeune homme avait du mal à trouver toutes ces manigances sérieuses, au final. Il savait qu'elles l'étaient et devait en assumer les conséquences. Mais c'était trop fou pour qu'il n'arrive pas à en rire.

Le jeune homme s'avança comme si il était chez lui. Il avisa un des beaux fauteuils qui faisaient face à la cheminé. Il jeta presque son beau manteau sur le dossier et tout en lança un nouveau regard à la chambre il défit les deux boutons de son veston et s’assit confortablement. Après tout, dans peu de temps tout ce qui était à elle serait à lui et vis versa.

Delian posa son regard sur la jolie jeune femme et l'invita à s’asseoir en face de lui. Oui ce n'était pas son rôle, mais il ne se formalisait de rien avec la petite Venycia. Après tout c'était elle qui lui avait demander de l'aide, alors il ne lui devait rien.

« Autant commencer tout de suite. » l'apostropha-t-il avec un petit sourire sympathique.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Mar 23 Avr 2013 - 23:45

Venycia reste quelques secondes plantée là pendant que Delian prenait ses aises, puis cligna des yeux comme si elle se réveillait. Oui, il valait mieux s'y mettre. Elle alla prendre un calepin et un joli stylo à plume doré sur son secrétaire. Elle avait enclanché le mode business, et ça se voyait dans un changement subtil de la manière dont elle se tenait, plus droite, l'air plus concentré. Veny était une Marchande, éduquée comme il se doit aux arts de la négociation. Elle doutait que celle-ci soit vraiment un âpre débat, mais elle était en position d'infériorité, et Delian pouvait bien avoir changé beaucoup depuis leur dernière rencontre. Il pouvait exiger d'elle à peu près n'importe quoi, et malgré son éternelle reconnaissance, elle restait naturellement méfiante.

Elle vint s'asseoir dans le fauteuil en face de celui de son très estimé fiancé, en repliant les jambes sous elle. Ce n'était pas une position très digne pour une jeune fille de sa condition, mais le siège était tellement moelleux et rembourré qu'elle ne touchait plus le sol que du bout du pied si elle s'asseyait jambes pendantes. Elle avait la nette impression que Delian la taquinait comme quand elle était petite, et vu le niveau de clairvoyance du jeune homme d'après ce qu'elle avait pu comprendre... Il valait mieux ne pas trop en rajouter dans le genre "je suis minuscule", sous peine de bientôt se voir demander si elle portait des couches. Elle secoua la tête d'un air navré pour se sortir de ses pensées. Il pouvait bien penser d'elle ce qu'il voulait, ce n'était pas comme si ça lui importait beaucoup.... Bon d'accord. Cela la vexait. Elle n'avait pas l'habitude de douter de ses charmes, notre petite nymphomane. Mais revenons à nos moutons.

"Allons-y."

La jeune fille posa son carnet sur l'accoudoir du fauteuil, dévissa le capuchon de son stylo et se prépara à prendre des notes.

"Il nous faut une version officielle. Pourquoi est-ce qu'on se marie ? Pourquoi maintenant et pas quand nos parents auraient aimé qu'on le fasse ?"

Elle posa le bout supérieur de son stylo sur ses lèvres d'un air songeur. Il fallait que ça tienne la route, et il fallait mettre ces questions-là de côté avant de s'attaquer à celle qui intéressaient le plus Venycia : quelle allait être la contrepartie ? Eh oui, Marchande un jour...

"Pour être logique, il faudrait qu'on dise qu'on s'aime. Pourquoi on s'aime ?"

Elior pouffa de rire dans son coin, mais un regard noir de sa grande soeur suffit à le persuader de se montrer plus discret. La dernière fois qu'il l'avait contrariée dans un moment critique, son savon personnel avait étrangement pris une douce odeur de bouse de borzinet quelques jours plus tard. Le jeune garçon se fit la réflexion que, si Delian devait épouser sa soeur, pour de vrai ou pas, il devrait peut-être le mettre en garde sur certaines choses.

"Il faut qu'on soit au point rapidement, je ne sais pas pour ta mère, mais la mienne, l'idée d'un mariage lui fait perdre complètement la boule. Or, si elle veut avoir le temps d'organiser toutes les horreurs qu'elle veut organiser suffisamment longtemps avant ton départ, on va avoir la pression..."

Elle adressa à Delian une grimace embêtée. Non seulement c'était un mariage très, très voulu par les parents, mais en plus un mariage Marchand et Bourgeois. Le prochain mois allait être bien rempli.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Mer 24 Avr 2013 - 12:33

Un petit calepin et une plume dorée, bein voyons... L'effet fut radical sur Delian. Il ne pu s'empêcher de sourire et de gonfler les joues pour s'empêcher de rire. Le contraste entre l'air sérieux qu'elle voulait se donner, la chambre immaculée et pleine d'accessoire de filles, et la plume d'or était vraiment trop gros. Delian en pouvait s'empêcher de se dire que tout ça ne collait pas. C'était... trop.
Il se retenait de pouffer quand la jeune fille revint à sa place. Il reprit tout de suite un air des plus sérieux. Seul ses yeux humides témoignaient encore de sa presque crise de rires. Sa fiancée par convenance vint s’asseoir face à lui. Heureusement qu'il avait appris la maitrise sur lui durant sa dure formation militaire. Venycia avait pris place à genou. Comme une enfant. Décidément il ne pouvait s'empêcher de voir Venycia comme la fillette qu'elle était enfermée dans son corps actuel de femme.

« Allons-y, déclara-t-elle avec un sérieux trancha avec l'amusement intérieur du blond. Il nous faut une version officielle. Pourquoi est-ce qu'on se marie ? Pourquoi maintenant et pas quand nos parents auraient aimé qu'on le fasse ? Elle réfléchis un instant puis repris son flue de parole. Pour être logique, il faudrait qu'on dise qu'on s'aime. Pourquoi on s'aime ? »

A ce moment Elior traduisit exactement la pensé de Delian en pouffant dans son coin. Ce geste lui valut un regard meurtrier de sa sœur. Le blond en profita pour libérer un discret souffle amusé, contenant ses nerfs du mieux qu'il pouvait. Quand elle revint à lui, il se redressa d'un coup et reprit son air sérieux.

« Il faut qu'on soit au point rapidement. Je ne sais pas pour ta mère, mais la mienne, l'idée d'un mariage lui fait perdre complètement la boule. Or, si elle veut avoir le temps d'organiser toutes les horreurs qu'elle veut organiser suffisamment longtemps avant ton départ, on va avoir la pression... »

A ces mots, le jeune homme décida de se mettre vraiment au travail. Il respira profondément autant pour se concentrer que pour chasser les crises de fou rire qui menaçaient depuis qu'il n'avait ne serai-ce que vu la chambre de l'adolescente.

Il était vrai que le retournement de situation du jeune bourgeois était étrange. Lui qui n'avait jamais ne serait-ce que ramené une fille chez lui, même amie, enfant... Il était étrange qu'il se mette à vouloir en épouser une du jour au lendemain, qu'il n'avait plus vue depuis des années de surcroit et dont il ne parlait pas. Et il ne savait franchement pas comment ses parents se comporteraient. Ils les voyaient mal du genre à s'imposer pour les préparatifs, mais sait-on jamais....

« Mes parents n'ont pas vraiment eut le temps de réagir quand je leur ai annoncé la nouvelle, répondit-il d'un voix sobre. J'ai joué la carte de l'amoureux-impatient-qui-a-tellement-réflechi-toute-la-nuit-qu'il-se-dépêche-par-peur-de-se-défiler, du genre '' Père, mère ! Je vais me marier ! '', il illustra son geste avec un ton enjoué accompagné d'un grand sourire et en écartant large les bras, et je leur ai pas laissé le temps de poser trop de questions. Je leur ai juste répondu que c'était toi la "fameuse chanceuse". Puis j'ai filé. Je voulais pas trop m'étendre avant qu'on ai bien discuté de tout les points, il fit une pause et un sourire mesquin se dessina sur son doux visage. Mais j'imagine bien ma mère, sous le choc, s'asseoir sur une chaise et mon père la bouche grande ouverte à essayer de remettre ses idées en place. Je sens que les questions vont fuser ce soir. Et pour peux que le reste de la famille de s'y mettent... »

Le fait que le mariage soit marchand/bourgeois ne faciliterai pas les choses. Cette alliance poserait bien des controverses. Les liens entre ces deux classes sociales ont souvent était tendus et beaucoup traite encore les bourgeois en moins que rien. Mais le fait que ce mariage offusque les petites mamies coincés et les vieux conservateurs – qui ne sont pas toujours si vieux d'ailleurs – lui donnait encore plus envie de conclure cet accord. Quand l'esprit de contradiction nous tiens...

« Pour ce qui est du pourquoi du comment, j'ai profité du chemin pour y réfléchir, le beau jeune homme fronça les sourcils et trafique son menton sous la réflexion. Je pense que le mieux est de dire qu'on a correspondu alors que j'étais à la milice, les idées maintenant claires, il se redressa et s'enfonça dans son fauteuil avec un sourire satisfait. Et à jouer les rebelles, autant le faire jusqu'au bout. Disons que le soir de mon retour je suis venu discrètement à ta fenêtre. Je mourrais d'envie de te voir et de "t'admirer" telle que tu étais désormais. Tu m'a fait monter et nous avons passer la nuit ensemble à discuter... seulement discuter, histoire de ne pas les offusquer encore plus. Ahah ! Puis on a continué à correspondre en cachette, il s'adressa à Elior avec un petit sourire complice, je suppose que tu sera près à témoigner ? Il revint à ''sa douce''. Je pourrais même dire que le soir du bal, quand j'ai mystérieusement disparu, je suis revenu te voir, sachant que se serai plus facile d'accès car la famille serait à la réception. Nous serions tombé éperdument amoureux l'un de l'autre et blablabla. »

Comme quoi les histoires si terriblement invraisemblables qu'il lisait à ses cousines étant enfant, lui servait finalement. Il fut d'ailleurs assez fier de son imagination et de sa capacité à faire coordonner les événements. L'histoire tenait très bien debout. Il ne manquait plus que le pourquoi du mariage. Lui qui avait toujours dit non à ses parents, il se décidait seulement maintenant alors qu'il allait partir pour Korrul.

« Enfin, quand j'ai appris que tu risquait de te marier à un autre, j'ai pris mon courage et mes doutes à deux mains et je suis venu faire ma demande. Je ne voulais de plus pas partir pour Korrul en te sachant livré à d'autres. Alors ? »

Bien sur, la question n'était que simple politesse, car il savait que tout ce qu'il venait de dire était parfait.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Jeu 25 Avr 2013 - 2:43

Venycia écouta la tirade de Delian d’un air concentré. Elle gribouillait distraitement sur son carnet, car elle n’allait évidemment pas prendre de notes ; il n’était pas question de laisser traîner un papier avec les détails de leur arrangement. Dessiner l’aidait à se concentrer, non seulement pour écouter et tester la crédibilité du scénario qui lui était expliqué, mais aussi pour le retenir. Il serait fâcheux qu’un oubli les mette dans une situation bancale.

Il n’y avait qu’un seul point qui la gênait à moitié, c’était que ses parents ne goberaient jamais qu’elle n’avait fait que discuter avec lui. Si un jeune homme aussi charmant s’était présenté à elle fou d’amour, dans une situation qui les plaçait à l’abri des regards indiscrets, elle n’en aurait fait qu’une bouchée. Après tout, personne ne croyait plus à sa vertu qui existait pourtant bel et bien ; autant en profiter, ce qu’elle comptait bien faire dès que possible. Toutefois, il y avait de fortes chances pour que les parents Gotruscos aient trop honte d’être arrivés eux aussi à cette conclusion, et qu’ils n’en soufflent mot pour ne pas faire scandale. Elle en accuserait sans doute les conséquences en privé, mais ce n’était qu’un dommage collatéral. Et elle n’en souffla mot, car Delian n’avait pas vraiment besoin d’être au courant de toute l’affaire. Ni du fait que la petite mangeuse d’homme en aurait bien croqué un bout, en tout bien tout honneur.

Elle était surprise de le sentir versé dans les histoires d’amour à l’eau de rose. Ce n’était pas vraiment un comportement masculin typique. La raison pour laquelle elle semblait le laisser de marbre serait-elle valable pour toutes les femmes ? C’était à creuser, mais Venycia ne poserait sûrement pas la question de but en blanc. Si elle se trompait, il aurait pu s’en offenser gravement. Mais elle avait tout de même du mal à admettre qu’il pouvait simplement ne pas être intéressé. Petite orgueilleuse, va.

« Tout me semble correct, c’est assez gros comme histoire, mais si nous sommes assez bons acteurs ça devrait passer. Ce serait parfait si tu pouvais me tenir au courant des questions que l’on te posera ce soir et des réponses que tu as données, je ferai pareil de mon côté même si je doute que ce soit aussi virulent puisque l’initiative ne vient pas officiellement de moi. »

Oh, elle allait s’en prendre plein la tronche. Mais ce n’était pas ses affaires non plus. Elior parla à son tour :
« Je serai témoin si ça vous chante, mais attendez-vous à être chahutés si vous dites avoir été seuls ensemble. Elle, » il se tourna brièvement vers sa sœur, avant de reporter son attention sur Delian, « a réussi à se forger une réputation un peu bizarre avec toutes ces rumeurs, mais en tant que future épousée supposée éperdument amoureuse, je pense que ça va se transformer en qualité. Genre, t’es un sale chançard. »

Le jeune garçon allait finir par atteindre le quota de regards assassins de Venycia pour la journée. Il prenait des risques. La jeune fille lui fit les gros yeux, et lui signifia de la boucler, avant de reprendre la parole elle-même.

« Il ne dit que des bêtises. C’est un petit frère, ces bêtes-là sont conçues pour causer le plus d’irritation possible, ne fais pas attention à lui. »

Veny baissa les yeux sur son calepin, comme si elle cherchait après la suite de l’ordre du jour. A la place, il y avait une série de fupins bondissants, de petites étoiles et de spirales. Encore une victoire de la crédibilité. « Hum oui. Donc. Ensuite. Qu’est-ce qu’on fait pour après ? Tu as des conditions particulières par rapport à notre arrangement ? » C’était la question principale. Allait-il réclamer quelque chose d’elle en échange de ce sauvetage si chevaleresque ? « Personnellement, je veux juste la liberté de mener ma vie dans tous ses aspects. » Elle regarda son fiancé dans les yeux. Pour n’importe qui n’étant pas complètement bouché, le sous-entendu était clair : ça te dérange d’être cocu ?
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Jeu 25 Avr 2013 - 9:19

« Tout me semble correct, c’est assez gros comme histoire, mais si nous sommes assez bons acteurs ça devrait passer. Ce serait parfait si tu pouvais me tenir au courant des questions que l’on te posera ce soir et des réponses que tu as données, je ferai pareil de mon côté même si je doute que ce soit aussi virulent puisque l’initiative ne vient pas officiellement de moi. »

Delian acquiesca d'un mouvement de tête noble. Elior pris alors la parole. Perdu dans son coin, Delian en avait presque oublié sa présence. Sa voix de jeune homme l'étonna. Tout comme l'apparence de Venycia l'avait étonné. Il s'attendait à quoi ? En 5 ans les gens changent. Lui qui était biologiste il devait bien connaître le principe de multiplication puis vieillissement et enfin mort des cellules. Alors pourquoi s'étonner que deux jeunes gens qu'il avait quitté enfant était maintenant en voix de devenir des adultes. Delian est intelligent, oui. Il comprenait vite aussi. Mais il fallait lui expliquer longtemps !

« Je serai témoin si ça vous chante, mais attendez-vous à être chahutés si vous dites avoir été seuls ensemble. Elle, a réussi à se forger une réputation un peu bizarre avec toutes ces rumeurs, mais en tant que future épousée supposée éperdument amoureuse, je pense que ça va se transformer en qualité. Genre, t’es un sale chançard. »

Alors que Venycia se détournait pour lui adresser un nouveau regard de medor, le jeune fiancé, lui, lui adressa un clin d’œil et un sourire plus qu'amusés. On aurait presque dit qu'un rire silencieux sortait de sa gorge. C'est fou ce que voir Venycia en rogne l'amusait !

« Il ne dit que des bêtises. C’est un petit frère, ces bêtes-là sont conçues pour causer le plus d’irritation possible, ne fais pas attention à lui. » dit-elle avec un air à la fois navré et agacé, typique des grandes sœurs adolescentes.

Lui ne trouva qu'a acquiescer avec de stupides mots tel que ''bien sûr'' ou ''oui oui''. Mais derrière ses mots il se moquait bien de la jeune fille. Pas méchamment bien sûr, plus comme l'aurait fait un grand frère. Un grand frère qui allait justement se marier avec elle. Ce problème de considération à son égard lui faisait tout drôle. Il avait l'impression de se marier avec une enfant. Une enfant qui, à la fois, lui plaisait bien. Dur dur les confusions.

« Hum oui. Donc. Ensuite. Qu’est-ce qu’on fait pour après ? Tu as des conditions particulières par rapport à notre arrangement ? Personnellement, je veux juste la liberté de mener ma vie dans tous ses aspects.
- Eh bien.... Je ne vous demanderez rien d'autre, belle damoiselle en détresse, son ton se faisait preux et maniéré, comme un parodie des chevaliers d'autres fois, que de me laisser la liberté d'aller pourfendre moult dragons en terre de Korrul et sauver quelques exotiques princesses en détresse. Sa voix se fit alors plus sombre et profonde, presque roc. De même, il se pencha et regarda sa fiancé d'en bas, ses beaux yeux bleu-verts levés et assombris par l'ombre de son front. J'adore sauver des demoiselles en détresse...»

Il conclu sa tirade comique par un léger dodelinement de tête. Puis il éclata de rire et se renfonça dans son siège. Comme pour chasser sa blague, il agita sa main en l'air. Ce que ça faisait du bien de rire un bon coup. Après s'être retenu tout ce temps, il était presque soulagé de laisser éclater ses nerfs. Et puis, il espérait que la jeune fille comprendrait ainsi qu'il ne se faisait pas une montagne de cette affaire. C'était important, certes, mais il trouvait tout cela tellement gros...

Sa crise de rire dura quelques longues secondes. Tandis qu'il revint à lui, Delian se racla la gorge, essayant de se redonner contenance. Il avait les yeux rouges et humides et ses joues se teintaient de rose. Ses cheveux n'étaient plus aussi bien coiffés. Comme ça, il n'avait plus rien de noble que sa couteuse tenue. Il ressemblait plus à un jeune homme vivace d'une beauté aussi farouche et libre qu'angélique. Si il y avait quelque chose de génétique chez les Davil, c'était bien le charisme.

« Et toi, il tenta un ton plus sérieux, mais maintenant qu'il avait laissé libre cour à ses rires, son ton ne voulait plus se faire qu'enjoué et chaleureux, ce qui n'est pas un mal en sois, tu peux faire ce que bon te chante. Après tout, nous somme mariés et amoureux sur les papiers, mais tout ce que raconte les papiers ne sont pas toujours vrais. »

Cette dernière phrase avait un double sens. Le premier, explicite, comme quoi il ne fallait pas se faire un montagne de leur mariage arrangé. Le second, implicite, comme quoi lui même ne se formalisait pas des ragots et des cancans du Daily Jewel. Après tout, chacun vivait comme il l'entendait.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Jeu 25 Avr 2013 - 10:56

Venycia se sentait en face de Delian comme si elle avait été en tête à tête avec Elior et une version plus âgée du dit petit frère. Et ça ne lui plaisait pas du tout, parce que quelque chose lui disait que ça allait sérieusement lui compliquer la vie d'une manière ou d'une autre. Mais bon, non seulement il lui sauvait la mise, mais elle le croyait quand il disait le faire par simple bon coeur. En parlant de ça, le sien rata un imperceptible battement quand il la regarda par-dessous. Parce qu'il était bon acteur, bien sûr. C'était la surprise de constater qu'il serait probablement bon à leur petit jeu. Evidemment. Hum.

Il éclata de rire, et elle eût une fois de plus l'impression qu'il se moquait d'elle. Et le satané frangin se joignait à lui. Ces deux-là ne devraient pas être laissés trop souvent ensemble, vraiment. Sa patience n'y survivrait pas longtemps. Venycia dévisagea son fiancé un moment. Les cheveux ébouriffés, les joues rosies... Pas mal, pas mal. Elle se reprit mentalement, et répondit à sa tirade :

« Je constate que tu aimes ce petit passe-temps, et je suis assez contente de ce penchant, chevalier de mon coeur ! »

A ces mots, Venycia porta sa main au coeur en question, et battit langoureusement des cils, les yeux bien grands ouverts, dans une minauderie exagérée. Message reçu cinq sur cinq, on ne se monte pas le bourrichon avec ça. Pour le moment.

Elle fut heureuse de voir qu'il avait compris où elle voulait en venir. Comme quoi, il pouvait comprendre vite, parfois. C'était rassurant.

« Parfait. On est d'accord. »

Le sujet suivant sur son fameux ordre du jour invisible était plus léger que de quelconques manigances.

« Donc. On est censés bien se connaître pour que ça colle. Une question chacun à son tour. Je commence : pourquoi être parti à la Milice ? »


C'était une façon simple de rattraper des années sans contact, et d'engendrer la discussion. Et cela pourrait être amusant.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Jeu 25 Avr 2013 - 13:07

Elior avait ri de bon cœur lui aussi. Delian aimait déjà son futur beau-frère. Il avait l'air aussi vif et enclin à la rigolade que lui.

« Je constate que tu aimes ce petit passe-temps, et je suis assez contente de ce penchant, chevalier de mon coeur ! » dit Venycia en minaudant avec une exagération comique.

Elle n'était finalement pas en reste elle non plus. La jolie petite rousse savait aussi s'amuser d'elle et n'était pas si pince sans rire. Après tout, elle ne tenait pas sa réputation sulfureuse de n'importe où et n'était sûrement pas aussi innocente que le laissait prétendre son apparence et sa chambre. Il retenait : elle avait aussi le sens de l'humour.

« Donc. On est censés bien se connaître pour que ça colle. Une question chacun à son tour. Je commence : pourquoi être parti à la Milice ? »

Elle n'avait pas tord. Ils étaient censés avoir correspondu pendant des mois voir des années. Et suffisamment intimement pour finir par en tomber amoureux au premier regard. Il devait donc tout connaître d'elle et vis versa. Bien, bien...

« Oui... Eh bien ! J'ai toujours été obsédé par les sciences, la faune et la flore. Depuis tout petit. Tu dois t'en souvenir, je passais ma vie avec un livre sous le bras. D'ailleurs j'étais tellement à fond dans ma passion qu'avant Thélador je n'ai jamais eu d'amis et était très réservé... casi asocial en fait. Mais t'étais trop petite pour t'en souvenir. Puis mon père à voulu m'apprendre son métier. J'ai enduré ses leçons mais j'ai finis par en avoir marre, et tout autant de la bourgeoisie et cette vie si rangée. J'étouffai alors j'ai décidé de m’enrôler comme future biologiste. Ils ont... eut du mal à le digérer. Surtout Père. Mais ils ont finis par l'accepter et maintenant que j'ai finis ma formation et que je commence les recherches il se mettent à s'intéresser un peu. Comme quoi il est jamais trop tard...»

Il est vrai que son père lui a fait la tronche longtemps avant de se faire à l'idée. Sa mère elle s’inquiétait plus qu'autre chose. Elle lui envoyait des lettres toutes les trois semaines. Heureusement, sinon Delian aurait oublié de leur rappeler qu'il était vivant. A passionné, passionné et demi.

« A moi, reprit-il. Quelle est ta couleur préféré ? Quoique je pense deviner, mais sais-on jamais. Les petits détails rendent crédibles.»



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Ven 26 Avr 2013 - 1:02

Venycia était vraiment intéressée par la réponse, car elle ne pouvait pas vraiment imaginer de raison valable pour avoir envie de passer son temps dans un endroit lugubre avec un uniforme moche. Mais cela semblait avoir du sens pour Delian, grand bien lui fasse.

"Tu as vraiment de la chance avec tes parents, qu'ils te laissent suivre ta passion. Si Stupidor ici présent, " elle fit un geste vers son frère, "voulait faire pareil, les vieux le ligoteraient dans la cave jusqu'à lui faire passer l'envie. Il a la joie et le bonheur d'être le dernier héritier mâle reconnu pour les Gotruscos, le petit veinard."

Mais elle avait malgré tout un petit pincement au coeur pour elle-même. C'aurait été bien d'avoir une passion, un rêve, quelque chose. Elle avait été élevée en vue d'être bien mariée, comme on élève une vache pour l'abattoir. On ne pouvait pas vraiment dire que la débauché était une passion, cela tenait plus de la rébellion contre un avenir inéluctable. Être blasée à 17 ans au point de ne pas avoir de but dans la vie, pas d'ambition à long terme, c'était un peu triste tout de même. Elle était l'adolescente superficielle par excellence, et ce manque de profondeur la faisait souffrir lorsqu'elle y pensait. Heureusement, pour ne pas y penser, il y avait le vin et les herbes.

Veny dût réfléchir un instant à la question que Delian avait choisie, contre toute attente :

"Le blanc et le gris ne sont pas des couleurs, donc je ne peux pas dire ça... Donc on va dire le rose, aussi cliché que ce soit. Et toi ?" Elle sourit et ajouta : "Retourner les questions de l'autre ça ne compte pas, donc je vais choisir une question à moi... Voyons voir... Pourquoi veux-tu aller à Korrul et pas ailleurs ? Je veux dire, tu pourrais aussi bien vouloir embarquer pour l'île blanche, non ?"

C'était encore une grosse question, mais Delian semblait avoir tellement mieux défini ce qu'il voulait faire de sa vie... Elle soupira légèrement. L'ennui était peut-être vraiment la base de tout ses problèmes, finalement.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Ven 26 Avr 2013 - 13:49

C'était le problème à être Marchand. Les obligations, les règles ancestrales et parfois si dépassés. Un héritier était forcement un homme, le premier né. Le second allait à la Milice – Delian en connaissait d'ailleurs beaucoup issus de ce milieu – et les autres étaient pour la Congrégation ou les études. Lorsque les Marchands naissaient, ils avaient pas beaucoup de questions à se poser, leur vie était déjà tracée. Delian trouvait ça presque triste.

Lui il avait toujours eut plus ou moins le choix. Il est un Bourgeois et n'a par conséquent aucun devoirs aussi lourd que ceux des Marchands. Sa famille n'a pas de vieux contrats ou de dettes. Elle ne doit sa réussite qu'à elle même. De ce fait, le seul chef des Bourgeois est son libre arbitre. Beaucoup de Marchand et citoyen dénigrent sa classe social, mais lui se trouve chanceux. Lui , il avait pu entreprendre la vie qu'il désirait. Lui, il avait pu dire non au commerce au profit des science. Lui, il pouvait prendre la décision qu'il voulait sans risquer d’enclencher une guerre civile. Les seuls précautions à prendre était avec sa famille. Mais chacun ses problèmes pas vrais ? Et puis, ses parents étaient relativement compréhensifs et ouvert. Pour faire passer certaines pilules à son cher grand-père il fallait parfois s'y mettre à plusieurs. Cependant il avait été chanceux. Tout le monde avait plutôt bien pris son départ pour la Milice. Hormis son père, mais il était persuadé que son fils prendrait la relève de son entreprise et le pauvre est tombé de bien haut...

« Le blanc et le gris ne sont pas des couleurs, donc je ne peux pas dire ça... Donc on va dire le rose, aussi cliché que ce soit. Et toi ? Le sourire innocent charmeur... Raté petite, Delian il marche pas à ça. Retourner les questions de l'autre ça ne compte pas, donc je vais choisir une question à moi... Voyons voir... Pourquoi veux-tu aller à Korrul et pas ailleurs ? Je veux dire, tu pourrais aussi bien vouloir embarquer pour l'île blanche, non ?
- Eh bien, le blond pris une grande inspiration et croisa les bras, j'ai toujours voulu aller à Korrul. La faune et la flore sont vraiment différentes là-bas. Je voudrais comprendre comment font les plantes pour pousser dans de tels conditions de chaleur et de sécheresse. Je voudrais aussi voir le désert et l'oasis. Mais ce dernier projet sera difficilement réalisable. L'oasis est un lieu sacré et gardé. Les korruliens peuvent tout juste y pénétrer, alors un étranger... Militaire qui plus est ! Son front était un peu plissé, soucieux. Il était déçus de ne pouvoir voir cet endroit qui doit être si magnifique. J'ai tanné tellement longtemps mes supérieurs qu'ils ont enfin accepté de me laisser partir en mission. Je vais surtout faire de l'observation et de la recherche sur le terrain : biologie, éthologie, géologie, météorologie... plein plein de trucs qui finissent en ''-gie'' ! Ahah. Son visage était de nouveau détendu et lumineux. Je vais aussi étudier plus en profondeur les coutumes et habitudes ainsi que la technologie. Je dois apprendre le plus de choses, importantes ou non. Et pour ce qui est de l'Ile Blanche, elle est aussi sur ma liste. Mais c'est pas la grande forme là-bas... Si je dois y aller c'est pour étudier, pas me battre. Alors j’attends. »

La fameuse Ile-Blanche. Une terre de glace et de pierre. Les informations sur cette terre sont rares. Tout est à découvrir. Dès que faire se pourra, Delian embarquera pour cette nouvelle terre. Dès que les tensions seront passés. Dès que les indigènes seront enclin à ouvrir le passage. Dès qu'il pourra se balader sans avoir peur de se faire sauter dessus. Ce ne sera peut-être pas demain la vieille... Mais il ira !

« Hum... reprit-il avec un petit sourire sympathique, pour ce qui est de ma couleur préféré, je dirais... Or et émeraude. Le bleu pâle aussi. Et l'améthyste. Mais j'aime plus ou moins toutes le couleurs. La nature en offre tellement que je ne peux me contenter d'une. Son sourire se fit mesquin et ses son regard acéré. A mon tour. Tu ne m'entourloupera pas, donc je vais te poser deux questions, comme toi tu l'a fait ! Alors... Qu'aime tu faire de tes journées et quels seraient tes projets d'avenir, proches ou non, comme tu veux. Je veux dire, après notre mariage... ma douce. »

Ce dernier mot avait été prononcé avec un espèce d'accent stupide et d'une voix profonde. Il aimait à se moquer de sa promise, par tout les moyens possibles.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Ven 26 Avr 2013 - 14:56

Décidément, Venycia était surprise. Il aimait ce qu'il faisait, et il l'aimait d'amour, cela transparaissait dans tout ce qu'il disait. Elle, la seule chose en « -gie » qu'elle voulait étudier, c'était plutôt dans le genre « orgie », mais soit. Elle était plutôt contente que son cher fiancé ne veuille pas finir en chair à canon, parce qu'un arrangement pareil ne se présenterait pas deux fois ; elle n'était pas aussi pressée d'être veuve que si ç'avait été le dragon aux aisselles puantes à la place de Delian. Surtout qu'il l'intriguait, d'une part à cause de ses choix de vie et de sa personnalité en général, mais d'autre part parce qu'il semblait la considérer comme un bébé. Et, foi de Venycia, cela changerait.

Elle réfléchit un moment à ses deux questions. L'une était facile... L'autre beaucoup moins.

« Pour l'instant, mes activités se résument à ce qui se trouve dans cette pièce. En gros, je lis, je brode, je joue de la musique, de préférence au milieu de la nuit, je change de vêtements six fois par jour juste pour m'occuper dix minutes le temps d'en choisir de nouveaux. En temps normaux, je passe pas mal de temps avec mes amies à parler de tout et de rien, et pour le reste on m'oblige à apprendre à devenir la parfaite petite femme. Ah et j'embête Elior, aussi. »

Veny avait prononcé cette dernière phrase sur un ton égal, comme elle avait dit le reste ; c'était vraiment une activité à part entière, qui nécessitait pas mal d'ingéniosité pour ne pas se faire tancer par les parents ; on ne touchait pas au petit chouchou-chéri-héritier.

« Et sinon... », elle soupira profondément, « j'ai pas vraiment de projet outre que de fêter dûment ma libération de cette prison. A long terme, j'imagine que je veux un amoureux, des enfants, tout le bazar qui va avec... Je suis programmée pour mais je ne sais pas trop. Ça m'attriste un peu de ne pas vraiment avoir de passion mais bon, ça viendra peut-être. L'avenir le dira, peut-être que je finirai par m'ennuyer de nouveau, et à faire de grosses bêtises, ça met du sel dans la vie. »

Elle réfléchit encore un instant à ce que de vrais amoureux pourraient connaître l'un sur l'autre avant de continuer, en le fixant droit dans les yeux :

« A toi. Outre la biologie, et les trucs en « -gie », hum, quels sont tes passe-temps ? » On ne sait jamais, peut-être qu'ils auraient un truc en commun. « Et ma vraie question : si c'était pour de vrai, tu attendrais quoi d'un mariage... Mon chéri ? »

Au moins, ça lui indiquerait comment rendre les choses plus crédibles encore. Et par la même occasion, elle lui rendait la monnaie de sa pièce.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Jeu 30 Mai 2013 - 10:23

De activités on ne peut plus communes pour une femme. Jeune femme. Pour une fois, Delian n'avait pas pensé ''fille''. Une première.
La broderie, les vêtements - quoique à ce niveau là, Delian aussi était un coquet - , les copines. Des activités bien sages. Seule la pratique de la musique marqua un point d'originalité auprès de Delain. Néanmoins, étrangement – ou non – Venycia n'avait pas parlé de ses activités plus... charnelles. Quelque part, elle ne devait pas en être fière. Ou peut-être que l'idée d'en parler face à un garçon, d'autant plus un jeune homme, était assez malaisante. Delian la comprenait. Lui même n'aurait peut-être pas été très à l'aise. Ou il aurait tout pris de façon si scientifique que Venycia se serait sentie comme un sujet d'étude de laborantin chevronné ! Pas franchement plus agréable !
Du côté rêves et projets, Delian se retenait de déballer ses réflexions cinglantes et taquines. Le grand amour, les enfants, un brin d'aventures... Les souhaits typique d'une adolescente. Car Venycia avait beau être en âge de se marier et d'être une adulte, elle restait une adolescente. Et pas seulement pour Delian, qui d'ailleurs la voyait à peine comme la pré adolescente qu'elle avait été. Non, son comportement, ses rapports avec son frères, sa façon de parler, ses goûts, ses envies, ses rêves. Parfaitement ''jeune-fille-en-fleuresque''.
Son côté grand-frère trouvait ça ridicule et brûlait d'envie de la taquiner et de l'enfoncer, mais quelque part il trouvait ça mignon aussi. Comme quoi, derrière sa luxure, ses passions pour les relations charnelles - sommes toutes assez exacerbées – et sa lassitude apparente, brûlait l'âme pure d'une adolescente rêveuse et mourant d'envie de croquer la vie à pleine dent, bercée d'amour, de fleurs et romantisme. C'était attendrissant et le sensible Delian ne put s'empêcher un petit sourire en coin. Non pas moqueur pour une fois, mais bien sympathique et chaleureux.

« A toi. Outre la biologie, et les trucs en ''-gie'', hum, quels sont tes passe-temps ?  Et ma vraie question : si c'était pour de vrai, tu attendrais quoi d'un mariage... Mon chéri ? »

Elle s'entêtait donc à poser deux questions. Bien. Lui aussi était têtu !

« Comme tu l'as compris, j'ai une passion aigus pour tout ce qui finis par '' -gie ''... répondit-il, quittant son doux sourire pour ragripper le moqueur, bien plus approprié à son clin d'oeil appuyé. Sauf peut-être pour l'orgie... Hum ! Sinon j'aime beaucoup me balader, regarder les animaux, m'allonger sous un arbre et écouter le silence de la nature. Sentir le vent sur ma peau. Admirer les milliers de couleurs que nous offre Vama. Les douces pétales des fleurs, les gracieux arbres ondulants au vent tel des danseurs éternels... Au fur et à mesure des ses paroles, son ton semblant se perdre en poésie et rêverie. Hum ! Et puis je lis beaucoup. Et je sors souvent avec mes amis. A la milice surtout, je passais beaucoup de temps avec eux à visiter les auberges et les festivals, nos heures terminées. L'un de mes camarades m'a d'ailleurs communiqué une certaine passion des jeux de cartes et des paris... J'ai perdu pas mal de ma paie à cause de ce sale... Ahah ! Pas très recommandable, hein ?! Voyons... Ah ! Oui ! Avant de partir pour la Milice j'ai eu la chance d'apprendre à cuisiner un peu. J'aime particulièrement la pâtisserie ! »

En effet, il y a plus masculine comme activité. Mais anticonformiste comme il était, Delian en s'en faisait pas une montagne. D'autant plus que cela faisait plusieurs années qu'il n'avait pas touché un fourneaux !

« Et pour le mariage... Franchement, je sais même pas si je veux me marier un jour. Enfin ! vraiment me marier. Je tomberai peut-être amoureux un jour, je vais pas passer ma vie en célibataire... Quoique ça pourrait être agréable aussi. Être libre d'aller ou je veux et de voir qui je veux jusqu'à ce que je ne pense plus qu'à m’assoir sous le kiosque de notre maison de campagne, à écouter les oiseaux chanter... Mais je suppose que ma mère voudra des petits enfants a faire sauter sur ses genoux et mon père des héritiers qui, eux, reprendront peut-être son commerce. Il souffla de d'agacement et de dépit en passant une main dans ses boucles blondes et on sentait une pointe d'amertume dans ses derniers mots. Il détourna le regard vers la cheminé à sa droite, ne voulant pas que Venycia voit les éclairs d'une rage profondément enfoui dans ses yeux, mais je ne me vois vraiment pas faire un mariage pour convenir à mes parents. Je ne veux pas me forcer. Si je dois me marier, se sera la bonne et tant pis si elle arrive quand j'aurais des rides et le ventre qui tombe! Il lorgna vers Venycia et eu un rire nerveux. Il baissa les yeux avec un sourire contrits. Après tout ! Ce n'est a b s o l u m e n t pas ce que je m'apprête à faire. Ahah ! »

Son rire était nerveux et on sentait que ces dernières révélations le perturbaient. Cela faisait quelque temps que le jeune homme était tracassé. Partagé entre ses lourds devoir de seul héritier et membre d'une importante famille et ses envies de libertés et d'amusements sans fins. Déjà avant de partir à la Milice, il s'était torturé l'esprit pendant des mois. D'un côté il ne voulait pas décevoir son père et de l'autre il ne se voyait absolument pas enfermé dans un cabinet à remplir papier sur papier et valider plans sur plans. Puis, enfin à la Milice, les lettres de sa mère, qui évitait de parler du faite que son père et lui ne se parlait pas, lui faisait mal au cœur. Ensuite, l'âge du mariage s'est fait de plus en plus pressant...

Il se serrait donné un claque ! Il était reparti dans ses noirs pensées et un lourd silence venait de s'immiscer entre les deux jeunes gens. Il se rendit compte qu'il fixait le sol, le regard vide et la mâchoire crispée. Se reprenant vivement il se leva et ajusta rapidement sa veste de corps. Avec un sourire qu'il voulait chaleureux et sûr, mais qui semblait plus forcé qu'autre chose, il tendis une belle main fine et blanche à la rousse damoiselle.

« Je passerai cette fois sur cette tentative de m'avoir avec ''la vraie et la fausse question''. Mais pour te faire pardonner tu va me jouer un peu de harpe. Tu m'excusera, il fait jour... Ahah! Hum. »

Rire le détendis un peu, mais ses épaules étaient raides et son gorge crispée. Il avait vraiment la fâcheuse manie d'amener les gens à toujours lui poser les mauvaises questions. Les cordes sensibles. Et bien sur, puisqu'il détestait ne pas trouver la solution à quelque chose – merci le paternel – ses problèmes le tourmentaient plus qu'ils ne devraient... Ou peut-être pas plus, mais largement assez pour le faire plonger dans des réflexions sans queue ni tête, même en pleine discussion... ou pire : en entraînement. Mais on passera sur cette événement pour le moins gênant pour cette fois !



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Ven 31 Mai 2013 - 13:51

Ben tiens. Il n'avait pas de penchant pour l'orgie. Venycia se demandait s'il lisait dans sa tête et voulait juste la contrarier, ou s'ils n'allaient véritablement pas s'entendre sur ce point. Non pas que ce soit important, mais bon...

Delian était définitivement un rêveur, que la vie réelle aurait bien du mal à contenter. Surtout s'il devait la passer avec nulle autre compagne que Veny, qui était tellement terre à terre qu'elle finirait probablement dans le caniveau. Espérons pour lui qu'il rencontre un jour l'amour de sa vie, et de préférence avant d'être chauve et bedonnant ; ce n'est pas le stade de la vie où les hommes sont le plus à leur avantage. Elle-même trouvait stupides toutes ces traditions qui les forçaient à contracter pareil arrangement, mais au moins, ils s'offraient mutuellement une porte de sortie que d'autres n'auraient jamais. C'était déjà ça de pris.

Le silence s'éternisa, car elle ne savait pas quoi lui dire. La question avait été mal choisie, et leur situation se prêtait bien peu à ce dont il rêvait. Mais Venycia n'allait pas le prendre en pitié : il était d'accord, et il savait à quoi il s'engageait. Peut-être qu'il ne réalisait juste pas complètement qu'il allait être l'homme le plus cocu de tout Matroos, mais elle n'allait certainement pas l'éclairer sur ce point, histoire de ne pas risquer de le voir changer d'avis.

Il finit par rompre le malaise ambiant en se levant et en lui tendant une main, que la jeune fille saisit avec plaisir pour se mettre debout à son tour. Il avait la peau bien plus douce qu'elle ne l'aurait attendu d'un milicien.

« Tu as en fait plutôt de la chance : la nuit, ma spécialité, c'est de faire imiter à mon instrument des bruits d'animaux que l'on torture. Tu vas peut-être avoir droit à de la musique, qui sait ? »

Ce n'était pas loin de la vérité, en fait : il fallait bien qu'elle trouve une vengeance pour son enfermement. Les bruits stridents qui résonnaient dans toute la maisonnée étaient l'une des techniques parmi les plus efficaces qu'elle ait trouvé.

Elle lâcha la main de son fiancé, et partit s'installer sur le petit tabouret pour commencer à jouer, une expression d'intense concentration se formant sur son petit minois. Pour la première fois de la semaine, elle allait vraiment essayer de jouer correctement, il fallait donc espérer qu'elle n'ait pas perdu tout son talent dans ses récitals terroristes. Venycia posa ses mains sur les cordes, et se mit à jouer.


Il aurait été cliché de dire qu'elle avait le visage détendu de ceux qui savent qu'ils jouent la musique des anges : la jeune fille jouait avec beaucoup de dextérité, mais elle était définitivement en train de faire un effort. Pas aussi élégant que ça n'aurait dû l'être, mais Delian ne pourrait au moins pas dire qu'elle ne faisait pas d'efforts pour lui !

Tout juste lorsque le morceau se termina, on frappa à la porte, et la mère de Venycia entra, un grand sourire aux lèvres, se tamponnant les yeux avec un mouchoir délicat. Flûte. Elle n'avait pas prévu de faire plaisir à sa mère aussi en jouant. Bah... Elle en prendrait peut-être un peu moins pour son matricule quand ses parents l'interrogeront

« Les enfants, je m'en veux de briser ce beau moment, mais nous avons beaucoup de choses à préparer, et il se fait tard. Vous avez toute une vie devant vous, après tout ! »

Ô joie. Des préparatifs. Derrière le dos de sa maman qui regardait Delian avec une admiration véritable, Venycia agitait les bras avec un air paniqué signifiant clairement Ne m'abandonne pas avec cette folle ! . Jinna Gotruscos parlait en effet depuis longtemps de marier sa fille, et elle n'allait pas laisser passer une occasion pareille de donner une réception. Dans le fond, toujours sur son siège, Elior se tordait silencieusement de rire. Le fourbe.
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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Sam 1 Juin 2013 - 15:06

Sa ''fiancée'' accepta son aide pour se lever et posa sa petite main dans la sienne. La fine Venycia se redressa dans une cascade de tissus immaculée et souple. Delian l'observa tandis qu'elle déballait sa tirade. Il eut un bref sourire amusé. C'était vraiment une adolescente. Prête à tout pour embêter son monde qu'elle trouvait elle même trop embêtant !

Les deux jeunes gens firent les quelques mètres qui les séparaient de la fenêtre devant laquelle se trouvait l'instrument main dans la main. Les premiers pas, Delian n'y fit pas attention, puis se rendit compte que vu comme ça, n'importe qui aurait put les prendre pour deux jeunes tourtereaux. A cette pensée, le contact de la main de Venycia lui fit drôle. Un imperceptible frisson parcourra sa colonne, peu habitué au contact féminin. Du moins pas un contact traditionnellement si empreint d'amour, de douceur et de sensualité mêlées. Il sourit d'amusement et de tendresse pour cette jeune fille qui penchait tantôt vers un comportement de petite fille, tantôt vers des manières très femmes. Seule une enfant ne se serait pas formalisée de ce geste envers un homme. Une femme aurait été plus distante ou se serait rendu compte du déplacé de ce geste. Lui qui s’attendait à ce qu'elle lâche sa main que fois debout...

Quand Venycia lâcha finalement sa main pour s'installer, Delian fut étonné de se sentir presque déçu. Il se ressaisit bien vite pour profiter de la musique. Il s'avança vers les grandes fenêtres et s'adossa contre le peu d'espace libre. Il écouta la douce musique en observant l'extérieur. L'air perdu dans ses pensées, personne n'aurait put en connaître le contenu. Tout ce que l'on voyait c'était son regard brumeux et voilé.
Sa respiration était lente et profonde, s'alignant au rythme doux de la musique. Venycia était une plutôt bonne musicienne. Suffisamment bonne pour que Delian puisse laisser son esprit voguer sur la mer de notes cristallines qui se déversaient de la harpe.

Le blond jeune homme sursauta presque lorsqu'on frappa à la porte, le beau morceau de Venycia tout juste terminé. Une personne étrangère à leurs manigances, forcement. Il endossa alors son rôle de prétendant fou d'amour et fit lentement le quart de tour vers la nouvelle arrivée. Sa future belle-mère, Jinna Gotruscos. Un imperceptible sourire hébété d'admiration pour son artiste de ''promise'' habitait son visage. Le jeune homme se força à penser à quelque chose de vraiment beau, histoire que son regard brille de la même admiration. Seriez-vous étonnés d'apprendre que l'image qui vint à son esprit était un mâle vamœil particulièrement grand et surtout albinos rencontré deux saisons froides plus tôt ? Son magnifique pelage blanc, dénué de toute couleur. Absolument inhabituel pour cette animal si bariolé. Mais si beau et pure...

Bien sûr, Dame Gotruscos se fit prendre à ce regard doux et amoureux et ne quittait pas son sourire émue. C'était presque avec regrets qu'elle demanda aux deux jeunes gens de se séparer.
Pris dans son rôle, Delian eut un air abattu très convaincant. Un parfait acteur. Néanmoins, quand il vit les signes de détresse de Venycia, son regard pétilla d'un amusement qui tranchait avec sa moue déçue. Une vraie adolescente celle là ! Mais il fallait avoué qu'en dehors des moment où il se sentait obligé de jouer les grands sages matures et responsables, Delian n'était pas mieux. Il se comportait bien plus naturellement en gamin qu'en adulte d'ailleurs.

Le jeune homme acquiesça poliment à la Dame. Il vint se placer face à Venycia. Il jouait si bien son rôle qu'on aurait vraiment put croire qu'il regardait Venycia avec amour et passion consumente. Son regard était enflammé et parcourait tendrement les lignes du visage de sa ''bien aimée''. Il prit alors sa main et ploya gracieusement vers l'avant. Il déposa très pudiquement un doux et tendre baiser sur la blanche et douce main de la rousse. En se redressant, il se rendit compte que sa belle-mère avait les yeux plongés dans son mouchoir de dentelle. Pris d'une mesquinerie soudaine, il se pencha lentement vers le visage de la jeune femme, les yeux mi-clos, comme pour l'embrasser. Il vira vers sa joue au tout dernier moment et posa un léger baiser sur la pommette rose de Venycia.

Très amusé par sa blague, il s'écarta rapidement et silencieusement. La mère de Venycia ne vit rien du geste très peu convenable pour de simples fiancés en publique et il ne voulu pas gâcher ce moment qu'il trouvait si amusant. Il fit une profonde et très gracieuse révérence vers les deux Marchandes puis pris congé.

« Merci pour cet bel après-midi mesdames. » dit-il avant de passer la porte laissée ouverte par un valet très droit et très sérieux.

Delian s'en alla alors d'un pas souple et enjoué à travers les couloirs de la grande bâtisse. Un sourire amusé et ravis sur le visage, tout soucis envolés.



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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   - Dim 2 Juin 2013 - 8:29

Au moins, il est bon acteur... Veny l'avait regardé réagir de manière tout à fait appropriée face à sa mère, ce qui lui avait donné un bon point. Son père serait certes plus difficile à convaincre de la bonne foi de leur, euhm, amour, mais si Jinna Gotruscos approuvait, son mari aussi, comme dans beaucoup de familles après tout. Les hommes raisonnables prennent rarement le risque de contredire leurs tendres épouses, puisque le mythe veut que cela les transforme en furies incontrôlables.

Imperceptiblement, le coeur de l'adolescente s'était accéléré quand son fiancé s'était penché vers elle. Peut-être à cause de la présence de sa mère, bien qu'elle ne regarde pas dans cette direction, ou d'Elior, qui se bidonnait ouvertement. Heureusement que le monde extérieur pourrait mettre cette hilarité sur le compte de la stupidité des garçons de treize ans lorsqu'il s'agit des affaires de coeur de leurs soeurs. C'était donc sûrement de la gêne qui rosissait les joues de Venycia, pas la perspective d'échanger un premier baiser avec son futur mari, ni la façon si convaincante dont il la regardait, bien sûr que non, voyons. Mais si baiser il y eut, ce fut sur sa main, puis sur joue. La jeune fille ne put s'empêcher d'être étrangement déçue. Oh, pas parce qu'elle avait envie de l'embrasser, non... Parce que ça devrait bien arriver un jour, et qu'ils devaient s'entraîner. Voilà, s'entraîner. Très important, l'entraînement. Venycia n'en avait aucun, d'ailleurs, tout le monde le sait. Mais avant qu'elle n'ait repris ses esprits pour prendre elle-même les choses en main, Delian s'était écarté, et prenait la poudre d'escampette. Le lâche.

Il s'éclipsa à une vitesse beaucoup trop grande au goût de Venycia, et, en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, elle se retrouva face à une maman bien décidée à planifier le mariage du siècle. Les semaines à venir allaient être très, très longues, entre tout ce qu'il y avait à faire et les visites de convenance que les deux familles devraient se faire mutuellement. Pauvre Veny, qui aurait mille fois préféré faire la fête... Enfin. C'était toujours mieux que de préparer des noces avec un vieux puant.

La suite de sa journée, et de nombreuses journées par après, ne fut plus à partir de là qu'un tourbillon sans fin de préparatifs. Ce n'était tout de même pas juste que la corvée soit pour la mariée... Un jour, pour ça et pour ce baiser manqué, Veny se vengerait. Et sa vengeance serait terriiible.

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Posté dans Re: Trop de froufrous tuent les froufrous... et le fupin.   -

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