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« Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]

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Posté dans « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Lun 6 Mai 2013 - 3:54

Avez-vous déjà connu ce sentiment de vide? Ce moment intemporel où tout vous semble si facile, si léger, si doux? Lorsque le monde continue à tourner tout autour mais que vous, au milieu, ne pouvez rien faire d'autre que regarder, impuissant, les choses se passer. Vous voulez agir, parler, crier même, mais vous n'entendez que le son de votre propre voix résonner dans votre tête, sans avoir pu esquisser le moindre mouvement. Dans ces moments-là, vous n'êtes plus rien d'autre qu'un corps inerte, un amas de cellules figées dans une immobilité parfaite. Vous êtes là, mais vous n'êtes pas là. Il n'y a que ça, une âme qui vagabonde, qui voit, qui analyse et qui comprend, mais aucune action en retour.
Généralement, on appelle ça un rêve. Mais cette fois, c'était différent.

A quelques dizaines de mètres de profondeur, dans une étroite faille aux parois de glace, posé sur un tapis de neige fraîche, se trouvait un mélange de cellules humaines et de tissus. Très peu de sang. Non pas que la chute n'ait pas été violente, mais les blessures étaient internes. Ainsi, le corps de la jeune femme était couvert de contusions de tailles et couleurs différentes. Seules quelques gouttes avaient coulé de son nez et de sa bouche puis avaient été diluées dans la neige.

Kalysta ouvrit un oeil. Du moins, c'est ce qu'elle essayait de faire, mais de toute évidence elle n'y arriverait pas. Tout son corps n'était que douleur, une douleur sourde qui vibre et qui paralyse. Pourtant, elle se sentait bien. Libre et légère. Elle aurait pu se relever et s'envoler, si seulement elle parvenait à bouger ne serait-ce qu'un doigt. Au-dessus de sa tête, très haut, le vent soufflait toujours. Elle pouvait l'entendre mais pas le sentir. Parfois, des tas de neige tombaient du sommet de la crevasse, ou des blocs de glace se détachaient de la paroi et tombaient là, tout au fond, à côté d'elle. La jeune femme se sentait bien, tant pis si elle ne pouvait pas bouger, au moins elle se reposait. Elle était comme dans un rêve. Un rêve merveilleux où la douleur et le froid n'existaient plus. Elle resta probablement plusieurs minutes ainsi puis se rendormit.


Les heures ont ainsi défilé jusqu'à ce qu'un tiraillement douloureux force Kalysta à se réveiller à nouveau. Quelque chose avait changé. Elle n'était plus sur un petit nuage, elle était descendue au fin fond des entrailles de la terre. Chaque parcelle de son corps meurtri la faisait atrocement souffrir. Elle commençait à prendre conscience de ce qui s'était passé, ce qui allait se passer, et elle paniquait. Agitée, apeurée, elle tentait de se lever mais c'était impossible. Elle croyait mourir à chaque souffle, chaque respiration. Même le fait de penser était douloureux. Prise au piège, elle envisageait tous les scénarios possibles jusqu'à en arriver toujours à la même conclusion. Elle allait mourir. Voilà. Toutes ces années de lutte pour la survie réduites à néant. Elle était seule, et ses gémissements de douleur n'atteindraient jamais la moindre oreille.

C'était impossible, ça ne pouvait pas se terminer comme ça. Et pourtant... Lasse, épuisée, Kalysta laissa échapper une larme de son oeil gauche et attendit la fin, en espérant seulement qu'elle soit rapide.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Lun 6 Mai 2013 - 13:24


❝ Toucher le fond, puis se relever❞


Kalysta, Inge


Depuis trois jours qu'elle se traînait des factionnaires à ses trousses, Inge commençait à se demander si ils avaient fini par perdre sa trace. Trois jours qu'elle s'était portée volontaire pour éloigner ces importuns qui s'étaient trop dangereusement rapprochés du camp des Murmures de la Sylve. Un bouquet de rameaux lié à sa taille par une corde de fortune, la déserteuse utilisait un moyen vieux comme le monde pour effacer ses traces et brouiller les pistes, visuelles tout du moins. Les renifleurs de ses poursuivants étaient plus difficiles à duper.

La jeune femme avançait de plus en plus difficilement dans la poudreuse qui recouvrait le petit vallon parsemé de rochers dans lequel elle avait atterri. À son départ, elle avait préféré ne pas s'encombrer de trop de vivres de crainte d'être ralentie, la sangle de son immense épée pesant suffisamment sur son épaule. Résultat, elle était à bout de forces et ses jambes semblaient manquer de volonté, la faisant s'effondrer lorsque l'énergie lui manqua. Levant les yeux pour analyser le terrain afin de sauver sa carcasse, Inge repéra une faille étroite mais cependant profonde. C'était son salut. Ne se faisant pas prier, elle s'assit au bord et se laissa glisser le long des racines qu'elle utilisait pour prévenir d'une éventuelle chute. Quelle bénédiction qu'était ce don qui lui avait été accordé !

Une fois arrivée au fond, il lui fallut un instant afin de s'habituer au peu de lumière qui y régnait. Resserrant sa ceinture de branchages au cas ou ses poursuivants ne se soient risqués à la rejoindre, Inge reprit sa route afin de s'éloigner de la dernière piste qu'elle aura laissée. À mesure qu'elle avançait les parois se recouvraient petit à petit de glace jusqu'à prendre l'aspect d'un tunnel de cristal susceptible de s'effondrer à tout moment. Elle marcha ainsi plusieurs minutes avant d'entendre de discrets gémissements de douleur dont les parois claires lui ramenaient l'écho. L'idée la plus sage aurait été de rebrousser chemin mais la curiosité était une chose contre laquelle il était difficile de lutter. Avançant à pas de sköll en direction des sons l'Affranchie dégaina sa massive épée qu'elle traînait lourdement derrière elle.

C'était une femme en bien piteux état. Toute bonne personne n'ayant jamais eu à se méfier de quiconque serait allée à sa rencontre et aurait pansé ses plaies sans se soucier de ses intentions. Seulement quand on déserte, on a tendance à voir le mal partout. Bien qu'elle ait eu l'air incapable de pouvoir asséner le moindre coup, Inge jugea qu'il était préférable de la considérer comme ennemie par défaut et brandit donc son épée dans la direction de l'inconnue.

- Si tu tiens à la vie, dis-moi ce qui t'a infligé ces blessures.

Une chance sur deux de garder sa tête. C'était plutôt équitable, non ?
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mar 7 Mai 2013 - 3:15

Quelques minutes après avoir abandonné - ou peut-être était-ce quelques heures? - quelque chose attira l'attention de la jeune femme. Un bruit, léger, infime, mais inhabituel, non loin d'elle. Toujours immobile, elle se forca cette fois-ci à ouvrir les yeux. Jamais cet acte d'une banalité affligeante n'avait été si difficile. Ses paupières semblaient avoir été scellées depuis une éternité, et le simple fait de les entrouvrir l'épuisait. Elle fut d'abord éblouie par tout ce blanc, par la lumière que réfléchissaient les parois de glace. La lumière n'était pas intense mais elle avait fermé les yeux depuis longtemps, et elle souffrait d'un terrifiant mal de crâne. Enfin, elle s'y habitua et tenta de percevoir d'où provenait le son qui parvenait à ses oreilles. Difficile, malheureusement, lorsqu'on ne peut plus bouger.

Kalysta tenta bien évidemment de tourner la tête, se relever un peu, mais rien à faire. Tout son corps n'était que douleurs, courbatures et ecchymoses. De plus, ses mains et ses pieds étaient complètement engourdis par le froid.
Malgré tout, le bruit se rapprochait, à tel point qu'elle pouvait deviner des bruits de pas dans la neige épaisse. Etait-ce un animal ou un être humain? Peut-être le factionnaire à sa poursuite qui avait fini par la retrouver? Peu importe ce que c'était, de toute façon, elle allait mourir. D'une manière ou d'une autre, ça lui était bien égal, pourvu que tout se termine vite. La chose se rapprochait, elle serait bientôt fixée. Elle espérait au moins pouvoir voir la mort en face. Être tuée par derrière ou dévorée sans même savoir quel carnivore avait eu envie de goûter à sa cher, ce n'était pas l'idée qu'elle se faisait du trépas. Elle voulait voir son assassin, défier la mort, lui montrer qu'elle n'avait pas peur. Si c'était la dernière chose qu'elle pouvait faire, autant le faire correctement.

Apparemment ses désirs allaient-être exaucés, puisqu'une jeune femme se présenta devant elle. Elle ne voyait que ses pieds, un epartie de ses jambes et, surtout, la lame d'une épée pointée droit vers son visage. Ce n'est qu'à sa voix que Kalysta put déterminer qu'il s'agissait bien d'une femme. C'était une voix haineuse et méfiante. Normal. Le problème, c'est que Kalysta n'avait ni la force ni le courage de lui raconter en détail ce qui s'était passé. Pourtant, sa survie ne dépendait que de quelques mots. La jeune déserteuse ouvrit la bouche difficilement. Sa mâchoire ne semblait pas cassée, heureusement, mais elle était en revanche bien rouillée. Elle ferma la bouge et la rouvrit à nouveau, tentant d'en faire sortir un son audible.

- F... Fa... Faction... naire.

Ces quelques mots avaient failli lui arracher la gorge. Elle cracha quelques gouttes de sang encore puis repris son souffle. Puis elle tenta de lever les yeux vers l'inconnue. Avait-elle bien répondu? Elle avait une chance sur deux, une chance sur deux que la femme qui se trouvait face à elle fasse partie de la Faction et décide de l'achever sur place.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mar 14 Mai 2013 - 13:47


❝ Toucher le fond, puis se relever❞


Kalysta, Inge


Un factionnaire, donc. La question qu'avait posé Inge était la plus répandue aux Erfeydes et permettait de dissocier amis et ennemis avec une justesse que garantissait le risque de mort immédiate en cas de mauvaise réponse. Tout à perdre comme tout à gagner, mieux valait parler franchement et affronter son destin.

L'affranchie, bien que restant méfiante, crut donc ces paroles et planta son épée dans la neige épaisse avant de s'approcher de la blessée. Les contusions visibles laissaient deviner de graves séquelles et les quelques plaies se devaient d'être rapidement soignées pour parer à toute intérite frigaire.

- Joli travail...

Inge porta la main à une besace en cuir attaché à sa taille d'où elle tira une mixture verdâtre et odorante qu'elle appliqua sur les blessures externes de l'inconnue. Non pas qu'elle ait été une grande adepte de médecine, mais en ces temps dangereux pour les déserteurs, mieux valait sortir avec le strict nécessaire.

- Il t'a salement amochée. Si tu veux survivre il te faudra marcher. On aura de quoi te remettre sur pieds au camp. Ils doivent s'être rapprochés de notre position maintenant, ça ne devrait nous prendre qu'une journée.

L'affranchie tendit une petite gourde contenant un alcool des plus forts qu'un déserteur puisse faire. De quoi faire oublier la douleur un instant.

- Je suis Inge.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mer 22 Mai 2013 - 4:15

Le Gardien soit loué, la jeune femme qui se tenait devant elle était une Déserteuse elle-aussi. Ainsi, Kalysta avait la chance de pouvoir vivre encore quelques instants, à défaut d'avoir la tête tranchée par la lourde épée plantée dans la neige, à un mètre ou deux de son visage. Kalysta avait encore une chance de s'en sortir, c'était tout ce qui comptait. Soulagée - et surtout extrêment rassurée - de ne plus être seule, elle retrouva un peu de force et se força à bouger un peu. Chaque partie de son corps la faisait souffrir, mais elle endura la douleur en silence en essayant de s'asseoir contre un monticule de neige tandis que l'inconnue appliquait un onguent fort odorant sur ses plaies ouvertes.

Kalysta caressait enfin l'espoir de pouvoir sortir de ce gouffre et échapper à la mort. Elle contempla ses multiples blessures un instant. Ca avait l'air d'aller, d'un point de vue extérieur, mais elle avait pourtant l'impression d'avoir été écrasée par un troupeau d'Howoks sauvages. Qu'importe, elle allait devoir ignorer la douleur puisqu'il lui fallait marcher. Marcher. Une journée. La blonde lanca à l'inconnue un regard incrédule puis se dit qu'il valait mieux ne pas se plaindre. Enfin, si elle parvenait à se lever, c'était déjà une belle réussite...

- Au moins, j'ai réussi à le semer.

Il était vrai que, à bien y réfléchir, il était bien moins pénible de faire une chute de plusieurs dizaines de mètres dans une crevasse enneigée plutôt que tomber entre les mains d'un Factionnaire.
Kalysta empoigna la gourde déjà ouverte que lui tendait la Déserteuse et l'approcha de ses lèvres. L'odeur lui piquait le nez, mais elle en but directement une grosse gorgée. Son visage se décora d'une grimace tandis qu'elle sentait le liquide descendre le long de son oesophage et réchauffer ses entrailles. Avec ça, elle retrouverait bientôt pleines sensations au bout de ses doigts et de ses orteils.

- Kalysta.

Elle but rapidement une deuxième gorgée puis tendit le récipient à sa propriétaire. Puis elle porta son regard sur la paroi de glace qui lui faisait face. Comment donc allaient-elles se sortir de là?

- Marcher, je veux bien essayer... Mais grimper, ça, je peux pas te promettre d'y arriver.

Kalysta esquissa un sourire. Cependant, elle plaisantait à moitié. Il était pourtant clair qu'elle n'allait pas pouvoir gambader ou se mettre à l'escalade tout de suite. Elle espérait qu'Inge avait une idée en tête. D'ailleurs, comment était-elle arrivée au fond de cette crevasse?

-
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mar 28 Mai 2013 - 5:06


❝ Toucher le fond, puis se relever❞


Kalysta, Inge


Ce nom ne disait rien à Inge. Cette Kalysta devait être une de ces déserteurs solitaires qu'elle aurait l'occasion de faire rejoindre les Murmures qui avaient plus qu'avant besoin de nouveaux arrivants. L'affranchie récupéra sa gourde et détacha l'une des branches qui pendaient à sa taille qu'elle tendit vers la blessée. Les feuilles et la branche elle-même s'enroulèrent autour de son poignet afin de se fixer en cane de fortune qui rendrait la marche moins pénible.

- Pour cette étape, je me charge de tout. Nous devons d'abord trouver des racines assez solides, toute cette glace sur les parois ne nous mènera nulle part.

Son regard se posa sur la continuité de la crevasse derrière Kalysta où la neige semblait faire peu à peu place à un sol meuble et praticable.

- On trouvera ce qu'il faut par là. Elle regarda de nouveau la rescapée. Tu étais seule pendant l'attaque ?

Qui sait, peut-être y avait-il d'autres survivants. Inge n'était pas de ceux dont la bonté était la qualité principale, mais il était ce genre de situation où l'on dépassait ses principes, surtout lorsque l'on avait vécu des drames similaires. Mais ce qu'elle voulait aussi savoir, c'était si la faction s'était concentrée sur Kalysta ou si d'autres sujets avaient pu détourner son attention car dans ce cas, les deux déserteuses auraient moins de chances de se retrouver dans une embuscade.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mar 4 Juin 2013 - 5:57

La tête lui tournait, mais Kalysta tentait de ne pas y prêter attention. D'une main tremblante, elle saisit la branche que lui tendait la jeune femme, sans trop savoir où elle voulait en venir. Elle sursauta dans un mouvement de recul lorsque la branche, comme muée par une force invisible, se tordit jusqu'à former une canne, certes précaire, mais qui lui serait d'une grande aide. Inge avait encore plusieurs branches accrochées à sa taille et Kalysta savait bien pourquoi. Il s'agit d'une technique des plus connues parmi les Déserteurs pour brouiller les pistes et semer ses ennemis plus facilement. Mais cette fois-ci la blonde se demandait quels autres usages il était possible de faire de ces simples branches avec ce type de Lien. Elle-même ne maîtrisait pas parfaitement son propre Lien avec le feu, il lui était donc difficile d'en savoir beaucoup sur celui des autres.

La farouche Déserteuse parlait d'une voix décidée et rassurante et, lorsqu'elle proposa d'avancer un peu à la recherches de branches pour les aider à remonter, Kalysta acquiesca sans broncher. Malgré son état, elle n'avait plus aucun doute sur le fait qu'elles allaient s'en sortir, toutes les deux. Mais rien n'était gagné.

Prenant appui sur la canne de fortune qu'elle empoignait fermement et se poussant de sa main libre sur le sol neigeux ou la paroi de glace, elle tenta lentement de se relever. Chaque parcelle de son corps n'était que douleur, mais il fallait serrer les dents et se faire violence. Elle se mit d'abord à genoux, puis posa un pied par terre pour lui servir d'appui. Enfin, elle se releva doucement jusqu'à pouvoir poser son autre pied à plat sur la neige. Ses jambes tremblaient, ses pieds étaient toujours engourdis malgré la chaleur de la liqueur qu'elle avait bue et sa colonne vertébrale semblait rouillée depuis de nombreuses années. Qu'importe. Elle ferma les yeux quelques secondes, le temps que sa tête cesse de tourner, puis elle put enfin faire face à sa sauveuse.

Mais la question posée fusa dans l'air comme la flèche d'un arc. Noomïa, elle lui était complètement sorti de l'esprit ! Etait-elle encore vivante? Est-ce que sa tentative pour la sauver avait abouti?

- Non, il y avait une jeune fille avec moi. Elle a été attrapée mais...

Il y avait peu de chances qu'elle soit encore en vie, mais "peu de chances" signifiait qu'il y avait encore un espoir. Il n'était peut-être pas trop tard, elle était peut-être blessée elle-aussi, mais libre. Autant mettre Inge au courant de ce qu'elle savait.

- J'ai essayé de la sauver, mais j'ignore si ça a fonctionné. Peut-être...

Elle pourrait assurément retrouver l'endroit où elle l'avait vue pour la dernière fois et, le temps qu'elles sortent de cette crevasse, les Factionnaires seraient certainement déjà à plusieurs lieues de là. Mais la décision d'y retourner ou non ne dépendait que d'Inge, puisque Kalysta était bien incapable de faire quoi que ce soit seule.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Mar 11 Juin 2013 - 14:09


❝ Toucher le fond, puis se relever❞


Kalysta, Inge


Kalysta avait su faire face à la douleur et était à présent apte à regarder Inge dans les yeux. Comprenant bien la situation l'Affranchie se glissa sous l'épaule libre de la rescapée afin de l'aider à se déplacer tandis qu'elle lui faisait part du tragique événement.

- Si elle ne t'a pas suivie dans ta chute, je doute qu'elle s'en soit sortie.

Ces tristes paroles se noyèrent dans une assurance à vous glacer le dos. N'ayant que trop côtoyé les factionnaires lorsqu'elle faisait encore partie des Shaas d'argent, Inge ne connaissait que trop bien leur fâcheuse manie de faire très peu de prisonniers. Mais elle savait l'inquiétude qui hantait Kalysta et se laissa aller à une certaine empathie.

- Enfin. J'ose espérer que la faction s'est lassée de te chercher dans le coin. Allons voir si ton amie a eu ta chance.

Elle commença à faire avancer leur duo doucement vers un endroit qu'elle espérait plus propice à une remontée facile, tendant de nouveau sa gourde à l'autre déserteuse. À avancer aussi lentement, leur marche risquait d'être longue. Une fois à la surface elle pourrait improviser un traîneau.


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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Jeu 20 Juin 2013 - 6:37

Quelques heures et détours plus tard...


La lumière était éblouissante malgré l'épaisse brume qui les entourait et l'air était plus frais bien que le vent ne souffle qu'en un léger courant. Voilà qu'elles étaient enfin sorties de cette crevasse sans fin. Ça n'avait pas été chose facile, mais le Lien d'Inge leur avait été d'un secours indispensable. La montée avait été longue et difficile, ce qui n'avait certainement pas aidé Kalysta à récupérer de ses blessures. Qu'importe ! Maintenant qu'elles étaient de retour sur la terre ferme, elles étaient à nouveau en danger. Aucune certitude que les Factionnaires qui la poursuivaient auparavant s'en étaient allés, il fallait donc être prudents.

Après s'être laissé quelques secondes pour reprendre leur souffle, Kalysta se redressa et observa autour d'elle. Il ne lui fallut qu'un rapide tour sur elle-même pour se repérer grâce aux rares arbres et nombreux rochers qui l'entouraient. Elle dirigea son regard sur un point invisible à travers la brume, puis informa Inge.

- C'est par là. C'est là-bas que je l'ai vue pour la dernière fois.

Si sa course pour éviter le Factionnaire qui la poursuivait l'avait éloignée de Noomïa, leur périple à travers la crevasse les en avait rapprochées même si elles avaient fait un détour de plusieurs heures pour revenir à peu près au même point. Elles n'auraient pas à marcher très longtemps, une heure peut-être. Une chance que Kalysta connaissait bien les environs !

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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Ven 28 Juin 2013 - 14:24


❝ Toucher le fond, puis se relever❞


Kalysta, Inge


Une fois qu'elles eurent atteint l'extérieur, Inge rajusta sa ceinture de rameaux afin qu'elle garde son utilité première. Elle profita d'ailleurs de la présence d'un arbre, qui leur avait gracieusement tendu ses racines lors de leur montée, pour en ramasser quelques branches mortes et les ajouter à sa collection. Tandis qu'elle réaménageait ainsi sa garde-robe, Kalysta indiqua la direction à prendre.

- Notre camp devrait maintenant se trouver par là aussi. J'espère seulement que tes factionnaires n'ont pas eu l'idée lumineuse de se diriger vers lui ou vers nous. Combien étaient-ils ? As-tu une idée de leur clan ?

Tout en évoquant le fait que leur potentiel ennemi pouvait se trouver à proximité, Inge monta dans l'arbre dont elle commença à en couper plusieurs branches à l'aide d'une dague crantée. Maintenant que le sol était plus praticable, elle avait imaginé un moyen de les faire avancer bien plus rapidement : un traîneau qu'elle tirerait sur lequel Kalysta pourrait souffler.


Spoiler:
 
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Ven 19 Juil 2013 - 6:24

Spoiler:
 

Savoir que le camp vers lequel elles se dirigeaient se trouvait dans la même direction que l'endroit où elle avait vu Noomïa pour la dernière fois provoqua en elle une vague de soulagement. Elle était épuisée par toute cette route et par la montée jusqu'en dehors de la crevasse et elle préférait donc éviter toute marche superflue. À bien y réfléchir, jamais elle ne s'en serait sortie seule, ni même sans l'aide d'Inge. Sans son Lien qui leur avait permis de se servir des racines d'un arbre centenaire, jamais elle n'aurait trouvé un moyen de remonter à la surface.

Alors qu'Inge coupait quelques branches de l'arbre qui les avait sauvées, Kalysta réfléchissait et tentait de rassembler ses souvenirs. Elle avait été inconsciente un long moment, ce qui n'allait pas l'aider à se souvenir exactement de ce qui s'était passé avant sa chute. Néanmoins elle se souvenait encore assez bien de sa course pour la survie.

- Je n'en ai vu que deux. Je ne pense pas qu'ils étaient plus nombreux, sinon ils auraient été plusieurs à ma poursuite. J'ignore qui ils sont ni où ils sont allés. Peut-être qu'on trouvera sur place des indices qui nous conduiront à eux, et à mon amie...

Kalysta ignorait combien de Déserteurs se trouvaient dans le camp qu'Inge et elle allaient rejoindre, mais elle savait qu'il existait aux Erfeydes plusieurs clans puissants capables de combattre les Factionnaires. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle n'avait pourtant rencontré aucun de leurs fidèles jusqu'à présent, si bien qu'elle se demandait si ces clans existaient réellement.
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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   - Jeu 1 Aoû 2013 - 15:51

Bien que semblant aspirée par la découpe de branches solides, Inge ne perdait pas une miette du rapport de sa protégée qui semblait tenir la route. Ayant elle-même été factionnaire, l'Affranchie ne connaissait que trop bien les techniques de traque en nombre visant à épuiser la proie. Ne restait plus qu'à espérer que les assaillants aient décidé d'aller tenter une autre chance plus loin.

- Si elle a réussi à disparaître, peut-être aura-t-elle eu la même veine que toi. Dans le cas contraire, il ne nous reste qu'à espérer qu'ils la détiennent et comptent s'en servir comme appât, au moins elle serait encore en vie.

Dans cette situation, on ne pouvait que s'exprimer au conditionnel, parler d'une éventualité certaine aurait été se montrer soit défaitiste, soit utopiste. Elle redescendit et ramassa son oeuvre qu'elle lia de telle sorte qu'elle finit par obtenir un traîneau sur lequel elle invita Kalysta à monter. Leur route pouvait reprendre.

~~~~~~

Inge lâcha la corde du traîneau qu'elle tirait et planta sa lourde épée dans la neige. Kalysta semblait reconnaître l'endroit et commençait à chercher vers où les diriger. Attendant ses indications, l'Affranchie but quelques rasades de sa cuvée personnelle, scrutant aux alentours l'éventuelle présence d'ennemis trop attachants.

Elle suivit les indications de la blessée jusqu'à un rocher au pied duquel une tache écarlate tranchait avec l'immaculé de la neige. Sans dire un mot, Inge suivit des yeux la traînée de sang qui s'éloignait jusqu'à un bosquet et fronça les sourcils.

-  On ne la retrouvera pas, à moins de partir à la rencontre de  factionnaires. Son regard se posa dans celui de Kalysta. Nous ferions mieux de rejoindre le camp.

Kalysta lui répondit par un hochement de tête entendu. Pleurer les défunts n'avançait à rien, surtout en terrain hostile et découvert. Ramassant la corde, Inge reprit le chemin qui les mènerait au camp posé par les quelques représentants des Murmures qui rejoignaient la chaîne d'Adiem où nombre d'entre eux avaient été rappelés. L'idée de retrouver les siens lui rendrait le voyage bien moins long...

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Posté dans Re: « Toucher le fond, puis se relever. » [Privé : Inge l'Affranchie]   -

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