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Le désert, c'est pas cool.

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On m'appelle Venycia Howk


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RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
MON AGE : 18 printemps.
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MESSAGES : 378
AGE : 26
INSCRIT LE : 13/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Kathy
Joyaux : 1356
http://www.ile-joyaux.com/t1523-cher-journal http://www.ile-joyaux.com/t1507-venycia-howk-gotruscos
Posté dans Le désert, c'est pas cool.    - Dim 19 Mai 2013 - 12:26

Korrul, son soleil, son sable, ses barbares. Voilà comment Venycia aurait commencé son guide touristique si elle avait envisagé d'en rédiger un. Ofagär était une étape sur le voyage entre Vuulte et Penjoie, et ce n'était assurément pas la plus belle ; cette ville avait l'air à moitié en construction. A la réflexion, c'était peut-être parce que Veny était habituée à la grandiose Vuulte, joyaux de civilisation et de raffinement. Ici... C'était poussiéreux, sale, et les gens étaient bronzés comme si les coups de soleil n'existaient pas. La rouquine n'avait assurément aucune envie de tester cette dernière théorie.

Aussi, elle se promenait avec une ombrelle de dentelle beige, dans sa longue robe blanche corsetée serré. Elle ne faisait pas tache dans le paysage, non non... Ou alors juste un peu, avec sa peau blanche comme du lait et ses atours si peu adaptés à l'atmosphère désertique.  En même temps, me direz-vous, pourquoi s'habiller comme une marquise pour parader dans le désert ?... La réponse était simple : Ofagär était la première ville Korrulienne qu'elle visitait de sa vie, et les vêtements avaient ici un prix exorbitants. Les Gotruscos se contentaient donc de leur garde-robe matroscienne tout à fait inappropriée.

Elle s'était écartée de la rue principale où toute la population faisait apparemment ce jour-là son marché, pour se retrouver dans un quartier moins fréquenté. Les bâtiments étaient moins beaux, la route moins adroitement pavée que dans le coeur d'Ofagär, mais au moins elle arrivait à mieux à respirer hors de la foule. Il était presque midi, et la chaleur se faisait oppressante. Venycia était sortie en cachette de la Vivenef familiale,  posée aux abords de la ville, car ce gros machin de bois et de métal n'était pas précisément conçu pour permettre à ses occupants de respirer de l'air frais. Elle était donc là, toute seule dans les rues d'une ville Korrulienne, à se promener comme une touriste. De nos jours, il ne lui aurait manqué que l'appareil photo, bien que les scènes intéressantes ne soient pas légion dans le coin.

Enfin, elle arriva à ce qu'elle avait cherché depuis quelques temps déjà : une fontaine publique. En voyageant en Vivenef, il était hors de question de prendre des bains quand on arrivait en fin de trajet, pour l'économie d'eau, et Venycia se sentait poisseuse sans rien pouvoir y faire, et ses manières de petite Marchande n'appréciaient pas tellement. C'était un bassin rond, peu profond, dans lequel s'écoulait un mince filet d'eau. Pas de quoi se baigner ici, sinon la jeune fille n'aurait pas hésité ; elle n'était pas particulièrement réputée pour sa décence de toutes façons.

Elle s'assit sur le bord de l'eau, déjà contente de profiter d'un peu de fraîcheur, et trempa ses avant-bras dans le liquide frais en soupirant d'aise. Refroidir les zones où passent les principales artères du corps était un plaisir immédiat, dans pareil environnement. Une fois ses mains rafraîchies, elle les passa sur son cou, où de larges plaques rosies montraient à quel point elle souffrait de la chaleur. Ai-je dit qu'elle détestait déjà Korrul, rien que pour ça et pour le sable qui se glissait partout ?

Résistant à l'envie de s'asseoir directement dans le point d'eau -avouons-le, poser ses fesses dans l'eau potable des gens, ce n'est pas de la plus grande politesse- Venycia resta sur l'épais rebord de pierre du bassin, et observa un moment la place autour d'elle. Elle allait repartir, quand elle perçut un mouvement du coin de l'oeil qui lui fit tourner la tête. Au milieu de tous les passants ralentis par l'air brûlant, quelqu'un courait.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Dim 19 Mai 2013 - 13:28

-Dépose ton arme sur le champ saleté de Forban !
-Barre toi d'abord et je réfléchirai à la garder en vie, à l'apparence de ses habits, je doute que son meurtre vous soit favorable !

La foule était écartée en arc de cercle autour des trois gardes, lances pointées vers la Forban qui tenait la rousse par la taille, un couteau placé juste sous sa gorge et prêt à lui entailler la chair qui lui ferait certainement un magnifique trou pour empailler son cadavre.
Mais pour en arriver là, il faut revenir quelques heures en arrière.

Marchant aux côtés de son Avernas, toute réserve de nourriture et d'eau était épuisée. Sa mission était simple, trouver de quoi nourrir un nouveau-né de la Tribu car la mère n'avait pas résisté à l'accouchement et ne pouvait donc pas allaiter l'enfant. Le village indiqué par la cheffe de clan n'était pas le plus proche mais le moins gardé, néanmoins habitué aux attaques de Forbans, les quelques gardes en avaient beaucoup plus l'habitude. Mais la peur n'existait pas de ce côté du monde et si son clan le demandait, elle le ferait. C'est ainsi que son voyage lui occupa quasiment la totalité d'une semaine avec peu de vivres, un arc avec une dizaines de flèches et une épée courbe comme seules armes.
Sa créature fût laissée à quelques kilomètres de la ville à l'air chic par rapport au camp de la criminelle. Approchant alors à pied, habillée d'un voile rouge couvrant la moitié inférieur de son visage contre le sable volant au grès du vent, une longue robe marron de tissu pour cacher son corps du soleil et des regards pouvant reconnaître les tatouages de clan. Le soldat posté devant la porte de bois observa longuement la jeune femme désireuse de pénétrer à l'intérieur de la ville. Ce dernier ordonna à la femme voilée de lui donner ses armes et de découvrir son visage. Descendant alors lentement le tissu rouge de son nez, fixant le militaire avec hardeur, elle lui donna son arc et son carquois pour qu'il ait les mains prises. Déchirant sa robe sur le flanc droit, elle empoigna ensuite le manche de son épée fixée à un fourreau le long de sa cuisse sous le tissu marron. Tranchant d'un coup sec le ventre de son adversaire puis alla embrasser sa victime pour empêcher le peuple à l'intérieur des murs de l'entendre hurler. Enfonçant alors lentement la lame dans son corps pendant que le sang du guerrier coulait lentement à l'intérieur de la gorge de la sauvage, déglutissant son liquide vital avant de rompre le baiser. Il était mort.
Récupérant son arc et ses flèches puis ouvra la porte de bois pour pénétrer dans la ville.

Habituée à ce genre de ville, elle avançait lentement, tête baissée et le souffle court. Ici ont reconnait facilement la vermine et ils n'en ont pratiquement plus peur, un net désavantage pour la sauvage qui cherchait une solution à la mission qu'on lui avait confié.
Deux gardes s'approchèrent en la fixant de haut.

-Bonjour, quel est votre nom ?
-..
-Chef ! Le garde de la porte ouest est mort !

La suite était tellement prévisible que Serybè préféra écourté le questionnement et bousculant les deux soldats, elle se mit à courir. Un troisième homme en armure, posté sur une tour décocha une flèche qui alla se loger dans le flanc droit de la taille de la sauvage, criant sa douleur en se tenant la plaie, la flèche était restée plantée. Ils n'avaient plus qu'à attendre qu'elle tombe de fatigue. Approchant alors d'une petite place publique, sa seule chance était de prendre un otage, mais rien ne lui satisfaisait. Il fallait quelqu'un d'important et inoffensif, qui ne jouerait pas les héros. La perle rare semblait se trouver justement ici, assise au bord d'une petite fontaine d'eau potable. Vêtue d'un étrange accoutrement qui ressemblait plus à un costume comique que des habits de haute société. Puis tout se fit naturellement.

-Barre toi d'abord et je réfléchirai à la garder en vie, à l'apparence de ses habits, je doute que son meurtre vous soit favorable !

Le sang qui perlait de son ventre et coulait le long de ses jambes commençait déjà à sécher sous la chaleur mais une nouvelle couche venait couvrir celle qui séchait. La douleur devenait gênante et la tête de la sauvage commençait à tourner, il fallait vite s'en aller.

-Si vous bougez, je la tue !
-Rien ne nous dit que tu vas la laisser en vie une fois plus loin !

Déglutissant sa salive, Serybè traîna alors sa proie de force jusqu'à l'intérieur d'une vieille bâtisse tombant à moitié en ruine, à l'intérieur elles y seraient à l'ombre et à l'écart des gardes, cependant, cela restait en ville et les soldats commençaient déjà à encercler les lieux. Bien sûr, ils ne rentreraient pas pour éviter de la jeune femme marchande ne soit assassinée. Ils allaient simplement attendre que la sauvageonne meurt de sa blessure.
S'installant alors assise, adossée à un mur en serrant les dents tant la douleur devenait affreuse, la flèche était d'ailleurs toujours plantée dans le flanc de sa taille mais rien ni personne ne semblait pouvoir la sauver aujourd'hui. Une simple menace à l'égard de l'inconnu lui permettait de garder un semblant de contrôle sur la situation.

-Si tu essayes de t'enfuir.. Je te tue.. Et si par malheur tu arrives à partir, je te retrouverai, toi et ta famille pour vous torturer jusqu'à la mort.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Dim 19 Mai 2013 - 14:18

En un éclair, Venycia se retrouvait plaquée contre une femme, d'après le corps qui se pressait contre son dos et la voix qui vociférait à l'attention des gardes dans une langue qu'elle ne comprenait que par bribes. Ce qu'elle comprenait parfaitement par contre, c'est que la place venait de virer au chaos total en moins de deux minutes. Elle l'avait bien dit, que ces gens étaient des barbares. Une lame sous la gorge, elle s'abstint de déglutir trop fort. Juste au cas où.

Elle se sentit brusquement tirée en arrière, et son agresseur la traîna dans une bâtisse à l'aspect miteux sans qu'elle n'y oppose la moindre résistance. Après tout, elle tenait à sa tête, et à son sang dans une quantité suffisante pour faire fonctionner son organisme, merci bien.

En un clin d'oeil, elle se retrouva à genoux dans la poussière, devant la femme qui s'effondrait le long du mur. A y regarder de plus près... Elle avait une flèche dans le flanc. Cette fois-ci, Venycia avala sa salive tout à son aise, puisque l'on ne lui maintenait plus une lame sur la trachée. L'inconnue lui parla, et bien évidemment, elle ne comprit pas grand chose. Ses connaissances de la langue korrulienne étaient plus que limitées, s'arrêtant à « Bonjour » et « Combien pour ce truc, là ? ».

-Si tu essayes de t'enfuir.. Je te tue.. Et si par malheur tu arrives à partir, je te retrouverai, toi et ta famille pour vous torturer jusqu'à la mort.

Voyons voir... Vu la situation, ce devaient être des menaces ou quelque chose du genre. Le ton avait l'air plutôt las, mais quand on a une pointe de métal plantée dans la chair, ça pouvait se comprendre. Venycia s'assit sur ses talons, silhouette blanche très visible dans l'ombre ambiante ; les fenêtres de la maison étaient barrées de planches de bois, ce qui expliquait sans doute pourquoi celle là précisément. Lentement, elle articula :

« Je ne parle pas korrulien. »

...Au moins une phrase utile qu'elle avait mémorisé.

Elle posa doucement une main sur sa propre poitrine, avant d'ajouter :

« Veny. »

Il est toujours bon de donner son nom à un ravisseur -du moins, selon le guide de la demoiselle en détresse- cela humanise la potentielle future victime. Une chance de plus de survivre. Elle posa sa main sur son propre flanc en mimant une grimace de douleur avant de tendre la même main vers l'inconnue, lui demandant par son geste si elle pouvait approcher. Peut-être qu'elle pourrait l'aider, et avoir la vie sauve en retour. Si elle avait été en meilleur état, Venycia aurait probablement essayé de la séduire, mais dans le cas présent, une autre tactique était de mise. Elle savait bien qu'elle aurait dû paniquer, mais elle ne se rendait pas encore vraiment compte de la situation. Tout s'était passé en un éclair, et la surprise de se retrouver embrigadée dans un conflit qui ne la concernait en aucun cas avait endigué la peur qu'elle aurait dû éprouver. C'était un avantage finalement, elle avait la tête plus ou moins froide. Espérons que ça dure.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mar 4 Juin 2013 - 12:07

Le temps semblait étrangement long à l'intérieur, la douleur grandissait à chaque petit mouvement. La tête penchée en arrière à serrer les dents à chaque respiration qui par malheur faisait bouger légèrement son abdomen, faisait par la même occasion bouger la flèche dans le flanc de son ventre. Une longue inspiration la fit souffrir d'avantage, mais elle pouvait maintenant ainsi sa respiration pour un petit laps de temps et être un peu tranquille, le temps de rabaisser sa tête pour regarder son otage qui à l'entendre.. Ne parlait pas Korrulien. Rien que son accent faisait grimacer la sauvageonne qui commençait à manquer d'air alors que la captive se mettait à faire des signes.. Déposant sa main contre son buste, elle prononça un mot ou plutôt un nom dans sa langue, faisant froncer les sourcils de la guerrière qui restait méfiante car dans un état lamentable. Puis elle mima la blessure que la Forban en faisant une fausse grimace, c'était évident qu'elle demandait si la blessure était grave ou du moins si cela faisait mal. Et évidement, bien sûr que c'était le cas !

Mais néanmoins, lorsque cette inconnue tenta une approche, la sauvage se braqua en empoignant son épée qu'elle planta dans le sol pour s'aider à se redresser d'un coup sec, s'arrachant un cri de douleur avant de retomber lourdement au sol, poussant un nouveau cri mais de rage cette fois-ci. Tant de faiblesse était une honte pour son clan et elle aurait préférée mourir que d'être vu ainsi par les siennes. Le nuage de poussière qui avait été soulevé par la chute de la guerrière retomba lentement sur elle, couvrant son corps d'une douche de poussière. Les deux mâchoires serrées l'une contre l'autre elle frappa à grand coup de poing au sol pour calmer sa rage avant de se redresser légèrement sur les avants bras. Ses cheveux noirs masquaient son visage alors qu'elle empoigna la pointe de la flèche en main et bien que cela la coupait, elle essaya de la tirer pour la retirer, mais malgré ses hurlements de douleur, elle ne sortait pas.

Ayant alors l'impression de suffoquer tellement son halètement était violent, les goûtes de sueur perlant sur son visage tombaient au sol sous forme de petite tâche brune en se mélangeant à la terre fraiche sur le planché.. Il n'y avait plus rien à faire.
Elle tourna alors le visage vers l'inconnue.. La captive.. Qui avait précédemment proposé son aide.. Finalement.. Si elle avait des compétences de chirurgie.. Pourquoi pas. Serybè pourrait toujours la tuer plus tard même si la guerrière allait avoir besoin de repos avant de pouvoir s'échapper.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mer 5 Juin 2013 - 15:17

Une épée plantée dans le sol. Même dans la douleur qui semblait l'accabler, la femme devant Venycia avait une force effrayante. La matroscienne avait sursauté et reculé précipitamment. Mais apparemment, pas assez que pour arracher le corps étranger de son flanc. L'inconnue avait essayé de se débrouiller seule, avant de sembler accepter que Veny approche.

Prudemment, la jeune femme vint s'agenouiller après de sa ravisseuse pour examiner la plaie. Elle n'y connaissait absolument rien en soins, à part les bobos sur les genoux des petits frères trop remuants. Mais elle supposait bien qu'il fallait extraire la chose, d'une manière ou d'une autre. Elle palpa lentement la flèche, avec la plus grande prudence pour ne pas causer encore de la douleur. Le projectile n'était pas entré profondément dans le corps, car on voyait encore dépasser la jonction entre la pointe et le bois. C'était d'ailleurs une pointe métallique vicieuse, de celles qui tranchent sur l'envers pour compliquer l'extraction.

La marchande prit une grande inspiration, et approcha ses doigts de la plaie. Celle-ci avait l'air nette et bien droite, malgré le sang qui la souillait. Elle palpa très doucement l'endroit de l'impact, retirant prestement ses doigts à chaque fois que la jeune femme qu'elle touchait réagissait d'une quelconque manière à son contact. Elle utilisa enfin un coin de sa jupe pour essuyer la peau aux alentours du sang et de la poussière qui y était collée, avant de reporter son attention sur le visage de sa patiente malgré elle. A présent, il s'agissait de se faire comprendre pour ne pas se prendre l'épée précédemment citée dans sa propre anatomie.

Venycia cogna avec son poing menu sur sa propre hanche, laissant entendre un « poc » étouffé par le tissus de ses vêtements. Os. Avec sa main, elle dessina dans l'air un trait qui en sortait. La flèche est plantée dans l'os de ta hanche. A nouveau, Veny imita un bruit de douleur, tout en mimant le geste de retirer la flèche, avant d'écarter grand les bras. Ça va faire très, très mal.

Quelque part, la sauvageonne avait beaucoup de chance : si un organe avait été percé, ce n'était pas une adolescente sans aucune expérience qui pourrait la sauver. Restait à voir si l'adolescente en question arriverait à ne pas lui vomir dessus pendant le processus, car Venycia, à la vue du sang et de la douleur d'autrui, s'approchait de plus en plus de la couleur emblématique de son pays.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Dim 16 Juin 2013 - 17:02

Un hurlement, strident et puissant brisa l'air en éclat. La voix aigu et violente percuta les murs à plusieurs reprises, créant des échos dans la baraque en ruine dont les fenêtres étaient bloquées par des planches de bois, procurant ainsi de la protection. Protection qui ne lui servait aucunement à se tenir à l'écart de la souffrance mais uniquement de la mort.. Car la souffrance était là, bien présente lorsque la flèche était encore présente dans son corps, et maintenant alors qu'elle en était sortie.
A la seconde même ou la pointe avait arraché sa chair pour pouvoir sortir, la Forban asséna un violent coup de coude dans la figure de l'adolescente présente derrière elle. Se tournant sauvagement en se jetant sur elle, la plaquant contre le mur avant de ruer sa mâchoire contre le cou de cette dernière. Cependant. Sa conscience la retenait. Grognant bestialement alors que ses dents contre la peau de l'inconnu stagnait ici sans forcer, sa salive se répandent légèrement sur la chair de la belle inconnue. Soupirant alors longuement, Serybè retira ses crocs et lécha de bas en haut la salive qui avait coulé sur le cou de la guérisseuse.

C'était la première fois qu'elle laissait quelqu'un en vie. Elle lui devait bien ça, la pauvre jeune fille à l'apparence riche n'avait rien à voir là-dedans et aurait très pu essayer de s'enfuir mais elle décida d'aider une sauvage..

La plaie était cependant maintenant bien ouverte, et le sang pissait abondamment de son flanc. Relâchant alors complètement la belle pour s'en éloigner en grimaçant sous la douleur de sa blessure, Serybè retira difficilement sa tunique pour se trouver nue. Assise au sol, elle déchira avec les dents et ses mains une large bande de son habit pour en faire une bande puis l'attacher autour de son corps et ainsi couvrir la blessure qui saignait cependant toujours autant.. C'était inutile. Levant alors les yeux vers l'adolescente, elle lui fit un signe de tête significatif de faire quelque chose.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Lun 17 Juin 2013 - 6:09

Gloups. Des dents. Veny avait arrêté de respirer un instant, persuadée que sa dernière heure était venue. Certes, ça avait dû faire mal, lorsque la jeune fille avait fouillé la plaie avec ses doigts pour en dégager la pointe de flèche, et plus encore lorsqu'elle avait tiré d'un coup sec pour l'extirper. Etait-ce une raison pour essayer de la manger ?

Mais non. Les quenottes tranchantes n'étaient pas rentrées dans sa chair, merci Vama, elle s'en sortirait juste avec un bon gros hématome sur la pommette. Il n'y avait que de la bave dans son cou. Quelle réaction bizarre tout de même, saliver sur les gens qui essayaient de vous sauver... Cependant, sa kidnappeuse entreprit de la nettoyer, en léchant la peau mouillée. Venycia se détendit, elle était vivante. Et elle comprenait étrangement bien qu'on ait envie de passer sa langue sur les gens. Comme quoi, on peut trouver des points communs avec n'importe qui. Néanmoins, la korrulienne s'écarta avant que Veny ne s'égare, ce qui lui permit de reprendre conscience que la personne en face d'elle était blessée. Elle la regarda se débattre avec sa tunique pour tenter de bander sa plaie, sans succès, mais elle n'osait pas approcher. Quand la forban lui fit signe de faire quelque chose, elle avait déjà réfléchi à la question.

Elle se leva et retira ses jupons de sous sa robe, qui retomba platement contre ses jambes. C'était une masse de tissus non négligeable, qui était relativement propre et qui permettrait de faire un bandage bien épais. Veny déchira une première partie et la plia pour avoir un carré composé de plusieurs couches. Elle s'agenouilla près de la femme, enleva la bandelette de tunique à présent imbibée de sang et maintint fermement sa compresse de fortune sur la plaie afin d'arrêter l’hémorragie.

« Ça va aller... Je vais y arriver... Je peux le faire... », marmonna-t-elle en matroscien pour elle-même. Peut-être plus pour s'empêcher de tomber dans le pommes que vraiment pour se motiver, d'ailleurs. Jusqu'à présent, elle faisait preuve d'un sang froid remarquable pour une petite princesse Marchande. Elle appuyait de tout son poids, qui n'était pas bien grand, et cela semblait suffire : la tache de sang sur le morceau de jupon semblait ralentir son expansion. Veny déchira un autre morceau de tissus pour faire une seconde compresse qu'elle substitua à la première, avant de commencer à découper de longues bandelettes pour l'attacher. Finalement... C'était tout de même bien pratique, d'être habillée comme une marquise dans le désert.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Lun 17 Juin 2013 - 7:31

Faiblesse.. C'était l'unique et seul mot qu'Al'Serybè arrivait encore à prononcer dans sa tête.. Se faire aider pour une mioche d'inconnue était pour elle une terrible honte. De plus, en temps normal, la jeune riche serait déjà morte par les crocs et les griffes de la sauvage mais, elle avait une impression étrange.. Comme si cette personne pouvait lui être utile. Déjà car elle savait soigner une plaie mais, peut-être que la Forban pouvait se servir d'elle vivante pour se tirer de cette galère dehors.

Elle laissa Veny bander sa plaie avant d'essayer de se relever sous les grimaces et les gémissements de douleurs. Le dos courbé, un main tenant le bandage sur son entaille comme si cela allait aider à soigner puis elle se traîna ainsi jusqu'aux fenêtres couvertes par des planches de bois. Glissant alors son yeux face à un petit trou creusé dans les plaques protectrices, elle pouvait ainsi voir les quatre archer et trois lancier en position face au bâtiment, attendant patiemment. Ils ne pouvaient pas entrer et prendre le risque que la richarde meurt, mais ainsi ils bloquaient la sortie.. Pourtant c'était simple, si personne ne faisait rien, les deux femmes dans la bâtisse mourrons de soif.. Qu'elle honte pour une Forban.

L'extérieur était sombre et chaud, aride au point de déformer le paysage sous formes de petites vagues de chaleur. Soupirant, la sauvageonne s'éloigna de l'ouverture pour retourner près de l'inconnue et l'observer longuement. Malgré ses vêtements ridicules mais bien pratique, elle avait un joli visage et une silhouette des plus attirante. Mais la nuit tombait et déjà on ne voyait plus grand chose à l'intérieur de la baraque. Créant donc un cercle de brique qui provenaient d'un mur en ruine, ramassant plusieurs poignées de poussière paille et petits insectes morts au sol qu'elle mit à l'intérieur du cercle de pierre. Il ne restait plus qu'à créer une étincelle. Mais il lui fallait un Silex.. Chose qu'elle n'avait pas sur elle car la pierre était présente dans son sac attaché à sa monture à l'extérieur de la ville. Tant pis dans ce cas.

Désespérée, fatiguée et blessée, Al'serybè s'allongea finalement au sol toujours sous les grimaces qui lui procurait sa blessure. Faisant alors signe à la guérisseuse de s'approcher, elle attacha la précédente bande de tissue couverte de sang à son poignet, relié à celui de la sauvageonne, ainsi, elle ne pourrait pas s'enfuir à moins de réveiller son agresseur.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Lun 17 Juin 2013 - 9:31

Apparemment, la blessée se portait mieux, au point de pouvoir se déplacer, pour regarder dehors puis pour envisager un feu qu'elle n'avait rien pour allumer. Venycia était soulagée de voir que l'inconnue n'allait pas mourir, même si ça aurait arrangé ses affaires pour sortir de là. Quand on s'acharne à aider quelqu'un, on a pas tant envie que ça de voir ses efforts vains.

Quand la jeune femme s'allongea, Veny obtempéra à son geste et s'approcha, pour constater avec déplaisir qu'elle serait attachée à l'aide d'une bandelette dégoûtante. Ceci dit... Elle pouvait toujours se regarder avant de froncer le nez devant un bout de tissus. Elle avait du sang partout, jusque sur le visage, de la poussière collée un peu partout... Sa robe n'était plus blanche, mais rouge et brunâtre sur une grande partie du devant. Sa pommette commençait à gonfler et bleuir à cause du coup reçu précédemment. Pas très glorieux.

Venycia se coucha sur le côté, tournée vers la Forban, puisqu'elle ne pouvait pas se mettre bien loin avec leurs bras attachés de toutes façons. Il ne faisait vraiment pas froid, mais elle tremblait violemment, avec le contrecoups de tout ce stress, la pauvre chérie. Elle avait fait ce qu'elle pouvait pour garder son sang froid, mais la pression retombait. Bientôt, des larmes silencieuses tracèrent des sillons dans la crasse sur son visage. C'était nerveux, que voulez-vous... Quand on a l'habitude d'être protégé du monde extérieur, une rencontre aussi directe avec le monde extérieur n'est pas recommandée.

Sans même s'en rendre compte, elle entrelaça les doigts de la main prisonnière à ceux de sa ravisseuse. Depuis toujours, elle se rassurait par le contact physique, ce qui était généralement mal perçu. Ici... Même si ce n'était pas la bonne personne, c'était quelqu'un, qui était dans une galère pire que la sienne au final. Après tout, l'inconnue ne l'avait pas tuée, et le mal qu'elle lui avait fait n'avait pas l'air volontaire, juste une mauvaise réaction à une douleur insoutenable... Syndrôme de Stockholm, quand tu nous tiens.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Lun 17 Juin 2013 - 15:47

La nuit commencée à peine que déjà elle se prévoyait d'être longue.. Très longue, trop longue. Couchée sur le dos en soupirant régulièrement pour supporter la douleur de sa plaie, elle sentie soudainement sa main se faire prendre par une douche chaleur voisine, ses doigts entrelacées avec ceux de cette inconnue. Tournant alors légèrement le visage vers elle pour l'observer de ses yeux noirs comme la nuit. Déglutissant alors qu'une bouffée de chaleur fit la sauvageonne empoignée une dague courbe de son autre main puis tout en enjambant le corps de la belle, elle glissa sa lame sous la gorge de Veny. Sa main toujours contre celle de l'inconnue, elle appuya légèrement dessus en observant une fois de plus son visage, les sourcils froncés.
Grognant légèrement en appuyant faiblement la dague contre le cou de la gamine, pas assez pour lui entailler la gorge bien que l'envie était là.. Une idée lui traversa soudainement l'esprit. Ils tenaient tous à cette riche, si elles échangeaient de vêtements l'adolescente pourrait créer une diversion suffisante pour laisser son agresseur s'enfuir..

[Hrp : Érotique]

Un large sourire se dessina alors sur les lèvres de la Sagaris qui relâcha la pression de son arme sur la fille puis la déposant non au loin en se courbant doucement au dessus de sa proie. Plongeant son nez dans le cou de la belle pour humer son parfum gâché par les odeurs de poussière de la baraque, léchant à nouveau sa gorge de bas en haut du bout de la langue. Plaquant les poignets de l'inconnue contre le sol après les avoirs pris au piège entre ses mains, elle approcha lentement ses lèvres du mentons de l'adolescente, mordillant sa peau avant de remonter en déposant un fin baiser sur sa lèvre inférieur. Fermant alors les yeux en allant embrasser ses lèvres avec douceur avant de capturer sa lèvre entre ses dents pour lui la tirer légèrement dans un délicat grommellement animal.

Relâchant alors ses lèvres ainsi que les poignets de Veny, elle se redressa assise à califourchon sur elle et poussa plus loin sa tunique rouge qui essayait de grimper à sa jambe. L'observant un instant avant d'empoigner le décolleté de sa partenaire sur lequel elle força pour faire casser les boutons maintenant ensembles les deux partis de l'habit. C'est alors qu'elle découvrit un drôle d’accoutrement cachant les atouts de la femelle, un peu trop solide pour le briser à main nue. Reprenant alors sa dague en main, tirant brutalement sur cette chose masquant la vue de la poitrine de l'inconnue, Serybè glissa l'acier tranchant sous le tissu avant de le découper de haut en bas pour pouvoir finalement le séparer en deux, observant avec intérêt les courbes désormais découvertes de la jeune femme puis les caressants du bout des doigts.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mar 18 Juin 2013 - 12:16

Encore des choses qui coupent. Vraiment, quelle obsession ! Une lame sous la gorge n'était pas la chose la plus réconfortante au monde, c'était le moins que l'on puisse dire. Néanmoins... Venycia fut distraite de sa nervosité assez rapidement, comme un enfant triste à qui on aurait donné un paquet de bonbons. L'inconnue avait changé d'idée, et souhaitait visiblement autre chose d'elle que du sang répandu sur le sable. Beaucoup plus intéressant.

Si elle tremblait encore, ce n'était plus d'une retombée de stress, mais plutôt d'anticipation. Et d'un peu de peur, aussi. Elle ressentait encore la pression des dents contre son cou, sa pommette qui palpitait... C'était un contact dangereux. Ce qui ne le rendait que plus attrayant. Mais bizarrement... C'était délicat, il n'y avait pas d'intention de faire mal même si ce n'était pas exactement civilisé tout de même. Enfin, civilisé... Qu'attendre d'autre à Korrul ?

Elle retint son souffle quelques instants, se laissant embrasser. De toutes façons, elle n'avait pas beaucoup le choix, immobilisée comme elle l'était, mais elle n'allait pas se plaindre. C'était bien trop beau que la situation revienne dans un domaine où elle savait y faire. Veny se retrouva nue, après un arrêt respiratoire supplémentaire quand la dague avait frôlé sa peau. L'inconnue savait apparemment ce qu'elle faisait, car découper un vêtement aussi serré sans taillader la chair au passage tenait presque du miracle. C'était plutôt rassurant de voir que cette maniaque des couteaux en tous genres s'en servait à la perfection, mine de rien.

La jeune marchande frissonna sous les caresses, sous le regard appuyé que l'inconnue portait sur elle. Mais c'était son terrain de jeu préféré, et elle ne serait pas en reste. Dégageant ses bras de la robe malmenée, elle se redressa un peu. Elle déposa sa main doucement sur la peau nue de la jeune femme, au niveau de la taille, sur le flanc opposé à la blessure, une caresse encore innocente qui prenait garde de ne pas réveiller la douleur ; c'était un contraste troublant que de voir la peau laiteuse sur celle plus bronzée, comme l'or et l'argent qui se rencontrent et forment un mélange étrangement harmonieux. Ce contact réveillait un vieil interdit, qui la fit hésiter un instant. On n'approche pas les Korruliens... On ne les touche pas. Ils sont sales. Toute une éducation visant à éviter la disgrâce d'engendrer un sang-mêlé, puisque ses parents n'auraient pas imaginé une seconde que la tentation serait présente avec une autre femme. Et pourtant... Tant pis pour les convenances, comme d'habitude. Elles ne faisaient jamais long feu de toutes façons. La présente situation était suffisamment intrigante que pour convaincre sans problème Venycia de se rouler dans la poussière avec une étrangère, fait remarquable s'il en est pour une Marchande si délicate et si bien endoctrinée. Comme quoi, avec la bonne motivation, tout est possible.

Remontant sa main le long du corps de l'inconnue, elle l'arrêta dans sa nuque, appuyant doucement pour joindre leurs lèvres dans un vrai baiser, de ceux qui enflamment les sens. Venycia enfouit ses doigts dans les cheveux de la demoiselle, se cambrant pour se coller contre elle. Elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre, puisqu'elle était un peu coincée sous la Forban plus grande qu'elle, mais sa réaction exprimait tout l'enthousiasme du monde.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mar 18 Juin 2013 - 13:14

C'était un contact vraiment étrange.. La peau douce et claire de la guérisseuse caressant le corps chaud et sombre de la blessée.. Une caresse délicate et sensuelle qui était une première pour la sauvage. Les attouchements chez elle sont violents, brutaux voir bestial, il est même rare de faire simplement l'amour mais beaucoup plus à la mode de violer la personne, morte ou vivante d'ailleurs. Cette sensation étrange de douceur faisait frissonner serybè qui ne lâchait pas les prunelles de sa partenaire. Cette envie de découverte du monde et de ses cultures avait fini par se traduire de cette façon, une envie quasi incontrôlable de connaitre et sentir le corps de cette inconnue.. D'où venait-elle ? Pas de Korrul c'était certain, cette peau et ces vêtements la trahissait bien qu'elle ne cherchait pas à se cacher.

L'étrange sensation de sentir la main de la belle se faufiler entre les mèches sombres et poussiéreuses de la sauvageonne la fit frémir, pas de griffure ni de tirage violent des cheveux en arrière, aucune envie de domination ni de meurtre pour pas que la fille du dessous se débatte.. Simplement de douces caresses et de doux baiser symboliques, aucune morsure, simplement les lèvres de la riche collées contre celles de la pauvre. L'excitation grimpait alors qu'une main venait calmement remonter ses doigts le long du ventre de la belle, faisant longer ses ongles jusqu'aux seins de l'inconnue avant d'aller frôler ses courbes. Se prêtant à ce jeu délicat que lui faisait découvrir Veny, la Sàgàris déposa finalement sa main sur la poitrine de la belle, forçant à peine de ses lèvres sur les siennes pour l’inciter à se recoucher.

Sa main massa alors lentement le sein droit de sa partenaire avant de quitter ses lèvres des siennes, déposant soigneusement de doux baiser sous forme d'un long chemin de son cou jusqu'à son buste avant que sa langue ne vienne parcourir ce qu'il restait pour parvenir au sommet de son second sein, prenant le bout rosé en bouche sur lequel elle joua de sa langue avant de le relâcher tout comme son jumeau de droite.

Ses doigts commençaient alors une descente sinueuse vers son nombril avant de remarquer la robe bel et bien présente qui avait été oubliée par la sauvage. Si cette dernière voulait être portée plus tard pour sa fuite, mieux ne valait pas la casser d'avantage et laisser faire sa propriétaire. Se décalant alors du corps de veny et d'un signe de tête lui indiqua de retirer la robe tout en allant se coucher un peu pus loin pour l'observer faire dans un sourire taquin.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mar 18 Juin 2013 - 17:12

Des caresses, des baisers... Venycia se perdait dans le contact de l'autre, sentait sa peau prendre feu sous ses mains, sous sa langue. Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas faire de bruit au contact des douces lèvres sur sa poitrine. Il n'aurait plus manqué que les gardes au dehors croient qu'on la torture. Quoique c'était bien une forme de torture, puisque la jeune femme s'arrêta au milieu de ses attouchements pour s'éloigner. Veny esquissa un geste pour la retenir, avant de comprendre son geste. Oh. La robe. Oui madame, tout de suite.

Avec un léger sourire, elle se redressa sur les genoux, pour pouvoir délacer la cordelette qui maintenait la taille de sa robe serrée dans le dos. Avec un poignet toujours attaché, ce n'était pas évident, mais elle y parvint rapidement. Encore une histoire de motivation. Elle fit lentement glisser le tissu le long de ses hanches, et s'extirpa de l'encombrant vêtement à quatre pattes, pour venir s'installer au dessus de la korrulienne sans la toucher encore, de peur de lui faire mal mais pas seulement. C'était intéressant comme point de vue, prendre l'ascendant... Elle ne se serait pas attendue à tant de liberté. C'était comme une inversion des rôles, qui lui donnait envie de jouer un peu.

Se penchant, elle fit mine d'embrasser sa partenaire, avant de bifurquer brusquement, et d'enfouir son visage dans le creux de son cou. Embrassant, léchant doucement la peau tendre, elle finit par la mordre, subitement mais sans forcer, juste pour laisser une petite marque. Ce renversement de situation était étrange, mais la vision de ces courbes sombres, de ces yeux brûlants lui inspiraient nombre de choses indicibles. Relâchant sa prise, elle laissa ses lèvres vagabonder un peu sur le buste de la jeune femme, à la découverte de ce qui la ferait réagir, goûtant les rondeurs offertes avec délectation. Veny se décida enfin à se servir de ses mains, du moins d'une des deux qui se posa sur la hanche indemne, avant de descendre caresser délicatement sa cuisse, sans quitter des yeux le regard qui la suivait. C'était comme pour demander la permission de la toucher plus encore, elle ne devait à aucun prix oublier que la demoiselle avait des griffes et n'hésitait pas à s'en servir. Il aurait été malheureux de se faire arracher la tête à ce stade, n'est-ce pas ? Comme pour l'inciter à acquiescer, la marchande recula et déposa un baiser léger sur son ventre, juste à côté de son nombril. Même sans langage commun, le message était on ne peut plus clair.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mer 19 Juin 2013 - 16:47

Soumise. Elle avait l'impression que son clan entier la regardait, l'injuriait et la montrait du doigt en hurlant à la honte sur la tribu. Mais il était trop tard pour faire marche arrière, la Forban pouvait penser ce qu'elle voulait, son corps ne bougeait plus, du moins pas de bonne façon. L'attraction était trop forte, l'envie trop ardue et l'excitation si puissante face à cette découverte que l'envie de sauter sur l'inconnue pour lui faire l'amour était envisageable.. Jusqu'à ce qu'Al'serybè senti cette douce et fragile main s'aventurer proche, trop proche de l'intimité de la jeune femme à la peau sombre. Son corps entier sentait un frisson électrique la traverser, une chaleur encore inconnue ébouillanter son être alors qu'elle comprenait bien que la belle jeune femme hésitait. Redressant alors son buste en tenant appuis sur son coude, la main de son autre bras alla délicatement se déposer sur celle de Veny puis la pousser doucement vers sa propre intimité pour lui autoriser l'accès. Mais il n'en fallu pas plus à la femme du dessus pour reculer sensuellement son corps encore jeune mais bien formé, les lèvres douces et chaleureuses de cette dernière se déposées à proximité du nombril de la blessée. Déglutissant un instant, elle voyait très bien ce qu'il allait se passer mais n'en avait jamais eu de par ses nombreuses conquêtes féminines. De ses expériences, la fille du dessus prenait du plaisir à brusquer et s'amuser sexuellement alors celle du dessous pendant que cette dernière tentait au mieux de prendre la place d'en haut.

Mais ici, avec cette femme, cette culture différente et cette sensualité, la place du dessous était sans aucun doute la meilleure.. Écartant alors les cuisses pour laisser une vue plus qu'érotique de son corps entier à sa partenaire, la Forban ferma un instant les yeux en gonflant la poitrine par une inspiration exagérée comme pour se préparer. 

La douleur de sa hanche se faisait presque oubliée car elle n'y pensait plus, mais dans le doute mieux ne valait-il pas faire de mouvements brusques ou même déplacés. De toute façon, dans cette position, il n'y avait qu'à profiter et oser regarder le travaille de sa compagne par moment sous formes de petits coups d'oeils discrets. Crispée, les muscles de ses jambes se contractants et décontractants alors que sa respiration se faisait un coup plus forte un coup plus faible. Les petits cris qu'elle n'arrivait pas à préserver se traduisaient pas de doux gémissements tantôt aigus tantôt sous formes de longs soupires de plaisir laissant la fierté à sa partenaire de savoir à quel point elle lui faisait de l'effet. Apprenant et mémorisant ce qui lui faisait le plus de plaisir, elle essayerait de rendre l'appareil à sa conjointe avec la hantise de mal faire qui naissait doucement au fin fond de son esprit.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Jeu 20 Juin 2013 - 11:32

L'assentiment silencieux était plus qu'explicite, et la vue de cette jeune femme précédemment si méfiante qui s'abandonnait sous elle fit monter le rose aux joues de Venycia. Elle était parvenue à lui faire totalement rendre les armes, et elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. La sensation était grisante. Figée un instant devant le spectacle si érotique des douces courbes qui étaient pour l'heure toutes à elle, la marchande avait le souffle court, presque coupé. Ses doigts glissèrent doucement, sur la jambe de sa partenaire, rencontrant au passage des cicatrices, suivant le contour de tatouages qu'elle ne distinguait qu'à moitié dans la pénombre.

Enfin, elle se décida à récompenser l'autre de sa confiance. Veny recula encore un peu, déposant une traînée de baiser sur son passage, la pointe de ses cheveux frôlant la peau à mesure qu'elle descendait. A embrasser le ventre blessé, elle avait le goût du sang sur les lèvres, ce qui aurait dû la dégoûter. Curieusement... Dans ce genre de situations, certaines choses ont plus d'attrait qu'elles ne le devraient, et la saveur métallique semblait contribuer à son excitation déjà bien présente. Enfin, elle parvint à sa destination.

Elle passa une langue taquine sur les points qu'elle savait sensible chez une autre femme, pour avoir déjà été le sujet de ce genre de jeux. C'était cependant presque plus agréable de voir les réactions de sa partenaire, de constater qu'elle s'y prenait bien. Le son de sa respiration haletante, les gémissements, cela formait une bien douce mélodie, dont l'écoute attentive ne faisait qu'accroître son propre désir.

A force d'attentions conjuguées de sa bouche et de sa main libre, elle finit par déclencher chez son amante des réactions de plus en plus audibles, jusqu'au paroxysme du plaisir. Voyant la korrulienne s'allonger totalement sur le sol pour reprendre ses esprits, Venycia vint se remettre complètement au dessus d'elle afin de l'embrasser avec une certaine tendresse, partageant le goût particulier de ses lèvres et de sa langue avec elle. Elle eut la pensée amusée qu'elle devrait peut-être songer à devenir médecin, car ses méthodes pour détourner l'esprit de la douleur avaient l'air de porter leurs fruits.

Elle s'allongea sur le côté contre la jeune femme. Certes, elle n'avait pas eu son propre plaisir, mais sa partenaire était blessée. A elle de voir ce qu'elle allait faire... Elle caressa cependant la peau bronzée partout où elle le pouvait, dans un mouvement léger, qui pouvait signifier aussi bien « Repose-toi » que « Ne m'oublie pas... ».
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Sam 22 Juin 2013 - 8:58

Ce plaisir étrange mais intense qui lui avait été comme une découverte, une nouvelle façon de donner et recevoir du plaisir sans coups ni blessures, des cris de désirs et de passion mêlés aux goûtes suaves de chaleur de perlaient sur le corps encore brûlant de la sauvage. Elle reprenait un instant son souffle, rapide et haletant, les cheveux collés sur son visage. Rouvrant alors les yeux en déglutissant sa salive sous les caresses sensuelles de sa partenaire, elle tourna la tête sur le côté et l'observa de ses prunelles noires. Un sourire invisible se dessina sur son visage et avec une légère boule au ventre elle se glissa au dessus de sa conjointe de nuit, grimaçant un instant sous la petite impulsion qu'avait créer sa blessure qui se faisait à nouveau sentir.

Ses lèvres tombèrent alors lentement sur celles de Veny pour l'embrasser longuement, passant le bout de sa langue entre ces dernières pour lui demander de les ouvrir pour pouvoir rendre le baiser plus langoureux mais c'est sa nature qui revenait légèrement au galop et qui la força à mordiller un instant la lèvre inférieur de la jeune femme pour mettre un terme à l'embrassade. Glissant cette même langue dans le cou de sa partenaire, mordillant sa peau par moment avant de descendre dans une cascade de baiser le long de son torse et arriver sur son nombril. Attrapant plus bas le bord de sa culotte qu'elle tira avec les dents pour la glisser le long des jambes fines et pâles de la jeune fille riche. Une fois retirée, la sauvage pouvait avoir une vue sur l'intimité de sa partenaire, glissant lentement une main sur la surface connue par la Hà'sàgàris, elle y joint ses lèvres et sa langue pour essayer de reproduire les mouvements aux bonnes extrémités, aux bons endroits tout comme elle sa conjointe le lui avait fait précédemment. Elle ne lâchait pas jusqu'à ce que le fruit de son labeur soit récompensé par les cris et soupirs de plaisir de sa partenaire. Il était important pour Al'serybè que sa première tentative soit une réussite et très vite elle se détacha des mouvements reproductifs de la pâlotte pour créer ses propres mouvements plus érotiques les uns que les autres.

Le temps avait semblait plus long dans cette position que l'autre mais l'aboutissement avait finalement été donné par le plaisir final de Veny. Relâchant alors la pression pour venir à quatre patte au dessus de la jeune femme, Serybè embrasse une dernière fois ses lèvres avant de se coucher à quelques centimètres de la beauté Matroosienne. 

La nuit été encore présente lorsque la guerrière se réveilla, elle avait pour habitude d'être très matinal, il le valait mieux dans son clan si l'on voulait espérer se réveiller justement. La guérisseuse dormait toujours lorsque la Korrulienne s'entêta à essayer de mettre les vêtements de bourgeois.. Impossible.. Mais son boucan ne resterait certainement pas impassible au sommeil de sa partenaire alors que la guerrière commençait lentement à s'énerver contre les habits ridicules de l'inconnue.
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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    - Mar 25 Juin 2013 - 5:22

Finalement, Venycia se voyait récompensée de ses efforts de la plus douce des manières. Malgré sa blessure, sa partenaire ne se montrait pas égoïste, et la jeune Marchande ronronnait presque sous ses baisers, avant de soupirer longuement de plaisir sous ses attouchements de plus en plus poussés. Elle n'aurait pas pu se douter qu'elle venait de refaire en ce moment volé toute l'éducation de la Forban, tant celle-ci apprenait vite ; la tête rejetée en arrière, les doigts emmêlés dans les longs cheveux noirs de son amante, elle s'efforçait de maîtriser les sursauts et frissons qui la parcouraient, les bruits qu'elle émettait... Sans grand succès. Après un moment qui lui sembla bien court tant l'anticipation l'avait échauffée, elle se retrouva détendue et apaisée entre les bras de l'autre femme, qui venait cueillir de ses lèvres son sourire hébété. Elle eut envie de lui dire merci, mais la belle s'endormait déjà à ses côtés, apparemment épuisée. Et Veny ne pouvait que la comprendre. Elle n'osa pas se nicher contre elle, puisque le côté le plus proche d'elle était celui qui portait cette vilaine blessure... Tant pis.

Allongée sur le dos dans la poussière, le sommeil mit un peu plus de temps à la cueillir, malgré toute l'envie qu'elle eut de dormir. Elle tourna la tête pour regarder la jeune femme dans la pénombre, avec un léger sentiment de honte. Elle s'était encore laissé emporter... C'était de plus en plus fréquent, mais une korrulienne, tout de même... C'était tomber bien bas, c'était sale. Heureusement, personne n'en saurait jamais rien, n'est-ce pas ? Sur ces pensées, elle s'endormit, malgré une absence de confort à laquelle elle n'était pas habituée.

~

Un rayon de soleil filtrait entre les planches disjointes, directement sur le visage de Venycia. A moitié endormie, elle repéra néanmoins un mouvement du coin de l'oeil. Elle se redressa péniblement, toute courbaturée. Quand on fait des folies de son corps, il faut assumer.

La demoiselle était en train de se battre avec sa robe, et n'avait visiblement pas l'habitude des froufrous matrosciens. Veny se demandait bien pourquoi elle essayait de l'enfiler, surtout avec les traces de sang qui la maculaient, mais au final, elle s'en fichait. Attrapant la tunique qui traînait sur le sol, elle s'en vêtit tout en se levant. La mode du désert était tout de même bien pratique : facile à mettre, moins salissante... On n'y voyait presque pas les traces de sang, malgré que la déchirure au flanc soit très visible à cause de la blancheur de la peau que l'on pouvait voir à travers.

S'approchant de la korrulienne, Venycia entreprit de l'aider, fermant les quelques boutons de la robe qui tenaient encore avant de lacer les cordelettes de l'arrière. Heureusement que la robe était corsetée, celui lui permettait de s'adapter à la morphologie plus musculaire de l'autre femme en serrant moins fort les rubans. C'était une vision bien singulière que de voir cette robe blanche délicate sur une peau sombre. Aussi déplacé que cela soit, c'était plutôt seyant, un peu comme la chair pâle de Veny contre cette même peau sombre... Mais je m'égare. Hm.  Sans la saleté omniprésente, on aurait pu avoir affaire à une korrulienne élégante, une grande première dans l'esprit de la marchande.

Une fois la jeune femme décente, Veny s'approcha de la porte, pointant du doigt la direction opposée. Elle mit la capuche de la tunique sur sa tête pour cacher son visage. Comme elle était petite, il n'y avait guère qu'une courte partie de ses jambes blanches qui étaient visibles. Elle fit un signe du genre « Déguerpis ! » à la Forban, et passa la porte, rentrant ses mains dans les manches de son vêtements.

Elle ferma la porte derrière elle, pour se retrouver au milieu d'une dizaine de gardes qui pointaient des armes variées sur elle. Elle déglutit, craignant le pire, mais après un silence qui lui sembla infini, quelqu'un parut se rendre compte que les mèches qui dépassaient de la capuche étaient rousses.

En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Venycia fut écartée de l'endroit dans un chaos invraisemblable. Elle espérait que ces quelques moments avaient suffi à sa compagne d'un soir pour s'éclipser... Elle ne s'en réfugia pas moins dans les bras de sa mère en pleurant toutes les fausses larmes qui voudraient bien sortir. Au moins, elle y avait gagné un peu d'attention, en faisant peur à ses parents ; les pauvres ne se doutaient absolument pas que leur petite fille chérie avait des ressources pour le moins inattendues lorsqu'il s'agissait de traiter avec des psychopathes.

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Posté dans Re: Le désert, c'est pas cool.    -

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