AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière

avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 3 Juin 2013 - 9:01

~ Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière

ft. Thelou ♥

« C'est alors que j'écris ces mot que j'arrive au Quartier Générale des Veilleurs Pourpres, en terre korrulienne. L'aventure commence. Enfin! »

Delian referma son journal et le fourra dans une poche transversale de son paquetage. A ses pieds un gros sac de voyage était chargé de tout son nécessaire de survie, comme il l'appelait. Papiers, laissez-passer, armes diverses – seulement celles autorisées par les Veilleurs Pourpres, ils n'allaient pas laisser un Milicien se balader avec des armes de destructions massives en plein dans leurs bâtiments - , tenus de rechanges, trousses de secours, plusieurs cahiers d'études, des livres, les ordres de mission, des éprouvettes à échantillons... En bref, tout son petit matériel d scientifique aventurier. Il portait actuellement l'uniforme des miliciens plein de kevlar et au tissu bien trop épais pour la chaleur du désert. Cela faisait déjà plusieurs heures que le matrooscien bavait sur les tenus de son escorte – bien que les veilleurs à ses côtés ne soit pas là que pour lui, ils assuraient aussi une certaine tenu de la part de l'étranger – qui paraissaient si légère et résistante. Il avait embarqué dans un Cargo O780 passant par la frontière, venant tout juste de faire les relèves dans les tours de gardes au nord du désert et d'embarquer des cuves d'éralium. Ses compagnons de voyages, fatigués par leur long travail de guetteurs dans la chaleur, la poussière et le rationnement, n'étaient pas franchement enclins aux bavardages. Alors Delian était resté dans le fond de l'appareil, assis à son aise et ne tenant pour aucun compte des regards inquisiteurs des korruliens. Il avait ouvert sa protection antérieur et sa veste aux couleurs de la milice, laissant apparaître le tricot noir et collant de sueur, moulant les muscles qu'il avait enfin acquis après des heures d’entraînement intensifs. Encore trop chaud pour lui. Parti comme il l'était, il allait avoir du mal à s'habituer à cette horrible chaleur.

A travers le petit hublot rectangulaire à sa droite, il admirait les sable d'or, se mouvant sous les rafales de vent, tels les vagues du lac Vama. Les dunes étaient si hautes que le contraste entre la façade exposées et l'ombragés étaient saisissant. Le sable irisé du désert tranchait avec le bleu mate et homogène du ciel à l'horizon. Le spectacle était saisissant pour le matrooscien qui n'avait jamais connut que vertes prairie ou grise montagne. Jamais il n'avait vu tel espace vide et sauvage. Déjà, Delian sentait qu'il allait adorer le désert en dépit de la chaleur mordante.

La pression se fit différente quand le vaisseau amorça une descente vers les plate-formes aérodromes. En se penchant un peu vers la vitre, Delian fut saisi par l'architecture épurée des bâtiments korruliens. Tout de cercles parfaits et de courbes régulières, le métal brun criblé par le bleu intense des laser à éralium. Sur les différentes plate-formes, il put voir des soldats en entraînement, des formations militaires en mouvement, guidés par un général impartial et tellement droit qu'il devait avoir du mal à se coucher dans un lit ou d'énormes vaisseaux débarquant leurs cargaisons sous les courses affairés de soldats.
Le milicien colla presque son visage pour essayer d'en voir plus alors que le Carg atterrissait et que la seule vue qu'il avait désormais était le flancs d'un second Carg qui débarquait lui aussi des soldats heureux de rentrer se reposer après leurs éprouvantes missions.
Delian sursauta alors que le commandant du vaisseau ordonna aux passagers de descendre. Comme des automates, les Veilleurs attrapèrent leur chargement propre et se rangèrent en trois rangs d'oignons devant la large rampe de débarquement. Vivement, le blondinet  agrippa ses propres affaires, composées du gros sac aux multiples poches, d'un sac à dos tout aussi criblé de rangement et une longue arme laser qu'il plaça sur son épaule, la sangle passant en travers de la trop épaisse protection en kevlar qu'il s'était empressé de refermer. Il prit alors la suite des soldats, gardant néanmoins une distance avec les équipes. Il n'était pas l'un des leurs et se mélanger à eux serait mal vue. De toute manière son physique tranchait radicalement avec le leur.

A peine eut-il posé un pied au sol, qu'une nouvelle équipe se précipita sur lui. Ou plutôt vers l’intérieur de l'engin. Le jeune homme se retrouva rapidement submergé par les imposants soldats. Pris dans la masse humaine, il fut autant éjecté qu'il ne s'était faufilé. Comme quoi être fin et pas très grand était aussi un bon moyen de survie ! Si il avait été un peu plus large il aurait été embarqué avec la horde de garganflors pressés.
Essoufflé et secoué, son lourd chargement à la main, le beau scientifique inspecta les alentours des ses yeux clairs, agressés par la forte luminosité. La piste tout aussi circulaire que le reste de la base était occupée par deux Cargs massifs ainsi que de nombreuses marchandises militaire empilé en de gros cubes gris. Une douzaine de jeunes soldats s'affairaient autour à les débarquer, les stocker dans un coin puis coller des étiquettes jaunes pétard dessus. Delian se souvenait de ses années de formations. Comme toute bonne recru il avait écopé de toutes les tâches bien absurdes et dégradantes. Ils jouaient les larbins et ne devaient râler en aucun cas ! Cette similitude de plus entre les deux peuples fis sourire Delian, amusé. Comme quoi ce n'était pas la couleur de la peau ou des yeux qui importait, les humains étaient tous les mêmes.

Bien ! C'était bien beau tout ça, mais il devait aller où maintenant ? Le commandant du vaisseaux lui avait juste dis précipitamment que quelqu'un l'attendait avant  de se mettre à hurler sur un adolescent ayant tout juste finis sa croissance qui était un peu trop maladroit à son goût. Rien d'autre. De plus il avait parlé en korrulien. Ou plutôt grommeler. Pas fou, le jeune homme avait appris cette langue avant de venir, mais il devait avouer avoir encore pas mal de mal... Delian avait beau regarder autour de lui, tous les soldats qu'il voyait étaient les même et s'affairaient de la même façon aux même occupations. Et il devait bien avouer qu'il ne savait trop que faire dans cette endroit inconnu où les mœurs étaient bien différente de celle de sa patrie natale...



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 3 Juin 2013 - 10:50

C'était ce matin que Thélador avait reçu ce qu'on pouvait qualifier de vraie mission "spéciale". Son maître l'avait convoqué pour lui expliquer qu'un milicien devait arriver dans la journée, et qu'en vu des quelques "tensions" qui régnaient entre les deux armées, il n'était pas prudent de de confier à n'importe quel guide. Thélador avait alors été tout désigné. Originaire de Matroos, il pourrait facilement communiquer avec lui. Sa tâche serait donc la suivante : il devrait le guider au sein du QG, et veiller à ce que cet étranger ne s'approche pas des zones top secrètes. Si cet homme était un espion, il se devrait d'en référait immédiatement à sa hiérarchie. Ce milicien prétendait venir à Korrul dans un simple but scientifique et son était Howk.

Il avait fallu toute sa concentration à Thélador pour qu'il n'affiche pas sa surprise à l'énonciation de ce nom qui lui était si familier. Avec empressement, il avait accepté la mission et était sorti du bureau les jambes flageolantes. Howk... Se pouvait-il que ce scientifique, venu étudier la faune et la flore, fusse vraiment son ami d'enfance ?
*Del ...*
Songea le matroscien avec nostalgie, alors qu'il faisait les cents pas. Impossible pourtant, même avec toute l'imagination du monde, de se représenter cette petite tête blonde en tenue de milicien. Del avait toujours répugné à toute forme de violence... Comment en serait-il arrivé à entrer dans la milice ? N'était-il pas destiné à poursuivre sur les traces de son père ? Ces questions avaient travaillé le jeune homme presque toute la matinée. Il n'arrivait même à savoir si il était impatient, ou craintif de découvrir ci ce milicien était bel et bien son meilleur ami. Étaient-ils encore meilleurs amis d'ailleurs ? Del aurait pu tirer un triait sur lui ... Après tout, plus de dix ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu, et les gens changent... Et si ce n'était pas lui, mais simplement un cousin, Thélador aurait-il le courage de lui demander des nouvelles ?

Alors que l'heure de l'arrivée approchait à grand pas, le matroscien tenait de moins en moins en place, et quand enfin il fut le moment pour lui d'aller se présenter un noeud lui compressait l'estomac. Il s'avança vers la piste atterrissage, et il ne lui fallu qu'un regard pour reconnaître Delian. Il était évidemment plus grand, et ses traits d'enfants avaient laissé place à un visage plus fin aux courbures délicates, mais entre mille Thélador aurait reconnu cette façon de se tenir, et la souplesse de ses geste.
Il le regarda de loin descendre, royalement ignoré par les Korruliens qui l'entourait, et fut soudain prit d'un envie de lui foncer dessus pour lui cacher les yeux et lui demander "devine qui c'est ?!" ! Il sentit l’émotion lui serrer la gorge... C'était maintenant qu'il le voyait, qu'il constatait à quel point ils avaient grandit l'un et l'autre, que Thélador comprit combien son ami lui avait manqué, et comment, privé de cette simple présence, il avait cessé d'être le gamin aventureux et imaginatif qui courrait les rues de Vuulte à la recherche d'animaux imaginaires.

Le matroscien eut soudain la certitude étrange que Delian ne l'avait jamais abandonné, et que même si leurs familles s'étaient disputées, ils restaient bel et bien ami. Cela ne pouvait en être autrement... Car seule la mort pouvait venir à bout de la complicité qui les avait toujours lié. Il sentit le calme se répandre en lui, bien qu'une certaine impatience rendaient ses gestes plus nerveux.

Il ne devait pourtant rien montrer ici. Pas devant les autres Korruliens en tout cas. Il n'avait pas cravacher des mois pour se voir de nouveau taxer de "Sale Matroscien". Ca en serait fini de sa réputation si il tombait dans les bras du milicien et l’accueillait comme un frère... La perspective de jouer la comédie, lui crevait le coeur, mais il devrait s'y tenir.

Il prit une inspiration, et s'avança vers le dos du milicien d'une démarche assurée.

-Milicien Howk. L'interpella-t-il, pour que Delian se retourne vers lui, ne lui laissant pourtant pas le temps de savourer la surprise, il enchaîna d'un ton des plus protocolaire :
-Je suis votre guide. Suivez moi. je vais vous montrer vos appartements.
Deux secondes plus tard, Thélador s'était emparé d'un des sacs, et ouvrait le chemin sans que Delian ait pu réagir d'un clignement d'oeil.

A grandes enjambées, il les emmena dans l'aile où Delian serait autorisée à séjourner: Rien de très luxueux : une simple chambre, mais cela l'épargnerait d'avoir à trouver une auberge, et permettait aux veilleurs de l'avoir plus facilement à l'oeil.
D'un coup de clé impatient, Thélador ouvrit la pièce, et y déposa le sac, il attendit que son ami ait passé la porte pour la refermer et, enfin, il pu laisser exploser sa joie. Son visage fermé s'illumina d'un largue sourire, et il prit Delian par les épaules tout en le dévorant des yeux pour constater de plus près comme il avait changé.

-Par Vama Del ...J'y crois à peine... c'est bien toi vieux frère ! Articula Thélador d'une voix que l'émotion avait rendu fébrile.
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 4 Juin 2013 - 11:54

A son grand soulagement, Delian n'eut le temps de faire que deux lents tours sur lui même avant qu'un homme ne l'interpelle dans son dos. Vivement, le milicien se retourna et se retrouva face à un grand homme en tenu de Veilleur Pourpre. En levant les yeux, il fut étonné par leur couleur. Bleu. Normal vous diriez ? Sauf que les korruliens ont tous les yeux jaunes, ambres ou parfois bronze. Lui les avait d'un bleu parfait. Et sa peau bronzé ne semblait pas naturellement aussi allée. Des rougeurs soulignaient ses joues et par endroit la couleur de sa peau n'était pas uniforme. Bel et bien du bronzage d'exposition. De plus, le jeune homme fut étonné par l'accent parfait et la maîtrise qu'il avait de son matroscien. L'homme n'était sûrement pas un korrulien de racine. Interressant.

En bon scientifique, cela il l'avait vu et analysé pendant le cours laps de temps où l'homme était resté immobile. L’œil vif et observateur, Delian ne pouvait s'empêcher d'analyser n'importe quoi et qui. Tel des sujets d'expériences, il avait la fâcheuse habitude de décortiquer tout ce que l'ont pouvait dire d'eux au premier coup d’œil. Fâcheux... pour eux. Car Delian prenait presque ça comme un jeux. Son cerveaux en ébullition et activité constante ne demandait qu'à s'occuper. Alors au lieu de ruminer des idées inutiles – et ces derniers temps assez noirs – il analysait le moindre individus ou nouveauté.

D'un ton martial et droit comme un piqué – lui aussi devait avoir du mal à dormir la nuit – le Veilleurs matroscien l'incita à le suivre et s'était chargé de son gros sac. Pauvre bougre, il n'avait pas pris le plus léger. Mais Delian n'allait pas s'en plaindre. Il pris alors la suite de son guide. Les deux soldats s'enfoncèrent dans le bâtiment.

Les couloirs étaient sobre et les laser à éralium éclairaient d'un rayonnement bleu qui jurait étrangement avec la lumière chaude du désert. Jurait mais n'était pas désagréable. Le contraste avait comme quelque chose d'irréel. Delian se sentait apaisé et comme dans un rêve. D'une part parce qu'enfin, son grand projet de la décennie se réalisait, d'une autre parce que cette luminosité inhabituel le faisait légèrement divaguer. Divaguer et se perdre dans ses pensées.
Il marchait derrière son guide. Un peu plus petit que lui et à deux mètres, il avait une pleine vu sur son dos. Il avait une drôle d'impression, comme de déjà-vu. Il avait l'impression d'avoir déjà suivis ce dos, il y a longtemps. Une impression diffuse et qui s'évanouit vite au pris de quelques contemplation de l'architecture et du paysage.

Les deux jeunes gens arrivèrent devant une porte que le Veilleurs ouvrit rapidement. Il posa le sac du scientifique un peu trop brutalement ce qui lui valut une petite grimace. Il y avait des trucs vraiment fragiles dans ce sac. Heureusement à l’abri dans des boites et du tissus pour amortir les chocs. Delian entra dans sa petite chambre. La porte claqua derrière lui. Le korrulien de matroos était resté avec lui. Intrigué, Delian se retourna en se disant qu'il devait vouloir faire le point avec lui et fut littéralement choqué de voir ce visage jusqu'à maintenant froid et fermé habité d'un immense sourire émut. Il avait les yeux ronds, mais une petite voix au fond de son cœur savait déjà ce qu'il se passait quand l'homme posa amicalement ses mains fébriles sur ses épaules et le dévora ds yeux.

« Par Vama Del ...J'y crois à peine... c'est bien toi vieux frère !» Articula avec peine l'homme avec une émotion non feinte. A ce moment, Delian fit tilt. Del...?

Il avait enfin compris. Cette homme, ce matroscien vivant à Korrul, ce n'était pas qu'un immigré. C'était son ami. Son meilleur ami. Celui qui avait guidé ses pas dans tous Vuulte étant enfant. Celui qui lui avait appris ce que c'était que les amis. Celui qu'il avait suivi aveuglement pendant des années. Des années d'aventures. Des années de bonheur.
Celui qui était parti. Du jour au lendemain. Celui qu'on lui avait enlevé. Celui qui avait laissé un trou béant dans son cœur. Cœur qu'il n'avait jamais réussis qu'à panser. Celui qui lui avait tellement manqué qu'il avait été obligé de se museler l'esprit pour s'empêcher de penser à lui. Celui qui lui tordait le cœur à la simple évocation de son nom. Celui qu'il avait tant de fois rêver qu'il retrouvait durant son sommeil. Celui dont l'image de son sourire n'avait jamais quitté. Celui qu'il considérait comme son frère. Celui qu'il n'avait jamais pu oublier. C'était lui. C'était....

« Thélador... »

Sa voix n'était qu'un murmure, l'écho de sa pensée, alors que ses yeux étaient si écarquillés que le vert-d'eau de ses prunelles en devenait minuscule. Il avait l'expression d'un enfant. Et à travers la redécouverte des trais vieillis de son ami, le jeune Delian redevenait le petit garçon qu'il était à leur époque. Et c'est avec ces trais enfantins redessinés que le blond attrapa vivement son frère retrouvé. Il le tenait fermement, ses bras forts le serrant contre lui comme si la moindre faiblesse le laisserai s'échapper pour de bon.

Il était fébrile. Fébrile et presque en état de choque. Delian fixait le mur opposé, les yeux encore ronds. Ils semblaient trembler et était humides. Autant d'émotion que pour protéger leur fragile surface de cette trop longue exposition. Mais le blondinet n'osait et ne pouvait cligner des paupières. Il avait peur de se réveiller dans son lit comme il l'avait fait nombre de fois, son frère évanoui dans le noir. Alors il ne bougeait plus et c'était tout juste s'il respirait.

Il était là. Vraiment. Thélador était dans ses bras. Définitivement !



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 4 Juin 2013 - 15:43

Si Thélador n'avait pas été si ému, L'expression sidérée de Delian lui aurait sûrement arraché un éclat de rire ... Mais à cet instant précis, il n'avait nullement le coeur de se moquer de son ami et seulement l'envie de se pincer pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Car même maintenant qu'il le tenait à bout de bras, qu'il pouvait voir jusqu'au détail de ces cils, Thélador n'arrivait pas à croire.
Alors,enfin, après un long silence, Delian prononça son prénom. Sa voix était plus grave que celle dont le matroscien en avait le souvenir. Ce n'était plus une voix d'enfant, mais une voix d'homme... Pourtant, elle réveilla en lui une nuée de souvenir aux couleurs vives de bonheurs, et lorsque Del lui tomba dans les bras, Thélador l’accueilli de bon coeur. L'un comme l'autre s’étreignirent comme si la vie s’apprêtait à les séparer de nouveau, et Thélador savait sans le voir que les larmes qui ruisselaient sur ses joues, trouvaient leurs pareilles sur le visage de son ami.

-Merci. Murmura-t-il en fermant les yeux. A l'adresse de qui ? Vama ? Ryun ? Lui même n'en savait rien. Il désirait juste remercier le cours des choses qui les avaient amené ici, et qui avait permis cet instant inespéré.
Sans la moindre pudeur, savourait la sincérité de ce contact et se prit à le prolonger jusqu'à enfin accepter de s'écarter du Milicien pour que leurs regards de nouveau ce croisent. Les mots pourtant ce refusèrent à venir. Il avait trop de chose à dire, et pas assez de vocabulaire à disposition. Par deux fois il ouvrit la bouche pour ensuite la refermer, et puis, bêtement il se mit à sourire. Rien d'autre ne pouvait mieux communiquer ce qu'il ressentait à ce moment ses lèvres étirés par le bonheurs, et ses yeux trempés de joie. Ses larmes lui venaient si spontanément, que Delian lui apparaissait flou. Alors constatant à quel point il était bon de pleurer sa joie, Thélador éclata de rire.

-Milicien ? Tu es devenus Milicien ? Comment aurais-je pu imaginer ça ?! Demanda-t-il, une fois son calme revenu, en essuyant ses larmes d'un revers de manche.

-Mais je suis toujours plus grand que toi ! Ajouta-t-il non sans une certaine fierté taquine.

avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mer 5 Juin 2013 - 11:59

Quand Delian sentit l'étreinte de son ami se refermer sur lui à son tour, il se rendit enfin compte que se n'était pas un rêve. Sortit de son état de choc, le jeune homme se détendit et ferma lentement les yeux. Sa respiration se fit plus profonde, revenant à un rythme normal. De chaudes larmes coulèrent sur ses joues roses d'émotions. Il se sentait bien. Vide de tout malheur et parfaitement bien.

Les deux hommes restèrent enlacés quelque temps. Delian n'aurait su dire si une heure était passée ou quelques secondes quand ils finirent par se séparer, d'un accord muet. Les enfants qu'ils avaient laissé tomber étaient enfin consolés et les jeunes adultes reprenaient leurs émotions en mains. En s'écartant de son ami, Delian souffla fort. D'un vif revers de la main il essuya ses joues trempées tandis que ses paupières battaient, tentant de désenflammer ses corné rouge. Il avait pleuré. A chaudes larmes.
Cela faisait des années que ça ne lui était plus arrivé. De longues années durant lesquels il n'avait jamais trouvé le moindre tragique événements assez tristes pour remettre les larmes au goût du jour. Il avait déjà trop pleuré et c'était comme si son corps se l'interdisait, de peur de fondre ou au contraire de s'assécher. Et maintenant qu'il avait retrouvé celui qui avait causé toutes ses larmes, celles ci avaient décidé de couler à nouveau.

Alors que Thélador éclatait de rire, Delian eut un sourire heureux. Heureux et épanoui. Il observa longuement son ami. Comme avait-il put passer à côté de ça ? Comment avait-il pu ne pas le reconnaître  alors que lui oui? Ses yeux bleus électriques qui lui étaient si propre, son regard, ses mimiques, sa présence même étaient semblables à ses souvenirs d'enfance. Mais il avait bien changer. Bien plus que Delian qui avait toujours ce même faciès d'ange - qui était d'ailleurs bien trompeur. Son visage s'était beaucoup modifié, quittant la douceur de l'enfance pour des traits virils d'hommes. Son nez était plus droit, son menton plus large, sa bouche plus fine, ses pommettes plus hautes, son front plus large. Son maintien auparavant naturel et presque nonchalant quand ils étaient que tout les deux était devenu si martial et droit que leur différence de taille n'en devenait que plus marquée. A vrai dire il s'était métamorphosé. Seul la flamme brillant au fond de ses yeux étaient la même. Légèrement voilée par il ne savait quel malaise. Mais elle était toujours là et brûlait de la même chaleur vivace.

« Milicien ? Tu es devenus Milicien ? Comment aurais-je pu imaginer ça ?! s'exclama-t-il encore hilare. Mais je suis toujours plus grand que toi !
- Ahah ! C'est pas bien compliqué tu me dira ! Fit remarqué Delian, les yeux plein de malice. Il avait l'impression de revenir à l'époque de leur enfance où ils passaient leur temps à se taquiner. Et pour la Milice, pas mon père en tout cas. Hum ! Te connaissant, je suis sur que tu n'aurais raté rien au monde sa réaction quand je lui ai annoncé que je préférait aller étudier des échantillons d'excréments de garganflors plutôt que de reprendre sa manufacture d'armes! »

Son expression était passée de la simple malice à la mesquinerie pétillante. Il revivait cette instant comme s'il venait de se passer. A l'époque, il ne s'était pas vraiment sentit fière, mais en y repensant il était mort de rire. Son père n'avait même pas réussis à lui décrocher un mot tellement il était abasourdi. Les deux jours qui suivirent n'avaient pas été plus bavards. Le reste de la famille le soutenait, mais son cher papa ne trouvait rien de mieux à faire que de le foudroyer du regard en ruminant. Puis quand il est parti, il n'est même pas venu lui dire au revoir. Sur le coup, Delian s'était sentit triste et mal, mais maintenant qu'ils se reparlaient, il ne pouvait s'empêcher de se dire que même si son père n'était pas un Davil, il en avait bel et bien l'orgueil et le caractère de capri !
Les yeux dans ceux de son ami, il laissait passé tout l'amusement qu'il avait pu ressentir, le communiquant à Thélador. Il se mordit la lèvre inférieur pour s’empêcher de rire. Ils avaient trop de choses à se dire pour qu'il parte dans un fou rire. Surtout que les siens pouvaient durer sacrément longtemps !



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Ven 7 Juin 2013 - 10:50

Etrange comme des années d’absence peuvent s’envoler si rapidement… Ils étaient là, face à face, se parlant et Thélador s’étonner de constater que rien n’avait vraiment changé.
Dans les formes peut être … Ils avaient grandi, c’était une évidence. Mais dans le fond, ils se retrouvaient comme si rien ne s’était passé. Il avait toujours ces mêmes sourires, cette taquinerie, et cette complicité qui les unissaient par delà le temps, et sûrement jusqu’à la mort.

Et alors que Delian parlait de la réaction de son père lorsqu’il lui avait annoncé la nouvelle, Thélador se surpris à sourire avec espièglerie.

-Je suis content de savoir que tu as pu choisir ta voie.La tenu de milicien donne presque l'impression que tu as du muscle .... Commenta Thélador avec une sorte de fierté dans la voix, pimenté à par cet amusement, et cette taquinerie qui n'en finisait pas de fleurir dans on esprit, comme si il lui fallait absolument rattraper les 11 année de boutades qu'il avait retenu...
Pour sa part, le choix de son ami était surprenant, il était tout de même heureux de le savoir dans son élément. Libre en quelque sorte. Il éprouvait une sorte de fascination étrange de savoir que Del avait eu le courage de prendre sa vie en main, là où son père avait toujours pensé avoir le monopole.
La petite tête d’ange avait apparemment bien grandit et bien muri. Ou peut être que cet air sur de lui venait juste de cette tenue de milicien qui souligné son port d’épaule.

-Il ne t’a pas déshérité j’espère ? Demanda alors Thélador sujet à un brusque doute.

La nouvelle avait du affliger son père. Del était son seul fils, au même titre que Thel était l’unique enfant de Viktor…. Il était aisé de penser qu’il s’était peut être sentit « trahi » par le choix du garçon sur lequel il avait basé toutes ses espérances…
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 10 Juin 2013 - 8:16

« ...La tenu de milicien donne presque l'impression que tu as du muscle... »

Presque l'impression hein ? Delian ne se formalisa ni de sa taquinerie ni de l'amusement dans les yeux du grand Thélador. Oui, il était pas très grand, un mètre soixante-quinze tout au plus. Oui, il n'était pas bien impressionnant par sa masse. Oui, il était loin d'avoir une tête de dure. Genre très loin. Son physique s'apparentait autant à celle d'un militaire que celle d'un gania à un garganflor. Il avait l'habitude maintenant. Durant sa formation il en avait essuyé des répliques cinglantes voir acerbes de ses camarades et généraux. Mais l'épreuve et la persévérance lui avaient forgé son caractère comme ses muscles. D'un côté il ne se démontait jamais devant des critiques, de l’autre il avait enfin acquis une musculature digne d'un homme. Le résultat était que désormais il était tout a fait fier de lui et de son physique, quoiqu'on en dise. Il allait le montrer à ce monsieur-Thélador-je-suis-grand-et-fort qu'il n'était plus le gringalet de leur enfance. Ou du moins plus tout à fait. Mais il attendrai plus tard. Répliquer ne servirait à rien. La vengeance est un plat qui se mange froid et les preuves sont plus percutantes quand elles tombent sous le nez ''par hasard''.

Le jeune homme s'assit sur son lit. Ou plutôt son matelas sur pied. Encore un fois, peu importait le lieu où se trouvait l'armée, c'était la même. Le logement et le confort des soldats était toujours  minimaliste. Loin de son grand lit moelleux et si couvert qu'on aurait pu se perdre dans ses draps.
Ses coudes appuyés sur les cuisses et le regard levé vers son ami, il lui sourit légèrement, de ce petit sourire discret mais sympathique - et très charismatique dit-on – qui ne le quittait que rarement.

« Malgré ses regards significatifs et la guerre du silence qu'il m'a mené pendant plusieurs mois – et qui traîne parfois encore – non il ne m'a pas déshérité. On s'entend de nouveau presque comme avant, son s'assombrit légèrement comme à chaque qu'il abordait ce sujet, chose qu'il faisait plus souvent qu'à l'accoutumé ces derniers temps. Soit les Gotruscos aimaient à le tourmenter, chose dont il doutait, soit il lui fallait vraiment se réconcilier définitivement avec son père et lui même. Et trouver une solution. Mais quelque part je me suis déshérité tout seul. Je suppose qu'il voudra qu'on prenne sa suite avant que j'atteigne la fin de mon service. Alors mes enfants seront sûrement les grands chanceux dans cette affaire! »

Il insista sur le ''grand'' et son regard se remplit d'espièglerie. Remontant les manches de sa veste jusqu'au coude, comme pour s'aérer, il laissa apparaître ses avant-bras à la blancheur fendu d'un large anneau de bois sorcier. Le signe de son mariage. D'un geste gracieux, le jeune milicien passa la main surmontant son bracelet finement incrusté et gravé dans ses boucles blondes d'un air faussement innocent. Plus évident serait impossible. Ou sinon son ami était devenu aveugle avec l'age.



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 10 Juin 2013 - 13:58

Le ton qu'utilisa Delian pour compter son histoire ne trompa pas Thélador... Un élan de compassion le prit en voyant les yeux d'ordinaires si joyeux de son ami, s'assombrirent sous le coup de l'amertume.
Il fit un pas en avant, s’apprêtant à lui dire combien il comprenait ce qu'il pouvait lui en coûter de devoir endurer cette "guerre" avec son paternel, puisque lui même était en froid plus que prononcer avec le sien, mais à ce moment Delian reprit le fil de sa pensée et quelque chose frappa si fort l'esprit du Matroscien qu'il en oublia ce q'il voulait dire : Le bracelet au poignet du scientifique.

Un bracelet comme il en avait vu aux bras de tant d'adultes, alors qu'il était enfant. Un bracelet, qui jadis ne lui avait rien évoqué de plus que l'ennui d'une cérémonie pompeuse. Un bracelet signe d'un engagement comme il ne pourrait jamais en porter.. Ce bracelet était celui que portaient les hommes mariés.

-Tu es marié ? Demanda alors Thélador, dont l'expression vacillait entre la surprise et la jalousie. Mais quand il y réfléchissait, cela n'avait rien d'étonnant... Delian avait son age ! Il devait même être marié depuis des années... Le regret crispa l'estomac du matroscien. Del était son meilleur ami, et il avait était absent le jour de son mariage. S'approchant pour distinguer les détails du bijou, il remarqua alors qu'il ne s'agissait pas de n'importe quel bois...
-C'est du bois sorcier ? Me dis pas que tu as réussi à séduire une marchande ? Voulu-t-il savoir alors qu'il effleurait l'objet comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. A vrai dire, sa deuxième question n'était qu'une boutade : la rareté du matériau utilisé, le renvoyait directement à ses années au sein des marchands qui ne perdaient pas une occasion pour afficher leur richesse.
Evidemment, la famille Howk était plus qu'aisée, elle avait sûrement les moyens d'investir dans un tel bijou, mais Thelador n'avait pas imaginé son ami, d'un tempérament si naturel, opter pour un bijou aussi onéreux. Ainsi l'idée fugace qu'il se soit marié avec une marchande, et que sa famille aient investi autant dans la marque de cette alliance lui avait fleuri dans l'esprit. Mais il n'y croyait pas vraiment.
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 10 Juin 2013 - 16:47

Alors comme ça, en plus de le prendre pour un laborantin maigrichon il doutait en ses capacités de séduction ? Il est vrai que quelque part, Delian n'avait pas vraiment séduit sa femme, mais tout de même. Il était plutôt beau garçon et puis il avait une classe sûr. Avant qu'il ne soit marié, nombreuses étaient les filles qui mettaient des options – toujours rejettées– sur lui. Pas de Marchandes, mais des Bourgeoises de bonnes familles oui.

« Eh bien si figure toi! répliqua-t-il en haussant les sourcils, paraissant faussement vexé. Tu la connais même très bien... »


Tout à son art du suspens, le blondinet laissa sa phrase en suspend et se releva. Comme si il avait oublié qu'il n'avait pas finis sa phrase, le milicien mourant de chaud ouvra sa veste renforcée et la laissa glissé le long de ses bras désormais nus. Le noir tricot moulant à manches courtes tranchait avec la blancheur de sa peau et laissait apparaître ses fins et longs muscles gracieux. Première étape de démonstration de sa nouvelle force. La veste alla se perdre sur le sac tout comme le postérieur de Délian sur le lit. Sans plus de cérémonie il se cala confortablement contre le mur et étendit ses jambes endolories par le voyage croisant ses bottes l'une sur l'autre. Les mains derrière la tête, il glissa légèrement sur ses draps en soupirant d'aise. Un peu dur le matelas, mais c'était fichtrement bon de se détendre !

Le jeune homme s'amusait intérieurement de faire languir son ami. D'un regard en coin il le nargua explicitement. Il se tâtait à le lui dire tout de suite ou le laisser deviner. Après tout, les chances qu'il ait de trouver était assez infime. Qui aurait pu croire que Delian se marierai avec la cousine de son meilleur ami... Bon ! Qui aurait pu croire que Delian se marierai tout court ? Après tout il n'avait jamais eu la moindre petite histoire d'amour. Seulement quelques aventures par-ci par-là avec une ou deux jolies Miliciennes ou aubergiste à la grâce et beauté certaine

« Venycia. » Finit-il finalement par lâcher.

Il essayait tant bien que mal de cacher son sourire mesquin mais ses commissures ne lui obéissaient plus tellement l'amusement était fort filaient vers ses oreilles. Mais une drôle d'émotion vint le perturber quelque peu... Il se sentait fier... d'avoir épouser Venycia. Comment ça fier ? Il ne l'avait pourtant épousé que pour se libérer du fardeau. Alors pourquoi ce sentiment d'accomplissement absolument stupide ? En plus, Venycia n'était qu'une enfant aux yeux de Delian. Une adolescente aux passe-temps peu protocolaires, mais une adolescente. Il ne la voyait pas comme un femme. Juste comme... Venycia.



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 11 Juin 2013 - 9:48

Il la connaissait ? Vraiment ? Pendu aux lèvres de Delian, Thélador le maudissait de se faire ainsi "désirer". Son esprit cherchait activement à se souvenir des filles qu'il avait pu connaitre durant son enfance, mais quelque chose dans le sourire du milicien lui indiquait que la chose était tellement évidente qu'il passerait forcement à côté.

Il leva les yeux au ciel, mi agacé, mi amusé en voyant Delian faire volontairement traîner les choses, et croisa les bras sur sa poitrine d'un air impérieux. Par simple jeu, il ne voulait pas donner à son ami la satisfaction de le voir énoncer mille et un nom pour toujours tomber à côté. Et quand enfin le "suspense" fut assez grand pour le Matroscien lui demande de cracher sa pilule, le milicien énonça fièrement le nom de la jeune femme :
"Venycia."

Alors, si sur le visage de l'heureux marié se dessinait un sourire triomphant, le visage de Thélador, lui, se disloqua, presque instantanément.

-Quoi ? Demanda-t-il d'une voix qui n'avait rien de taquine, et encore moins d'amicale. Ses traits s'étaient figés dans un masque de simple fureur froide.

Venycia ? Sa cousine ? Comment cela était possible ? Il fit un calcule rapide, et comprit que la fillette devait amplement être en age de se marier... A vrai dire, ce n'était pas différence d'age qui dérangeait le plus Thélador. Mais la simple jalousie. Delian était son ami. Le seul et l'unique qu'on lui avait interdit de voir avant son départ. On les avait arraché l'un à l'autre, et inconsciemment il en avait établi que s'en était fini de l'amitié Howk/Gotruscos. Mais il comprit, comment il s'était fourvoyé ! Le père de Delian s'était disputé avec Viktor, mais avait sûrement gardé de bons rapports avec le côté d'Ektor ! Et si on avait interdit Thélador de correspondre avec Delian, Venycia, elle, avait sûrement eu tout le loisir de se rapprocher du blondinet... Si bien qu'aujourd'hui, elle pouvait prétendre à une intimité plus étroite que jamais avec lui, là où Thélador devait se contenter de quelques souvenirs poussiéreux. Sa mâchoire se crispa, et ses poings se fermèrent. Il tenta vainement de se calmer, et de dompter l'intense sentiment de trahison qui lui déchirait le coeur. Comment Del avait pu lui faire ça ? Comment pouvait-il pactiser avec ceux qui avaient déshérité sa branche familiale et qui l'avait vendu aux Desnolancès ?! Comment pouvait-il maintenant faire partie de cette famille qui l'avait purement effacé de leur vie et qui n'avait pas pris la peine de lui écrire une seule lettre pendant que lui, faisait tout son possible pour préserver leur honneur de l'autre côté de la frontière ? Comment avait-il seulement pu croire que la nouvelle l’enchanterait ? Certes cela faisaient d'eux des cousins par alliance, mais Thélador n'avait pas besoin d'un mariage pour savoir que Delian était son frère de coeur.

-Alors ta famille a continué à fréquenter Ektor, alors que mes parents pourrissaient dans le déshonneur ?* Cracha-t-il froidement sans le lâcher du regard.

*Après que l'arnaque des Gotruscos a été mit aux yeux de tous, Ektor a rejeté la responsabilité sur le père de Thélou : Viktor -qui avait eu l'idée de l'arnaque-, a déshérité toute sa branche et les a jeté hors du domaine en exigeant qu'on envoi Thél à Korrul à la place de Venycia, pour payer la dette.

avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 11 Juin 2013 - 11:10

Quel imbécile il faisait des fois ! Venycia avait vraiment raison de dire qu'il était intelligent, oui, mais qu'il comprenait pas vie. Delian n'avait vu que l'ironie du sort qui avait fait qu'après avoir été le frère de cœur de Thélador, il se retrouvait bel et bien de la même famille. Il n'avait certainement pas pensé que les parents de Venycia avait été les bourreaux de son existence. Mais quand l'expression de son ami passa à la froideur la plus totale, le jeune homme fier comme un pinçon ne put s'empêcher de se ramasser légèrement sur lui même. Incrédule, son regard se faisait hésitant voir carrément perdue. Sa mine d'ange perdit la taquinerie pour la gêne la plus totale. En se redressant et repliant ses jambes en tailleur tel un enfant que l'ont viens de réveiller, il se gratta la tête en dévisageant pensivement ses bottes aux multiples sangles.

Il n'avait pas réalisé que par son mariage avec Venycia il venait de se rallier à l'oncle de Thélador. Ektor avait déshérité Viktor et sa femme, dont il n'avait plus de nouvelles désormais, après leur problèmes d'il y a une dizaine d'année. Il savait que le Chef de Famille Gotruscos avait été mauvais avec Viktor, mais il avait entendu dire que Viktor l'avait mérité. Du moins, c'est ce que disaient les adultes à l'époque. Quand tout cela s'était passé, il avait à peine dix ans et était tellement perturbé par le départ de son ami qu'il n'écoutait personne. Sa mère avait essayé de lui expliquer la situation mais à chaque fois qu'elle prononçait ne serait-ce que le nom de famille de Thélador, le sensible garçon mettait les mains sur ses oreilles et se recroquevillait sur lui même. Pendant des mois il avait été impossible de lui faire dire le moindre mot. Puis quand il avait enfin daigner sortir de sa bulle, plus personne n'était disposé à lui expliquer. D'une part, ils avaient perdu patience. De l'autre, l'affaire était quelque peu passés et d'autres soucis les préoccupaient. De plus, à chaque fois qu'il arrivait vraiment à attirer l'attention et à poser sa question, sa famille trouvait toujours un moyen pour contourner le sujet. Ils avaient sans doute peur qu'il rechute dans sa dépression. Lors de dîners ou réceptions, il avait réussis à avoir entendre quelques phrases aux informations diffuses et rapidement endiguées par un parent qui trouvait tout à cou que le nœud du petit Delian était affreusement mal fait. Alors, agacé et résigné, le blondinet avait cessé de poser des questions aux autres comme à lui même. Il a cessé de penser constamment à Thélador, la douleur trop forte risquant de le terrasser. Il a essayé d'aller de l'avant. Il l'a fait. Puis il avait grandi et plus personne ne parlait de l'affaire Gotruscos, seulement du fait qu'ils avaient de grosses difficultés financière. Malgré ses résolutions, chaque évocations de la famille Marchande valait un regard intrigué et espérant du jeune garçon. Mais chaque fois, sa soif d'informations restait insatisfaite.

La haine et la froideur dans la voix de son ami eut l'effet d'un poison sur la bonne humeur du milicien. Il se redressa, tendu et le regard perdu. Il vint s’asseoir au bord du lit et tapota la place à côté de lui avec douceur. En s'éclaircissant la gorge il leva des yeux désolés vers son ami et demandant faiblement :

« Dis, que c'est-il passé il y a dix ans ? Pourquoi as-tu du partir? »

Dans ses yeux on voyait bien toute la peine qu'il avait ressentis et aussi toute l'ignorance qui l'avait suivi toute sa vie. Lui qui aimait tout savoir, ce sujet restait presque un tabou. Des fois, poser des questions est trop douloureux.



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 11 Juin 2013 - 12:04

Malgré l'air coupable qu'avait prit la mine de Delian, Thélador n'avait en rien quitté son attitude agressive. Quelque chose l'obligeait à garder dressé cette défense entre eux. Quelque chose qui lui murmurait qu'il souffrirait si il ne mettait pas tout de suite de la distance. A vrai dire, il était encore victime de sa jalousie et de cette rage trop longtemps accumulée qui avait jaillit sans prévenir. Quelle genre d'explications attendait-il de Delian ? Lui même l'ignorait. Il espérait simplement qu'elles soient assez solides pour lui le défaire de l'étau qui lui enserrait douloureusement le coeur. Si seulement il avait pu imaginer un tel scénario ... Il aurait pu se préparer.

Ses yeux ne quittaient pas Delian alors que celui ci l'intimait de prendre place à côté de lui. Par méfiance, Thélador osa un sourcil, mais ne s'approcha pas. Il attendit que le milicien parle avant de décider si oui ou non il quittait cette pièce pour de bon.

" que c'est-il passé il y a dix ans ? Pourquoi as-tu du partir?"

Ces questions formulées dans un murmure marquèrent le visage braqué du veilleur d'une nouvelle expression : La surprise. Delian se jouait-il de lui ? N'avait-il jamais cherché à savoir ce qui s'était passé ? Ou voulait-il simplement entendre la version de son ami ?

Quoi qu'il en soit, Thélador lui devait au moins ça. Il poussa un soupir, évacuant efficacement son énervement, et alla s’asseoir à côté du milicien. Il laissa planer un silence, alors que ses yeux fixaient le mur d'en face. Enfin, sa voix s’éleva sur le ton monocorde de ceux qui ont trop souvent ressassé leur passé.

-On a été accusé, a raison, de fraude. Les finance étaient mauvaises... Nos cultures avaient été touché par un parasite, et la moitié de nos produits étaient devenus invendables. Dire qu'on était au bord de la ruine aurait été exagéré... Dans mon souvenir, nous avions toujours des domestiques... Mais mon père et mon oncle voulaient trouver un moyen de renflouer nos caisses, pour ne plus qu'on vivent sur nos économies. C'est là que mon père a proposé l'idée de la fraude : Aller à Korrul, et faire passer de la poudre de défense de Draoma pour de la poudre de corne de Capri qui se vendait à meilleur prix. Et c'est ce que mon oncle a fait. Il a utilisé notre bonne réputation pour que les Desnolancès nous fasse un crédit, que l'on devait rembourser une fois la marchandise écoulée. Mais un de nos employés les a dénoncés au conseil des marchands... Mon oncle a été contraint de détruire la marchandise, et on est pas passé loin de la radiation pure et simple de l'ordre des Marchands. Notre réputation avait été mise à mal... Et mon oncle a reporté la faute sur mon père. Il y a eu une violente dispute entre les deux et là Ektor nous a jeté hors du domaine. On a vécu quelque temps dans une petite maison qui appartenait à la famille de un peu à l'écart avant que je doive être envoyé à Korrul... Il fallait payer les Desnolancès. Par l'argent ou le sang. Mon père était furieux qu'Ektor refuse de payer avec les économies de la famille, ou n'envoie pas sa propre fille. Il était furieux contre tous ceux qui venaient lui parler de cette histoire... C'est pour ça d'ailleurs qu'il m'a interdit de te revoir : il s'était violemment disputé avec ton père. J'ai pas eu le cran de lui désobéir. Il aurait pu te faire du mal si il te trouvait près de moi... C'est après ça que ma mère m'a expliquée ce qui s'était passé, ce que j'allais devoir faire. Alors, j'ai accepté. Je pensais qu'une fois à Korrul, tout rentrerait dans l'ordre. Que la dette serait payée, et que notre famille se ressouderait. Mais ça ne c'est jamais passé comme ça. Dans ses lettres, ma mère me racontait qu'Ektor les avaient définitivement chassé, et qu'elle et mon père ne vivait plus que sur sa paye de milicien. Elle disait être heureuse de savoir que là où j'étais je ne connaissais sûrement plus le besoin... Mais moi je refusais de voir la vérité en face. J'écrivais à mon oncle, pour lui dire comme je me tenais, et comme j'essayais de faire bonne figure devant les Desnolancès. Je pensais qu'il finirait par revenir me chercher, et qu'il payerait la dette par l'argent afin me ramener... Mais je m'étais trompé... Il n'est jamais revenu. Et mes lettres n'ont jamais eu de réponse. Les siennes comme celle que j'envoyais à mon père, à ma tante et à Venycia... J'ai finir par comprendre que je n'avais plus ma place à Matroos, l'année ou ma mère aussi a cessé de m'écrire. J'ignore qu'elle version Ektor t'a servi... Mais la vérité, c'est qu'il n'était qu'un lâche qui n'a pas osé s'opposer à mon père, et qui n'a pas su prendre ses responsabilités pour empêcher notre famille de se détruire. Il c'est simplement débarrassé de nous ...
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 11 Juin 2013 - 12:43

Delian écouta le récit de son ami. Appuyé sur ses genoux, le yeux fixant le sol, il attendit la fin de l'histoire de son ami pour s'accorder une réaction. Pourtant, tout au long des mots de son ami, son cœur s'était serré. La haine et la peine se mêlaient. La haine pour ces adultes irresponsables et lâches qui les avaient séparés. De la peine quand il se rendit compte qu'il n'aurait rien put faire et que le pauvre Thélador avait était victime de son destin et des choix de ses pères. Il avait l'estomac tout retourné en apprenant enfin ce qu'il s'était passé, ce qu'il avait cherchait à savoir en vain et finalement qu'il avait préféré laissé de côté. Il se sentait coupable aussi. Coupable ne peut avoir insisté, de ne pas avoir approfondis ses recherches. Mais la douleur était telle que l'enfant qu'il fut avait préféré baisser les bras. Mais l'adulte qu'il était désormais aurait pu reprendre ces investigations. Dans le fond, lui aussi était un lâche. Il avait laissé tomber son ami, son frère. Et il s'en voulait. Oh oui ! Il s'en voulait profondément.

« A vrai dire, il ne me rien dit du tout. Ni ma famille. Ni personne... Delian soupira et se redressa, posant ses fines mains sur son pantalon bleu foncé. Il se tourna un peu vers Thélador toute la compassion et les regrets qu'il ressentait dans son regard bleu. Après ton départ, ils ont essayé de m'expliquer, mais j'étais trop mal pour les écouter. Et quand j'ai enfin daigné vouloir connaître la dure vérité, ils ne voulaient plus rien dire. Et plus grand monde n'en parlait. Je n'étais qu'un gamin et les gens savaient à quel point ton départ m'avait fragilisé... J'ai essayé de découvrir la vérité. Seulement, mes recherches étaient si vaine que ça en devenait douloureux de persévérer. Et puis j'ai grandi et j'en ai eu marre de na pas savoir et d'être triste. Alors, j'ai avancé. J'ai arrêté de poser des questions et j'ai pris ma vie en main. Il marqua une pose puis repris d'une voix coupable et désolé, je... J'aurai du continuer à chercher. Mais... Je n'y arrivai plus. Rien que l'évocation d'un souvenir me fendait le cœur, même encore juste avant de te retrouver. Je suis désolé. Vraiment. Je comprendrais que tu m'en veuille. Sache juste que tu n'a jamais quitté mon cœur et qu'il ne c'est pas passé une seule journée sans que je pense à toi. Je... »

Delian laissa sa phrase en suspend. Il ne savait plus quoi ajouter. Il avait l'impression que tous les mots du monde ne pourrait jamais effacer sa faute. Il avait laissé tombé son ami. Il ne l'avait pas cherché. Il avait épousé sa cousine, la fille de l'homme qui lui avait gâché la vie. Et il osait fanfaronner de ce mariage devant lui ! Il était un crétin finis. Et le pire des amis.



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mer 12 Juin 2013 - 12:51

Thélador attendait une réaction de la part de Delian. Pourtant il se prit à ne rien imaginer pour s'épargner les désillusions. Pouvait-il encore espérer de la part du milicien de la compassion, sinon de la compréhension ?
Que c'était-il passé à Matroos durant toutes ses années qui avait poussé son meilleur ami dans les bras de sa cousine ? Pouvait-il encore prétendre que Delian se rangerait toujours de son côté ? Pouvait-il encore prétendre qu'ils formaient toujours une équipe ? Le simple fait de se questionner sur ce qui lui avait jusque là semblait impensable lui crispa l'estomac. Il se sentait mal: et si, par la faute d'Ektor, il avait aussi perdu le soutient de son ami ? 
   
"A vrai dire, il ne me rien dit du tout. Ni ma famille. Ni personne..."

La confession légèrement tremblante du milicien, lui fit tourner la tête. Il constata que le visage si rieur de Delian n'affichait plus la moindre trace de malice. La tristesse avait affaissé ses traits lui donnant cet air sombre qu'avaient les personnes tourmentés... Cette vision ho combien insolite, il fit l'effet d'un coup reçu en plein visage. L'émotion tragique qui peignait les traits du milicien avait cet aspect effrayant des choses que l'on ne pensaient impossibles.

Observant un silence presque craintif, Thélador le laissa s'exprimer jusqu'à ce que les mots lui manquent. Devant cette sincérité si touchante, il se trouvait cruel d'avoir, une minute plus tôt, haussé le ton. D'une main ferme, il serra l'épaule de son ami et murmura :

-Excuse moi Del. Je n'avais pas imaginé que cette épreuve avait été aussi éprouvante pour toi qu'elle le fut pour moi... Tu as fait les bons choix. Jamais je ne tiendrais responsable de ces années de séparations. Je n'ai pas non plus cherché à bravé l'ordre de mon père alors que je te devais des explications... Je ne t'en veux pas Del. Tu as m'a parole là dessus... Mais j'aimerais que tu m'expliques ... Pourquoi Venycia alors ? Pourquoi te rapprocher des Gotruscos après tout ça ?  

Sa voix avait repris un ton doux et amicale. Il avait chassé sa colère, conscient que cette discussion les éprouvaient l'un comme l'autre...
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mer 12 Juin 2013 - 15:00

La large main se posant tendrement sur son épaule le sorti de ses pensés noires. Delian s'était mis à ruminer, comme à son habitude quand qu'un problème dont il ne trouvait pas la solution le torturait. Le contact de son ami le fit sursauter intérieurement et il reporta son regard éteint sur lui.

Au fur et à mesure de ses mots, la lueur de son regard revenait illuminer ses belles prunelles turquoises. Tout le blâme dont il s'était chargé pendant des années et qu'il était résigné à traînait toute sa vie comme un boulet trop lourd s'envolait peu à peu de son cœur alors que son ami le pardonnait. La déception face à son incapacité s’effaçait tandis que son frère n'en tenait pas compte. Son sentiment de lâcheté s'évapora quand Thélador lui avoua qu'il n'avait lui même rien osé faire. Et finalement, la tristesse de la séparation laissa place à la pleine joie de ces retrouvailles. Enfin, il avait l'impression de mériter de revoir son ami. Enfin, il savourait entièrement le bonheur que lui procurait la présence de son frère. Enfin, il se pardonnait et pardonnait au monde d'avoir séparer ces deux âmes sœurs. Enfin, il se sentait léger de toute rancœurs. Et enfin, il pouvait laisser parler la vérité sans craintes de la douleur qu'elle pourrait provoquer.

« Eh bien.... C'est une longue, très longue histoire. Delian reprit aplomb et se tourna un peu plus encore vers son ami. Il s'éclaircit la voix et entama son récit avec un nouveau sourire heureux, tellement plus simple à porter que la peine. Tout commença il y a quelque mois. J'étais en permission pour préparer ma venue à Korrul. Tout juste arrivé depuis une journée, qu'une lettre m'attendait. Auteur: Venycia. Au début j'ai cru à une invitation pour un dîner ou une réception. Mais j'ai été surpris en apprenant le contenu de la lettre : une simple conversation. Elle voulait prendre des nouvelles. Nous n'avions pourtant pas parlé depuis mon entrée à laMilice il y a cinq ans. J'ai donc répondu gentiment et promptement, ne sachant trop quels sujets je pouvais aborder. Car il faut que tu sache que ta petite cousine, plus si petite que ça, a une réputation assez tordue... Son sourire pris ses communes fossettes moqueuses et son regard pétilla de malice. Il se tâtait à avouer les ''vices'' de Venycia à son cousin. Bref. Il s'avéra que finalement, elle ne désirait pas seulement parler avec son ancien graaand ami, mais surtout l'épouser ! Oui oui, m'épouser, moi. Un bourgeois. Un bourgeois milicien de surcroit. Quoique, ma distance et mes absences ne la dérange pas, loin de là. Nous ne nous aimons pas. Je l'ai épouser pour l'aider. Ses parents la gardait enfermée dans sa chambre depuis plusieurs semaines à cause... Euh... De son comportement déviant. Ils voulaient lui trouver un mari en espérant lui faire passer ses ''lubies'', mais les rares hommes à se présenter avaient plus de 50 ans et se rapprochaient plus du  vieux vislard que du preux chevalier. De mon côté aussi mais parents voulaient me marier. Mais j'avais franchement aucune envie de me caser avec une petite bourgeoise nunuche et superficielle qui ne me laisserait jamais vivre tranquille. Alors l'arrangement me convenais parfaitement. Je me mariais avec elle pour qu'elle puisse vaquer à ses occupations comme bon lui semblait, loin de la surveillance parentale, dans notre demeure familiale et je pouvais aller où je voulais aussi librement que je voulais. De plus nos parents nous lâchaient la grappe. Parfait ! On a donc fait croire à l'amour fou et nous sommes marié un peu avant que je parte à Korrul. Delian repris sa respiration et planta ses yeux un peu hilare aux vues de sa folle histoire dans ceux de son ami, guettant sa réaction. Voila ! Tu sais tout de mon merveilleux pacte avec les Gotruscos! »



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Ven 14 Juin 2013 - 0:39

Pourquoi Venycia, et surtout comment cela avait pu se passer ?! Voilà bien un questionnement qui taraudait le jeune veilleur. Alors, soulagé de voir son ami retrouver son sourire, il l'écouta avec soin et dans un silence des plus religieux. Un silence qui d'ailleurs se prolongea quelque temps après que Delian ait fini son explication. Lorsqu'enfin Thélador reprit la parole, il fronçait légèrement les sourcils :

-Alors ... Vous vous êtes marié juste pour ... Rester libre ? 

Cette conclusion lui semblait si ... Contradictoire.

-Et quand tu parles de "lubies, et de "caractères déviants"  tu entends quoi exactement ? J'ai peur de comprendre...

Demanda-t-il avec une appréhension qu'il lui était difficile de dissimuler. Qu'était donc devenue la petite Veny qui jouait si innocemment aux poupées, pour que ses parents en viennent à l'enfermer ?
Toute cette histoire lui semblait tellement tirée par les cheveux ! Sa cousine qui contacte aussi directement Delian pour un mariage "arrangé"et le simple fait que les Marchands Gotruscos aient acceptés que leur descendante épouse un simple bourgeois... Tout cela était si... Inattendu ! Qu'était donc venu sa famille durant sa longue absence ?
Il en arriva presque à mettre en doute la réalité de la scène qu'il était en train de vivre.... 
"Venycia Howk" ... Non vraiment, même en le prononçant silencieusement dans son esprit l'image refusait de se faire.

[MP : Désolé, c'est pas long, mais je préfère régir Thélou petit à petit en fonction des trucs qu'il apprend]
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 17 Juin 2013 - 14:19

[HRP: no problemo, c'est fait pour ça le RP libre ^^]

Delian pouffa à la remarque plus que pertinente de son ami. Oui en effet, le mariage n'avait pas pour réputation d'être l'acte d'amour qui rende le plus libre. Mais dans leur cas c'était un mariage totalement... contradictoire. Il n'y avait là aucune acte d'amour et il les rendait plus libre qu'ils n'avaient jamais été. Mais sa remarque n'était pas bête. Lui aussi avait fait le paradoxe avant leur mariage. Une sacrée histoire sacrément contradictoire !

Preuve supplémentaire que les deux amis s'accordaient bien, Thélador aussi était bien étonné d'entendre dire que la petite et douce Venycia avait... eh bien, déraillé si l'on veut.  Lui aussi la voyait encore dans ses robes trop grandes, avec son minois tout moucheté et ses bouclettes rousses. Il n'aurait jamais pu imaginer que l'innocente Veny devienne la sulfureuse Venycia.

D'ailleurs elle même avait l'air de ne pas être tout à fait fière d'elle. C'est pourquoi Delian se tâtait à vraiment parler à Thélador de ses ''loisirs''.

« Euh... Eh bien. C'est assez gênant. Enfin surtout pour elle. Je... Je sais pas si je doit t'en parler... »

Son regard était désolé et embarrassé. Après tout Thélador était son ami. Son meilleur ami. Il était censé tout lui dire. Mais là ça ne le concernait pas seulement lui, mais sa femme aussi.
Sa femme... Ça lui faisait bizarre de se dire ça tout de même. Autant parce qu'il avait du mal à se faire à l'idée qu'il soit marier, mais aussi parce que  c'était Venycia. Que de problème cette histoire...

« Tu sais quoi Thel, tu devrais lui demander. Oui ! Envoie lui une lettre ! »

Le jeune homme se leva vivement et ouvra une poche de son sac à dos, en extirpa une boite et un stylo et de l'encre. Il posa le tout sur la petite table sous la fenêtre et sorti une feuille de correspondance de la boite brune.

« Tiens, s'exclama-t-il tout fier, vas y ! On l'enverra chez moi. Là c'est sur qu'il filtreront plus rien. Enfin j'espère... Pour assurer le coup on marquera l'enveloppe à mon nom. On est curieux mais pas à ce point ! Ahah ! Et tu sais... Sa voix était plus douce. Venycia était petite, elle n'a rien pu faire. Et aujourd'hui elle subit autant le courroux de son père que tu as eu à le faire. Tu lui manque. »



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Lun 17 Juin 2013 - 15:39

Si il y avait une chose que Thélador n'avait pas prévu, c'était bien que Delian refuse de lui en dire plus sur sa cousine. Ainsi quand celui ci fit part de son embarras, le veilleur haussa des sourcils contrarié. Il s'efforça de ne rien laisser paraître de plus de sa vexation et adopta une mine soucieuse. En, dehors du fait que Delian partageait des "petits secrets" avec Venycia, le fait qu'il les qualifie "d'assez gênant" était passablement alarmant !

Au ton que le milicien avait employé, Thélador redoutait presque que les agissements de la jeune femme puisent attenter encore plus à la réputation des Gotruscos... Et maintenant des Howk ! Delian s'en rendrait-il compte ? Ektor s'était certes montré injuste avec son neveu, mais il l'avait fait en partie pour ne pas perdre sa fille... Alors Thélador imaginait aisément qu'elle avait dû outre passée bien des limites pour qu'il en vienne à l'enfermer ! Voilà que Del, avec son grand coeur avait ouvert la cage d'or ... Catastrophe.

Pourtant, il ne semblait pas s'en rendre compte, et le voilà, qui, enthousiaste déballe un matériel d'écriture, pour la cousine et le cousin puise de nouveau reprendre contact...

Cette fois ci, Thélador ne pouvait pas faire autrement que de dévisager son ami comme si il lui avait proposé la plus grosse des absurdités.

-Je lui manque ? Demanda-t-il septique. C'est elle qui te l'a dit ?Ajouta-t-il, plus que douteux. Il laissa ensuite échapper un soupir, peiné de briser les espoirs de Delian, mais se força à l'honnêteté, en s'exprimant avec rancoeur :

-Del... Je ne pense pas avoir envie de savoir comment, la fille contre laquelle on m'a échangé pour que je vienne ici à sa place, à user de sa confortable place pour s'attirer les foudres de ses parents qui ont remuer ciel et terre à l'époque pour la garder proche d'eux. Je n'ai pas envie de me rendre compte que je suis seul à avoir essayer de rétablir les choses pendant ces dernières années.

Il fit une pause avant de reprendre plus grave que jamais :

-Sûrement peux tu te venter de la connaitre plus que moi mais ... C'est une Gotruscos Del. Ca veut dire que sa devise est la même que celle de son père et du mien "affrontes les yeux ouverts et le coeur fermé", cela veut dire que la raison des intérêts priment toujours sur les sentiments... J'ignore ce qu'elle a fait ou dit pour que tu prennes ainsi sa défense, mais j'espère que tu ne te trompes pas Del ... Car maintenant que son père n'a plus d'autorité sur elle, c'est la réputation de ta famille, et la tienne surtout qu'elle met en péril par ces agissements. Elle a très bien pu tout simplement t'utiliser pour arriver à ses fins.

Expliqua-t-il sur un ton d'avertissement. Il ignorait si il visait juste, si Venycia était la digne fille de son père... Mais une partie de lui l'espérait presque... Si elle était aussi manipulatrice que ce que les Gotruscos avait fait de mieux, Delian se rendrait peut être compte que Thélador était le seul à qui il pouvait vraiment faire confiance...
D'un autre côté, il espérait se tromper, et souhaitait que ces deux là se soient finalement bien trouvés. Même si il ne pourrait jamais prétendre avoir une part dans cette histoire.
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Jeu 20 Juin 2013 - 10:48

Et voilà. Il avait encore mit les pieds dans le plat, avec la purée de pawotta et tout. Il n'avait jamais été bon médium. Chez Delian, les gens avaient les même réactions que lui. Il ne pensait jamais au passé de chacun ou à leur être propre. Non pas qu'il soit antipathique. Bien au contraire. Mais il ne réfléchissait pas, puisqu'il ne comprenait pas. Disons, que les émotions et des relations n'étaient pas son point fort. D'un côté, il pourrait passer des heures à vous expliquer le fonctionnement hormonale et nerveux de telle ou telle émotion dans le corps, ce qui se passe dans la tête, ce qui se passe dans le cœur, ce qui se passe dans les organes. Ça, il connaît. Par contre, pour ce qui est du domaine plus psychique, là il séchait. Alors il mettait les pieds dedans. Toujours. A chaque fois. Et à pied joins s'il vous plaît !

Manipulation, mensonge, opportunisme, ambition... Autant de caractère dans lesquels il avait toujours vécue et pour lesquels il n'avait aucune prédisposition. Delian était vrai et entier. Il ne faisait pas de manières et se contentait de l'essentiel. Bien sur, son monde lui avait appris la coquetterie et le luxe. Mais la milice lui avait montré que le minimum vitale était bien assez, tant que quelque chose nous remplissait suffisamment le cœur pour nous nourrir l'esprit. Lui, il l'avait cette chose. Plusieurs choses même. Il ne manquait pas d’intérêts et d'amour. Il avait des buts et des passions dans la vie. Il était heureux. Plus ou moins. Et ce qu'il voulait, il ne cherchait pas à l'avoir aux prix de doux mensonges et dures bassesse. Quoique pour ce qui était des mensonges il en avait fait un beau et gros il n'y a pas si longtemps. Mas c'était pour la bonne cause... Oui on va dire ça : la bonne cause !

Car Venycia était une fille bien, il en était sure. Un peu capricieuse certes... et pourrie gâtée... et immature... et volage... et... Enfin, elle avait des défauts, comme tout le monde. Mais la manipulation, l'opportunisme et l'égoïsme, non. Non. Venycia était une fille en qui il pouvait avoir confiance. Elle n'aurait pas gagné sa confiance et son amitié pour mieux le faire chuter. Non...
Du moins, il l'espérait.

« Thélador... Sa voix était douce mais du malaise filtrait quelque peux et malgré sa droiture naturelle il semblait rentré dans ses épaules, comme un enfant hésitant.Il ne savait plus trop comment s'y prendre avec son amie. Ils avaient tellement grandi, tellement changé.Je comprend que tu leur en veuille. Je leur en ai voulu moi aussi... Et je leur en veux encore hein ! Mais... J'ai fait une trêve. Je n'allais pas leur mener la guerre indéfiniment, ça n'aurait mené à rien. Mais je ne leur fait pas confiance. Sache le. Si il y a bien deux personnes dont je me méfie à Vuulte se sont Ektor et Jinna. Eux sont opportunistes et manipulateur. Venycia par contre.... Le jeune homme repris alors aplomb, sa classe et sa présence revenant soutenir ses idées dont il était persuadés. Venycia elle n'est pas comme ça. Elle est juste et bonne. Elle a certes nombres des défauts communs à tous les enfants rois, mais elle n'est pas une mauvaise personne. Elle ne servira pas de notre mariage pour son bien au détriment des autres et surtout pas du mien. Nous nous retrouvons juste, mais j'ai vu là différence qu'il y avait entre elle et ses parents. Venycia est guidée par son cœur et ses passions. C'est d'ailleurs ce qui l'a entraîné au fond du gouffre familiale. Elle est l'opposé de sa famille à tous les niveaux. Elle est petite et rousse. Elle est loin des yeux métalliques typiquement Gotruscos. Et elle affronte les yeux fermés ceux qui s'opposent à son cœur ouvert. J'en suis persuadé. J'ai vu se qu'elle était, où elle vivait et elle m'a confié ses rêves. Des rêves purs et simples d'adolescents. Des rêves d'amour, de famille et de bonheur. Pas de gloire, de fortune et de pouvoir. »

Delian leva un regard sûr et déterminé sur son ami.

« Je peux lui faire confiance. »

[HRP: Vive le Chevalier aux Fleurs! :heros:]



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Jeu 20 Juin 2013 - 13:03

Les choses n'auraient pas dû se passer comme cela... Thélador avait imaginé mille et une fois cette scène où il retrouvait Delian mais aucune de ses hypothèses ne l'avait préparé à ça... Pourquoi, alors qu'il avait décidé de s'arracher à son passé, celui ci revenait de la pire manière ? Car voilà que maintenant qu'il avait retrouvé son ami, il lui faudrait s’accommoder de la pièce rapportée qu'allait constituée sa cousin ... Sa famille n'aurait-elle donc de cesse de le suivre ? 

Il poussa un soupir, et se passa une main dans les cheveux. De biais, il observa Delian... Il semblait si sûr de lui, et pourtant Thélador refusait de s'y laisser prendre.  Mais peut être était-ce dû un vieux réflexe. D'aussi loin qu'il se souvenait, c'était toujours lui qui avait protégé son ami... Et aujourd'hui, Delian était adulte, il avait pris une grande décision sur laquelle le veilleur n'avait pas la moindre prise. Que le milicien ait raison ou tord, Thélador ne pourrait plus le protéger. Il devrait se débrouiller seul... 

Avec lassitude le veilleur souffla :

-Et bien j'espère que tu as raison ...  

Il se retint de rajouter qu'il l'aurait prévenu si les choses tournaient mal, mais préféra laisser cette pensée noire sous silence. Après tout, rien n'obligeait les choses à prendre une mauvaise tournure. Venycia était peut être quelqu'un qui méritait d'être connue... Pourtant cette potentielle futur rencontre n'enchantait en rien Thélador.

-On m'a désigné pour te surveiller. Je pense informer ma supérieur de la vraie nature de notre relation, c'est quelqu'un de confiance... Mais il faudra veiller à ne pas trop attirer l'attention sur notre amitié. Je ne suis pas ici depuis assez longtemps pour jouir d'une réputation solide, et on me taxe assez de surnoms et de préjuger qui mettent largement mes nerfs à vifs pour ne pas en rajouter une couche... Avec la fin de la collaboration entre Korrul et Matroos sur les terres boréales, les veilleurs sont à cran ici. Possible qu'on te réserve un accueil peu agréable ... Alors fait attention à ce que tu dis, parce que je pourrais pas forcement prendre ta défense.

Expliqua-t-il brusquement, désireux de changer de sujet. Il préférait parler du présent... Le terrain lui semblait moins instable.

-Tu viens pour étudier la faune et la flore c'est ça ? Je pourrais te présenter à une biologiste ici qui saura t'aider dans tes recherches. Elle saura même sûrement ravie de discuter avec toi de la biodiversité de Matroos.

Ajouta-t-il, reprenant un peu le ton de la discussion et de la complicité.

-Combien de temps compte tu rester ?

MP: la biologiste en question est Nora, si ça t'intéresse on peu l'inclure dans le rp ?
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Jeu 20 Juin 2013 - 13:49

Thélador était las. Cela se voyait bien. Delian en eut le cœur serré. Lui à qui on avait toujours appris Ô combien la famille était importante et à toujours l'aimer et la protéger, il avait en face une personne qui n'avait plus aucune affection ne serait-ce que pour la plus innocente des membres de sa famille de sang. Elle n'avait rien fait contre lui. Elle était un pion parmi tant d'autre, tout comme il l'avait été lui aussi. Et pourtant, son ami ne pouvait apparemment se résoudre à laisser la moindre chance à cette pauvre Venycia.

Cette pensée le frustra un peu. Lui qui avait si bien défendu sa femme - de loin le premier acte pseudo-conjugal qu'il n'ait jamais émit à son égard, il ne voyait dans les yeux de Thélador aucun avancement. Il était par ailleurs étonné de la façon dont il avait plaidé sa cause. Il s'était même surpris à vraiment penser tout le bien qu'il avait dit d'elle. Lui qui l'avait toujours vu plus ou moins en sale gosse insatisfaite, qui ne méritait que taquineries et moult railleries de grand-frère, il sentait perler en lui quelque chose d'autre. Une sympathie tout autre que celle qu'il avait éprouvée jusqu'à maintenant. Peut-être s'était-il rapproché de la rousse Venycia plus qu'il ne l'aurait pensé finalemen...

« Alors fait attention à ce que tu dis, parce que je pourrais pas forcement prendre ta défense. »

Vu la délicatesse et la diplomatie naturelle de Delian envers les gens pour qui il n'avait aucune sympathie ni respect, la mise en garde de Thélador ne serait sûrement pas d'une grande utilité... Et puis pendant toutes ces années, il en avait fait des bêtises. Il en avait provoqué des gros tas de muscles. Il en avait fait rager des violents fils à maman. Et toutes ces situations délicates dans lesquelles il s'était mis, il s'en était sorti. Seul. Il n'avait pas eut le soutien de son ami. Alors, il saurait bien se défendre tout seul. Il songea tout de même que les bagarres et les problèmes semblaient plus amusant quand ils étaient gosses et que Thélador était à ses côté. Au fond, le fait que son vieux-frère veuille encore le protéger le touchait. Comme au bon vieux temps, songea-t-il avec un discret sourire mélancolique.

« Pour dire juste, je ne vais pas étudier que la faune et la flore, bien que se soit mon sujet principale. Expliqua-t-il en croisant les bras et s'appuyant sur la table face à Thélador. Il voulait reprendre une discussion plus souple, soit! Ce n'était pas pour déplaire à Delian. Pendant mon séjour, qui est pour l'instant d'une durée indéterminée, je vais devoir étudier les habitudes et techniques de survies des vivants dans ce milieu plutôt hostile et sec, mais aussi la nature des sols, la météo, les cultures... tout ce qui touche à la vie en fait. Je dois comprendre comment les animaux survivent en températures si extrêmes et comment les plante font pour pousser correctement. Du coup, toutes les donnés sont importantes. Et puis, je compte faire un peu de tourisme aussi... »

Il sourit à son ami. Il comptait bien passer du temps avec lui maintenant qu'il l'avait retrouvé !

« Je serai enchanté de rencontrer cette biologiste. Mais je serai d'autant plus ravis si tu pouvais me suivre dans quelques ''aventures''. Comme quand on était petit ! Eheh ! »

Avec sourire gamin, Delian boxa prudement l'épaule de Thélador, le taquinant du regard, comme les gosses qu'ils furent. Bien que certains points étaient encore sombre entre eux, il souhaitait vraiment retrouver leur ancienne complicité. Il ne s'était jamais refait de véritable ami, hormis un ou deux camarade de la Milice. Et encore, là, ce n'était que des copains. Tout juste bon à jouer aux cartes et faire des bêtises ensemble. Il les aimaient bien, mais ce n'était pas pareil. Ils n'étaient pas Thélador. Lui c'était plus qu'un meilleur ami : c'était son frère !
On ne laisse pas filer un frère !



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Ven 21 Juin 2013 - 11:32

La malaise commença à se dissiper, et Thélador écouta avec curiosité les explications de son ami. Un discret sourire lui étira les lèvres... Delian et sa passion pour la science ; voilà une chose qui, elle, n'avait pas changé ! D'eux deux, le milicien était toujours celui qui s'était toujours plus interroger sur le pourquoi du comment. Et combien de fois avait-il poser à Thélador des questions que lui même ne s'était jamais posé ? Le matroscien avait cessé de compter. Mais c'était quelque chose qui lui avait manqué : qu'on lui demande son avis sur une hypothèse farfelu. 

Il sentit son cœur s'alléger à l'idée que, peut être, il pourrait bientôt retrouver ce petit bout de son ancienne routine. Repartir à l'aventure avec Del, voilà une idée plus que séduisante ... Il sentit un frisson d'excitation lui parcourir l'échine à l'idée de retrouver cette dimension aventureuse de son existence qu'il avait abandonné en venant ici pour se couler dans son rôle de petit enfant sage. 

Pourtant, il dût se retenir de sauter sur l'invitation et ajouta peiné : 

-Et bien je dois dire que cela me plairait aussi... Mais ça dépendra des ordres que je reçois ... A vrai dire, si tu as déjà des gallons toi, moi je n'en suis qu'à ma formation. Mon entrainement me prend une bonne partie de mon temps. Mais si mon maître accepte que je continue à te servir de guide, je viendrais volontiers pour te faire découvrir Korrul ! 
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Dim 23 Juin 2013 - 17:33

Tout ces beaux mots... Irrésistible !
Delian bondit sur ses pieds et se plaça devant Thélador, bien droit les jambes légèrement écarté, les poings sur les hanches. Un position très... conquérante !

« Ah ! Ah ! Alors comme ça on est qu'un misérable soldat en formation ? Mais alors ! Ça fait de moi ton supérieur ! Ah ! Ah ! Et tu dois obéir a ton maître hein ? »

Il garda la pose deux secondes puis de pencha vers son ami et lui tapota la tête comme on le fait à un labraquin qui viens de ramener le bâton, avec une tête débile et la voix qui va avec.

« C'est que c'est un bon petit apprentie ça ! Moh oui ! »


Il reprit tout d'un coup un air plus sérieux, bien que l'on voyait toute la malice qui l'habitait. Avant, il était un enfant réservé, calme, sérieux, timide et limite peureux. Puis, il avait appris à se sociabiliser. L'art des blagues. L'art de l'action. Et aussi les jeux débiles entre camarades de beuveries. Son préféré : se moquer – gentiment – des gens. Il y avait plusieurs moyens à cela : dire haut et fort ce qui paraît plus ou moins évident ou faire tourner en bourrique et prendre les gens pour des imbéciles. Gens qui s'avèrent souvent un peu plus stupides qu'ils ne le pensaient ! Dans les deux cas, Delian prenait un plaisir fou à taquiner son monde. Sa langue et son esprit devenait plus acérés avec le temps et son entourage en faisait les frais amères. Mais il ne fallait pas perdre une chose : c'est pour plaisanter !

« N'en fait pas une affaire personnelle. Je suis juste plus supérieur que toi ! »

Il croisa ses bras, décidé et l'air faussement impérial. Tellement surjoué qu'il en paraissait presque satyrique. Et puis Thélador avait toujours était le plus grand, le plus fort, le plus courageux, le plus sociable. Inversion des rôles ! Désormais, c'était le petit Delian laborantin qui se trouvait en force. Et puis de toute façon, il avait grandi et mûri. Maintenant, lui aussi pouvait se démarquer. Bien sûr, il n'avair aucun complexe d'infériorité. Il préférait en rire plutôt que t'en pleurer d'ailleurs.



MERCI THELOU


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 25 Juin 2013 - 13:16

Devant les clowneries de Delian, Thélador ne pu réprimer un éclat de rire et loin de se sentir vexé par les boutades, il laissa leur humour le détendre avec joie. Envolé la rancoeur de deux minutes plus tôt, et voilà des deux gamins en plein jeu qui reviennent. 
la timidité légendaire de l'angelot semblait avoir fondu avec sa jeunesse. Bien qu'il eut toujours était plus franc et direct avec Thélador, celui ci décelait dans ses gestes et ses paroles une assurance jusque là jamais démontrée. Assurément, le petit était devenu grand, et cela rassurait en partie le matroscien. Car loin de s'être laissé écrasé par les événements, Delian semblait avoir su les affronter comme il le fallait, et prendre le bon partis des choses. Thélador l'enviait presque, car lui, à l'inverse, avait effacé une bonne partie de sa personnalité depuis qu'il avait été vendu. Il avait cessé d'être aventureux, il était devenu silencieux et presque trop sage... 

Alors qu'enfin son fou rire prenait doucement fin, le veilleur regarda son ami, et lui lança : 
-Compte sur moi pour te rattraper rapidement !   

Il s'aprettait à relacer la joute verbale quand un bruit de pas dans le couloir attira son attention. Dans un geste vif, il reprit une position militairement acceptable, et effeça son amusement se ses traits juste au moment ou quelqu'un toqua. 

Leur invité surprise était un veilleur. L'air sévère et barbe grisonnante il informa, presque sans le regarder, Thélador, qu'il était attendu dans le hangar principal, et que c'était lui : l'officier Isharäa, qui serait chargé de faire visiter au milicien Howk, les locaux auxquels il pourrait avoir accès.
Contraint de se plier à L"ordre, le Gotruscos regrettait ne pas pouvoir serrer son ami une dernière fois dans ses bras avant de le confier à un autre. Il aurait voulu aussi lui glisser quelques autres précisions sur les chose à ne pas faire, mais lorsque le regard pourpre de l'officier se planta dans le sien, il comprit qu'il n'avait pas intere à traîner ici plus longtemps. Jetant un discret clin d'oeil à son ami, il s’éclipsa vers sa destination, un sourire flottant sur le coin de la lèvre.
avatar

On m'appelle Delian Howk


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte
MON AGE : 22 ans
Féminin
MESSAGES : 309
AGE : 20
INSCRIT LE : 16/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Navih
Joyaux : 10
Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   - Mar 25 Juin 2013 - 15:38

Ils riaient. Ils étaient heureux. Il s'étaient retrouvés. Ils se sentaient comme quand ils étaient gamins.
Delian aurait put continuait ainsi pendant des heures, à blaguer, à jouer. Il avait enfin récupéré son ami. Et même si il y avait encore des zones d'ombres, il se sentait toujours aussi proche de lui. Il était son frère. Pour toujours et à jamais.

« Compte sur moi pour te rattraper rapidement !  »

Thélou riait à moitié et en korrulien.... Delian du se concentrer pour comprendre ce qu'il disait, ce qui lui créa de petites rides sur le front. Il commençait tout juste à maîtriser le korrulien, et il ne comprenait pas toujours cette langue rappeuse. Et si on riait en même temps...

Un grand homme vint frapper à la porte et l'ouvrit presque immédiatement. Alors que Delian souriait encore et s'apprêtait à répondre à Théador, celui-ci se raidit et repris son allure militaire. Cette air sérieux et strict ne lui allait pas. Il préférait le Thélou amusant, souriant, décontracté et aventurier. Cela lui faisait bizarre de le voir tout droit, avec se regard inexpressif et cet soumission absolue. Il n'était pas habitué et trouvait ce comportement contre nature.

Le grand blond lui fit un clin d’œil discret avait de partir à grands pas dans le couloir. Avec un pincement au cœur, Delian le suivis du regard jusqu'à ce qu'il sorte de son champ de vision. Il lui manquait déjà... Mais ils allaient se revoir! Ça, on pouvait faire confiance à Delian, il allait tout faire pour réussir à reprendre son meilleur ami des mains de ces généraux tyranniques ! En parlant d'eux, il en avait un bien impressionnant qui l'attendait devant la porte. Il prenait presque toute la place et croisait les bras d'un air mécontent. Il devait peu apprécier qu'un Milicien furette dans la base Pourpre. Et il ne devait pas être le seul...

En sortant à sa suite, Delian se dit qu'il ferait mieux de faire attention à lui dans les prochains mois.



MERCI THELOU


On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Séparés par les frontières, retrouvés dans la poussière   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum