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Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...

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On m'appelle Varen Shei'Arcath


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Posté dans Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Sam 22 Juin 2013 - 4:49

Domaine Cultivateur Serghar, Ofagär, l'an 1083. Varen est étudiant pour devenir politicien, en voyage à Korrul pour parfaire sa formation. Et il est mince, pas vilain garçon et en très bonne santé. Je sais, c'est difficile à imaginer. Il est donc au domaine Serghar depuis environ une semaine, et les Cultivateurs qui lui voient un certain potentiel arrangent une rencontre avec Mensah Kehjao, frère de l'épouse du chef de famille. Le but est d'établir une relation entre les deux, puisque si Varen devenait politicien un jour, il serait bénéfique pour les deux hommes d'être alliés.

La chaleur du plein été de Korrul était écrasante pour le Matroscien lambda. Malheureusement pour  Varen Shei'Arcath, il n'était même pas de cette race, il était pire que cela : un Matroscien d'intérieur. Cette bestiole-là ne sort déjà presque jamais dans son propre pays, ayant pour habitat naturel principal la bibliothèque ou à la rigueur le bureau. Imaginez alors une promenade sous le soleil du désert... Le jeune homme avait beau avoir une silhouette de gringalet, il avait l'impression d'avoir déjà perdu quatre fois son poids en sueur à simplement se trouver dehors.

Il était l'invité de la famille Serghar pour une période de six mois, afin de parfaire sa maîtrise de la langue et sa connaissance des coutumes korruliennes. Car c'était une chose que d'étudier les descriptions d'un pays sur le papier et une autre que de réellement s'y trouver. Dans les livres, par exemple, on ne sent pas le soulagement qui vous envahit lorsque vous parvenez à vous mettre sous l'ombre d'un saïa, on n'entend pas les sonorités étranges du langage qui résonnent autour de vous un peu partout, formant les mots du quotidien... A tout juste vingt et un an, Varen commençait doucement à se rendre compte que l'expérience était un facteur important de la connaissance. Comme quoi, tout arrive. La famille Shei'Arcath n'avait pas eu de mal à lui trouver un accueil lorsqu'il avait exprimé le désir de partir voir le désert et le peu de l'oasis qu'il apercevait dans le lointain.

Ceci dit, malgré le paysage somptueux... Varen n'aspirait qu'à rentrer à l'intérieur de la demeure Serghar pour lire confortablement à l'abri de la chaleur. Malheureusement, la maîtresse de maison, un peu trop attentive à lui, l'en chassait à chaque fois qu'il y mettait les pieds, sous prétexte qu'il devait « prendre des couleurs ». Il se demandait bien lesquelles... Peut-être le rouge flamboyant qui se développait à vue d'oeil sur son pauvre nez ? Il était donc assis sur la terrasse à regarder les domestiques arroser les plantations, se disant que ce n'aurait peut-être pas été un mal si on l'arrosait lui aussi.

D'autres gens s'agitaient autour de lui, dressant une table un peu plus sophistiquée que d'habitude sur la dite terrasse ; apparemment, on attendait un invité, sans doute quelqu'un d'important pour que l'on commence les préparatifs en milieu d'après-midi pour le repas du soir. Il n'avait pas réussi à comprendre de qui il s'agissait, ou plutôt on n'avait pas voulu le lui expliquer. Une surprise, comme s'il avait cinq ans. Il était cependant bien clair qu'il était question de quelqu'un que Nayanka Serghar, la Dame du domaine, voulait absolument lui présenter, pour d'obscures raisons. Une histoire de relations, d'après ce qu'il avait pu comprendre. Au moins, il ne s'agirait pas d'une fille, comme cela avait été le cas dans certaines familles matrosciennes auxquelles il avait rendu visite, c'était déjà ça de gagné.

Il commençait à envisager de se faufiler à l'arrière de la maison pour se glisser dans l'intérieur frais et sombre par une fenêtre, quand du mouvement du côté de l'entrée du domaine attira son attention. Peut-être allait-il enfin savoir qui était la personne qu'il devait rencontrer. Il se leva, et épousseta ses vêtements dans un geste machinal. Il n'était pas habitué à la mode korrulienne, et la mode korrulienne ne s'habituait pas à lui ; il avait l'air encore plus mince et pâle dans ces habits amples et clairs. Bah... Il se consolait en se disant qu'il prendrait de la carrure en vieillissant et en grimpant les échelons du pouvoir matroscien, voilà tout. Le tout était maintenant de prouver que l'habit ne faisait pas le moine, et d'être à la hauteur de ses ambitions.


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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Jeu 27 Juin 2013 - 16:12

Un étudiant Matroscien destiné à la politique, voilà le prétexte que sa sœur avait trouvé pour le faire venir au domaine des Serghar. Décidément la benjamine et ancienne Kejhao redoublait d'ingéniosité pour solliciter son grand frère. Grand frère, pour Mensah ce titre n'avait pas beaucoup de sens, ce n'était pas un titre gagné au mérite d'un travail ou d'un comportement exemplaire, sa famille était à présent au temple, c'était les autres érudits et les enfants de Ryun, les chamanes. Malhek et Henja, tous deux très jeunes avaient besoin de l'attention et de l'éducation que nécessite chaque enfant. Plus encore car ils étaient destinés à guider Korrul et rendre à cette grande nation sa splendeur passée. Et puis Nayanka aussi avait trouvé une nouvelle famille, les Serghars étaient prospères et elle leur avait même déjà donné une future héritière.

Flöjan n'avait pas trainé. Le fidele draoma de l'érudit, avait parcouru la distance entre le temple d'Arish et le domaine des Serghar en trois bonnes journées de chevauchée. Le draoma comme son maitre étaient ainsi arrivés chez leurs hôte sans fatigue mais couverts de sable. L'érudit, très soucieux du gaspillage, s'était contenté de se nettoyer avec un linge humide, refusant catégoriquement qu'on lui verse un bain. En outre, la première chose qu'il demanda après avoir salué les maitres des lieux, fut qu'on abreuve et nourrisse son draoma.

Les longs voyages autour de Korrul qui avaient marqués les précédentes années de l'érudit lui avaient façonné un corps svelte et d'une grande ténacité. Approchant les deux mètres de haut il toisait les domestiques des Serghars avec fierté. Son expression était d'un sérieux imperturbable, presque méditatif. Un crâne soigneusement rasé et une barbe courte mais dense et d'un noir profond encadraient ce visage à la peau sombre. Il portait enfin la toge claire de l'ordre de Ruyn, une tenue dont il ne se séparait plus depuis son premier Veirasio.

La demeure des Serghars était tout ce que Mensah reprochait aux cultivateurs. Les Serghars  semblaient vivre dans l'ignorance la plus totale de la famine qui frappait leur pays, dilapidant l'eau pour des cultures avides et peu nourrissante. Si Mensah était au pouvoir il aurait fait arracher les saïa et aurait fait planter de quoi nourrir le peuple à la place, limitant l'eau attribuée à la famille au stricte minimum et permettant aux cultivateurs moins fortunés de pouvoir mener eux aussi leurs productions à bon terme. Cette débauche le dégoutait.

C'est seulement en prenant place à la table qu'il remarqua le petit matroscien au visage cramoisi.

"Cette histoire d'étudiant matroscien n'était donc pas une blague." S'exclama-t-il en délaissant un moment ses protestations contre ses gaspilleurs d'hôtes.

"Pardonnez mon accent exécrable, je n'ai que peu d'occasion de m'exprimer en matroscien, mais il me semble approprié de vous accueillir dans votre langue, soyez donc le bienvenu dans ce vaste désert où prospère notre nation."

Aussitôt il saisit le verre de Varen et le remplit au deux tiers d'eau. Puis, posant sa main au dessus du verre il le porta au niveau de son visage et ferma les yeux.

"Ryun guide son chemin"  

Il avait murmuré l'incantation d'une voix grave puis rouvrant les yeux il remit le verre à son propriétaire.

"Buvez mon amis, vous êtes à présent mon hôte dans la demeure de Ruyn. Alors dites-moi, qu'est ce qui vous amène parmi nous ? On m'a dit que vous étiez promis à un brillant avenir alors racontez moi, votre histoire m'intéresse."
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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Ven 28 Juin 2013 - 12:39

Korrul est vraiment un lieu fascinant. Cette salutation semblait des plus étranges à Varen, qui n'avait encore rien vu de pareil. C'était absolument passionnant de voir appliquées des coutumes korruliennes dont il n'avait jamais entendu parlé. A vrai dire, il n'avait pas non plus croisé d'homme comme celui qui prenait place à table près de lui avant ce jour. Un type immense, et chauve avec ça, tanné par le soleil... Un peu effrayant, que certains de ses compatriotes auraient qualifiés de barbare du désert. Mais pas Varen. Il était quelqu'un d'ouvert et de curieux, que cette scène ravissait par son étrangeté à ses yeux.

Quelle ne fut pas sa surprise d'entendre l'invité mystère s'adresser à lui en matroscien. Oh, il comprenait la langue du désert, mais il n'avait encore rencontré personne ici qui parle le doux dialecte des vertes plaines... Néanmoins, il répondit dans l'idiome de l'endroit :

"Vos salutations me font chaud au coeur, monsieur... ? Il m'est très agréable d'entendre parler le matroscien, avec un accent tout à fait correct, je vous rassure. Mais je suis principalement ici pour apprendre à parler votre beau korrulien, et vous semblez en maîtriser des subtilités qui m'échappent. Aussi, je serais ravi de vous entendre le parler un peu plus, si vous n'y voyez pas là une impolitesse de ma part."

C'était une manière assez fine de vouloir s'intégrer, ainsi que de montrer que sa connaissance de la langue locale n'était pas aussi bancale qu'il ne voulait le faire penser ; après tout, ses phrases étaient presques dignes d'un natif. Encore quelques temps et il perdrait son accent un peu trop chantant.

A l'invitation de l'homme, il prit une gorgée d'eau fraîche, qui lui fit plus grand bien que tout ce qu'il avait pu imaginer. Peut-être un effet secondaire de la bénédiction de Ruyn, peut-être un effet direct de la chaleur ambiante. Malgré ses belles pensées, il penchait plutôt vers la seconde solution : il était encore à un âge plutôt tendre, il avait encore une foi flamboyante en Vama, douce déesse unique. Cependant... Il devait admettre qu'il était curieux de contempler de ses yeux les mystères locaux. D'après ses sources, Vama ne donnait pas de pouvoir étrange à ses prêtres, ni ne créait d'étranges zones climatologiquement contrastées au milieu de Matroos.

"Je vous remercie. Je suis ici en qualité d'étudiant, afin de parfaire ma connaissance du désert, de ses habitants et, comme je vous l'ai dit, de leur langue. Mes parents et mes précepteurs ont jugé qu'il était important que je voie par moi-même la vie chez nos alliés les plus précieux, et ils m'ont donc envoyé ici pour une durée de six mois. La famille Serghar a été bien bonne et a accepté de m'accueillir." Il but un peu. "Je suis flatté que l'on vous ait parlé de moi en ces termes. Je me destine à la politique, ç'en est peut-être la raison ; j'aspire à contribuer au développement de Matroos, je ne sais encore trop dans quel domaine précisément, mais j'avoue sans honte que le pouvoir est tentateur pour qui rêve d'un monde meilleur."

C'étaient bien là des paroles de futur politicien, mielleuses à souhait dans leur tournure, mais le fond était vrai : le jeune homme était encore bien naïf, malgré ses ambitions démesurées. Cela se voyait à son regard qui se perdit un moment dans le vide, contemplant les possibilités. Il revint sur terre rapidement, pour ajouter :

"Oh mais j'en oublie mes bonnes manières." Il lui tendit sa main libre en un geste amical. "Varen Shei'Arcath, je suis enchanté."


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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Dim 30 Juin 2013 - 2:15

Un Shei'Arcath le nom lui était familier, où l'avait-il entendu? Nul part, il l'avait lu, si c'était une famille matroscienne connue et capable d'envoyer un étudiant pour une longue période à Korrul, c'est qu'il s'agissait d'un de ces pompeusement dénommés marchands. Un membre d'une de ces familles issues d'une lignée favorisée et disposant de privilèges spéciaux, à l'instar des cultivateurs, qui constituait  la haute société matroscienne. Il n'avait pas approfondi son étude de Matroos autant qu'il l'aurait voulu, en réalité il avait obtenu la quasi-totalité de ses connaissances sur le sujet lors de sa formation au temple et cela remontait à présent à de longues années. Shei'Arcath, si il l'avait lu, il devait savoir certaines choses, l'héritier tout d'abord, Moriatus? Non, Roval, Roval Shei Arcath, un frère de Varen? Possible. Autre question, que produisait cette famille? Du poisson peut-être, oui c'était surement ça, ces matrosciens avaient assez d'eau sur leur territoire pour se nourrir de poisson, cette vérité lui faisait grincer des dents.
 
Mensah observa un instant la main de Varen, puis reprenant ses esprits, lui empoigna chaleureusement.
 
"Mensah Kehjao, pour vous servir. Je constate que votre Korrulien est déjà de très bonne facture, la langue ne sera pas une barrière pour vous fondre dans la foule...  bien moins que votre peau"
 
Dit-il avec un sourire amical. Né avec la peau déjà d'un brun soutenu, son épiderme, resté au contact du soleil toute sa vie était maintenant d'une couleur aussi sombre  que la boisson extraite des graines de saia. En comparaison le matroscien semblait avoir été gonflé à l'erralium tant il était rouge.
 
"Ainsi donc vous aspirez à en apprendre d'avantage sur désert? En avez vous vu beaucoup depuis votre arrivée? Le domaine Serghar est des plus confortables, il est cependant, et malheureusement, très éloigné de la vie telle que la majorité des Korruliens la vivent. J'imagine que vous avez déjà prévu plusieurs expéditions à travers notre territoire, qui, je peux vous l'affirmer, est d'une beauté saisissante, souvent cruelle, mais à la fois si fascinante. J'espère cependant que nos hôtes vous ont doté d'un bon guide, les temps son rudes et les routes peu sures. Le désert regorge de forbans, ce sont en quelques sorte des pirates, comme ceux qui pillent vos côtes, j'ai même été blessé par l'un d'eux au cours d'un de mes voyages."
 
Il parlait avec une lenteur calculée, sa voix profonde se faisait envoutante comme s'il racontait une histoire et les gestes qui accompagnaient chaque mot allaient dans ce sens également. Son discours ne contenait aucune menace, peut-être quelques reproches à l'attention des hôtes encore que ces derniers devaient connaitre le point de vue de l'érudit à présent, mais il savait que les histoires de forbans avaient de quoi glacer d'effroi. Ces histoires il les avait lu, elles jalonnaient les livres d'histoire du temple, il les avait entendu  également, colportées par les gens du milieu qu'il avait pu côtoyer. Mais les pires, celles qui hantaient ses cauchemars et  qui lui arrachaient encore des frissons, il les avait vécues.
 
"Mais le moment est mal choisi pour parler de ces barbares, je ne voudrais pas vous couper l'appétit alors que nous nous apprêtons à commencer le repas."
 
Ce repas, il le savait déjà serait à l'image des Serghars, démesuré, flamboyant. Ce serait un déluge de mets d'une grande finesse, assez pour combler la faim de chacun des convives et plus encore... Du gaspillage. Il ne pouvait le concevoir autrement, il y aurait plusieurs viandes, du poisson, des aliments importés de Matroos dont la valeur aurait suffit à nourrir tout un quartier d'Ofagar. Et ces plats seraient tous accompagnés... de vin, ce breuvage traître dont raffolaient depuis peu les cultivateurs les plus aisés... Non... Cela lui revenait à présent, les Shei Arcath ne vendaient pas de poisson, leurs récoltes étaient faites de vin.  Il n'en doutait plus, ces hommes étaient donc des apôtres de la décadence.
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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Lun 1 Juil 2013 - 4:14

Mensah Kehjao. Un nom qui lui disait quelque chose, mais plus moyen de remettre le doigt sur la circonstance précise dans laquelle il l'avait lu. Parce que, s'il en avait entendu parler, c'était comme pour tout, il l'avait lu. Une vague histoire de temple, rien de plus précis, et même, il n'en était pas sûr ; si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait plutôt situé l'immense gaillard chez les Veilleurs Pourpres. Ou comme lutteur, quelque chose du genre. Une question de carrure sans doute.

Un peu embarrassé, il frotta son nez rouge. C'était le premier coup de soleil de sa vie, puisque les rayons de l'astre flamboyant n'atteignent pas souvent le milieu des bibliothèques en quantité suffisante que pour causer des dommages. Il ne releva pas autrement que par un sourire, c'était vrai après tout ; il avait la tête du métèque au milieu des peaux bronzées, malheureusement pour son envie de visiter l'Oasis !

« Je suis intéressé par à peu près tout, je dois l'avouer. Je ne sais rien de Korrul à part ce que j'en ai appris dans les livres, et l'absence même de savoir est ce qui pique mon intérêt pour votre belle patrie. Je ne suis cependant pas encore sorti du domaine Serghar, par la faute même de ces criminels qui semblent rôder partout autour des villes. C'est là un grand fléau qui vous afflige, mais est-ce là la seule raison qui vous fait parler du désert comme d'une cruelle beauté ? Soyez assuré que si cela coupe mon appétit, ce ne sera que pour mieux apaiser ma curiosité. Quant aux pirates... Notre vaillante Milice cherche par monts et par vaux leur repère, mais rien n'a encore été mis au jour à ce sujet, c'est regrettable. »

Varen fit tourner l'eau dans son verre, le geste de qui a l'habitude de boire du vin. Le jeune homme subodorait sous les explications de Kehjao que l'aperçu que les Serghar lui donnaient de Korrul ne correspondait pas du tout à la situation réelle de l'endroit. Il y avait là dessous plus que des raids forbans. 

« Je ne me suis pas vu attribuer de guide, j'ignore totalement comment se passera mon séjour ici ; la première semaine entière m'a bien été nécessaire pour découvrir le domaine et une infime partie de vos fascinantes coutumes, ainsi que pour me faire au climat. Je dois bien dire que le soleil ne m'aime pas beaucoup, et que je lui rends bien, malgré l'ampleur de mon intérêt. »

Les domestiques commencèrent à apporter les plats à table. Un grand plat de quésianes et de chips de patamo, accompagné par une bouteille de vin de Gernie apportée par Varen lors de son arrivée. C'était un cru de grande qualité, tout droit sorti des caves Shei'Arcath. Il en avait apporté plusieurs caisses comme présent à ses hôtes, c'était la moindre des choses. Néanmoins, c'était là une bouteille au piment, dont Varen n'avait pas la moindre envie pour l'instant. Si ce breuvage s'accordait à merveille avec les plats korruliens qu'il avait déjà eu l'occasion de goûter, la chaleur était telle qu'il ne souhaitait pas en rajouter : à force de transpirer, il allait se dessécher comme une vieille branche.

Attrapant donc la cruche d'eau, il en versa donc à nouveau dans son verre. Pas très goûteux, mais tellement plus adapté. D'autres plats furent amené à table petit à petit, et il reconnu parmi eux du poisson de Sant Poseïnos.

« Dame Nayanka s'est vraiment surpassée, elle devait attendre votre visite avec la plus grande des impatiences. »

C'était là une question déguisée, l'apanage de ceux qui ont étudié l'art de la rhétorique. Demander directement à l'homme qui il était n'aurait pas été très poli, après tout.


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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Dim 7 Juil 2013 - 14:42

 "Si nous reportions ce sujet au dessert, nous rassasierions à la fois votre estomac et votre soiffe de connaissance. La patience est un atout  puissant dans la main d'un politicien."
 
En dehors des Forbans ses histoires sur le peuple Korrulien, ce qu'il avait vu et appris au cours des ses voyages, n'était pas qu'un tableau triste et apitoyant, c'était un véritable tribunal qui pointait d'un doigt menaçant les plus riches familles de Korrul et qui disait, voyez, vous les bien portant et les biens nourris, vous qui vivez dans l'abondance et l'insouciance, voyez comme vos frères meurent dans les rues et comme le désert, toujours plus menaçant, s'apprête à engloutir votre grande civilisation. Il savait qu'il ne pourrait entretenir le matroscien de tels sujets sans assaisonner ses propos de lourdes accusations... Probablement pas du gout de ses hôtes. Bien sur il leur ferait part de son point de vue, mais il le ferait en privé, cela éviterait les débordements incontrôlés et lui permettrait de dire les choses sans détours.
 
Le matroscien était intéressant. Sa maîtrise du Korrulien était déjà sensiblement plus élaborée que celle d'aucun autre homme du littoral qu'il ait pu rencontrer, en outre il s'exprimait avec une certaine finesse, preuve d'une éducation élevée et rigoureuse. Si ses connaissances étaient à la hauteur de ses ambitions il avait probablement beaucoup de choses à apprendre à l'érudit qu'était déjà Mensah. L'homme de Ruyn se surpris à éprouver une grande curiosité à l'égard de ce petit homme cramoisi.
 
"Le soleil est impitoyable, nous autres Korruliens y somme bien accoutumés et certains se croient en mesure de lui tenir tête mais ce n'est là que dangereuse vanité. Si le soleil donne la vie aux plantes, et par conséquence aux hommes, il est aussi une énergie puissante en présence de laquelle il faut agir avec prudence et respect. Je vous ferais parvenir une tenue digne d'un homme du désert, vous vous y sentirez plus à l'aise et épargnerez à votre peau des brulures douloureuse."
 
Mensah mangea avec lenteur. Puisque la nourriture était servie il s'en rassasia sans hésiter, d'avantage par respect pour Ruyn que pour ses hôtes. Il se délecta de chaque bouchée, enregistrant les saveurs qu'il percevait et les dissociant les une des autres pour les classer et les mémoriser. Après tout, même les saveurs étaient des informations, il ne voyait aucune raison pour les considérer autrement que ses connaissances en mathématiques ou en géologie, il n'existait aucun domaine du savoir qui ne mérite une étude approfondie et sérieuse. Cela incluait donc la cuisine. Il mangerait ainsi avec cette lenteur calculée, assiette après assiette et ce jusqu'à ce que son corps soit rassasié, c'est à dire pendant assez longtemps.
 
"Dame Nayanka !"
 
Il se tourna vers la cultivatrice le sourire aux lèvres et elle le lui rendit avec douceur. Il expliqua alors sur un ton enjoué, presque riant:
 
" Ma sœur en fait toujours un peu trop avec moi. Elle doit penser qu'elle peut me détourner de ma vie au temple avec quelques victuailles mais ce serait me sous-estimer !"
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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Jeu 11 Juil 2013 - 15:54

Le soleil donne vie aux plantes.... Si on écoutait l'avis de Varen sur le sujet, le soleil avait plutôt tendance à brûler les plantes, vu la dose considérable d'eau nécessaire au maintien en vie des saias du domaine Serghar. Il était donc plutôt d'accord sur la prudence, surtout vu son épiderme déjà bien agressé. Quant à une tenue digne d'un homme du désert... Il était bien curieux de voir cela.

« Ce serait un grand soulagement que de pouvoir me protéger ma peau, en effet. Vous avez dû remarqué que j'ai quelque peu changé de couleur depuis mon arrivée à Korrul. »

Il eut un sourire contrit, avant de se mettre à manger. Le jeune homme avait toujours eu un bon coup de fourchette malgré sa silhouette mince. Il était cependant un hédoniste, et il mangeait presque aussi lentement que son interlocuteur, savourant chaque bouchée, sans se douter que leurs motivations respectives étaient diamétralement opposées. Là où Mensah étudiait et tâchait de rendre honneur à son dieu, Varen chouchoutait simplement ses papilles habituées aux plus fins des mets.

Lorsque Kehjao apostropha la maîtresse de maison, plusieurs choses s'éclairèrent dans l'esprit du futur politicien. D'abord, il ne s'était pas trompé, c'était bien une histoire de temple dans laquelle il avait entendu parler de l'homme, il était agréable de constater que sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Ensuite... Dame Nayanka était sa soeur. Peut-être les présentations n'étaient-elles pas d'un autre ordre que familial, finalement. Mais quelque chose lui disait qu'il y avait tout de même un peu plus que cela sous cette rencontre arrangée.

« Votre vie au temple ? Ici, à Ofagär, ou... à Arish ? »

L'évocation de la deuxième solution fit presque briller les yeux de Varen. Arish, d'après ce qu'il en savait, était la résidence des Chamanes, ces étranges prêtres korruliens, une manifestation tangible d'un dieu ! Il avait beau avoir une foi fort solide envers la douce Vama, il fallait avoir que la Dame de Justice ne tapait pas vraiment dans le spectaculaire.

« Les temples de Korrul sont presque la seule raison pour laquelle je me désole d'être matroscien, ces jours-ci... Je ne peux poser mes yeux sur la somptueuse bibliothèque chamanique dont on m'a tant vanté la richesse, je le regrette fort. »

Il regrettait bien plus de ne pouvoir se rendre dans l'Oasis, à vrai dire, mais amener le sujet aurait pu froisser Kehjao. Il avait vite appris que les gens du Désert étaient chatouilleux sur l'accès à ce lieu, pour son grand malheur. Il reprit une gorgée d'eau.

« Vous connaissez donc des Chamanes ? »

Varen eut un sourire avenant, qui cachait une avidité sans pareille. Tant de questions à poser !


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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Ven 13 Déc 2013 - 7:10

Mensah resta coi quelques instants, surpris et quelque peut dérangé par les paroles du Matroscien. Il posa sur lui un regard silencieux et pensif tandis que son esprit étudiait ce jeune-homme à la curiosité visiblement débordante.

"La bibliothèque chamanique..."
souffla-t-il sur un ton mi amusé, mi perplexe. "J'ai toujours pensé que les bibliothèques de Matroos devait être tout autant fournies. En réalité, si c'est la seule chose qui attire votre attention à Korrul... je crains que vous n'ayez eu jusque là que de très mauvais guides!"

Il marqua ses dernières paroles d'un regard appuyé à ses ôtes. Les paroles de Varen étaient presque insultantes mais il savait que le jeune homme ne pensait pas à mal et il faisait preuve d'une certaine soiffe de connaissance, Mensah n'avait pas vraiment de raison de ne pas lui accorder sa sympathie... pas moins qu'à un autre matroscien en tout cas.

"En effet je viens du temple d'Arish, et les chamanes font parti de mon quotidien."

Ces fait lui inspiraient une grande fierté mais paradoxalement il n'aimait pas s'en vanter. Varen n'avait qu'à interroger n'importe quel Serghar pour connaitre l'histoire de la découverte de Malhek, il n'avait aucun intérêt à cacher ces informations mais n'avait pas vraiment envie d'épiloguer, aussi il ne laissa pas à son interlocuteur le loisir de le relancer sur ce sujet.

"Mais puisque vous mentionnez les chamanes, je suis tout de même curieux de constater que votre intérêt ne s'est pas porté en premier lieux à l'oasis... Je pense que même à Matroos, il doit être connu que la plus grande merveille dont bénéficie mon peuple est l'oasis et non la bibliothèque d'Arish. Et je comprendrais bien mieux votre désolation si vous m'aviez dit qu'elle était causé par l'impossibilité de pouvoir un jour observer l'Oasis. Car, croyez moi, si par compassion je décidais d'étancher votre curiosité en vous faisant pénétrer au Temple, cette bibliothèque vous serait peut-être accessible un moment. L'oasis en revanche, seul un fils de Ruyn peut y mettre les pieds, c'est  la terre la plus sacrée qui soit et je préfèrerais donner ma vie et celle de mes semblables plutôt que de la voir profanée. Enfin... cela fait de vous un homme aux ambitions réalistes et concrètes, et non un rêveur. J'imagine que les choses sont plus simples ainsi."
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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    - Jeu 16 Jan 2014 - 12:39

Varen eut un sourire. Il était logique qu'un korrulien ne puisse s'empêcher de ramener le sujet vers leur Oasis qui était, il est vrai, la fierté nationale.

« Vous visez assez juste, en réalité. Outre la bibliothèque, je regrette bien plus de ne pouvoir étancher ma curiosité et poser le regard sur les merveilles de l'Oasis. Mais je connais vos lois, et je n'oserais même demander. J'ai la sensation qu'il n'est même pas dans mon droit d'en discuter. Matroos perd peu à peu son sacré, j'ai l'impression. Et je le déplore ; même si notre sacré est moins tangible que le vôtre, les traditions sont importantes à mes yeux. »

Varen avait toujours été très croyant. En grandissant et en se confrontant aux réalités de la capitale matroscienne dans le cadre de son éducation, cela diminuait peu à peu, à vrai dire, mais il avait été élevé comme un Shei'Arcath, et plus encore : comme un futur représentant du peuple, car son père y croyait dur comme fer. Et un représentant du peuple présente au monde une foi en acier trempé. Cela combiné à une naïveté dont il avait encore à se débarrasser, Varen était réellement dépité de la baisse de foi pourtant indétectable sans longues discussions... La bigotterie avait encore de beaux jours devant elle.

« Je n'ai pas voulu vous courroucer, simplement éviter d'étaler des regrets qui auraient pu passer pour une supplique que je sais irraisonnable et à l'objet interdit. A quoi bon ? Il y a suffisamment de beauté sur l'île pour que je puisse me passer de ce qui m'est inaccessible... Bien que cette inaccessibilité entretienne le charme de l'Oasis aux yeux des matrosciens, il ne faut pas en douter. »

Il décida cependant de ramener le sujet sur un détail qui ne lui avait absolument pas échappé, et qui titillait grandement son intérêt.

« Mais vous parliez de compassion, au sujet de cette bibliothèque... ? Si vous trouvez que j'ai eu des mauvais guides, je serais honoré de pouvoir m'attacher à vos pas si vous vous rendez où que ce soit d'intéressant, et les endroits intéressants ne doivent certainement pas manquer dans votre quotidien, » risqua-t-il avec un sourire presque imperceptible. Autant pousser sa chance, après tout.


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Posté dans Re: Des grains de sable dans un (très, très grand) sablier...    -

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