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Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.

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Posté dans Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Lun 24 Juin 2013 - 13:26

Mike roula dans son hamac, perdi l'équilibre et tomba sur le plancher du dortoir, avec une magnifique réception sur la tête. Décidé à dormir encore au moins dix minutes il se roula en boule puis un muvers vint lui renifler les cheveux ce qui le fit sursauter. Le parasite détala dans un couinement. Mike scruta les ténèbres où s'était réfugiée la bête, les yeux toujours à moitié englués, calmant la brusque accélération de son rythme cardiaque.

"Grml c'tait pas un muver ça?"

La seule réponse qu'il obtenu fut le ronflement d'autres membres de l'équipage.

"Me faut un casse dalle..."

Il sorti du dortoir en trainant des pieds. Le pourfendeur grinçait de toute sa carlingue à intervalles réguliers, résonant du ronronnement lointain des réacteurs. De temps à autres une bourrasque un peu plus forte faisait tanguer le bâtiment qui s'inclinait légèrement avant de revenir dans sa position initiale. A ce moment le bordage clinquait et la membrure crissait. Pour Mike qui était maintenant habitué à vivre sur un vaisseau tel que le pourfendeur ces sons faisaient parti du quotidien, ils n'avaient rien d'inquiétant, c'était comme entendre battre le cœur du vaisseau, craquer ses articulation, c'était sa respiration, ou plutôt c'est ce que Mike y voyait.

En arrivant aux cuisines il se débarbouilla le visage, d'avantage pour se réveiller que dans un soucis de propreté. Il réalisa alors que la porte du garde manger n'était pas verrouillée. Un oubli de sa part? Possible, il n'était pas infaillible contrairement à ce qu'il aimait affirmer. Une explication lui semblait néanmoins plus plausible: Toma. Le mousse chapardeur avait-il réussi à mettre la main sur une clé? Si c'était le cas il devrait redoubler de vigilance. Il poussa lentement la porte, dans l'espoir que le rouquin s'y trouve toujours, et se mit à le chercher du regard, passant son regard entre les étalages. Il fit quelques pas, marchant sur la pointe des pieds et referma discrètement la porte derrière lui. Alors il s'aplatit sur le ventre, prenant appuis sur le bout de ses doigts et de ses orteils et, collant sa joue au sol observa sous les étagère, espérant repérer une silhouette recroquevillée dans un coins... Rien à gauche... Rien à Droite... Seulement beaucoup de poussière et un ou deux fruits pourri ayant roulé sous un rayonnage à son insu.

"Tsss" Grogna-t-il en se relevant.

En guise de petit-déjeuner il avait pris la carcasse de la gloussante qu'il avait préparé la veille pour l'équipage, qu'il dépouilla de la moindre parcelle de viande, rongeant les petits os du volatile. Alors qu'il était occupé à se lécher les doigts encore enduits de la graisse de l'animal, un grondement monta à travers le Vaisseau suivit d'une sensible accélération. Il supposa que Charlie était réveillé et qu'il était temps que le vaisseau prenne de la vitesse. Peut-être même qu'un peut d'action était à prévoir pour aujourd'hui, il n'avait pas eut vent des projets du capitaine mais l'idée d'un abordage illumina son esprit. Après un rapide tour de la cuisine pour vérifier qu'il n'avait pas laisser la moindre opportunité  de chapardage, il ramassa ses armes, les sangla et se rendit sur le pont principale en petite foulées.

"Aujourd'hui on aura un abordage, aujourd'hui on aura un abordage."

Sifflotait-il comme une prière adressée à un dieu de la piraterie.
Après avoir grimpé les dernières marches quatre par quatre il tomba sur le second Lieutenant. Le pont principale était encore relativement vide et la présence de ce seul homme avait un coté inquiétant. Mike cru un instant être passé inaperçu et hésita à faire demi-tour. Puis finalement non, Cynydd était un homme d'expérience, il pourrait peut-être en profiter pour apprendre ou truc ou deux.

"Hey oh, m'sieur le second lieutenant, vous avez bien dormi ? Moi j'ai passé une nuit d'enfer, le balancement du hamac c'est vraiment l'pied hein, moi j'peux plus dormir sur un vrai lit maint'nant, j'ai b'soin d'entendre les ronrons du vaisseau sinon j'me sens pas chez moi, ça vous l'fait aussi ça hein j'paris ! C'est un peu ça d'être un pirate, passer sa vie à bord, boire du bon vin qu'on a pillé sur un vaisseau, se battre contre les miliciens, tailler ses ennemis en pièces... Et dormir dans un BON hamac !"

Tout en parlant de sa voix forte, et enjouée il se rapprochait du second lieutenant de son habituelle démarche rapide et énergique.

"On va bien avoir un p'tit abordage aujourd'hui hein neuf-doigts? ça fait longtemps qu'on a pas fait on bon coup, mes dagues ont besoin de découper des truc, des truc vivant t'vois c'que j'veux dire hein, j'me suis encore bien entrainé depuis la dernière baston t'as vu, je commence à maitriser le truc de l'autre fou plutôt pas mal, la feinte, je sais plus comment il l'appel, t'sais ce mouvement quand tu tiens tes dagues comme ça et que tu passes derrière l'adversaire en esquivant une attaque, c'est trop classe comme mouvement j'trouve, je l'essayerai si on rencontre de la résistance, ça va leur faire tout drôle, on va encore leur mettre une grosse pâté. D'ailleurs il en dit quoi le capitaine, on aura de la baston ou pas hein?"

Il était à présent en face du Second lieutenant, appuyé à une poutre, bras et jambes croisés dans une attitude plutôt décontractée.
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On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Lun 24 Juin 2013 - 14:45

Le Capitaine était d’une humeur massacrante ce middas. Il s’était enfermé dans sa cabine depuis la veille au soir. Cynydd n’avait donc pas pu lui faire part de son idée qui le taraudait tant. La mine renfrogné, il ruminait son agacement, le visage sombre. Voilà des jours qu’il voulait signaler au Capitaine qu’il serait temps de faire une halte à Vanylle pour engager quelques hommes en plus. A force de jeter des hommes par-dessus bord, ou d’attaquer des vaisseaux, le quota de pirates avait quelque peu diminué. Mais non, monsieur le grand Capitaine ne jugeait pas utile de recevoir le deuxième lieutenant. Avec amertume, Cynydd se dit que s’il était le second, sa voix aurait bien plus compté. Mais voilà qu’il était seulement lieutenant, et même pas le premier en plus ! Songeant à tout cela, le jeune homme s’enfonça encore plus dans un profond abime d’injustice.

Sa rêverie ne dura guère longtemps. Il était de quart depuis quelques heures et bientôt il pourrait rejoindre ses confrères et aller se coucher. Mais le sort était décidément contre lui ! De la pire espèce que peuplait le Pourfendeur des Vents, il fallut que ce soit le jeune cuisinier qui vint à sa rencontre.
De sa démarche de simple d’esprit, Mike Robh arriva à sa hauteur et commença l’un de ses éternels monologue. Cynydd leva les yeux au ciel un quart de seconde en signe d’une quelconque aide divine. L’adolescent, en plus d’être ennuyeux, était dépourvu de toute éducation. Il mangeait chacun de ses mots et ne faisait aucun effort de diction. Passablement irrité, le deuxième Lieutenant le laissa dans son monologue et se contenta de répondre que très légèrement à son interrogation :

«  Le Capitaine se trouve dans sa cabine. Je suis sûr qu’il sera ravi d’entendre tout ça. »

Qu’il aille donc se frotter auprès du Terrible ! Même un idiot comme lui savait que lorsque le Capitaine était sa Cabine, seul le Second avait le droit de le déranger. Et encore, il n’appréciait généralement pas ça. Mais le gamin semblait être doté d’une chance extraordinaire. Tout d’abord, il avait été « sauvé » par le Pourfendeur et après, il avait gagné sa place dans le bâtiment, chose plutôt rare.

Quoiqu’il en soit, Cynydd était un homme peu patient et désireux d’en apprendre davantage sur ce garçon. Du moment qu’il lui servait son repas, tout irait bien. Mais voilà que le malheureux avait décidé, ces derniers temps, de considérer tous les membres de l’équipage comme son « pote ». Il n’appelait guère Cynydd par son prénom mais plus généralement par son surnom le neuf-doigts au grand désespoir du pirate.

Il coula un regard en biais vers le jeune homme qui regardait quant à lui ailleurs. Cynydd suivit son regard pour tomber sur Charlie, l'homme en fauteuil roulant que le Capitaine avait accepté à son bord à l'incompréhension totale du second Lieutenant.
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On m'appelle Invité

Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mar 25 Juin 2013 - 3:20

Il faisait frais ce matin là, et Charlie resserra les pans de sa cape autour de lui. Ses doigts gourds manipulaient tant bien que mal la minuscule vis qui refusait de rentrer dans le mince interstice. La journée commençait mal.
Il avait du se lever avant tous les autres -sauf peut-être le cuisinier, qui devait probablement déjà être debout pour préparer le premier repas de l'équipage-, tiré d'un sommeil réparateur à cause d'un grincement. Charlie n'était pas sans ignorer qu'un vaisseau produisait tout un tas de bruits, tirés de la carlingue ou des mats sous le poids et la force des voiles. Mais pour un mécanicien (bien que le terme n'était pas tout à fait exact : il ne touchait pas vraiment au cambouis ou au chalumeau) les grincements étaient un véritable cauchemar. Il avait travaillé sur un nouveau projet tout le mois dernier, et enfin, le capitaine lui avait donné l'autorisation de l'essayer. Hier soir, tout fonctionnait à merveille, Charlie s'était auto-congratulé avant de se coucher et de s'endormir, bercé par le sentiment du devoir accompli. Jusqu'à ce matin. Difficile de rester impassible devant un tel débordement de haine. Comme si ces grincements suspects tenaient à tout prix à le faire sortir de ses gonds. Les choses ne pouvaient donc jamais marcher "comme sur des roulettes" ? Le jeune mousse avait utilisé cette expression un jour, faisant manifestement référence au fauteuil roulant du jeune pirate. Marcher comme sur des roulettes. Hilarant.

Ainsi, Charlie avait-il du se lever à l'aube pour trouver l'origine de ce grincement qui lui hérissait les poils. En vérité, il avait été soulagé de constater qu'aucun problème grave ne l'attendait dans la salle des machines, mais peut-être aurait-il mieux valu que la coque soit percée, qu'un rouage soit coincé ou que les voiles aient pris feu. Le grincement était produit par une vis. Et, tandis qu'il resserrait le dernier écrou pour la maintenir en place, Charlie sentait monter en lui une vague de rancœur dirigée à l'égard de ce petit morceau d'acier. Difficile d'accepter le fait d'avoir été tiré du lit par une vis. "Ça m'apprendra à m'inquiéter. La prochaine fois je laisserai l'équipage cramer dans l'incendie ou s'écraser sur une falaise.", songea-t-il avec amertume. Mais il s'en savait incapable : en plus du fait évident qu'il éprouverait quelques difficultés à rester endormi si le vaisseau se démembrait contre un rocher, il ressentait une vive affection pour le bateau, l'équipage, et même les moteurs capricieux qu'il avait appris à connaître avec le temps. Il passait certainement le plus de temps dans la salle des machines ou dans l'étroite cabine qu'on lui avait désignée comme étant son "bureau de travail" qu'avec les autres pirates, mais il s'en moquait.

Avec un soupir de soulagement, il repoussa le morceau d'acier enfin réparé et se renversa contre le dossier, étirant ses bras endoloris par le froid avec délice. Il fit rouler ses épaules pour les dégourdir, passa ses mains sur son visage. La journée promettait d'être longue.
Après qu'il eut replacé le morceau d'acier capricieux, Charlie ressentit l'irrépressible besoin de prendre l'air. Aussi sortit-il sur le pont. L'air glacial termina de le réveiller tout à fait, s'engouffrant dans ses boucles blondes et sous sa cape, le faisait frisonner. A quelques pas de là, Charlie aperçut le cuisinier et le second lieutenant. Il serait certainement impoli de rester seul dans son coin, et après avoir passé toutes ces heures enfermé dans sa cabine ces derniers jours, le jeune homme se dit que se lier avec les autres ne serait pas si désagréable, même s'il aurait préféré croiser quelqu'un d'autre. Un oiseau marin par exemple. Après tout, le cuisinier, bien que sympathique, n'était pas à proprement parler une lumière. A l'inverse, si le second lieutenant était certainement très intelligent, il représentait tout ce que Charlie détestait pour l'avoir fréquenté de près : l'arrogance, le mépris, la vulgarité. Il se rappelait que trop bien le comportement des hommes qui venaient à la Maison lorsqu'il était petit. Cynydd était l'un des leurs. Le pirate n'était pas sans ignorer le mépris que le lieutenant conservant à son égard : lui, un infirme, à bord du navire le plus réputé de tout Vanylle ? Quelle hérésie ! Heureusement, Charlie lui rendait bien cette animosité, de sorte qu'il n'en était nullement perturbé.

Charlie s'empêcha de lever les yeux au ciel -il y parvint honorablement bien- et s'approcha des deux jeunes hommes. Il sentait leur regard peser sur lui, et regretta de ne pas s'être levé. Assis dans son fauteuil, il avait l'impression d'être à la place du criminel attendant le verdict définitif des juges matrosciens. Pas franchement agréable.

"Il fait frisquet ce matin", lâcha-t-il pour rompre le silence pesant qui s'était abattu sur le pont. "Ça fait longtemps qu'on avait pas eu un temps aussi désagréable, pas vrai ?"

Alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la bouche pour dire une autre ânerie, ses yeux croisèrent ceux du jeune mousse, Toma. Le garçon était manifestement occupé à faire semblant de s'affairer un peu plus loin, et Charlie lui ordonna mentalement de venir ici pour le sauver de cette situation inconfortable.
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On m'appelle Toma la Teigne


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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mar 25 Juin 2013 - 9:22

Toma s’était réveillée l’estomac gargouillant, alors que tout l’équipage ronflait encore. C’est donc tout naturellement qu’elle se leva et à pas de velours, se dirigea vers le hamac de Mike. Elle manqua de ricaner en le voyant retrousser son nez et marmonner dans son sommeil, mais c’est presque avec professionnalisme qu’elle glissa une main dans la poche du cuistot pour lui subtiliser les clefs du sacro-saint garde-manger. C’était devenu une habitude de toute façon. Aussi discrète qu’un Gania, elle se mit en route et vint ouvrir la porte de cette cachette merveilleuse, qui ne lui laissa que l’embarras du choix de son en-cas. Elle décida de se faire un sandwich avec tout ce qui lui faisait envie. Autant vous dire qu’elle se retrouva avec un truc presque aussi haut qu’un spacio-port. Alors qu’elle admirait sa superbe création, elle entendit des bruits de pas. Sans plus traîner elle sauta dans un tonneau rempli de pommes de terre et reposa le couvercle au-dessus de sa tête. Elle entraperçu Mike au travers d’un trou dans le bois et se ratatina un peu plus parmi les tubercules. La gamine étouffa un juron lorsqu’il ouvrit sa cachette et lui tendit une patate. Visiblement encore dans les vapes, il s’était contenté de l’attraper, la regarder et la lâcher sur sa tête. Elle avait d’abord cru qu’il en avait fait exprès, mais lorsqu’il quitta les lieux sans dire mot, elle en vint à l’évidence que le brouillard mental du jeune homme lui avait sauvé la mise. Elle quitta sa planque, fière de sa petite péripétie et le suivit. Toma vit Mike sur le pont et fut prise par l’envie d’aller le narguer avec son casse-croûte, en lui disant qu’il cachait bien mal les clefs. Mais quand elle avait aperçu Neuf-Doigts, elle avait fait immédiatement demi-tour. S’il la voyait trainer comme ça, sans travailler, elle allait encore se faire insulter de tire au flanc et de goinfre.  Elle préféra alors finir son sandwich en allant chercher une serpillère et un seau d’eau savonneuse. Pestant, elle revint discrètement  en astiquant le sol, prenant soin de rester loin derrière Cynydd.
Elle aurait pu rester affairée un certain moment, mais Charlie était arrivé, pour se joindre à la conversation, mais visiblement avait du mal à briser le calme qui pesait. En même temps, le cuistot avait dû tellement déblatérer d’âneries que le lieutenant avait dû être vite blasé. Elle croisa le regard un peu désespéré du blond, qui semblait lui demander de venir mettre un peu d’animation en cette morne matinée.
Et elle ne s’y rata pas. Elle empoigna le lourd seau d’une main et la serpillère de l’autre et trottina vers le petit groupe, adressant un petit sourire à Charlie. Et comme une abrutie, dans son enthousiasme la fillette trébucha à cause du poids de l’attirail, renversant l’eau sur les jambes et le fessier de Cynydd. Le mousse mit un certain moment à capter l’ampleur de sa bourde et leva le menton vers le lieutenant qui se retournait avec une lenteur qui en disant long sur sa colère montante. Toma serra les dents et se releva à la vitesse de l’éclair, pour aller se réfugier en grimpant au mât, telle une Pixie rousse en fuite. Accrochée solidement à deux mètres du sol, elle s’exclama :

-J’en ai pas fait exprès, promis juré ! Me coupe pas un bout de quelque chose, je serais moins efficace après. Je serais de surveillance toute la nuit s’tu veux !

Elle doutait que ses yeux de Labraquin battu allaient lui sauver la mise, mais cela ne lui coûtait rien d’essayer.
L’avantage c’est qu’elle avait une belle vue et de bons muscles, elle pouvait restait là un moment, aussi longtemps qu’il en faudrait au pirate pour se calmer. De son perchoir, elle pouvait facilement lire l’hilarité de Mike, mais Charlie, ça le faisait moins rire par contre.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mer 26 Juin 2013 - 4:31

Mike avait vraiment cru que le capitaine était prêt à le recevoir et que son idole de grand chef absolu du pourfendeur avait vraiment de l'intérêt pour ses fanfaronnade... pendant à peut près cinq secondes. Ce qui, probablement à la grande joie de Cynydd, lui avait arraché un peu de silence et heureusement pour lui, Charlie avait fait son apparition avant que le cuistot ai eut le temps de revenir à la charge.

Mike considérait l'infirme avec beaucoup de condescendance, la simple idée d'être privé de ses jambes lui apparaissait comme un obstacle insurmontable, bien plus embêtant que devoir affronter à mains nues une armées de miliciens. Aussi il avait une certaine estime pour ce mécano à roulette et il se disait souvent qu'il aimerait rapporter à Charlie les jambes de celui qui était responsable de son état, sans se douter que l'handicap pouvait avoir une origine plus naturelle.

"Frisquet?" Répéta le cuistot, "Moi j'me sens d'humeur à cogner ! Un abordage ! T'en dis quoi? Avec tout ces nuages on pourrait prendre un vaisseau par surprise, on leur tombe dessus comme ça tact tac, ils voient rien venir et à nous l'or et les femmes !"

Tout en exultant de sa joyeuse envie de faire un peu d'exercice, Mike donnait des coups dans le vide, droite, gauche, coup de pied, il se sentait inarrêtable.

"Peut importe le temps, on est des pirates, on est des durs, hein cynydd, tu sais d'quoi j'parles !"

Il était toujours en train de se battre contre un adversaire invisible, s'apprêtant à lui tordre le coup quand il vit arriver le chapardeur, ce petit morveux qui se plaisait à piquer dans son garde manger. Aussitôt il se redressa, gonflant le torse et adoptant un air à la fois sévère et moqueur, bien décidé à se venger des sournoiseries du mousse en lui plongeant la face dans sa condition de larbin. Sans réelle méchanceté, juste histoire de dire "je t'ai à l'œil." Puis le temps se mit à ralentir, il vit les pieds du morveux s'emmêler, le seau lui échapper des mains. Les yeux écarquillés dans un accès de frayeur il contempla le liquide gicler et éclabousser le second lieutenant. Quelques secondes d'incrédulités, puis il éclata de rire, saisi d'une hilarité à s'en faire mal aux côtes.

"Par Ruyn et Vama, mon second lieutenant !"


Le fou rire l'empêcha d'en dire plus puis il tâcha de se calmer un peu, reprenant sa respiration.

"On dirait que le morveux vous a pris pour un morceau du pont mon second lieutenant ! Peut-être qu'il aimerait vous passer à la serpillère ! Chopez le, montrez lui un peu comment on corrige les petits morveux qui chapardent dans les cuisines !"

Il avait presque hurlé la dernière phrase, destinée à alerter le mousse et il trépignait d'impatience à l'idée de voir son éternel petit ennemi enfin châtier.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mer 26 Juin 2013 - 5:32

Les hommes du Pourfendeurs des Vents avaient l’habitude de parler pour ne rien dire décidément. L’arrivée traînante de Charlie força Cynydd à baisser les yeux vers lui. Il ne voyait en lui que l’infirme avant le marin. Certaines personnes devaient ressentir de la pitié sans aucun doute mais pour le jeune homme, seul le dégoût et la réprobation s’affichait sur son visage. Charlie était peut-être un homme cultivé et agréable mais neuf-doigts n’était jamais allé plus loin que les formalités avec lui.

Quoiqu’il en soit, il fut tiré de ses pensées par la gesticulation intempestive de Mike qui imitait tant bien que mal des scènes de combats. Et puis, comme les événements arrivés toujours à la suite les uns des autres, Toma, en s’approchant d’eux, trébucha et renversa son sceau d’eau sale sur la partie inférieur de Cynydd.

Le temps sembla s’arrêter pendant un quart de seconde. Les yeux de Cynydd s’agrandir et une exclamation de surprise suivit d’un froncement de sourcil et d’une colère évidente encadrèrent son visage. Le jeune mousse eut la bonne idée de courir se réfugier dans les hauteurs et Cynydd manqua de peu de lui foutre un coup de pied bien placé.

Mike quant à lui, ne réfléchissait jamais et se moquait ouvertement du second lieutenant. Les joues un peu en feu, Cynydd se retourna vers lui et gueula :

« Et ca te fait rire le cuistot ? Et mon poing dans ta gueule il va te faire rire aussi ? Dégage de là et fais toi petit microbe au lieu de jacasser à tout bout de champs ! »


Puis, il se tourna vers Toma, fit quelques pas et déclara :

« Descends de là tout de suite le mousse. Tu n’auras mal que quelques instants ! Que je ne monte pas te chercher ou tu pourras plus marcher pendant longtemps ! C’est un ordre pirate ! »

Cynydd, en s’approchant encore plus du mât, poussa Mike d’un revers de l’épaule, comme s’il n’était qu’un insecte.

* Abruti de cuisinier. Fais gâche de pas passer par-dessus bord au prochain abordage…* rumina-t-il pour lui-même, tout en imaginant la sentence qu’il pourrait appliquer à Toma.

Son pantalon était trempé par endroit, et l’air frais lui glaçait l’entre-jambe. Il décida de faire comme si de rien n’était, mais brûlait d’envie d’aller se changer.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Jeu 27 Juin 2013 - 2:52

De toute évidence, la matinée n'était bonne pour personne, hormis le cuisinier. Après que le second lieutenant l'eut délibérément ignoré, Charlie écouta les élucubrations du cuistot avec un sourire poli, tout en énumérant dans sa tête des calculs compliqués censés le tenir éveillé. Un abordage, des meurtres, de l'or et des femmes. Quel plan remarquable. Mike devait vraiment être en forme ce matin.

Le jeune inventeur allait répondre quelque-chose pour oublier la réaction écœurée du second lieutenant, lorsque Toma décida finalement de s'approcher. De sa démarche dégingandée et maladroite, le jeune mousse avait finalement répondu à ses regards désespérés. Malheureusement, le soulagement de Charlie fut de courte durée : le garçon trébucha, et dans une envolée spectaculaire, percuta un seau plein d'eau qui se souleva tout en répandant une giclée de son contenu autour de lui. Et cet autour s'avéra être le pantalon de Cynydd.

Manifestement furieux, le second lieutenant menaça le mousse de lui infliger quelque correction bien sentie, et pendant un instant, Charlie craignit pour la santé de Toma. Mais le polisson était agile, et il eut tôt fait de se réfugier en haut du mat. Il y avait peu de risques de Cynydd monte le chercher lui-même. Quoique... il n'en était pas si sûr finalement. La fureur faisait parfois perdre la tête à certaines personnes.

Charlie grimaça lorsque le second lieutenant rabroua sèchement le cuistot, qui tentait maladroitement de détendre l'atmosphère, avec sa bêtise naturelle coutumière. Ce n'était pas un mauvais bougre, en vérité, seulement leur supérieur refusait que quiconque se fiche de lui alors qu'il se trouvait être en disgrâce. Charlie l'avait toujours trouvé excessif.

Porté par l'agacement qui l'animait, Charlie lâcha d'un ton sarcastique :

"Prends garde petit, ne plus pouvoir marcher peut s'avérer drôlement gênant. Et "pendant longtemps", ça peut être très long tu sais, vraiment très très long."

Puis, comme Cynydd lui tournait le dos en s'approchant du mat, le jeune bricoleur remarqua le tissu humide qui flottait au niveau de son entrejambe.

"J'avais pourtant bien dit que la matinée serait plutôt fraîche. Pourquoi personne ne m'écoute-t-il jamais ?"

Poussant un soupir théâtral, il avança son fauteuil jusqu'aux côtés de Mike pour mieux observer la scène, un sourire vaguement amusé plaqué sur le visage.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Jeu 27 Juin 2013 - 10:11

La fillette grogna en entendant Mike parler de nouveau pour ne rien dire. Cynydd quant à lui n’avait trouvé rien de mieux à faire qu'hurler. M’enfin c’était prévisible. Il lui ordonna de descendre, et bizarrement n’en donnait aucunement l’envie à la jeune mousse. Mais il était mauvais de ne pas obéir à un lieutenant. Même si elle avait à choisir, elle obéirait seulement à Marcellus. Heureusement que Charlie redressait le niveau, et sa voix calme la décrispa un peu. Dans tous les cas, il valait mieux qu’elle lâche son perchoir. Avec une moue méfiante, Toma se laissa glisser jusqu’en bas. Elle ramassa en vitesse son attirail, mais ne manqua pas de donner un discret coup dans les tibias du cuistot. La gamine trottina pour disparaître le temps de pouvoir desserrer la mâchoire, allant ranger le matériel. Elle réfléchissait à toute blinde sur comment réparer sa bourde, parce que celle-ci risquait de lui coller au train un certain moment. Dans un élan de bonté un peu naïve, elle partit en quête d’un pantalon propre. Elle fouilla dans le linge qu’elle avait fraîchement lavé et prit au hasard un vêtement qui lui semblait approximativement en état correct et à la bonne taille. N’aillant aucune idée à qui il appartenait, elle haussa les épaules et s’en empara, beuglant toute de même aux pirates présents si ceci était à eux. Tous secouèrent la tête, beaucoup haussèrent un sourcil et plus encore éclatèrent de rire en se questionnant sur qui avait bien pu lui demander un truc aussi stupide. De toute façon, tout ce qui appartenait aux matelots appartenait aux chefs. Elle venait de décider à l’instant de cette règle dans sa tête.

Revenant sur le pont en gonflant ses joues, le pantalon sur l’épaule, elle le tendit à Cynydd sans dire mot. Et commença à regretter cet acte de gentillesse plus motivée par la crainte qu’autre chose. Elle eut le malheur de le regarder dans les yeux et pu y lire toutes les tortures qu’il imaginait lui faire subir. Doucement Toma prit conscience de la valeur humiliante et infantilisante de son geste. Elle grinça des dents et lui laissa le « cadeau », allant reculer jusqu’à Charlie. Elle entendit Mike recommencer à ricaner et le foudroya du regard. Pour briser le silence un peu gênant, elle chuchota à l’ingénieur :

-T’façon si il porte ce froc, personne osera le réclamer.

Et merde, Neuf-Doigts avait entendu ses messes basses. Quelle journée pourrie.


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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Jeu 27 Juin 2013 - 13:06

Mike comprit qu'il allait se faire passer un savon au moment où il avait vu le visage empourpré de Cynydd se tourner vers lui. Le second lieutenant était un homme colérique doté de peu d'humour et ça Mike le savait, il le savait même très bien, ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait une remontrance et certainement pas la dernière. Il avait toujours décelé dans cette brute épaisse un charisme certain mais ses innombrables tentatives pour attirer son attention s'étaient presque toutes soldées par un échec ou une réprimande. Conscient néanmoins qu'il avait peut-être dit un truc déplacé, encore qu'il ne soit pas certain de quoi il s'agissait précisément, il prit la sage décision de ne pas répliquer, se contentant d'adopter un air vaguement grognon.

Si le colérique de service n'avait pas été un officier, probablement qu'il aurait pris ses hurlements avec plus de légèreté, se permettant même de plaisanter avec Charlie. Sa propension à faire des jeux de mot ayant été réduite à néant il se contenta d'accueillir la remarque du mécano avec un léger sourire, croisant les bras et observant la confrontation entre Cynydd et Toma. Il ne voulait aucun mal au mousse mais il se trouvait que Toma était la seule personne à bord qui soit plus jeune que lui et donc qui soit plus bas que lui dans la hiérarchie. Sans qu'il ne s'en rende compte il se plaçait dans une sorte de concurrence avec ce "gamin" dont l'issue semblait jouer sur le peu de crédibilité que ses années à bord du pourfendeur lui avaient octroyé. Dans d'autres circonstances les deux matelots auraient pu être de bons amis mais en chapardant Toma en avait décidé autrement et en conséquence le moindre prétexte servirait à le rabaisser. Mike attendait donc le châtiment prononcé par Cynydd comme un signe de revanche et de victoire personnelle.

"La matinée est peut-être fraiche mais j'en connais un qui va avoir chaud au oreilles."

Maugréa-t-il après avoir subi le terriblement douloureux coup de pied au tibia du mousse. Puis ce dernier s'éclipsa. Pendant quelques instants un silence pesant s'installa entre les trois hommes. Même l'arrivée de nouveaux membres du pourfendeur ne parvint à dissiper la tension. Mike n'osa pas reprendre la parole de peur d'attiser la colère du second lieutenant et il ne comprenait pas non plus comment Toma avait pu se soustraire aussi facilement à cette même colère qu'il avait pourtant provoqué. Si il s'en tirait à si bon compte la matinée resterait un moment au travers de la gorge du cuisto mais il fini par revenir et pas tout seul. Il avait apporté une espèce de pantalon et le tendit à Cynydd sous les yeux éberlués de plusieurs pirates qui commençaient à avoir du mal à masquer leurs sourires. Pour Mike la scène s'était teinté d'une aura presque surnaturelle tant l'action avait pris un tournant inattendu. Même si la punition n'était pas au rendez-vous il aurait au moins un sujet de moquerie pour les jours à venir.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Ven 28 Juin 2013 - 7:57

Toma descendit rapidement au grand étonnement de Cynydd. Il s'était attendu à devoir monter et le tirer par la peau des fesses s'il fallait. Mais non, le mousse était descendu, puis il s'était éclipsé pour revenir à la charge, un pantalon à la main. Lorsqu'il le tendit au pirate, il maugréa quelques paroles, et soudainement, Cynydd s'approcha et l'attrapa par le col.
Comme si ce n'était qu'une plume, il souleva Toma et le matin en l'air, tendit que celui gigotait dans tous les sens.

« Et que crois tu que je vais faire avec ce pantalon que tu as trouvé, traînant quelque part, hein ? Et que ferais tu si je prenais le tiens le mousse ! Cela t'apprendrait-il a être moins empoté ?! »

Tout en parlant, un large sourire sadique encadré son visage. Visiblement, la menace fit de l'effet sur le mousse qui blêmit.
Cynydd se retourna, en tenant toujours par le col l'enfant, et lança un regard à Mike :

« A moins qu'il faille que je prenne celui de notre cher cuistot ! Qu'en pensez-vous Charlie ? »

Puis, sans attendre la réponse il déclara :

« Si une personne n'en a pas besoin au final, c'est peut-être vous même. » fit-il d'une voix cruelle.

Enfin, il kacha le col de Toma et lui envoya un coup de pied à l'arrière train.

« Va donc chercher de quoi nettoyer toute cette eau le mousse ! Ou je l’essuie avec tes boyaux ! » beugla t-il.

Mentalement, il grava la bourde commise par Toma. Si cela se reproduisait, il ne lui laisserait pas une autre chance. Mais l'homme en fauteuil roulant dégageait une aura trop protecteur autour de lui et Cynydd ne voulu guère rudoyer le mousse devant lui. Si c'était Zael à sa place, ils auraient tout deux pu passer un long moment à apprendre les bonnes manières à ce gosse.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Lun 1 Juil 2013 - 7:02

Après que le jeune mousse fut descendu, Charlie l'avait regardé filé avec le même sourire vaguement amusé. S'il reprochait au jeune garçon certaines étourderies -chaparder dans les cuisines, irriter ses supérieurs, entre autres choses-, il devait pourtant reconnaître que ce gamin avait le mérite de mettre de l'ambiance. Même si ce n'était pas toujours au bon endroit ou au bon moment, on devait lui reconnaître ça...

Charlie s'étirait les bras avec volupté, encore endolori à cause de cette courte nuit. C'est le moment que choisit le mousse pour revenir en courant, les bras chargés par un... sourcillant, le jeune homme espéra s'être trompé sur le contenu du chargement de Toma. Mais non. Ses yeux n'avaient pas souffert d'un jeu de lumière ou d'un mirage. Il tenait bien un pantalon. Et de toute évidence, destiné au second lieutenant. Avec horreur, Charlie regarda Cynydd, lui-même fixant le vêtement. Il n'avait pas l'air content.

Comme de bien entendu, le second lieutenant hurla sur le mousse, le saisit par le col, et Charlie craignit un instant qu'il ne commette l'irréparable. Mais au bout de quelques secondes, Cynydd se tourna vers le cuistot. Surpris, Charlie cligna des yeux lorsque le pirate lui adressa la parole, et il ouvrait la bouche pour répondre quand son interlocuteur lui asséna une phrase violente.

Il y a des années, Charlie aurait probablement répondu avec la même cruauté pour dissimuler la douleur que lui causait cette injure, mais il avait dépassé cela aujourd'hui. Cynydd n'était pas le premier à mettre en doute sa virilité. Affichant un sourire froid, l'inventeur riva son regard dans celui du second lieutenant et répondit sur le ton d'une indifférence austère :

"Mon supérieur, vous me flattez. Je sais que mes jambes paraissent robustes, mais elles ne sont pas plus insensibles au froid que les vôtres, j'en ai peur, c'est pourquoi je préférerais conserver mon pantalon jusqu'à ce que l'air se réchauffe. Ensuite, si vous requerrez toujours mes haillons, je me ferai un plaisir de vous les confier, comme de bien entendu."

Après une dernière menace -parfaitement inutile : personne n'ignorait ses capacités destructrices- le second lieutenant renvoya Toma avec la brutalité qui lui était coutumière. Charlie ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Outre le caractère ombrageux de Cynydd, faire partie de l'équipage du Pourfendeur des Vents était assez agréable. Dommage qu'un tel trouble-fête leur était imposé.

Comme un silence pesant retombait, Charlie se tourna vers le cuistot. Au fond, s'il était un peu bêta, on devait reconnaître une certaine qualité à ce Mike. Il avait un sens de l'humour, contrairement à d'autres. Bien sûr, il ne visait personne...

"Vous savez Mike, je pense sincèrement que notre inestimable second lieutenant aurait du accepter votre pantalon. Avec tous les résidus de nourriture incrustés sur le tissu, il aurait ainsi eu un en-cas pour plusieurs jours."
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mer 10 Juil 2013 - 5:13

Après un instant de flottement assez lourd aux côtés de Charlie, la tempête Cynidd ne tarda pas à éclater. Toma serra les dents en l'entendant brailler et sa respiration se coupa quand il la saisit par le col, la soulevant en meurtrissant sa pauvre petite nuque. Elle plissa les yeux avec une moue dégoûtée et se retint grâce à la peur de lui faire remarquer qu'il lui postillonnait sur le visage. La crainte de se faire jeter par dessus bord la tétanisait suffisamment pour qu'elle évite de commettre une autre bourde. Le second s'amusa même à venir déblatérer des horreurs sur les autres pirates, et elle n'apprécia pas du tout la remarque qu'il fit à Charlie. Quand il la lâcha, le mousse soupira de soulagement, heureuse de n'avoir à subir aucune véritable punition. Bon et bien c'était clair, plus jamais d'acte de générosité pour ce gougnafier.
Elle ne se fit pas prier plus longtemps pour aller chercher une serpillière au pas de course et revenir en trottinant. Elle s'agenouilla silencieusement et épongea le sol en frottant énergiquement. Elle ne prit pas attention à leurs conversations, mais se sentant rudement observée, la jeune fille haussa un sourcil et releva la tête. Toma était habituée au sourire moqueur et idiot de Mike, mais l'air condescendant et vil du second lui hérissait le poil. Elle se stoppa dans son élan et fixa ses yeux pour lâcher d'un ton un peu trop détaché:

-J'espère que c'est bien du sol que tu parlais, et que tu ne voulais pas que je vienne te tapoter le derrière avec ce chiffon. Je suis dévoué mais j'ai mes limites, quand même.

Son caractère bien plus trempé que le caleçon de Cynidd allait surement la perdre un jour et elle réalisa bien vite que son sarcasme naturel était déplacé. La fillette fit comme si elle n'avait rien dit et se remit au travail dans ajouter un mot, espérant que sa pique serait bien vite oubliée.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Jeu 18 Juil 2013 - 7:03

Grincement. Couinement. Soudain un bruit de vapeur, plus doux. Un autre grincement. Quelque chose bouge dans mon cou. Ça chatouille. Autre grincement. Silence. Des pas. Grincement. Bruit de vapeur. Quelqu'un qui cour. Bruit de vapeur et grincement. Ce bateau n'est donc rien d'autre qu'une carcasse pleine d’arthrose et de virus pressé ? J'ouvre les yeux. Je sens quelque chose bouger contre mon cou, encore. Je suis sur le ventre. Je m'appuie sur mes bras pour me soulever. C'était Utopie qui dormait au chaud dans le creux de mon corps. Je regarde sur quoi je me suis endormi : un livre. Un bon livre il me semble. Voyons ou j'en étais. "C'est à ce jours que...aérien..." Et merde. J'ai baver et l'encre c'est dilué. Une belle trace de bave rend cette partit du livre illisible. L'agitation se poursuit autour de moi. Je ne comprend pas trop. Je ne sais même pas si j'ai beaucoup dormi... J'entends Mike parler sur le pond. Cet abruti mâchait encore tous ses mots. Si tu as si faim, fait toi donc à manger, c'est toi le cuistot ! Ce garçon m’énervait au plus au point. Une autre voix s'eleva du bout des escalier, c'était Cynydd je crois. Neuf doigts n'avait pas l'air de bonne humeur, c'était a noté pour plus tard. Alors que la machine se plain encore de sa vieillesse en vacillant sur les courants aérien, je me relève totalement et réveil Utopie. La pauvre petite ouvrit péniblement les yeux avant de ce secouer les ailes pour grimper sur mon épaule. Encore de l’agitation en haut. J'entends quelque chose tomber sur le bois du pont. Quelque chose de métallique. Soudain quelque rire, et des voix criantes. Je vois le mousse Toma se précipiter dans la cale pour y chercher quelque chose. Je l'observe de loin, sans vraiment comprendre pourquoi il prend un pantalon avant de repartir, laissant le reste des pirates endormie sur le sol. Je commence a le suivre. Je monte doucement les escaliers, ça continue de crier. C'est neuf doigts encore.

"Qu'est-ce que ca peut bien être comme bordel de si bon matin..."
Je suis d'abord éblouie par le soleil déjà trop haut à mon gout. Au moins il fait beau. Je peut par la suite observer Toma tendre le fameux pantalon à Neuf doigts. Pourquoi tout sur ce bateau ne passe que par la provocation et la moquerie... Mike est présent, Charlie aussi. Charlie est quelqu'un d’intéressant, de sympathique. Je l'aime bien. Il semble intelligent et cultivé, puis il garde en grande partit le sourire, malgré l'état de ses jambes. La scène comique ce poursuit alors que je reste spectateur. Neuf doigts engueule encore Toma, puis Mike. Charlie, lui, semble toujours prendre le bon côté des choses et va même jusqu'à tenir tête aux second lieutenant avant d'adresser une phrase affective à Mike. Moi comme à mon habitude, je souris devant tout ça, comme un niais. Mais pour une fois un niais discret. Je caresse Utopie et essaye de la retenir. Elle semble avoir soif et pour un animal. Toute cette eau par terre était un parfait abreuvoir.
"Reste calme Utopie..."
Iule parlait souvent en korrulien. C'était un bon moyen de ne pas se faire comprendre. Peut de pirate, si ce n'est aucun, parlait le korrulien... Puis-ce que Vanylle est un refuge de Matroocien au départ.
"J'espère que c'est bien du sol que tu parlais, et que tu ne voulais pas que je vienne te tapoter le derrière avec ce chiffon. Je suis dévoué mais j'ai mes limites, quand même."
Le garçon reflechit trop tard. C'est à dire après avoir parler. Il baissa la tête et ce remit au travail.
"Sont-ils donc tous fou ici ?"
Un moment d’inattention permit à Utopie de s’échapper. Elle vol a toute vitesse vers le second lieutenant. J'écarquille les yeux et commence à m'inquiéter. Mais voilà, elle est déjà en train de lécher le pantalon du lieutenant, n'est-elle pas folle elle non plus...
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Dim 21 Juil 2013 - 15:02

Résidus de nourriture ? Tout au plus quelques miettes, c'était bien facile de faire des reproches sur la propreté des vêtements à des pirates donc la plupart dormaient à même le sol, étaient couvert de poussière de cambouis ou même des effusions du dernier abordage. Il manqua d'adresse à charlie un regard mêlé colère et d'incompréhension quand son esprit lui proposa subitement une hypothèse nouvelle et inattendue.

C'était... de... l'humour ?


Il éclata alors d'un "Ha ! Ha ! Ha !" sonore.

"Toi au moins t'perds pas ton sens de l'humour hein, c'bien vrai qu'quand on est pirate faut savoir rigoler d'temps en temps, prendre les choses avec légèreté, c'est toujours c'que disait oncle Harry, même avant d'mourir sur ce foutu rocher, il voyait toujours les choses du bon coté oncle Harry, même si son vaisseau volait pas très bien, ben quand on lui f'sait remarquer, il s'fachait pas, il était comme ça, j'suis sur qu'tu l'aurais apprécier. M'enfin c't'était pas un pirate comme nous, quand t'as pas d'vrai vaisseau, t'es comme ceux qu'reste à quais, enfin si c'est des pirates mais tu vois c'que je veux dire. Y'a des gens qu'sont fait pour ça, d'autre non, j'pense pas que c'est pour ça qu't'es meilleurs ou pas hein."

Il avait adopté l'air très sérieux de ceux qui son non seulement convaincu de dire un truc intelligent, mais aussi et surtout que leur interlocuteur va en tirer une grande leçon de vie.

"J't'ai déjà raconté la fois où moi et oncle Harry on était à quais, on avait réussi à faire voler son vaisseau pendant toute une journée, j'te dis pas l'exploit, bien sur ça a l'air ridicule dis comme ça mais faut voir c'que c'était son vaisseau hein, pas exactement c'qu'on pourrait appeler un carrosse..."

Sans s'en rendre compte il s'était lancé dans une longue narration, ignorant complètement l'évolution du pantalon de Cynydd, estimant que l'épisode était clos et qu'il n'y avait pas grand chose à y ajouter. Bien sur il n'avait pas remarqué l'arrivée de Iule mais de toute façon, pour une raison qui lui échappait totalement, il ne s'entendait pas du tout avec le canonnier. Ce personnage avait toujours la même expression sur la tête, comme si son visage était figé ou qu'il portait un masque, cette ambigüité le mettait profondément mal à l'aise.

"... Et alors à ce moment là il m'fait "passe moi l'clé d'douze" sauf que ben sur il en avait pas des comme ça, il s'débrouillait avec un tournevis et un bout d'courroie, me d'mande pas comment qu'il faisait moi j'ai jamais réussi à faire comme lui, m'enfin voilà que j'lui tend l'outil et là t'as la fille d'gérant Gontran qui nous r'gardait, c'est vrai qu'on faisait un sacré cirque mais quand même, alors en voyant ça l'a éclaté de rire, ben tu m'croiras ou pas, son rire était tell'ment aigue qu'ça a pété un hublot, si si. C'était une bien jolie fille, pas la plus belle qu'j'ai rencontré mais un visage aaah, j't'ai déjà parlé de Cynthia? Elle, elle était vraiment magnifique, t'sais pas comment j'l'ai rencontré? C'était une autre fois avec oncle Harry..."
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Lun 22 Juil 2013 - 18:35

ZaelHïo venait tout juste d'être réveillé par des cris, des hurlements de colère, il cru reconnaître le Second Lieutenant du Vaisseau, quelle aubaine, ZaelHïo appréciait cet officier de l'équipage pour son savoir faire en matière de violence et rien que pour ça il le respectait énormément. Ces hurlements éveillèrent la curiosité de notre joyeux, mais taré, pirate, qui eu l'espoir de tomber sur une bagarre. Car y a pas à dire, les bagarres c'est le pied, surtout quand y a de l'hémoglobine qui éclabousse ! ZaelHïo se leva donc de sa couchette, se rhabilla en prenant soin d'emporter toutes ses affaires et de bien fixer son masque, il accrocha donc son sac-à-dos dans son dos, en vérifiant au préalable que tout son équipement y était présent c'est à dire ses 4 couteaux de lancer, sa corde à grappin, sa dague fétiche, sa flasque d'alcool fort et sans oublier sa drogue à fumer et tout ce qu'il faut pour cela, et bien entendu il accrocha sa précieuse batte à sa taille. Il commença à se diriger vers la porte du dortoir mais s'arrêta à mi chemin, et rebroussa chemin jusqu'à la petite table près de sa couchette. Il décrocha son sac et en sortit son herbe, ses feuilles et son zippo, puis se mit à l'oeuvre, tout en ôtant son masque.

« Si bagarre il y a, j'm'y lancerai pas sans un bon petit pétard, y a qu'ça d'vrai avant une bonne baston » Ahahahahahahah « Je sans que je vais me marrer moi !!!! »

Il plaça donc son herbe dans sa feuille à rouler, il l'enroula soigneusement autour de l'herbe puis lécha délicatement le bord restant, qu'il colla sur le reste de la feuille finissant ainsi de rouler, il plaça le pétard dans sa bouche et d'un mouvement vif, témoignant d'une habitude quotidienne, il ouvrit son zippo, l'alluma et approcha la flamme de extrémité de son pétard. Il inspira avec force, ferma son zippo, rangea son herbe et ses feuilles et ramassa le tout dans son sac. Puis il se remit en direction de la porte, tout en replaçant son masque, puis du pont avec les délicieux grincements du Pourfendeur. Il arriva donc sur le pont et se rendit compte qu'il n'y avait point de bagarre mais plutôt une sorte de réunion de l'équipage, aurait on omis d'inviter ZaelHïo à une telle réunion ? Si c'était le cas quelqu'un devrait en répondre ! Et il tâterai de sa massue ! Il s'approcha donc de l’assemblée et s'exclama :

« Bah alors ? Y a de la bagarre et on appelle pas ZaelHïo Le Fou ? » Ahahahhahahah « Second Lieutenant, je vous avais demandé de m'appeler la prochaine fois qu'on devrait faire couler du sang, je vous ai entendu hurler.. C'est pas que j'ai la dalle mais presque.. Et y a une viande que notre cuistot ne servira jamais et qui me fait terriblement saliver.. Je dois moi même aller me la trouver et pour ça rien de mieux qu'une baston ! » héhéhéhéhé « D'ailleurs pourquoi vous étiez énervé ? »

ZaelHïo dirigea son regard vers chacun des pirates présents, il y avait l'infirme Charlie, toujours assis dans sa chaise à roulette, ZaelHïo s'était toujours demandé si il pourrait un jour déguster les jambes du Mécano', vu qu'il en a pas vraiment besoin... Enfin bref il y avait aussi Mike le Cuistot, Toma le Mousse du vaisseau et Iule le Canonnier, mais pas le Capitaine, ni son Second, ni même le Premier Lieutenant. ZaelHïo avait beau être taré sur les bords il n'en restait pas moins poli et savait faire preuve de générosité, c'est pour ça que tout naturellement il proposa :

« Hey camarades ! Qui veut un pilon ? » Ahahaah  « J'viens d'm'en rouler un et j'peux vous dire que ça fait du bien, y a pas mieux ! » Ahahahah

ZaelHïo prenait soin de soulever très légèrement son masque lorsqu'il fumait, juste de quoi lui permettre de tirer sur son pilon. Peut être qu'un jour il percera un petit orifice au niveau de sa bouche dans son masque pour lui éviter tout ça. Enfin bon, tant que les autres ne voient pas son visage c'est très bien ainsi. Il alla grimper sur le bastingage puis continua son ascension sur les cordes menant au mat, il s'arrêta à quelques mètres au dessus du pont, passe de l'autre coté du cordage et se pendit par les jambes, les cordes coincées dans l'articulation de chaque genoux, il se laissa donc pendre ainsi juste au dessus de ses camarades tout en fumant son pétard comme si tout ceci était tout à fait naturel.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Dim 4 Aoû 2013 - 5:55

Citation :
( désolée pour le retard je bossais o/ maintenant j'ai le temps Very Happy)

Parfois, le second lieutenant avait l'impression de vivre plus dans une troupe de cirque que sur le célèbre Pourfendeur des Vents.
Des guignols. Voilà ce qu'ils étaient tous ! Des hommes pathétiques, à moitié handicapés ou complétement stupides.

Cynydd ruminait intérieurement sa désolation lorsque deux pirates arrivèrent à leur tour sur le pont. Au loin, il aperçut le pirate Luzma qui semblait hésiter à les rejoindre, suivit de près par ZaelHïo qui arrivait à grande enjambée.
Cynydd aimait tout particulièrement ce pirate. Sa folie et sa grandeur lui plaisait et ils en étaient venus à se respecter mutuellement.

Neuf doigts détourna son attention du petit mousse et avança vers Nitherius.

"Un combat ? Non pas encore mais c'est vrai que ca serait pas une bonne idée ! Ca fait quelques jours que rien ne se passe et à force de tourner en rond, on risque de perdre malencontreusement quelques membres de l'équipage."

Ce faisant, il lança un regard entendu à la fois à Toma, Mike et Charlie. Comme à son habitude, le cuistot arborait un large sourire et ne comprit guère l'allusion, au contraire de Toma qui déglutit péniblement. Charlie quand à lui restait toujours un mystère de déchiffrage pour le jeune homme.

Enfin, Cynydd promena son regard au loin  et à travers la brume de Grand-Vent il apercut une montagne gigantesque de roche et ... d'écailles ?
Fronçant les sourcils, le lieutenant traversa le pont en courant, laissant les autres pirates perplexes, puis s'approcha du bord et scruta l'horizon.

Oui c'était bien ça. Un frisson parcourut le corps du pirate. Il voulait de l'action, oui, mais pas ce genre d'action. Il avait connu une seule fois ce genre de créature et c'était ainsi qu'il était rentré à Vanylle, à bord d'une épave, voilà deja de longues années.
Mais cette fois, fort de son expérience, il ne ferait pas la même erreur.

Cynydd se retourna brutalement et cria :

"AVRANAI DROIT DEVAAAAAAAANT !  ON SE DIRIGE DROIT DESSUS ! TOUS A VOS POSTES !"


Comme s'il avait déclenché une bombe, le navire entier se réveilla et le pont grouilla de pirates tout droit sortis de leur couchette. Il aperçut le Capitaine et le Second à l'autre bout du pont qui braillaient à leur tour des ordres à droites et à gauches.

"CHARLIE ! EN SALLE DES MACHINES POUR BOOSTER LE RÉACTEUR VITE ! "

Puis, il s'approcha de Toma et lui ordonna de faire un tour dans les cabines vérifier que tout le monde était bien réveillé.

" ZAEL ! IULE ! A LA POUPE VITE ! "

Enfin, Cynydd quand à lui resta sur le pont supérieur pour superviser tout ça. Il était évident qu'il n'y aurait pas d'attaque, le tout était de contourner la bête et de filer le plus vite possible pour ne pas se faire avaler.
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Dim 4 Aoû 2013 - 18:51

La cabine de Marcellus est certainement la plus grande du vaisseau étant donné que celle-ci lui servait aussi de salle d'opération. C'est donc une grande table qui se trouvait dans le centre de la pièce pourvue de harnais pour attacher les patients. Il n'y avait aucun ustensile qui traînait, la plupart étant dans des casiers encastrées dans le mur afin que ceux-ci ne volent pas dans la pièce à chaque manoeuvre du Pourfendeur. Il y avait également un bureau très sommaire avec deux trois parchemins dessus. Lui aussi était fixé au vaisseau, tout comme la chaise sur laquelle était posée Marcellus. Le haut de son corps s'était même affalé sur le bureau. Les yeux clos, il semblait dormir, tenant encore sa bouteille presque vide dans sa main droite. Doucement, il s'éveilla. Le pirate se redressa sur sa chaise et passa rapidement un coup de main dans sa chevelure de feu puis réajusta ses lunettes. La bouteille entre ses mains fut secouée, triste bilan.
Une gorgée, pas bien grande, et voilà la bouteille définitivement vide. Marcellus n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, il ne trouvait pas le sommeil de manière régulière. Laissant la bouteille vide à l'abandon, il décida de sortir de sa cabine. Le Doc avait l'habitude d'aller se vider la vessie au réveil. Il monta donc quelques marches, longea un couloir et trouva une porte qui donnait sur une passerelle extérieure qui longeait le vaisseau. Ce fut donc ainsi qu'il se retrouva le soldat à l'air dans Grand Vents, le sourire aux lèvres.

" Aaaaaaah ! Quel temps magnifique ! Des nuages partout, une touche de sombre, la promesse d'un vaisseau à rencontrer ! Et ce chant ! Ce chant ! Si mélodieux. Mmmmmh.... Hein ? "

Il tilta soudainement. Il n'y avait pas de radio et de son vivant il n'avait jamais entendu un équipage chanter de cette manière. Remettant son engin dans son pantalon, il regarda vers l'avant du Pourfendeur... Et puis se fut une vague de souvenirs qui l'inondèrent. Il y avait très très longtemps qu'il n'en avait pas vu une. Mais avant que la joie d'un tel spectacle ne le submerge entièrement, Fine Aiguille nota très rapidement que l'avranai constituait un sérieux danger, car il arrivait de face, gueule ouverte, prêt à les engloutir. Et donc par conséquent que le Pourfendeur aller se livrer à une manoeuvre délicate pour l'éviter... Rester sur la passerelle extérieure était synonyme de passer par-dessus bord. Marcellus s'empressa de rentrer, un peu déçu de ne pas pouvoir en profiter plus. Une fois à l'intérieur, il sentait la vie grouiller dans les entrailles du vaisseau. Visiblement, l'avranai n'était pas passé inaperçu. Le moment parfait pour trouver une nouvelle bouteille pendant que tout l'équipage est occupé. Marcellus était un peu comme en vacances tant qu'il n'y avait pas de blessé. Ainsi, il se retrouva à aller dans le sens inverse des uns et des autres. Et c'est entre deux cabines qu'il croisa Toma la Teigne qui semblait aussi valser de cabine en cabine...

" Hey ! La Demi-portion ! Aide moi à trouver de l'alcool. "

Le gamin n'aurait pas de mal à le comprendre, comme celui-ci se retrouve souvent dans ses pattes, le mot alcool revient très souvent chez Marcellus...
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Lun 5 Aoû 2013 - 3:47

L'irruption soudaine des autres membres de l'équipage permit à Charlie de se rappeler à quel point il n'appréciait guère l'exubérance. Contrairement à Toma, dont la fougue pouvait être excusée par sa jeunesse immature, le comportement de ZalHïos l'insupportait au plus haut point. Grinçant des dents, le jeune homme fixa sans ciller le visage masqué du pirate. Un masque, par Vama. Quel intérêt ? Charlie, des quelques moments de liesse, s'amusait parfois avec Toma à imaginer quelles raisons pouvaient motiver le port d'un tel accessoire. Son visage était-il donc si laid qu'il brisait les miroirs ? Ou bien au contraire sa beauté envoutait-elle quiconque le regardait un peu trop longtemps ? Difficile toutefois d'imaginer un visage d'ange proférer de telles grossièretés. Pourquoi les pirates tenaient-ils tous tant à se battre ? A croire que la brutalité faisait partie intégrante de leurs gènes. Charlie regrettait parfois de ne pas faire partie de la noblesse Matroscienne, histoire de changer un peu de décor. Il y aurait peut-être été plus à sa place que parmi ces rustauds dénués de finesse.

Charlie fut tiré de ses pensées par un cri du second lieutenant. Suivant son regard, il aperçut la silhouette écailleuse du grand prédateur. En une fraction de seconde, il imagina ce qu'il se produirait si le vaisseau poursuivait sa route sans dévier de trajectoire. Tous ses efforts, toutes ses idées tomberaient à l'eau puisqu'il ne resterait de lui qu'une carcasse dégrossie. Ainsi, le jeune homme s'était-il déjà mis en mouvement alors que son supérieur lui hurlait un ordre.

Les roues de son fauteuil heurtaient le sol inégal en lui causant de douloureux chocs dans le dos, mais il y était habitué et n'y fit pas attention. Toutefois, au détour d'un couloir, un pirate mal réveillé failli le percuter et l'obligea à piller net. Poussant un juron, Charlie se fit la réflexion qu'il parviendrait plus vite dans le fond du vaisseau à pied. Il s'aida du mur pour conserver son équilibre et poursuivit sa progression sur ses jambes, serrant les dents en s'efforçant d'oublier la douleur dans ses jambes. Toutefois, son choix fut récompensé : les autres membres de l'équipage qu'il rencontra le virent arriver de loin, et c'est plus rapidement qu'il parvint à la salle des machines, près de la cale.

Il s'agissait d'une pièce surchauffée, où la vapeur tournoyait sous le plafond bas. Charlie se dirigea vers un étrange tableau, où se trouvaient deux dizaines de boutons sur lesquels il appuya. Un ronronnement réconfortant s'échappa des tuyaux de bronze, et le curseur indiquant la puissance des réacteurs commença à grimper. Vérifiant que les moteurs ne risquaient pas de surchauffer, Charlie versa néanmoins quelques litres de liquide de refroidissement, "au cas où". Ce serait idiot d'échapper à l'Avranai mais d'exploser en plein vol quelques mètres plus loin.
Une fois qu'il fut convaincu que tout était prêt et que rien ne risquait de lui péter à la figure, il jeta un dernier regard dans la pièce, s'appuya au tableau de bord et abaissa le levier contrôlant la puissance des réacteurs.

Il eut raison de s'accrocher avant d'abaisser son bras, car le vaisseau fit soudainement un bond en avant et il en fallut de peu pour qu'il ne soit projeté contre la tuyauterie brûlante. Le mouvement des pistons s'accéléra, et le jeune homme remua les braises dans l'âtre chargé de garder une chaleur constante dans les moteurs. La chaleur était peut-être l'un des éléments les plus importants. Difficile de faire avancer un vaisseau lourd de plusieurs tonnes avec des moteurs glacés. C'était une des premières choses que Charlie avait comprises en arrivant ici. La première chose également qu'on lui avait reproché. Le capitaine n'avait pas apprécie de manquer de peu de se faire aborder par la concurrence juste à cause d'un soucis de thermostat.

Essuyant son front couvert de sueur d'un revers du bras, Charlie appuya son dos contre le mur et retroussa ses manches jusqu'aux coudes. Un coup d'oeil à l'aiguille indiquant la puissance du vaisseau lui apprit qu'ils s'en sortiraient sans soucis.

"Chaleur, froid, puissance, vitesse. ", énuméra-t-il tout haut. "J'ai tout ce qu'il me faut ici, inutile de s'inquiéter, pas vrai ? Je peux parer à n'importe quelle situation ou problème en restant là. Tout va marcher... comme sur des roulettes. C'est obligé." Comme pour appuyer ses dires, il tapota avec affection le tableau aux multiples boutons clignotants. Charlie aimait quand les choses fonctionnaient comme il l'avait prévu.

Tout marchait pour le mieux. L'Avranai ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Si les autres clowns ne faisaient pas n'importe quoi sur le pont...
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Mar 13 Aoû 2013 - 14:41

La discutions continue. Je vais surement échapper au massacre, neuf doigts ne prend même pas en compte l'intervention d'Utopie. Il est trop occupé par l'arrivé de l'autre malade. ZaelHïo, encore un pirate que je ne porte pas dans mon cœur. Trop violent... trop... Pirate. Qu'est-ce que je fou là moi déjà ? C'est souvent que je me pose cette foutu question. Je fais revenir utopie au moyen d'un subtile appât auquel il ne peut résister : du sucre. Il parle... Encore... Encore... Moi je ne les écoutes pas. Je m'en fou un peu en fait. Je m’éloigne discrètement et sort un petit carnet de sous ma veste, un crayon, puis je me mets à écrire. Tous les pirates ne peuvent pas être des brutes sans ambitions ni éducations, non ? Je me mets donc à écrire. Je parts dans mon monde, cherche de nouvelle idée, réfléchi, puis écrit de nouveau. Je me demande si un jours je serai publier... en tant que pirate ? Je suis utopiste, que voulez vous... Je lève discrètement la tête, de quoi me tenir informé de ce qui se passe. Marcellus est arrivé, il semble observé le ciel, et le reste, sans détail précis. Je retourne dans mon monde. Marcellus est une personne que j’apprécie... Mais sans plus, il a beau être médecin et intelligent, il semble violent, comme les autres, et son physique ne met pas vraiment en confiance.

Je lève les yeux au ciel, bleu, rempli de nuage, a la fois au dessus et en dessous de nous. J'entends une petite mélodie, elle vient surement de ma tête, un souvenir, même si je ne me souvient pas l'avoir entendu quelque part... Mais peut être que mon cerveau lui s'en souvient. Je ferme les yeux et profite de cette mélodie, de cette brise. La voix est belle, très belle... La voix de neuf doigt raisonne soudain dans ma tête, il hurle, pourquoi il hurle ? Je ne comprend pas tout de suite. Av... ave... Avra ? Avranai ?! J’écarquille les yeux, un avranai un mauvais, très mauvais signe. J'entend mon nom, Cynydd m'ordonne d'allez a la poupe. Je range rapidement mon carnet, je pourrai écrire un roman d'aventure un jours avec tout ça... Je me couche au sol, prend appuie sur le mur ou j'étais jusqu'alors adossé et me propulse pour clisser sur le pont. Lorsque je perd de la vitesse j'appuie fortement sur mes bras pour me relever d'un bond et courir. Vers la poupe c'est bien ça ? Un avranai... Je met la main sur un des pistolet a ma ceinture. Puis ma course se ralentit pendant ma reflection, suis-je débile ? Un avranai ? Même avec un canon je ne l’effleurerai pas. Puis ça l’énerverai, alors que ces créatures son pacifique. La seul chose a faire est de l'esquivé. Je suis donc inutile dans le fond. Mais les ordres sont les ordres, je reprend ma course de plus belle. Saute par dessus un tas de corde puis grimpe sur le mur élevant la poupe au pont. Je rejoins alors Zael.
"La violence nous sera légèrement inutile j'en ai bien peur, j'en suis fort désolé pour toi !"
Oui je pense encore a la provocation dans un moment pareille, cet être était un concentré de violence inutile...
Je retourne vers le pont tout en restant derriere la barriere séparant les deux zones du bateau "Cynydd ! La suite ?!"
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Pirate

On m'appelle Toma la Teigne


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Le Pourfendeur des Vents
MON AGE : 13 ans
Féminin
MESSAGES : 46
AGE : 23
INSCRIT LE : 23/06/2013
PSEUDO HABITUEL : Sumire/Cocotte
Joyaux : 20
http://www.ile-joyaux.com/t1699-toma-la-teigne#41147
Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Dim 1 Sep 2013 - 11:09

Le chant de l’avranai la tétanisa, la laissant bouche bée devant la dangereuse scène d’une bouche béante prête à les gober. Comment une créature aussi monstrueuse pouvait émettre une mélodie si douce ? On lui avait conté de nombreux accidents à cause de ces titans des cieux. Pourquoi une chose si belle se devait d’être aussi destructrice ?  Mais trêve de rêveries, il fallait agir, pas le temps de s’émerveiller devant cette première découverte qui se passait de la pire manière possible. A l’ordre de Cynydd, Toma se redressa, droite comme un i et hochant nerveusement la tête. Sans rien contester, elle détala, faisant le tour du vaisseau en tambourinant chaque porte. Manquant à chaque virage de se ramasser, cela ne lui empêchait pas de s’égosiller, se permettant de piétiner l’humilité hiérarchique qu’imposait son grade en criant sèchement  à chaque pirate de se grouiller.

-AVRANAI. AVRANAAAAAAAAI ! BOUGEZ VOUS BANDE DE LOQUES GALEUSES ON VA SE FAIRE BOUFFER !

La panique ambiante suffisant à convaincre l’équipage, les membres encore en train de bailler aux corneilles ne tardaient pas à se secouer comme il le fallait. Elle avait visiblement fait le tour des cabines, ne restait plus qu’à trainer le médecin de bord sur le pont, en espérant qu’il ne soit pas trop imbibé pour agir. Avec la même énergie que précédemment, elle ouvrit la porte, trouvant l’homme nonchalant au possible, bouteille à la main. Il eut même le culot de lui demander si elle pouvait lui ramener de l’alcool. La jeune mousse secoua la tête et couina d’une voix plaintive :

-Non non, Marcellus ! Pas de liqueur, pas de binouze, pas de vin. On a une avranai qui nous arrive en proue c’est la catastrophe, ramène toi ! Promis dès que c’est réglé je te file tout ce que tu veux, et tu fêteras ça comme il se doit, mais là on a besoin de tout le monde !

Connaissant la nature du pirate et comprenant que son inactivité était volontaire, son stress la poussa à l’attraper par la manche pour le traîner jusqu’au pont. Et ce ne fut pas mince affaire. Ici tout grouillait, gueulait, courait. Une mécanique irrégulière mais efficace, à l’image de la salle des machines où opérait Charlie, qu’elle aimait observer. Chaque pirate était un rouage, le commandement était le moteur. Et elle, elle était une pièce sur le sol. Le genre de pièce qui faisait partie du lot, mais qui ne faisait pas partie du mode d’emploi et dont tout le monde doutait de l’utilité. D’abord silencieuse, elle regarda le monde s’agiter autour d’elle, puis une bousculade la ramena à la réalité, quand un vieux boiteux qui se démenait lui hurla de ne pas rester plantée là. Toma eut un sourire mauvais, sachant pertinemment que si elle venait réclamer un ordre, elle se prendrait une bonne rouste. En compensation, la fillette courût chercher l’ingénieur pour lui proposer son aide. Elle fût déçue en remarquant que le niveau de concentration de l’homme faisait qu’elle ne serait qu’un ralentissement pour lui. Fronçant les sourcils et sentant une contrariété piquante lui monter à la tête, elle se fit silencieuse et entreprit d’aller voler des munitions. Des bombes artisanales, pour être précis, dont la mousse aurait aimé apprendre la fabrication. Toujours galopant, sentant tout de même un léger essoufflement lui serrer les poumons, c’est à la proue qu’elle se dirigea. Personne ne remarqua ses bras chargés des capricieuses et volatiles petites choses, bien trop concentrés à diriger l’imposant vaisseau. Elle alluma une mèche et la lança vers la bouche béante qui semblait de plus en plus titanesque.

-BOUFFE PLUTÔT ÇA, TAS DE LARD. UN CADEAU DU POURFENDEUR.

L’explosion se perdit plus bas et loin de la bête. Tendue par un sentiment d’inutilité rageant, Toma réajusta son tir, la force comme la trajectoire. Mais déjà elle avait attiré l’attention. Un peu plus précipitamment, elle jeta toutes les bombes, certaines atteignant le gosier de l’animal. Mais toutes semblant terriblement inefficaces. La gamine grogna et reprit sa course autour du vaisseau pour se trouver du boulot, réfléchissant à chaque solution qui lui semblait possible.
Une once de soulagement se faisait sentir en elle, quand elle eu la vague impression que la trajectoire du vaisseau commençaient à éviter celle de la bête. Elle souhaitait que le travail de Charlie était seulement efficace et que ce n'était pas l'espoir qui la faisait soudainement un peu délirer.
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Pirate

On m'appelle Cynydd neuf-doigts


Infos Personnage
RANG: Second du Pourfendeur des Vents
VILLE & APPARTENANCE : Le Pourfendeur des Vents
MON AGE : 27 ans
Féminin
MESSAGES : 216
AGE : 26
INSCRIT LE : 21/06/2013
PSEUDO HABITUEL : Saya
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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    - Dim 8 Sep 2013 - 6:30

Les hommes se réveillèrent instantanément, et chacun trouva sa place rapidement. Cynydd, quant à lui resta sur le pont supérieur tout en beuglant des ordres ci et là. Un instant, il croisa un homme sur le pont qui regardait l'avranaï, la bouche ouverte. Visiblement choqué, le pirate ne bougea pas d'un centimètre lorsque neuf-doigt lui ordonna de s'occuper. Alors, pris d'un instant d'impatience, il s'approcha du pirate, le tint par le col et le traina jusqu'à ce qu'il le suspende dans Grand-Vent en criant :

"ALORS TU VAS TE RÉVEILLER OUI ! OH ET PUIS MERDE, DES DÉBRIS COMME CA Y'EN A PAS BESOIN !"

Enfin, il le lâcha et l'homme passa par dessus bord.
Quelques pirates bouche-bées, le regardèrent et Cynydd se contenta de dire

"Et que ça vous serve de leçon bande d'incapable !"

Enfin, quelque chose attira son attention au loin. Le lieutenant vit avec horreur que Toma était en train d'attirer la bête sur eux. Il sentit une veine palpiter énergiquement contre sa tempe. Finalement, il aurait dû le faire passer lui par dessus le pont. Ce mousse était une calamité à lui tout seul.
Cynydd arriva à grandes enjambées vers Toma et le secoua par la col en lui disant :

"Mais ca va pas ! Une bête comme ça, tu crois que ça lui fera mal tout ça ? C'est comme si une fourmi te montais dessus espèce d'abruti ! Ce qu'il faut c'est se détourner d'elle, mais l'attaquer ! C'est pas possible d'être aussi con !"

Cynydd avait beau être un parfait "connard", il n'en restait pas moins un excellent pirate qui savait ce qu'il faisait. En matière d'attaque, on pouvait toujours compter sur lui.
Enfin, le Pourfendeur des Vents accéléra la cadence et dévia rapidement du monstre des airs. Avec un soulagement, les pirates s'exclamèrent avec joie, comme si c'était eux qui avaient tué l'avranaï.

Charlie avait dû se jeter corps et âme dans les moteurs pour avancer à ce rythme. Mine de rien, Cynydd ne put s'empêcher de décocher un sourire et il aurait presque parut bel homme agréable comme ça.

Tandis que le navire dévié de l'autre coté, les pirates s'occupèrent à ranger le pont et faire l'inventaire des denrées perdues.
Toujours au bord du pont, Cynydd quant à lui, promena son regard sur l'horizon et une nouvelle fois, il fut capter par quelque chose.

Les nuages se dissipèrent pour laisser place à un vaisseau droit devant eux. Mais l'aspect du vaisseau "fantôme" lui fit froid dans le dos. Quelque chose clochait mais il n'aurait pas su dire quoi. Enfin, il se retourna et cria une nouvelle fois de sa voix forte :

"VAISSEAU DROIT DEVANT !"


( Fin du rp, la suite ici http://www.ile-joyaux.com/t1869-tout-vient-a-point-a-qui-sait-attendre#43653 <3)

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Posté dans Re: Dans grand vent, personne ne vous entendra crier.    -

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