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On m'appelle Moda l'Imposteur


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Posté dans En route pour le Bal   - Mer 3 Juil 2013 - 13:06

Moda l'imposteur (citoyen)


Les préparatifs du départ pour Errande et le Bal de Selim allaient Bon train. Il avait décidé d'affréter la petite navette commerciale qu'il avait acheté pour son voyage à Midel-Heim, le vaisseau avait seulement été rebaptisé au nom de sa Nouvelle famille, "Alice Parhelion", et on s'était contenté de peindre les insignes de la famille à l'avant et l'arrière de la coque. Le Cargo généralement utilisé par la famille, un véhicule imposant et sans grâce inspiré d'un modèle Korrulien référencé sous le nom "Ascension" ne convenait définitivement pas à une visite distinguée.
L'intérieur de la navette qui était prévu à l'origine pour ne transporter pas plus d'une petite dizaine de passagers avait été réaménagé, réduisant la capacité de la soute. On pouvait maintenant y faire tenir les trois Parhelions, leurs serviteurs et, nouveauté instaurée depuis l'attentat, les gardes du corps et ce avec le confort qui sied à une famille marchande. Ainsi l'habitacle se découpait, dans sa moitié supérieure, en un salon avec de larges banquettes et une table basse et un bureau. La partie inférieure contenant, elle,  deux cabines individuelles avec lit pour une personne et un dortoir.

Albrecht n'avait pas posé de question sur l'apparition inexpliquée de l'Alice Parhelion qui venait porter leur flotte commerciale à deux bâtiments, il s'intéressait si peu à ce qu'il se passait en dehors de son laboratoire qu'il ne savait peut-être même pas que son fils avait pourvu son exploitation de moyens d'exporter leur marchandise, c'est à peine s'il semblait avoir remarqué le nom de sa défunte femme en lettres d'or qui parait la dunette.  Audrey, un peu plus au fait des possessions familiales mais qui n'avait cependant pas connu la vivenef de ses grands parents, s'était-elle enthousiasmée de l'élégance de la navette et trépignait déjà d'impatience à l'idée de voyager à bord d'un tel véhicule.

"Les hommes vont bientôt revenir avec le marionnettiste, on a de quoi le laver et le changer à bord, donc on partira dés son arrivée."


Le Marionnettiste, la métaphore employée dans le message de ce curieux personnage les avait tant amusé qu'ils avaient fini par l'appeler ainsi. Bien sur cette précaution -d'apparence inutile car la ligne utilisée n'était connue que de Moda et des pirates voulant communiquer avec lui - était la marque d'un esprit prudent et donc avisé, il n'en fallait pas plus à Moda pour lui trouver un grand intérêt.
Gus reprit:
"Faudra juste faire attention à c'que les autres le voient pas."

Heureusement pour Gus, le remaniement du personnel opéré par le sang mêlée avait vu le retrait de la vieille Namilla, il avait décidé de lui offrir terres et ressources pour le restant de ses jours affin de la remercier pour ses bons services rendus. Une marque de générosité plutôt inhabituelle venant d'un Marchand, et même sa sœur et son père n'avaient pas vraiment compris pourquoi il se séparait d'un élément qui avait fait  ses preuves. Il n'avait pas réellement trouvé mieux pour libérer son bras droit de ce déguisement grotesque, et ce serait de toute façon vite oublié. On se souciait finalement assez peu de la vie des petites gens.
Les deux filantes firent une entrée bruyante sur le terre-plein de décollage, soulevant des nuages de poussière ocre dans leur sillage. Fayt se trouvait sur l'une d'elle. Les présentations attendraient, il fallait embarquer ce dernier passager et mettre le cap sur Errande.
L'Habitacle n'avait sans doute rien à voir avec ce que le pirate connaissait des vaisseaux. Tout de métal poli, décoré de tentures élégantes et d'arabesques virevoltantes, c'était un véritable joyau d'artisanat Midelin. Les trois hommes n'étaient encore que dans le sas d'entrée et même pour Moda le premier contact avec cette splendeur lui avait quelques mois plus tôt ôté les mots. Le sas était un couloir de quelques mètres de long qui traversait le vaisseau dans la largeur et au fond duquel un escalier métallique menait à la soute réaménagée en dortoir. A mi-chemin on trouvait de chaque coté une porte coulissante et automatique. En direction de la proue la porte donnait sur le bureau, à l'opposé on se rendait dans le salon. Albrecht et Audrey se trouvaient dans le salon et comme il était hors de question qu'ils voient le pirate tel qu'il était, Moda guida son bras droit et son futur associé dans le bureau. Il prit immédiatement place dans son lourd fauteuil. Une Bassine pleine masquée par un paravent avait été installée en hâte dans un coin de la pièce, Gus la désigna au pirate d'un geste de la main.

"Lave toi là et change toi, je vais te chercher des vêtements propres."

Sur ces mots Gus quitta le bureau. La porte émit un léger sifflement, s'ouvrant et se refermant sur son passage.

"Alors dites moi mon amis, comment vous appelez vous? Cela ne vous dérange pas de converser pendant que vous faites un brin de toilette n'est-ce pas?"

Sur ces mots le son assourdi presque imperceptible des réacteurs fit vibrer l'air de l'habitacle. Le sol trembla quelques secondes puis se stabilisa. Le vaisseau s'était mis en marche.
Invité

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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Mer 3 Juil 2013 - 15:48

Fayt (pirate)



Six jours s’écoulèrent avant que je trouve une réponse à ma missive ; j’en étais presque arrivé à croire que cet homme ne souhaitait pas me venir en aide. L’expectative était si pénible que j’eus la triste sensation que chaque minute semblait heure. Mes activités journalières se réduisaient à errer dans les ruelles de Sant Poséinos, essayant de grappiller un peu d’argent de-ci de-là pour subvenir à mes besoins. Chaparder n’était pas dans ma nature mais, cependant, cette période de ma vie m’obligeait à détrousser autrui. Beaucoup auraient dénoncé mes propos comme déshonorant pour un pirate mais, depuis toujours, je n’avais considéré que la chasse au trésor comme digne de la piraterie. Si j’avais promis de ne plus l’annoncer en public, comme lorsque j’étais enfant, mes sentiments étaient restés les même.

*

Le soleil allait bientôt atteindre son zénith quand je m’approchai de la planque aux lettres. Je m’arrêtai net. Un homme aux cheveux grisonnants se tenait là. Mine de rien, je détournai les talons et contournai l’endroit : je ne comptais pas me faire attraper. Je continuai jusqu’à ce que je juge être assez loin. De là, je n’apercevais plus ni l’inconnu, ni la cachette. J’attendis là une dizaine de minutes avant de faire machine arrière : plus personne n’était là.

Comme chaque jour, j’inspectais le courrier. A ma grande surprise, l’un des messages m’était adressé. Et dire que je n’y croyais plus ! Je décachetai l’enveloppe et, sans attendre, m’informai de son contenu. L’encre noire sur le papier jauni formait des mots habilement  calligraphiés. J’inspectai chaque courbures de chaque lettres et je su que celui qui avait écrit avait reçu une très bonne éducation. Ce dernier acceptait de me porter secours mais, pour cela, il me fallait «  exécuter dès réception de cette missive, une petite danse de votre choix prouvant vos talents ». Je fronçais les sourcils. J’étais observé en ce moment même et je n’aimais pas cela. Qu’est-ce qui pouvait bien me prouver qu’ils n’étaient pas prêts à faire feu ? Mais je n’avais pas le choix. Je soupirai. Sans vaisseau pour montrer mes talents, il ne me restait plus que le combat. Je déposai la lettre à terre et exécutai une culbute au cours de laquelle je brandis mon arme. J’espérais que cet acte serait suffisant.

Ce dut être le cas car, bientôt, deux hommes se présentèrent à moi.

« Viens avec nous, il t’attend »

Sans plus de mots, je grimpai sur l’une des deux filantes aux côtés de l’un d’eux. J’étais quelque peu déçu de ne pas piloter moi-même mais je ne le laissais pas paraître.

*

Quelques temps plus tard, nous arrivâmes aux abords d’un petit vaisseau. Je suivis mes guides à l’intérieur et fus tout de suite frappé par l’opulence du lieu. Je n’avais jamais rien vu de pareil. Les vaisseaux que j’avais abordé, tout comme celui  que ma famille possédait, n’avaient rien à voir avec celui que je parcourrais des yeux. La richesse suintait de tout côté, telle la sueur sur le front d’un esclave. Je m’émerveillais des frivolités et des couleurs mais n’essayais de ne rien laissait paraitre. Cependant, ce fut peine perdue. Lorsque je quittai le sas d’entrée pour le couloir, mes yeux s’illuminèrent de l’éclat enfantin d’un gamin devant un jouet trop longtemps convoité. J’aurai aimé conduire ce vaisseau mais je n’étais pas là pour ça.  

Ceux qui m’avaient accompagné m’abandonnèrent à deux autres hommes. Je les suivis en silence jusqu’à une salle qui devait sans nulle doute servir de bureau – ou quelque chose de ce genre. Dans un coin de la pièce se dressait un paravent et, si ma curiosité me poussait à aller voir ce qu’il dissimulait, mon savoir-vivre me l’interdisait. Un des gars désigna l’endroit d’un geste de la main et m’invita à me laver. Dès ce moment, je su ce qui s’y cachait. Sans faire d’histoire, j’obéis. J’entendis une porte s’ouvrir puis se refermer alors que je pénétrai dans la bassine d’eau chaude. Celui qui était resté avec moi m’adressa enfin la parole.

« Ma foi, ce n’est pas si dérangeant bien que, je dois vous l’avouer, dans une telle situation, je préférerai m’entretenir avec une jolie jeune femme. »

Si le paravent ne me masquait pas à ses yeux, il aurait aperçu un sourire simple.

« Je ne sais si je puis vous révélez mon identité sans risque. Disons que pour le moment vous n’avez qu’à m’appeler F. Vous devez être l’homme des rumeurs de mon père, n’est-ce pas ? »

Je marquai un temps de pause. Je savais que le jeu auquel je jouais était dangereux mais je risquais bien pire en avouant être un pirate à un matroscien. Mon père avait beau m’avoir exhorté à le contacter en cas de nécessité, je ne le connaissais pas assez pour lui faire confiance aveuglément. De plus, rien ne m’assurait que cet homme qui se tenait devant moi était bel et bien celui qu’il connaissait. Enfin, il se pouvait qu’il ait changé de camp. Croire en un homme qui trahit sa propre patrie relève de la sottise ou du suicide.  J’en étais conscient.

« Vous disiez avoir un spectacle de prévu sous peu. Si vous désirez que j’y participe, je crois que vous aurez à m’apprendre la pièce, à moins que vous soupçonniez que je la connaisse déjà ?»
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Mer 3 Juil 2013 - 16:45

Moda commença à étaler quelques papiers sur le massif bureau de Bois sorcier. Deux lettres auxquelles il lui fallait répondre rapidement, quelques rapports à vérifier, des livres de comptes à éplucher, si il ne chômait pas, il en aurait pour la moitié du voyage, la seconde moitié serait nécessaire à sa mise en tenue et aux derniers préparatifs avant d'arriver chez leur hôte.

"Vous avez envoyé il y a sept jours une lettre à Allain Grandsabot, lettre à laquelle il a répondu aujourd'hui même, et ce sur une ligne que ce vieux truand n'utilise que pour communiquer avec des pirates, vous êtes donc de toute probabilité un pirate, Allain Grandsabot vous a envoyé à moi contre une petite compensation financière en m'assurant de vos services dont je compte bien bénéficier. A moins que vous n'ayez une objection à formuler?"


Il avait parlé d'une voix monotone et distante, récitant les informations dont il disposait tout en commençant la rédaction de la première lettre. On pouvait entendre sa plume gratter le papier entre chaque mot. Sa voix, filtrée par son masque résonnait avec un tintement métallique, comme celle d'un automate.

"Quoiqu'il en soit je ne vous demandais votre identité que par pure courtoisie car effectivement nous ne l'utiliserons pas. A partir de maintenant et pour toute la durée où nous seront ensemble vous répondrez au nom d'Alphonse Ganef, avez vous bien compris ? Comment vous appelez vous?"

La plume continuait de gratter avec le même rythme parfaitement monotone, identique à sa voix.

"Vous me servirez comme garde du corps, j'ai en effet été la victime récente d'un attentat dirigé contre ma personne, il est peu probable que l'on cherche à nouveau à nuire à ma personne, surtout lors d'un tel évènement, mais on n'est jamais trop prudent n'est-ce pas?"


La plus s'accéléra, décrivant quelques ultimes boucles puis stoppa net et retourna prestement  à l'encrier. Il attrapa la lettre par un coin, relu une dernière fois et la posa soigneusement sur un bord du bureau. C'est alors que Gus refit son apparition, il apportait une serviette, des sous-vêtements, une paire de collants et un gilet. Gus suspendit le tout sur la tranche du paravent de façon à ce que Fayt puisse s'en emparer sans devoir se montrer.  

"Bien, j'imagine que vous ne vous réjouissez pas à servir pour un matrosciens, je le conçois parfaitement, dites vous simplement qu'en accomplissant bien votre tâche, vous en serez généreusement récompensé. Après tout, si je n'étais pas votre allier, vous seriez actuellement en route pour la prison, ou pire la potence."
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Jeu 4 Juil 2013 - 6:05


J’attendis un instant une réponse à ma dernière question mais il n’en fut rien. Quand il prit la parole, c’était pour décrire les éléments qu’il avait en sa possession, prouvant qu’il était pleinement conscient de ma condition. Je n’aimais pas vraiment cette situation. J’aurai préféré que le dénommé Allain Grandsabot – dont je venais d’apprendre le nom – taise mes origines. Je soupirai silencieusement.  Il avait vendu mes services à cet homme, était-ce là l’épreuve que je devais réussir pour le rencontrer ? Soit, qu’il en soit ainsi. Sans aucune objection à émettre, je me tus. Je me laissai aller dans la bassine puis plongeai ma tête sous l’eau, ébouriffant mes cheveux.

Quand je revins à l’air libre pour respirer, je me rendis compte que j’avais manqué un bout de la conversation. J’attrapai la phrase au vol juste à temps pour entendre le nom qu’il m’avait attribué : Alphonse Ganef. Dissimulé derrière le paravent, je fis une moue désapprobatrice. Alphonse… ce n’était pas un prénom que j’affectionnais le moins du monde. Je n’en dis rien. Ses questions suivantes m’irritèrent mais, lorsque je lui répondis, j’essayais d’y mettre une note d’amusement ; si j’avais réussi, je l’ignorai.

« Me pensez-vous sot au point de ne pas comprendre ce que vous dites ? Pire encore, croyez-vous que je suis incapable de retenir une simple identité ? Alphonse Ganef, voilà le nom auquel je répondrai. »

Je perçus le bruit du frottement d’une plume contre du papier. Il écrivait ? Sans s’arrêter, il me donna plus d’informations sur mon rôle. J’allais être son garde du corps. J’espérais qu’il ait quelque arme à me fournir, car si je le protégeai avec un couteau de pirate et un pistolet à silex, nulle doute que nous serions pendus. Je continuai de l’écoutais silencieusement, frottant mon torse et mes jambes. L’eau que je brassais couvrait à peine le son de sa voix. A sa nouvelle interrogation, je me serais bien contenté de hocher la tête.

« En effet. »

Le silence régna un moment et j’en profitais pour effleurer du doigt la blessure de mon dos. Elle semblait bien se remettre. La porte s’ouvrit et se referma derrière l’arrivant. Ce dernier déposa des vêtements à ma portée et je fis des yeux ronds en voyant des collants. J’allais réellement devoir m’accoutrer de la sorte ?!

Mon interlocuteur principal m’exposa la situation sous un nouvel angle : servir ou mourir. Je sortis du bain dont l’eau était désormais trouble.

« Je n’ai pas de malveillance envers les matrosciens, ce sont eux qui en ont contre moi. De plus, il n’y a que la milice qui se dresse sur la liste de mes ennemis personnels. »

Je ne savais si je réussirai à me contenir si je rencontrais un milicien mais cela je ne préférai pas lui annoncer. J’enfilai les sous-vêtements qu’on m’avait prêtés, attrapai les collants et sortis de ma cachette.

« Connaissez-vous réellement quelque garde du corps qui s’accoutrerait de cela ? »

Je désignais les collants.  

« Sauf votre respect, ce n’est pas des plus pratiques pour se battre, je suis sûr que vous en conviendrais. De plus, si je dois m’assurer de votre protection, il me faudra une autre arme que celles que je possède : elles sont trop caractéristiques de la piraterie. »

Je souris en me rendant compte que je ne connaissais rien de lui. Je m’approchai du bureau.

« Enfin, peut-être devrais-je commencer par vous demander votre nom ? »
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Jeu 4 Juil 2013 - 8:22

Moda posa un regard sévère sur son garde du corps ou plutôt ce qui devrait lui servir de garde du corps. Où était donc passé l'ingénieuse prudence du marionnettiste? Il avait à présent sous les yeux un brailleur sans retenue et indiscipliné. Une légère déception mais après tout c'était un pirate, un condensé de sauvagerie  brutale, rien à voir avec les hors la loi qui pour la plupart avaient eu une éducation. Au moins celui là parlait Matroscien, c'était déjà pas mal. Moda soupira. Gus en revanche était particulièrement amusé par le confrère. Il avait été pirate lui aussi par le passé, bien plus longtemps que Moda qui avait échoué à Matroos alors qu'il n'était qu'enfant. Gus connaissait bien mieux les sang-mêlés que son maitre et, comble d'ironie, il était de pur sang matroscien. Finalement c'est lui qui prit la parole en premier, tachant malgré tout de mettre un peu d'autorité dans ses paroles.

"Un peu de respect jeune Doberquin, temps que tu es sur ce vaisseau cet homme est ton capitaine, tache de ne pas l'oublier."


La hiérarchie, c'était donc là la clé de l'autorité pour les pirates, incapable de comprendre qui donnait les ordres temps que chacun n'avait pas été désigné par son grade. Soit, Fayt apprendrait bien à suivre les ordres, après tout il ne demandait tout de même pas grand chose.

"Tu ne discuterais pas les ordres de ton capitaine n'est-ce pas?"

Peut-être fallait-il aussi préciser que les capitaines les plus respectés étaient aussi les plus sévères. Gus lui avait plusieurs fois raconté des anecdotes amusantes à propos des châtiments réservés aux insubordonnés. Il se souvenait notamment de l'histoire quelque peut surprenante de cet homme à qui on avait ordonné de se couper un doigt pour prouver sa loyauté.

"Peut-être devriez vous commencer par apprendre qui pose les questions mais soit. Je suis Errol Parhelion, je suis un marchand, gardez un moment votre trempe que je vous explique comment va se dérouler votre mission. Sachez tout d'abord que la probabilité que vous ayez effectivement à vous battre est très faible, vous avez principalement un rôle dissuasif. Sachez en effet qu'en publique les marchands communiquent par le paraitre. Me montrer à cette réception sans garde du corps serait interprété comme un acte déraisonnable et orgueilleux, pas exactement le genre d'impression que l'on souhaite dégager au moment de passer des accords commerciaux, vous en conviendrez. En outre il est généralement attendu d'un garde du corps une grande docilité, des sens alertes et de la réactivité. Il est bien évidement totalement exclu que vous laissiez s'exprimer votre haine des miliciens mais ça j'imagine que vous en avez déjà bien conscience."


Cette fois il avait pris la peine de s'adresser au pirate en lui octroyant la plus grande part de son attention. Les bras posés devant lui sur le bureau il avait joint les mains au dessus de la feuille vierge où il écrirait la seconde lettre.

"A présent je vous prierais d'enfiler ces bas, que mon second puisse vous équiper du reste de votre uniforme."


Lesdits uniformes attendaient dans une large penderie au fond du bureau. Celui réservé aux gardes du corps était un enchevêtrement improbable de larges bandes de tissus korrulien, tantôt pourpre tantôt turquoise tout brodé d'argent. Il enveloppait la quasi-totalité du corps, ample et tout en volume au niveau des épaules, il descendait en amande spiralée jusqu'à la ceinture où il s'évasait pour marquer la taille et finissait en arceaux rembourrés qui reposaient avec élégance sur les cuisses. Plus classique, les jambes s'habillaient seulement de hautes botes de cuir noir aux épaisses boucle or et argent qui couvraient tout le mollet. Le tout était couvert d'une cape large et épaisse, aux motifs en losanges et attachée sur la poitrine par une double chaine d'argent finement œuvrée. Le costume resplendissait de ses couleurs vives rehaussées de métal précieux. S'y ajoutaient un masque assorti aux couleurs de l'uniforme, surmonté d'un étroit tricorne frangé de plumes ébouriffées  et une fine rapière, seule arme que Fayt serait autorisé à porter.
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Jeu 4 Juil 2013 - 16:03

Je voyais à sa figure que mes paroles ne lui avaient pas plu. J’avais sans doute été trop franc en exprimant mes pensées. Lorsque son compagnon me réprimanda, je détournai les yeux. J’avais toujours contesté les ordres de mon capitaine lorsqu’ils me semblaient être inadéquats aux situations. Ce dernier étant mon père, j’étais quelque peu privilégiais et passais au-dessus des punitions. C’est en cet instant que je me rendis compte que je devrais modifier mon comportement en rejoignant un nouvel équipage : je ne serai plus qu’un pirate parmi tant d’autres. Je soupirai à cette idée, dirigeant mon regard vers les collants. Avais-je vraiment le choix ?

Errol Parhelion tenta de me convaincre de l’intérêt de cette tenue en m’expliquant que je n’aurais sans doute pas à combatte. J’avais envie de répliquer mais je gardais mes remarques pour moi. Sans mots dire, j’enfilai ce qu’on me demandait et ce qu’on m’amenait. La tenue me paraissait un peu trop grande mais je n’y prêtai guère attention. Toute colorée de pourpre et de turquoise, j’avais l’impression d’être un clown qui s’en allait au cirque. Mon habit n’était pas des plus pratiques pour me mouvoir, aussi il me faudrait quelque temps pour m’en accommoder. Il ne restait que le masque et le chapeau à enfiler ainsi que la rapière a emporté mais on ne me les apporta pas tout de suite.

Passant une main sur mon visage, je remarquai ma barbe irrégulière ; elle n’avait pas été entretenue pendant une dizaine de jours et commençait à m’apparaître bien longue. Je plongeai mes yeux dans ceux du marchand.

« Je sais que je porterai un masque, mais n’auriez-vous pas de quoi arranger ma barbe ? Si, pour une quelconque raison, j’avais à enlever mon masque, je crois que mon aspect serait un peu trop… sauvage. Ne pensez-vous pas ? »

J’avais encore dû lui faire part de mon opinion. Sans doute n’aillait-il pas apprécier mon attitude mais qu’importe. Les poils commençaient à me démanger et j’espérais vraiment pouvoir m’en débarrasser. J’attendis patiemment que mon capitaine prenne une décision tandis que je me rendis derrière le paravent. Là, je fouillais mes vêtements pour dénicher l’objet de ma convoitise. Tirant mes cheveux en arrière, je les liais en une queue de cheval, avant de refaire mon apparition dans la pièce. Etais-ce au goût de prénommé Errol ? Peut-être pas mais c’était du mien. Si cela le dérangeai, il ne tarderait sans doute pas à m’en faire part.
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Sam 6 Juil 2013 - 7:15

"Trop grand" marmonna Gus qui examinait le costume de Fayt. Il tournait autour du pirate, soulevant les volutes de tissu et tirant ça et là pour vérifier que l'habit s'ajustait bien de partout.

"Bah alors vous mangez pas bien à vanylle ou quoi, un garde du corps en forme de brindille, voilà qui va faire une forte impression. Bon allez enlèves moi tout ça. On s'occupera de ton joli petit visage après."

Gus comme à son habitude avait du mal à conserver son sérieux plus de quelques minutes d'affilées et, bien qu'il ait rabroué le pirate peu de temps avant, il ne pouvait s'empêcher de le charrier amicalement. Comme toujours Moda préférait qu'il s'en tienne à son rôle sans déborder de vannes inutiles mais ce vieux loup de mer qui sermonnait le nouveau sur le respect du capitaine n'en faisait souvent qu'à sa tête. Il aida Fayt à se débarrasser du costume, et ils n'étaient pas trop de deux pour cette tâche. Alors que Gus commençait à badigeonner les joues de Fayt de mousse à raser, Moda se remit à sa rédaction. Sa présence n'était pas spécialement requise dans ces tâches triviales. Le nez penché sur son papier il reprit sa lente et monotone récitation des objectifs de Fayt et des choses qu'il fallait qu'il sache.

"Il serait bon que tu saches aussi chez qui nous nous rendons et pourquoi. Tu t'en tiendras au minimum de paroles et tu pourras toujours justifier ton ignorance en disant que tu n'es qu'un simple garde du corps mais cela pourrait avoir à la longue de conséquences regrettables. Tout d'abord sache que nous nous rendons à Errande chez Dame Selim Shadow qui donne une réception à l'occasion de son anniversaire. Afin de ne commettre aucun impair, souviens-toi également que la dame est veuve et même triplement veuve donc évite le sujet autant que tu peux. Le bal sera principalement composé de marchands, ces gens sont l'élite de la société matroscienne, tu peux les haïr autant que tu veux mais ne leur manque de respect sous aucun prétexte. Si jamais tu te fourvoies, que ton identité est révélée ou que tu causes un scandale, je ne pourrais absolument rien faire pour te venir en aide, je me doute bien que ce n'est pas dans ton intention mais j'ai toujours mis un point d'honneur à rester transparent sur les termes des contrats que je passe."

Pendant qu'il parlait, Gus avait fini de s'occuper de la barbe du pirate, après l'avoir rincé et séché il lui apporta un gilet matelassé qui tenait plus de la cuirasse que de l'habit de gentilhomme.

"Tient tu rempliras un peu mieux le costume avec ça."

Le gilet alourdirait le pirate mais au moins il n'y aurait pas de réajustement à faire.

"Puis si faut s'battre ça amortira bien les coups."

Après ça il faudrait remettre le costume, maquiller Fayt, une bonne couche de fond de teint pour masquer ses apparence, un peu de noir autour des yeux pour faire ressortir le masque. La capes, les derniers accessoires lui seraient remis au dernier moment.
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Dim 7 Juil 2013 - 14:53

Comme un écho à mes pensées, mon habilleur remarqua que ma tenue était trop grande. Je me serais attendu à ce qu’on m’en prête une autre ou à ce qu’on fasse des retouches à celle que je revêtais : il n’en fut rien. Je m’efforçais d’esquisser un sourire vague lorsqu’il articula sa boutade puis, après précaution, j’ôtais mon costume. Comme un valet sert son maître, il m’aida à m’en débarrasser et son renfort ne fut pas de trop.

Une fois libéré de ma prison de tissus, on me rasa – bien que j’eus préféré le faire moi-même. J’étais un peu sur les nerfs, prêt à me reculer à la moindre pression trop exercée. Tenant fermement la lame d’argent dans la main, il balaya mes joues, mon menton et ma gorge. Plus par obligation que par réel désir, je lui confiais ma vie. Je me sentais nu devant lui ; j’étais complètement à sa merci. Mon poing était serré pendant toute l’opération et je remerciai Ruyn et Vama qu’il ne m’arriva rien.

Entre temps, Errol s’était remis à écrire. Avec la fluidité de l’eau courant sur le fleuve Iwaris, sa plume décrivait des courbes sur les parchemins devant lui. Je l’observai travailler tandis qu’il comblait mon ignorance.

Errande, tel était notre destination. Nous nous rendions à un bal organisé pour l’anniversaire d’une marchande dénommée Selim Shadow. Elle était veuve de trois hommes et, bien que mon esprit me suggérai qu’elle était peut-être responsable de leur mort, ma tête m’interdit de partager cette pensée avec mes interlocuteurs. Il me faudrait être respectueux et civilisé et je m’en croyais capable. Le seul hic serait de ne pas me frotter au milicien, aussi, je décidais que je les éviterai dans la mesure du possible. Quand il eut fini de m’exposer les faits, je hochais la tête.

« Je ferais mon possible pour que ce spectacle soit à votre convenance. »

Mon habilleur – qui venait de me quitter – revenait déjà avec un gilet matelassé. Il n’eut même pas besoin de parler pour que je comprenne ce qu’il attendait de moi. Je fis des yeux ronds mais nul commentaire ne sortit de ma bouche ; je n’en pensais pas moins : en plus d’être un clown, je paraitrais bouffi. Mes gestes, entravés par le costume, seront davantage maladroit et je redoutais de devoir me battre ainsi accoutré. Je me rassurais en me disant que mon employeur m’avait assuré qu’il n’en serait rien. Mais, celui qui m’avait rapporté la cuirasse n’avait pas tort : cela amortirait les coups – si tentait que j’en reçoive. Je me contentais de le mettre – il me paraissait encore plus lourd et gênant – et ne dis mot. Je revêtis à nouveau ma prison de tissus avant qu’on me maquille. Ma fierté était totalement piétinée et j’espérais que jamais aucun pirate n’aurait vent de cet épisode de ma vie. Docile, je me laissais faire.

Lorsque je fus préparé, il restait encore quelques heures de vol. Aussi, je m’entrainais à me mouvoir dans ma tenue et à acquérir un pas et des gestes qui n’attireraient pas l’attention. Il me fallait perfectionner mes déplacements d’autant plus qu’il se pourrait que l’on me propose de danser : il n’était pas courtois de refuser l’offre d’une dame. Aussi, puisqu’on m’avait demandé d’être respectueux, les exercices que je m’obligeais à faire n’était pas superflus.
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On m'appelle Moda l'Imposteur


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RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
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AGE : 27
INSCRIT LE : 28/12/2012
PSEUDO HABITUEL : Moda
Joyaux : 25
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Posté dans Re: En route pour le Bal   - Ven 26 Juil 2013 - 8:30

En fin de compte le pirate dépareillait moins avec sa tenue que ce que Moda avait craint. Pour un vanyllien, porter ce genre d'accoutrement devait paraitre véritablement insensé, voir pire contre nature. Sans les incroyables efforts de Gus, le résultat n'aurait sans doute pas été aussi impeccable. Bien sur la démarche maladroite et pataude du garde du corps trahissait son manque d'éducation mais finalement les hommes d'armes étaient rarement issus des hautes sphères et ce petit handicape lui porterait moins préjudice qu'aux Parhelions qui jouaient leur réputation.

Satisfaisant.
Jugea-t-il entre deux paragraphes du rapport qu'il avait sous les yeux.

Gus conduisit Fayt à la soute où ce dernier pourrait s'accommoder de son accoutrement durant la dernières partie du voyage et poser ses ultimes questions; Gus, lui, reviendrait ensuite auprès de son maitre pour l'aider à se préparer à son tour.

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Posté dans Re: En route pour le Bal   -

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