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Posté dans Une rencontre inattendue   - Mar 30 Juil 2013 - 2:39

Aïstra avait passé les deux derniers mois à faire du lavage de cerveau pur et dur à ses parents afin qu’ils l’autorisent à accompagner son père à Sant Poséïnos. La jeune fille voulait absolument connaître la capitale dont les clients de l’auberge parlaient si souvent. Elle souhaitait découvrir par elle-même que l’animation de la ville n’était pas qu’une légende. Et puis, surtout, elle avait besoin de sortir de l’auberge, de changer d’air, ce qui lui arrivait bien trop peu souvent à son goût. Du haut de ses dix-sept ans, elle voulait découvrir le monde avant que ses parents ne décident qu'il était temps pour elle de se marier et de rester au foyer.

Son père devait faire affaire dans la ville. Peut-être pourrait-elle le convaincre de consentir un détour par la cathédrale de Vama. Ils ne pouvaient tout de même pas ne pas visiter un tel lieu ! Il y avait aussi le port dans lequel elle aurait aimé se promener… En réalité, elle devrait probablement attendre sagement dans une auberge inconnue que son père termine de régler ses affaires. Après quoi ils repartiraient rapidement… sauf si elle arrivait à extorquer une petite excursion.

Toute à ses rêveries, le trajet se passa plus rapidement que la jeune fille ne s’y attendait. Ce qui lui parut en revanche une éternité, ce fut quand elle se retrouva effectivement à une table à écouter son père traiter d’affaires diverses et variées. Aïstra avait été formée depuis quelques années à la gestion d’une auberge et, les premiers temps, elle écouta attentivement le marchandage, comparant le prix des denrées entre sa ville natale et la capitale. Seulement, son père avait mieux à faire que répondre à ses questions et bientôt la conversation commença à ennuyer la jeune fille qui n’avait de toute façon pas son mot à dire et se sentait quelque peu exclue.

Profitant de ce que leur interlocuteur soit allé chercher à boire au comptoir, elle demanda à son père de bien vouloir l’emmener s’asseoir à l’extérieur. Celui-ci hésita un instant, puis, estimant que le quartier n’était pas mal famé, à défaut d’être luxueux, il accepta de la guider vers la porte, la laissant finalement assise sur un muret à proximité. Il faisait beau, et il était plus agréable de sentir la brise sur son visage que de respirer l’odeur confinée de la salle commune de l’auberge.

Aïstra commença par écouter le va et vient des passants, s’amusant à deviner au bruit des bottes quel était l’homme qui venait de passer d’un pas pressé, au froissement des tissus, la mise d’une dame, aux piaillements excités la course d’un groupe d’enfants… Puis lorsqu’elle se fut lassée, elle se concentra sur les conversations les plus proches, dans l’espoir d’entendre d’autres langues. Mais dans la période actuelle, il y avait tout de même peu de chance que cela arrive.

N’entendant parler que les habituels joyellien et matroscien, elle laissa peu à peu son esprit dériver, jusqu’à avoir envie de se changer les idées par un petit air de musique. Elle n’avait bien sûr pas pu emmener l’ensemble de ses instruments, mais possédait au moins une petite flûte dont elle égrena bientôt quelques notes. Si le son n’était pas exceptionnel, Aïstra avait en revanche le mérite de pratiquer depuis toute petite et la mélodie n’était pas désagréable. Alors que ses doigts couraient le long du bois avec agilité, elle eut soudain une étrange sensation. Elle n’aurait su dire comment elle le savait, mais on l’observait. Sans doute parce que jouer de la musique en pleine rue attirait toujours un peu l’attention. Mais dans cette ville étrangère, elle ne se sentait pas assez à l’aise pour avoir envie de se faire remarquer. Elle laissa la dernière note en suspens et se demanda depuis combien de temps elle attendait là.
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Mer 31 Juil 2013 - 14:52

Depuis qu’Ithar s’en souvienne , son père allait tout les ans à Sant poséïnos. Les « Rencontres marchandes intercommunautaires » étaient le seul moyen pour père de se rendre là bas sans trop attirer l’attention. Un ramassis d’apprentis marchands, bruyants comme la poudre l’occultaient à la perfection. Et il y en avait !! Père s’y rendait pour participer à la réunion extraordinaire du syndicat des producteurs de bière officiellement. Même si il n’avait pas voix au chapitre au moins serait il au courant des variations des prix avant ses confrères qui eux, avait la flemme de faire se voyage, pour un bénéfice qu’ils considéraient insuffisants.
Officieusement il en profitait pour  rafler des produits rare qui n’était disponible qu’a Sant Poséïnos et qui faisait sa renommé à Vanylle


Cela faisait trois mois qu’Ithar attendait ce moment. Cette Année il irait là bas lui aussi. Le début de sa formation d’intendant allait commencer. Première étapes : reconnaitre la valeur des produits. Ce serait sa première sortie hors de Vanylle. D’après ce qu’il entendait régulièrement au Bar à Cas les filles là bas était plus douce que la peau d’un enfant et plus belle que la plus belle des femmes Vanyllienne.

Trois mois d’attente réduit à néant. Il était dans la rue de Sant Poséïinos. Les pavés avaient remplacés la terre battue. Les Colporteurs avaient remplacés les filles de joies. Les bourgeois vêtu de vêtement riche et lourd avait remplacés les clients trop alcoolisés. Nul femme capable de maintenir la légende et l’humeur de son père n’était pas pour arranger les choses. Vraisemblablement cette année Brand Sigvald avait lui aussi fais le voyage pour se tenir informer du cours de la bière.

Ithar fut tiré des sa rêverie :
" Reste la et essaye de ne pas t’attirer d’ennuis le  Cyclone "

Ah, père avait remarqué que je m’ennuyais et pressentais le désastre. Je n’allais pas rester la toute la journée à le suivre et l’écouter faire des politesses à des inconnus. Alors que père rentra dans l’établissement qui ressemblait vraisemblablement à une joaillerie, je couru droit face à moi en évitant les passants et obliqua au premier embranchement sur la droite. Je ne devais pas être le premier à commettre cette exaction au vue du regard blasé, voir attristé des passant.

Treize seconde d’avance seulement. C’était probablement l’une des avances les plus réduites qu’il ai eu avant d’entendre le sempiternelle refrain paternelle
: "  Ithar, Ramène tes tripes à mes pieds ou si je te trouve , tes oreilles serviront de boutons de manchette à ma chemise "

A vanylle cette déclamation n’aurais eut pour effet que de déclenché un fou rire général. Ici, dans ces quartiers, elle déclencha une peur panique aux passants qui s’écartèrent tous pour laisser le passage au père en furie. Fuir son père dans Vanylle était devenu comme un loisir quotidien. Courir sur les pavé dans des ruelles inconnus poursuivit par un père en furie était un tout autre sport qui lui était bien plus dangereux. Glissant à moitié sur ses bottes élimées, bousculant les passants et courant de ruelle en ruelle, Ithar fini par semer son père. Du moins il ne l’entendait plus hurler ce qui lui garantissait une certaine distance de sécurité.

Ithar repris alors son souffle. Ses poumons étaient en feux. Ses yeux le brulaient et il avait fini de déchirer le trou naissant au genou de son pantalon Durant sa fuite il s’était complètement égaré, Éloigné de son père qui était la seule personne capable de le raccompagner à bon port. Il était perdu, seul à une distance suffisamment grande de son foyer pour ne pas être capable de l’estimer.

Tentant de reprendre le contrôle de ses sens et de son corps, une mélodie va à ses oreilles. A défaut de lui annoncé le chemin ce son avait le mérite d’être réconfortant. Il vit alors cette jeune fille. Assise sur un muret une flute à la main. Ithar s’en rapprocha et alors qu’elle n’était plus qu’a quelque mettre de lui elle s’arrêta de jouer.
Sa gorge encore en feu et à moitié nouée d’angoisse, il ne pus réprimer la question qui lui bruler les lèvres de sa voix grave et rythmée :

"Par les Vents plats, pourquoi arrêtes-tu de jouer ?"
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Mar 6 Aoû 2013 - 2:46

"Par les Vents plats, pourquoi arrêtes-tu de jouer ?"

Aïstra marqua un temps d'arrêt, se demandant si l'homme qui venait de parler s'adressait à elle. N'entendant aucune autre réponse, elle dut en tirer la conclusion qui s'imposait. Vint alors une brève analyse : il parlait le joyellien, donc il était probablement étranger à Matroos. Une voix relativement jeune, mais plus celle d'un enfant. Un accent... qu'elle déterminerait peut-être s'il reparlait. Elle n'avait de toute façon pas le temps de se poser davantage de question au risque de paraître grossière et qu'il s'agace de son mutisme.

Bien que ne pouvant le voir, elle s'était spontanément tournée vers lui, les yeux légèrement baissés. Elle avait depuis longtemps remarqué que c'était là l'attitude qui mettait ses interlocuteurs le moins mal à l'aise. Certains ne s'apercevaient même pas de suite qu'elle était aveugle, c'était plus agréable que d'avoir l'impression d'être fixé d'un regard vide.


" Pourquoi devrais-je poursuivre ? " rétorqua-t-elle d'un ton léger en baissant sa flûte.

Elle avait perçu les accents quelque peu tendus dans la voix du jeune homme, aussi elle se tenait spontanément sur la défensive, bien qu'elle ne veuille pas paraître agressive. Et puis, elle devait reconnaître qu'elle n'avait jamais aimé qu'on se permette de lui dire ce qu'elle devait faire. A plus forte raison lorsqu'il s'agissait d'un étranger.

" Je ne suis pas artiste de rue, " précisa-t-elle un instant plus tard, comme pour nuancer sa réaction.

Non, bien-sûr : elle n'en avait ni la mise, trop soignée, ni l'attitude, trop réservée. Elle se tut, tentant de déchiffrer l'attitude de son interlocuteur. Si elle occultait cette question qui lui avait paru étrange, ne restait que le soupçon d'angoisse dans la voix du jeune homme pour se faire une vague idée de son état d'esprit. Ce n'était tout de même pas parce qu'elle avait cessé de jouer qu'il se sentait mal ? Absurde ! Elle hésita un bref instant avant de reprendre doucement :


" Est-ce que tout va bien ? Puis-je vous aider ? "

Ce n'était pas souvent qu'elle avait l'occasion de proposer son aide, elle était même beaucoup trop souvent dans la position inverse à son goût. Mais pourquoi pas... Bien-sûr, elle l'avait vouvoyé, ne se permettant pas les mêmes familiarités que lui. Si elle n'allait pas s'offusquer de la liberté qu'il venait de prendre, il n'était pas question pour autant de suivre cet exemple. Peut-être n'aurait-elle pas dû engager ainsi la conversation avec un parfait inconnu, mais cette rue n'était pas un coupe-gorge et de toute manière, elle ne pouvait aller bien loin. Alors autant chasser un peu l'ennui...
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Mer 7 Aoû 2013 - 13:39

"Est-ce que tout va bien ? Puis-je vous aider ?"

Décidément cette fille était surprenante. Non seulement, on aurait cru qu'elle prit ombre de sa question, mais en plus elle le vouvoyait. Surement était-elle issue de la noblesse pour parler ainsi. A Vanylle elle lui aurait tout simplement répondu dégage morveux. Quoiqu'il en soit, ses notes de flutes était plus qu'apaisante et lui avait fais quasiment oublier la situation périlleuse dans la quelle il se trouvait.

Après avoir jeté deux trois coups d'œil derrière lui et s'être assurer qu'aucun signe du paternel était en vue, Ithar s'approcha doucement de la jeune demoiselle. Il l'examina rapidement. Elle baissait la tête?? Une fille de la noblesse qui vous vouvoie en baissant la tête!! Décidément ici rien n'était normal. Enfin Ithar n'avais jamais rencontré de gens de haute naissance. Peut être était-ce ainsi. Encore que ce comportement différait beaucoup des rumeurs qu'il avait entendu Cependant elle acceptait de lui parler alors que les autres gens l'ignorait ou même le repoussait alors autant se poser un peu.


De sa démarche qu'il voulut assurée mais qui suite à la course poursuite ressemblait plus à l'ultime traine d'un vieillard décrépi il s'approcha du muret et s'assit sur celui ci d'un petit saut.

"Ce n'est pas vraiment de l'aide mais j'aimerais que tu te remettes à jouer de la flute. C'est agré....

Interrompu dans sa phrase Ithar fut soulevé du sol par le col tandis que son père en furie, lui arrosa généreusement les tympans.


"ITHAR, espèce de raclure de fond de cale décrépis, qui t'a permis de t'en aller"


Complètement paniqué et conscient d'offrir un spectacle ridicule à tout le voisinage Ithar devait trouver une solution derechef. La fuite était désormais impossible car ses pieds ne touchaient plus le sol. Et puis fuir signifiât d'une part passer pour un couard et deuxiement d'oublier la fin de la mélodie de flute.


" Euh, Cette jeune fille de la noblesse s'était fait subtiliser sa flute par un voleur, alors je me suis dis que je pouvais mettre à profit ma musculature athlétique pour rattrapé le dit voleur. Bon il a lâché son butin et pris la fuite dès que je l'ai rattrapé"

"t'en fait une belle de musculature athlétique. Vous devriez faire plus attention à votre flute jeune demoiselle!!"
La sermonna Styrr Daros en mâchant un mot sur deux comme s'il parlait à sa propre fille.
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Jeu 8 Aoû 2013 - 8:36

Pour être parfaitement honnête, elle aurait préféré qu'il lui réponde que, non, tout allait pour le mieux, et qu'il reparte comme il était venu. Passer le temps était une chose, mais de là à discuter seule avec un parfait inconnu... Si elle le faisait souvent à l'auberge, elle avait un cadre sécurisant. Ici, c'était loin d'être le cas, bien qu'elle doute que son père la laisse sans surveillance bien longtemps. Enfin... elle avait toujours du mal à se faire une idée précise de l'heure.

Seulement, l'étranger s'approcha jusqu'à s'asseoir près d'elle sur le muret. Aïstra avait suivit le mouvement en restant tournée vers lui, autant par politesse que par prudence. Même sans voir, elle n'aimait pas tourner le dos à un potentiel danger. L'accent de Vanylle suscita aussitôt de l'intérêt chez la jeune femme. Une fraction de seconde seulement, car l'arrivée brutale d'un autre homme la fit se lever précipitamment, effrayée. Une main légèrement levée devant elle comme pour se protéger bien qu'elle n'ait pas lâché sa flûte, l'autre vint chercher le rebord du muret afin de ne pas se perdre.

Aïstra avait déjà vécu ce genre de situation plusieurs fois, à l'auberge. Des clients mécontents - quoiqu'elle aimait à penser que ces derniers étaient de mauvaise foi - des ivrognes, parfois... Elle n'était alors pas seule, sa famille ou des habitués prenaient la situation en main rapidement. L'établissement était bien fréquenté. Mais ici... Cette violence lui faisait peur.


" Euh, Cette jeune fille de la noblesse s'était fait subtiliser sa flute par un voleur, alors je me suis dis que je pouvais mettre à profit ma musculature athlétique pour rattraper le dit voleur. Bon il a lâché son butin et pris la fuite dès que je l'ai rattrapé"

Ah. Jolie tentative de rattrapage. Aïstra hocha la tête pour confirmer le mensonge. Un petit mensonge sans grande conséquence si ce n'était pour celui qui l'avait proféré. or, elle n'avait aucune raison de vouloir du mal au jeune homme. Ithar, puisque c'était son nom. Et puis, elle aurait bien aimé que l'autre inconnu se calme. Elle n'allait pas non plus nier appartenir à la noblesse, même si l'idée en d'autres circonstances eut pu la faire mourir de rire. Si cela pouvait faire baisser d'un ton à l'hystérique qui maugréait... Ah non, en fait, il reprit un instant plus tard, la faisant tenter de reculer d'un pas malgré le muret.

Que répondre à cela ? Puisant dans toutes ses ressources de calme, Aïstra se força à redevenir maîtresse d'elle-même et afficher un air moins effrayé. De toute façon, en pleine rue passante, que pouvait-il bien lui arriver ? Hum... il ne valait mieux pas penser à ça.

" J'y songerai, à l'avenir. S'il vous plait messire, votre compagnon dit vrai, il n'a fait que m'aider, il ne mérite pas votre colère. "

Oui, tant qu'elle était lancée à répondre, autant faire les choses bien et tenter de disculper le pauvre Ithar. Le ton était posé, sans agressivité, mais ferme. Pour ce qui était de calmer les conflits par la parole, on disait qu'elle se débrouillait plutôt pas mal. Restait à voir si cela était aussi efficace avec les vanylliens... Stoïque, elle cessa d'avoir l'air sur le point de fuir.

Et tout en parlant, elle les imaginait... Un jeune homme à la musculature... ben, pas athlétique, du coup. Sans muscle, alors ? Du genre à se faufiler partout ? Hum, pourquoi pas. Le genre vif, comme sa langue qui avait l'air bien pendue, pour inventer des excuses à une telle vitesse. L'autre... Un grand costaud entre deux âges. Peut-être une grosse barbe et des gros poings aussi. Et les deux... assez proches devant elle, parce qu'au son de leurs voix, elle avait la vague impression qu'ils luttaient d'une manière ou d'une autre. Pas en roulant sur le sol, bien sûr, mais de façon plus subtile, leur intonation s'en ressentait. La jeune femme aurait donné cher pour savoir ce qu'il en était mais, comme toujours, elle ne s'accorda pas la question qui lui brûlait les lèvres. A la place, elle en risqua une autre :


" Je m'appelle Aïstra Delatoran, à qui ai-je l'honneur ? "

Oui, c'était quelque peu décalé dans cette situation, mais elle avait encore une fois parlé simplement, sur le ton de la conversation, sans y mettre les formes qui auraient pu paraître moqueuses. Car elle n'avait pas affaire au haut de la société, elle en était certaine. Peu lui importait, si ce n'était qu'elle n'en était que plus méfiante.

Cette manière de faire n'était qu'une façon de désamorcer le conflit en revenant à des bases plus courtoises. Une façon de sous-entendre que l'on était censé être entre gens civilisés... ou du moins elle l'espérait.
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Mar 13 Aoû 2013 - 14:22

Ithar essaya en vain de reprendre de l'aplomb alors que ses pieds ne touchaient pas le sol. Quand ce genres de situations arrivaient il n’essayait même plus de se libérer de l’étreinte de son père qui était surnommé Styrr l'ours.Il s'épousseta quand même le dessus de sa veste en cuir . Comme il disait, le style c'est la moitié du prix de négocier.Il remonta ensuite son pantalon. Voila fin prêt pour l'ultime tentative de survie.

Il y a pas à dire, Ithar était d'un ridicule mais au moins il n'en avait pas conscience et sa confiance était intacte.


"Je suis Ithar Daros le Magnifique" répondit Ithar d'une voix étouffé toujours suspendu en l'air.

Elle détourne l'attention du paternel. C'est un choix dangereux mais au pire c'est elle qui s'attirera ses foudres.Autant continuer à jouer le crétin. Ça raccourcira ce petit jeu et je pourrais peut être retoucher le sol avant la semaine prochaine. Pour le coup je vais essayer de rester tout de même discret et de me faufiler au dernier moment...Arf je ne peux pas . J'aimerais vraiment entendre la fin de cette mélodie. Elle a l'air de jouer vachement bien. Et puis ça change des tambour de vanylle. En plus elle m'a aidé , je ne peux pas la laisser seul avec le pater fou furieux. Ithar fut tiré de ses pensées par un mouvement de va et vient sec qui lui donna la nausée

Je dirais plutôt Ithar l'abruti. Pardonnez le. Je suis son père , Styrr Daros. Nous sommes en voyage d'affaire et il ne tiens pas en place. j'espère qu'il ne vous à pas trop dérangé en courant après votre agresseur" L'ironie perçait à merveille malgré sa voix grave et énervées .

Arf , le paternel était vraiment malin.En même temps une grande partie de ce que racontait ithar était quasi tout le temps faux. Il est possible aussi qu'Ithar fut le pire menteur que la terre est porté. Quelque soit la raison Ithar en fut récompensé par un vol plané d'un bon mètres .

Il s'étala d'un bruit sourd, couvert par un bruit de verre. Tant pis pour la bouteille de gnôle qu'il avait réussi à prendre à son père. Heureusement celui si devenu sourd suite au boucan des nombreuses bagarre d'homme ivre dans le Bar à Cas n'avais rien entendu.Ithar avait par ailleurs l'habitude de supporter les humeurs de son père qui était très souvent colérique quand les fin de mois n'était pas satisfaisantes pas. Ce qui arrivait de plus en plus.

Plus par réflexe qu'autre chose  Ithar vérifia que tout était encore dans ses poches, roula sur lui même pour se mettre sur le ventre puis  se remis donc à quatre patte pour se relever et se retrouver nez à nez avec les yeux de son interlocutrice.

"Whouuuuuaaaa , tes yeux sont tout....
Bonnement très jolis " Finit son père en lui flanquant un coup de bottine dans l'arrière train.
Mon fils n'a que trop peu l'habitude de fréquenter des gens de bonne naissance. J'ai quelques taches à accomplir en ville et elles ne l’intéressent vraisemblablement pas. Cela vous dérangerait il de le surveiller? Enfin de lui éviter de s'attirer trop d'ennuis du moins"

Cette question avait un léger air d'appel à l'aide voir de supplique.
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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   - Ven 16 Aoû 2013 - 13:49

"Je suis Ithar Daros le Magnifique"

Dans une autre situation, Aïstra n'aurait sans doute pas pu retenir un sourire amusé. Pour le moment, elle priait pour que l'homme énervé se calme quelque peu et reprenne un dialogue moins violent. Et puis, elle ignorait ce qu'il faisait, mais Ithar semblait manquer d'air, ce qui n'augurait rien de bon. Elle imaginait aisément l'autre le maintenant d'une poigne un peu trop ferme. Et pourtant, le jeune homme avait pris la peine de répondre comme si de rien était... étrange. Pas de quoi mettre la jeune femme en confiance, en tout cas, et cela se voyait, même si elle s'efforçait de garder son calme.

" Je dirais plutôt Ithar l'abruti. "

Aïstra fronça légèrement les sourcils. Elle n'aimait pas les insultes et, pour le moment, celui qui se comportait à son sens de façon pas très fine, c'était cet homme qui se permettait de donner des leçons. Pour ce qui était de faire face à des personnes qui se croyaient meilleures que les autres, elle avait eu sa dose et c'était une attitude qu'elle n'appréciait guère. Rabaisser autrui pour le plaisir... sa peur se mêla à la colère bien qu'elle ne le montre pas. D'autant que c'était peut être complètement stupide de sa part, peut-être que le jeune homme méritait cet accès de moquerie ? Après tout, elle ne le connaissait pas.

" Pardonnez le. Je suis son père , Styrr Daros. Nous sommes en voyage d'affaire et il ne tiens pas en place. j'espère qu'il ne vous à pas trop dérangé en courant après votre agresseur. "

" Il n'y a rien à pardonner. "

Cet homme commençait à l'agacer sérieusement en plus de lui faire peur. Elle avait toujours eu horreur de ceux qui s'estimaient supérieurs aux autres, et c'était exactement la mauvaise impression que le dénommé Styrr lui faisait. Il y eu un mouvement brusque qui lui arracha un nouveau mouvement de recul effrayé. Mais qu'est-ce que cet homme avait donc pour agir de la sorte ? Aïstra aurait donné cher pour se trouver loin de là, mais apparemment, nul secours ne semblait venir. Un bruit sourd, du verre brisé qui fut évidemment entendu par l'ouïe fine de la jeune femme, quoiqu'elle ne puisse deviner de ce dont il s'agissait. A présent, elle avait surtout peur que l'homme s'en prenne à elle malgré ses mots qui se voulaient conciliants.

Un nouveau mouvement, très proche d'elle, cette fois, et elle tenta encore de se reculer. Elle fut surprise d'entendre Ithar. Ah... ses yeux... Elle haussa les épaules à l'inttention du père comme pour balayer la tentative maladroite de rattraper les mots de son rejeton. La suite du petit discours acheva de la laisser bouche bée. Il... la prenait vraiment pour une nourrice improvisée ?

La peur n'ayant pas tout à fait disparu, ajouté au fait qu'Aïstra aurait donné n'importe quoi pour se débarrasser du bonhomme, la jeune femme acquiesça finalement.


" Je vais essayer. Bon travail. "

Deux derniers mots pas vraiment très chaleureux, qui sonnaient plus comme un "bon débarras" qu'autre chose. Aïstra attendit que le père se soit éloigné pour se tourner vers l'endroit où elle pensait qu'Ithar se trouvait et esquisser un léger sourire un peu gêné.

" Vous allez bien ? "

Elle espérait que oui. Bon, elle ne le connaissait toujours pas vraiment, mais de ce qu'elle en avait vu, il ne paraissait pas très doué pour se tirer d'un mauvais pas face à son père et cela prêtait plutôt à la sympathie. Elle se demandait quel âge il pouvait avoir. A la voix, elle aurait dit à peu près son âge, au comportement, un peu moins peut-être. Elle aurait d'ailleurs apprécié qu'il se dépêche de dire quelques mots, ne serait-ce que pour avoir une idée de son état d'esprit.

" Alors comme ça, tu... vous êtes du genre à vous attirer des ennuis ? "

Difficile de savoir comment se comporter avec lui. Elle restait un peu sur la défensive, bien qu'elle se soit rassie sur le muret, preuve qu'au moins lui ne l'effrayait pas.

" Vous n'allez pas m'attirer des ennuis à moi, j'espère ? " reprit-elle finalement, mi amusée, mi sérieuse.

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Posté dans Re: Une rencontre inattendue   -

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