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Que la fête commence !

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Milice

On m'appelle Loghan Karano


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RANG: Officier Capitaine
VILLE & APPARTENANCE : Sant Poseïnos
MON AGE : 33
Masculin
MESSAGES : 214
AGE : 22
INSCRIT LE : 09/01/2013
PSEUDO HABITUEL : Törjana
Joyaux : 175
http://www.ile-joyaux.com/t1292-carnet-du-capitaine-karano#34470 http://www.ile-joyaux.com/t1289-capitaine-loghan-karano-a-votre-service#34396
Posté dans Que la fête commence !   - Ven 9 Aoû 2013 - 15:20

Spoiler:
 

Ces terres recelaient de mystère et son manteau blanc permanent de faisait qu'accroitre cette impression. À Matroos on était loin de ce type de paysage, plus habitué au climat tempéré et à la verdure. Ici tout n'était que neige, froid et tempête, la vie se faisait de plus en plus dur dans le camps. Mais là où les Boréaliens comptaient eux sur leur nombre, les Miliciens comptaient eux sur leur expérience.

Loghan était en pleine préparation pour la petite 'expédition' dont il avait été commandité par le bras-droit quelques temps plus tôt. Une unité de reconnaissance allait bientôt partir en direction de ce fameux points inconnu qui avait éveillé l'attention du capitaine. Son intuition lui avait dit qu'il devait y avoir quelque chose là-bas et de non négligeable. Les données à ce jour fourni étaient maigre, mais il n'y avait pas d'autre solution pour corriger cela que d'aller sur place. Ainsi ces derniers temps il s'étaient afféré à constituer l'équipe qui allait partir dans cette mission et fit très attention à ses choix.

Le temps était venu pour briefer l'escouade avant de se mettre en route, la mission devait être expliqué clairement, sans pour autant faire de discours. Sous une tente, Loghan réglait les derniers détails sur sa carte avant de se retourner vers l'équipe qui séjournait devant lui. Une dizaine de soldats comprenant aussi un ingénieur, et un médecin. L'officier les regarda un à un puis se pencha sur la carte avant de commencer.

-"Je ne vous referai pas un résumé de la réunion s'étant tenue auparavant avec le bras-droit. Nous sommes sur le point de nous lancer dans une mission qui va demander la plus grande vigilance. Notre objectif est de nous frayer un chemin vers une position nécessitant une reconnaissance, nous soupçonnons une concentration importante de Boréaliens dans cette zone. Cependant la 'route' pour y accéder traverse certains territoires et ceux-ci seront surement surveillé par l'ennemi. C'est pour cela que notre équipe en est réduite au minimum : la discrétion et la rapidité seront les maitres mots. Nous devrons pas nous faire repérer, et pour nous aider dans notre tâche un appareil de reconnaissance nous précédera d'une centaine de mètres. À la moindre alerte, nous ferons demi-tour … Est-ce assez clair ?"-

Attendant les réactions, le capitaine les observait tous attentivement. L'équipe devait bientôt se préparer à partir quoiqu'il advienne, la mission allait commencer d'ici peu.

- - -

Cela faisait maintenant quelques heures que l'escouade quitta les campements de la Milice. L'appareil de reconnaissance fonctionnait et donnait un retour continue, permettant en cas de danger d'être alerté. L'équipe progressa dans les terres enneigées et s'orientait du mieux qu'elle pouvait. À présent ils ne pouvait que compter que sur eux-mêmes, et mieux valait prier pour que rien de grave n'arrive. Pour le moment aucune rencontre hostile n'était à déclarer, le capitaine et ses Hommes progressèrent tant bien que mal. Les conditions climatique et le terrain n'étaient pas en leur faveur, mais il fallait faire avec. Tandis que l'escouade continua toujours d'avancer, l’environnement lui fit tout pour les freiner. Un détail laissa cependant perplexe, pourquoi n'y avait-il personne ?

-"Restez bien sur vos gardes, nous sommes en plein territoire ennemi … Ils peuvent nous tomber dessus à n'importe quel moment."-

Une étrange impression envahit Loghan. C'était peut-être dû au grand espace à priori vide qui l'entourait, ou bien à autre chose … L'appréhension. L'officier s'était préparé à une quelconque confrontation mais la seule chose qu'il redoutait, était la prise par surprise. Déjà qu'ils n'étaient pas nombreux, l'équipe risquait probablement d'être dans une situation des plus critiques en cas d'attaque surprise. C'était pour cela qu'il rappela à chaque occasion qu'il fallait rester vigilent et observer partout. Demandant à l'ingénieur de consulter les signaux de l'appareil, ce dernier informant qu'il n'y avait aucune activité à déclarer. Plus ou moins rassuré, Loghan fit un signe au groupe pour leur dire de continuer la marche.
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On m'appelle Invité

Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mar 13 Aoû 2013 - 12:41

Ce paysage lui était si étrange, peint de blanc et de bleu pour l’essentielle, il lui semblait à ses yeux que toutes les teintes de gris et de jaunes pouvaient jouer dans les ombres et la lumière qui se reflétaient contre cette substance blanche, moutonneuse, qui s’affaissait sous ses pieds. Il y faisait une température, à cet endroit, si radicalement différente de celle qu’elle avait connue toute sa vie jusqu’à maintenant, que ses joues et ses lèvres avaient pris des teintes rougeâtres, frappés par les vents et l’ambiance d’humidité. Il faisait sec, froid, et toutes les couleurs du monde miroitait dans la paume de sa main avec laquelle elle avait prit de pleine poignée cette poudreuse glacée, le soleil s’y capturant comme de petit diamant avant que tout ne fonde entre ses doigts, se perdant dans une eau fraiche qu’il lui plut de boire. C’était revigorant, terrifiant à la fois, ce territoire qui lui était aussi inconnu que le corps d’un homme.

Ses mains gantées, habillée plus que de coutumes pour soutenir une vivacité de corps et d’esprit dans cette température, les lames aiguisées durant son voyage et ses pots, remèdes et autres flaques éparpillés à sa ceinture, Frionel avait rapidement prit connaissance du camp et des us et coutumes de l’endroit, rencontrant ses supérieurs, se prenant une mission quelques jours après sa nomination. Savoir que le travail ne manquait pas réchauffait légèrement la vieille fille, au moins aurait-elle de quoi faire tout de suite.

Les cheveux bien installés sous son capuchon, elle écoutait le capitaine Karano, ses yeux vifs et légèrement mouillés par l’air ambiant, plissé par la réflexion hasardeuse du soleil contre le sol blanc, l’observant avec sérieux.
La zone présentée lui semblait un drôle d’emplacement, en général, mais les explications étaient clairs et s’il y avait matière à trouver, Frionel trouverait.

*

Cela faisait effectivement quelques temps que le campement de ma Milice n’avait pas revue le Capitaine et le lieutenant. Davoth avait laissé son FGCI 77 là-bas, aillant plus confiance en ces lames dans cet environnement qu’en une énergie qui semblait contre carré par la température ambiante. Ainsi donc armée et sur ses gardes… le commentaire du Capitaine, au fil de la marche, ne fit que sourire Frionel qui se tenait vaguement vers son arrière droite. S’il y avait bien une chose que combattre les pirates lui avaient apprise, c’était que chaque territoire avait tendance faire partie intégrante de son peuple… ou cache, ou grotte… ou navire.

Mais loin d’elle toute idée de moquerie et son attention, conduit sur l’absence de bruit autre que leurs pas froissant le duvet blanc du sol, avait quelque chose que forcément suspect. Ses yeux verdâtres tentèrent de s’attarder sur chaque détail pouvant se dénoter du paysage, une embuscade venant du sol, peut être… l’espace était probablement loin de cacher aux hommes du froid leurs présences visuelles, d’autant plus que les soldats, du moins ceux qui n’étaient pas encore habituer, comme elle, à cette matière sous les pieds, avaient une démarche plutôt mal mise, lourde.

Tournant sur elle-même, à la recherche d’une végétation ou de tout type de signaux visuelles, odorat, ouïe, vue, ses mains se placèrent sur l’une de ses demi-lames, l’autre écartant sa capuche pour mieux observer de tous les côtés.

Puis, la marche reprit, simple et répétitive. Le vent sentait quelque chose de très étrange, une odeur loin de celle de Vuulte. Quelque chose de pure, peut être bien. Ses pas reprenant aux rythmes de ses camarades, l’une de ses longues tresses rouges glissa du creux de son capuchon, venant rebondir le long de son corps comme une grande goutte de sang dans le paysage aussi immaculé. S’il y aurait quelque chose à remarquer de la troupe de soldat, ce serait sûrement cette démarcation coloré, attirant à tort ou non une agression, un assaut sur sa personne… évitant au capitaine de se faire prendre en premier. Rien n’était moins sûr, mais l’idée de sacrifice n’étant pas quelque chose donc Davoth avait horreur.

Remontant son rythme pour atteindre l’hauteur de son supérieur, elle s’ajusta à ses pas.

- Croyez vous que les soupçons sur cette zone n’aurait pas été spécifiquement créé par les Erfeydes.... ? Une activité déterminée à nous y attirer, à soupeser nos forces, notre manière d’agir ?

Elle murmurait comme la fumée de son souffle se perdait de ses lèvres au paysage, ses yeux deux couleurs couvant l’horizon.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Que la fête commence !   - Ven 23 Aoû 2013 - 15:26

Draighean et les autres éclaireurs de la petite troupe sélectionnée pour la mission d’aujourd’hui s’étaient levés avant l’aube. La veille, ils avaient reçu les derniers ordres de leur chef sur le but de leur mission et s’était couches tôt pour être au mieux de leur forme. Ils avaient quittes le camp et chevauché leurs yagocks en avant du gros des troupes. La troupe se composait d’une petite douzaine d’hommes, majoritairement des éclaireurs et tous étaient dans la vingtaine. Draighean avait noté le fait la veille quand la sélection avait été faite et en avait conclu la seule explication possible. Ceci était probablement un commando suicide.

Qu’à cela ne tienne, les honneurs n’en seront que plus grands et plus satisfaisant pour les survivants.

Ils avaient chevauché pendant deux bonnes heures et se trouvaient entre les étrangers et le passage. Ils n’étaient pas encore en vue de l’armée des envahisseurs mais Draye savait qu’ils étaient en route. C’était la seule route possible dans ce paysage escarpé. Le moment était venu d’établir la stratégie qui allait déterminer leur succès…

*

Draighean descendit de sa monture et invita les autres à en faire de même. Elle baissa le foulard qui lui protégeait la bouche et le nez contre la neige et regarda les hommes et femmes dont elle avait la charge. Elle prit une grande inspiration et un air déterminé. Ce qui allait suivre allait changer le cours de leur vie. Elle leva le menton, se grandissant ainsi et se lança :

« Nous y voilà, frères et sœurs, vous le savez, l’ennemi a franchi le Mur et s’avance vers nous ! Il nous est supérieur en nombre et leurs armes sont très étranges, elles utilisent l’ithylium en l’avilissant. Nous ne savons rien d’eux, si ce n’est leurs intentions, et celles-ci sont de nous voler nos terres. Mes frères… Il est de notre devoir de les repousser et pour cela nous devons user de stratégie. Oui je sais que certains d’entre vous préfèreraient juste leur taper dessus, mais là nous devons taper fort avec tout notre clan, avec tout notre peuple ! Il ne s’agit plus de tabasser quelques déserteurs et hors  la loi, il s’agit de montrer que nous sommes des guerriers et que notre terre nous appartient, à nous. Le Gardien nous a montré la voie ! Il a zigouillé leur porte-parole comme on écrase un insecte. Ceci est notre test, le Gardien nous met à l’épreuve je le sais ! Nous avons stagné trop longtemps, les légendes sont vieilles maintenant, le Gardien veut la preuve que notre sang est toujours chaud ! Prouvons le lui mes frères et sœurs et amenons l’ennemi a nos guerriers. Soyons les légendes d’aujourd’hui ! Que la neige se teinte de rouge ! Les Erfeydes aux Erfeydiens ! Pour les Bois de Kouns ! Pour les Erfeydes ! POUR LE GARDIEN ! »

Scanda-t-elle en se frappant la poitrine du poing. Elle regarda ses frères et ses sœurs d’armes avec fierté. S’ils doivent mourir ils le feront fièrement pour le Gardien. Les couards n’ont pas leur place sur le champ de bataille. Elle reprit plus bas, sur  le ton de la conversation, sa voix résolue et ferme.

«  Voilà ce que nous allons faire. L’ennemi est à pied. Nous avons un peu de temps devant nous. Le but est de les amener au passage comme vous le savez. Nous allons donc laisser une piste qu’ils pourront suivre. Mais attention, le but va être de leur donner quelque chose à ferrer mais je ne veux pas qu’ils y aillent le cœur vaillant et excité à l’idée de la bataille. Nous devons les guider et nous devons leur saper le moral. Nous ne savons pas grand-chose d’eux, mais ils en savent encore moins sur nous. L’idée serait de les mener au passage fourbus de leur marche, fatigues parce que le froid ne leur est visiblement pas coutumier, et avec la peur au ventre. Nous devons créer un climat horrible et démotivant pour eux. Alors écoutez-moi. Andlat et Fjorlag vous avez des liens de type glace et je sais que vous pouvez faire tomber la neige sur eux. Je voudrais que vous vous relayiez pour que la neige tombe constamment sur eux. Vous les survolerez avec les yagoks en restant aussi haut que vous le pouvez de manière à être indétectables. Le fait qu’ils n’aient pas poursuivi les éclaireurs des Dawns indiqueraient qu’ils ne puissent pas voler mais on est jamais sûr de rien. Donc essayez de rester hors de portée. Dans le cas contraire que l’une de vous rapporte le fait au plus vite au chef. L’information est vitale dans ce genre de combat. La neige les ralentira et rendra leur progréssion difficile et fatigante. »

Elle fit un signe de tête aux deux jeunes filles et celles-ci se préparèrent pour leur tâche. Draye se tourna ensuite vers le reste du groupe.

« Nous devons laisser une piste pour cela il nous faut des empreintes, des signes, des odeurs. Pendant que les filles feront neiger sur eux, nous autres allons créer des repères. Ils marchent et nous volons. Le passage est à trois heures de vol mais trois jours de marche. Ils ne savent probablement pas que nous pouvons voler. Je vous propose l’idée suivante. Nous allons chausser nos skis, nous accrocher à nos yagoks et  ils vont nous tirer comme des cerfs-volants, de cette façon nous pouvons créer une piste en un rien de temps et à des intervalles réguliers nous laissons d’autres traces comme un feu ou de la neige toute piétinée partout comme pour donner l’illusion d’un campement. Tout le monde a compris ? Si c’est bon tout le monde aux yagoks. Oh ! Et j’ai également un autre projet. »

Se rappela-t-elle à la dernière minute et elle se tourna vers un homme plus vieux que les autres, qui n’était pas un guerrier comme le reste de la troupe et qui sans avoir l’air d’être tombe de la lune se demandait visiblement ce qu’il faisait là.

« Oedra, je t’ai pris avec nous car je sais que tu sculptes la glace avec ton lien. Je veux des cranes. Je m’explique. Je veux que nous faisions des totems de bienvenue à nos envahisseurs avec des cranes de glace sur des piques, que nous laisserions tout au long de notre piste à des intervalles irréguliers et je voudrais que nous les enflammions. Comme c’est de la glace d’ithylium elle ne fondra pas et le feu d’ithylium ne s’éteindra pas non plus et n’aura pas besoin de combustible… ils devraient adorer. Tyrion tu manies le feu, ça te dit de te charger de ca? »
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 7 Sep 2013 - 4:00

Toute sa vie durant, Tyrion s'était entraîné pour ce jour. La sueur et le sang versés n'avaient eu d'autre but que de le faire prêt à exécuter sa première mission. Et ce jour était enfin arrivé.
Les bourrasques aurait pu glacer le sang de n'importe quel autre homme, mais aujourd'hui le jeune soldat se sentait revivre. Tout lui était égal, seul comptait l'ordre qu'on lui avait donné à son départ. Et pour une fois il se ferait un plaisir de l'exécuter sans ressentir l'amertume coutumière ou le goût amer qui lui emplissait la bouche d'ordinaire.

Le petit groupe d'Erfeydiens était dirigé par une jeune femme, dénommée Draighean Niij. S'il se sentait un peu froissé d'être sous le commandement d'une femelle, Tyrion ne bronchait pas toutefois : le jour était trop important pour risquer d'être battu comme plâtre. Une erreur était si vite arrivée...
Ils s'arrêtèrent. La femme déclama alors un discours pour motiver les troupes, mais celui-ci était inutile. Les soldats étaient déjà motivés et prêts à passer à l'action. Aussi Tyrion n'y prêt-t-il qu'une oreille distraite, s'imaginant déjà pourfendre l'ennemi et rentrer au camp en héros. Sa mère n'avait cessé de lui répéter que les grands hommes ne le devenaient qu'après avoir réalisé un ou plusieurs actes héroïques ou honorables. Et il n'en doutait pas : ce moment était l'un d'entre-eux.

Perdu dans ses pensées, il n'avait qu'à moitié écouté les propos de sa commandante. Aussi sursauta-t-il lorsque son nom fut prononcé. Et sa déception fut de taille quand il comprend de quoi on le chargeait. Enflammer des cranes ? Mais lui désirait les écraser de ses poings, pas les incendier ! Il s'apprêtait à protester mais referma la bouche. Se révolter ici et maintenant risquait de lui faire perdre sa place. Aussi hocha-t-il la tête pour signifier son approbation. Avait-il vraiment le choix de toute manière ? Il jeta un regard au dénommé Oedra. L'homme était sensiblement plus âge que lui et paraissait complètement perdu et hébété. Magnifique. Un travail ingrat et un vieillard sénile pour partenaire. Tyrion dut s'efforcer de ne pas grincer des dents durant le reste du meeting.

***

Quelques minutes plus tard, un blizzard les suivait de peu. Oedra s'affairait à créer divers cranes, et n'importe qui aurait avoué que l'homme était drôlement doué. Seulement Tyrion n'était pas dans un bon jour. Il donna un coup de pied dans une motte de neige innocente, puis jeta un coup d'oeil derrière eux. Les filles qui faisaient neiger se débrouillaient plutôt bien.

"T'as bientôt fini ?" lança-t-il rudement au vieil homme. Celui-ci soupira, s'écarta pour le laisser poursuivre son travail. Tyrion posa sa paume sur le crane désormais placé en haut d'une pique. Le tissu imbibé d'ithylium qui entourait sa main s'enflamma immédiatement, puis se propagea à la sculpture de glace. L'air de s'ennuyer, il reprit sa marche et éteignit le feu sur sa main d'un geste négligent. Restait plus qu'à espérer que la suite serait un peu plus intéressante, parce-que ce n'était pas en décorant des sculptures qu'il allait entrer dans l'histoire.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Jeu 12 Sep 2013 - 7:41

Loghan était concentré sur le chemin que l'appareil de reconnaissance tentait de leur indiquer. C'était une réelle chance de posséder un tel appareillage, surtout en cette mission si périlleuse. Un outil presque indispensable lorsqu'on s'aventurait sur des terres inconnues et hostiles. Le capitaine était presque silencieux, n'ouvrant sa bouche que pour informer son équipe sur leur avancée, assister par l'ingénieur qui donnait la position. Vint un moment où l'un des soldats vint à la hauteur de l'homme et sembla assez perplexe sur la situation. Il était vrai que c'était anormalement calme, mais peut-être était-ce simplement dû au changement de paysage. Il fallait dire qu'à Matroos on était pas habitué ni à un tel climat, ni un tel paysage.

-"C'est une éventualité à ne pas écarter, mais elle ne peut être vérifiée maintenant."-

Si les Boréaliens étaient vraiment en train de les observer, alors ils étaient forcément dissimulés quelques parts dans les alentours. Une fois de plus la vigilance devait être le mot d'ordre mais est-ce que cela allait suffire ? Admettons que des personnes hostiles venaient à faire surface, est-ce que le groupe d'éclaireur allait pouvoir se défendre ? Il n'y avait strictement aucun moyen d'évaluer, pour l'heure, la force des adversaires. Ni Loghan ni ses Hommes avaient pu les voir à l’œuvre. Tout ce qu'ils savaient n'était que théorique après tout. Le froid rongeait sa peau qui bien heureusement était couvert, sinon il aurait été parsemé d'engelures et en cas d'attaque, cela réduirait considérablement ses chances de survies.

Quelques temps après, un vent se leva et de la neige s'abattue en tempête sur les Miliciens qui tentaient tout pour avancer. Mais alors l'ingénieur déclara que l'appareil de reconnaissance commençait à perdre les pédales, ne sachant plus indiquer correctement ce qu'il 'voyait'. Les données étaient complètement erronées et cela ne signifiait qu'une seule chose : l'équipe allait devoir se débrouiller seule à présent. Cela ne fit pas spécialement plaisir à Loghan qui doutait progressivement de la réussite de cette opération. Sans savoir où aller exactement, cela ne servait à rien de continuer. Toutefois les conditions climatiques qui ne cessaient de s'acharner sur eux le rendait très nerveux et sa célèbre patience commençait déjà à s'émousser.

-"Capitaine ! La sonde alerte d'une présence mobile à proximité."-
-"Cela peut-il être un Boréalien ?"-
-"Affirmatif. On détecte aussi des sources de chaleur à quelques encablures de notre position."-

Sans hésiter plus longtemps, le capitaine décida qu'il valait mieux prévenir que guérir. Informant son équipe qu'ils allaient changer de cap, il demanda à l'ingénieur de lui indiquer la position de ces sources de chaleurs. Il commençait à bouillonner contre les Boréaliens, il avait l'impression qu'ils se foutaient de lui … Où étaient-ils ? Pourquoi ce silence ? Ce calme était tout sauf naturel et le fait que la sonde soit parasitée n'était pas si innocent que cela. Les Miliciens prirent donc la direction voulue et au bout de quelques minutes débouchèrent sur un lieu qui les laissa plus que perplexe. Des crânes enflammés, qui se présentaient sous intervalle régulier. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Les Boréaliens étaient proche, très proche et apparemment, avaient le sens de l'accueil … Ou de la parade ?

-"Chargez vos fusils et mettez-les en joue. Je pense sincèrement qu'ils veulent nous tendre un piège ou quelque chose d'autre pour nous prendre par surprise. Gardez l’œil."-

Sur ses propres mots Loghan arma son fusil longue portée et le garda en main, prêt à faire feu. D'un signe de la main il ordonna au lieutenant Davoth de couvrir ses arrières. On pouvait se demander si c'était une réelle bonne idée de suivre le 'sentier' dessiné par les crânes enflammés ? À priori non, mais de toutes les manières si l'équipe avait décidé de suivre un autre chemin les Boréaliens auraient sûrement tendu un autre piège, et ainsi de suite. Comme une prévision de risque, Loghan prit l'initiative et le danger de s'aventurer prudemment dans le traquenard des sauvages. Rester sur ses gardes étaient la seule solution pour ne pas se faire tuer. Une rencontre allait sans doute et très bientôt éclater avec les barbares, mieux valait être d'ores et déjà prêt à ouvrir le feu lorsque ce sera nécessaire. Après tout, les Boréaliens non plus n'étaient pas en mesure d'estimer leur force létale à l'heure actuelle …


Spoiler:
 
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 5 Oct 2013 - 12:29

Draighean et ceux des eclaireurs qui n'etaient pas occupés à d'autres tâches sureveillaient la colonne des envahisseurs depuis le ciel, à une hauteur moindre que les deux jeunes qui faisaient tomber la neige mais suffisement loin pour ne pas se faire reperer trop facilement. La jeune femme pestait et les maudissait de souiller sa terre natale. Elle ne savait rien d'eux et cela la mettait mal a l'aise.

C'est avec jubilation en revanche qu'elle observa la reaction des Outremuriens quand ils découvrirent sa petite surprise. Parfait maintenant ils allaient être sur leurs gardes et s'épuiser psychologiquement. Elle fit signe aux autres de se rallier. Le temps etait venu pour la seconde partie du plan. Ils volèrent ensemble et atteinrent tyrion et le vieil homme rapidement, la elle fit signe a tout le monde de descendre de monture mais sans laisser les yagocks se poser, ne voulant pas dévoiler leur nombre et les animaux.

" Bon, ils ont reperés les premiers crânes et ils doivent se mefier maintenant, ils savent que nous sommes dans les parages mais pas où, ils devraient donc suivrent la piste. Il est temps de passer a la deuxieme phase du plan du chef. Il faut rassembler des infos sur eux et leurs armes en particulier. Alors voila ce qe l'on va faire. On va attendre le crepuscule et les rejoindre. Hroezla ! Tu feras monter un brouillard suffisement epais pour nous dissimuler et vous trois !"

Elle designe tyrion et deux autres gars du meme age.

"Une fois la nuit tombee, Vous avez carte blanche a ce moment la pour essayer d'en apprendre autant que possible. Volez des armes et autres trucs qui vous semblerait interressant, sabotez le reste mais en toute discretion okay? Faites ce qu'il faut, pissez dans leur soupe si ca vous amuse, du moment que vous ne vous faites pas prendre. Les autres d'entre nous se chargerons de couvrir votre fuite le moment venu mais pas plus. N'oubliez pas, si vous etes pris nous ne menerons pas de commando suicide pour vous sauver, le clan passe d'abord. Illr ! Tu rentres au camp ce soir faire notre rapport au chef. Tout le monde a compris? En route alors !"

***

Le soir venu, trois jeunes guerriers se faufilèrent en douce dans le camps des Outremuriens. Sûrs de leur puissance de feu et n'ayant pour l'instant rencontré aucune présence humaine, les sentinelles matrosciennes étaient plus occupées à se maintenir au chaud qu'à vraiment scruter les envrirons qui n'étaient que grisaille monotone a cette heure de la soirée de toute façon. Les erfeydiens attendirent que le brouillard se lève, conformement au plan et une fois que leur camouflage fut en place, ils s'élancèrent vers le campement.

Regardant autour de lui pendant que les deux autres faisaient le gué, Tyrion ramassa des objets quelconques avant d'en balancer la plupart un peu plus loin, ne conservant que ceux dont l'aspect lui parraissait trop bizarre pour etre innocent et certain qu'aucun guerrier digne de ce nom, fusse-t-il outremurien, ne laisserait trainer ses armes a même le sol ou àl'abandon, il prit une décision. Il n'y avait qu'une seule solution, ils allaient devoir détrousser l'un des envahisseurs.

Ils n'eurent pas long à attendre avant que l'un des gardes, qui était jusqu'alors en compagnie de deux autres de ses semblables autour d'un feu n'ait à s'éloigner pour un besoin naturel. Une fois qu'il fut suffisament loin des autres et proches d'eux, l'un des jeunes erfeydiens brandit une massue improvisée et etala l'enemi qui n'eut pas le temps de se douter de quoi que ce soit. Ils le détrousserent prestament, prenant tout le materiel un tant soit peu guerrier ou technologique qu'ils trouvèrent, se disant que leurs ainés trouveraient sans doute quelque chose de signicatif dans tout ce bardas et partirent comme ils étaient venus, conscient que l'homme inanimé à leurs pieds serait bientot recherché.

Ils rapportèrent tout cela auprès des autres éclaireurs. Draighean, jugeant son devoir accompli fit lever le camp et tous s'envolèrent vers le gros des troupes erfeydiennes, près du passage.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mer 16 Oct 2013 - 14:47

La nuit arriva finalement sur les terres Boréaliennes, et le moins que l'on pouvait dire était que pour une première journée de mission, elle fut éprouvante. Les barbares peuplant cette île semblaient se donner à cœur joie de tourner les envahisseurs en bourrique. Loghan tout autant que l'équipe savait qu'ils n'étaient pas si éloignés d'eux à ce moment-là, ce fut pour cette raison que les dernières heures de la journée furent dépensées à s'aventurer toujours plus profondément dans ce 'sentier' qui même au bout ne les mena guère à autre chose que la fatigue physique et psychologique. L'épuisement se faisait ressentir, et l'impression de tomber droit dans un piège se faisait de plus en plus intense. Les crânes enflammés étaient digne des parades des plus rudimentaires, si c'était tout ce dont étaient capable les Boréaliens, la Milice n'avait pas vraiment de soucis à se faire … Ainsi lorsque la nuit tomba, le capitaine prit l'initiative et le risque de poser le camp. Il n'était pas plus d'une dizaine de soldats et la vigilance devait être maintenue à son paroxysme, frôlant la paranoïa.

-"Je veux que trois d'entre vous montent la garde pour la nuit. Si au lendemain nous ne détectons aucun signe suspect nous continuerons notre route. Restez vigilant."-

Loghan se doutait que tôt ou tard une altercation avec les barbares allait éclater. Pourtant il persistait dans sa décision de suivre le sentier jusqu'au bout, car après tout sa mission première était d'éclaireur, et si quelque chose d'anormal se trouvait au bout, mieux valait le savoir dès maintenant. Les trois soldats s’exécutèrent et ce fut dans un cadre aussi froid que hostile que l'équipe tenta tant bien que mal de survivre face à leur première nuit en plein territoire ennemi. Il fallait cependant le reconnaître, les Boréaliens possédaient des paysages exceptionnels, qui ne pouvaient tout simplement pas laisser de marbre Loghan qui admirait les reliefs de cette nouvelle île. Ce manteau blanc était encore fascinant, ce n'était pas vraiment le type de chose qu'on pouvait voir à Matroos … Toutefois la nuit fut très courte puisque quelques heures après un tragique événement vint frapper de plein fouet les Miliciens.

L'une des trois sentinelles fut portée disparue après qu'elle ai décidé de s'isoler pour satisfaire un besoin, bien que ô combien naturel, alors qu'elle savait pertinemment l'extrême dangerosité de s'isoler dans un territoire hostile. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour retrouver avec effroi sa dépouille, du sang sortant de son crâne. Un scénario qui hantait Loghan depuis le début de cette opération, qui regardait le corps inanimé de cet homme, horrifié. Il aurait voulu éviter cette première mort qui fut d'autant plus totalement injustifiée … Si ce n'était qu'elle traçait sciemment la sauvagerie des ennemis qui leur faisaient outrageusement face. Ils ne semblaient pas avoir la valeur d'une vie devant leur yeux, peut-être se contentaient-ils de tuer comme d'immonde bêtes sauvages sans se soucier de leur victime … Des monstres, en somme. Un sentiment désolé gagna les Miliciens qui furent tous autant affecté par la mort de leur camarade, un sentiment encore plus froid que les vents qui percutait les arbres.

-"Puisse Vama garder son âme … Nous allons le rapatrier au campement, il mérite plus d'honneur que de finir ici, sur ces maudites terres."-

Il n'y avait plus de décision et d'initiative à faire, il fallait dès à présent agir et vite. La situation était vite compréhensible, plus ils allaient s'enfoncer dans ce sentier, plus leur effectif allait diminuer. C'était probablement cela le plan des Boréaliens, mais Loghan jugea qu'il fallait cesser de faire les frais et de marcher dans leur piège des plus exécrable.

-"Soldats, écoutez-moi, tous. Je pense qu'il est devenu inutile de vouloir marcher d'avantage dans le jeu de ces animaux sans foi ni loi. Il est de notre devoir de périr pour Matroos s'il le faut, mais si cela doit arriver, alors faisons en sorte que notre sortie soit glorieuse. Nous rebroussons chemin, dès maintenant, l'heure n'est plus à l'exploration …"-
-"Mais Capitaine, nous ne savons pas encore ce qui se déroule au bout de ce sentier, nous pourrions passer à côté d'un élément des plus importants."-

Marquant un silence, l'officier se déplaça en arrière puis regardant chacun des Miliciens, termina sa phrase.

-"L'heure est à l'affrontement, désormais."- Ponctua-i-il.

Cette phrase ne voulait signifier qu'une seule chose : le début de la bataille.

- - - Quelques heures après, au campement de la Milice - - -
Le retour de l'équipe était plus ou moins attendu, mais comme on pouvait le prévoir, leur retour prématuré ne présageait rien de bon. La mort de l'un d'entre eux fit en quelques sortes l'élément déclencheur qui ajouta la cerise sur le gâteau, après avoir subit les intempéries et la fourberie des Boréaliens. C'était une attitude lâche de vouloir combattre dans l'ombre, et pour palier à ce problème, il n'y avait qu'une seule solution, l'affrontement direct. Une opération encore plus risquée mais qui serait capitale si elle s'avérait être une réussite. Quelque chose se tramait au bout de l'impasse où avait été l'escouade, et par toutes les mesures de sécurité il valait mieux ramener des troupes pour être totalement prêt si besoin.

Le capitaine Karano fit un compte-rendu détaillé de la journée de mission aux supérieurs présents, et exposa la nécessité de déployer des forces pour déraciner rapidement et définitivement les Boréaliens de ce secteur. Malgré la dureté de la précédente mission, l'appareil de reconnaissance pouvait délivrer les quelques informations qu'il avait pu récolter. Une situation qui demandait une certaine attention, et un certain temps pour décider si oui ou non, un détachement entier était nécessaire. Ce ne fut qu'après de longues heures de débats entre officiers que Loghan parvint à convaincre la majorité à appuyer son initiative. Comme il le pensait, l'heure n'était plus à l'attente et aux spéculations. Il fallait mettre les pieds à l'eau un jour ou l'autre, et tout faire pour que cette étape importante soit une réussite. Les moyens techniques allaient être mis en place pour cette opération, qui allait constituer certainement, l'une des premières vraies batailles sur les terres Boréaliennes.

Ainsi, une centaine de soldats voir peut-être le double furent réquisitionnés et se préparèrent pour repartir sur les pas de la petite équipe d'exploration. Un véritable vent d'incertitude baignait l'assemblée dans le doute, celui de la victoire ou de la mort. Armes, outils, ainsi que toute la logistique qui allait être déployée là-bas s'organisait rapidement. Le départ était imminent, l'affrontement était désormais inévitable que ce soit côté Milice, que côté barbare …

- - - Passage d'Ilmir - - -

Marchant vers l'inconnu, l'odeur de la guerre ne pouvait être plus intense que maintenant. Depuis l'arrivé des renforts sur l'île Blanche, les affrontements furent peu nombreux, peu nombreux. Et aujourd'hui allait se dérouler l'une d'entre elle, qui s'annonçait rude et difficile. Les Boréaliens semblaient être maître dans l'art de résister, de tenir tête et cela avait tendance à agacer. Il était temps de montrer la puissante machine de guerre Matrooscienne à ces impies qui ne mesuraient guère qui ils avaient en face d'eux pour oser faire perdurer l'affront. Le passage fut bientôt à porté de vue, et le déploiement se fit instantanément. L'ennemi devait à présent avoir repéré les Miliciens, mais cela n'avait presque plus d'importance vu que le combat allait éclater assurément. La masse de soldat était présente, prête à ouvrir le bal à la tombée de l'ordre décisif. Chaque homme, chaque femmes présents ici savaient ce qu'il avait à faire et son rôle dans cette guerre. C'était ça la force de l'armée Matrooscienne … Couvert par la foi en Vama.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mar 29 Oct 2013 - 9:02


    Curieusement, Pleyrion avait été le théâtre de festivités cette nuit là. Chacun se réjouissait d'agir au nom du Gardien contre l'envahisseur et tous criaient leurs noms pour se faire entendre de l'Entité afin qu'elle sache qui étaient ses plus fidèles bras armés. Ce fut aussi l'occasion pour les représentants des Shaas d'Argent de se faire connaître des sudistes qu'ils étaient venus aider.

    Mais cette inconscience apparente n'enlevait à l'esprit de personne que le combat qu'ils mèneraient serait peut-être leur dernier.
    Nivilk, lui, s'était retranché dans ses appartements et avait passé ses derniers instants de repos à prier le Gardien en compagnie de l'émissaire Thogen.
    D'après le rapport des éclaireurs, l'affrontement pourrait avoir lieu le lendemain dans la matinée si les outremuriens se risquaient à suivre la piste.

    C'est donc à la clarté d'un soleil pâle et atténué par les nuages que les quelques deux cents factionnaires mobilisés terminaient les derniers préparatifs. Le sol était déjà recouvert d'ithylium et de lourds troncs d'arbres attendaient sur les hautes parois du passage, dissimulés sous d'épaisses couches de neige.
    Chacun connaissait son poste. Tandis que certains terminaient de harnacher leurs yagocks et leurs kouns, d'autres se camouflaient à même le sol ou ajustaient leurs arcs sur les hauteurs.

    La cavalerie aérienne prit son envol et commença à installer un épais brouillard censé privilégier l'effet de surprise. Au sol, les kouns recouverts de plaques de fer s'alignèrent, Nivilk à leur tête, en l'attente de combattre. Une trentaine de cavaliers était postée un peu plus en retrait. On les appelait les Marteaux, guerriers puissants et sans pitié chargés d'exécuter quiconque prendrait la fuite sans que la retraite ait été sonnée.

    Le Hänek Markin avait tout juste terminé de charger le réservoir de son épée lorsqu'un éclaireur à dos de wyrmide vint lui signaler que les étrangers s'étaient enfin engagés dans le passage. Un frisson de satisfaction lui parcourut l'échine et Nivilk porta les doigts à ses lèvres, émettant un long sifflement.
    Le signal était lancé. Tandis que les yagocks survolaient l'armée ennemie dans le but de les prendre à revers, les monteurs de kouns et les unités pédestres avançaient en frappant leurs boucliers en un rythme qui se répercutait contre les parois du passage en haut desquelles on s'apprêtait à couper les cordes qui retenaient troncs et rochers.

    Une fois l'ennemi en vue, Nivilk leva son épée et en fit jaillir une boule de glace qui explosa dans les airs. Plus question de faire marche arrière.

    - Chargez !




Message à Alenoä :
 
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mer 30 Oct 2013 - 11:23


Hey, demi-portion, tu prends un koun, pas un yagock…

Hermine releva le nez, haussant un sourcil comme si elle se demandait encore si on pouvait s’adresser à un autre qu’elle en commençant sa phrase par « demi-portion ». La Shaas avait un peu vieilli. Les jeunes traits de ses quinze ans s’étaient effacés derrière une chevelure plus longue et un regard plus incisif. Le caractère jusqu’alors indécis, presque doux, de la gamine avait laissé place à un bloc de glace incassable et surtout implacable.

Je prends un yagock.

La gamine n’attendit pas que l’homme réponde quoi que ce soit qu’elle était perchée sur la bête. Cette dernière était imposante en temps normal, mais ne l’était-elle pas davantage quand on voyait la si petite jeune fille perchée sur son dos ? Elle en attrapa la bride et la tire vers elle. La créature poussa un hurlement strident et souleva ses ailes, menaçant alors que le palefrenier avançait vers elle d’un air mécontent.

Descend de là ! Ce n’est pas pour toi !
Je suis Hermine Nibelungen. J’ai été envoyé par Hön Fjölan pour me battre au front. Pas pour attendre derrière.


Le palefrenier se vit couper l’herbe sous les chaussures. Ce n’était visiblement pas l’heure de discuter de toute façon, aussi il se recula sans un mot. A sa droite, il y avait Manfred Vemünd. Encore et toujours lui. Il avait été dépêché également, mais lui ne monterait pas un yagock. Il prendrait la tête d’une petite partie de l’infanterie à pieds. Plus loin encore, elle reconnut Dhungaärd qui arrivait. Petit à petit, les troupes se resserraient. C’était plaisant, et à la fois angoissant.
La bataille se rapprochait et elle pouvait le sentir.

Un premier signal fut donné et une nuée de yagock s’envola. Celui de Hermine également. Elle accrocha la bride pour ne pas décoller et serra les bras pour que son arc ne chute pas. Elle aurait du être sur les falaises ou en hauteur, mais elle avait toujours préféré le contact malgré un corps à peine taillée pour la course.
Le yagock finalement se posa de l’autre côté de l’ennemi adverse dans un silence mortel. A sa droite, il restait encore une femme – une Vemünd elle aussi qu’elle reconnut à sa tignasse rouge. Elle détourna le regard. A présent, elle ne regardait plus jamais sur les côtés ni derrière, mais uniquement devant.

Elle détacha en silence de son bras son arc, prête au moindre mouvement, les pieds coincés dans l’étrier afin de descendre au moindre soucis.

Le silence.

Encore le silence.

Et enfin, un éclat dans le ciel.

Ils étaient trop loin pour entendre Markin parler mais tous savaient ce que cela signifiait. Elle descendit de sa monture. Ils attendirent. Quelques secondes. Quelques minutes. Ce n’était qu’une question de temps.
Bientôt, le bruit des percussions résonnèrent et l’armée avança au pas. Un pas. Deux pas. Trois pas.
Le rythme était lent, mécanique. Puis doucement il accéléra.
On jeta en l’air un regard pour faire attention aux cordages, et surtout pour ne pas finir écraser par l’ennemi.

Au loin, un premier coup résonnait.

Et enfin,

Le bruit de la guerre.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Jeu 31 Oct 2013 - 10:22

Le stress était à son paroxysme ; jamais Loghan n'avait eut une telle responsabilité. Il était en train de commander presque deux centaines d'Hommes dans le cadre d'une bataille … Autant dire que ce genre d'exercice était très rare auparavant. Le capitaine avait beau être un brin stratège, n'en demeurait pas moins que les occasions pour pratiquer l'art de la guerre à ciel ouvert étaient très, voir quasi inexistante. L'ennemi était à porté de vue, et le climat était hostile voir lugubre. Dans quelques secondes ce paysages, pourtant des plus majestueux, allait être recouvert du sang des autochtones et des Matroosciens se livrant cette guerre. Les choses auraient pu mieux se passer si le dialogue avait était plus poussé, mais il était trop tard à présent, au grand regret de Loghan, qui n'avait pas le choix que de combattre les Boréaliens. Le souffle haché, l'officier attendit que l'ennemi fasse le premier pas avant d'engager lui-même les hostilités. Cela lui permit entre autre de répartir les troupes et prendre une formation adéquate.

-"Je veux une ligne de couverture frontale et à nos arrières. Si jamais ils tentent une charge, nous effectueront un tir de barrage."-
-"Et pour les artilleries ? Nous pouvons placer des canons moyenne portée pour renforcer notre tir de barrage, mais les artilleries lourdes ne sont pas encore prête … Il nous faut plus de temps pour le calibrage."-
-"Combien exactement ?"-

Un silence se créa alors, car la première mauvaise nouvelle venait de tomber. Sans les artilleries de pilonnage il allait être dur voir impossible d'occasionner de sérieux dégâts en face, car ces machines pouvaient tirer à une longue portée et leur puissance de feu était importante. Deux problèmes se posaient alors : le premier était qu'elles n'étaient pas calibrer et il était par conséquent trop dangereux de les utiliser. Il fallait donc attendre que les opérateurs artilleurs corrigent cela. Le second était que pendant ce temps, il allait falloir assurer la protection de ceux-ci et donc, renforcer les troupes placées pour la couverture arrière. Les artilleries de pilonnage étant justement positionnées le plus en retrait. Loghan redoutait une attaque par la voix aérienne et ne disposant pas des ressources nécessaires pour sécuriser cette voie, il avait opté pour une solution de secours, mais temporaire ; les boucliers. Ces derniers étaient efficace, mais avaient le défaut de ne pas tenir très longtemps en général ...

Une fois que toute cette formation fut terminée, l'officier se préparait à l'offensive des Boréaliens et lorsqu'il entendit un son émanant des troupes adverses, suivit d'une … Sphère de glace explosant dans les airs, il mit la main sur sa radio. De la 'magie' ? Cela en faisait presque glacer le sang, de quoi étaient capables ces indigènes ? Jamais aucune sorcellerie de ce genre n'avait été vue à Matroos, cela pouvait facilement effrayer. Bien qu'un lien était soupçonner avec l'ithylium, rien n'était sûr. Le capitaine songeait à ce qui pouvait bien se trouver au dessus des parois, et la réponse la plus probable était qu'il n'y avait rien de bon. C'était un paramètre supplémentaire à prendre en compte. Les soldats étaient tous prêt, l'arme prête à faire feu et les canons aussi. À l'avant comme à l'arrière, les Miliciens étaient sur le pieds de guerre. Ainsi, lorsque l'ennemi commença à avancer dans un bruit aussi rustre que impressionnant, Loghan se tût. Des hommes à pieds et sur des montures commençaient à charger, et seraient bientôt à la portée des Miliciens.

Il ne fallait pas donner maintenant le signal, il fallait attendre qu'ils soient assez proche pour être sur que le premier tir de barrage sera des plus efficace. Si jamais ils venaient à atteindre les soldats, ça serait on ne peut plus délicat … Tout se jouait à un seul mot à un seul moment. Le générateur de bouclier était aussi paré à s'activer lorsque l'ordre passera, mais mieux valait ne pas révéler toute ses cartes d'un seul coup. Loghan observait l'avancer et sentait son estomac se nouer, mais l'instant T arriva enfin.

-"Attendez … Encore un peu … Maintenant, ouvrez le feu !"-

À peine le mot venait de retentir dans les radios, que les canons à eralium se mirent à se charger en un bourdonnement grondant, en même temps que des dizaines de Miliciens postés au front appuyèrent sur la détente de leur fusils. Les canons ne mirent pas longtemps à finir leur chargement, que les artilleurs se donnèrent à cœur joie d'ouvrir le bal pyrotechnique. Le tir de barrage commença alors en une salve de tirs de fusils blaster et de canons. Un bruit plus qu'assourdissant pour ceux qui n'avaient pas l'habitude d’entendre ces armes crier. Pour le moment il ne fallait pas disperser les effectifs, tant que la troupe adverse sera en route du moins. Il sera plus facile après de prendre en étau en séparant, dispersant et plaçant chaque unité à sa position la plus stratégique. Pour dire, Loghan lui-même attendait que ça de pouvoir brandir son fusil de précision … Avec l'aide des quelques autres tireurs d'élite présents.

C'était à cet instant que la guerre commença réellement.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Jeu 31 Oct 2013 - 18:05

Je n'avais jamais entendu le bruit d'une armée en marche, auparavant. Là où de nombreux miliciens autour de moi étaient sur cette foutue Île Blanche depuis déjà bien longtemps, voire même avaient vécu la guerre contre Korrul, cela ne faisait que quelques années que j'avais rejoints les rangs de la Milice de Matroos. Et mes tâches n'avaient alors consisté qu'à patrouiller dans les rues des villes ou le long des routes et à régler des problèmes mineurs qui n'impliquaient que rarement l'usage des armes.
Je me souviens que certains se plaignait du calme et de la monotonie du quotidien ... Mais, moi, je ne demandais pas mieux ! Prendre le moins de risque possible pour arriver vivant à l'âge de ma retraite et pouvoir reprendre une vie normale. C'était ça, mon objectif. Et non pas d'aller explorer des îles inconnues dans le but d'affronter des monstres doués de magie pour la gloire de Matroos et de Vama ...

Mais je n'avais pas eu le choix. Peu de temps après la découverte de cette île et les incidents diplomatiques qui s'y étaient déroulé, un très grand nombre miliciens avait été réquisitionnés par les autorités matrosciennes et y avaient été envoyés pour y mener une guerre. Et j'en faisais partie.
Ça avait d'ailleurs été la première fois que je prenais les airs avec un navire. Un constat que chaque personne à bord a pu faire en observant mon attitude ou la couleur verdâtre de mon teint tout le long du trajet ... Heureusement pour le peu de dignité qu'il me restait, le bateau avait fini par accoster sur l'île et ce fut alors l'unique fois de ma vie où je fus soulagé de mettre les pieds sur ce bout de terre gelé.  
C'en était suivi plusieurs jours d'attente insoutenable dans le campement de la Milice qui avait été établi sur les côtes des l’Île, dans le vent glacial et le brouillard omniprésent qui donnait l'impression qu'il faisait toujours nuit. Il fallut attendre que les supérieurs daignent mettre au point un plan d'attaque, jusqu'au jour tant attendu où ils se décidèrent enfin à envoyer des éclaireurs en reconnaissance.

Mais les éclaireurs étaient rentré rapidement. Plus tôt que prévu. Et moins nombreux qu'à leur départ.

A partir de ce moment là, tout s'était considérablement accéléré. Les soldats racontaient que les éclaireurs avaient suivi une piste laissée par les Boréaliens - comme on les appelaient - mais que l'un des leurs avait été assassiné pendant la nuit. Cela n'avait rien de rassurant, surtout lorsqu'on savait que les éclaireurs étaient constitués des meilleurs hommes de la Milice. Et puis, finalement, les généraux s'étaient décidé à lancer l'offensive à l'aube. Une offensive majeure, la plus grande lancée depuis la découverte de l’Île Blanche.

C'est ainsi que prés de deux cents hommes et femmes avaient été mobilisés et s'étaient mis en marche, suivant la piste des éclaireurs, bravant la peur et les intempéries climatiques.
Mais au milieu de ces centaines de soldats motivés – que ce soit par patriotisme envers Matros, par faveur envers Vama ou par amour envers leur famille – il y avait moi. Plus nous progression vers le centre des terres, plus le relief s'élevait autour de nous, plus j'avais l'impression que la brume environnante épaississait … et plus j'étais stressé et tendu. Je pouvais sentir mes mains trembler, mon cœur battre la chamade et je n'entendais que ma respiration haletante et le battement du sang dans mes tempes.


Puis, soudain, il retentit. L'ordre de s'arrêter. D'abord hurlé par les supérieurs, puis répété en écho par les hommes entre eux avant de s'atténuer et de disparaître complètement dans le sifflement incessant du vent.

Le silence retomba alors sur les miliciens qui guettaient les reliefs alentours et tentaient de percer le brouillard ambiant. La tension était palpable et chacun savait que l'affrontement était maintenant inévitable. Seulement, chacun le vivait différemment : certains s'impatientaient, d'autre murmuraient des prières, ... moi, je chiais dans mon froque.
Lorsque, tout doucement, une clameur commença à s'élever dans le vent. Comme un rythme sourd, lent et qui s'amplifiait de seconde en seconde. Pourtant, j'étais incapable de dire d'où ça venait ... ça semblait venir de partout à la fois.

- Vous entendez ça ? Me risquais-je à demander aux soldats qui m'entouraient, portant mon fusil de précision à mon épaule et me servant de la lunette de visée pour tenter de distinguer quelque chose dans le brouillard opaque qui nous en encerclait désormais.

Rien. Seulement le brouillard chargé de flocons.
A moins que …

Un éclat cristallin retentit, comme lorsqu'une vitre se brise, et il me fallut quitter ma lunette des yeux pour apercevoir d'énormes éclats de givre retomber au devant de nos positions.
L'instant d'après, l'artillerie ouvrit le feu et l'air se mit à vibrer sous la puissance des canons tandis que l’atmosphère se réchauffait sous la chaleur des tirs de blaster. Ce n'était pas si désagréable, si on en oubliait la vacarme assourdissant qui menaçait à tout moment de me vriller les tympans …

Rapidement, les soldats de la Milice se joignirent aux festivités et firent parler leur fusil à eralium. Partout autour de moi, les différentes escouades s'avançaient avec précaution jusqu'à des positions stratégiques tandis que les tirs fusaient en direction des lignes ennemies qui venaient d’apparaître au grand jour, s'extirpant lentement de la brume. Il s'agissait vraiment de sauvages. Sans armure, sans autres armes que des lances, des haches et des arcs et monté à dos d'étranges bêtes quadridpédes, les premières lignes furent décimées si vite que j'eus à peine le temps de me rendre compte que je n'avais pas encore ouvert le feu.
M'empressant de prendre appui sur un rocher, je me mis alors en position depuis les hauteurs que j'occupais avec les autres tireurs d'élites qui m'entouraient, puis j'entamai ma sinistre besogne.

Ma première victime fut un boréalien monté, que ma décharge percuta en pleine poitrine. Et bien que mes deux tirs suivants échouèrent, le quatrième eut raison d'un autre sauvage, à pied celui-ci.
Et un troisième, et un quatrième, puis un autre, et encore un autre …
Il y en avait tellement ...
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Ven 1 Nov 2013 - 12:23


La marche pour rejoindre Pleyrion. Pleyrion... Les Bois de Koun. Les festivités, où le Shaas était demeuré silencieux, prenant connaissance de ce qu'il adviendrait puis... Attendant. Le levé du jour. Une nouvelle marche.

Puis l'attente. Les têtes autour de lui... Djekan, Nedel, Lydeka... Hermine aussi. Deux années sans la revoir, et à présent, la guerre. Sans savoir ceux qui reviendraient le soir.

L'attente. Puis les tambours. Une nouvelle marche. Le corps de Dhungaärd avance...

Mais tambours sont différents. Différents, alors que son pas s'allonge. Différents, alors que les chevaucheurs de koun s'élancent et chargent. Dhungaärd est derrière. Dhungaärd pense.

Pourquoi ?

Les Shaas sont autour de lui. Les outremerriens, invisibles, devant... Et l'ithylium sous leur pieds. Et l'ithylium dont leur charge les éloigne.

Pourquoi ?

Bientôt, des tirs de lumières fusent. Les yeux ouverts, le guerrier voit un homme tomber de sa monture. Un trou fumant dans la poitrine. Le brouillard, l'humidité n'étouffe pas l'odeur de brûlure. D'autres tirs. D'autres morts.

Son coeur pulse encore.

Des coups portent devant. Des corps tombent. Des cris. Mais les tirs continuent. Tuent. Le lourd poids de son marteau dans ses mains, la morgenstern gênant dans une telle masse. Les ennemis trop loin.

Abattus. Facilement.

Serrer les dents.

ABATTEZ LEUR ARCHERS ! tonne sa voix.

Lui ne peut rien. Au sol. Ne ressentant pas leur présence par la voix de la glace. Alors il hurle cet ordre, que les monteur de yagock eux leur rendent les vies prises. Mais les kouns montés, avec ou sans cavalier, ont enfoncé les lignes outremerriennes. Dhungaärd voit un premier ennemi, piétiné par la charge. Avancer. Les alliés se dispersent, affrontant ces adversaires. Mais les corps erfeydiens jonchent aussi le sol.

Les tirs de lumière tuent. Transpercent, brûlent, avec une facilité effrayante. Alors que les "archers", une fois à portée... La masse se lève. La douleur fuse, un tir l'atteignant à l'épaule. L'arme s'abat et le crâne n'est plus que rouge, le corps plus que chair morte et lourde.

Tous les hommes qu'ils abat ensuite aurait été brûlé, gelé par le piège... Qui est derrière eux. Pourquoi ? Et les Marteaux qui veillent à ce que tous avancent. Pas de retraite avant qu'elle ne soit sonnée. Alors qu'à présent...

Nedel meurt. Plaie fumante au torse et au bras. Dhungaärd se jette sur un ennemi. Si proche qu'il voit l'arme, si différente d'un arc... Mais une poigne broie la gorge de l'archer... La masse tombe. Le Shaas écrase la fiole d'ithylium qu'il possède, lève le bras, et en jette sur la face de l'homme.

Puis le saisissant à deux mains, il jette le corps sur les rangs adverses.

Brûle.

Son propre bras s'enflamme sans qu'il le sente. Le haut du corps du mort se couvre de flammes qui attaquent bientôt les chevilles autour. Grimpent. Dévorent.

Ramasser la masse, et charger encore. Dans le brouillard où s’entre tuent des silhouettes indistinctes, le feu danse et se nourrit.

Brûle.

HRP:
 
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 2 Nov 2013 - 6:31

Spoiler:
 


  • L'ennemi ne s'était pas fait prier pour riposter et ça n'avait étonné personne. Les premières lignes s'étaient retrouvées amoindries et des corps calcinés par cet ithylium qu'ils utilisaient avec la pire hérésie qui soit jonchaient déjà le sol pierreux.

    Mais il en fallait plus pour ébranler le peuple erfeydien, il en fallait davantage pour décourager un Bois. Rien d'autre que la mort n'arrêterait le Hön Markin qui savait ses hommes aussi déterminés que lui.
    Monté sur son Koun paré des couleurs de sa faction et protégé par plusieurs plaques de métal, il avait pénétré les rangs ennemis, sa bête embrochant quelques fantassins tandis qu'il fracassait quelques crânes de sa lourde épée. Cette dernière tournoyait de part et d'autre de sa monture, fauchant quiconque s'aventurait trop près de lui. Mais éliminer les sous-fifres n'avait rien d'intéressant à ses yeux et il lui fallait trouver une proie plus imposante, plus influente. Mais pour distinguer un meneur il fallait d'abord dégager le panorama.

    - Ecrasez-les !

    L'ordre fut relayé jusqu'à atteindre les hauteurs où il fut exécuté. On déliait les rochers tandis qu'on enflammait les troncs qui vinrent eux aussi s'écraser plus bas et une pluie de flèches enflammées s'abattit sur le centre de l'armée ennemie où les erfeydiens n'avaient pas encore frappé.

    Tout était orchestré dans un ballet de violence que très peu savourèrent, tous étant trop occupés à sauver sa terre, ses intérêts, son honneur ou sa peau.
    Les rayons lumineux fusaient, les masses cognaient et le tout dans un magnifique concert de hurlements et de derniers soupirs. Nivilk, lui, s'était retrouvé pieds à terre, après que son koun ait été atteint par l'un de ces rais bleus, et usait de son don pour envoyer à pleine vitesse de lourdes boules de glace labourer les côtes de ses adversaires. Baissant furtivement les yeux il constata qu'il était arrivé à hauteur de l'une des étendues d'ithylium dispersées par les erfeydiens et ne perdit pas son temps. Sa lame s'enfonça dans le sol qui se glaça instantanément, faisant chuter plusieurs hommes, et une dizaine de pieux glacés se formèrent, empalant quelques malheureux.

    Et dans toute cette violence, le visage du Hön était serein, presque apaisé tandis que ses lèvres répétaient sans cesse une prière inaudible.




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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 2 Nov 2013 - 19:30



La mort n’appartient qu’aux faibles… souffla la jeune fille comme pour se rassurer. Ses yeux se levèrent, et elle vit les troncs qui chutaient de chaque flanc des falaises. Les guerriers montés ne s’étaient que trop peu engouffrés contre l’ennemi, préférant de loin  attendre le passage des troncs pour lâcher les bêtes.

Pieds à terre, Hermine se mit enfin en chemin. De sa petite taille elle ne voyait rien qui n’aurait pu ressembler à un ennemi de là où elle était, mais elle continua sa progression, passant à côté d’un tronc qui avait écrasé à vue d’œil pas loin de cinq hommes et une femme, femme qu’elle acheva consciencieusement d’une flèche dans le crâne.
Elle était trop sage pour savoir qu’un darsha sans corps mord toujours.

Elle continua finalement sa longue avancée au milieu des hommes qui avançaient jusqu’à se trouver face au véritable front. Chaque flèche décochée était quelques secondes, quelques minutes de plus à vivre avant que la mort n’arrive, car malgré tout, Hermine la sentait, l’odeur de la mort, rampante et sinueuse. Elle s’insinuait partout entre les cadavres, fauchant à tour de bras les uns comme les autres. Les corps tuaient par les ennemis étaient propres, si propres qu’il était parfois difficile de savoir s’ils étaient morts, ou endormis. De l’autre côté, les corps que les erfeydiens rendraient aux familles de l’envahisseur étaient sales et écrasés, à coup de masse, de marteau, d’épées ou encore de hallebardes. Elle, elle ne tirait que des flèches et c’était suffisant à l’instant.
Perdu dans le troupeau, personne n’avait encore eu l’idée de s’attaquer à une si petite proie et elle était passée bien aperçut ranger derrière un mastodonte qu’elle utilisait à la fois d’appât et de couverture, couvrant chacun de ses mouvements d’une flèche plus rapide que l’autre, jetant des regards de tous les côtés avec l’air apeuré de celle qui ne comprend pas.

Pourquoi ?

Pourquoi autant de morts, et surtout, pourquoi autant de leurs côtés ? Il semblait que les ennemis n’avaient pas besoin d’être forts pour vaincre et c’en était que plus frustrant. La jolie Hermine finalement recula de quelques pas. Un milicien la repéra, peu loin, et son sourire s’agrandit comme il commençait à trottiner pour rejoindre celle qu’il pensait fugitive et proie facile. Quoi de mieux que ramener une enfant ? Une jolie petite bouille comme ça en plus, ça doit bien faire double utilisation…
Les yeux dorés de la gamine remarquèrent l’homme et les deux suiveurs qui la pister. Elle courrait plus vite et s’enfonçait assez loin entre les guerriers. Un d’entre eux fut tué d’un coup de fléau perdu d’un homme qui cognait plus fort qu’il ne hurlait sous la douleur de ses blessures. Un titre spectacle, aussi beau que poignant.

Ses pieds touchèrent enfin la flaque que formait l’ithylium sur le sol. Un sourire grandissant se patina sur le visage de la môme alors qu’elle se retournait pour faire face aux deux hommes qui la fixaient d’un air enjôleur. Elle secoua la tête d’un air négatif.
Ils le firent d’un air positif.

En réponse, deux stalagmites géantes percèrent leur corps comme un pal immense sortit de nulle part, jetant une flaque de sang sur le sol dans un cri inhumain. Elle se recula aussitôt, évitant un tir bleuté et jeta un regard perdu dans la foule d’hommes qu’ils étaient. Elle n’était pas assez grande pour voir quoi que ce soit, si ce n’est qu’elle était de plus en plus proches de l’ennemi, et de plus en plus loin des Vemünd et des troupes des Bois de Koun.

Elle se pinça les lèvres mais quelque chose la tira en arrière. Elle sentit la brûlure d’un blaster percé son épaule et eut un petit cri, jetant un regard douloureux à la femme qui venait de la tirer en arrière. Un regard reconnaissant, vrillé par la douleur.

Fais attention.

Cette dernière fit quelques pas, assez pour frapper au ventre un homme qui s’effondra, déjà mort ou presque, crachant sur le sol en une flaque immonde la moitié de son sang et quelques bouts de chairs. Hermine renifla et se releva, au même moment pourvoir tomber la guerrière à la masse sur le sol, un trou au milieu du front.

Elle releva les yeux, bandant son arc avec difficulté tant la douleur lui parcourait le bras.

Pourquoi Gardien ?
Pourquoi ?


Comme il ne venait aucune réponse, elle épuisa les flèches de son carquois sur les quelques cibles mouvantes qui lui faisaient face, la rage au cœur, la mort dans l’âme.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Lun 4 Nov 2013 - 13:29

Tandis que les canons retentissaient toujours et encore, les Miliciens ne cessaient leur tentative de stopper l'avancée des Boréaliens. Malgré un tir de barrage réussi, les barbares n'en démordirent pas et ce que redoutait Loghan arriva finalement … Ils finirent par passer la 'barrière'. Autant que l'armée Matrooscienne possédait les meilleurs technologies d'armement, autant que les affrontements au corps-à-corps n'étaient pas spécialement répandu. Voir même, on avait tendance à oublier cette facette de la guerre, et cela en devint un grand défaut. Comment se battre avec des fusils quand on a des haches et des épées juste en face de soi ? Une tâche des plus difficile et qui comme attendue, laissa beaucoup de mort derrière elle. Les Boréaliens piétinaient les cadavres dans le plus grand irrespect des 'lois' de la guerre et de la moral … Et leurs armes n'étaient que des outils à trancher, comme des couteaux à viandes. Mais ceci n'entacha guère la détermination des Miliciens qui luttaient corps et âme contre ces barbares, prenant épée et blaster en main.

Loghan était en train de se battre comme il le pouvait, parmi le désordre et le champ de bataille environnant. Il tentait à la fois de survivre et de diminuer les rangs ennemi en n'hésitant pas un seul instant à appuyer sur la détente de son blaster. Heureusement pour lui il savait se battre à l'épée et en possédait une. Si ce n'était grâce à la pagaille occasionnée il n'aurait pas pu tuer autant de Boréaliens, ceux-ci étant bien plus à l'aise avec ce type d'arme. Son épée se plantait sur n'importe quel barbare osant s'approcher de lui, et le capitaine allait jusqu'à chercher de lui-même des proies à abattre. Toutefois son esprit était concentré sur quelque chose de bien particulier … Ces sauvages avaient forcément un meneur, quelqu'un qui les dirigeait comme lui dirigeait ses soldats. Mais comment distinguer un chef parmi tout ces individu ? Parmi toute cette folie ? C'était tout bonnement impossible … Pour le moment.

-"Aller, venez un peu ! Goûtez un peu ce qu'est le revers Matrooscien !"-

De la provocation bien que les Boréaliens ne devaient sûrement pas comprendre ce qu'il disait. Les tirs fusaient de partout, le sang tâchait le sol blanc au même rythme que les cadavres inertes s'accumulèrent d'un côté comme de l'autre. Mais alors que ce combat sanglant se perpétuait, des objets non-identifiés tombèrent du ciel … Des troncs d'arbres, des rochers et des flèches enflammées. Tout ce spectacle de sauvagerie couplé à l'utilisation de cette 'sorcellerie' dont ils étaient capable. Des pics de glace sortaient du sol pour venir embrocher les Miliciens, sans parler que les Boréaliens eux-même faisaient usage de cette particularité. Trop, s'en était de trop … Si ils n'hésitaient pas à être sanguinaire et n'avoir aucune retenue, alors il fallait adopter la même stratégie qu'eux. L'officier se saisit d'une grenade EMP, et bien qu'il avait connaissance que les dégâts pourraient aussi affecter ses propres Hommes, il était déterminé à l'utiliser. Il attendit de repérer une 'zone' où il n'y avait visiblement que des barbares, puis dégoupilla sa grenade avant de la lancer en plein milieu.

Ce n'était pas vraiment un explosif mais une arme de neutralisation. À peine la grenade avait percuté le sol qu'elle 'explosa', laissant un très bref nuage bleuté parcouru d'arcs électrique apparaître, décimant une poignée de ces sauvages. Ceux-ci étant fatalement tué par un choc électromagnétique … Il était bien connu que les EMP étaient mortelles pour le système nerveux de tout être humain. Si les arcs électriques avaient touché un Milicien il aurait subit le même sort cependant.

HRP:
 
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Lun 4 Nov 2013 - 16:45


Aveugle.

Il devait l'être pour ne pas avoir ressenti la présence de l'ithylium... Bien là. La glace fuse... Et alors qu'une troupe de Miliciens fait face à ses hommes, Dhungaärd y ajoute les flammes. Étrange vision que celles d'hommes sous les pieds desquels le feu prend soudain. Car ils ne maîtrisent aucun lien, et ce qui les consume n'est qu'un feu pour leurs sens. Les Erfeydiens rugissent leur joie devant ces guerriers brûlants en hurlant, et chargent sans hésitation, éteignant s'il le faut les flammèches les menaçant.

Dhungaärd s'est figé un instant, observant leur progression : les traits lumineux fusent toujours, nul n'a atteint les tireurs embusqués... Là un étranger vole, jeté par un guerrier emporté par la fièvre du combat, avant que ne le terrassent soudain d'autres tirs. Son corps fumant disparaît alors que ses frères le remplacent, enragés.

Le Shaas assiste sans un mot au barrage qui leur est opposé... Les étrangers redoutent le corps à corps. De près, ils ne sont que chair à broyer. Seules leurs armes préservent leur corps fragiles des coups erfeydiens. En l'instant, malgré sa répugnance envers les yagocks, Dhungaärd voudrait être là-haut... Pour mieux s'abattre sur l'ennemi, et mettre un terme au combat avant même qu'il ne commence.

Sans prévenir la douleur le transperce. Des erfeydiens hurlent, puis se taisent. Son corps tombe. Quand il se relève, la vision floue... Là où se trouvaient les siens, il n'y a plus que des masses couchées immobiles.

Il ne comprend pas.

Aucun coup, aucun tir... Mais alors il voit, une petite chose voler plus loin, dans une foule de kouns, d'erfeydiens et d'étrangers... Et tous chutent alors que la lumière les foudroie. Quoi ? Il regarde sans comprendre. Les tirs. La lumière...

Dhungaärd les voient, en retrait. Il veut voir leur visage. Il veut voir leur visage hurlant à la place de ceux de Djekan et Lydeka... Aucun mot. Sa main se serre sur sa masse, le feu susurre plus fort sur son épaule. Un coup, deux coups, l'ithylium bondit et les corps morts s'embrasent. Son pas se fait lourd et puissant, alors qu'il avance. Oubliant ses alliés. Oubliant leur position. Eux. Eux qui jettent la mort, cachés derrière les autres qui se font écrasés. Je viens.

Son pied se pose sur de l'ithylium. Il ne le voit pas, mais le sent. Brûle. Les flammes jaillissent à plusieurs mètres à la ronde... Et sur lui aussi. La masse est chaude dans sa main. Leur corps sera bientôt froid... Des pas, des coups, des morts, la douleur, la chaleur... Un large mouvement de bras... Son membre le brûle sous l'effet des traits de lumière, mais une satisfaction diffuse lui vient devant les corps en feu chutant parmi les leurs. BRÛLE. Les flammes rugissent, les corps dévorant, et se jettent sur les suivants.

La lumière l'aveugle alors qu'un tir fuse. Sans penser il frappe... Mais en ouvrant les yeux, il voit l'étranger debout... A quelques mètres. Tu brûleras. Qu'il hurle pour ses Shaas. Qu'il hurle pour le sang versé...

Dhungaärd est sur lui, et la douleur est partout alors que les traits de lumière le visent... Pourtant il broie. Broie l'arme dans ses deux mains jointent sur cette chose qui n'est pas un arc... Et un bras de chair étranger dessus, que lèchent les flammes avides.

TU BRULERAS. Tonne sa voix au visage de l'ennemi...
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mer 6 Nov 2013 - 18:25

Comme j'étais naïf de croire que cela allait durer. De plus en plus nombreux, il y eut bientôt trop de Boréaliens pour que les miliciens ne les stoppent tous ... et l'inévitable arriva. Gesticulant comme des animaux et poussant des cris effrayants, ces sauvages se saisirent de leurs armes primitives et chargèrent les premières lignes de l'armée de la Milice.
Cependant, comme pour censurer la violence de cette scène, le vent s'intensifia et le brouillard s'épaissit brusquement jusqu'à ne me laisser que quelques mètres de champs de vision. Mais même si la vue m'en était caché, le soufflement sourd du blizzard ne suffisait pas à couvrir les bruits qui en provenaient.
Fracas, hurlements, plaintes et décharges paniquées, ... Ces bruits se mêlaient au vrombissement constant de l'artillerie à éralium qui n'avait pas cessé le feu un seul instant, ainsi qu'à un étrange grondement lointain qui me parvenait à ma gauche.

Je me surpris à me demander si les pièces d'artillerie savaient vraiment où elles tiraient, à travers toute cette brume, mais je tentais de me rassurer que oui. La Milice ne risquerait pas de toucher ses propres hommes ... non.

En tout cas, l'avancée des sauvages m'était désormais invisible, et je ne distinguais plus rien d'autre que les lueurs floues des tirs éparses d'une armée désordonnée. Je cherchais brièvement du regard les autres membres de mon groupe ... en vain. J'étais perdu au milieu de ce chaos, totalement aveugle et craignant de prendre un tir perdu ou pire ... de tomber nez à nez avec l'un de ce sauvages.

Ne pouvant plus me fier à ma vue, je me concentrai alors sur mon ouïe pour déterminer la position du groupe d'alliés le plus proche. Mais mis à part le grondement sourd à ma gauche qui s'intensifiait, je n'entendis rien de discernable.
Baissant mon fusil et avançant prudemment sur le sol neigeux, c'est en me dirigeant vers ce qui me semblait être des ombres que je compris la nature du grondement que j'entendais depuis déjà un petit moment.

- "Avalanche ! A couvert !" Cria une voix paniquée à travers la brume.

Une avalanche ? Non, pas une avalanche. Mais plutôt d'énormes rondins de bois grossièrement découpés qui dévalaient la pente des reliefs alentours, faisant trembler le sol et soulevant avec eux un colossal nuage de neige.
Sous mes yeux horrifiés, l'un de ces rondins s'écrasa à quelques mètres de moi avant de terminer sa course plus loin en contrebas, hors de ma vue. Cependant, à en juger les hurlements qui me parvinrent, il devait s'y trouver d'autres troupes de la Milice.
L'un des canons d'artillerie qui m'entouraient se tut également brusquement dans une brève explosion de lumière, me laissant imaginer ce qui venait de se passer.

Mes réflexes et mon instinct de survie reprirent alors le dessus et je me mis à courir plus au moins au hasard à la recherche d'un endroit où me cacher ... avant de dénicher justement un grand rocher à moitié ensevelis par la glace, derrière lequel je m'empressai de m'abriter.
Mon fusil entre les mains, mes lunettes de protections complétement embuées et mon cœur battant si fort qu'on aurait dit qu'il s'apprêtait à sortir de ma poitrine, j'attendis ainsi un long moment. Le temps que les tremblements et le grondement des rondins ne dissipent.

Encore tremblant, je relevai la tête. Mais mes yeux s’attardèrent alors sur une tâche sombre dans la brume. Un rocher ? Non, ça bougeait trop pour être un rocher ...
Je me redressai alors en épaulant mon fusil. Allié ou ennemi ? Dans le second cas, je voulais être prêt à réagir.

Une paire d'ombre se joignirent à la première, et une courte fusillade se fit entendre avant de se voir remplacer par des cris. D'horrible cris, suivis d'une vive lueur qui éclaira l'obscurité à travers le brouillard.
Et soudain, titubant hors de ce brouillard, apparue une silhouette couverte de flammes des pieds à la tête, grillant littéralement sur place. Il - ou elle, ce n'était plus discernable - tenta de faire un pas de plus mais s’effondra dans la neige, face contre terre.
Mon cœur se serra, de même que mon estomac qui manqua de rendre son dernier repas, et c'est à ce moment-là que l'ombre se révéla enfin.

Une imposante massue à la main, un véritable colosse émergea du voile opaque que formait la brume environnante. Lui aussi était entouré par les flammes, mais elles ne le blessaient pas ... elles semblaient plutôt le suivre tel un fougueux animal de compagnie.
C'était donc ça, la magie de ces sauvages ? Ils asservissaient les éléments ?

Un tir résonna. Et je me rendis alors compte que je venais de presser inconsciemment la gâchette de mon arme. La décharge atteignit sa cible, mais la corpulence et la détermination du Boréalien le maintinrent débout.
Une nouvelle décharge fusa. Mais j'étais trop pétrifié de terreur pour viser correctement et le tir manqua son but.
J'aurais souhaité avoir un troisième essai mais la monstrueuse brute qui m'attaquait était déjà sur moi et m'arracha mon fusil de précision de mes mains, avant de le broyer comme s'il ne s'était agit que d'une brindille.

J'aurais voulu fuir, riposter, ou tenter quoi que ce soit ... Mais cette vision me tétanisait complétement et je ne pus rien faire d'autre qu'essayer de faire un pas en arrière pour finalement trébucher et m'étaler dans la neige.

- "Non ... Non, je ... Je ... A l'aide !!" Me mis-je à hurler avec tout le courage dont j'avais l'habitude de faire preuve. La créature dont la peau était extrêmement pâle était maintenant si proche de moi que je pouvais sentir la chaleur insoutenable des flammes qui l'accompagnaient ...
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 9 Nov 2013 - 7:19

Plus les minutes s'écoulaient, plus les Miliciens s'affaiblissaient au même rythme que les Boréaliens disparaissaient. Un rapport de force qui donnait pour le moment l'avantage aux soldats qui se débattaient toujours et autant pour leur vie. Si cela n'était qu'une petite bataille, qu'en serait-il des grandes ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien encore réserver comme 'surprise' ? Mais la prochaine fois, les moyens utilisés seraient bien plus conséquent et la Milice allait être bien mieux préparée. Ce qui était le plus effrayant chez les Boréaliens restait cependant leur magie, cette chose qui leur permettait d’interagir avec les éléments. Il ne faisait nul doute que ce point allait devenir l'une des principale cible de toutes les recherches dans le but de le comprendre, voir s'en protéger ou bien encore, le neutraliser. La guerre ne faisait que débuter et pourtant, on avait l'impression qu'elle était là depuis si longtemps …

Loghan ne savait plus où donner de la tête. Il fallait dire qu'il n'avait pas pris le meilleur armement pour un combat aussi proche, ne disposant que d'un blaster et d'un fusil de précision. Peu pratique en effet, mieux valait prendre un fusil standard comme n’importe quel soldat, mais il ne pouvait plus à présent. Alors il prit du recul et fit ce qu'il savait le mieux faire : tuer à distance. Sur ce terrain il était tout simplement imbattable, ses talents de tireur d'élite n'avaient plus à faire leur preuves. C'était notamment grâce à sa visée presque infaillible qu'il avait pu monter les échelons si rapidement. Toutefois il ne fallait pas oublier que le danger était partout, et ça Loghan en avait bien conscience. Ceci lui fut alors démontré par quelque chose, un son retentissant dans sa radio. Une voix plus précisément, et vu ce qu'elle exclamait, le propriétaire avait besoin d'aide.

L'officier ne mit pas longtemps à décider d'aller porter secours, c'était son devoir après tout. Et quelques instants après le voilà près de la position désirée, et ce fut avec effroi qu'il constata que le soldat ayant demandé de l'aide se trouvait dans une posture pire que celle qu'il avait imaginé. Un barbare entièrement enflammé, une autre forme que pouvait prendre leur magie. Plus ils en découvraient, plus c'était terrifiant. Loghan ne connaissait pas l'identité de ce soldat mais savait qu'il allait devoir faire quelque chose pour le sortir de ce pétrin. Ainsi, brandissant son fusil de précision le capitaine visa le Boréalien, plus précisément son épaule, et après avoir retenu son souffle n'hésita pas à appuyer sur la détente. Un trait lumineux partit de manière furtive pour venir se loger directement sur le géant … Il ne faisait nul doute que dorénavant ce dernier allait lâcher le Milicien pour venir se concentrer sur Loghan.

-"Attaquez-vous à quelqu'un de votre taille."- Dit-il.

Mais il était à une certaine distance de la cible, et avant que cette dernière commence à le charger, le capitaine fit suivre trois autre tirs pour l'affaiblir d'avantage. Sa résistance l'étonnait et il commençait sérieusement à se demander combien de cartouche allait-il devoir épuiser pour en venir à bout.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 9 Nov 2013 - 12:06

HRP:
 
Sans son arme, l'étranger n'est plus rien. Il geint à terre. Dans la bataille, l'odeur de peur est étouffée par celle du sang. Mais le Shaas la devine sans mal dans la voix de son ennemi.

Un seul coup, et l'homme meurt.

Un vague sursaut quand une nouvelle douleur surgit dans son épaule. Parmi la sensation des flammes. Celles-ci l'entourent. Il y a son corps... Et autour de lui, l'ithylium. Les flammes. Presque une extension, que son esprit laisse libre. Mais cette souffrance le touche lui. Dhungaärd voit un nouvel adversaire... Parmi les éclats et les fracas, il n'entend pas ce qui lui est dit... Mais perçoit clairement les traits de lumière.

Un dans son flanc. L'autre sur son bras. Un dernier le frôle.

La douleur n'est pas nouvelle, mais ici son origine est connue... A portée. Pourtant, quelque chose se love dans sa rage glacée. Faire vite. Sortant d'une brève torpeur, il se baisse et saisit l'étranger au sol par l'épaule... Et le relève comme si c'était déjà un cadavre à traîner. Les flammes lèchent l'étrange peau qui le couvre, et s'y attaquent de leur mieux... Le guerrier ne pense pas à le tuer. L'oublie presque. Juste cette masse qu'il tient fermement, lui broyant l'épaule, et qu'il montre à "l'archer" qui le vise... Parmi tant d'autre.
Tire encore. dit-il, presque dans le cou de l'homme qu'il tient.
Son souffle est celui des flammes... Alors il avance, comme si l'étranger ne pesait rien. Son bras est contracté alors que ses muscles bougent, que son corps avance comme un howok chargeant... Une masse qui ne s'arrête pas. Piétiner la neige et le sang. Avancer... Et percuter.
TIRE ENCORE. tonne la voix du Shaas...
Avant qu'il n'atteigne l'archer... Et ne lance le poids qui l'entrave.

Non pas sur l'homme. Il visait aussi ceux qui étaient derrière lui et qui pouvaient le prendre pour cible. Lançant l'homme comme un vulgaire morceau de viande, vers le haut, il le jette vers le haut... Le corps vole sur quelques mètres, percutant l'archer en haut des épaules, l'envoyant au sol, avant de finir dans les hommes plus loin. Les flammes ne rechignent pas à la tâche devant ces nouvelles cibles. Les erfeydiens alentours profitèrent de la diversion, et abattirent leur arme avant d'être touchés au corps par les traits de lumière.

Dhungaärd était sur celui qui l'avait blessé. Sans masse, il n'a que ses mains... Il saisit l'arme, l'en frappe puis s'en débarrasse aussitôt. Pour mieux, après l'avoir frappé au visage, le saisir au cou et le relever. Faire vite... Et tuer.
Seule ton arme est dangereuse. souffle-t-il au au visage de l'étranger.
Ses mains serrent... Et la douleur fuse. Son flanc entier le brûle. Avec rage, il jette l'homme à la face des tireurs, alors que les traits de lumière cessent brusquement pour mieux reprendre. Brûler. Brûler tous.

La chose lovée le veux. Cette chose se déploie, et le recouvre : la fatigue. La douleur qui est partout. Mais le Shaas ne veut pas se laisser allez, alors qu'il voit encore trop d'ennemis debout. Beaucoup trop, alors que tant des siens sont au sol... Il veut bouger... Mais ses gestes sont lourds. Il se retrouve presque immobile, grande silhouette immobile souffrant des traits de lumière... Tout se fait flou. Rester... Debout...

Les Miliciens veulent abattre le boréalien qui tient encore. L'un relâche son arme pour mieux appliquer de la neige sur le cou agressé du capitaine.
Tenez bon Capitaine ! L'effectif ennemi diminue, vous ne pouvez que tenir ! Lui dit-il avec empressement

HRP:
 
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Sam 9 Nov 2013 - 15:17


Far From Home by Five Finger Death Punch on Grooveshark


Ils tombent. Ils tombent tous.
Un à un. Bientôt, il ne restera plus personne debout.

Elle affiche une mine de colère et de dégoût. C’est la première fois qu’une bataille semble si difficile. La première fois que le Gardien ne semble pas là. La première fois, finalement, qu’il y a au sol plus de leurs sangs que de celui des hommes d’en face. Elle les déteste comme il la déteste en retour, mais leur jeu est inégal. Leurs armes sont faites de lumière qui brûle et perce la peau. Eux n’ont que leur force, leurs marteaux et leurs épées. Eux ont le fer qui protège leurs corps des coups les plus rudes. Eux n’ont rien d’autres que des peaux de bête qui s’enflamment au passage des liens de feu rendus fous par la douleur ou la perte.

C’est bien ça. C’est ce qui se passe en ce moment, et la gamine le sait.
Ils vont perdre.

Ils ont perdu.

Elle n’est pas la seule à le penser car déjà au loin, proche de Nivilk, les hommes en arrière fuient. Sur le sol s’entasse des cadavres, et ceux qui se battent, encore, prêts à rejoindre l’autre-monde. C’est un cimetière sur lequel elle marche, et parmi les tombes, la jeune fille ne sait plus où donner de la tête, ni quoi faire.
Elle semble prise au piège d’une masse immense que l’on appelle la Guerre et qui petit à petit la submerge. La masse va la tuer. La masse va tout recouvrir et dans les profondeurs infernales, elle va se noyer.

La masse va la noyer elle aussi, comme tous les autres.
Elle ne sera qu’une âme de plus dans le compte. Qu’une âme de perdu…

Une flamme.
Une voix.
Un cri.

Dans la torpeur, Hermine relève le menton et ce n’est que pour apercevoir Dhungäard perçait de part en part par des tirs lumineux. Elle ne dit rien. Observe. Ses yeux sont grands ouvertes.
Ils vont tous mourir. Nous allons tous mourir. C’est ce qu’elle pense à ce moment. La seconde d’après, alors que le milicien vole dans les airs, s’affranchissant de toute gravité, son ventre se serre. Non. Elle peut le sauver. Elle peut en sauver. Certains. Sans fuir. Mais le sauver, lui. Tout de suite.

En reculant d’un pas, passant entre deux groupes armés, ses yeux cherchent quelque chose et elle le trouve enfin. Un koun ! Sur son dos, son maître mort pendouille mollement, le visage parsemé de trous sanguinolents et encore chauds. Elle court vers lui, se fait pour autant faucher par un guerrier. Le feu qui tombe comme des flammèches chaudes lui brûle la peau mais elle le rejette sur le côté, se dégageant des carcasses pour mieux se redresser et rattrapait les rennes du Koun sur lequel elle grimpe, d’un mouvement aussi souple que rapide.

Plus loin, Dhungäard est immobile.
Un géant parsemé de lumières.
Et de sang.

Elle pousse un cri et le Koun se soulève comme une masse et il part aussi rapide qu’il le peut.
La gamine ne passe pas inaperçu mais chaque rayon rencontre, quand cela est possible, un miroir de glace. Elle n’a plus de flèche. Juste de l’espoir. Et dans le fond, un peu de chance. Quand le Koun arrive enfin à distance, elle se laisse glisser dans un mouvement fluide et court vers Dhungäard. D’un simple mouvement de la main, épuisant la moitié de ses réserves, un mur de glace se crée autour d’eux, protecteur silencieux et observateur d’un spectacle aussi apocalyptique que sale.

Dhungäard !

La voix tonne mais le géant ne réagit pas. Elle siffle et finalement appose ses doigts. De la fumée s’échappe sitôt que leurs deux liens se rencontrent et se rompent l’un l’autre. Le feu s’éteint, et la glace fond instantanément, mouillant la peau du géant, une peau dégoulinante de sang.

Dhun’…

Un premier tir perce la coque de glace autour d’eux.
Ce n’est pas le moment de traîner. Elle lui attrape la main et le tire sans douceur jusqu’au Koun. Elle jette au sol son carquois car c’est un poids mort maintenant qu’elle n’a plus de flèche. Elle le pousse pour qu’il grimpe plus vite, car le temps se gâte. Le temps est question de survie. Une survie qui se fait rare.

Un grand « boom » résonna et des éclats de glace se plantent dans le flanc d’Hermine restée encore au sol. C’est une explosion qui vient d’ébrécher le mur de glace trop fragile. Elle perd le contrôle. Elle secoue la tête pour chasser la douleur. Encore un petit peu. Juste un petit peu. Là elle grimpe de nouveau sur le Koun, tirant sur les rennes, jetant un regard au géant.

Pas de fuite.
Juste de la sécurité.

Le Koun gronde et de nouveau s’active. Il passe si proche du milicien jeté sur le sol que l’on se demande même si Hermine l’a vu, perchée là-haut. Elle n’a pas l’air de voir quoi que ce soit de toute façon. Rien d’autres que des nuées de sang, des cadavres qui s’étendent sur le sol. Trop voyant. Le Koun se dépêche et finalement passe dans la foule de badauds, écrasant les uns et les autres. Elle jette un regard en arrière pour vérifier qu’on ne les a pas vu, ni suivi, mais il n’y a personne. Que des cris. Que des pleurs… et les marteaux, si près, si loin…

Sur son chemin, le Koun a bousculé et pulvérisé, mais il n’y a bientôt plus rien qui n’arrêtera les miliciens. La mort ? Non. Ils ne peuvent pas la leur donner.

Les Miliciens sont la mort aujourd’hui… alors qu’ils ne devraient pas.

Les yeux d’Hermine se relèvent et regardent le géant presque inconscient, qui l’écraserait s’il l’était. Elle l’entend qui gronde et qui gronde, de tous ces tirs qui fusent, de ses blessures qui suintent. La douleur…

Finalement la bête s’arrête derrière un tronc d’arbre tombé là. Il n’y a personne aux alentours, le front est plus en avant. Hermine s’arrête, observant la scène. Elle est à égale distance des marteaux et du champ de bataille. Au milieu de deux mondes.
Celui de la guerre, et celui de la mort. Pour autant… pour autant elle ne croit pas en ces hommes, elle n’y croit plus. Elle ne croit d'ailleurs pas non plus en leur chef, Nivilk. Il n’a apporté que désastre aujourd’hui. C’est tout du moins ce qu’elle pense et ce qu’elle croit.

Ils sont en train de perdre, et c’est de sa faute, à lui, et à lui seul. Ce n’était pas une guerre mais une boucherie. Ils perdent comme les derniers des chiens à se battre contre des armes de lumière qui brûlent la peau.

Un grand « ploc » la sort de ses rêves et ce n’est autre que Dhungäard qui vient de tomber à la renverse du Koun, sur le côté. Cette fois-ci, c’est bon. Il est inconscient. Et elle, elle est maintenant seule. Sans flèches, blessée et endolorie par le froid. Fatiguée.

Pour la première fois de sa vie, en plein milieu d’une guerre, elle est ainsi.
Fatiguée.

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On m'appelle Loghan Karano


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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Dim 10 Nov 2013 - 9:08

Les tirs s’enchaînèrent, les uns derrières les autres. Bientôt le chargeur allait se vider entièrement, et mieux valait que cela se produise pas. Loghan s'arrêta cependant lorsqu'il observa le Boréalien se saisir du soldat par l'épaule et le brandir devant lui comme s'il voulait en faire un bouclier. Il exclamait quelque chose que l'officier ne pouvait comprendre, la barrière de la langue était encore très présente. Mais ce n'était pas parce que le barbare avait un 'otage' que le capitaine allait cesser de faire feu. Reportant la lunette de son fusil à son œil, il tenta de viser là où le géant n'étais pas protégé par le corps du milicien, Malgré les tirs répétés, il ne s'arrêta guère et franchit un pas de plus vers Loghan qui ne pu anticiper. Arriver à une certaine distance, le Boréalien lança le soldat en sa direction, provoquant la chute du capitaine tandis que le lancé termina sa course sur les autres plus en retraits.

À présent à terre, l'officier tenta de se relever mais l'ennemi fut plus rapide. Certes il était désarmé mais cela ne l'empêcha pas d'attaquer, et se saisi ainsi du fusil du Milicien dans une volonté de le frapper avec. Ne faisant pas dans la demi-mesure, le visage fut touché en premier. Et même si Loghan avait réussi à dévier le premier coup de justesse grâce à geste vif de sa main, le deuxième l'atteignit en pleine face. Le choc fut très violent et du sang commença même à couler. Sonné par le coup l'homme ne se rendit pas compte qu'il était en train de se faire étouffer par le sauvage qui l'avait empoigné par le cou et soulevé. La pression était immense, tellement qu'il sentait le manque d'oxygène et la douleur. Que faisaient ses Hommes ? Pourquoi n'intervenaient-ils pas ? Ils étaient occupés avec d'autres Boréaliens ayant fait une diversion.

Mais heureusement cela ne dura plus, car les tirs reprirent une fois les nuisibles neutralisés, et fusèrent vers le géant. Celui-ci n'avait autre choix que de lâcher le capitaine, qui se retrouva projeter vers ses alliés. Ils n'arrêtèrent pas, ils voulaient le tuer sans doute. Loghan n'était pour le moment plus en état de raisonner, le choc avait été important. Se faire couper la circulation sanguine menant au cerveau n'était pas franchement bénéfique, et cela mettait un petit temps à se rétablir. Un des miliciens prit la peine de passer de la neige sur le cou endoloris de son supérieur, tout en essayant de l'encourager à rester parmi eux. Mais alors que le sort du barbare semblait scellé, un intrus fit son apparition et faisant usage de sa magie créa un bouclier, de glace visiblement, et tenta de sauver le Boréalien. Une femme, où les tirs fusèrent à leur tour sur sa protection glacée dans le but de l'arrêter et de la tuer. Aussi étrange que cela pouvait paraître, Loghan fit un effort pour relever la tête et observant la courte scène, passa un ordre qui ne fut malheureusement pas exécuté de suite.

-"Ces-sez le fe … Cessez le f-eu j'ai DIS ! Laissez-les par-tir ils ne peuvent plus com-battre."-

Mais il était un peu tard, car un des tirs perça la coque et blessa la jeune femme qui finit tout de même par s'enfuir. Cet ordre en avait étonné plus d'un mais compte-tenu de l'action, ce n'était pas le centre des priorités des miliciens présents. Voyant le duo partir, Loghan sentait son cou s'apaiser très faiblement mais cela lui suffit pour se relever enfin, péniblement. Aidé par ce même milicien, l'officier savait d'ores et déjà ce qu'il allait devoir faire. L'affrontement allait bientôt arriver à son terme, grâce à l'information qu'il venait d'entendre dans sa radio.

-"Les artilleries lourdes sont à 85% de calibrage capitaine."-
-"Bien, préparez-vous à la mise à feu. Je veux que tout le monde s'apprête à faire retraite derrière les boucliers, vous attendrez mon signal."-

Lorsque les artilleries seraient prête il allait être important pour les Miliciens de se réfugier derrière les boucliers placés devant celle-ci pour éviter de se faire tuer. Les salves de ces machines étaient meurtrières, il n'y en avait que trois à cette bataille. Si tout se passait bien, le paysage allait être littéralement transformé par les tirs de ces armes dévastatrices. Mais fallait-il encore que le calibrage ne se plante pas et qu'elles ne soient pas endommagées jusque là.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Lun 11 Nov 2013 - 5:30

Le murmure des flammes. Les traits qui le frappent. Plus loin, le fracas des armes et des morts. Tout cela s'éloigne, alors que le géant vacille. Une masse l'approche sans qu'il réagisse... Soudain, les coups cessent. Ne reste que la douleur et la chaleur. Il se détend presque... Une voix. Encore cette voix. Hermine. Une volonté s'exerce sur l'ithylium l'entourant... Et le Shaas ne la retient pas. Les flammes disparaissent. Il ne reste qu'un grand corps aux protections endommagées... Et à la peau pâle tachetée de noir. Une légère pression, avant qu'il ne saisisse. Un koun. Bouger est douloureux. Son corps est lourd... Pourtant il se hisse, avant que la Shaas ne le rejoigne... Et lance l'animal.

Il ne demande qu'à tomber. Lâcher, fermer les yeux. Mais ses muscles se contractent, alors que des forment floues défilent. Le son du pas lourd de leur monture... Courbé sur le dos de l'animal, il fait pourtant une cible de choix. Par leur stature, Koun comme homme essuient d'autres tirs. Rester conscient. Juste tenir... Le temps qu'Hermine les conduise... Quelque part. Douleur vive. Grondement. C'est tout. Quand ils s'arrêtent, il ne prête pas attention à l'endroit. Le vacarme est plus loin, ne les cerne plus. Presque le silence en comparaison...

Les Marteaux... ? Mais ce danger lui parait insignifiant. Leurs coups ne se sont pas encore abattus sur eux. Le Shaas ne compte pas demeurer indéfiniment sur le koun, aussi essayes-t-il de bouger...

Puis il oublie. Quelques éclats de voix et de tire à la limite de sa conscience. Mais le noir vient.

Il sent à peine son corps toucher le sol.
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On m'appelle Larkin Reaner


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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Lun 11 Nov 2013 - 15:44

Le colosse était maintenant recouvert de ces flammes qui dansaient autour de lui, mais qui ne semblaient lui faire aucun mal. Il fit un nouveau pas vers moi, levant le poing en l'air et me hurlant au visage dans son dialecte brutal que je ne comprenais même pas.

Mes seules pensées à ce moment là n'étaient pas vraiment glorieuses. Là où d'autres s'en seraient voulu de ne pas avoir mieux servi la Milice, ou bien auraient pleuré leurs proches, leur famille, leurs frères d'armes, ... Moi, je regrettais juste de ne pas avoir vécu plus longtemps pour profiter de la vie, ainsi que quelques autres pensées égoïstes dont je ne parlerais pas.

Gesticulant toujours dans la neige à la recherche d'un échappatoire et respirant aussi bruyamment qu'une bête que l'on s’apprête à égorger, j'essayais maladroitement de me relever pour m'enfuir ... en vain.
J'allais y passer. Comme beaucoup d'autres avant moi entre ces pics enneigés. Et qu'avais-je de plus qu'eux ? Rien ... rien du tout. Je n'étais que Larkin Reaner, milicien bien malgré lui, et personne ne se souviendrais de moi après ma mort.

Oui, j'allais y passer. J'aurais du y passer ...
Mais une voix résonna soudainement sur ma gauche. En mastroscien, cette fois-ci, bien que je ne compris pas le moindre des mots qui furent prononcé. La décharge qui fusa presque simultanément attira cependant un peu plus mon attention. Le trait de lumière alla se loger en plein dans l'épaule du sauvage qui, à peine secoué, retint tout de même son coup et se tourna vers la source de ce tir.
Un homme. Mais pas n'importe quel homme. Quelqu'un dont tous les miliciens présents sur l'Île Blanche connaissaient le nom et le visage : Le capitaine Loghan Karano, l'un des officiers les plus gradés parmi les forces déployées contre les Boréaliens et le général de la bataille qui se déroulait actuellement.

Ma stupeur passée et me croyant tiré d'affaire, je me mis à ramper pour échapper au géant enflammé qui en avait après moi et dont la chaleur commençait à m'étouffer. Mais j'étais bien au bout de mes peines. En effet, celui-ci ne se laissa pas déconcentrer et se saisit violemment de mon épaule avant de me soulever comme un vulgaire pantin.
Se servant ensuite de moi comme d'un bouclier, il me plaça devant lui et avança à grands pas en direction du capitaine et des hommes qui l'entouraient - qui ne cessèrent même pas de tirer le feu - tout en continuant de hurler dans sa langue gutturale.

Je criais et tentais de me débattre tandis que le flammes entamaient lentement ma chair en brûlant le manteau et le gilet matelassé que je portais. Mais la poigne du monstre était bien trop forte pour moi, et je réalisais rapidement que toute résistance était inutile.
Plusieurs tirs l'atteignirent ... L'un d'eux m’érafla également le flanc, me permettant ainsi de découvrir quelle douleur aigüe provoquaient nos armes à éralium.
Puis sans prévenir, le sauvage me jeta de toutes ses forces sur les miliciens qui lui tiraient dessus. Un autre tir me percuta au vol, en pleine cuisse, et le choc violent de ma chute suffit alors à me faire perdre connaissances ...

***

Quand je repris mes esprit, je mis un moment à me souvenir ce que je faisais là, ensevelis dans la neige et entourés par autant de cadavres, et pourquoi j'avais aussi mal à la fois à l'épaule, au flanc et la cuisse. Bien qu'elles me faisaient un mal de chein, les deux dernières blessures avaient été causées par des tirs d’énergie, et avaient donc immédiatement cautérisées. La première cependant, étaient encore sale et sanguinolente. Mes habits et protections avaient fondues et s'étaient mêlés à ma chair déchirée ... Ce Boréalien en feu ne m'avait pas seulement brûlé l'épaule, il me l'avait également broyé.
Alors que je repensais à ce monstre, je me demandai ce qui pouvait bien lui être arrivé. En effet, je ne le voyais nulle part ... Ni lui, ni son cadavre, ni les horribles massacres qu'il aurait pu laisser derrière lui ...
Ce dont j'étais certain, cependant, c'était que l'image de ce géant baignant de flammes n'allait jamais me quitter ... De même que sa voix, ou son regard ... Ou encore l'image du cadavre carbonisé qui s'était effondré devant moi juste avant son apparition ... Tout ceci allait me hanter jusqu'à la fin de mes jours, je le savais.

Le capitaine Loghan Karano aussi avait disparu, de même que les hommes qui l'accompagnaient. A vrai dire, je ne voyais pas grand chose, de là où j'étais. Le brouillard masquait encore une grande partie du paysage. Je ne pouvais qu'entendre les quelques bruits éparses des affrontements qui se déroulaient autour de moi et que j'avais presque oublié.
Des rafales de fusil, des cris, des explosions, ... le tout ponctué par quelques rares tirs d'artillerie légère ...
Mais un bruit se distingua subitement des autres. Un grésillement dans mon oreillette. Elle avait du être endommagée par la chute et tout ce que je pus entendre pouvait se résumer à : "...out le monde...prête à f...traite derrière les bouc...on signal !"

Mais il ne m'en fallut pas plus pour comprendre qu'il fallait que je me barre d'ici. La vision des autres miliciens se précipitant tous dans la même direction, remontant la pente neigeuse parsemée d'éclats de glace, de troncs brisés ou de cadavres m'aida un peu pour arriver à cette conclusion.
Je tentais alors tout naturellement de me relever, mais la tâche s'annonça plus ardue que prévue. Ma blessure au flanc était superficielle mais les deux autres m’empêchaient complément de prendre un appui ...

La panique commença alors à s'emparer de moi et je me mis à ramper, ne m'aidant que de mon bras et de ma jambe encore valides. La douleur en était insupportable et je ne pus m'empêcher de pousser des gémissements et des plaintes sous l'effort. Pas très glorieux, une fois de plus ...
Mais peu m'importaient la gloire ou la dignité, à ce moment-là. Je voulais uniquement rester en vie et me casser d'ici ! Je ne pouvais pas mourir comme ça, laissé pour mort au milieu des autres cadavres de sauvages et de miliciens confondus ...

"Hé oh ! Je ... Argh ! Je suis vivant ! J'suis encore en vie, bordel ! Me laissez pas là ! Hé !" Me mis-je à crier en voyant un petit groupe de miliciens passer non-loin de moi.
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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Mer 13 Nov 2013 - 3:58


    Bien qu'ayant ôté la vie d'une poignée d'ennemis, le Hön avait essuyé quelques coup et voyait le sang des autres mélangé au sien sur son visage, ses bras, ce qui lui servait d'armure.

    Comme beaucoup des siens, il avait pu constater la faiblesse des étrangers au corps à corps et jouait tout là dessus, n'hésitant pas à zigzaguer entre les rais bleus pour atteindre une cible sur laquelle il abattait sa lourde épée qui n'éprouvait aucune difficulté à trancher la chair de l'envahisseur.

    Mais malgré cet avantage de proximité, les outremuriens se défendaient bien, trop bien. Nombre de factionnaires avaient vu le Gardien les rappeler à lui et la balance semblait pencher trop dangereusement en la défaveur des erfeydiens, tandis que les Marteaux commençaient leur office en arrière. Il lui faudrait sonner la retraite, il le savait pertinemment, mais pas si tôt, pas sans avoir tenté de les priver d'un meneur. Cette lutte ne devait pas être vaine et devait au moins avoir servi à affaiblir l'ennemi.

    Les hommes d'ailleurs commencèrent tout à coup à faire marche arrière sans plus se préoccuper des factionnaires. Des machines vrombissaient à l'unisson de cette même mélodie qui avait précédé de nombreux tirs mortels. Entendant cela, Nivilk se retourna vers ses rangs amoindris. Trop de perte pour si peu de gain, si cet erzatz d'ithylium que vomiraient ces tubes de métal les atteignaient, c'en serait fini d'eux.

    - Dispersez-vous, ne restez pas groupés ! sa voix cassée fit réagir ses hommes les plus proches qui le relayèrent, faisant s'éparpiller les rangs qui continuaient néanmoins d'avancer à l'assaut des étrangers qui tentaient de se réfugier.

    Continuant lui aussi sur sa lancée, Nivilk buta contre un corps ennemi qu'il avait pensé inerte jusqu'à ce qu'il n'appelle les siens. Cette détresse qu'il avait décelé dans sa voix lui fit réprimer une mine de dégoût. Sous cette puissance apparente que leur prodiguaient leurs armes, ce n'étaient que des sous hommes tout juste bons à appeler à l'aide quand ils se trouvaient en difficulté. Une mort rapide serait trop d'honneur pour celui-ci que le factionnaire retourna avec son pied, lui envoyant ce dernier violemment dans les côtes. Ceux qu'il avait hélés avaient continué leur route, assourdis par les vibrations de ces machines qui n'étaient plus qu'à quelques mètres.

    Derrière accourait un petit groupe de ces hommes. Celui à leur tête se distinguait par un accoutrement plus sophistiqué et semblait les tenir pendus à chacune de ses paroles. Était-ce celui qui les dirigeait ?

    D'un revers de son arme, Nivilk fit partir à toute vitesse trois boules de glace qui percutèrent l'escorte de l'instigateur qui avait arrêté sa course.

    - Comment t'en sors-tu sans larbins, skoll galeux ?




Message à Alenoä :
 
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On m'appelle Loghan Karano


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Posté dans Re: Que la fête commence !   - Jeu 14 Nov 2013 - 10:10

La mise à feu était imminente. La zone devait être dégagée au plus vite sinon tout ceux qui se trouveraient présents allaient se faire tuer à coup sur. Les Miliciens sous l'ordre du capitaine se réfugièrent derrière le bouclier mais les Boréaliens tentèrent tout de même de les freiner. Une tentative honorable mais qui n'allait certainement pas sauver leur vie pour autant. Loghan se demandait comment leur chef pensait, pourquoi n'avait-il d'ores et déjà pas sonné la retraite ? La bataille était perdue pour lui, il n'y avait plus rien à faire à présent, il était trop tard. L'officier aurait voulu pouvoir l'affronter directement et ainsi pouvoir priver le camp ennemi d'un chef, mais l'occasion se ne présenta apparemment pas … Du moins, c'était ce qu'il pensait.

Alors qu'avec un dernier groupe Loghan tenta de se rapatrier derrière la barrière, il entendit un bruit, plusieurs même. Avant cela il avait repéré le milicien ayant été blessé par le géant, le choc avait tellement été rude qu'il en perdait tout sens du savoir parler … On était certes en période de guerre, mais ce n'était pas une raison pour se laisser envahir et extérioriser sa peur sous forme d'injures. Le capitaine le repéra et ordonna donc à ce qu'on vienne le secourir, mais il semblait cependant dans un plus mauvais état. Il avait dû être percuté par quelqu'un ou quelque chose, et ce fut ces fameux bruits qui donnèrent la réponse. Trois sphères, trois boules de glace s'abattirent sur le groupe, les percutant de plein fouet et stoppant leur progression ainsi. Loghan fut projeté sur le côté, et une douleur sans précédent le tenailler déjà. Il n'était pas encore bien remit de sa dernière altercation avec le colosse Boréalien, et lorsqu'il tourna la tête il vit une silhouette … Une silhouette plus démarquée de tout les autres de part son accoutrement, et son arme.

-(Lui … *Hmpf* Ça doit être l'auteur de cette pitoyable défense.)- Pensa-t-il.

Entendant cet homme marmonner quelque chose dont il en comprit strictement rien, le capitaine se releva péniblement et constata que le reste de son groupe était encore dans les vapes. Il allait devoir faire sans donc, mais un effroyable doute l'épris quand il entendit dans sa radio que les artilleries étaient à 93% prête. Cela ne lui laissait que peu de temps, et si jamais le combat durait de trop … Il se retrouverait atomiser par ses propres armes. Si jamais il devait passer l'arme à gauche maintenant, il s'assurerait que ce Boréalien en ferait de même.

-"Ça ne vous suffit pas de m'avoir envoyé votre grande brute ? Faut que vous veniez absolument gratter le fond, même si vous avez perdu … Vous êtes de biens mauvais joueurs, Boréaliens."-

Disant cela, il savait que le barbare n'en comprendrait mot. Ceci étant à présent dit, Loghan arma rapidement son blaster et visa directement l'homme. Il fallait la jouer intelligente, jouer sur les points forts et faible : l'officier avait l'avantage de posséder des armes puissantes, mais avait le défaut de ne pouvoir résister au corps-à-corps très longtemps. Le Boréalien lui devait agir comme le reste de ses camarades, à savoir qu'il n'avait probablement pas autant de capacité à réfléchir rapidement, du moins c'était ce que pensait Loghan. Ainsi, il décida de ne pas faire durer plus longtemps le suspens et n'hésita pas à appuyer sur la détente, envoyant un tir de blaster directement dans la direction du meneur. Il avait ressorti son épée par précaution, même s'il savait qu'il n'allait probablement pas faire long feu s'il venait à s'engager à l'escrime avec le barbare.

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Posté dans Re: Que la fête commence !   -

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