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Il était une fois un fupin

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On m'appelle Venycia Howk


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RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
MON AGE : 18 printemps.
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Posté dans Il était une fois un fupin   - Mer 28 Aoû 2013 - 8:22

Venycia Howk (marchande)

Quelle idée que de faire des réceptions ennuyeuses comme celles-là. Ne mets pas tes coudes sur la table. Ferme la bouche en mangeant. Dis bonjour à la dame. Venycia Gotruscos, petit machin de six ans, était assise sur une pile de livres qui la rehaussaient sur sa chaise à hauteur de la table. C'était pas bon en plus. Elle, elle aura bien voulu le DESSERT. Le sacro-saint dessert, ce qui était sucré, et les chocolats de pendant-que-les-grands-buvaient-de-l'eau-chaude-pas-bonne. Mais là, c'était l'heure d'attendre. Parce qu'entre chaque plat, il y avait bien une heure, sinon ce n'était pas drôle, apparemment. Il y avait déjà eu l'apéritif, l'entrée chaude, l'entrée froide, le plat, le fromage... Et le meilleur se faisait attendre depuis tellement longtemps qu'elle commençait à désespérer tout en construisant des maisons en croûtes de fromage dans son assiette. Elle se tortilla un peu sur sa chaise, avant de tirer sur la manche de sa maman. Sa patience était épuisée, elle allait faire autre chose. Surtout que le monsieur juste en face d'elle lui faisait peur, avec son gros ventre, son chapeau et son bâton-qui-pue dans la bouche.

« Peux aller ? » souffla-t-elle. C'était le mot secret pour éviter le « J'dois faire pipiiiii » enthousiaste de l'enfance pendant les rassemblements mondains. Jinna Gotruscos y avait eu droit une fois, et elle avait juré qu'il n'y aurait jamais de deuxième. La maman en question hocha la tête, et la petite fille se laissa tomber dans un POUF léger sur le tapis. Elle attrapa son doudou, abandonné sur une table d'appoint non loin le temps du repas.

Elle fila comme une ombre vers le grand hall d'entrée. Enfin, comme une ombre, c'est vite dit : comme toute bonne petite marchande, elle était empaquetée dans une robe absolument charmante, mais ô combien encombrante, miniature un rien moins décolletée et raccourcie aux genoux de celles des dames plus âgées qui conversaient dans la salle de réception. Pourtant, elle était ravissante, avec ses petites soquettes blanches et ses chaussures vernies qui complétaient le tableau, malgré que ce ne soit pas du tout approprié à des jeux d'enfants.

Plantée au milieu du couloir en serrant Merveille le fupin contre elle, Veny considéra un instant les possibilités. Il y avait déjà en elle une ébauche de ce qu'elle serait plus tard, c'est à dire une excellente menteuse : elle ne devait absolument pas aller aux toilettes, elle voulait juste se promener un peu. Le jardin... Il pleuvait des cordes. Les cuisines ? Elle n'avait vraiment plus aucune envie de manger, sauf peut-être des sucreries. Elle finirait bien par trouver quelqu'un à qui en mendier. Ce fut une porte entrouverte un peu plus loin dans le hall qui l'attira, parce que la lumière y était allumée.

Silencieuse comme un petit gania, elle se glissa dans l'ouverture en traînant Merveille derrière elle par une oreille. Le pauvre petit doudou avait l'habitude de traîner sur le sol, en attestait sa belle couleur grisouille là où la fausse fourrure aurait dû être immaculée. Enfin, elle s'immobilisa au milieu de la pièce, les mains jointes derrière son dos sans lâcher l'oreille du fupin.

Un monsieur était penché sur un gros volume à couverture de cuir, du genre de ceux qu'il y avait dans la bibliothèque de la chambre de la petite fille. Mais oui ! C'était sûrement une belle histoire. Elle s'approcha avec un air très sérieux, et vint mettre son nez juste au dessus du bouquin, le regardant à l'envers. Et après un moment de réflexion...

« ...Pouquoi y a pas de zimages ? »
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Mer 28 Aoû 2013 - 9:28

Solomon Valyssar (politicien)

L'étudiant s'étant isolé, faisant acte de présence comme il seyait à un Shadow, saluant, discutant brièvement... En faire autrement aurait fortement déplut à Thélémac, et Solomon n'aspirait pas à davantage de remontrance. Il avait choisi sa voie, se garantissant une certaine indépendance vis-à-vis des affaires familles et de celles qui lui importaient. Ainsi, il étudiait, sa présence n'était plus requise aux bals de grandes familles... Mais les réceptions le contraignait encore. La première occasion venu, il s'éclipsait avant d'être retenu à table, et cela lui convenait aussi bien.

Ne pensant pas s'en retourner dans ses appartements, il prit la direction d'un petit salon, où se détendre. Si son paternel le cherchait, ce n'est pas ici qu'il viendrait le chercher en premier lieu. Et il y avait matière à lire, il y avait veillé, disposant en maint endroit divers œuvres traitant de sujets utiles à ses études. Le claquement de sa canne évanouie, déposée à sa portée contre le meuble qu'il se choisit, il put se plonger dans la lecture d'un volume choisi dans l'une des petites bibliothèques qui agréaient les lieux, à la faveur de la clarté dispensée par une lampe de plafond à eralium.

Le temps s'égrena, le Shadow fondu dans une posture détendue, ses doigts venant régulièrement effleurer une page pour passer à la suivante, son pourpoint aux teintes des feuilles de fin d'été convenablement fermé sans pour autant l'indisposer, sa jambe défaillante tranquillement posée, dans un pantalon coupé sur mesure... La version sobre de ce que les jeunes Marchandes les plus fringuant se 'doivent' de porter. Ce qu'il se dispensait de faire.

Un bruit pourtant vint à attirer son attention. Un serviteur ? Un invité ? Pensant que ne pas relever la tête lui épargnerait une compagnie non désirée, il demeura sans réaction, dans l'attente que le son s'éloigne... Et fut donc tout à fait pris au dépourvu alors qu'une chevelure flamboyante entrait dans son champ de vision restreint pour demander les "z'images" du livre. Se redressant, il écarquilla légèrement les yeux en réalisant à qui il avait affaire. Ou plutôt, à quoi. Une enfant. Une fillette. Ce à quoi son statut d'aspirant Politicien le dispensait de s'intéresser, ce qu'il avait fait naturellement. N'ayant pas vraiment fait office de figure de grand frère avec Neylie - l'inverse étant plutôt vrai, une fois celle-ci en âge de faire montre de son caractère -, son expérience des enfants était donc... Proche de zéro.

Et c'était une petite Marchande qui était venu fureter dans la petit salon où il s'était isolé. Par toute la complexité des arbres généalogiques marchands et cultivateurs...

Il s'agit d'un volume traitant des alliances conclues entre de grandes familles korruliennes, pas d'un livre pour enfant... dit-il clairement, sourcils légèrement froncés, au comble de la perplexité.

Cette dernière ne put que croître, à la vision de la jeunesse prononcée de l'enfant, au point qu'un fuppin lui servit de compagnon... De quel invité s'agissait-il là ? Et quels parents avaient la bêtise d'emmener une enfant de cet âge à une réception en la quittant suffisamment des yeux pour venir le trouver ? Ces questions tournaient pesamment dans son crâne, sans qu'aucune réponse ne lui... Si. La petite Gotruscos.

Que fais-tu ici, et où sont tes parents ? interrogea Solomon dans un premier temps, tentant de demeurer inébranlable.

Néanmoins, il ressentait la curieuse impression d'être pris au piège, les grands yeux inquisiteurs de l'enfant étant une vision atypique pour lui, ainsi que de se trouver assis, un précieux volume entre les mains, et une fillette se collant presque à ses genoux, le premier entravant ses mouvements donc rendant d'autant plus complexe de se lever pour se dégager de cette position à présent dérangeante. Jetant un regard à l'entrée de la pièce, il fut quelque peu désappointé de ne pas y voir un serviteur salvateur pour raccompagner prestement la petite.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Mer 28 Aoû 2013 - 11:05

Le monsieur n'avait pas l'air content de la voir. Veny fronça les sourcils aussi. Il racontait des choses bizarres. C'est quoi une alliance, déjà ? Elle vint se placer à côté de l'accoudoir pour voir le bouquin dans le bon sens tandis qu'il parlait. Lorsqu'il évoqua ses parents, elle leva vers lui de grands yeux étonnés.

« Ben... Le dessert il arrive pas, et moi j'voulais le dessert, et papa il me regardait sévère pasque je zouais avec mon assiette, alors j'suis partie zouer ici. Et pi le monsieur devant où j'étais il est bizarre... » Elle lui souffla, sur le ton de la confidence, les yeux écarquillés par l'énormité du secret : « Et il est gros. »

La gamine le regarda, la tête penchée sur le côté, et finit par asseoir son doudou sur l'accoudoir. Parce que Merveille il comprenait tout, il pourrait lui raconter après, lui expliquer.

« Tu sais monsieur, ça, c'est pas un volume, c'est un livre. », le corrigea-t-elle avec un sourire plein de fossettes, pour lui rendre service. Son expression de perplexité revint cependant bien vite. « C'est quoi une famille krulienne ? »

L'innocente petite avait bien entendu parler de Korrul, mais c'était plus dans les humeurs de son cher papa qui ne supportait pas les sang-mêlés. Pour lui, il aurait été préférable pour les deux sociétés que le Festival de Bonne Entente n'existe pas, et que les liens se limitent au commerce, strictement entre hommes. On évitait donc d'en parler trop à Venycia, et surtout pas en de bons termes, aussi elle était plutôt ignorante sur le sujet, bien plus que certains autres enfants qui avaient entendu les contes et légendes d'au delà de la Ceinture de Feu.

« Pouquoi t'es tout seul, monsieur ? »

A elle de retourner la question, après tout. Tous les grands étaient en train de s'adonner à leur idée de faire la fête, à savoir discuter de choses ennuyeuses. Pourquoi ce monsieur-là était-il en train de lire au lieu d'attendre le dessert comme tout le monde ? Peut-être qu'il n'avait pas d'ami, ou que les autres étaient méchants. Thélador et Delian, ils étaient grands, et ils jouaient tous les deux, et parfois Veny était toute seule, et c'était pas drôle. Même s'ils étaient gentils avec elle, les garçons avaient d'autres intérêts que de prendre le thé avec des peluches et autres poupées, au grand damne de la petite. Surtout que Delian, il était très joli, voyez-vous.

Avec un sérieux presque caricatural, Venycia tendit sa petite mimine à l'homme par dessus le bouquin, pour qu'il la serre comme elle avait vu plein de gens le faire au début de la réception.

« M'appelle Vé-ny-cia, et toi? »
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Jeu 29 Aoû 2013 - 8:07

En théorie, un Marchand se doit de savoir donner la réplique au moindre de ses semblables, que ce soit au court d'une négociation ou de la plus banale des rencontres, ces dernières n'étant pas moins importantes que la première, loin de là. Tout était affaire de prestige, de charisme, afin de lier des alliances et d'obtenir ce qui est désiré de l'autre, et ce en déboursant le moins possible, et tout cela dans le but d'accroître son pouvoir.... Si Solomon s'était détourné de cette recherche du pouvoir, il n'en allait pas de même pour l'éloquence de sa classe : hors, malgré ses études, son rang... Il se trouvait parfaitement désarçonné par une fillette.

Question de dessert. Un monsieur bizarre et gros. Le vocabulaire de la petite manquant de synonymes. Son ignorance de Korrul. Sa curiosité vis-à-vis de son isolement. Et enfin son nom. Le tout enveloppé d'une chevelure enflammée, d'un fupin traînant par terre, et de grands yeux interrogateurs. Le Shadow en demeurait figé dans son fauteuil. Que la fillette tende sa main vers lui le laissa un instant pantois, avant qu'il ne saisisse qu'elle agissait - imitait, plutôt - les manières des adultes. Libérant une main du livre, il serra la sienne maladroitement, l'engloutissant presque tant elle était petite. C'était un geste incroyablement "adulte", contrairement à la... Prose, de l'enfant.

Je... Me nomme Solomon, Miss Venycia. dit-il, en essayant de se ressaisir.

Mais cette tentative fut mise à mal alors que, son esprit ayant cherché sans l'en informé, il réalisa que "l'homme bizarre" qu'évoquait la Gotruscos correspondait plutôt bien à... Varren Shei'Arcath, un Politicien en place depuis de nombreuses années et auprès duquel Solomon se rendait régulièrement, demandant divers conseils quant à ses études et ses relations avec des familles korruliennes. Les yeux du Shadow s'agrandirent sous le coup de la révélation. Il appréciait l'homme et... Ce qui eut été irrévérencieux dans la bouche d'un adulte revêtait un charme particulier dans celle d'une enfant. De ces charmes qui vous font rire doucement ou à gorge déployée, en tentant d'imaginer la réaction du Shei'Arcath s'il avait eu connaissance de cette innocente perception de lui.

Solomon, lui, manqua s'étouffer - il manquait de pratique, en terme de rire et de bonne humeur -, et porta donc sa main à sa bouche pour dissimuler cela derrière une toux rauque. Juste le temps que le sourire timide qui y avait fleuri disparaisse.

Mal à l'aise sous le regard de la petite, il retint une agitation superflue, et tâcha de répondre avec... Pédagogie et sérieux.

Et cela ne se prononce pas 'krulienne', Miss Gotruscos, mais korrulienne. Il s'agit simplement des familles vivant par delà la Ceinture de Feu  dans le désert. Leur foi va au dieu Ryun. Les familles dont il est question dans ce vol... Livre sont celles dites 'Cultivatrices'. Leur sang est pur, à l'inverse des ostracisés ou encore des forbans, des criminels et des sang-mêlés aux structures familiales non reconnues ni étudiées, bien souvent. développa-t-il sur un ton régulier et plat, sa main libre décrivant distraitement quelques arabesques aériennes au court de l'explication, au rythme des mots.

Il eut pu continuer ainsi encore longtemps, s'égarant sur la diversité des cultures, des difficultés résultant de la dureté du climat et des attaques forbannes, auxquelles paraient autant que possible les Veilleurs Pourpres [...] si quelque chose dans les yeux de l'enfant ne lui soufflait pas que ce n'était que du vent sans sa véritable signification pour elle. Toussant une dernière fois pour dissimuler sa légère gêne, il leva à nouveau les yeux vers l'entrée. Toujours personne...

Mais peut-être tes parents t'attendent-ils... ? dit-il distraitement, tentant avec maladresse de désamorcer l’intérêt que la petite Gotruscos lui portait.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Jeu 29 Aoû 2013 - 10:51

Solomon. Un joli nom, de l'avis de Venycia. Certes, ce n'était pas aussi joli que « Merveille », mais le monsieur aurait eu l'air un peu bête, parce que c'était un nom de fupin, alors bon. Petite demoiselle bien élevée, elle fit une révérence maladroite, comme sa maman le lui avait appris.

« Ze suis enchantée de vous rencontrer, Cholomon ! » Jolie phrase apprise par coeur. Un silence et... « J'ai bien fait ma révérence, tu diras à Maman, hein ? »

Si elle avait bien compris les présentations, la suite du discours de Solomon était un vrai charabia. La petite fille ouvrit de grands yeux tout en écoutant. Il en savait des choses ! Elle détectait là un potentiel, oh oui, un merveilleux, un fabuleux potentiel. Celui de raconter des histoires. Elle serra son doudou contre elle, des étoiles naissant dans ses petits yeux.

Veny était bien persuadée que ses parents ne l'attendaient pas, après tout ils s'en fichaient depuis que son petit frère était né. Elior avait deux ans, et c'était lui la coqueluche, le petit chéri de Papa et Maman, le garçon, l'Héritier. Elle, elle ne comptait plus que pour du beurre, personne ne viendrait la chercher. C'était toujours comme ça, au final : elle s'éclipsait, et on ne se rappelait d'elle que si elle faisait une bêtise, tant on était occupé à s'extasier sur l'autre bambin. Parfois, ça l'arrangeait. Parfois, elle avait envie de le faire disparaître, comme tout aîné de fratrie qui doit partager l'amour parental. Aujourd'hui, c'était un jour béni où Elior pouvait tranquillement faire des risettes à tout son monde, Veny avait trouvé mieux.

« C'est quoi ko-rru-li-ènne ? C'est quoi une ceinture de feu ? C'est comme une ceinture mais qui fait chaud ? » Elle ouvrit subitement les yeux encore plus grands, alors qu'une révélation la frappait. « ... ça fait mal ? »

Et oui, la géographie de l'Île aux Joyaux avait encore quelques secrets pour une fillette de son âge. Ce n'était pas fini. En quelques phrases, Solomon avait réussi à déclencher une tempête de questions, posées avec dans la voix les intonations de l'enfant qui s'émerveille devant tant de nouveaux mots.

« C'est qui le dieuruine ? Pourquoi c'est des cultivatrices les ko-rru-li-ennes ? » Encore une pause, où sa petite bouille se froissa dans une expression de réflexion intense. « Pour que le sang il est propre, on le lave ?» Hem. Forcément...

Effectivement, lorsqu'on ne connaît pas les termes appropriés... Venycia avait assez de mémoire que pour disséquer presque chaque mot qu'elle ne connaissait pas. Finalement, Veny finit par tendre les bras en direction de son nouvel ami, le fupin dégoûtant et plein de bave traînant sur le livre ouvert depuis le bout d'oreille qu'elle avait toujours en mains. Elle sautillait sur place, dans l'attitude bien connue de tous les parents qui signale une folle envie de grimper sur leurs genoux.

« Ze peux regader ton livre avec toi ? Tu me racontes ? »

Attention Solomon, ne tarde pas trop. La lèvre inférieure qui commençait à trembloter était un signe, celui qui annonçait qu'un refus entraînerait une catastrophe sans précédent.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Jeu 29 Aoû 2013 - 12:16

Il a donc été évoqué la capacité attendue de chaque marchand, qui est de savoir rendre la réplique au premier semblable venu. Présentement, Solomon fut dans l'entière capacité de répondre au flot de questions qui s'écoula de la petite bouche, questions incroyables qui se répondaient ensuite à elles mêmes pas des réponses plus abracadabrantes encore, laissant l'étudiant muet et réfléchissant furieusement à la conduite à adopter. Aucune idée n'eut la bienséance de pointer le bout de son nez. Sans doute le jeune homme serait-il parvenu ne serait-ce qu'à sourire devant cette jeune ignorance, mais... Il était bien trop atterré par le manque d'informations de la Gotruscos, qui rendait donc son explication incompréhensible pour l'enfant. D'autant qu'aucune des déductions de la petite n'était valable.

Perdu à l'idée d'expliquer davantage de concepts qui lui échapperaient sans doute encore, et ne donnerait donc naissance qu'à davantage de questions, d'une manière exponentielle, il ne saisit donc pas l'occasion de reprendre la direction de cette 'discussion' suite au court silence qui succéda à l'interprétation du terme 'sang pur'. Si le Shadow avait un sens de l'humeur plus développé, peut-être se serait-il demandé quelle tête eut fait un Cultivateur en écoutant cette version... Mais Solomon ne se posa pas la question, bien trop préoccupé par ce magistrale problème qu'était la petite poupée Marchande qui trépignait devant lui. Et qui lui envoya aussitôt d'autres soucis à la figure : dans un premier temps, qu'un fupin à l'état douteux vint soudainement traîner sur le livre ouvert - le jeune homme s'empressa alors de le repousser pour mieux clore le livre avant d'autres agressions odieuses - et dans un second temps, cette question qui le jeta dans l'horreur : tu me racontes ? Raconter les liens entre famille cultivatrices, alors qu'elle ne saisissait même pas le concept de 'sang pur' ? Comprenait-elle même les enjeux du Festival de Bonne Entente ?

Complètement dépassé, le Shadow resta un instant stupéfait, alors que la fillette était toujours plus insistante. N'y tenant plus, faute d'une aide extérieur, il tenta de faire cesser cette mascarade, parfaitement sourd aux signaux visuels alarmants envoyés par la bouille de la petite Gotruscos. Déposant le livre sur l'un des larges accoudoirs, faute de mieux, et ayant grand besoin de ses deux mains pour se lever, il saisit ensuite sa canne d'une main avant de s'appuyer sur le côté libre du fauteuil pour se lever.

Miss Gotruscos, je me dois d'insister. commença-t-il en quittant le confort du meuble. Ce lieu et ma compagnie ne vous sont pas adaptés, ainsi je préfère vous raccompagner... continua-t-il.

Mais ces propos raisonnables - et ô combien condescendants, malgré le Shadow - eurent un effet dévastateur sur Venycia. Tétanisé dans une position presque debout - le presque faisait toute la différence - il ne put que subir, impuissant, la puissance de l'emportement de la petite, à quoi il n'était en rien préparé. Sans doute en une autre heure Solomon eut-il mieux réagi à la chose, se serait tenu à sa volonté et serait resté de marbre. Cependant, la venue de l'enfant l'avait déstabilisé, et ces incessantes attentions avaient achevé de mettre à mal... A sa merci, dans ce cas précis.

Pantelant, il retomba dans le fauteuil comme un pantin dont le marionnettiste ne saurait plus que faire, reposant sa canne tout en évitant de faire tomber le volume en équilibre, attendant le bon vouloir de Venycia... Ou un quelconque salut venant de l'extérieur de la pièce.

Je... Il n'y a pas d'histoire pour enfant dans ce livre. dit-il, encore effaré par le spectacle auquel il avait assisté. Quelle histoire te conviendrait ? demanda-t-il, presque... Penaud.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Jeu 29 Aoû 2013 - 12:58

Il ne voulait pas raconter. Il voulait s'en aller, il avait fermé le livre qu'elle voulait regarder avec lui. La petite fille ramena ses bras autour de son doudou, levant vers Solomon des yeux plein de larmes grosses comme des billes, qui se mirent bien vite à dégouliner le long de ses joues jusque dans son petit cou. Et ce fut le torrent, le déferlement de toute sa tristesse remarquablement feinte, de belles larmes qui eurent tôt fait d'imbiber la pauvre peluche qui n'avait pourtant rien demandé à personne. Tout ceci évidemment sans le calme des larmes de dames : geignements et reniflements étaient de la partie, tout comme des mots entrecoupés de sanglots absolument dramatiques.

« Pou...Quoi tu veux... pas.. RACONTER ? »

Cela dura un bon moment, durant lequel elle devint de plus en plus rouge, au risque de finir par se confondre avec ses cheveux flamboyants. Mais, pour sa plus grande joie, Solomon finit par se rasseoir et donner de lui-même la réponse à sa question : ce n'était pas le bon livre. Peut-être qu'il allait en chercher un autre ? Elle essuya ses yeux et au passage son nez avec Merveille, et trotta presque joyeusement jusqu'à la bibliothèque la plus proche pour la scruter avec un grand sérieux, lunatique comme les enfants le sont souvent.

Venycia ne savait pas lire, ou du moins pas plus que quelques mots, aussi ses critères de choix était relativement surprenants. La gamine passa les rayonnages à sa hauteur en revue, quand son visage s'illumina. Une couverture rose. C'était absolument parfait, tout à fait ce qu'elle cherchait. Elle tira difficilement l'épais volume -parce que oui, la joueuse sait que c'est un volume- de son logis, et trotta de plus belle vers Solomon, un grand sourire aux lèvres, trébuchant presque sous le poids de l'ouvrage à l'épaisse reliure. Elle profita même de son état d'ébahissement profond pour grimper tout à son aise sur ses genoux, la petite fourbe, et ouvrir le livre sur une page de garde... Sans images. Zut alors.

Levant un petit nez inquiet vers sa vict... Son tout nouvel ami qu'elle aimait vraiment beaucoup, Veny s'enquit de la justesse de son choix :

« Il est écrit quoi ? C'est plus mieux que l'autre livre ? »

Elle espérait vraiment que c'était une jolie histoire de ko-rru-li-ennes, avec un dieuruine et plein d'autres choses chouettes dedans. Si le livre était beau, ce qu'il y avait dedans devait l'être aussi, logique imparable. Bien calée sur les genoux de l'homme, Venycia attendait son histoire avec grande impatience.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Lun 9 Sep 2013 - 17:27

Que la petite file chercher dans les rayonnages permit au Shadow de laisser un échapper un soupir, navré de ne pouvoir poursuivre sa lecture. La voyant hésiter devant les couvertures, il se permit d'espérer qu'elle ne trouverait rien à son goût avant de... Oh non.

Eh si. Venycia revint. Avec un livre rose.

Solomon ne fit même pas mine de protester alors qu'elle montait sur ses genoux, s'y installant comme sur ceux d'une gouvernante bien aimé. Ce n'est pas vraiment ce à quoi il songeait en tant qu'étudiant... Quant à son interrogation sur l'intérêt du livre, le jeune Marchand doutait qu'elle trouve ce qu'elle recherchait en terme d'histoire dans une étude des octopatt de Midel-Heim.

Néanmoins, il s'estima, d'un certains côté, chanceux : heureusement qu'elle n'était pas tombée sur d'autres volumes. Dans son arpentage des bibliothèques, l'aspirant politicien était tombé sur des... Contrefaçons de livres tout à fait respectables, dont l'intérieur se révélait en réalité gorgé d'images qui auraient sans doute était des plus déplacées sous les yeux d'une fillette... Et fortement gênant pour lui. Cette situation lui donnait la brusque envie de passer les serviteurs aux cribles pour trouver le responsable.

Prenant une inspiration pour lui indiquer qu'il ne s'agissait pas non plus d'un livre de contes, il s'interrompit, craignant que cette remarque n’entraîne qu'une série de recherche toutes aussi vaines qui ne le rapprocheraient pas du départ de la petite Gotruscos. Se sentant brusquement las, il referma doucement le volume.

Miss Gotruscos, il ne se trouve pas dans cette bibliothèque quelque livre répondant à vos exigences. dit-il calmement. Il n'avait pas la moindre idée d'où se trouvaient les rares textes de son enfance qui ne traitaient pas de sujets en rapport avec son éducation. Néanmoins, je crois connaître quelque chose qui le pourrait.

Si son ton demeurait parfaitement serain, cela ne l'empêchait en rien de soupirer après un quelconque serviteur, d'autant que choisir une histoire philosophique korrulienne ne serait sans doute guère concluant auprès de la fillette. Il devait se résoudre à l'une des histoires, guère riches, qu'il avait étudié dans ses débuts pour se faire à la langue (non il n'avait pas eu droit à la version traduite). Bougeant légèrement pour soulager quelque peu ses jambes du poids de la petite (qui s'était installée à son aise à elle, et non pas à celle du boiteux), il ne déposa pas ce nouveau volume inutile sur le second. C'eut été tenter la chute, et le respect du Shadow pour les livres étaient trop grand... Même pour une étude d'octopatt.

De l'extérieur, on eut dit un grand frère s'apprêtant à raconter une histoire à sa petite sœur. Désolant.


Il était deux frères, commença-t-il... Avant de se reprendre. Il était deux frères, Dekar l'ainé, le Sage, et Ertras le cadet, l'Impétueux. C'était en une époque lointaine. En ce temps les korru... Les habitants du désert ne croyaient en personne. Les terres étaient hostiles et sans vie. Il ne survivaient que grâce à leur magie, mais sans parvenir à cultiver quoique ce soit pour les aider à se nourrir. Mais un homme était venu, leur disant de croire en un dieu qui les sauverait de la cette misère... A la seule condition de leur foi. Certains des habitants ne crurent d'abord pas. Erkas était de ceux-ci, alors que Dekar fit siens les préceptes de ce nouveau dieu, nommé R-y-u-n... qu'il prit grand soin d’articuler avec exagération, afin que Venycia le retienne tel quel.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Mer 11 Sep 2013 - 15:56

Confortablement blottie sur les genoux de « Cholomon », Veny n'avait pas grand chose à regarder, puisque le joli livre rose avait montré une absence d'images tout à fait décevante. Alors, elle regardait le conteur de ses grands yeux étonnés, et buvait la moindre de ses paroles.

Elle avait peur de comprendre ce qu'était un frère impétueux, parce qu'elle ne connaissait pas ce mot là, et le plus proche était quelque chose que sa maman n'aurait pas voulu qu'elle dise... Elle n'osa pas demander, de peur d'être réprimandée. Le monsieur avait l'air de quelqu'un de bienélvé, qualité apparemment très, très importante pour un Marchand. Il allait sans dire que Venychérie n'avait pas encore tout à fait intégré le concept.

La petite fille finit pourtant par couper son nouvel ami dans son élan pour lui adresser un grand sourire auquel il manquait deux dents, expression de la joie enfantine dans toute sa splendeur.

« C'est comme Vama alors le Ryun ? Il a aussi des zéglises-où-c'qu'on-doit-aller-prier ? Et des vieux monsieurs qui lisent des vieux textes compliqués pour tout le monde dedans ? » Elle reprit sa respiration comme si elle avait parlé en apnée, et poursuivit d'une traite, par peur que Solomon ne la coupe pour continuer sans ses très pertinentes objections. « C'est qui le monsieur qui dit qu'on doit avoir la foi dans le Ruyn, dis dis dis ? C'était quoi les mots bizarres que t'as dit, aussi, dis ? »

Et oui. Venycia aimait beaucoup les histoires, mais elle aimait encore plus poser des questions à tort et à travers, aussi conjuguait-elle les deux avec enthousiasme. Quant aux mots bizarres, et bien... On n'avait jamais vu la moindre utilité à enseigner le korrulien à Venycia, puisque l'on comptait bien la maintenir le plus possible à distance des gens du déserts que son père n'avait pas fort en estime malgré son hypocrisie pour les besoins du commerce. Aussi, là où certains enfants matrosciens maîtrisaient déjà la langue comme les deux autres de l'île, la petite rouquine ne connaissait même pas son existence. Triste, sans aucun doute, surtout lorsque l'on sait les ennuis dans lesquels cette ignorance la mènerait plus tard.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Jeu 12 Sep 2013 - 3:55

Le sourire de la jeune Marchande eut pour seule réponse l'absolu silence du visage fermé de Solomon. En son fort intérieur, il s'était douté que son récit ne serait sans doute pas accueilli par un silence religieux. D'une enfant de cet âge, ce n'était guère étonnant, surtout étant donné comment s'étaient déroulés les préliminaires qui dénotaient une absence de retenue. La raison n'empêcha pas un certain agacement de naître chez le conteur improvisé. Ce rôle lui donnait un certain droit : celui de râler quand Venycia l'interrompait. Ce qu'il ne fit pas, car même s'il affirmait ainsi, la petite raterait néanmoins nombre d'éléments du conte, dors et déjà très simple. Aussi, inspirant avec calme, le Solomon fit acte de pédagogie.

En effet Miss Gotruscos, Ryun est le dieu des korruliens. Néanmoins, ses préceptes diffèrent de ceux de Vama. Quant à celui qui apporta son culte à nos voisins, l'histoire ne retint pas son nom. Et... Il était deux deux frères. Sont-ce ces mots qui vous intriguent ? Il s'agit du korrulien... De la langue de Korrul. préféra-t-il préciser. A présent, permettez que je continue.

Cela dit sans la moindre illusion quant à si l'enfant trouverait d'autres questions.

Ceux qui refusaient le culte entendaient continuer à vivre comme il l'entendaient, selon leurs propres principes, qui étaient contraires à ceux enseignés par Ryun. reprit-il. Dekar tenta de convaincre son cadet du bien fondé de la foi en Ryun, sans y parvenir. Mais dans sa sagesse, il ne tenta pas d'user de la force, convaincu que l'avenir dirait qui d'eux deux avaient raison. Mais, par amour pour son frère, il ne le rejeta pas, et là fut sa seule erreur. Même alors que s'accomplissait le miracle de l'Oasis, la vie se développant timidement, Ertras et les plus retords des siens refusèrent de croire, profitant des bienfaits du de la source sans offrir leur foi en échange. Malgré cette amélioration, les habitants du désert demeuraient encore vulnérables. Les prédateurs les menaçaient toujours... Et la maladie s’abattit sur eux.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Mer 18 Sep 2013 - 10:08

Alors là ! Veny était très étonnée. Il y avait un autre dieu que Vama, apparemment c'était très sérieux. Admirez le manque de culture. Cela voulait-il dire qu'elle pourrait choisir ? Parce qu'aller à l'église, c'était franchement nul. Peut-être que Korrul était trop loin que pour qu'elle doive assister à l'office, si elle choisissait de prier le Ruyn. Il se dit qu'il faudrait qu'elle étudie la question, qu'elle finirait bien sûr par oublier dans l'heure, et se reconcentra sur le récit.

La bouche ouverte dans une expression d'ébahissement tout enfantin, Venycia s'efforçait d'intégrer chaque chose que Solomon racontait, au delà de son ignorance et de sa logique somme toute étrange. Le malheureux étudiant eut le malheur de faire une pause pour l'emphase, grossière erreur.

La gamine tira doucement sur la manche de Solomon.

"Mais alors, s'il rend malade, le Ruyn, il est méchant ? Il met du poison-pas-bon dans le Loasis ?"

Elle était fort contrariée par cette idée, surtout en envisageant une habile conversion, et cela se voyait sur sa petite bouille à l'air tout concentré. Elle n'avait pas trop idée de ce que c'était qu'un Loasis, en plus, mais ça ne devait pas être gentil de l'empoisonner de toutes façons, quoi que ce soit. Veny avait bien compris que c'était parce que les monsieurs n'avaient pas bien donné leur foi au Ruyn, mais tout de même... C'était pas une raison pour les rendre malade, il pourrait leur expliquer et demander gentiment !
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Dim 22 Sep 2013 - 1:25

Interprétation enfantine des propos du conte, qui donna lieu à une interrogation des plus épineuses, quoique légitime. Il était un point qui demeurait néanmoins légitime : elle l'avait à nouveau interrompu. L'étudiant se permit de se pincer fortement l'arrête du nez, une vague lassitude perçant. Mais plus vite il aurait passé cette obstacle, plus vite encore il pourrait s'approcher du dénouement... Sauf intervention bienvenue d'un serviteur et d'une gouvernante, ce dont Vama l'avait dispensé jusqu'alors. Ayant respiré profondément, il regarda à nouveau Venycia.

La tournure de ce conte rend difficile la distinction entre les maux du peuple du désert et l'intervention de Ryun. répondit-il avec un calme qui eut dû lui valoir une médaille. La chose est plutôt interprétée ainsi : les deux frères et ceux les suivant avaient fauté, les uns refusant le culte et les autres acceptant encore de vivre avec les premiers. Ainsi, il s'agirait de justice divine, point d'une malignité quelconque. Il s'arrêta un instant, semblant vouloir rependre son conte... Mais se décida finalement à développer encore. Miss Gotruscos, comprenez-ceci : Ryun est considéré dans son bon droit, même si cela est un abus de langage de ma part. Etant le dieu de ce peuple, ses décisions ne sont pas remises en question. Quant au point de vue matroscien, il est seulement considéré que les korruliens ne possédaient pas encore une science des plantes suffisantes pour parer à de nombreuses maladies. Les épidémies n'étaient donc pas rares, et il n'est donc nullement question d'une intervention divine. L'O-a-sis... Nouvelle articulation exagérée. N'a pas été empoisonnée.

Il se tut, puis toussa légèrement en jetant un regard interrogateur à l'enfant, craignant d'avoir pousser trop loin son explication et avec un vocabulaire trop riche. Si elle commençait à l'interroger sur ses réponses, qui visaient déjà à éclaircir le sens du conte, il n'en sortirait pas vivant... Enfin, c'était exagéré. Mais le potentiel infini de développement était quelque peu étourdissant (dans le mauvais sens du terme), d'autant plus en compagnie d'une petite dont l'esprit s'éveillait et ne manquait pas d'interrogation. Bref, il tâcha de reprendre là où il en était, sans savoir si elle avait saisi son propos.

Ainsi, les habitants du désert subir d'un mal contre lesquels ils ne pouvaient rien, qui les affaiblissait avant de souffler leur vie. La compage de Dekar souffrit de la maladie, et ce dernier en fut affligé, impuissant, ayant pour seul recours de prier Ryun. Sa femme sembla parvenir à lutter, mais la peur habitait le cour de l'homme. Ertras, que son frère n'avait pas renié, voulut l'aider. Ainsi, il mena une fillette malingre auprès du couple. A Dekar, il la présenta comme une guérisseuse qui avait appris les secrets des plantes de l'Oasis. "Crois-tu en Ryun ?" lui demanda l'aîné des frères. "Non", lui répondit fièrement l'enfant. "Tu le devrais", dit sagement Dekar. La guérisseuse se rit de lui, et répliqua : "J'ai mieux à faire... Comme sauver ta femme, par exemple." Dans sa détresse, le Sage ne renonça pas à l'aide de la fillette, qui usa de ses plantes sur la malade. Et cela la tua plus rapidement, mais avec davantage de douleur que ne l'eut fait son mal.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Ven 27 Sep 2013 - 3:45

Le tour du conte rend difficile la distinction entre les mots du peuple du désert et l'invention de Ruyn. La chose est plutôt interprétée ainsi : les deux frères et les suivants avaient faux, les uns refusant le cul – roh, le vilain mot ! - et les autres acceptant encore de vivre. Ainsi, il s'agirait de justice, divin point d'une maladie quelconque.

« Ooooh. » Venycia n'avait pas tout compris, comme la traduction matroscien-Veny ci-dessus peut l'attester. Mais cela ne l'empêcha pas de pousser une exclamation de compréhension tout à fait émerveillée, parce qu'elle avait le sentiment que Solomon n'était pas très content des questions, bien qu'elle ne saisisse pas exactement pourquoi.

Ruyn est considéré comme le bon droit – ça veut dire qu'il n'est pas plié ? – même si c'est un abus du langage de sa part. Etant le dieu de ce peuple, ses décisions n'ont pas de questions... - C'EST DONC POUR CA que Cholomon il aime pas les questions –. Quand le point de vue matroscien considère que les korruliens n'ont pas de plantes, il se prépare des maladies. Les épidémies n'étaient donc pas si rares, et il n'est pas question d'une invention divine. L'O-a-sis n'a pas eu de poison-pas-bon.

Donc. Les korruliens n'ont pas de plantes. Mais ils ont des cultivatrices. La question était donc de savoir ce que les cultivatrices cultivaient, en toute logique. Peut-être des maladies pour aider les matrosciens qui veulent les préparer ? Mais... ça se cultive, les maladies ? Et les préparer pour quoi ? Comme une recette de gâteau ou comme on se prépare pour un voyage ? Tant de questions, et un monsieur si grognon pour (ne pas) y répondre, c'était frustrant !

Elle secoua la tête de dépit et nicha son petit nez contre la chemise de Solomon, étouffant un bâillement, serrant son doudou contre elle. Que c'était fatiguant de réfléchir sur les korruliennes...

« C'compliqué, Korrul. »

Après cette conclusion pleine de sagesse toute enfantine, le conteur avait repris son office, dans des mots un rien plus simples que ceux de sa précédente explication. Lorsqu'il s'arrêta pour reprendre son souffle, elle avait plus ou moins compris quelque chose, Vama soit louée.

« Si le monsieur Dekar il sait que pas croire dans Ruyn c'est pas bon, pourquoi il laisse la madame qui croit pas en Ruyn près de sa madame malade ? »

Elle avait parlé d'une voix ensommeillée, toute roulée en boule qu'elle était sur les genoux de l'étudiant, comme un nsache paresseux.

HRP a écrit:
Je... Kamoulox ? XDDD
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Ven 4 Oct 2013 - 14:23

Un nouvel élément qui vint perturber le jeune Shadow, fut ce contact plus rapproché avec l'enfant, alors que celle-ci se "lovait" contre lui. Un tel contact n'eut n'eut dû arriver que bien des décennies plus tard, dans le cas improbable où Solomon serait devenu père, ou, plus probable, oncle. Encore plongé dans ses études, et ne fréquentant guère d'enfant, il était quelque peu étranger à une telle proximité, qui lui fit se raidir, mal à l'aise. Sa dernière question fut posée par une voix ensommeillée, qui lui fit ressentir une étrange émotion. Gardant une figure fermée, il baissa les yeux vers la petite. Il ne se sentait plus... Agacé. C'était étrange. Il inspira avec discrétion pour répondre.

La réponse se trouve dans le conte, Miss Gotruscos... souffla-t-il avec une once de douceur inattendue. La peur de perdre sa compagne l'a poussé à passer outre les préceptes de Ryun, soit ici : "Ignorer les faibles et ne pas leur accorder de crédit". Tel est l'un des préceptes du dieu korrulien... Mais peut-être vous l'enseignera-t-on en temps voulu, si vous vous intéressez un jour à ce pays. conclut-il.

Après quoi, il leva une main, comme animé d'une volonté propre qui désirait caresser gentiment la tête de la petite en un geste presque paternel... Il se reprit à temps, et reposa son bras sur l'accoudoir, sagement. Il était temps que ce conte se conclut, pensait-il, perturbé par cette action avorté.

La compagne de Dekar périt. Mais il ne la pleura pas. La douleur ravageait son cœur, alors que son regard se posait sur la guérisseuse meurtrière, et le frère qui avait mené ce ka'as en sa demeure. Il sut. Il sut qu'il avait fauté, dénigrant les préceptes de Ryun, se condamnant lui-même. Car Ryun apportait le salut dans ce désert mort, et l'ignorer signifiait retourner à une vie de douleur. Alors il accepta sa faute, ne se permettant pas de pleurer celle qu'il avait tué, en se laissant aveugler par son amour pour son frère. Le repentir était son seul salut. Portant avec plus de vigueur et de fermeté la parole du dieu à ses voisins, il chassa le premier son frère de chez lui. Tous les croyants firent bientôt de même, rejetant dans le désert ceux qui n'acceptaient pas la parole de Ryun, durcissant leur cœur. Seulement ainsi, ils connurent dans toute leur plénitude les bienfaits du dieu, son Oasis s'étendant toujours plus loin au fil du temps, alors que les fils non croyants survivaient à peine dans le désert, jusqu'à disparaître...

La voix du Shadow s'éteignit, comme une chandelle soufflée, pour clore le conte korrulien.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Sam 12 Oct 2013 - 15:23

Venycia se demandait vaguement ce qu'était ce fameux crédit qu'il ne fallait pas donner aux faibles, mais lorsqu'elle voulut interrompre Solomon pour le lui demander, non seulement il était parti sur autre chose, mais en plus tout ce qui sortit de sa petite bouche fut un bâillement. La petite fille ne se rendit pas compte du geste avorté, car elle dodelinait de la tête, ses yeux papillonnaient ; pourtant, elle avait envie de connaître la suite, alors elle luttait de toutes ses forces.

Mais ce fauteuil – et ce monsieur – était confortable, chaud... Elle venait de manger, et on lui racontait une histoire avec une jolie voix profonde. Elle se sentait comme sa joueuse pendant les cours, comme un félin ronronnant, elle sentait ses petits yeux se fermer, mais il fallait qu'elle lutte... Qu'elle lut... Qu'elle...

Elle n'avait perdu qu'une seule phrase de l'histoire, mais elle dormait à points fermés lorsque le silence se fit dans la pièce, ce silence étrange qui suit les contes en laissant la magie planer encore un peu.

Oh, cela aurait au moins servi à quelque chose, elle rêvait bien, de choses très confuses. D'un joli désert plein de fleurs (?) et d'animaux roses (??), d'une madame fantôme toute jaune (???), plein d'images qui se succédaient sans grand intérêt qu'un certain exotisme. Dans son sommeil, elle serra d'un bras son doudou, et de l'autre, elle agrippa le bras de Solomon.

Elle était bien là. Bonne chance pour l'en déloger avant la fin de sa sieste.
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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   - Sam 12 Oct 2013 - 19:03

Il crut la délivrance venu, et accueillit la figure bel et bien endormie de l'enfant avec un soupir presque soulagé. En un sens, que la fin du conte n'ait pas retenu son attention ne le surprit-il pas. Aussi, conscient qu'elle n'était pas en état de tirer quoique ce soit d'autre de lui, voulut-il quitter les lieux, la déposant dans le fauteuil à sa place avant de s'éclipser pour aller chercher serviteur ou nourrice...

Et réalisa l'étau qui enserrait son bras.

Par Vama.

Il avait été piégé par une gamine.

Il essaya vaguement de bouger pendant quelques minutes, cessant tout mouvement quand elle faisait une petite moue ou serrait un peu le poing. Un travail de minutie, où il ne fallait en aucun cas lui faire ouvrir les yeux. Malgré toute sa bonne volonté (motivée par un semblant de désespoir), Solomon ne parvint néanmoins à rien. Bouger risquait de réveiller Venycia, alors que c'est ce à quoi il avait œuvré avec ce conte, et... Appeler donnerait un même résultat.

Avec un semblant de consternation, il se retrouva à attendre le bon vouloir d'un serviteur qui daignerait passer par là et lui porter secours. Il put ainsi contempler durant de longues minutes les boucles flamboyantes surplombant un visage poupin serein. Cette vision l'empêcha de simplement la pousser de son giron pour partir d'un pas raidi par la position.

Quand enfin une femme voulut bien se présenter, elle fut accueilli par un regard blasé où se lisait un "Sans commentaire" claire et net. Du moins ne lui tint-il pas rigueur de l'amusement qu'elle retint néanmoins de son mieux, s'approchant avec discrétion, et faisant montre de bien plus d'habileté que lui pour défaire la poigne de la petite. Il l'observa faire, presque avec fascination. Sans qu'il ne parvienne à saisir le comment du prodigue, la petite menotte se referma bientôt sur le bras de la servante, laissant le sien libre.

Saisissant sa canne, il se releva avec raideur, faisant jouer ses épaules avant de s'éclipser vivement, non sans adresser un "merci" profondément sincère à la femme, ainsi que le nom de l'enfant pour qu'elle puisse être ramenée aux siens. Après quoi, il retourna en sa chambre, où aucune enfant ne viendrait lui réclamer d'histoire de la soirée, puis de la nuit.

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Posté dans Re: Il était une fois un fupin   -

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