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Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"

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Posté dans Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Mer 11 Sep 2013 - 8:57

Une fois les remparts sous leur contrôle, le second acte du plan s’annonçait bien plus aisée. C’était même la partie où prendrait le plus de plaisir les forbans. Plaisir d’inonder de leur haine et de vengeance Ofägar. Korrul paierait ce soir leur manque de vigilance. Les bannis, les laissées pour compte et tous ces êtres que Korrul voulait cacher seront les rois et reines du jour.

Pour Jude Ofägar n’était qu’un symbole, une torche qu’il s’amusera d’allumer pour mettre en lumière son clan, sa rage envers Korrul. Les veilleurs avaient baissé leur attention sur les forbans ne posant leur regard que sur un ennemi lointain. Ils s’en mordraient les doigts encore longtemps.

Jude parcourait les rues et ruelles l’aube se levait derrière lui, ses hommes l’accompagnaient. Non loin de lui se trouvait son frère et encore plus près Nausicäa.

Leur vadrouille dans la ville les amenèrent jusqu’au centre-ville et la place du marché. Là des commerçant s’afférait à installer leur étale, à placer leur meilleur produit. Bientôt leurs biens ne seraient plus les leurs, bientôt leur sang éclabousserait la grande place.

L’un des commerçants porta son regard, sur les forbans qui se dirigeaient vers eux. Il se pétrifia littéralement ne pouvant croire ce qu’il voyait.
Jude fit signe à ses hommes, le massacre pouvait commencer. Il n’y avait plus place à la discrétion.

-"Mes frères prenaient ce qu'il vous revient le droit d'acquérir. Aujourd'hui c'est Korrul qui paye l'addition"

Les forbans se précipitèrent vers les étals, les commerçants apeurés essayèrent de leur échapper en poussant des appels à l’aide. Personne ne viendrait à leur aide avant un bon moment.

Les remparts étaient sous contrôle des forbans, Ofagar était devenu leur prison, leur tombeau.

Jude espérait juste que le spatio-port était sous leur contrôle, son regard se porta sur sa droite le temple chamane. C’était le prochaine objectif.

J'ai fait court, mais bon autant finir assez vite ce RP, ça commence à faire un moment qu'il a été lancé Wink:
 

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Forban du Désert

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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Mer 11 Sep 2013 - 9:15

L'odeur du sang se répandait et se mêlait à la sensation de terreur des habitants. Les Forbans du désert, ces enfants rejetés par leur propres parents, s'emparaient enfin de ce qui leur étaient dû. Pour beaucoup, il ne s'agissait là que d'un prétexte pour se battre et tuer. Mais pour d'autres, l'heure était à la revanche et à la libération. Vivre au sein du Col Muertiga n'était pas des plus facile. La chaleur était éprouvante et la loi du plus fort l'emportait. Combien d'hommes et de femmes forbans avaient un jour rêvé de pouvoir vivre dans les beaux domaines des cultivateurs à se préoccuper seulement de la température de leur thé.

La rancoeur saisit le coeur de Nausicäa, et au nom des femmes qui avaient subit tant d'injustice, elle s'élança à sa suite avec un rugissement rauque. Elle sauta directement sur un homme qui sortait d'une taverne et lui fracassa le crâne avec une grosse pierre qui trainait là.
Enfin, relevant la tête, le visage couvert d'un sang qui n'était pas le sien, l'Indomptable jeta un oeil vers Jude et suivit son regard.

Oh oui ce cher temple chamane tant adulé. Le berceau de Ruyn... Devinant tout de suite ses pensées, la jeune femme se rapprocha de Jude mais elle fut devancer par Trias.
N'ayant pas envie de faire affaire avec lui, elle reporta son attention vers la masse de korruliens qui sortaient de chez eux en trombe, l'air affolé.

Un enfant sorti de sa maison et apeuré il vint se cacher sous un escalier de sable.
Alors, un Forban s'approcha de lui, couteau à la main pour le déloger.

Nausicäa n'avait jamais été très maternelle mais elle ne put s'empêcher d'éprouver du dégout face à la scène. Alors, après une hésitation, elle traversa à grandes enjambées les quelques mètres qui les séparaient et elle attrapa le forban par le bras :

"Ne tue pas l'enfant. Il n'est pas responsable des conneries de ses parents."

Visiblement agacé par l'interruption de la jeune femme, l'homme s'arracha à sa poigne et lui lança un regard de défi. Il lui sorti quelques noms d'oiseaux, rageur, et elle le stoppa net.

" Fais ça et je me souviendrai de toi. Et tu sais qui je suis aussi. Tu sais aussi ma position, et je ne manquerai pas de dire de belles choses sur toi."

Parfois, être une femme avait ses avantages. Elle l'embobina d'une fois suave et l'enfant en profita pour déguerpir rapidement.




(c) kit par Bebeurre

DC Azaëlle, Johnny, Lalah & Skye
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Ven 13 Sep 2013 - 16:06

Le temps avait passé depuis leur infiltration. La plupart des groupes de forbans avaient déjà fait une ou deux fois la navette entre le vaisseau et la ville, les bras chargés de biens en tous genre, allant des provisions et autres biens de première nécessité aux joyaux et objets précieux.
Maintenant, le ciel avait viré au gris sous l'aube naissante, et les forbans s'étaient enfoncés profondément dans la ville, jusqu'au marché qui commençait à se mettre en place.
Combien de maisons avaient-ils laissés dépouillées, leurs habitants tués dans leur sommeil? Combien de veilleurs pourpres avaient péris sur les remparts ? Combien restaient dans la caserne, endormis, attendant l'heure de la relève ?
Trias avait chargé une équipe constitué uniquement de Gargans d'aller vers le spatioport pour tenter de dérober de l'ithylium et des pièces de rechange. Ils devaient tout transporter à la main puisque le vaisseau les attendait en-dehors des remparts, mais c'étaient de rudes gaillards, et Trias avait confiance en eux pour rapporter en priorité ce qui était le plus important. Il leur avait donné carte blanche sur le spatioport, et, les connaissant, il risquait d'y avoir quelques vaisseaux sabotés après leur départ. Il espérait que tout s'était bien passé pour eux...

C'était la fin de l'opération, et la partie la plus intéressante : ils allaient frapper un grand coup et semer la terreur en plein coeur de la ville avant de partir rejoindre leur vaisseau. Lorsqu'il arriva sur place, ça avait déjà commencé. Les étals étaient renversés, les marchands criaient, certains n'avaient même pas le temps de crier, les mendiants matinaux gémissaient, tout était confus et personne n'arrivait à s'extirper de la mêlée pour aller prévenir les secours. Trias sourit , et alluma des fumigènes à base d'Eol pour les lancer un peu partout. Les forbans, relativement calmes dans la mêlée malgré leur excitation, eurent presque tous le réflexe de se mettre un foulard sur la bouche et le nez. Et Trias rentra définitivement dans la bataille, utilisant ses poings, mais aussi tout ce qui traînait à sa portée pour faire le plus de dégâts possibles aux hommes et aux bâtiments les plus proches. Des torches avaient été allumées un peu partout par les commerçants pour leur permettre d'y voir clair quand ils s'installaient ? Trias s'en servait pour enflammer de larges étoffes tirées d'un étal éventré et en couvrait tout ce qui passait comme d'une couverture. Une planche arrachée pleine d'échardes et de clous ? Un pauvre hère la reçut sur l'arrière du crâne parce-qu'il avait fait l'erreur de lui tourner le dos pour fuir. Un autre essayait de riposter avec un blaster ? Il fut neutralisé avant d'avoir eu le temps de viser et Trias récupéra l'arme.

Mais le marché n'était pas infini, surtout à cette heure matinale, et rapidement les forbans s'éparpillèrent dans les rues adjacentes par équipes, en brandissant des torches ou des lampes fumantes et en poussant des cris dignes des Styx du désert en pleine période d'accouplement. Certains avaient des explosifs fabriqués par leurs soins, d'autres avaient volés des réserves d'huile ou d'alcool de mauvaise qualité sur le marché et en avaient imbibé des boules de tissu... Et très vite l'atmosphère commença à sentir le brûlé.
C'est lorsque les forbans commencèrent à se retirer que Trias retrouva son frère et sa belle-soeur. Même s'il jubilait, le chef des Gargans retrouva un instant son sérieux pour les regarder, avant de dire :

"Allez-y sans moi. Je vais commencer à couvrir notre retraite. Le temps passe plus vite que prévu, le jour sera bientôt complètement levé, alors ne trainez pas parce-que je ne pourrais pas vous attendre quand la garde sera relevée. Je suis sûre qu'ils commencent déjà à s'agiter chez les pourpres, on n'a pas pû tuer tout le monde, il y en a forcément qui ont donnés l'alerte... "
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Dim 6 Oct 2013 - 6:30


Kar'Shran - 32 ans, Veilleur Pourpre, soldat, dit "L'Animal"
La discipline. La discipline est ce qui maintient un groupe cohérent face au danger. La discipline, c'est ce contrôle qui permet à un groupe d'individus physiquement isolement d'agir comme un seul. La discipline est ce qui rend un groupe de combattants particulièrement dangereux : chacun pâlit les faiblesses de son voisins. Il ne reste plus à l'ennemi qu'à mourir.

Les forbans n'avaient aucune discipline, ou très peu. Leur sauvagerie, et l'effet de surprise étaient leur force.

Mais cela n'était pas pour dire que Kar'Shran ne possédait pas un esprit violent.

La fumée balafrait le ciel alors que les cris faisaient entendre l'agonie. Ofagär était attaquée par traîtrise, l'action des criminels avaient réussi, les Veilleurs Pourpres réagissant bien trop tard, laissant le peuple à la merci des lames avides. La nouvelle de l'attaque avait mis du temps à leur parvenir. Ils s'étaient équipé comme ils le pouvaient, chaque seconde perdu coûtant davantage de vie, davantage de terre souillé par les infidèles. A présent, les combattants traversaient les rues à toute allure, arme en main, leur yeux fusillant l'horizon à la recherche des morts en sursis. Les VP atteignirent le marché, et virent. Virent les rigoles de sang, les corps transpercés, et les immondes qui pillaient tout leur soul.

Leur colère rugit.

Les blaster se firent entendre, les premiers forbans trop surpris mourant dans une plainte choquée, leurs actions de destruction, ce pillage béni, leur vie soufflées en plein élan. Cette infime instant où la discipline tint bon, les rangs des Veilleurs délivrant la mort en pluie aux sang-mêlés qui n'avaient pas cru bon de battre rapidement en retraite, que l'appel du pillage avait gardé là. Puis cette surprise passa, et les criminels ripostèrent. Quelques tirs furent rendus, alors que les plus démunis ne pouvaient que se jeter avec des cris sauvages sur les tuniques pourpres, dont le sang vint aussi à couler. Puis, dans un rugissement de violence, les rangs cédèrent...

Et il n'y eut plus que l’abîme d'une rage meurtrière.

Plus massif que haut, son visage n'était pas visible. Un casque le cachait, qu'un idiot lui avait offert, pour dissimuler son nez arraché et sa joue en lambeau au monde. La vision que l'objet rendait avait plus à l'homme, qui le portait depuis, riant au éclat à chaque fois qu'un bleu trop saoul lui demandait ce qu'il avait en dessous, lui montrant ce qu'un rival lui avait fait avant qui ne lui brise les deux poignets. C'était un Veilleur Pourpre, mais un veilleur à qui il manquait quelque chose. Une once de civilisation. Ostracisé, il avait accepté la discipline, son désir de combattre étant plus fort que sa fierté. Et puis... Les korruliennes étaient plus dociles que les forbanes.

Cependant, il ne s'agissait pas de sa préoccupation du moment. Là, son sang s'engouffrait avec puissances dans ses veines, l'être étant avide de la force que déchargeait son blaster à chaque nouveau tir. Mais que les forbans viennent, et il rugit de satisfaction, étant l'un des premiers à s'avancer pour user de son arme comme d'une massue. L'adversaire mourut, la mâchoire pulvérisé, avant qu'un autre ne charge avec fureur. Kar'Shran était heureux. Sa puissance guerrière n'était pas remise en question, juste son manque de retenue en combat, sinon il aurait sans problème gravit les échelons. Mais non. Rester de la chair un canon, mais une chair avec des crocs, lui convenait parfaitement. Il chargea, usant d'un cadavre comme bouclier, alors que ses camarades encore hors d'atteinte des lames le couvraient de leur tir. Les civils étaient déja morts ou sur le point de l'être, il ne leur prêtait donc aucune attention.

L'imbécile qui lui avait offert le masque en avait choisi un exprimant la tristesse, une vague mélancolie... Rien que n'exprima ses cris, ses  gueulements de brute. Puis il l'aperçut, celui-là qui se tenait presque bien parmi les autres. Par des informateurs et des victimes, certains détails quant aux forbans les plus importants étaient connus. Du moins, qu'il ne sache pas qu'il avait raté le frère et sa compagne lui épargna une déception. Au lieu de cela, il exulta, broyant dans sa poigne la gorge d'un forban, qui ne parvint qu'à lui planter la pointe d'une lame dans le flan avant de trépasser. Seule sa tunique pourpre semblait différencier Kar'Shan des forbans.

CRÉTIN OU BOUFFEUR DE POUSSIÈRES ? rugit-il avec un enthousiasme enragé, chargeant le forban, tout en saisissant l'un de ses semblables qui regardait ailleurs par le visage, pour le jeter sur sa cible avec un rire fou, pour ensuite abattre avec une force brutale son blaster sur son adversaire.
Jack Belfort aux commandes.
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Dim 6 Oct 2013 - 8:51


Cerberus avance. Comme un prédateur, il gronde et ses yeux balayent la foule. Ils sont affolés les veilleurs, et il faut dire qu’ils ont de quoi, car le Mah’Tanza est aussi imposant qu’effrayant avec son air de vieux tigre aigri. Il siffle tout bas, ses pas se font lourds, lents. Derrière lui traîne la lame de son cimeterre et elle est tâchée du sang des veilleurs. D’ailleurs, s’est-il dit que leur sang avait la même couleur que leurs capes, d’un pourpre chaleureux. Un petit ricanement grimpe sur les lèvres du monstre qui avance, suivant les autres forbans, entraînant dans son sillage mort et désolation. Cerberus ferme la marche. Ça lui permet de finir le travail, et seul Ruyn sait qu’il aime à vérifier qu’il a bien été fait.
A ses pieds, on trouve son garuda qui le suit, la gueule couverte de sang, une gueule qui, si elle est par habitude molle et l’oeil vitreux, est aujourd’hui celle d’un véritable chien de chasse. Il faut dire qu’on ne rigole pas à voir Cerberus le sifflait, et le garuda ne s’amuserait pas à le contredire. Pas en ce moment alors que dans l’euphorie il tuerait père et mère.

Finalement son pas ralentit et il émerge d’une ruelle sombre. Ses yeux rouge sang brillent dans l’obscurité et il voit bien le Veilleur qui va attaquer. Un sourire fin se dessine sur sa gueule, un sourire à découper au couteau. Ses muscles se bandent et sa peau se tends. Le garuda se tapis à terre, le nez dans le sable.

CRÉTIN OU BOUFFEUR DE POUSSIÈRES ?

Un petit rire grimpe sur les babines du forban qui attends le dernier moment pour sortir de l’ombre. Comme un éclair dans les flancs, il frappe fort. Il court, se baisse. Il voit bien que le Veilleur l’a vu, mais c’est déjà trop tard. Sa main s’appuit sur le sol et il rebondit. Sa botte s’écrase dans le flanc du Veilleur Pourpre qui est expulsé sous la force de l’impact de leurs deux corps, interrompant alors ce qu’il pensait pouvoir faire, à savoir éclater la tronche de Trias avec son arme. Le vol plané est long alors que le forban, lui, retombe durement sur le sol mais sans mal. Cerberus est le premier à se relever, plus flexible. Faut dire que la chute a été moins dur aussi.

Il ricane, dégainant de nouveau son cimeterre. Qu’il approche, ce fils de charmeuse !

Regardez qui parle, bouffeur de poussière !

Le forban ne quittait pas des yeux le type, jetant un regard cependant à Trias pour s’assurer qu’il y avait eu plus de bien que de mal dans l’affaire.
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Dim 13 Oct 2013 - 14:46

Trias avait comprit instantanément la situation quand les premiers forbans étaient tombés : Les veilleurs pourpres étaient arrivés, et s'ils ne réagissaient pas promptement, toute l'opération risquait de tourner vinaigre. Il cessa de se préoccuper de Jude et de Nausicäa, en pleine opération au temple, et se concentra sur la riposte.

Les forbans n'avaient pas les moyens matériels des veilleurs pourpres, ni leur entraînement militaire, mais ils s'astreignaient à une discipline personnelle rigoureuse qui faisait d'eux des armes à part entière. Ils étaient nés dans le sang et avaient grandi dans le combat et la poussière. Élevés pour s'en sortir à cinq contre un, ils ne mirent pas longtemps avant de reprendre l'avantage et les veilleurs pourpres tombèrent à leur tour. D'autant plus que Trias n'avait convoqué que les meilleurs éléments pour participer à la curée.

Parmi tous les forbans, Trias était sans doute l'un des plus effrayants. Il s'en donnait à cœur joie pour mutiler les veilleurs, véritable tornade rugissante et mortelle, sans jamais toucher à ses compatriotes forbans ni même aux derniers civils encore vivants aux alentours. Un miracle quand on connaissait sa haine viscérale et réciproque pour les veilleurs, qui avaient une fâcheuse tendance à le faire passer du mauvais côté de la barrière de la folie furieuse.

Son instinct quasi-infaillible tentait de le prévenir d'une menace proche, mais, dans le danger omniprésent, impossible de détecter d'où le signal provenait avant qu'il ne soit trop tard : le chef des Gargans reçu un confrère dans l'abdomen, et recula de plusieurs pas sous l'impact, complètement déstabilisé. Il se serait probablement prit également le coup de blaster qui suivit la première attaque si le Porte-Mort n'avait pas sauté sur ce qui semblait être son agresseur (en tous cas, la tunique pourpre la plus proche dans la direction d'où avait été lancé le forban qui l'avait presque coupé en deux) , l'empêchant de viser et le faisant tirer un bon mètre trop haut.

Cerberus, le gardien du col, le fidèle et terrible Cerberus... Trias l'appréciait énormément, et aurait été fier de le compter parmi les Gargans s'il n'avait pas déjà été le chef des saigneurs. Aussi fut-il soulagé de voir le brun se relever promptement avec une grimace de la chute qu'il venait de faire, et lancer une pique à l'attention de son agresseur.

Mais le premier saigneur fit l'erreur de regarder un court instant vers le semeur de cendres, peut-être pour lui demander l'autorisation de s'en occuper ou vérifier qu'il allait bien, et Trias essaya de l'avertir du regard alors que la tunique pourpre, s'étant relevée, passait à l'action.

Il s'agissait d'une véritable montagne de muscle dans une cape pourpre, le visage caché par un masque terne en métal. Les informateurs de Trias n'avaient presque aucune information sur les veilleurs, malgré tous leurs efforts, mais la réputation de celui-ci était telle qu'elle était parvenue jusqu'aux jumeaux gargans : il s'agissait là de celui qu'on appelait "l'Animal". Et il ne serait pas aisé à battre.
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Sam 19 Oct 2013 - 19:14


Kar'Shran - 32 ans, Veilleur Pourpre, soldat, dit "L'Animal"
Le corps massif mord la poussière, la large cage thoracique encaissant. Mais l'adrénaline pulse, et l'esprit en ébullition demeure parfaitement éveillé... Et jubilant, alors que le Veilleur se redresse avec une vivacité remarquable pour un être de sa stature. Le fait de se dépasser toujours, de ne pas s'imposer de limite dans cette si délicieuse violence... La joie explose, et le blaster se lève alors que le forban trouble-fête regarde ailleurs. Si sûr de lui...

SAIGNE ! tonne la voix puissance, en même temps que le rayon qui fuse... Droit sur les jambes de Cerberus, suivit de bien d'autres tirs, précis. JE VEUX TE VOIR SAIGNER BÂTARD !

Et le mot ne sonne presque pas comme une injure, mais un compliment rugissant, alors que Kar'Shan fonce ensuite, escomptant avoir réduit un minimum physiquement ce nouveau chef forban, le temps qu'il joue avec l'autre... Oh que ce jour serait merveilleux si l'occasion se présentait, à deux reprises, d'arracher avec voracité ces deux merveilleuses têtes ! Et sa charge pulsait aux rythmes de ses pas puissants et de son rire fou, alors qu'a nouveau il frappait Trias... Sans l'effet de surprise, mais avec toute la force d'un homme sûr de sa vigueur, et qui en abuse à outrance, en tirant une jouissance abjecte. Pour son plus grand plaisir, le chef forban ne cède pas tout de suite, et d'autres coups s'abattent encore.

Le Veilleur recule un instant à peine... Mais cela suffit. Ses braillements n'ont manqué d'attirer l'attention, et ses semblables ne peuvent ignorer ces cibles prioritaires. Alors des tirs de blaster à longue portée fusent, touchant les forbans alentours mais visant principalement Trias et Cerberus... Kar'Shran enrage, ainsi gêné dans son combat. Mais les tirs ne durent pas car les Veilleurs, en prenant pour cible ces forbans lointains, avaient détourné leurs canons de ceux, plus proches, qui les assaillirent alors avec une bonne volonté mémorable.

Il leur fallut donc protéger leur vie, si ces quelques secondes d'inattention ne la leur avait pas déjà coûté, et l'Animal put alors reprendre... Mais avec une lame comme arme supplémentaire, prise sur un forban dont le crâne pulvérisé lui posait quelques soucis de coordination. Aussi le Veilleur emporté se jeta sur son adversaire le plus proche.

ET IL SAIGNERA ! clame-t-il en riant de sa voix basse et sombre, son blaster et son épée s'abattant en un désordre chaotique et violent. IL SAIGNERA DES RIVIÈRES ET DES FLEUVES ! Il en venait presque à chanter le bougre, au milieu de ce charnier ! ENCORE PLUS PRES FORBAN ! JE VEUX VOIR SA COULEUR !

Avec un rire tonitruant, il saisit un énième forban pour le jeter sur son adversaire... Et attaquer aussi l'autre, bondissant à demi pour forcer la barrière des lames de sa masse.

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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Sam 26 Oct 2013 - 2:37


Le regard de Trias n’indique rien de bon. Sur le côté, il est déjà debout. Le corps entier de Cerberus se tend comme celui d’un félin sans nom, abominable et immense. Ses yeux sont sombres alors qu’il va pour reculer mais la douleur lui perce les tissus, la chaire et le dedans. Il grogne comme un animal qu’on vient de blesser et sans jeter un œil il sent sa cuisse se figer dans la douleur, et le sang qui coule sur cette dernière réchauffe son âme et l’échauffe davantage.
Le fauve est lâché.

SAIGNE ! JE VEUX TE VOIR SAIGNER BÂTARD !

Bien sûr il saigne. Bien sûr il le voit. Mais le colosse de muscle n’a pas véritablement de honte. Le sang, la douleur, tout ça c’est ce qui fait la vie ici-bas. Reculant d’un pas hésitant, incertain, il vacille mais son poids se stabilise, son corps s’oriente. Alors que Trias se retrouve de nouveau contre le Veilleur, Cerberus, les yeux acérés, le fixe. Vengeance ! cries de son sang. Crève-le ! Il est des leurs ! Il est des leurs ! Son cœur bat à tout rompre alors que finalement un tir de blaster au loin rugit. Il se recule avec la souplesse de son sang, et si la douleur est vaguement anesthésiée par son propre corps, il ressent encore les douleurs lancinantes de sa blessure. Ce n’est pas la première fois, Cerberus – et ce ne doit pas être la dernière.

Il esquive, et son épaule est percée par un tir qu’il n’a pas vu, mais ça ne le tue pas. Ça ne le tuera pas. Il a vu pire là encore. Il s’est retrouvé parfois seul et assoiffé dans le désert, si décharné que la morsure du soleil aurait pu l’achever d’un moment à un autre. Et puis il s’est relevé, malgré la douleur, malgré la fatigue et la brûlure sur son dos.
Il s’est relevé car il le doit.

ET IL SAIGNERA ! IL SAIGNERA DES RIVIÈRES ET DES FLEUVES ! ENCORE PLUS PRES FORBAN ! JE VEUX VOIR SA COULEUR !

Les yeux rouges de Cerberus commencent finalement à comprendre quel chaos habite cet étrange Veilleur et il recule d’un petit pas, les yeux sombres. Il attend son tour, alors que sa main dégage de son pantalon de toile le large cimeterre. Comme un fauve, il se tasse, rentre la tête dans les épaules et quand finalement il capte le mouvement désordonné de la bête, il laisse l’animal surgir du fin fond de son âme.

Le coup est rapide, brutal, mais net. Le cimeterre se retrouve de nouveau tâcher du sang d’un Veilleur, mais cette fois-ci, il s’agit du sang de Kar’Shran.
Sur le sol, la main droite qui tenait jusqu’alors le blaster tombe mollement dans un jet rouge et bouillonnant. Rien à faire. Les yeux rouges de Cerberus affrontent le regard de l’homme. Il n’aurait pas pu faire davantage avec sa cuisse, pas de mouvement brusque. Juste un coup. Un coup précis, calculé. Merci Trias dans le fond de l’avoir tenu le temps que le fauve se prépare.

Tu perds la main, Veilleur.

Les forbans sont plus ordonnés qu’il n’y paraît. Ils sont comme une meute. Et une meute attend toujours le moment fatidique pour planter ses crocs dans le corps de la proie.

C’était le moment de le faire.

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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Dim 24 Nov 2013 - 16:33

Trias n'eut pas le temps de vérifier l'état de Cerberus, car le Veilleur Pourpre était déjà sur lui. Sa seule information fut le grognement de douleur du premier saigneur, presque un rugissement, qui se fit entendre même au milieu du chaos ambiant. Visiblement, il avait été touché. Mais ce n'était pas la préoccupation la plus urgente du chef des Gargans en cet instant précis.

La masse de muscles et de rage au masque de métal lui porta un coup qui le fit presque décoller de terre, puis un second qu'il parvient à dévier partiellement, mais le semeur de cendres parvint finalement à reprendre ses appuis et commença à riposter.
Bien vite, les tirs de blasters d'autres veilleurs fusèrent autour d'eux, mais Trias profita de la différence de carrure entre son assaillant et lui pour se servir de l'Animal comme d'un bouclier de chair, restant dans son ombre sans cesser de répliquer à ses coups.
Le forban était réputé pour venir à bout d'adversaires encore plus immenses que lui, le dominant parfois de la tête et des épaules et bien souvent deux fois plus larges que lui. Une réputation si terrible qu'il n'avait plus eu l'occasion depuis longtemps de la prouver à nouveau. L'excitation de la bataille, les odeurs de sang, de chaire brûlée et de fumée qui emplissaient l'air et obscurcissaient les sens, et la difficulté du face-à-face le stimulaient incroyablement.

Il ressentait une joie brute, sauvage et tonitruante, comme un feu liquide qui parcourait ses veines, plus brûlant encore que les fumées qui s'échappaient du cratère de Col Muertiga. Et, pour son plus grand plaisir, il voyait dans les orifices du masque de son ennemi que la sensation était partagée.

En voyant la folie et la fureur meurtrière qui émanait de l'Animal, Trias en vint à regretter qu'ils ne soient pas du même camp. Il aurait fait un formidable forban du désert. Mais l'heure n'était pas aux spéculations, sa vie était en jeu. Kar'Shran avait récupéré une lame, et il était en train de prendre l'avantage, un avantage qui s'étalait en diagonale pourpre sur son torse.

Un nouveau rugissement, de douleur cette fois. Cerberus, encore vivant, quoi que visiblement blessé, était arrivé par derrière et avait soulagé le veilleur géant de son blaster, et de la main qui le tenait.

Trias s'était reculé à trois pas, sa distance habituelle, juste avant le coup. Il jaugeait la situation. Il ne réfléchit pas longtemps.

Il se jeta sur la main encore intacte du fou masqué, celle qui tenait la lame d'un de ses frères, en poussant son premier hurlement depuis le début de l'opération.

Sauf qu'il s'agissait d'un cri de ralliement. Ils furent 3 à arriver sur le géant, puis 5, puis 7, et il disparut sous les corps des forbans.

Dans un dernier éclair de lucidité avant la curée, Trias regarda dans la direction de Cerberus, pour s'assurer qu'il était resté à l'écart. Dans l'état où il était, et malgré toute sa bravoure, il n'aurait pas survécu à l'assaut de ses propres frères.
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On m'appelle Joker

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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Mer 4 Déc 2013 - 15:30


Kar'Shran - 32 ans, Veilleur Pourpre, soldat, dit "L'Animal"
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Un rugissement qui explose de sa propre poitrine, devant l’innommable ! Le liquide rouge qui éclabousse le sable, c'est le sien dans toute la puissance de son cœur enragé ! Qui pulse vers la mort, le VP en prend conscience instantanément alors que la douleur transperce la gangue de l'adrénaline. Manchot au milieu des forbans...

La Mort à n'en pas douter. Brandissant son moignon qu'il regarde avec ébahissement, l'Animal vocifère un rire dément, où se fait entendre l'éclat du gigantesque sourire carnassier que cache son masque de métal.

MERVEILLEUX ! Gueule-t-il, ravi, à la face de ses ennemis. FANTASTIQUE, PETIT SEIGNEUR ! Quelle coup de griffe ! Exulte-t-il en riant, la pique du Forban ne l'amusant que davantage.

Et cet éclat fait tourner la tête à quelques veilleurs, cherchant la raison de la joie de leur semblable. Ils voient alors son bras sectionné, et sa joie guerrière qui en redemande ! Kar'Shran ne songe même pas à demander des renforts. En l'instant, les autres Veilleurs ne lui paraissent que des vermisseaux, dont la présence gâcherait la beauté de l'instant...

Mais le mangeur de poussière ne se fait pas oublier. Si le coeur de l'Animal bondit d'abord de joie à l'idée de briser le forban de sa dernière main avant de trépasser, ce fou espoir est brisé dans un rugissement furieux alors que d'autres ennemis s'en prenaient à lui sur ordre du premier. Un large et puissant revers, alors qu'il ne désire que s'occuper du chef Gargan... Mis il en vient d'autres. D'autres encore. Des lames qui percent son flanc sans défense. Sa force est engloutie par le nombre, sans un deuxième vecteur d'expression.

Ne se font bientôt entendre de lui que ses derniers râles furieux, jusqu'aux portes du trépas, et le bruit des armes forbannes perforant son corps... Sauf quand le métal rencontra le métal. Dans un éclat, le masque s'empala sur une lame. Le propriétaire en rage l'en retira bientôt, désirant encore participer à la curée.

Ainsi le masque de l'Animal finit, perforé, dans le sable rougie du sang de son possesseur, alors qu'à quelques mètres la furie forbanne faisait du géant défiguré une masse de chair sanglante.

Violence dans la vie comme dans la mort...
Jack Belfort aux commandes.
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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   - Ven 27 Déc 2013 - 19:50


Il est comme un animal en chasse. Les yeux de Cerberus brillent de cette lueur sombre et folle, de celle qui implore qu’on lui donne du sang à boire et de la chair à manger. Il a besoin de repaître la bête dans son bide, celui qui hurle, celui qui gratte. Donne ! Donne !
Pourtant rien ne se passe. Trias hurle comme un loup appelle sa meute, et le visage du forban s’assombrit en voyant la nuée froide qui s’abat comme un nuage d’insectes sur le Veilleur qui s’écroule.

Ses yeux se posent sur le chef des Forbans, un regard mitigé, sombre quoi que reconnaissant.

Il ne peut pourtant pas s’empêcher de regretter de ne pas l’avoir fini à mains nues maintenant qu’il n’avait plus de blaster. Il regrette cette mort qu’il trouve sale… C’était un bon adversaire.
Il aurait mérité qu’il lui tranche la nuque au fil de son cimeterre.

Finalement il détourne le regard, prêt à repartir par la foule qui revient comme une vague à reculons. C’est l’heure. Il le sent. Il le sait.

Doucement il fait quelques pas, suivant les loups appelés par Trias. Il voit d’ailleurs le Chef des forbans qui lui passe devant le nez. Lui s’arrête. Il attends quelques longues secondes puis, piqué au vif, il revient en arrière et sur le sol, il se penche et attrape l’étrange masque fissuré en deux et troué. Fissuré car beaucoup ont du marché sur lui. Troué et sali de sang.

Un sourire fou se dessine sur le visage de Cerberus alors qu’une voix au loin le hèle. C’est les boucles brunes et lourdes d’Eurysthée qui passe, belle comme une ombre.

Le forban également se détourne, tourne les talons et s’échappe, suivant la meute marbrée de sangs, laissant dans son sillage l’odeur de mort qui le caractérise si bien.

Au bout de la rue, ils regagnent finalement les murailles, puis le vaisseau, et finalement le Col.

On raconte qu’à ce jour, jamais les Forbans ne furent plus efficace.
Qu’à ce jour, les Forbans ont vaincu à Ofägar, au nez des Chamanes.

Au nez d'Henja, et que c'est de son nez qu'ils rient au Col.
(#troll)

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Posté dans Re: Raid forban acte 2 : "Pillage et massacre en bonne et due forme"   -

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