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Puisqu'il faut mourir un jour.

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Posté dans Puisqu'il faut mourir un jour.   - Dim 22 Sep 2013 - 8:04

A travers le ciel brumeux que le soleil du crépuscule ne parvenait pas à éclaircir, Kidjyïa apercevait à peine les sommets de la chaîne d'Adiem. Seules de longues ombres mystérieuses s'élevaient au-delà de l'horizon, renforçant l'aspect presque terrifiant des alentours. La jeune femme avait pris la route à l'aube, depuis son village natal situé au nord du Loch Glacecoeur. Elle avait longé l'étendue d'eau pour plus de sécurité, la flore l'entourant étant propice aux cachettes si jamais elle venait à se faire attaquer. Elle était encore loin de Pleyrion, son objectif de voyage. Et elle devrait passer la nuit  seule, à camper, puisqu'il n'y avait aucun village à plusieurs kilomètres à la ronde. Elle avait dépassé le dernier voilà déjà une heure.

Lorsque les ombres se firent plus menaçantes et le ciel encore moins clair, Kidjyïa décida de s'arrêter. A mi-chemin entre entre le Loch Glacecoeur et la chaïne d'Adiem, la jeune femme ne sentait pas du tout en sécurité. A vrai dire, elle regrettait même déjà sa décision de prendre la route. Tout ça pour faire quelques profits et se rendre utile. Elle avait eu dans l'idée de rejoindre Pleyrion afin de s'y installer pour quelques temps, et de vendre ses talismans là-bas. Proche du lieu de bataille entre les factionnaires et les étrangers, elle avait ainsi beaucoup plus de chance de faire des affaires avec des soldats erfeydiens de passage. Mais encore fallait-il arriver jusque là. Car ce que craignait le plus la jeune farouche, c'était de tomber nez-à-nez avec des étrangers qui ne ménageraient sûrement pas sa vie.

Alors, tout en installant un semblant de tente en fourrure faite par elle-même, la bijoutière prit soin de trouver un endroit quelque peu protégé. Plus facile à dire qu'à faire dans cet océan de neige et de glace, uniquement à découvert. Mais un rocher planté là fit l'affaire, et elle trouva refuge juste derrière, à l'abri du vent. Une fois son logis monté, elle alluma un feu à l'intérieur, réchauffant ainsi la petite tente. Et le dîner fit savouré, bien que chiche.

La nuit était entièrement tombée sur les terres et Kidjyïa sentait ses yeux se fermer petit à petit, alors que la fatigue d'un si loin voyage commençait à peser. Elle se serait volontiers laisser tomber dans un lourd sommeil si un bruit caractéristique ne l'avait pas attiré au dehors. Saisissant son coutelas, elle se redressa à demi pour sortir de la tente et brandit la torche qu'elle venait d'allumer. Un gémissement devant elle la fit tressaillir, et méfiante, elle s'avança tout en scrutant les alentours.  Ce fut une ombre à même le sol qui gagna son attention. Fronçant les sourcils, elle resta à une distance respectable le temps d'analyser la chose. Lorsque la silhouette bougea et se tourna vers elle, elle reconnut aisément un homme blessé, couché et qui tentait de ramper. Il tenta de lui parler, mais elle ne comprit rien. Sa langue lui était inconnue, et aussitôt, elle pensa aux étrangers. Il n'y avait aucun doute que celui-ci en était un. Et le cœur de la jeune femme fit un bond dans sa poitrine. Elle serra son poignard dans sa paume et s'approcha jusqu'à être à sa hauteur. Le soldat avait fermé les yeux et ne bougeait plus. Se risquant à cela, elle posa deux doigts dans son cou et sentit un pouls faible. Il était simplement inconscient. Et une petite voix lui souffla qu'elle devrait le tuer tant qu'il en était encore temps. Elle leva son couteau au dessus de sa tête, prête à exécuter ce pauvre homme à l'agonie, et finit par se résoudre. Non, elle ne pouvait pas. Pas faire ça. Si elle n'avait jamais eu l'âme d'une battante, elle avait encore moins celle d'une tueuse. Que faire alors ? Il était hors de question d'aider l'un de ces étrangers qui envahissaient l'île et qui tuaient tout sur leur passage. Et puisqu'elle n'arrivait pas à se convaincre de le tuer, alors elle laisserait le Gardien le faire. Oui. C'était une excellente idée. Elle allait le laisser ainsi, et elle retournerait à sa tente, en toute tranquillité. Demain matin, lorsqu'elle se réveillerait, il serai mort de fatigue et de froid.

Convaincue que c'était une bonne idée, Kidjyïa se détourna, et marcha jusqu'à son petit campement, avec la désagréable impression que quelqu'un d'autre l'observait, tandis que son cœur s'emballait étrangement.
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Ven 4 Oct 2013 - 13:32

Elle l'avait vu. L'étranger. Il avait croisé sa route. Il avait croiser leur route.
Blessé ? Il l'était déjà. Sûrement un combattant qui avait tenté de fuir. Cela n'avait pas d'importance. La seule chose qui était important c'était qu'il était là, où il ne devait pas être.
Hela, le petite Hela avait d'abord eut peur. Il portait un accoutrement étrange, et ses yeux d'or avaient quelque chose d'angoissant. Ils s'étaient regardé, un instant. Hésitants. Puis il avait fait un pas en avant, utilisé une voix douce pour prononcer des paroles qui aux oreilles de Hela n'avait pas de sens. Elle n'avait pas bougé. Il avait continué à essayer de lui faire comprendre... Quoi ? Il était blessé ? Il était fatigué ? Il ne lui voulait aucun mal ?

Hela ne l'avait jamais su. Il s'était approché trop près. Il avait réveillé la petite voix .

D'un geste souple, elle avait dégainé Précieuse, sa hachette que la douce forgeronne aux yeux d'abîme lui avait confectionné, et en un instant sa lame avait fendu l'air. Mais il l'avait vu venir. Il avait agit assez vite pour protéger sa vie, et dégainé une armé insolite, sans lame. Une arme qui vomissait des lueurs éclatantes et la petite voix avait fait faire à Hela une cabriole puis deux sur le côté pour éviter "la chose".

Puis il avait fuit. Hela, quand à elle était restée un instant tremblante. La petite voix aussi... Jamais une proie ne s'était aussi bien débattu. Elle avait hésité alors : cela valait-il le coup qu'elle le pourchasse ?

C'était la couleur vermeille du sang sur la neige qui avait eut raison de son hésitation. S'emparant de nouveau de Précieuse  , elle suivi les pas de l'homme...


Deux yeux bleus, dissimulés dans la pénombre. La petite voix regarde la scène par les yeux de Hela. Sa respiration est calme. Ses battements de coeur réguliers. Elle observe la scène. Mais étrangement, ce n'est pas l'homme agonissant qui l’intéresse. Mais l'autre. La femme du peuple. La belle femme... Elle est si jolie. Sa peau doit être si douce... Elle ressent alors l'envie de la toucher. Encore et encore...

*Ce serait une belle femme pour papa. N'est pas petite Hela ? *

Elle se passe la langue sur les lèvre. Imagine le goût de sa peau. Le goût de son sang... Oui, elle ferait une parfaite "maman".
A pas de loup, la silhouette de Hela se dirige vers le campement... Elle passe à côté de l'homme. "Il va mourir" comprend elle. Il est faible. Il est inintéressant. Bon pour les charognards... Non elle n'est plus là pour lui. Elle est là pour elle.

La neige craque sous son poids. Elle l'entend qui s'active.

*As-tu peur jolie maman ? *

Souffle la petite voix tout en poursuivant sa progression. Puis enfin, elle peut se dévoiler à elle. La petite voix n'a pas peur. La petite voix sourit par les lèvres de Hela. Et la petite voix dit :

-Je te trouve très jolie ! Veux tu être notre maman ? Mon papa serait vraiment très content de te voir ...
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Sam 12 Oct 2013 - 15:49

La peur. L'angoisse. La désagréable impression d'être suivi et observé.

Instinctivement, Kidjyïa accéléra le pas pour rejoindre au plus vite sa tente. Ce bout de tissu ne la protégera bien vraiment en cas de danger, mais sa conscience la pousse à s'y réfugier tout de même très vite. Derrière elle, elle entend la neige qui craque et frissonne. Peut-être n'est ce qu'un animal de passage. Pourquoi avoir peur de la forêt, qui est d'habitude sa seule amie ? Oui, pourquoi ?

La menace ne fait que grandir et la forêt se fait plus effrayante et oppressante. Kydjyïa atteint enfin son campement et se retourne. Ce qu'elle découvre la laisse de marbre, mais tout au fond de son cœur, une pointe de peur s'enfonce. Une jeune femme se tient devant elle. Et la question qu'elle lui pose la laisse dans une troublante perplexité.

D'instinct, la fille aux talismans recule jusqu'à sentir un pan de sa tente contre elle. Elle prend le risque de quitter l'étrangère des yeux pour chercher quelque chose à attraper, de quoi se défendre au cas où. Dans son dos, la chaleur du feu qu'elle a allumé tout à l'heure ne parvint pas à la rassurer. Seulement à échauffer un peu plus les battements de son cœur déjà affolé.

« Qui es-tu ? »

Voilà tout ce dont elle est capable de dire. Il n'y a pourtant en rien en apparence, qui devrait l'effrayer de la sorte. Quoi que. Le regard de l'étrangère la laisse glacée sur place. Tout comme le poignard qu'elle tient en main. Elle sait se battre elle aussi. Elle pourrait se défendre contre elle, et même sortir vainqueur. Alors pourquoi ? Pourquoi cette peur qui lui tranche l'estomac ? Peut-être à cause de ce sentiment qui s'immisce en elle. Un pressentiment horrifiant, contre lequel on ne peut rien faire lorsqu'il nous fait clairement sentir que la fin est proche.

« Qu'est ce que tu me veux ? »

De nouveaux mots, qu'elle ait parvenu à extirper de ses lèvres avec douleur. Ses muscles se tendent sous la pression et la peur. Un geste et elle bondit. Que ce soit pour mordre, ou pour fuir.
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Lun 2 Déc 2013 - 13:50

La petite voix n'a pas bougé. Le vent souffle et recouvre le silence lugubre qui plane entre les deux silhouettes qui se font face. Il apporte à la Petit voix le parfum apeuré de la Jolie Maman.
Toujours pas un geste, mais discrètement, une langue vermeille passe sur les bords de lèvres rosées. La petite voix savoure. Sa bouche s'entre-ouvre, et elle accueille, enivrée, le goût apeurée qui émane de la Jolie Maman.

-Tu as peur. Constate-t-elle, alors qu'elle étires les lèvres de Hela dans un sourire sinistre.  

-Tu n'as pas à avoir peur voyons. Jolie Maman... Je vais t'apporter à mon Papa. Il veut te rencontrer tu le sais ?

Un pas sur le côté. Sa main sert le manche de Précieuse. Elle a remarqué la position défensive que la Jolie Maman a pris. Cela la navre... Elle n'a pas l'air de vouloir la suivre. Il faudra l'obligée... Le vent une nouvelle fois fait craquer les branches, et balaye le sourire de la Petite voix.
Elle bondit, souple et rapide. Un éclair pâle sur un paysage blafard, qui fond sur sa proie.
-TU ES A NOUS ! Glapit-elle d'une voix suraiguë, alors qu'elle brandit son arme.
Ses lèvres se recourbent, et dévoile un sourire jubilatoire. Ses yeux déjà s’agrandissent sous l'effet de l'excitation, alors que la dernière parcelle de distance fond sous ses  enjambés vives.
Précieuse déchire le ciel , et son Marteau** s'abat frénétiquement, cherchant à assommer l'apeurée.
La Petite voix ne veut pas encore utiliser la lame. Elle ne veut pas esquinter cette si belle chaire tout de suite. Ca serait dommage... Tellement dommage. Mais peut être sera-t-elle contrainte de le faire...


** Les Parties d'une Hache
MP : dis moi si ça te conviens comme post.
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Lun 23 Déc 2013 - 3:54

La peur. Sinueuse, effrayante puis de plus en plus violente. La chaleur du brasier derrière elle ne change rien à la glaciale impression de faire face à la mort en chair et en os. Et de peur viscérale, la douleur martelante prend la place. Dans un hurlement, Kidjyïa tombe plus qu'elle ne saute à terre. Elle n'a évité qu'en partie l'arme de son assaillante dont le marteau s'est abattu violemment dans le creux de son épaule et de son cou. Le sang gicla sur la neige, donnant quelques couleurs rougeoyantes à la lueur des flammes.

Les flammes d'ailleurs... Apeurée, la bijoutière rampe jusqu'au foyer et dans un geste faiblard, lance l'une des branche enflammée. Elle ne touche pas son attaquante, encore moins ne l'effraie. Alors, se tournant sur le dos, elle la regarde fixement, et souffle :

« On dit de moi que je suis folle. Mais tu l'es sans doute plus que la pire des créatures du Gardien. »

Son regard de glace se durcit, tandis qu'elle se relève tant bien que mal, sa main intacte compressant la blessure saignante de son épaule. Se redressant de toute sa hauteur, fière et chassant cette peur qui ne lui sert à rien, elle ne quitte pas son ennemie des yeux. Elle n'a rien pour se défendre, et ne peut plus se battre, son bras étant inutilisable. Alors qu'importe, si le Gardien le veut, elle regarderait la mort la prendre, droit dans les yeux.

« Allez. Vas-y. Finis ce que tu as commencé. »

Provocation ? Non, mais la douleur de son épaule tend à l'affaiblir de plus en plus, et elle veut garder sa dignité jusqu'au bout. Elle mourra consciente.
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Dim 12 Jan 2014 - 12:23

"Folle". La petite voix n'aime pas ce mot. Il froisse son petit coeur. Contracte son visage dans un rictus de colère. Méchante Jolie maman !

Le sang : Son parfum, Son arôme, Sa couleur, voilà qui excite La Petite Voix. Il y a aussi la lueur dans les yeux de la petite maman. Une lueur de vie. Une lueur comme une provocation. Ça fait sourire la Petite voix. Ça l'amuse après l'avoir contrariée.

*C'est ça, frime pauvre petite maman. Fait ta belle.
Parade jusque dans la mort.
Papa te trouvera belle j'en suis sûre.
Papa t'aimera*


"Finis ce que tu as commencé" qu'elle lui lance. Comme si on ordonnait la Petite voix ! Elle sourit, encore et encore, et bientôt son visage est découpé par ses lèvres qui se tendent vers ses oreilles et qui se moquent. Pauvre proie qui s'accroche à sa dignité car elle sait sa vie terminée. Pauvre chose qui va mourir.
Ca n'aurait pas dût se passer comme ça... Elle aurait dû vivre encore un peu. Mais ces yeux, le sang, la Petit voix ne peut pas résister. C'est trop beau.
La main de la Petite voix décrit un arc parfait, et la lame de Précieuse s'enfonce sans mal dans la poitrine de Jolie maman.
Les os cèdent presque trop facilement et le sang gicle. La lame n'a pas perdu son temps. La petite voix aurait voulu jouer un peu plus... Mais Jolie maman rend son dernier souffle. Jolie maman est déjà morte. Jolie maman va pouvoir rejoindre Papa...
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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   - Dim 26 Jan 2014 - 7:41

Une lueur de fierté, une dernière, avant de mourir. Comme si avec ça, le Gardien allait la garder éternellement près de lui pour la sauver des méandres de la mort. Pourtant, cette flamme d'orgueil s’éteint bien trop vite. Plus vite que ne l'aurait voulu Kidjyïa. Et bientôt, la peur reprend le dessus. Une peur qui la pousse à vouloir supplier son bourreau de la laisser en vie. Elle ouvrit la bouche, prête à le faire. Mais l'éclat de la lame au-dessus d'elle la devance.

La douleur éclatante éclaboussa son corps entier. Comme un éclair fulgurant lui tordant les entrailles. Kidjyïa, dans un dernier regard, vit la lame plantée dans sa poitrine, sentit le sang qui avait giclé sur son visage. Et dans un dernier regard de dédain pour sa meurtrière, elle laissa tomber sa tête en arrière, ses yeux se fermant peu à peu. Dans un dernier soupir, elle chuchota plus pour le vent que pour elle-même :

« J'arrive maman. »

Les ténèbres reprirent le dessus, emportant l'âme de Kidjyïa et laissant un corps inerte à la merci de quiconque le voudrait ou le découvrirait. C'est la fin, la fin d'une jeune femme solitaire et malheureuse.

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Posté dans Re: Puisqu'il faut mourir un jour.   -

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