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[RPI] La liste rouge d'une veilleuse pourpre

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On m'appelle Giacomo Sul'Enthu


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Ofägar
MON AGE : 18
Féminin
MESSAGES : 167
AGE : 28
INSCRIT LE : 13/09/2013
PSEUDO HABITUEL : Giaco
Joyaux : 1280
Posté dans [RPI] La liste rouge d'une veilleuse pourpre   - Ven 27 Sep 2013 - 4:57

Proie: Atch Le Voleur de Vie

«Fragment de journal d'un rescapé, Dalaries Vartella, fils d'une famille de commerçant d'Arish»

«Mes cauchemars étaient sans fin et ma mère se désespérait de mon état. Mes terreurs nocturnes ne se résorbaient pas après l'Incident et bien qu'on tenta de me raisonner, je ne pouvais parvenir à outre-passer ma peur. Finalement, on fit appel à un prêtre de Ryun, croyant que mon âme était malade. Le prêtre, lui, me parla longuement. Sa voix était comme un phare dans l'obscurité. Si je n'avais su raconter le récit des évènements à mes parents, cet homme sût ouvrir l'interdit de mon esprit. Comme un flot chaotique, je lui déferla toute mon histoire. C'est à sa demande que j'écris le récit sur papier, il me révéla que c'est ainsi que le mal sort de la tête.

Mon épreuve a commencé dans le marché d'Arish, un commerçant de breloque inutiles et bizarres s'était installé proche des portes de la ville sur un tapis de fortune. J'étais intrigué, malgré moi, par les couleurs chatoyantes et les objets étranges. Ce genre de commerce est apte à attirer les esprits plus naïf. Cette naïveté, je la perdis pour un gros prix. Mes parents me disaient toujours qu'il ne faut jamais payer trop cher, sinon ce n'est pas une bonne affaire. Cette fois-là, je fus un fiasco pour la famille. Je n'avais pas l'argent pour les breloques et mes parents me disaient à quel point elles étaient inutiles et chères. Je ne les écoutais pas, j'étais borné. Le marchand me donna rendez-vous  un peu plus loin, tout juste dehors des portes de la ville. Il me dit que c'était une offre spéciale, qu'il désirait la garder secrète et qu'à moi puisque je semblais un bon garçon. Je fis ce qu'il me demanda.

Je m'esquiva donc de la vigilance de mes parents à l'heure dût pour aller le rejoindre. Je ne vis personne, même pas ce mystérieux personnage encagoulé. Le moment stoppa net quand un objet  lourd me frappa l'arrière de la tête. Mon esprit sombra dans une noirceur insondable.

Je  me réveillai dans une cage poisseuse à l'odeur écœurante. Il y avait ici et là des chaînes qui trainaient avec des enfants à leur bout, moi-même j'en avait une au cou. Un feu nous éclairait faiblement dans le désert, nous étions loin des villes. Un homme aux yeux rouges nous fixaient du campement, son regard d'autant plus incandescent par le feu. Si son visage était méconnaissable mais les breloques à ses vêtements me rappelèrent le commerçant.

Un forban... j'étais dans la cage d'un forban... allait-il me tuer? Plusieurs enfants semblaient sur le seuil de la mort, de la faim et de la déshydratation. Bien que je ne connaissais pas sa rumeur à l'époque, cet homme était Acth le Voleur de Vie, un esclavagiste qui avait sa petite réputation. Il faisait exclusivement dans le commerce d'enfant. J'étais devenu de la marchandise la terreur m'emplissait le ventre tout comme je souhaitais me réveiller de ce cauchemar.  Je l'avoue, j'ai pleuré. Puis... je les entendis parler...

================

Une voix féminine non-loin s'éleva de la pénombre et approcha le feu. L'air sauvage, une femme peu recommandable probablement, elle tenait entre ses mains son ventre énorme.

-Faudrait pt'ête bien les vendres bientôt Acth, certains commencent à sentir l'mauvais.


-T'sais comment les enfants sont, il faut les dompter un peu avant d'en faire d'bon s'esclaves. R'garde bien le p'tit qui est en train de pourrir là, il a essayé de t'éventrer l'ventre deux ou trois fois, non? Il donne l'bon exemple en pourrissant là.

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D'une manière ou d'une autre, ces paroles avaient fait leur effet sur la femme et elle sembla satisfaite de la situation. La femme s'éloigna de nouveau dans la pénombre, probablement leur couche de fortune à une distance raisonnable du feu, et le silence emplit la nuit... Jusqu'à ce que l'on entende un cri subit puis un gémissement de la femme en question. Une ombre était au dessus d'elle, la dominant. Je ne vis pas tous les détails, mais l'ombre tenait visiblement une arme qu'elle avait planté dans le ventre gonflé. Quand la femme cria, ce que je qualifierais d'une sorte de monstre de noirceur lui enfonça la gorge d'un pied pour la faire taire. L'arme en question fit un bruit qui me leva le coeur en tournant sur elle même dans le ventre et ressortant aussi vite qu'elle était entrée. L'instant n'avait durée que quelques secondes, Acth était debout et hurlait déjà comme un dément devant la scène, attrapant une épée courte à son tour.

Le combat fût féroce et malsain. Les deux ennemis n'étaient ni loyaux, ni gracieux. Des coups brutaux s'entrechoquaient accompagné de grognement difficilement humain. Je vis dans la lueur du feu la tunique du Veilleur Pourpre, "un soldat" était venu pour nous. J'avais quand même peur de lui après avoir vue son geste sur la femme... "il" se comportait comme une bête et semblait visiblement aimer jouer avec le forban, le tuer  à petit feu. Parfois j'entendais un rugissement de satisfaction sortir du heaume quand "il" faisait mouche. La noirceur avait pris ses droits, le feu laissé à lui même, quand le forban perdit son arme. La longue lame du Veilleur lui transperça le corps et fût immédiatement retiré. Je croyais le combat terminé mais "le soldat", n'avait pas fini. Pendant l'agonie du forban il l'attrapa par les cheveux et le traina durement dans le sable, l'être avait encore assez de force pour se débattre un peu. "Il" le traîna vers la femme morte et d'une voix un peu bizarre pour un homme, il lui dit en criant, le ton toujours enragé: "Comment on se sent quand on perd son enfant?". Le forban fût ramené proche du feu et son visage fût écrasé dans les braises jusqu'à ce qu'il ne bouge plus.

J'étais médusé par la violence de "mon sauveur". Lorsque le Veilleur Pourpre se retourna enfin vers nous, je fût pris de terreur malgré moi et je m’évanouis.

Je me réveillai...Combien de temps s'était-il passé? Je ne le su jamais vraiment. Il faisait jour et nous étions à Penjoie dans une chambre. Auprès de mon lit était assise une guerrière au visage calme et l'air aimant. Je fus en premier effrayé, puis rassuré, puis effrayé de nouveau en voyant ses mains rouges et sa tunique de Veilleuse Pourpre. Était-ce elle? Je lui demandai son nom en bredouillant, elle me dit...

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-Je m'apelle Giacomo Sul'Enthu. Nous sommes à Penjoie, tu reverras bientôt tes parents Dalaries Vartella. Ils m'ont dis que tu avais disparu après avoir côtoyé un étrange commerçant, ça faisait un moment que je tentais de mettre la main sur Acth le Voleur de Vie. Grâce à ta témérité, des enfants sont également en route vers leur famille. Plusieurs sont en mauvais états, mais ils te doivent la vie. Tout à l'heure, nous irons au SpatioPort et utiliseront une des livraisons de tes parents pour te ramener chez toi. C'est là que je te laisserai. Manges maintenant, tu as besoin de force après tout ça.

-Est-ce vous qui avez... les forbans?

La guerrière coupa l'enfant, de manière douce mais ferme.

-Il faut que tu manges et te reposes petit Vartella. Ne te soucis pas de ces détails. De toute manière, la faim et la soif fait délirer dans le désert. Tu as fais des cauchemars, ce n'est rien.

Elle quitta ensuite la chambre, se baissant un peu pour passer le cadre de porte avec son heaume. L'enfant regarda la colosse s'éloigner à pas lourd,  ne reconnaissant pas la bête sauvage dans ces pas serein. Pourtant, les mains rouges de celle-ci, lui donnait une lugubre impression dont il ne pouvait se départir. Pas après l'avoir vue à l’œuvre.

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Mon aventure se termina comme cette femme l'avait dit, on me renvoya chez mes parents via le Spatioport, je retrouvai les miens. Il reste néanmoins que cet enfer que j'ai vue restera à jamais gravé dans mon esprit. Même si je suis reconnaissante envers la dame Sul'Enthu, sa présence m'angoisse. Il y a au fond de ce regard, à la fois fauve et placide, une lueur terrifiante que je ne peux ignorer.

Dalaries Vartella, premier jours des 9 grains, l'année de mes 11 ans»
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