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Que la musique apaise l'esprit...

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Posté dans Que la musique apaise l'esprit...   - Dim 10 Nov 2013 - 14:07

Solomon Valyssar (politicien)

Que pouvait-il y avoir de plus désagréable que ce tapement brusque et incessant qui ne cessait de se faire entendre aux oreilles des serviteurs ? Malgré l'habitude, ces derniers jours le bruit s'était avéré agaçant car se faisant bien trop entendre... Un peu partout dans la grande demeure, en surprenant plus d'un qui l'avait déjà entendu auparavant en d'autres salles et couloirs. Mais si cela n'était pas plaisant pour la domesticité, le cadet qui en était la cause ne l'appréciait pas davantage, cela ne traduisant que l'exaspération qui couvait sans relâche en son cœur...

Il n'y était point question de pression, en effet il lui restait bien des années avant d'avoir l'occasion d'être élu Politicien par le Conseil des Marchands. Cela avait débuté par un traité qui s'était évertué à lui demeurer obscur, l'esprit du Valyssar étant rebuté par la bêtise sous-entendue. Les ambitions économiques régissaient ce genre d'affaire, mais présentement il n'avait pas eu à cœur de prendre du recul, et il se retrouvait ainsi, taraudé par une mauvaise humeur qui ne le délaissait guère, le poussant à traverser de long en large le logis à la recherche d'un quelconque apaisement. Sans grand sucés.

Peut-être était-ce la présence de ce nouveau domestique. Cela c'était presque fait sur un coup de tête, et même si l'individu avait encore bien des choses à apprendre (comme être discret en public plutôt que de s'adresser comme à un ami de bar à son employé devant la famille de ce dernier... Quoiqu'il n'avait eu la mauvaise idée de le faire qu'une fois), Solomon ne regrettait pas son choix. Mais avoir ainsi une "ombre" vivante en permanence le travaillait quelque peu, d'où qu'il lui jeta souvent des regards peu amènes dans ses mauvais jours... Tout en notant que Monsieur Boon supportait cela très bien.

Cela avait même surpris le Valyssar quand le domestique s'était permis, alors que son maître parcourait encore à vive allure l'un des grands couloirs en en battant le sol de sa canne, de lui faire une suggestion : se détendre. Quel trait d'esprit... Quand Solomon lui avait répliqué sèchement de développer, l'individu l'avait fait sans sourciller : par des travaux pratiques, de la lecture, une activité physique - ce qui lui avait valu un regard noir du Marchand - et... De la musique. Si l'aspirant Policitien n'avait pas réagi sur le moment, cela ne l'avait pas empêché ensuite de chercher un professeur... Mais pas parmi les contacts de ses proches non. Une insignifiante rebuffade qui ne méritait même pas d'être évoquée.

Ainsi ce jour-là se mouvait-il avec empressement pour une autre raison : un invité. Solomon avait envoyé Duncan en avant pour accueillir le professeur - plus jeune que son élève, mais qu'importait pour apprendre à jouer du piano ? -, le serviteur devant le mener dans le petit salon où trônait l'un des instruments de la famille. Si d'autres Valyssar y avaient déjà apposé leurs doigts, le cadet de Thélémac n'en avait rien fait jusqu'alors... L'aspirant Politicien dépassa une servante qui crut bon de lui dire où les deux hommes se trouvaient. Il l'ignora superbement.

Après quoi il atteignit le petit salon en question... Et s'y engouffra sans hésitation, sans prendre un instant pour apaiser son souffle légèrement rapide dû fait de sa preste marche. Là, il trouva son serviteur dans sa livrée impeccable... Ainsi que son futur professeur, s'il ne se ravisait pas brusquement. Une mine simple, une tenue convenable pour un tel lieu, dont le Solomon n'avait que faire. Il s'approcha d'eux d'une démarche raide tout en engageant la conversation.

Bonjour, Monsieur Jensen, et bienvenue dans la demeure de ma famille. Dit-il quelque peu sèchement, ce qui lui valut un regard de Monsieur Boon, auquel il ne prêta pas attention. J'espère que votre voyage s'est bien passé, et que mon serviteur a eu l'obligeance de vous proposer un rafraîchissement.

Duncan voulut ouvrir la bouche... Et Solomon, dans sa bonne humeur jugea aussitôt que c'était pour lui donner une réponse négative. Peut-être parce que le duo venait juste d'arriver, le professeur n'ayant même pas le temps de choisir s'il voulait s'asseoir sur le siège proposé par le serviteur, ou non, dans le petit salon au fond duquel demeurait quelques étagères alourdies de livres, dont le sol était agrémenté d'un riche tapi et dont une grande partie de l'espace restant était réservé à l'instrument, ainsi que deux fauteuils et une petite table. Aussi poursuivit-il aussitôt.

Puisque tel ne semble pas être le cas, qu'il le fasse. Du vin ? Ou simplement de l'eau ? ordonna-t-il sans bienveillance à l'égard de l'homme avant de questionner son invité.

Monsieur Boon ne s'offusqua pas et attendit bien sagement que le monsieur réponde pour aller chercher l'objet de son souhait.
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Lun 11 Nov 2013 - 3:01

C’était l'année de mes dix huit ans. C'est cette année la qui a marqué mes début en tant qu’éducateur. Ou plutôt en tant qu’éducateur confirmer et pour noble. En effet j'avais déjà par le passer enseigner a de petit citoyen qui passait leur temps a me ronger de question pour étouffer leur curiosité plutôt qu'a m'écouter déblatérer mon savoir. Mais la c'était différent.

On frappa a ma porte et ma tête pivota brusquement vers l'origine du bruit. D'un coup les odeurs de cuisine et les bruits de la rue me rattrapèrent. J'étais surement encore perdu dans mes pensées à ce moment là, mais voilà qu'on vient m'en tirer. Un petit bruit de casserole se fait entendre suivit de quelque pas, enfin une porte grince. Un courant d'air vint caresser mes cheveux et ma peau. Je n'étais pas encore vraiment habiller de si bon matin... Ou seulement d'un pantalon en tissu blanc korrulien, très léger. La voix de ma mère s’éleva dans le silence du foyer pour s'opposer au brouhaha extérieur. Une petite voix lui répondit mais je ne fit pas attention à la réponse. On entendait de nouveau quelque pas puis une main vint se poser sur mon épaule. Mère m'informa que c'était pour moi et m'aida à enfiler une chemise puis m'emmena à la porte. La elle appela mon frère et repartit à la cuisine.

Il y eu un petite silence gêner. Il me fallut engager la conversation avec une interrogation brève. Elle balbutia légèrement avant de me demander si j'étais bien Theodor Jensen. Je répond d'un simple sourire et d'une onomatopée affirmative. Elle semblait hésitante, surement parce que mon regard vide visait sois trop haut sois trop bas. C'est lorsque je releva légèrement la tête et que j'entendis un ricanement dans mon dos que je compris. Comment aurais-je pu savoir que je regardais sa poitrine ? La voix féminine se racla délicatement la gorge avant  de continuer. Elle parla d'un travail, en tant que professeur. Chez un noble. J’écarquillais les yeux pendant que le silence s’installait. Mon frère me tapa légèrement dans l'épaule et je repris mes esprits. Encore une fois une réponse positive. Elle me donna une date et une heure, je lui répondit par mille merci.

Le jours même je me suis lever au aurore. Le stresse surement. Je me souvient que dans la mâtiné mon frère m'avait aider pour tout. C'est lui qui m'avait raser, qui m'avait aider a m'habiller. D'après lui j'étais très bien habiller. Je lui ai fait confiance, à juste raison, comme d'habitude. En tout cas c'était très agréable a porter. Nous étions dans un vaisseau qui passait par chance par Errande, les relations de mon père et ma mère nous étaient toujours utiles lorsqu'ils fallait se déplacer. Et mon frère m'avait accompagner pour voir du pays. Il attendit avec moi devant ce qu'il me décrivit comme une magnifique demeure, gigantesque et magnifique. Lorsqu'on vint nous ouvrir il me laissa entre les mains d'un domestique, enfin c'est ce que j'ai cru comprendre de ce qu'il était. Il me demanda de le suivre avant de comprendre que j'en étais légèrement dans l'incapacité. Mon frère dans sa précipitation et dans son traque avait fait tomber ma canne à terre. L'homme la redressa et m'aida à avancer.

Les grands couloirs étaient vide. Pourtant on entendait de tout, des pas, des couverts, des conversations. Tous les bruits qu'enfermais notre demeure, mais dans un espace raisonnant. Je me sentit légèrement intimidé. J'essayais de le cacher derrière des sourires, en espérant que cela marche. Je sentis un léger courant d'air en entrant dans une pièce qui semblait bien plus grande encore que ce que j'avais pu ressentir depuis mon entré. L'homme me présenta la petit salon. Et c'est cela qu'ils appellent petit. Il me déplaça dans la salle et me proposa une assise en attendant son maitre. A peine eu je le temps de répondre qu'une autre voix s’éleva dans la pièce. Je n'avais pas entendu ses pas, je fut alors légèrement surpris. La voix était forte, un peu dur envers le pauvre serviteur qui semblait faire de son mieux. L'homme proposa du vin.
"C'est fort aimable de votre part, mais n'auriez vous pas plutôt... Une infusion ?"
Ma voix s’efforçait de se poser mais tremblait légèrement. Je baissa la tête en signe de gratitude releva la tête, espérant faire face a monsieur Valyssar.

On s'installa autour d'une table basse, dans de profond fauteuil. J'avais l'impression de m'enfoncer dans un nuage pendant que mes mains caressait une plaque de velours.  J'étais assis près d'une fenêtre et je sentais en plus une douce chaleur d'été. J'avais l'impression d'avoir atterri au paradis. Les nobles vivent donc tous les jours dans un tel bonheur ?

"Votre demeure est véritablement magnifique. Le voyage était très agréable, mais légèrement long."
J'essayais de paraitre naturel au yeux d'un élève qui m'avait tout de supérieur. L'age, le statut social, la condition physique. Savait-il seulement que j'étais plus jeune que lui ?
"Vous voulez donc apprendre à jouer du piano... Je ne veux pas paraitre trop curieux ou je sais quoi monsieur... Mais pourquoi avoir choisi quelqu'un comme moi ?"
Il est vrai que cela m'avait étonner. Un noble apprenant le piano d'un citoyen aveugle d'une ville éloigner. Serte ça ne pouvait être que bon pour moi, dans l’expérience comme dans le salaire, mais ma gourmandise de savoir prenait le dessus sur mon contentement. J'attendais donc sa réponse pour l'écouter avec attention.

Des bruits de préparation et une douce odeur de plante en pleine infusion s’immisçaient jusque dans la pièce. Mon appétit ainsi que ma curiosité commençaient toutes deux a être titiller, ce qui me permit de me sentir moins inconfortable face a l'importance du lieu et du personnage.
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Ven 15 Nov 2013 - 12:04

Une fois la réponse donnée, Monsieur Boon put s'éclipser en laissant le Valyssar surpris constater l'hésitation de son invité pour... Trouver le fauteuil qui lui avait été proposé. Le Marchand ne prit pas place dans celui restant, son emportement s'étant mué en curiosité vis-à-vis de son potentiel professeur. Son commentaire sur la demeure le laissa perplexe : comment en aveugle pouvait-il juger de la chose ? Sans doute le percevait-il à sa manière... Et que pouvait-il seulement en distinguer d'ailleurs ? N'ayant jamais subit l'exercice de ne pouvoir se renseigner grâce à sa vue, cette interrogation le laissa déstabilisé... Assez pour qu'il s'asseye enfin, pour mieux se mettre à disposition des interrogations du Jensen.

Une recommandation, Monsieur Jensen Commença-t-il par répondre. La personne que je chargeai de me trouver un professeur eut connaissance de votre nom, et jugea sans doute que vous conviendriez à mon affaire. Par la discrétion de votre rang je suppose, ainsi que du talent que l'on dut lui vanter. Ayant confiance en cette personne, je ne remis pas en cause sa suggestion.

Mais le Valyssar se passa de souligner que son serviteur s'était abstenu d'évoquer que le candidat au poste était aveugle, ce qui l'agaça légèrement mais sans plus. Il lui faudrait sans doute souffrir cette facette de l'homme... Et il devait reconnaître qu'elle apportait quelques surprises qui n'étaient pas désagréables.

Mais permettez que je vous présente mes excuses : votre état ne m'est pas de suite venu à l'esprit à l'annonce de votre arrivée. Annonça-t-il presque brutalement, plus comme un prélude à la question qui suivit plutôt que comme un réel désir de se faire pardonner. Néanmoins, je ne peux donc m'empêcher de m'interroger quant à vos qualifications. Que vous enseigniez une pratique nécessitant de savoir où poser ses doigts sans pouvoir le voir m'intrigue. Je suppose donc que cela n'est pas de naissance. Suis-je dans le vrai ?

Ce fut sur ces mots que Monsieur Boon se présenta, amenant avec lui la douce odeur du breuvage, un plateau d'argent et le service qui allait de paire avec l'infusion. Solomon constata avec surprise qu'il se trouvait une tasse supplémentaire. Tout en servant, le serviteur crut bon de lui glisser à l'oreille.

Cela détend. Non dit sans une certaine malice somme toute attentionnée.

Le Marchand ne se départit pas de son regard qui se voulait contrarié, tout en se saisissant de la tasse. Autant ne pas la laisser refroidir, esseulée.

Depuis quand pratiquez-vous Monsieur Jensen ? Questionna-t-il encore son invité.

HRP:
 
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Sam 16 Nov 2013 - 17:10

Tandis que le noble me répondais, je découvrais un peu plus les plaisir et le luxe qu’offrait à mes sens la richesse de la maison. Emprisonné, assit au fond de cette cage qu'étais le fauteuil, les yeux bander dans l'ignorance. J'essayais, tout en me concentrant sur la conversation et en baladant mes doigts sur le peu de surface qui était à ma disposition, d'imaginer le reste de la maison, ses couleurs, ses formes, je savais qu'elle était spacieuse, mais à quelle point ? C'est à ce moment que vin se déposer dans mes mains, ou plutôt mes oreilles, le doux son du fruit de ma réussite. Ma réputation de professeur semblait ce faire, et avec elle mon avenir commençait à ce tracer. Je ne pu alors m’empêcher de sourire, sans interrompre Mr. Valysar.

Vinrent ensuite, comme à mon habitude, les excuses. Je ne comprenais toujours pas ce besoin que les gens avait de s’apitoyer sur ma condition. Mais cette fois c'était différent. La voix ne semblait pas non plus s'attarder sur ces politesses presque insultante, et s’élança, comme après un léger échauffement sur une interrogation plus pertinente. Celle ci ramena en moi un sentiment de nostalgie, non plus de la vie, mais de ma plus grandes phases d'apprentissage a l'instrument noir et blanc. Mais la question, bien que portant sur mon passer, parlait encore de ma vu. Et lorsque que je voulu ouvrir la bouche pour répondre, le bruit d'un couvert tapant contre la délicate paroi d'une tasse. Comme pour celer un peu plus ma parole les odeurs de boisson s'intensifiaient. Une tasse me fut proposer, je la pris avant de légèrement souffler dessus. le serviteur se déplaça, servit surement son maitre en lui chuchotant quelque chose à l'oreille, trop bas pour être audible, avant de repartir. Et avant même que je ne puisse reprendre la parole, mon interlocuteur m’interrogea de nouveau, toujours sur mon passé.

Je bus une gorgé d'infusion avant de déposer la tasse devant moi, mes mains se posèrent sur mes genoux puis je pris le temps de répondre.

"Ma condition ne date effectivement pas de ma naissance. Sachez sependant qu'elle n'affecte en rien mes capacités, bien d'autre sens se développe lorsqu'on en perd un."

J'avais déjà appris à jouer a de pauvre enfant aveugle depuis la naissance... L'association du toucher et de la mémoire remplaçant assez miraculeusement la vu lorsqu'on la perdu. Mais pour moi c'était différent, ou presque. Un aveugle se doit de connaitre son piano par cœur, ou même n'importe quel autre piano, ne pouvant se reposer sur la vu il doit connaitre distance et détail de l'instrument, moi j'ai enregistrer tout ça à la vu, dans mon enfance, avant de tout réutiliser, une fois la cécité venu.

"Si l'on considère qu'écouter est une forme de pratique je dirais depuis... Avant ma naissance. Si la pratique se conditionne à jouer et à toucher, alors je suis pratiquant depuis ma septième année."

Je repris alors la tasse avec aisance, comme pour preuve de mes paroles, me rappelant parfaitement de là où je l'avais poser, dans le noir. Déposant la froideur de la tasse sur les lèvres pour faire glisser le liquide chaud sur ma langue, je m'extasiais sur la qualité du produit. Cette fois je garde la tasse entre mes mains, comme pour continuer à la déguster du bout de mes doigts. Une douce vapeur au senteur apaisante accompagnait parfaitement le tout. Je dirigeais mon visage vers la fenêtre, profitant des rayons que nous offrait ce ciel bleu. Tout ça me rappelait les quelques rares après midi que ma famille et moi passions chez les nobles, mais il faut bien avouer que ces souvenirs la n'étaient pas les plus forts, j'avais juste une grande hâte de retrouver l’instrument pilier de mon enfance.

"Et pour continuer de parler de pratique, qu'est-ce qui vous en donne envie, vous ?"
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Sam 23 Nov 2013 - 5:26

Tout en écoutant son interlocuteur parlé, le Valyssar observe ses gestes, son regard pâle et fixe... S'il nota tout d'abord une infime hésitation pour saisir une première fois la tasse, la seconde se fit sans aucun heurt. La mémoire... Compenser ce qui a été perdu. Le Marchand but une gorgée de son infusion, tandis que Monsieur Boon attendait silencieusement, témoin de la scène se voulant discret. Quelles conséquences un tel handicape aurait eu pour quelqu'un d'une classe plus élevée ? Il y songea silencieusement, dans la douce chaleur de la boisson, levant juste un sourcil quant à l'étrange réponse du Jensen, mais ne commenta point. Puis le professeur s'intéressa à son cas. A chacun de faire montre de curiosité envers l'autre, dans les limites de la bienséance.

Qu'il s'agisse d'une pratique à ma portée, premièrement. Répondit-il sans gêne aucune. Et que mon humeur se prête à pratiquer quelques loisirs détendant l'esprit. Je ne me suis encore point essayé au piano, et j'ai choisi d'y remédier.

Il termina son infusion de quelques gorgées, avant de reposer délicatement la tasse avec sur le bout des doigts les sensations éphémères de sa chaleur. Après quoi il attendit, sans le presser, que son vis-à-vis fasse de même.

Je jugerais de ce qu'elle m'apportera avec votre aide, Monsieur Jensen. Commenta-t-il.

Il y avait là comme une forme de sentence, caractéristique de bien des nobles. Le temps était quelque chose de précieux, et en faire bon usage était une nécessité. Le gaspiller pour une activité sans bénéfice était donc à éviter... Saisissant sa canne, il la fit claquer dans un bruit sourd sur le tapis avant de se lever.

A présent, que diriez-vous de me dire ce que vous pensez de l'instrument à notre disposition ? D'un geste de la tête, il indiqua à son serviteur son invité.

Monsieur Boon sortit de son immobilisme, et s'approcha de l'aveugle. D'abord hésitant, il se permit ensuite de saisir l'une de ses mains pour le guide jusqu'au piano, l'abandonnant au bord de celui-ci ensuite. Au toucher de l'homme de l'aider à se situer ensuite. Le Valyssar remarqua le léger malaise de son serviteur... Mais ne lui en tint pas rigueur. Cela n'était pas pour lui non plus une situation habituelle. Le Marchand s'approcha à son tour, se tenant à côté de l'instrument tout en l'observant, lui et son invité qui était supposé bien connaître ses semblables.

Si je peux me permettre... A vous de jouer, Monsieur Jensen. Si ses mots avaient pu receler la moindre touche d'amusement, son ton s'avérait d'un sérieux presque pesant.

HRP:
 
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Ven 29 Nov 2013 - 11:32

Le moi d'aujourd'hui s'en souvient encore. Cette première fois ou j'ai du assumer un rôle, un niveau, une technique de professeur. Moi qui était encore bien jeune, plus jeune que mon élève, moins apte par la même occasion. Mais ces détails plutôt insignifiant quand j'y repense m'ont pousser à faire mieux.

J'étais assis en face de ce fameux monsieur Valyssar. Mais je ne le regardais pas, j'observais la lumière qui activait dans un ensemble parfais mes capteurs tactile. J'ai fermé les yeux et tourné de nouveau la tête en direction de la voix de mon interlocuteur. Il me parlait donc de sa décision de pratiquer. Mes doigts se mirent à pianoté la tasse, ne faisant alors pas vibré l'air mais la surface de l'eau, influençant légèrement la forme des vapeurs qui malgré leur senteur exquise s’atténuaient, comme si le temps les dévorait à ma place. Je pris alors une gorgé, puis une autre, j'écoutais le noble parler, et je buvais. Sur la fin le liquide prenait un gout plus prononcer, et quelque restant de plante infusé se déposèrent sur ma langue. Sensation plutôt désagréable si on fait abstraction de leur gout satisfaisante.

L'hote parla enfin de l'objet de mon intérêt, un de ceux qui on fait ma vie. L'instrument n'attendait plus que nous. On sentit alors un petit silence, puis une main hésitante vint prendre la mienne. Je suis bien sur habitué à être guider, mais a l'époque jamais personne ne l'avait encore fait de cette manière. Une petite grimace s’installa sur mon visage, une petite sensation d'inconfort me traversa avant de faire place à de la confiance et de l’excitation. La personne me déposa alors la main sur l'instrument après m'y avoir emmener. Je retrouve alors un élément qui m'est presque naturel. Ma main caressait doucement le bois verni. Je me déplaçait le long des limites qu'il occupait. Je pris une grande respiration. C'était un très beau piano, très agréable. Presque de même qualité que celui que mon père avait créer pour nous, à la maison. Je cherchais alors discrètement du pied un endroit pour m'assoir devant mon nouveau compagnons de jeu, lorsque que mon pied frôla l'objet rechercher je put m’installer et tendre la main. J'ai appuyer sur une touche pour me repérer, je suis partit note par note jusqu’à gauche, de plus en plus grave. Je me suis installé, bien droit, et mes doigts se sont mit a danser sur noire et blanche.


Dernière note. Je me suis arrêté bien que je n'en avais pas la moindre envie. Mes mains ont glissés sur mes genoux puis j'ai tapoter sur mes articulation. Un sourire de satisfaction se plaça sur mes lèvres. J'étais incapable de me rappeler ce que je venais de jouer, j'avais simplement... Pris plaisir.
"Le son de l'objet vous est-il agréable, Monsieur ?"
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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   - Mer 4 Déc 2013 - 12:15

Le Jensen reconnut bien l'instrument, et y prit place avec aise sous le regard inquisiteur du Valyssar. Ce dernier, spectateur muet, pu observer à sa guise le déplacement fluide des doigts de l'aveugle. Que son esprit se concentre sur cela, et les notes qui étaient jouées tranquillement, le fit se... Détendre, selon toute vraisemblance. Se sentant même partir vers quelques rivages mélancoliques... La question de son invité le tira de son songe éveillé, le laissant muet quelques instants avant qu'il ne se reprenne.

Cela fut plaisant à écouter, de même que votre aisance à voir. Je n'ai plus aucune inquiétude sur le sujet, Monsieur Jensen. Déclara le Marchand simplement.

A présent que leur invité était installé, il ne pensait pas avoir davantage besoin de son serviteur. Néanmoins, il ne le congédia pas. Le laisser libre n'était pas encore dans ses prévisions, bien que la prestation de l'individu soit, globalement, satisfaisante jusque là. Il réagissait plutôt bien au fait d'être considéré comme un meuble qui n'est remarqué que quand un besoin se fait sentir. Mais pour en revenir à son professeur, le Valyssar n'était pas totalement satisfait. Le savoir faire de l'homme est une chose... Qu'en était-il de sa capacité d'enseignement ?

Mais le Valyssar n'eut point l'occasion de questionner le Citoyen : un serviteur se présenta, annonçant que sa présence était requise ailleurs. Non un certain agacement, il se résigna à congédier Théodor. Toutefois, il donna pour consigne à Duncan de trouver au jeune homme une chambre dans une auberge où résider - aux frais des Valyssar -, le temps que le jeune Marchand reprenne contact avec lui. Ce n'est pas ce à quoi un Solomon aspirant à se changer les idées aspirait, mais c'était mieux que rien.

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Posté dans Re: Que la musique apaise l'esprit...   -

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