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Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Le monde est petit   - Sam 16 Nov 2013 - 6:30

La matinée s'annonçait bien, Ebenezer marchait dans la rue suivit de deux hommes. L'un était son chauffeur, l'autre était un garde de la famille Eisenheim, portant le sigil de son maître sur sa combinaison de combat. Bien gardé par ses deux protecteur, une canne en main, il marchait le menton vers le ciel. Les rues étaient passablement animé et tout ce mouvement, ces couleurs, le déconcentrait.

Aujourd'hui était un jour spécial car il devait trouver trois cadeau d'anniversaire. Pas un, non, trois. Ses tantes étaient des triplettes et à chaque année l'enfer revenait: trouver trois cadeau, à la fois similaire et foncièrement différent, pour un trio de femme caractérielle. S'il avait le malheur de mal songer les présents pour une seule, ses trois tante lui faisait la tête. Bon, pas nécessairement sérieusement, mais elles étaient dans le peu de famille qui lui restait et il ne désirait pas les décevoir.

-Monsieur Eisenheim, se permit le chauffeur.

-Mh? lui répondit de manière absente le bourgeois.

-Nous avons dépassé la bijouterie, Monsieur.

La trio s'arrêta, suivant le mouvement de l'homme à la tête du groupe: Ebenezer. Le jeune chef de famille jeta un regard circulaire autour de lui pour prendre connaissance de sa position dans la ville et soupire.

-Vous avez parfaitement raison Boris, ne vous gênez pas pour me corriger. Je suis profondément ancré dans mes réflexions.

Suite à ces mots, ils firent demi tour et le garde proposa un raccourci par une rue des textiles, principalement une rue de commerce de produit luxueux féminin. La tête penché sur le coté, l'Inventeur observa l'avenue qui s'offrait à lui. Cet endroit était la place idéale pour trouver un cadeau à l'intention de ses tantes... Pourtant... Il n'avait pas remis les pied ici depuis qu'il était veuf, trop de souvenir probablement? Le temps était maintenant révolu et qui plus est, il ne voulait pas passer sa journée là-dessus... Bien que Grégoire eu la présence d'esprit de rien ne lui prévoir de plus dans son agenda, connaissant la misère de son protégé pour trouver ce trio de présent. Les trois hommes prirent dont la direction de la rue coloré aux voix aiguë et au parfum très présent. Ah les parfums... Sans méchanceté, il observait les parfumeuses de Vuulte, des amatrices. Elles n'avaient jamais sentit un parfum comme il avait eu la chance de le faire dans son enfance, ceux de sa mère. Vuulte est une ville qui est polluée, qui sent mauvais. Comment avoir un bon nez dans celle-ci? Sa mère était de Gernie, elle, elle savait en quoi consistait les bonnes odeurs. Du moins, voilà son avis.


Cette méditation le ramena un moment en arrière, quelques jours auparavent il avait croisé dans un orphelinat une étrange fille de marchand. Étrange? Complètement, la jeune femme s'avérait tout à fait brillante, du moins la première impression. Avis frais, apte à la discussion, elle s'était montré spécialement vive d'esprit et ouverte pour une marchande. Il se demandait encore comment le cerveau de celle-ci n'avait pas étouffé dans sa vie endoctriné quand tout à coup, une main sur son épaule reprit son attention. Là, juste devant lui, le bas d'une robe rosé...? Son visage, qui était jusque là rivé sur le sol avec une mine pensive, se releva avec une mine dubitative puis un complet étonnement. Venicya Howk était juste là. Boris avait stoppé l'avancement de son maître ingénieusement, l'empêchant de foncer dans la dame devant lui.

-Madame Howk, un réel plaisir de vous croiser.

À ces mots, il s'inclina courtoisement et les deux hommes assurant la protection du dernier maillon de la famille Eisenheim reculèrent pour les laisser parler sans être dérangé. Déjà, l'Inventeur semblait moins fatigué que la dernière fois, bien que toujours aussi préoccupé.

-Comme le hasard fait drôlement les choses, cette odeur de parfum me rappelait justement notre échange à l'Orphelinat. Je pensais à vos propos des cultures et de Vuulte, vraiment, vous aviez raison. Les fragrances de notre ville sont bien médiocre par moment.

D'ailleurs, que fait-il dans une rue comportement pratiquement exclusivement de la marchandise pour femme?
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Bourgeois

On m'appelle Venycia Howk


Infos Personnage
RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
MON AGE : 18 printemps.
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AGE : 26
INSCRIT LE : 13/04/2013
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Dim 17 Nov 2013 - 13:58

S'il y avait bien une chose avec laquelle Venycia avait du mal, c'était l'ennui. Rester enfermée alors que la journée s'annonçait belle était une torture, surtout lorsqu'elle avait une bonne raison de sortir. Dans quelques jours en effet, elle pourrait assister à la première soirée à laquelle elle était autorisée à participer depuis plusieurs années, l'anniversaire de l'une de ses amies. Cela avait été l'objet d'un assez grand débat au sein des deux maisonnées, l'ancienne comme la nouvelle, quant à savoir si le nouveau statut de la jeune fille poserait ou pas problème pour cette réunion presque exclusivement marchande, et puis Elior avait tranché, préférant manifestement être le cavalier de sa soeur plutôt que celui de sa fiancée, la demoiselle ayant tout de même huit ans. On ne pouvait que le comprendre, le pauvre garçon ne devait pas forcément avoir envie de surveiller sa promise comme s'il s'agissait d'une petite cousine, et elle ne serait probablement même pas présente.

Ce sauvetage de la situation avait valu à l'adolescent un tas de bons points de la part de Veny, qui s'était empressée de ménager un moment pour trouver la tenue adéquate à ce genre d'évènement ; étrangement, ce qui lui avait le plus manqué dans sa longue détention entre quatre murs, c'étaient les robes, les bijoux, les merveilleuses choses qui remplissaient déjà plusieurs placards dans les deux demeures où elle séjournait régulièrement mais qu'elle ne pouvait se résoudre à porter pour plusieurs soirées importantes.

Ce n'était donc pas spécialement surprenant de la retrouver de si bon matin dans la rue commerçante de Vuulte la plus spécialisée en habillement, celle où l'on pouvait trouver les meilleurs tissus et les meilleures couturières ; elle était venue régulièrement ici dans les précédentes semaines, depuis qu'elle avait reçu cette invitation qui la comblait de joie, et sortait du dernier essayage de la tenue, qu'elle avait enfin pu emporter puisque tout était parfait.

Sortant tout juste de l'atelier, suivie par le chauffeur du petit vaisseau qui l'avait amenée là et qui portait à présent les volumineux paquets contenant les différentes parties de la robe, elle s'arrêta un instant pour rouvrir son ombrelle avant de percevoir un mouvement brusque du coin de l'oeil. Tournant la tête, elle tomba nez à nez avec Ebenezer Eisenheim, qui venait manifestement d'être arrêté en pleine course juste avant de la percuter. Avant toute chose, elle sourit aux gardes du corps, pour les remercier d'avoir évité d'une collision des plus gênantes.

« Monsieur Eisenheim. » Un ton surpris, mais dans lequel on sent que la surprise est agréable, suivi d'un sourire sincère. Elle inclina la tête avec une courtoisie toute équivalente avant de finir d'ouvrir son ombrelle, puisque l'objet lui était indispensable malgré que ce ne soit que la matinée. Elle en cala le manche sur son épaule, présentant un instant une caricature assez frappante de la mise d'une jeune fille matroscienne de bonne famille, avec sa robe volumineuse.

« Le plaisir est partagé, quoique je suis surprise de vous trouver ici. »

Planait dans l'air la suite potentielle, à propos d'un manque de compagnie féminine, mais ç'aurait été indélicat, surtout en connaissant sa situation. A sa remarque, elle hocha la tête.

« Si vous cherchez une parfumerie, ce n'est pas ici que vous trouverez la meilleure qualité, en effet... Mieux vaut aller vers Gernie, les fleurs y sont traitées plus fraîches. A défaut, le meilleur endroit proche pour les fragrances est sans doute à Errande. »

Dans le doute, elle donnait tout de même le conseil, qui l'amènerait peut-être à satisfaire sa curiosité en expliquant sa présence là. Eisenheim semblait avoir ce don de susciter des questions, de l'intriguer par le simple fait d'être là, et elle était un peu flatté que leur conversation lui soit restée ainsi en mémoire, plus encore s'il était vrai qu'il pensait à elle sur l'instant.

Ceci dit, elle ne savait vraiment s'il voulait engager la conversation ou simplement vaquer à ses occupations, aussi restait elle debout au milieu de la rue, ce qui n'était pas très adapté à la foule qui passait dans la rue, mais qu'importe, ils la contourneraient, malgré les roulements d'yeux de son chauffeur qui en avait sans doute déjà assez de transporter les encombrantes boîtes remplies de froufrous ; Veny s'en moquait. Elle était curieuse, c'est un bien vilain défaut.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le monde est petit   - Lun 18 Nov 2013 - 5:05

Si un peintre avait eu à illustrer  une matroscienne de bonne famille dans les rues commerçantes de Vuulte, Venycia Howk aurait été idéale. À l'instant même,  dans cette position à la fois gracieuse et appliqué, elle incarnait l'image même de cette idée. Un artiste intelligent aurait fait d'elle l'égérie d'une oeuvre visant à illustrer cette scène, il ne serait pas trompé, loin de là.

Les gardes du corps s'inclinèrent légèrement lorsque la dame leur offrit une brève attention et s'effacèrent ensuite à leur mieux pour laisser leur maître discuter. Il était rare de le voir socialiser, valait mieux ne pas brusquer ce moment fragile.

Du coté du Bourgeois, toujours aussi courtois et appréciant une rencontre aussi fortuite, Ebenezer l'invita d'un geste de bras polie à se déplacer un peu sur la droite. Ainsi ils pourraient avoir une conversation sans nécessairment être constamment  contourné par les passants. Une fois déplacé et assuré que la dame serait hors de tout danger de bousculade, il reprit la discussion, souriant.

-Il est vrai que ma venue ici n'est pas ce que l'on pourrait appeler une visite banale. Dans les dernières années je ne suis venue ici qu'une ou deux fois par ans, tout au plus. À bien y songer, le monde est petit que nous nous rencontrons de nouveau mais c'est un réel plaisir. Je suis venue ici en la quête de trois cadeau qui, tous les ans, me donnent la migraine à les trouver.

Penchant un peu la tête, il écouta les propos sur les parfums de Gernie. Ahhh.. Oui, elle n'avait pas tord du tout. Avec sa mère qui était originaire de là-bas et parfumeuse de son vivant, il ne pouvait qu'approuver ses dires.

-Vos goûts en parfum sont sûr, je ne pourrais dire le contraire. Je ne sais pas si vous vous souvenez que je vous avait mentionné la profession de ma défunte mère, le parfum? Elle était justement originaire de Gernie. Parlant de Gernie, je suis ici, en réalité, pour un but tout autre que le parfum. La sagacité de votre esprit pourrait très bien m'être une aide salvatrice. Si bien entendu, vous voulez bien me partager votre sagesse en terme de matière féminine.

Callant sa canne épée dans un coude pour avoir ses mains, il appuya ses paroles de gestes. Une personne manuelle et créative a régulièrement ce genre de tic quand il explique quelque chose qui lui semble complexe. Qu'est-ce qui pouvait autant mettre en échec un inventeur de génie?

-Voyez-vous, j'ai trois tante en Gernie et par Vama... Elles ne sont pas banales: mes tantes sont triplettes. Alors je dois trouver trois cadeau pour trois dame de caractère bien trempé qui ne supporterait pas avoir le même cadeau mais qui se froisseraient d'avoir des cadeaux trop différent, elles deviennent rapidement très compétitive. Si un de mes cadeaux semble plus intéressant que les deux autres, c'est la folie. Si un de mes tantes est mécontente, les trois le seront en finalité. Elles sont adorablement complexes. Hors voilà l'énigme: Comment trouver trois cadeau d'une valeur égale qui se ressemblent mais qui ne sont pas le même objet? Ma première idée était des bijoux mais à venir marcher ici, peut-être que des chapeaux pour dame seraient un cadeau suffisant s'il est assez élégant ou d'une couturière assez reconnue...

Une moue pensive pris le visage du Bourgeois qui observa le quartier un instant puis revint à sa partenaire de discussion. Visiblement, l'argent n'était pas une limite pour les cadeaux, seulement il fallait trouver l'Idée. Tout au long la de discussion, le garde du corps et le chauffeur s’assuraient de garder la foule hors du cercle de discussion et qu'en aucune cas madame Howk ne soit importunée par une personne qui approche trop. Le savoir vivre et l'étiquette de bienséance envers les dames semblait tenu à la lettre par cette famille... Ce qui n'était pas si étonnant avec les rumeurs comme quoi ils donnaient trop de crédit aux femmes pour leur bien. Il y avait fort à parier que ces rumeurs n'étaient pas de la gente féminine pour une fois, mais bien de quelques misogynes frustré si fréquent dans Matroos.

-Cela semble peut-être banale, mais comparé à la conception d'une nouvelle machine, je vous jure, c'est un casse-tête immense à mes yeux. Auriez-vous des idées? Je ne souhaite pas vous importuner ou vous retarder dans votre horaire. Ma journée entière est dédié à cette quête pour ma part, alors n'hésitez pas à vous soustraire, je ne voudrais pas vous incommoder.
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Bourgeois

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Posté dans Re: Le monde est petit   - Lun 18 Nov 2013 - 14:45

La jeune fille n'ayant attendu qu'un geste pour continuer la conversation, elle se plaça de bonne grâce aux côtés du bourgeois, tandis qu'il expliquait les raisons de sa venue. C'était donc la recherche de cadeaux qui l'amenait dans ce coin de Vuulte. Elle sourit, amusée qu'il lui demande conseil sur le sujet, et, on pouvait le dire, bien flattée qu'il parle de la sagacité de son esprit. C'était bien le premier, d'ailleurs. Elle hocha la tête en signe d'assentiment sans même réfléchir au reste de sa journée, car la scène s'annonçait bien drôle. De toutes façons, les choses pour lesquelles on risquait d'avoir besoin d'elle au domaine étaient bien futiles.

« Des triplettes... » chuchota-t-elle, ébahie.

Dans sa famille, les naissances n'étaient déjà pas courantes, sans parler des naissances multiples qui, elles, ne s'étaient de mémoire jamais produites. Vivre avec un petit frère lui avait déjà semblé épuisant lorsque celui-ci était un rien plus jeune, aussi avait-elle bien du mal à imaginer que l'on puisse en supporter plusieurs, et plus encore des copies vivantes de soi-même. Un petit quelque chose lui disait qu'en fait, elle aurait nombre de difficultés à vivre avec un clone, avec le caractère qu'elle avait.

Elle trouvait étrange qu'il dise plus simple de créer une nouvelle machine, chose à laquelle elle ne comprenait rien, alors que parcourir les boutiques avait toujours été l'un de ses passe-temps préférés, ou une torture adorée lorsque ses parents ne pouvaient se permettre de lui laisser acheter ce qui lui plaisait.

« Et bien... Vous semblez bien embarrassé par cette quête, je ne peux que vous venir en aide. Je pense n'avoir rien d'autre de prévu aujourd'hui, » D'un geste de la main, elle balaya la remarque que son chauffeur ouvrait la bouche pour faire, mieux au courant qu'elle de son agenda. « ce qui m'amenait ici est terminé, aussi ai-je du temps devant moi. »

Elle était amusée devant sa déconfiture, mais pas moqueuse ; il n'était parfois pas évident de trouver le cadeau approprié à chacun, elle en faisait l'expérience à chaque fois qu'elle devait se rendre à un anniversaire. Un cas comme celui que l'homme lui exposait là était extraordinaire... Extraordinairement complexe, à vrai dire. Tout en avançant, elle regardait vaguement les boutiques autour d'eux, énonçant à voix hautes les idées qui lui traversaient l'esprit après avoir jaugé celles que le sieur Eisenheim semblait avoir de prime abord.

« Un bijou est une bonne idée, une valeur sûre, mais il faut que vous les connaissiez bien pour que ce ne soit pas un cadeau tout à fait impersonnel, et trouver trois bijoux de même types, similaires mais non-identiques... A moins de les faire faire ou d'un énorme coup de chance, je ne vois pas où vous trouveriez des choses de ce genre. Néanmoins, cela reste une idée. Les chapeaux... Une fois encore, délicat, s'ils ne s'assortissent pas avec une tenue qu'elles possèdent déjà, c'est une invitation à dépenser qui pourrait être jugée indélicate par leurs époux respectifs. Ceci dit, vous pouvez prendre le risque. »

Parlant à mesure qu'elle réfléchissait, elle continua :

« En fait, ce serait le cas avec n'importe quoi à porter sur soi. Donc si vous avez eu l'occasion de visiter leurs demeures respectives, un objet de décoration serait acceptable, quelque chose dans un style qui leur convienne à chacun. Je sais qu'il y a moyen de trouver non loin de très jolies boîtes à musique. Ce n'est pas très utile, mais plutôt charmant. »

La jeune fille savait de quoi elle parlait, puisqu'elle en avait une absolument cliché avec une ballerine qui tournait lorsqu'on l'ouvrait.

« Une fleur, ou comme vous le disiez un parfum, seraient de qualité bien moindres que ceux à leur portée, donc je dirais non. Ceci étant dit, il me semble que toutes les idées que nous rassemblons-là sont assez impersonnelles... Si j'osais, je vous dirais que quelque chose qui prouve que vous leur portez une réelle attention serait extrêmement délicat de votre part. Quelque chose qui prouve que vous les connaissez... Quels sont leurs passe-temps, dites-moi ? »

Se taisant après sa question pour en attendre la réponse, elle se rendit compte qu'elle avait peut-être beaucoup parlé, et détourna les yeux un instant, sous le couvert d'examiner au passage la devanture d'une boutique sur sa droite. A continuer comme ça, elle allait encore gaffer, comme cela semblait être sa spécialité.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Lun 18 Nov 2013 - 18:54

Lui même un jumeau non-identique,  des triplettes l'intimidait moins que la jeune dame aux cheveux flamboyants. Les naissances multiples existaient dans sa famille depuis quelques génération, le gêne était rentré d'une manière ou d'une autre. Il fallait dire que pendant plusieurs années, il s'était demandé si Evander et Cassiel Eisenheim n'avaient pas été jumeau, si les mémoires de la famille, les décrivant nés dans l'écart d'un ans, n'avait pas été truqué par Evander Eisenheim lui-même. Celui-ci n'avait jamais réussi à passer outre réellement le deuil de son frère qu'il avait assassiné par devoir. Ça, lui même l'ignorait... Quoiqu'il en soit, il avait une autre énigme sur la table aujourd'hui et fort heureusement, un ange de bonté semblait bien vouloir lui tendre la main: Venycia Howk. Avec l'aide de celle-ci et ses précieux conseil, il avait déjà l'impression que cette séance de boutique serait moins atrocement ennuyeuse doublé d' incertitude. Il ne mentionna pas le chuchotement de celle-ci, bien que s'il avait été plus intime avec celle-ci, un ami de longue date, il se serait certainement permis de la taquiner et répondre à cette observation chuchoté à l'aide d'une chuchotement lui-même, une blague probablement.Cependant, il devait garder des manières plus neutres. Il était déjà un miracle que cette jeune femme issue d'une famille marchande ne lui feule pas en plein visage car il est un Bourgeois et un Bourgeois qui a osé racheter un Domaine Marchand. La famille d'inventeur avait beau être peu nombreuse et exclusive, ses membres n'en était que plus.. en moyen? Oui, cette désignation était la meilleure pour rester plus humble. S'enfler la tête avec l'argent ne servait à rien de toute manière, ça ne ramène pas les morts et ça ne soigne pas les amis. Au lieu de cette blague tac au tac, il s'inclina un peu pour s'adresser à elle en toute politesse.

-Vous me voyez vraiment privilégié que vous désirez bien m'aider dans cette quête qui est mienne. Vos conseils seront, j'en suis certain, d'un précieux incontestable.

Le jeune chef de famille écouta donc les paroles de sa conseillère improvisé avec une mine à la fois grave en pensive, les paupières clignant de temps à autre: il réfléchissait visiblement aux opportunités qu'elle lui présentait. La jeune femme creusait le dilemme admirablement bien, il s'étonna qu'elle cerne aussi bien ses tantes sur le tout dernier point abordé: Un cadeau qui prouve qu'il les connait.

-En réalité... vous avez raison Madame Howk. Mes tantes s'attendent à un cadeau qui est plus personnel qu'un bijoux. Nous ne sommes pas dans la même ville et nous sommes peut-être chacun investit à nos vie, mais il reste que nous sommes soudés et fier de chacun de nos membres. Je suis moi-même très fier d'elles et de leur courage, de leur persévérance. Elles sont les rares femmes de ma famille à avoir réussit à se fonder une vie. La plupart de nos femmes vont à la Congrégation pour éviter le mariage. Chose que je comprends.

Un sourire en coin accompagna la dernière phrase, il ne rajouta rien de plus mais laissa une impression sur son avis de la condition féminine. La foule s'intensifiait dans la rue et Ebenezer eu bientôt un regard concerné: On ne laisse pas une dame ainsi dans la foule, un gentlemen ne se permet pas ce genre de conduite. Ainsi, dans une pratique assidût de l'étiquette, il lui offrit son bras afin d'ajouter sa propre protection à celle déjà présente avec les deux chauffeurs et le garde Eisenheim. Plus à proximité qu'ils ne l'avaient jamais été, la demoiselle de Vuulte pouvait ressentir une fragrance subtile se dégageant du Bourgeois, une fragrance très.. végétale... très fraîche bien que masculine. Étais-ce surprenant qu'un fils d'une parfumière de Gernie porte un eau de toilette particulièrement raffiné ou use de produit d'hygiène à l'odeur particulièrement plaisante? L'odeur était signée Gernie de bord en bord, assurément. Pour un homme qui en savait tant sur le sujet, il n'avait fait que peu miroiter son savoir dans le domaine. Une multitude de personne aurait probablement tenté de prendre l'avantage dans la conversation, se donner un grand air. Il ne fut pas le cas d'Ebenezer, qui se contenta d'approuver les dire de la jeune femme. Un preuve d'humilité ou de réserve peut-être? Après avoir écarté poliment un page de leur route, l'Inventeur regarda sa compagne et reprit parole.

-Mes tantes sont des femmes de caractère. La première s’appelle Tyva Geiven, elle a épousé un membre de cette famille et ils sont désormais dans le commerce du miel de butineur. C'est une femme fonceuse, une femme qui aime se démarquer et instaurer des nouveautés. La seconde s’appelle Keva Simes, elle a épousé un commerçant d'horloge, c'est une femme pleine de finesse, très songé et très ordonnée. Elle est peut-être moins éclatante et explosive que sa première soeur, mais c'est la titan des trois:  une femme d'une grande solidité et d'un savoir redoutable. Si la société lui permettrait, elle désirerait probablement travailler comme Historienne dans les archives dédié aux politiciens. Mais les chose ne se passent pas ainsi. La dernière est la plus rêve et la plus effacée, Heiva Montel. Elle a épousé un des cousins de ma propre mère, ils sont dans l'industrie du parfum. Avez-vous déjà entendu parler des parfums de luxe Montel? Peut-être ai-je un partie pris, mais je suis un amateur de leur fragrance subtile, recherché.

Il sourit à ces paroles puis secoua la tête.

-Vous avez eu un aperçu bref des rares membre de ma famille qui reste en ce monde. À avoir porté le nom Eisenheim à la naissance, nous ne sommes plus que cinq. C'est pourquoi leur offrir un cadeau m'est si important et un tel dilemme. Je ne voudrais les décevoir pour rien au monde, bien qu'on se laisse vivre chacun de nos cotés.

Toujours aussi remplit de réflexion, il rajouta finalement:

-Je trouve votre idée de boîte à musique charmante, il y a peut-être une piste dans ce sens là? Est-ce que la description de mes tantes vous a donné d'avantages d'idées? Pour ce qui est de leur époux, ne vous en faite pas trop. S'ils ont épousé celles-ci de plein gré, ils savaient dans quelle aventure ils s'embarquaient.

Il prit un ton de confidence, lui parlant tout bas en profitant de la proximité.

-Il y a fort à parier qu'il existe une forme d'égalité entre les époux, qu'elle soit publique ou caché. De mémoire, je ne me rappelle pas d'une seule de mes ancêtres qui a courbé l'échine devant son époux. Nous avons une réputation épouvantable là-dessus. Moi, ça m'amuse un brin, je vous avoue. Gardons cela entre nous.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Jeu 21 Nov 2013 - 8:24

Venycia fut bien étonnée de constater les rapports familiaux chez les Eisenheim. Ou alors était-ce simplement pour les apparences, comme chez elle où il n'y avait vraiment que les enfants qui s'entendaient plus ou moins entre eux, mais où chaque portrait familial montrait les sourires les plus éclatants et heureux de tout Matroos ?... Avec le style Marchand – ou Bourgeois, dans ce genre de domaines elle avait appris que c'était du pareil au même – il était permis de douter un peu de la sincérité de ce genre de mots, même parfois lorsqu'ils venaient d'amis intime. Le linge sale se lave toujours en privé pour éviter les scandales.

Néanmoins, la remarque sur la Congrégation de Vama attira son attention. Veny avait envisagé cette solution, à vrai dire, mais ç'aurait très probablement été renoncer à beaucoup de choses qui constituaient tout le sel de son quotidien d'oiseau en cage. Ni travailleuse ni vraiment cultivée outre les sujets jugés de bonne conversation, elle n'aurait d'ailleurs pas été à sa place, il ne fallait pas en douter, sans compter sa foi relativement aléatoire. La foi des désespérés, ceux qui prient la veille d'un évènement important ou lorsqu'il leur arrive un malheur, voilà tout. Si le sieur Eisenheim disait comprendre, elle, en tant que femme, avait du mal. Pas parce qu'il aurait fallu renoncer à une famille, mais parce qu'il aurait fallu renoncer à tout ce qu'elle avait connu jusque là.

Mais déjà, il enchaînait sur la descriptions des trois femmes, qui ne semblaient pas vraiment être des copies conformes, à la surprise de Venycia. Elle sentait même sa curiosité piquée à la mention de ces dames qui semblaient avoir beaucoup de caractère, et qui de plus étaient parmi les rares membres restants de cette famille décimée. A la mention du parfum, elle hocha la tête – ils étaient connus dans tout Matroos, quoiqu'il soit tout à fait regrettable que leurs prix soient si élevés. Un instant, elle se risqua à comparer la situation familiale décrite, malgré l'absence notable de malheurs de son côté, au delà de la séparation avec son cousin ; les Gotruscos étaient peu nombreux également, plutôt à cause d'un manque notable de fertilité. Mais cela ne l'avait jamais fait se sentir plus aimée. C'était un concept déroutant que d'accorder tant d'importance à un simple cadeau d'anniversaire et, un instant, elle se dit que c'était peut-être la bonne manière de faire. A la prochaine fête de son frère, elle réfléchirait sans doute un peu plus loin que d'habitude.

« Il me semble que partir vers un objet décoratif ou sentimental est une meilleure idée qu'un accessoire de mode, comme je vous le disais tout à l'heure. Il y a peut-être moyen de trouver mieux qu'une boîte à musique... Une boîte à bijoux peut-être ? Ou encore, si vous jugez en avoir le temps ! Une valise raffinée contenant une invitation à venir vous voir ? Vous avez l'air soudés bien que séparés par la distance, je dirais que l'un des cadeaux les plus précieux est un peu de temps. »

Son sourire se fit bien innocent alors qu'elle songeait à tous les moments qu'elle prenait pour Elior. Pour mettre des billes entre son matelas et son drap. Pour cacher une fleur particulièrement puante juste sous le chauffage de sa chambre. Tant d'amour dans ces gestes inattendus, tant de temps passé à planifier minutieusement ces agréables surprises.

Les quelques phrases chuchotées la surprirent encore, cela devenait une habitude. Une forme d'égalité entre époux... Il y avait bien cela dans son mariage, l'égale liberté de mener sa vie, c'était le contrat à la base. Du moins, si l'on n'incluait pas la belle-famille dans l'équation, parce que c'était là l'erreur de calcul. Sur le même ton, elle ne put s'empêcher de répondre :

« Je ne vois pas en quoi cela est épouvantable, sauf peut-être pour ceux qui choisissent si mal leur épouse qu'ils sont obligés de la tenir en laisse, ou qui sont trop frustrés par leur propre vie que pour la laisser en vivre une correcte. Ceci dit... Parfois, il faut donner une image sévère pour ne pas avoir d'ennui avec ces gens-là. Peut-être le manque de discrétion dans leur liberté est-elle l'erreur de vos ancêtres. »

Même sans amour, même sans sa présence, elle s'efforçait de respecter sa part tacite du marché : bien représenter son époux. C'était une attitude logique et décente que de ne pas faire – trop - de faux pas en portant le nom qu'il avait bien voulu lui donner pour la sortir de son enfermement. Elle avait gagné en maturité, un peu. Assez que pour gagner en discrétion, du moins, mais apparemment pas assez que pour mesurer ses mots correctement en fonction de ses nombreux secrets et mensonges.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Sam 23 Nov 2013 - 6:16

Toujours aussi pensif face à la terrible énigme qu'étais ce trio de cadeau, le chef de famille se permettait d'observer avec un peu plus de finesse son interlocutrice. De temps à autre, ici et là, il laissait échapper un outils de controverse qui aurait permis à n'importe qu'elle Bourgeoise ou Marchande de lancer des nouvelles rumeurs. Néanmoins, bien que le délais était encore bien court, il n'avait pas encore eu échos des mots qu'il avait confié à cette dame ni son attitude lyrique issue d'une grande fatigue devant les enfants. Jusque là, avec un certain étonnement, il s'avérait que la madame Howk avait beaucoup de discrétion même si elle était de naissance Marchande et lui Bourgeoise. Certes, le "mariage d'amour", auquel il croyait encore mais commençait tranquillement à avoir quelques interrogations, prouvait l'ouverture d'esprit de celle-ci pour les personnes de son genre. Si on lui avait dis quelques années avant qu'il pourrait avoir une conversation amicale intéressante avec une jeune femme du même profil de naissance que celle-ci, il aurait été sincèrement dubitatif.

Autrement, elle se prouvait être une personne d'une compagnie très rafraîchissante en qui il pouvait risquer une première petit dose de confiance jusqu'à preuve du contraire. De nature avenante, il avait naturellement le coeur sur la main, mais se faire cracher dans le dos dans les dernières années l'avait rendu plus prudent. Bien que tout ce processus de réflexion resta invisibile, il s'exprima à celle-ci en une sorte de sourire à mi chemin entre la reconnaissance ou l'amitié. Que pouvait bien songer ces yeux perçants? Va savoir, le Bougeois enchaîna plutôt sur la conversation.

-Une invitation serait très plaisante, bien que je voyage régulièrement dans mon vaisseau familiale pour aller en Gernie. Elles sont si occupée, je ne crois pas qu'elles pourraient me visiter, je me rends à elles de temps à autre.

Il rajouta tout bas, sur le ton de confidence.

-C'est la contrepartie de prendre part aux affaires, voyez-vous, elles sont pratiquement aussi prises que leur époux. Je crois même que ma tante Tyva l'est plus, c'est elle qui a lancé en premier l'idée de l'élevage de Butineur.

Reprenant ensuite un ton normal, il poursuivit:

- J'ai séjourné à Gernie plusieurs mois dans les dernières années, je trouvais cet environnement une cure pour l'âme. Vuulte n'est pas l'endroit pour les maux du coeur, si vous voulez mon avis. C'est une ville d'action, une ville assise sur une immense source d'énergie. Je ne serais pas étonné que l'Ithylium influence notre quotidien sans même que nous le réalisions.

À ces mots il eu une mine très grave, son pas ralentit un peu et son visage observa la ville polué. Clignant des yeux, il revînt rapidement à son interlocutrice.

-Pardonnez-moi, une réalisation vient de se présenter à mon esprit. À vrai dire, je commence à me demander de temps à autre si la proximité de l'Ithylium ne pourrais pas être dangereuse pour la santé. Enfin... Je m'égare... Nous disions, les boîtes à musique ou les boîtes à bijoux.

Par moment, il semblait difficile pour le sieur Eisenheim de quitter les soucis et c'est un défaut ou un mauvais plis qu'il tentait visiblement désespérément de combattre. S'amuser ne faisait plus partie de son quotidien, du moins, très rarement. La présence de Venycia ne prenait que plus de valeur, un peu d'oxygène dans toute cette pollution, un peu de couleur à travers du gris. D'ailleurs... n'avait-elle pas un faible pour le rose? Une simple coïncidence, peut-être, mais ses deux robes volumineuses avaient eu du rose dans les teintes. Cela lui rappelait le fameux Violon Blanc, qui avait lui-même des teintes de roses en l'honneur de sa muse: Priscillia Eisenheim(Telli), la fleur aux couleurs vives.

-Je crois que c'est une idée intéressante, surtout la boîte à bijoux et vous venez de me donner une idée qui mêle l'utile à l'agréable tout en venant leur prouver que je les connais bien... Comme il me reste du temps, je pourrais leur faire fabriquer des boîtes à bijoux sur mesure donc chacune ont une sorte de casse tête pour les ouvrir, un mécanisme caché assez complexe. Comment vous exposer le fait que ce soit un cadeau...


Réfléchissant un moment, il pesa ses mots afin de ne pas sonner trop fantasque et tenta d'exprimer au mieux à la dame Howk.

-Pour le manque de discrétion, je dirais que nous véhiculons simplement, sur ce point, des valeurs dont nous sommes trop fier pour les cacher. Nous n'étoufferions jamais le brio de nos épouses, soeurs, filles ou autre membre de la famille. Les filles sont tout de même très rare puisqu'il existe des règles internes dans ma famille pour régulariser les  naissances d'héritier. Je ne vous embêterai pas avec ça, ce serait trop ennuyeux. Enfin, tout cela pour expliquer que si la boîte à bijoux prend des jours, des semaines voir des mois à voir son mystère percé,, elles verront dans mon geste ceci: Je met au défi leur ingéniosité et les considère également assez brillante pour réussir. Ce serait aussi une sécurité pour leur bijoux, comme un coffre fort très raffiné qui nécessite de l'esprit pour l'ouvrir plutôt qu'une clé. Je trouve l'idée relativement intéressante, qu'en pensez-vous? Connaissez-vous un artisan assez talentueux qui serait capable de réaliser ces trois boîtes? J'ai peut-être en tête un artisan ou deux, mais ils ne sont pas exactement dans le quartier que nous sommes. De plus, je crois que je prendrais quand même la peine de leur offrir un collier chaque afin de le cacher à l'intérieur de la boîte à bijoux, une double surprise serait encore mieux. Le bijoux serait moins complexe à choisir vue qu'il serait un cadeau de deuxième plan..

L'argent, visiblement, n'était pas un problème et le Sieur Eisenheim avait la main lourde sur les cadeaux pour les gens qu'il aime. D'un autre sens, il avait pratiquement perdu tous les membres cher autour de lui, peut-être étais-ce une motivation solide pour prendre soin de ceux qui restent. Alors qu'il marchait, il vue justement la bijouterie la plus cher de Vuulte juste sur leur gauche. Le regard pétillant un moment, ayant une grande idée pour éventuellement remercier la dame de son aide, il proposa en toute innocence:

-Tenez, cette bijouterie me semble très adéquate. Que diriez-vous d'aller voir sa marchandise?

Enquêter en catimini sur les goûts de celle-ci et planifier un hypothétique cadeau de remerciement s'avérait, à l'instant, un jeu d'enfant. Certes, il n'était pas comme sa sœur qu'il qualifiait facilement de peste dans son enfance, mais il avait son lot bien approprié d'espièglerie qui faisait parfois surface. Mais encore, tout cela n'était que de la supposition. Un bon gentlemen n'offre pas un cadeau à une dame sans une bonne raison. Un simple remerciement pourrait mettre dans l'embarra la personne remerciée, ce qui n'est pas souhaitable. Pourtant, l’occasion de satisfaire sa curiosité était trop belle pour qu'il renonce à enquêter. Quel était les goûts de la jeune femme qui l'accompagnait? Allait-elle perdre la tête devant les merveilles d'un tel commerce?
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Ven 29 Nov 2013 - 15:57

L'homme semblait étrangement porté sur la confidence, pour quelqu'un qui ne l'avait rencontrée qu'une seule fois au préalable. C'était assez agréable en vérité de se voir digne de confiance, alors qu'elle n'avait pas spécialement fait les choses pour. Il n'arrivait pas si souvent à Venycia d'être totalement honnête dans une conversation, donc peut-être qu'en fait si, elle faisait quelque chose pour, elle exprimait un avis franc. Mais le sieur Eisenheim invitait bizarrement à ce genre d'échanges ; pour tous les ragots qu'elle avait entendus sur lui, il ne semblait pourtant pas prompt à juger ni totalement renfermé. C'était, au fond, admirable.

La jeune fille était également étonnée de constater la part que prenaient les tantes Eisenheim aux affaires publiques. Habituellement, le rôle des femmes était de tenir le budget et de gérer la maison, pas dans s'investir dans les activités fournissant les gallons nécessaires à l'un et à l'autre. Un agenda féminin chargé était, dans son vocabulaire, une suite de visites de courtoisies, de soirées et de charités, avec les tâches du domaine.

« C'est particulier... Elles ont bien de la chance de pouvoir seconder leur époux en tout. »

C'était dit avec peu de coeur... Finalement, même si c'était admirable pour celles qui le désiraient, elle n'était pas vraiment pour le travail acharné. Encore une manifestation de l'étrange dualité entre une farouche volonté d'indépendance et l'envie de rester dans son confort douillet et délicatement entouré de dentelles.

Cependant, la conversation revenait vers les villes, puis vers le fameux cadeau.

« Ce ne serait vraiment pas étonnant que l'ithylium nous change quelque peu. Surtout lorsque l'on consomme les produits de la terre. » Sa réponse était distraite, elle songeait encore aux serres des Gotruscos. Depuis qu'elle s'en était fait la réflexion quelques temps auparavant, elle avait commencé à changer peu à peu les produits de son vanity, même si elle avait la sensation de trahir quelque peu sa famille. Vuulte n'était pas le lieu pour faire pousser des plantes, c'était un fait. « Ceci dit, l'ithylium est naturel... Je craindrais un peu plus l'eralium, qui est modifié par l'homme. Apparemment, les grosses bêtises dans l'environnement sont rarement hors de notre responsabilité. »

Elle sourit, un peu hésitante, car l'opinion lui venait sur le moment plutôt qu'à la suite d'une réflexion. Elle avait la sale manie de réfléchir à voix haute, ce qui lui avait parfois attiré des ennuis. D'ailleurs, autant revenir sur le sujet qui les préocuppait... Et duquel Eiseinheim glissait joyeusement pour se perdre lui aussi dans d'obscures considérations. Le sourire de Veny se fit un rien plus franc en l'entendant pondérer la solution de la boîte à musique... Et repartir aussi vite sur le précédent aparté, avant d'en revenir aux mécanismes des cadeaux. Par Vama. Quelle constance !

Néanmoins, ces fameuses règles sur les héritiers titillaient son intérêt. C'était une problématique à laquelle elle était fort confrontée, après tout, avec la pression familiale de toutes parts qui menaçait de l'écraser vive. Elle plissa les yeux de curiosité, notant mentalement d'investiguer plus tard sur le sujet. Vraiment très curieux.

Mais revenons à nos lesbos.

« L'idée me semble tout à fait acceptable, voire excellent si l'on considère toute la réflexion derrière que vos tantes ne manqueront pas de remarquer. Quant à un artisan, je ne sais pas exactement. » Elle eut un sourire d'excuse, alors qu'ils entraient dans la bijouterie après qu'elle eut hoché la tête, le chauffeur suivant en soupirant, toujours chargé des multiples paquets. Il ne pouvait décemment pas la laisser seule avec un homme pour aller déposer tout le bazar dans le vaisseau. « Je n'ai jamais eu à passer ce genre de commande, aussi mon carnet d'adresse est-il assez pauvre sur le sujet. Peut-être chez la tante de mon époux, Lisbeth Davil... Mais elle vend plutôt des objets tout faits, il serait alors question de lui demander le nom de son fournisseur. »

Tout en parlant, elle observait les vitrines, après avoir salué d'un mot poli le vendeur, qui s'était imperceptiblement rapproché. Vieil homme maigre au nez de corbic, il semblait flairer la richesse, les mains jointes derrière le dos pour cacher leur frottement de contentement.

Indifférente à cela, Veny regardait les différentes pièces, sans que rien ne lui saute aux yeux pour le fameux cadeau qu'ils cherchaient.

« Hmm... Peut-être pourriez-vous m'éclairer sur les goûts vestimentaires des dames que vous souhaitez gâter, que je sache vers quoi nous nous orientons ? »
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Ven 29 Nov 2013 - 19:16

La dame au bras, se demandant bien pourquoi le chauffeur de celle-ci était aussi grognon, il passa l’éponge sur l'attitude déplacé du domestique. Il oubliait souvent la relation particulièrement remarquable qu'il avait avec ses propres domestiques et ce genre de symbiose était rarement vue hors du domaine Eisenheim, du moins, jamais à aussi grande échelle. Alors que Boris et le garde du corps se souriaient de temps à autre en chemin, échangeant de temps à autre un regard complice: leur maître sortait enfin de sa mortifiante coquille pour socialiser, Ebenezer continuait la discussion tout en donnant son attention à la dame. Il ne fit pas d'avantage de mention sur l'emploie du temps de ses tantes, sa compagne de conversation semblait avoir eu si peu de coeur sur le sujet qu'il n'osa pas l’embêter d'avantage avec cela.

-Il est vrai que l'Ithylium est naturel, madame Howk, mais le feu et la foudre ne l'est-il pas aussi?

Il ne jugea pas nécessaire approfondir sa phrase d'avantage, il préférait laisser la question en suspend et peut-être même avoir l'agréable surprise de l'avis de celle-ci, un plaisir dont il ne se laissa pas lors de leur discussion sur le monde et la société. Pourtant, le moment n'était pas aux grandes phrases car il resplendissait devant tout deux une nuée de bijoux les plus sublime de Vuulte (ou du moins dans les plus beaux). Le regard appréciateur pour les belles choses, il salua le bijoutier dont il était un fervent client quelques années plus tôt. Couvrir son ancienne femme de richesse régulièrement s'était avéré un de ses péchés mignons pendant ses courtes années de mariage. Le retour du Bourgeois, accompagné d'une personne de la gente féminine, inspira peut-être à celui-ci des ventes fructueuse. Que d'idées mal placées! Enfin, certes, peut-être projetait-il d'offrir un présent de remerciement à la Dame Howk, mais il ne fallait pas se faire de drôle d'histoire sur la situation. S'étant également contenté d'une salutation polie à l'intention du bijoutier, il enchaîna avec le sujet des goûts de ses tantes ainsi que du fournisseur.


-Je crois que pour le fournisseur, je ne dérangerai pas plus que cela la tante de votre époux. Bien que je concède la majorité de mon temps aux études médicale, je réalise que je devrais plutôt faire les plans moi-même et donner les plans à un artisan. J'encouragerai des commerces de plus petite envergure que des fournisseurs par l'occasion, une bonne action me vaudra peut-être quelques minutes de répit. Je vous remercie de votre proposition cependant, c'est très aimable.

Il n'osait pas avouer à la demoiselle que sa propre famille tenait en mauvaise estime les Davill pour leur coté superficiel et que ses tantes n'aimeraient pas recevoir de la marchandise de leur fournisseur. Triste à dire, mais ça pouvait bien gâcher le cadeau correctement songé. Il devait obtenir le cadeau de main respectable et raisonnable qui n'étaient pas mauvaise grâce avec ses tantes.

-Mais sinon, voyons voir, vous marquez un point important sur la nécessiter de vous informer sur leur goût. Ainsi, voici ce que je sais: Ma tante Tyva aime grandement les couleurs vive, voyante et criarde. Je crois qu'elle détient un dévolu tout particulier pour les topazes impériales... ou encore une pierre très vive. La topazes impériale ressemble à une pierre dans laquelle une braise s'est logée: rougeoyante et jaune à la fois, selon l'éclairage.


Tout en observant ici et là, il reprit:

-Pour ce qui est de ma tante Keva, je vous dirais qu'elle a un grand dévolue pour les bijoux très sobre, très classique. Pas trop de saturation dans les couleurs, elle porte encore et toujours les couleurs de la famille, l'or et le noir. Du coeur d'armory lui a toujours beaucoup plût.

C'est enfin qu'il vit un élément qui capta son regard, un rarissime collier de perle rosé, de grosse perle formant un gracieux collier qui est probablement à la mesure d'un cou fin. En toute innocence, il tenta le coup sur ses prévisions du goût de la Dame et s'arrêta en toute innocence auprès du magnifique collier de perle pour observer d'autres bijoux, observant en catimini la réaction de celle-ci.

-En dernier, ma tante Heiva, est plutôt dans les teintes pâles et les couleurs pastelle, beaucoup de douceur et de candeur survit en elle. Son visage vieillit difficile, elle a toujours cet air frais et innocent. Laissez-moi vous dire qu'elle est enviée bien qu'elle ne se rend pas compte.

Continuant à observer la marchandise, il réalisait à quel point cette dame lui offrait de son temps et combien elle était aimable à son intention. Surprenant, il devait l'avouer. Clignant un peu des yeux, il finit par se retourner vers Venycia avec une mine assez sérieuse.

-Vraiment, madame Howk, vous êtes d'une aide et d'une charité très précieuse avec votre temps. Vous offrir l'accès à la serre de ma demeure n'est certainement pas suffisant devant le fier service que vous me rendez là. Il faudra bien que je trouve quelque chose de plus éloquent qu'une visite pour vous remercier. Je crois même que vous n'avez pas encore usé de mon premier remerciement, vous n'avez point visité la serre de mon vaisseau si je ne me trompe pas? Il ne faut pas hésiter à me le dire si ce n'est pas une marque de reconnaissance suffisante ou intéressante.

Ces mots se terminèrent sur un sourire amical. Boris et le garde du corps, eux, jubilaient devant l'inespéré: leur maître semblait enclin à se lier d'amitié avec une personne ou du moins, être amical. Voilà bien longtemps qu'ils n'avaient pas assisté à ça et encore moins avec une personne de la gente féminine. Là était le bon coté d'être deux personnes mariés portant le bracelet de bois sorcier: Il n'y avait rien à craindre des idées mal placées.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Mar 3 Déc 2013 - 5:14

La question prit Venycia au dépourvu. Il lui semblait que c'était encore un de ces moments étranges où il lui semblait avoir fait preuve d'esprit pour se rendre compte immédiatement après se retrouver plongée dans l'abysse d'une réflexion qui lui avait échappé. Sensation désagréable s'il en est, du moins lorsque l'on est jeune et que l'on croit tout savoir. Elle réfléchit un instant.

« Vous avez raison.... Mais le feu et la foudre ne sont pas sournois comme le serait le phénomène auquel vous pensez. »

Souriant avant de reporter son attention sur les marchandises, la jeune fille décidait de ne pas approfondir le sujet. Il y aurait probablement matière à en écrire un livre, de toutes façons, et elle n'y connaissait rien. Admettre en son for intérieur que l'on ne sait rien est toujours plus simple que de l'étaler aux yeux du monde sans se ridiculiser.

Venait en suite la question de l'artisan, où Veny vit sans surprise sa piste écartée. Cela la fit sourire. Il avait bien raison, dans le fond, de ne pas vouloir croiser Lisbeth, c'était une intrigante. Pas le genre de personne qui s'abstiendrait de poser les questions qu'elle-même retenait soigneusement ; peut-être pas directement, mais au moins par sous-entendu. Elle hocha la tête, se concentrant plutôt sur les goûts des fameuses triplettes qu'il fallait satisfaire.

Il était étrange de constater combien elles étaient opposées. Choisir pour Heiva serait probablement plus facile, puisqu'elle-même se reconnaissait plutôt bien dans la description ; elle regarda avec grande attention le collier de perles rosées devant lequel Eisenheim s'était arrêté un instant. Cela pourrait être tout à fait approprié.

« Je vois que vous regardiez ceci, ce serait peut-être un cadeau de choix. Raffiné, en tout cas. », dit-elle pour attirer son attention à nouveau, avant d'avancer un rien pour lui laisser la place. Son regard tomba sur un bijou qu'elle ne porterait jamais elle-même – ou alors dans une trentaine d'année, avec une couleur de cheveux différente et un air beaucoup plus sévère – mais qui ne pouvait que sauter aux yeux par sa beauté. Un collier plastron qui ressemblait à une dentelle d'or, avec de petits coeurs d'Armory sertis par endroit. Elle tira très doucement sur la manche de l'homme à ses côtés.

« Ni sobre, ni classique, mais ce sont les bonnes couleurs ! »

Bizarrement, cette chasse aux cadeaux lui plaisait assez. Devant les remerciements, elle eut un léger haussement d'épaules, accompagné d'un sourire candide.

« Vous savez, je n'ai pas grand chose à faire qui soit vraiment important, de toutes façons. Je suis une fille, mon mari est absent, je n'ai pas d'enfant. » Elle se rappela juste à temps de feindre un air désolé à cette dernière mention. Pas facile de prétendre que quelque chose vous manque lorsque cela n'arrivera pas et que cette abstention est volontaire. « Ma famille trouve bien des choses pour m'occuper, mais je considère que rendre service est plus important lorsqu'on en a l'occasion. C'est toujours mieux que de se tenir en activité juste pour le plaisir, c'est au moins utile. »

...Et ça permet de ne pas rentrer chez soi, au milieu des corbics qui tournent et tournent encore, à l'affût du moindre écart, du moindre ragot. Quant aux remerciements, elle ne savait trop qu'en faire.

« C'est une marque de reconnaissance tout à fait suffisante, je comptais vous envoyer une lettre à ce sujet, mais j'ai été quelque peu occupée par les préparatifs d'une fête à laquelle il faut que je me montre sous mon meilleur jour, je dois bien l'avouer. »


C'était un mensonge, et cela se voyait, comme toujours, par ce mouvement où elle replaçait une mèche de cheveux derrière son oreille droite, petit tic qu'elle n'avait jamais su éradiquer ; il lui semblait cavalier de rappeler à son souvenir des mots qu'elle pensait jetés au hasard, sans réelle volonté de les accomplir. Mais à présent qu'il les disait une deuxième fois, elle le ferait probablement.

« Cela vous conviendrait-il quelque part d'ici... Deux semaines ? Je risque d'être fort prise à cause de cet évènement, un anniversaire à Errande, et d'un rendez-vous que j'ai pour l'acquisition d'un animal de compagnie, en plus de tout ce qu'il nécessitera, mais d'ici là les choses devraient s'être calmées. »

Distraitement, elle nota l'air désapprobateur du chauffeur. Tout sera probablement répété... Il était urgent d'acquérir aussi un domestique personnel. Vraiment urgent.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Jeu 5 Déc 2013 - 20:16

Un sourire en coin, le regard posé sur les rivières d'or et de pierreries qui s'offraient à eux (contre une sommes honteuse de gallon d'or, évidemment), Ebenezer avait écouté la réponse à propos des éléments de la nature. Certes, la jeune femme avait répondu en surface quelque peu, mais elle avait tout de même marqué un point invisible et ne savait peut-être pas la porté de ses paroles pour le Bourgeois. D'un air absent, peut-être un peu sombre, il murmura la réponse suivante.

-Effectivement, on peut difficilement songer à plus sournois, je le crains...

La portée de ses paroles ne prirent pas plus d'ampleur, son être entier semblant un instant plongé dans un silence dense. Si le deuil ou la mélancolie avait été une chose visible, probablement que le chef de famille en aurait été recouvert à l'instant. Son visage et ses expressions reprirent rapidement une allure plus lumineuse. L'homme faisait un effort, visiblement, pour se montrer d'agréable compagnie et cacher cet amertume qui menaçait constamment.

-Vous trouvez jolie ces perles rosés? J'avoue qu'elles ont suscité mon intérêt bien que les palettes d'Heiva sont plus dirigés vers les couleurs froides. Que pensez vous de la teinte de ces perles?

Investiguer en douce avait toujours été un talent et pour une raison ou une autre, étudier cette étrange fille de Marchand s'avérait une étude intéressante. Jusqu'à maintenant elle était complètement, ou presque, imprévisible comparé à ses consœurs issue du même rang. Du moins, en terme de caractère. Il sortit de sa contemplation ainsi que son écoute, l'esprit en pleine effervescence, qu'il sentit avec beaucoup d'étonnement la main de la jeune femme tirer légèrement sa manche. Le geste avait une certaine simplicité qui le fit sourire, ça changeait des milles et unes courbette de politesse.

-Votre trouvaille est prometteuse, j'ai un bon pressentiment sur celui-ci.Je le prends.

Sans trop de manière ni même demander le prix, une pointa le bijou à travers la vitre au bijoutier et acquiesça ensuite. Quand l'homme sembla sur le point de préparer la boîte de bois fin qui allait contenir le collier, le bourgeois l'arrêta.

-Laissez-le de coté, je n'a pas fini mes choix. Il y en aura d'autre alors ne vous embêtez pas immédiatement avec cela.

Qu'étais-ce dans le regard du bijoutier? Cette lueur qui brille? La lueur des gallons d'or qui allaient bientôt pleuvoir dans ses mains, assurément.

Les mots qu'il entendit ensuite de sa conseillère improvisé l'étonnèrent. Pendant un instant, oui, juste avant que l'air désolé ne se joigne à ces mots, il avait eu cette immense impression d’ennuis. Ce vide horrible que l'on  puisse vivre parfois et qu'il vivait à sa manière en étant veuf. Il répondit donc tout bas, ne désirant pas plus de rumeur qu'il en existe déjà.

-Ma foi, madame Howk, je vous soulève mon chapeau. Vous avez dépeint votre situation avec beaucoup de pragmatisme et de sens commun. Je n'oserais pas faire comme vous, de peur de sonner trop pathétique. Quoiqu'il en soit, je crois comprendre ce que vous dites... Bien que je n'ai pas le fardeau de me voir refusé certaines activités tel que les affaires.

Pourtant, la jeune femme mentait et au yeux de celui-ci, elle semblait plutôt répulsive au "cadeau" offert. Peut-être que la visite d'un établissement privé était trop banale pour une personne issue de la classe Marchande? Il  ne sût exactement comment lire les émotions, il ne perçu que le tic avec la mèche. La suite des paroles de celle-ci semblait pourtant aller dans le bon sens et même que le chauffeur.. désapprouvait du regard? Pour qui celui-ci se prenait? Quel comportement inadéquat avec la dame qu'il sert! Peut-être bien un larbin d'une Davil qui avait été attaché à la jeune épouse pour son lot de ragot? Pauvre  jeune femme...

-Vous faites comme vous le désirez, Madame Howk, que ce soit de saisir ce remerciement qui se résume à bien peu ou simplement le décliner. Tous vos choix seront respecté et la bienvenue.

Dans sa manière de dire les choses, il semblait être précautionneux et tenter de faire comprendre qu'il ne cherchait par à la forcer à accepter son cadeau. Le Sieur Eisenheim avait beaucoup de considération pour le respect d'autrui, toutes personnes confondues, même celles qui lui crachent dessus. Justement, une femme entrait dans le commerce et cette personne de la gente féminine leur apparu dans le reflet d'un miroir non-loin. Le Bourgeois la voyant en premier dans le reflet, il eut le reflet de rentrer un peu sa tête entre ses épaules et ses sourcils se froncèrent. Dans un chuchotement pressé, il s'adressa à Venycia.

-Espérons qu'elle ne me voit pas... Madame Howk, si j'ai un seul conseil pour vous, feignez ne point me connaître ni m'adresser la parole, il en sera mieux pour vous.

Il ajouta ensuite, pour lui-même et un peu plus bas les mots suivant:

-Par Grand-Vent, Vama, ayez pitié de mon âme...

La prière ne fût pas exaucé et au lieu de cela, la femme à la chevelure noire et aux yeux sombres aperçu le gentleman au comptoir. Un air suspicieux au visage, le modèle même de la sale fouineuse gâtée, la bourgeoise approcha puis son visage "s'éclaira".

-Ebenezer! Vous? Ici? Quelle bonne surprise!

Toujours dos à celle-ci, le Bourgeois levait vers le plafond un regard d'infini lassitude avec une touche de dégoût. C'est visiblement à contre coeur, et par savoir vivre, qu'il se retourna vers celle-ci.

-Mademoiselle Seyth... Bonjour à vous. J'ose me permettre de vous faire remarquer que l'utilisation de mon prénom, ainsi, en publique, pourrait inciter de drôle de pensées infondé. Je vous prie de bien vouloir être moins intime, puisque nous sommes, après tout, des connaissances... Voir des étranger.

Une moue insultée, les lèvres charnues prenant une allure boudeuse, son regard se fit venimeux alors qu'elle approchait le menton bien haut.

-Allons monsieur Eisenheim, si vous n'étiez pas si absorbé par votre solitude et que vous auriez répondu positivement aux offres de mon père, nous serions marié depuis un moment. Est-ce là votre seule réaction ou galanterie envers une femme qui a faillit être votre épouse.

-Je crains, mademoiselle, que ma famille et ses membres soient trop étrange pour les mariages arrangés.  Un homme conventionnel vous conviendra et vous comblera, j'en suis certain, infiniment. Si vous m'excusez, je ne souhaitais en aucun cas vous déranger pendant vos loisirs en cette boutique et je vous souhaite une bonne journée.


Alors que le Bourgeois tentait de se retourner et mettre un terme à la déplaisante conversation, la femme ne décrocha pas, pour sa part, et entama un terrain plus blessant.

-Dites-moi... Qu'est-ce qu'un homme sans épouse depuis des années et qui repoussent toutes les propositions de mariage puisse bien faire dans une bijouterie? Comme c'est étrange. Je vois pourtant que vous portez toujours ce mythique bracelet dont vous ne désirez pas vous séparer.  Je suis franchement intriguée et ne vous en faites pas pour moi, j'ai tout mon temps. C'est fort aimable de vous en inquiéter.

Une moue suffisante et détestable ponctua la phrase venimeuse. Le Bourgeois restait polie mais la Seyth s'avérait  peu agréable et extrêmement venimeuse.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Ven 6 Déc 2013 - 14:53

Voir sa trouvaille sélectionnée pour faire partie des cadeaux était surprenamment agréable, et Veny en eut chaud au coeur. Elle était utile, elle avait donné un avis qui comptait ; en tant que jeune fille, elle n'avait jamais rien eu à dire face à son père, qui prenait les décisions seul, sans jamais s'en référer aux femmes et en tant qu'épouse, son avis sur les choses de l'art ne valait rien. En effet, les Davil étaient dans ce commerce depuis bien longtemps, formés au bon goût - du moins, le leur - et à la détection instantanée des pièces de valeur. Pour la demoiselle, c'était un rien plus compliqué que ça... Elle se surprenait à aimer des choses pour l'histoire qu'il y avait derrière, ou pour un raffinement tout détaché de la valeur intrinsèque de l'objet. Restait que cet avis novateur était considéré comme moins que rien... Alors elle se taisait, d'ordinaire, et retournait à ses propres affaires. A son chez elle admirablement décoré, mais totalement impersonnel. Parfois, elle avait envie de s'enfermer à l'intérieur de sa garde-robe, de se rouler en boule dans le meuble juste pour être entourée de choses qu'elle avait choisies elle-même et qu'elle appréciait.

A nouveau, elle se pencha sur les perles.

"La couleur en est ravissante, mais... Je ne sais pas. C'est un bijou fort simple en comparaison du premier, il ne faudrait pas léser Madame votre tante. C'est très fin, définitivement un bijou de jour ou pour accompagner une toilette chargée. J'aime assez, mais il faudrait voir si ce serait son cas."

C'était toujours difficile de trouver des cadeaux pour d'autres gens, à fortiori lorsqu'on ne les connaît pas ; un bijou, sans les goûts précis ni le physique de la personne, était presque aussi délicat à choisir qu'un parfum.

Le sujet revenant sur ses activités plutôt limitées, Veny fut assez étonnée de voir le sieur Eisenheim lire si bien entre les lignes. La plupart des gens aurait exprimé un profond regret devant cette absence d'enfant, puisque de toutes façons la descendance était considérée comme le but de la vie d'une femme. Cette jeune fille-ci avait toujours eu du mal à se conformer aux règles en général, et à celle-là en particulier. Elle ne se voyait pas enfler comme une avranaï juste pour satisfaire sa famille, et encore moins moucher des nez morveux pendant des années. Surtout dans la situation étrange dans laquelle Delian et elle se trouvaient... Cela ne risquait pas de se produire.

"Ce n'est pas un fardeau...", commença-t-elle, abasourdie. "Je veux dire..." Que ç'en est un, assurément. "J'ai de la chance, vraiment. Delian est bon avec moi, il faut juste déplorer que je n'aie pas encore son héritier à élever."

Elle déglutit. Ce mensonge-là était vraiment difficile à avaler. Mais il poursuivait encore, avec cette étonnante perception qu'il avait d'elle, la laissant libre de refuser l'offre qu'elle avait simplement crue nulle. Cette fois, cependant, elle n'eut pas le loisir de répondre qu'elle se voyait à nouveau étonnée, par la suggestion de s'éloigner. Sans faire de vague, elle obtempéra, plus par curiosité que par réelle envie de feindre le détachement.

Alors qu'elle se penchait sur une nouvelle vitrine, image même de l'innocence, elle vit du coin de l'oeil entrer une femme. Belle, mais le port de tête si haut... On eut juré une intrigante, une ambitieuse... Sensation qui se révéla bientôt confirmée. Avec une curiosité mal placée - mais légitime, elle était tout de même là - elle ne perdit pas la moindre miette de la conversation.

Ainsi, elle était une prétendante éconduite... Intéressant. Il était peut-être un rien présomptueux de la part d'Eisenheim de se prétendre "non-conventionnel", mais au vu des informations qu'elle avait récoltés, c'était plutôt correct au final. Quant à Mademoiselle Seyth... Aucune idée de son identité. Probablement une bourgeoise. Veny n'avait pas encore beaucoup fréquenté de gens de sa nouvelle condition, ou alors uniquement ceux de l'entourage direct des Davil.

La conversation s'éternisait, alors que la jeune fille regardait distraitement les marchandises, bien plus absorbée par son espionnage que par les bijoux. Et puis ce fut trop. Elle fouilla dans les énormes poches de sa robe, qui remplaçaient le port habituel d'un sac pour lui laisser les mains libres, et en tira un galon d'argent qui glissa sans bruit sur le feutre du comptoir, vers le bijoutier qui l'observait. Après un hochement de tête discret, l'homme eut compris, et intervint, mielleux à souhait.

"Toutes mes excuses, ma Dame, vous semblez mécontente... Cela ne saurait être, pas dans mon établissement." Il attrapa la main de la Seyth pour y déposer le baiser de rigueur, avec un regard d'excuse pour Eisenheim ; toujours laisser entendre aux dames qu'elles ont raison. "Si je puis me rendre utile pour vous guider dans ma modeste boutique, je me ferai un plaisir de vous expliquer les moindres détails de nos créations."

Venycia sourit, tournant le dos à la scène. Les galons faisaient toujours des miracles.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Sam 7 Déc 2013 - 7:16

Avant d'être agressé verbalement pas une chipie Bourgeoise, Ebenezer avait précieusement noté la mention positive du collier de la part de Venycia. Il enverrait éventuellement une personne quérir le bijoux en question et laisserait celui-ci se faire oublier avant de le donner en temps voulu. Donner un cadeau en toute innocence s'avérait un chose complexe dans une société comme celle-ci, mais il était patient et considérait maintenant la visite de la serre de son navire comme une offre qui ne serait pas suffisante ou prise.

La dame Howk savait s'y faire en ce monde et c'est avec une certain soulagement qu'il vit celle-ci prendre une distance sécuritaire. Il ne souhaitait pas, surtout pas, que sa nature de générateur de rumeur sur patte affecte celle-ci. Pourtant, il ne faisait presque rien pour subir les rumeurs: il refusait des mariages à des Bourgeoises gâtées pourries qui en avait après son argent et portait un nom de famille qui, à lui seul, pouvait faire jaser les salons de thé un après midi.

La situation passa rapidement, dans un moment où il frôlait le risque de perdre patience avec la demoiselle trop effrontée pour son bien, le bijoutier s'improvisa sauveur. Aidé par sa ruse, son savoir des belles manières (et accessoirement le galon d'argent généreusement offert en toute innocence), l'homme pris à coeur le bonheur de sa cliente. Bien entendu, la jeune femme arrogante fût rose de plaisir d'avoir une telle attention de la part de cet établissement et c'est avec un air souverain qu'elle accepta de justesse d'être guidée dans l'établissement. Le Sieur Eisenheim pouvait bien soupirer de soulagement, si elle lui mettait de nouveau la main au collet en publique, elle se ferait un plaisir de harceler à nouveau celui qui avait osé refuser sa main.

Le Bourgeois resta immobile un moment puis se tourna vers son garde du corps pour lui confier à voix basse des instructions. Suite à quoi, il attendit que la dame Howk lui accorde un regard pour lui qu'il allait sortir de l'établissement, en profitant pendant que l'Impertinente ai son attention sur le bijoutier. Le garde du corps se chargerait de ramener les deux collier choisit dans l'endroit, l'un en cadeau à la femme qui le sauve doublement aujourd'hui et l'autre pour une de ses tantes. Rendu à l'extérieur, il ne put s'empêcher de laisse aller un long soupir et l'expression même du soulagement, visiblement, ces deux là, ce n'étais pas l'amour fou. Le garde sur corps, lui, semblait attendre à l'intérieur, immuable.

-Je suis sincèrement navré de cet évènement, c'est très gênant. J'ose vous demander de croire que malgré sa manière intime de s'adresser à moi, il ne subsiste aucun lien consistant entre nous. J'ai déjà assez de ma propre personnalité à défendre, je n'ai pas besoin de ça.

Il secoua la tête, fit un dernier soupir puis reprit un air plus souriant.

-Cependant, songer à sortir de cet endroit à tout prix m'a donné une seconde idée. Nous avons trouvé un cadeau classique pour une femme classique... Pourquoi pas un cadeau qui sied caché dans une boîte à bijoux à l'image de chacune? Pour ma tante Tyva, l'originale mêlée aux affaires de son mari, une montre de poche pourrait être intéressante. C'est un cadeau inattendu pour une femme, qui est également utile à une personne à l’horaire fort chargé. Un cadeau plus "rêveur" pourrait également convenir à ma tante Heiva. Votre avis en matière de montre serait fort intéressant considérant que je pourrais aisément choisir une montre beaucoup plus masculine ou probablement pas assez adéquate pour une personne de la gente féminine, qu'en dites-vous?

Sur ces mot il lui offrit son bras tout naturellement, la journée avançait et les rues étaient bien pleine. Son regard se leva vers le ciel et de sa main libre il consultât sa montre qui semblait assez vieille. Sur celle-ci était gravé le sigil d'un de ses ancêtres, une horloge pointant sept heure. Cette montre avait appartenu au septième capitaine de l'Arcadia alors qu'il était le treizième.

-Par Grand-Vent, je réalise que la journée avance bien. Seriez-vous affamée? Vous attend-t-on pour déjeuner? Si ce n'est pas le cas, trouveriez-vous cela appréciable de prendre un thé et une douceur avant de continuer? C'est à votre guise, je ne désire pas vous épuiser ou vous conduire au bord de la famine. D'ailleurs, si vous avez un endroit à visiter sur notre chemin, nous pouvons faire autant halte que vous en avez besoin.

Ce moment lui rappelait ces années heureuse où, lorsque sa sœur était encore auprès de lui, celle-ci le traînait inlassablement dans les boutiques. Ce genre d'activité l'ennuyait à l'époque, en effet. Maintenant, il en retirait une certaine nostalgie d'autant plus qu'il était en bonne compagnie.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Ven 13 Déc 2013 - 13:13

Il était tout naturel de quitter l'établissement si la dame y restait, toute entourée qu'elle était par l'attention enrobante du bijoutier. Quelque part, l'homme avait gagné sa journée, entre la pièce glissée par Veny et les dépenses que l'impolie ne manquerait pas de faire après ses commentaires experts sur la délicatesse de telle ou telle pièce, sur la complémentarité de telle pierre avec son teint... Malgré qu'il n'ait rien eu à perdre de cette affaire, Venycia lui adressa toutefois un hochement de tête reconnaissant en sortant, un peu après Eisenheim qui semblait bien soulagé. Elle sourit. Encore des excuses.

"Je n'en doute pas, n'ayez pas d'inquiétudes. Heureuse intervention que celle du maître des lieux."

Sa voix légère ne laissait pas soupçonner qu'elle ait quoique ce soit à voir dans l'affaire. Il n'était pas très poli de se vanter de ce genre de choses, d'autant plus que le procédé restait un rien sombre... Même si beaucoup plus élégant que d'intervenir dans la discussion elle-même. Cela n'aurait pas été très joli à voir. Il valait mieux se reconcentrer sur les objectifs du jour, à propos desquels elle écouta avec beaucoup d'intérêt les réflexions de l'homme.

"Une montre...", dit-elle enfin, passant de bonne grâce son bras autour de celui d'Eisenheim, "Voilà une idée audacieuse. J'imagine que c'est un présent qui plaira à quelqu'un d'original, encore plus si elle est impliquée. Personnellement, je n'ai jamais aucune idée de l'heure qu'il est lorsque je suis de sortie, il y a toujours bien quelqu'un pour me le rappeler, donc ce n'est pas vraiment important. Néanmoins, je pense tout de même pouvoir vous aider pour l'aspect esthétique, même avec ma méconnaissance du sujet."

La jeune fille n'était en aucun cas perturbée de cet état de fait, il en avait toujours été ainsi. Il n'y avait qu'au domaine qu'il était important de garder un oeil sur le temps, afin de ne pas se retrouver prise au dépourvu s'il y avait des invités. Le reste du temps... Comme pour un enfant, un domestique gérait à sa place, découpant la journée en sections allouées aux différentes tâches et évènements. Quelque part, il était heureux qu'elle ne doive pas sans arrêt fourrager dans les immenses poches invisibles de ses jupes, cela aurait attiré l'attention sur l'absence du réglementaire sac à main. Elle préférait vraiment qu'on la prenne pour une ingénue qui ne portait presque rien sur elle plutôt qu'un regard attentif ne scrute le léger renflement que formait un poignard dans le haut de ses jupes. Question accessoires, l'ombrelle qu'elle venait de rouvrir était beaucoup plus féminine. Néanmoins, il semblait qu'elle ne resterait pas longtemps ouverte, car la proposition d'un thé reçut pour criante réponse un sourire radieux.

"Je vous ai déjà confirmé que ma journée était libre, cela inclut le déjeuner. Ce serait fort agréable. Avez-vous un endroit en tête ? Je n'avais plus de courses à faire, peut-être à l'exception de petites choses pour l'animal dont je vous parlais tout à l'heure, mais je ne sais pas vraiment vers où me diriger... Donc je me renseignerai, ce sera pour un autre jour."

Elle avait regardé d'un oeil curieux l'étrange montre, mais s'abstint de faire un commentaire. S'il était original en tout comme il semblait l'être, elle ne ferait que le froisser en l'interrogeant à chaque curiosité.

"Il y a plus urgent, de toutes façons. Un cadeau un peu rêveur pour Madame votre tante... Cela me laisse plus perplexe, je dois dire," reprit-elle pour revenir dans le sujet de leurs recherches, "Pour rester dans le même ordre d'idée, il faudrait quelque chose qui tienne du bijou, puisque la montre serait probablement aussi en métal ouvragé, si je suis votre pensée correctement. S'il n'était cette condition d'égalité entre les trois dames, je vous proposerais un stylo, ou quelque chose d'artistique, à première vue, mais cela ne colle pas avec les deux autres cadeaux pour lesquels l'idée est définie. Un foulard ?... Pas assez précieux, et aucun rapport avec une boîte à bijoux..."

Une fois de plus, la réflexion était intense, alors qu'ils avançaient vers la rue dans laquelle ils auraient sans doute le plus de choix au niveau du thé et des douceurs. A cette idée, Veny avait bien hâte ; elle avait un certain amour des choses sucrées, voyez-vous. A cette pensée, par un détour étrange, une idée lui vint.

"Peut-être un bijou de cheveux ? Un peigne à chignon décoré d'un motif ou d'un autre ?"

Tout cela parce que sa barrette préférée était décorée de minuscules pierres formant le dessin de petits gâteaux. Un rien enfantin, mais allier la mode à la gourmandise, c'était tellement tentant.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Mar 17 Déc 2013 - 4:51

Les rues défilaient et la discussion coulait doucement, la mention du bijoutier fit sourire légèrement Ebenezer. Il n'avait pas vue le geste adroit de la dame, non, mais il avait été, jadis, un client assidûment de cet établissement de luxe. Rosamund Eisenheim avait été couverte comme une reine bien qu'elle n'avait jamais exposé publiquement à quel point son mari s'évertuait à la combler ou même, la gâtée.

-Fut un temps où je passais par la bijouterie en revenant des usines de ma famille, une habitude qui me coûtait quelque remontrances. J'imagine avoir un faible pour faire des cadeaux.

Boris ouvrait la voie avec une sensation de grand calme, voir les deux jeune gens discuter amicalement lui rappelait une époque lointaine où son jeune maître déambulait parfois de la sorte avec sa soeur jumelle. Une activité de cette simplicité et cette légèreté ne pouvait être que bénéfique à l'esprit parfois sombre et mélancolique de l'Inventeur. Il imaginait aussi que d'être traitée avec un peu plus d'égard que le font la plupart des hommes matroscien ne devait pas déplaire à la jeune dame.

De son coté, Ebenezer ne songeait à rien d'autre que l'énigme actuelle à laquelle ils tentaient de trouver une solution. La solution se montrait de plus en plus claire et même que le cas de Tyva et Keva étaient chose passé. Avec l'aide de Venycia pour l'aspect esthétique de la montre, l'épreuve n'en devenait plus une.

-J'avoue que j'ai régulièrement l'heure sur moi, j'apprécie garder une main mise sur le temps sinon je pourrais me perdre facilement dans mes travaux et oublier tous les repas d'une journée, ce qui rendrait bleu ma cuisinière. Elle fait un si vaillant effort pour me faire manger, elle ne mérite pas ça. Néanmoins, lorsque je suis chez moi et que j'ai une journée de repos, que je prends le temps de profiter de la serre ou de la bibliothèque, je banni les montres loin de moi. Il serait adéquat de dire qu'il y a un temps pour chaque chose.

Ebenezer  avait remarqué le regard glissé vers sa vieille antiquité, la montre du 7e capitaine. Il  songea alors à possiblement servir une autre pointe de mystère familiale entre deux pointes de douceur ainsi qu'un thé. Le gentilhomme ne désirait pas ennuyer celle-ci avec ces vieilles anecdotes mais, elle semblait de temps à autres manifester une  curiosité sincère poliment rabattu dans le silence. Il en prit note bien qu'il n'en fit pas immédiatement mention.

-Cet animal, votre préoccupation des derniers temps si j'ai bien compris? Quel est l'animal en question? Sait-on jamais, le monde est si petit, peut-être bien que je pourrais à mon tour vous partager des informations pratiques. Je n'ai que peu d'animaux chez moi, des poisson dans le jardin d'eau de notre serre ou sinon une Nsache. Cependant, mes domestiques ont, pour leur part une plus grande variété. La possession d'un animal leur est permise dans les parts du domaine qui sont habité par eux, tant qu'ils vieilles à ce que leur protégé ne blesse personne.

Tranquillement, il les avait guidé vers une pâtisserie qu'il connaissait et dont le propriétaire avait connu son père. Celui avait été passionné de cuisine et le monde de la fine nourriture n'est pas si grand dans une seule ville. Il ouvrit évidemment la porte à la dame aux cheveux flamboyants et entre par la suite, Boris restant à l'extérieur. L'établissement était coquet et petit, un comptoirs pour commander les douceurs et 3 petites tables pour deux, vides,  dans un salon de thé annexé . Les gens pouvaient soit prendre les sucreries ou les déguster sur place. Mais avec le prix de celles-ci et les horaires chargés, il était plutôt rare de voir la partie salon de thé utilisé. La pièce était belle pourtant: beaucoup d'espace entre les petites tables, de grandes fenêtre dont l'une exposait une petite serre dans la cour intérieure du bâtiment. Il y avait dans cette structure de verre quelques fleurs aromatiques usé pour la confection de pâtisserie ou de thé parfumé. L'endroit était un havre de paix à défaut d'être d'une superficie modeste. Il y avait fort à parier qu'ils vivaient de leur habitué acquis avec la qualité des produits et l'attention qui y est mise tel que cultiver certains de leur ingrédient eux-même.

Laissant le passage à la Dame Howk, il lui laissa également le soin de choisir la table qui lui plairait: celle auprès d'une fenêtre de la rue, celle vers le centre de la pièce ou celle auprès de la fenêtre qui donnait vers la serre intérieure. Il tira évidemment la chaise de celle-ci pour l'aider à s'asseoir, un peu de savoir vivre quand même, et pris place ensuite.

-Je venais régulièrement ici, enfant, l'homme qui détient cet établissement était un ami à mon père. Ils avaient tous deux la même passion pour la fine cuisine. Je venais flâner dans ces établissements en tant qu'enfant avec ma soeur quand il venait rendre visite.

Il prit une pause puis se décida enfin à parler de la montre.

-Cela peut paraître particulier qu'un gentilhomme s'intéresse à la cuisine et pourtant, toutes les familles ont plus ou moins leur tradition. Voyez-vous, la montre est un cadeau qui transcende les raisons que nous avons évoqué tout à l'heure pour une raison supplémentaire, ces objets ont une valeur dans ma famille. Peut-être que vous évoquer cela pourra nous donner une idée pour le cadeau plus rêveur. Ne vous gênez pas de m'arrêter à tout moment si le récit vous ennuie.

Une servante vînt leur porter chacun un verre d'eau fraîche et une petite carte de thé et de dessert. Le choix n'était pas restreint ni très vaste, mais il offrait aucun produit qui n'était pas raffiné. D'un geste de tête, le gentilhomme remercia la demoiselle et continua tout en ressortant la vieille montre.

-Comme je vous le disais, nous avons des traditions et certaines peuvent s'avérer, je le concède, un peu inutile. Pourtant, nous y tenons et l'une de celle-ci est le fait que chaque héritier se choisit au cours de sa vie un passe-temps principal. En tant qu'inventeur nous voyons beaucoup d'importance à varier nos intérêts et nos explorations. Le 7e capitaine de notre navire avait un amour particulier pour l'horlogerie et il a fait de cette discipline son passe-temps. Cette montre est la sienne et bien qu'elle soit en bel état, elle date quand même de 6 génération. Pourtant, nous n'oublions pas et nous gardons des archives de tous nos prédécesseurs. Une montre signifiera pour ma tante une sorte d'ode à son originalité avec ce mince lien avec notre patrimoine familial. Beaucoup de nos femmes souffrent de se sentir exclu de la famille une fois mariée. Cela serait un message pour lui dire:"Ma tante, vous être peut-être au à Gernie et loin de notre domaine, mais vous êtes une inventrice à votre manière et une Eisenheim dans le coeur."

Il serra la montre, offrit un regard expert à la carte et sembla avoir son choix fais rapidement. Le regard pensif, il reprit de plus belle la conversation.

-Un bijoux de cheveux serait très intéressant et considérant son caractère rêveur, son esprit qui divague, nous pourrions peut-être y faire une analogie plus intéressante que nous pouvons le croire en premier lieux. Ses sœurs, et moi-même, je le confesse, la taquinons souvent sur le fait qu'elle ne tient pas ses idées en place et oublie beaucoup de chose. Il serait une marque d'affection de ma part que lui offrir un bijoux qui pourrait rappeler ces gentilles moqueries. Que pensez-vous d'un filet pour cheveux? Cela pourrait aussi représenter un filet qui retient ses idées.

Un léger, très léger, sourire malicieux étira le coin droit de la bouche du gentilhomme. Une nature qui lui avait glissé entre les doigts ces dernières années, des braises endormies. Si le Sieur Eisenheim se montrait bien aimable, il avait très probablement quelques étincelles retenus par savoir vivre. Il évita toutefois d'évoquer le lien possible avec Iovaris Eisenheim, un de ses ancêtre les plus controversé par le choix de son épouse. L'ancêtre bijoutier anonyme avait, disons, des goûts très mouvementé en terme d'épouse.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Jeu 19 Déc 2013 - 5:20

A la mention d'un nsache, le visage de Venycia s'était éclairé. Elle trouvait un peu étrange de permettre aux domestiques d'avoir leur propre animal de compagnie – ce devait être une véritable ménagerie, avec l'odeur en bonus –, surtout si certains avaient une passion pour, disons, les insectes. Ou les muvers. Brr. Quoiqu'il en soit, son intérêt était encore une fois piqué.

« Une nsache vous dites ? C'est justement l'animal que je souhaite acquérir ! Cela fait un moment que j'économise sur les petits riens que je reçois pour les broderies que je réalise pour la cousine de mon époux – c'est une grosse dépense, un vrai caprice, et je n'avais pas envie que Delian puisse me le reprocher en rentrant – et voilà qu'une annonce est parue, un petit nsache albinos sera bientôt disponible à l'achat chez les Phaëloness, tout près d'ici. J'ai pris rendez-vous pour aller le voir dés qu'il sera un peu plus grand, j'espère qu'il n'y aura pas de concurrence, ils sont tellement rares quand ils sont tout blancs... Mais c'est la couleur que je préfère. »

Elle avait un sourire candide, presque gêné d'avouer qu'elle allait dépenser le quadruple du prix normal juste pour avoir sa couleur préférée. Il ne fallait pas se fier à Venycia pour acheter des choses de manière logique ; si elle avait dû commander un vaisseau, il y a fort à parier qu'elle aurait prix en option la peinture chromée rose poudré. Juste pour le style.

Ils arrivaient à une petite pâtisserie tout à fait charmante, et Veny ne se fit pas prier pour entrer, chuchotant à son chauffeur qu'il pouvait bien aller déposer les nombreux et volumineux paquets au vaisseau pendant qu'ils se trouvaient là ; il y avait bien peu de chance pour qu'il y ait un problème, après tout. Quand il fallut choisir une place, ce fut assez naturellement que la jeune fille choisit de s'installer près de la serre intérieure. Elle n'aimait pas spécialement être assise car, même si cela était caché par ses longs jupons, ses pieds ne touchaient plus le sol sur certaines chaises du fait de sa petitesse, ce qui lui donnait l'impression d'être une enfant. Trop proche de la jeunesse que pour vouloir encore y retourner – cela viendrait sans doute, comme pour tout le monde -, elle n'était pas très à l'aise avec cet état de fait. Pour ne pas trop se concentrer sur ce détail insignifiant, elle se concentra sur ce que le sieur Eisenheim lui racontait. En se tortillant tout de même pour avoir la pointe des pieds au sol. Question d'honneur, qui rendit difficile le fait de se pencher sur la fameuse montre. Tellement difficile.

« Il me semble assez commun d'avoir des objets d'héritage dans les anciennes familles, » dit-elle enfin, « mais vous semblez avoir pris la chose sous une toute autre dimension. Je trouve ça fascinant. »

Se saisissant de la carte, elle entreprit de faire son choix, tout en réfléchissant au peu à la fois qu'elle apprenait sur l'homme. Un rapide calcul... Il était le treizième capitaine, apparemment. C'était plus « facile » pour des bourgeois, il n'y avait pas toutes les traditions autour des vivenefs. La jeune fille n'avait jamais vraiment compris l'intérêt, puisqu'elle n'aimait pas du tout Korrul. Et puis, en plus, elle avait rapidement constaté que la famille de Delian était bien plus riche que les Gotruscos, ce qui semblait totalement contradictoire... Même s'il fallait bien avouer que cela l'arrangeait bien, rien que pour les étoiles qu'elle avait dans les yeux en ouvrant son dressing ou sa boîte à bijoux. Un changement positif, même s'il n'y avait pas là d'héritage. Les bijoux de sa grand-mère avaient été vendus pour maintenir les affaires à flot, aussi quand les choses étaient allées un peu mieux, la vieille Elanni en avait eu de nouveaux. Pas spécialement bon pour l'histoire de la famille, mais ils avaient su rester Marchands, c'était déjà un miracle.

« Votre montre est superbe. Pour votre tante... Peut-être trouver un modèle à gousset qui ne soit pas trop lourd, afin de l'enfiler sur une longue chaîne ? Cela tiendrait plus de l'ordre du bijou, pour garder une même suite d'idées, mais en gardant le côté tout à fait fonctionnel. Ce serait plus original, et plus féminin qu'un modèle de poignet ou qu'une simple montre, qu'en pensez-vous ? »

Son regard restait fixé sur la liste de douceurs, alors qu'elle semblait avoir du mal à se décider, se mordillant la lèvre inférieure, avant qu'elle ne relève les yeux avec un sourire répondant à celui de son ami à l'idée d'un filet à cheveux.

« C'est une excellente idée ! Au delà de la blague, il y a moyen de trouver une résille qui soit tout à fait élégante. Je pense que nous aurons tôt fait de résoudre votre problème de cadeau, au final. »

Un dernier regard distrait sur la carte, puis elle la reposa, prenant ensuite une gorgée d'eau.

« Avez-vous fait votre choix ?... Pour ma part, une duchesse carmine et un thé à la vanille feront l'affaire, je pense. Cet endroit est vraiment charmant, au fait, votre père avait certainement beaucoup de goût. »

A ces mots, la serveuse revint, et elle dut répéter, après qu'Eisenheim eut annoncé également ce qu'il prendrait. La dame repartie, Venycia ramena la conversation vers un point qui l'avait intriguée.

« Vous disiez donc que vous avez un nsache ? Est-ce que vous me permettriez de vous poser quelques questions ? Je n'ai jamais pu avoir d'animal de compagnie, car je suis naturellement attirée vers les nsaches, avec lesquels ma mère a peur pour ses rideaux, et les fupins, strictement interdits à cause des cultures sous serres de mes parents. Aussi... C'est fort nouveau. J'aimerais m'en occuper moi-même, mais je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée. »

Déjà, le thé arrivait, avec une explication soufflée disant que les douceurs arriveraient dans deux ou trois minutes, juste le temps de les fignoler correctement. Veny déposa deux sucres dans la minuscule tasse de porcelaine, comme d'habitude, avant de verser gracieusement un peu du liquide bouillant dessus.


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Posté dans Re: Le monde est petit   - Dim 22 Déc 2013 - 8:23

Le sourire du gentilhomme s'était étiré à la mention du petit Nsache blanc, elle parlait de celui-ci à la manière d'une jeune fille rêveuse. Un caprice? Peut-être, mais cet air gêné et ces étoiles dans les yeux lui communiquait une sorte de petit rêve à exaucé. Il y a vraiment une différence entre un caprice et un rêve. Il ne jugea aucunement la dépense de celle-ci et n'avait pas la raison de le faire. Après tout, il elle faisait son effort à sa manière pour obtenir la petite créature sans faire une simple crise ou méthode de séduction à son époux. Une capricieuse aurait adopté une voix suave ou criarde à son homme pour lui exiger le cadeau au prix dodu.

La jeune femme s'était légèrement tortillée sur sa chaise, était-elle inconfortable? La chaise était-elle pas assez rembourré ou stable? Il se garda de questionner puisque celle-ci ne faisait aucunement mention à son malaise passager. Si la question n'étais pas soulevé, même pas une petite pointe, il ne fallait donc pas la déterrer au risque d'être très grossier.

La montre avait eu un certain succès et bien qu'elle était un des nombreux objets emblématique, il se doutait bien que certains auraient plus de succès.

-Je ne sais pas si vous vous souvenez de l'histoire raconté aux enfants? Celle du violoniste et de la fleur? J'avoue honteusement que l'histoire était une métaphore d'un de mes ancêtres. Mais le violon, lui, existe encore et toujours. Il sonne magnifiquement bien d'ailleurs, c'est pratiquement dommage que je ne me suis jamais sérieusement passionné pour cet instrument. Nous gardons souvent un objet en particulier de chacun, s'il en existe un. La montre de l'horloger lunatique et le violon plus grand violon de l'inventeur musicien par exemple. J'apprécie cet héritage.

Le choix des douceurs semblait difficile et il ne dérangea pas celle-ci avant qu'elle ne lui adresse à nouveau la parole. Le sujet du cadeau pour sa tante Heiva faisait rouler à pleine vapeur son cerveau. Une résille semblait, effectivement, une bonne piste avec la blague mise à part.

-Cela vaudra le coup de porter un toast avec nos thés à cette brillante équipe de chercheur de cadeau que nous sommes. Le succès est à nos portes, je le sens.

La phrase fût accompagné d'un sourire relativement radieux, une couche de mélancolie ayant pris la poudre d’escampette dans cet environnement convivial et la bonne compagnie.

-Je songe opter pour le même dessert que vous et si vous avons un peu de chance, le maître de l'endroit détiendra encore la petite machine de mon père. Je nous ai commandé une petite boîte de Délice d'El, avez-vous déjà goûté ce dessert? J'en raffolait et je dois avouer que j'en raffole toujours, bien que je sois un peu difficile sur la nourriture, je le concède honteusement.

La concession était accompagné d'un air si serein et avec un sourire en coin tellement affirmé que l'auto-dérision semblait visiblement être une pratique courante chez-lui. Trop se prendre au sérieux rend détestable, de toute manière.

-Pour ce qui est du Nsache, oui, j'en détiens une en réalité. Une femelle noire qui répond au nom de Lili. Je l'ai reçu il y a un peu plus de cinq ans.

Il n'ajoutera rien de particulier bien que le temps concorda environ avec le début de son retrait social et son veuvage. Il ne désirait pas ramener la conversation à ça.

-C'est un excellent  animal à mon avis, un animal à séduire et qui séduit. Il est le parfait compagnon pour une personne qui désire un ami et de l'air à la fois. Vous me semblez, pour ma part, tout à fait adéquate à avoir un Nsache. À vos propos et vos inquiétudes, il est visible que vous désirez prendre soin de l'animal et pas simplement le tendre à un domestique pour qu'il s'occupe de lui. C'est d'ailleurs une conduite que je qualifierais d'erreur. La personne qui prendra soin du Nsache sera son véritable maître. C'est du donnant-donnant, pas comme un Médor. Ces animaux-là ne me donnent parfois l'impression d'aimer n'importe qui qui leur donnerait à manger. Un Nsache est beaucoup plus exclusif. Mais c'est ce que j'ai remarqué, pour ma part. Les gens là-bas seront probablement d'un excellent conseil.

Il fit une pause.

-Bien qu'ils souhaitent vendre aussi. Peut-être qu'il serait bon de vous trouver une personne qui détient cet animal pour ne pas vous faire vendre n'importe quoi. Je n'ai pas fais affaire avec la famille qui créer des albinos, je ne sais pas comment ils gèrent leur affaire.


Son visage s'éclaira.

-Si vous le voulez, vous m'avez si bien aidé pour ces cadeaux qu'il me ferait plaisir de vous rendre la pareille pour votre animal. Si vous désirez un avis externe sur les produits que l'on vous offrira ce jour là, histoire que l'on ne vous vend pas des choses inutiles, je peux vous aider à mon mieux. Je suis à votre disposition si vous le souhaitez.

Le dessert arriva enfin devant eux: chacun une pointe de duchesse carmine et au centre de la table une petite boîte élégante remplit de 12 Délice d'El. Plusieurs couleurs et arômes étaient disponible, certains plus floraux, certains plus fruités.

-Ce sont des Délices d'El, servez-vous à votre guise. C'est un dessert que mon père a créé. Je l'apprécie grandement avec du thé.

Déposant sa tasse le bourgeois réalisa avec une forme d'étonnement à quel point il appréciait cette ambiance d'amitié qui s'installait à petit feu. Il ne pouvait être certain de rien encore, mais il avait une excellente impression sur la Dame Howk et en aucun cas il avait eu vent que celle-ci puisse être une langue crochue. Peut-être étais-ce réellement le début d'une excellente amitié.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Dim 12 Jan 2014 - 15:40

Venycia n'eut pas de peine à se remémorer l'histoire dont il s'agissait ; friande de fables, elle avait été toute étonnée d'en entendre une qu'elle ne connaissait pas. Elle fut d'ailleurs encore plus surprise de constater qu'il s'agissait d'une métaphore pour une histoire qui avait réellement eu lieu.

« C'est tout à fait surprenant. Dans ma famille, nous avions quelques héritages, mais plus précieux par leur valeur marchande que par les souvenirs qu'ils portaient, ils ont fini par être vendus sans que personne ne les regrette ; ma grand-mère a conservé quelques babioles, mais elles sont somme toute assez obscures... Avez-vous déjà songé à un objet que vous laisseriez, en suivant la tradition ? » Elle pencha la tête sur le côté, curieuse. « Non pas que je vous voie de si tôt en position d'abandonner un héritage, mais j'imagine que ce genre de choses demande une réflexion longue et particulière. »

Souriant à la possibilité de porter un toast avec du thé – chose incongrue s'il en est, lorsqu'on a l'habitude des toasts qui se donnent dans les réceptions... Cela semblait charmant, amical, presque caricatural. Quant aux délices... Encore une catégorie de choses qu'elle appréciait, et un élément dont elle n'avait jamais entendu parler.

« Je ne connais pas ce dessert, et pourtant, j'en ai goûté beaucoup de sortes... Je suis aussi difficile sur la nourriture, mais le sucré... Et bien, c'est sucré. »

L'auto-dérision qu'elle affichait en miroir prenait la forme d'un sourire tout en fossettes. Néanmoins, la conversation revenait sur le sujet qui, pour l'instant, la préoccupait le plus, pendant que leurs thés et desserts étaient apportés à table. Son regard fut immédiatement attiré par la petite boîte finement décorée ; les Délices d'El n'étaient apparemment pas n'importe quoi !

A l'invitation de se servir dans la boîte de douceurs, elle décida d'en déguster un avant de passer à sa Duchesse Carmine, quelques fois que le goût en soit plus faible et que son propre dessert n'en occulte les finesses. Elle tendit la main, ses doigts hésitant... Pour se saisir d'un biscuit rose vif. Évidemment.

« C'est excellent ! », s'exclama-t-elle quelques secondes plus tard.

Cela ne lui évoquait rien de connu, du moins au niveau du biscuit ; la garniture, par contre, avait un goût très prononcé de fruits rouges, semblable à de la confiture.

« Voilà un secret qu'il est honteux de garder, Monsieur Eisenheim, » fit-elle semblant de gronder, « Bien des dames paieraient très cher pour avoir un assortiment de ces petites choses à leurs goûters, vous savez. »

Après un sourire amusé, elle revint néanmoins sur le sujet des Nsaches, puisqu'il y avait apparemment une opportunité d'obtenir un avis éclairé. C'était une formidable coïncidence que le sieur Eisenheim possède lui aussi un animal du genre, autant en profiter.

« Je suis soulagée de ce que vous me dites. J'imagine que si vous arrivez à vous occuper de Lili quelque part dans votre emploi du temps qui m'a semblé bien chargé la dernière fois que nous nous sommes croisés, je ne devrais pas avoir trop de problèmes à prendre du temps pour le nsachi... Et pour tout vous dire, je suis à la recherche d'une domestique personnelle, donc je ne l'aurais de toutes façons pas délégué, les personnes potentiellement disponibles étant soit assignées à d'autres tâches soit... Comment dire ? Elles n'auraient pas bien leur place auprès de moi si régulièrement. » Parce qu'elles sont trop enclines à l'espionnage., ajouta-t-elle silencieusement.

Elle se saisit de son thé, pour en aspirer quelques gouttes qui lui brûlèrent la langue. Elle reposa la tasse avec une très légère grimace. Veny se faisait toujours avoir par l'impatience, c'était là une chose régulière.

« Si vous étiez disponible Middas de la semaine qui vient, ce serait d'une grande aide si vous m'accompagniez. »

Elle était tout à fait enthousiaste à cette idée. Peut-être pour la qualité des conseils, dont elle avait grand besoin et dont elle ne doutait pas de la pertinence... Peut-être parce que c'était une nouvelle occasion de rencontrer l'homme, qui était décidément d'agréable compagnie.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Mar 14 Jan 2014 - 18:59

Une question qui avait mérité réflexion: un objet d'héritage. Non, tout comme son loisir, il n'avait pas encore réussit à trouver quoique ce soit qui avait fait vibrer son cœur assez pour y donner sa vie ainsi que sa créativité. Sur le coup, il ne répondit rien de particulier et se contenta de remettre un peu d'eau chaude dans sa tasse pour allonger le thé. Il écoutait sa compagne avec un silence attentif, ne désirant pas inonder la conversation immédiate avec trop de détail personnel. Il avait beaucoup à raconter mais il n'était bienséant ni humble de ramener la conversation à lui-même. De plus, le Bourgeois désirait en apprendre plus sur cette femme qui se creusait la place d'une amie dans son estime. Au delà de cette épouse, au delà de cette jeune femme aimable qui balayait le quotidien de sa présence, qui était Venycia Howk?

Un sourire énigmatique étira ses lèvres alors qu'il buvait une gorgée chaude. Une lueur vivace passa en même temps dans le regard jade. Un bref instant, minuscule instant, la partie plus fantasque que lui-même avait traversé les murs de la courtoisie pour venir faire éclat à la surface. Cette part de lui-même, il ne pouvait pas vraiment l'exposer en publique ni permettre à une connaissance d'échanger librement avec ce fort intérieur. Il était chef de famille depuis trop longtemps pour ne pas courber l'échine devant les attentes de la société. Pourtant, au fond de lui, il y avait ces moments où il n'avait envie que de se laisser aller à cette partie plus originale, plus impulsive. Pourquoi pas enfourcher un bolide de course et rouler à toute vitesse dans Vuulte? Allons, il n'avait plus 15 ans...  

La remarque sur les délices lui fit chaud au coeur. Dans ces  dessert à la fois fin et parfumé, il revoyait toutes les qualités de  sa mère: complexité, rareté, un odeur toujours agréable, une allure toujours soignée.

-Ces desserts vous plaisent? J'en suis fort heureux. Quelques salons de thé les achète en gros à nos boutiques, celle de ma famille, pour sous-traiter la vente du produit. Il faut une machine particulière pour le produire, ce qui est la raison de sa rareté: nous n'avons pas partagé les brevets de la machine, ni vendu.  Sans ce dessert, qui sait, je n'existerais peut-être pas.

Un sourire légèrement taquin accompagna cette phrase, bien que son air calme reprit le dessus.

-Mon père était si désespéré de se prouver à ma mère qu'il a accepté l'épreuve qu'elle  lui avait donné. Étant une femme de Gernie et une Montel, elle lui a dit que s'il serait capable de faire un dessert pouvant se marier au parfum de n'importe quelle fleur, elle accepterait. Son prénom était Elorie.

Reconnaissant l'intelligence de la jeune femme, il respecta celle-ci en ne rajoutant pas plus de connotation entre "délice d'El" et "Elorie". Il jugeait que Venycia Howk n'était pas membre de ces pimbêches idiotes, incapable de faire des liens entre quoique que ce soit. Non, Madame Howk était bien plus vive que la masse, qu'elle le réalise ou non.

-Pour répondre à votre question antérieure, je n'ai pas, pour ma part, encore d'héritage à offrir. Commençons par espérer que la famille ne s'éteint pas, ce serait un progrès.

La dernière phrase avait comporté un lot d'amertume évident tout comme une forme de lourdeur. Étais-ce sérieux? Pouvait-il songer un simple instant à laisser la famille Eisenheim s'éteindre? Déjà, il avait eu plus de "courage" que plusieurs de ses ancêtres et n'avait pas plié devant l'envie macabre de boire à l'éternité avec une tisane de "sombre destinée". Il avait réussit à s'accrocher à un second souffle, pour Grégoire. Il ne laissa pas le sujet prendre racine et profita plutôt qu'elle ai mentionné les Nsache ainsi qu'une sortie amicale pour tout de suite déplacé la conversation vers là. Pour une fois, il s'était échappé réellement. Il n'avait pas souhaité dire une phrase aussi pessimiste et dépressive devant celle-ci. Mais la phrase, elle lui avait glissé des lèvres comme le poison dans lequel son coeur était flottant. Derrière ce visage aimable se cachait probablement un personne plus détruite qu'il ne voulait bien le démontrer... ou l'accepter.

-Je suis entièrement disponible ce prochain Middas et il me fera grand plaisir de pouvoir vous épauler dans cet achat. Je ferai de mon mieux afin d'être un conseiller à la hauteur de vos attentes. Où désiriez-vous que nous nous rencontrions pour aller chercher cette merveilleuse créature immaculée?

La servante revînt un instant plus tard, tendant un petit carnet à Sieur Eisenheim. Il signa sans trop se préoccuper, comme si l'action était banale. Possiblement un habitué de l'endroit? Pour s'assurer que la situation soit claire, il ajouta à celle-ci.

-Je prends tout ce qui a été commandé aujourd'hui, évidemment. Mon compte sera payé comme à l'habitude.

La servante s'inclina puis fila. Si Venycia payait en douce, Ebenezer ne se cachait pas pour ses cadeaux. La dame assise devant lui ignorait encore pour le somptueux collier de perle rose. Faire des cadeaux était probablement un de ses plus grands vice monétaire.

-Votre heure et votre endroit est mien, ajouta-t-il comme si rien ne s'était passé.


Peut-être considérait-il cela comme l'élémentaire de la courtoisie? Ou une sorte de cadeau d'amitié et de remerciement pour ses précieux conseils? Du coin de l’œil, Ebenezer ne put s'empêcher de remarquer l'attitude du chauffeur qui s'exaspérait. Que voulait-il celui-là? Même Boris qui était familier avec lui, voir un bon ami, ne prenait jamais la liberté d'être aussi grossier.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Jeu 16 Jan 2014 - 16:53

Encore une belle histoire. Venycia était presque gênée de constater qu'une famille bourgeoise avait plus d'historique remarquable et de spécificités que la sienne d'origine, pourtant Marchande depuis bien longtemps. C'était à se demander si les soucis financiers n'avaient pas fait disparaître toute envie d'appartenir à la famille, outre la disparition des facilités et des rares objets d'héritage.

« C'est une belle histoire. Cela semble récurrent dans votre famille, j'aimerais bien avoir d'aussi jolies choses à raconter, mais je crains que ce ne soit pas le cas. Les Gotruscos ne sont pas très romantiques. »

La réponse à sa question étonna Venycia. Elle n'avait pas spécialement songé à ce point particulier ; pour elle, ce n'était pas un problème. Delian n'avait pas l'air préoccupé par une quelconque descendance, loin de là. La descendance était un problème dont elle était libérée pour au moins quelques temps, au delà des pressions familiales qui se faisaient de plus en plus fortes mais qui, en l'absence d'une réelle volonté et de nécessité, restaient supportables. Elle se mordilla la lèvre inférieure ; elle avait probablement gaffé, encore. Elle ne voulait pas ramener de pensées désagréables, mais elle le faisait sans le faire exprès.

Elle décida de laisser couler, se plongeant plus activement dans la dégustation de son dessert, et l'intervention de la serveuse y contribua. Malheureusement, cela sonnait comme le début de la fin. Bientôt le retour à la maison... Eisenheim signa la note, comme un habitué de l'endroit, avant d'accepter la proposition d'accompagner Veny lors de l'achat de son nsache. C'était un bon signe, elle ne l'avait pas vexé par sa question.

« J'ai rendez-vous à la maison Phaëloness, dans la matinée. Peut-être nous retrouver à la zone vaisseau qui se trouve juste à côté quelques rues plus loin ? Vers dix heures ? »

Le chauffeur qui avait accompagné la jeune fille toussota. Il était revenu un peu avant, visiblement peu désireux de manquer la moindre phrase de la conversation qu'il pourrait rapporter à ses véritables maîtres par la suite. Il était visiblement plus que temps de prendre congé, selon ses critères. Venycia but les dernières gouttes de son thé, et chipa un second Délice d'El dans la petite boîte ouvragée.

Elle se leva ensuite, lissant les plis de ses jupes, encore ce geste machinal.

« Il semble, malgré que je me serais crue disponible aujourd'hui, qu'on ait besoin de moi au domaine. » La jeune fille glissa un regard vers son chauffeur impoli et se promit une fois de plus de trouver une solution à cette nuisance. « Mes excuses quant au choix des cadeaux... » Elle baissa les yeux. Il lui semblait être rappelée à l'ordre par un serviteur, comme une enfant qu'on gronde. « Mais vous avez au moins les idées pour vous aiguiller. Si l'anniversaire de vos tantes n'est pas dans trop peu de temps, peut-être pourrions-nous tout de même nous en occuper ensemble après ce rendez-vous pris ? Vous ne m'avez pas donné la date exacte. »

Se mordillant encore la lèvre, elle n'était visiblement pas très à son aise. Il y avait de quoi.
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Posté dans Re: Le monde est petit   - Ven 17 Jan 2014 - 18:28

Après une observation en biais de ce chauffeur trop déplacé et une dernière gorgée de thé, Ebenezer se prononça sur la question des histoires. Il ne désirait pas spécialement ternir sa famille, mais il n'avait raconté que le bon alors qu'il existait beaucoup de mauvais.

-N'oubliez pas que toute médaille a son revers, un coté polie et l'autre probablement ternie. Chaque famille a ses sombres secrets. La romance aussi, a ses défauts: L'amour peut être cruel et méchant, il a un manteau réversible. Il rencontre sa victime de manière flamboyante, si merveilleux qu'il semble porter le soleil sur ses épaules. Parfois, tout à coup, son manteau s'est renversé, la lumière disparaît et le laisse que la profondeur de la nuit. Froide, solitaire et silencieuse.

Ignorant la supercherie, donnant encore le bénéfice du doute au couple de Venycia, il lui donnait à sa manière un conseil. Bien qu'il avait aimé te chérit chaque jours de son existence avec celle-ci, il aurait voulu pouvoir en profiter d'avantage, qu'une personne l'avertisse qu'il est possible de tout perdre aussi rapidement.

La situation évolua rapidement, le chauffeur passait à l'attaque alors que chaque seconde qui s'écoulait rendait Ebenezer de moins en moins sympathique à celui-ci. Si Boris avait été là, il aurait appris à ce chauffeur de pacotille à se tenir mieux et surtout avoir plus de savoir vivre auprès d'une dame. Se levant pour s'incliner tranquille, haut de forme en main, il se redressa pour lui octroyer son sourire le plus amical.

-Ce middas prochain comme vous l'avez proposé, vers dix heure du matin à la zone réservé aux vaisseaux auprès de la maison Phaëloness. Je vous attendrai pour la suite de cette chasse au trésors. Leur anniversaire ne traîne pas tant que cela. Je vous en prie, ne vous empêchez en rien pour moi. Je vous ai retenu bien assez longtemps, allez-y.

Son visage figé dans ce sourire aimable, il laissa la demoiselle quitter l'établissement et il prit un moment pour lui-même. Quel heure était-il maintenant? Le temps file si vite en bonne compagnie. Se renseignant grâce à la montre de son ancêtre, il prit la porte pour sortir un quart d'heure plus tard, évitant de mettre plus mal à l'aise la Dame Howk en la croisant de nouveau aujourd'hui. L'air frais le pris alors qu'il voyait le soleil relativement avancé dans l'après midi. Observant Vuulte la vertigineuse un instant, il se sentit soudainement épié. Qui pouvait bien l'observer ainsi? Marchant seul à travers la populace, il réalisa que son manque de protection concordait avec la sensation d'être épié: quelque part, autour de lui, le capitaine de sa garde devait le suivre en catimini. Il fit mine de ne pas réaliser la situation jusqu'à ce qu'il atteint son vaisseau où son chauffeur l'attendait.

-Dites-moi Boris, j'espère que vous avez invité Viktor à prendre le voyage du retour avec nous.

-Monsieur? dit le chauffeur , interrogatif.

À ces mots un homme à l'allure menaçante sortie de la foule, aussi subtile qu'une ombre quand il le désirait. Le curieux personnage portait la cuirasse et l'équipement destiné à son poste auprès de la famille Eisenheim : un long manteau militaire comportant le Sigil d'Ebenezer entre ses omoplates.

-Viktor, cher ami, venez donc.

-Monsieur Eisenheim, toujours aussi perspicace, dit le nouveau venu de sa voix grave.

-Allons Viktor, est-ce si étonnant? Je vous ai survécus après tout. Tenez, pour vous consoler, venez donc diner en ma compagnie ce soir et pourquoi pas un petit entraînement à l'escrime avant?

Le sombre protecteur ne répondit rien mais le sourire en coin qu'il afficha, sur ce visage si rarement de bonne humeur, voulait tout dire. Si Grégoire n'aimait pas que son protégé ai un tel ami, Boris, pour sa part, trouvais le duo sympathique.

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Posté dans Re: Le monde est petit   -

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