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La main dans le sac...

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Posté dans La main dans le sac...   - Sam 16 Nov 2013 - 15:09

Une journée qui démarra comme n'importe quelle autre. Une mission de patrouille donnée à un VP, qui exceptionnellement devait rôder dans les cieux avoisinant la brillante cité de Penjoie. Ce pilote avait l'habitude des veilles aériennes, c'était son métier après tout. Seulement parfois une certaine routine, pour ne pas dire lassitude savait comment faire pour s'installer dans son quotidien. Piloter de pareils engins était certes son rêve, mais il éprouvait parfois un certain regret de ne pas avoir des missions plus dangereuses que ça … Il aimait l'action et les combats, mais il ne pouvait en avoir. Les événements se déroulant à l'île du sud auraient pu lui donner une aller direct, mais les contraintes techniques ont fait que les appareils volant ne pouvait fonctionner là-bas. Et étant pilote, sa présence était donc inutile pour le moment, en plus qu'il n'avait tout simplement pas été choisi. Revenant à ses esprits, Kovü remarqua quelque chose sur son tableau de bord. Apparemment son réservoir commençait à se vider et il serait bien plus prudent d'aller le remplir, au risque d'essuyer un nouveau crash …

Le spatioport le plus proche étant celui de Penjoie, il ne mit pas longtemps avant de mettre le cap. La fatigue commençait peu à peu à se méprendre de lui, mais sa mission n'était pas finie pour autant. Il restait de nombreuses heures de patrouille à assurer. Mais pendant que son speeder se ferait ravitailler, il pensait pouvoir profiter du peu de temps offert pour se reposer, ou du moins quitter cette 'bulle' qu'était sa mission. Cela n'allait pas aller jusqu'à s'offrir une balade en ville, mais au moins pouvoir pendre de quoi soulager sa gorge. Il connaissait une taverne se trouvant à deux pas du spatioport, elle était assez fréquentée par les voyageurs. Lorsqu'il fut enfin à terre, laissant son cher vaisseau aux mains du personnel, ce fut avec hâte qu'il rejoignit le lieu désiré. Rien de mieux qu'une taverne, avec son ambiance et tout ce qui allait avec.

Sans se prendre plus la tête Kovü commanda directement la première chose que le tavernier lui suggéra, pourvu que cela le rafraîchit et apaise sa gorge brûlante. Le VP avait beau être un dur en général, mais arrivait des moments où une certaine limite venait tout bloquer. Aujourd'hui ce fut la soif qui l'avait attiré en ces lieux, sinon il serait rester tout bonnement au spatioport. Les minutes passaient, il ne les voyait pas venir et osa commettre l'erreur de rester plus longtemps dans l'établissement, se permettant d'étancher non plus sa soif mais aussi le désir de savourer d'avantage. Cependant sa raison le rappela à l'ordre au bout d'un moment, et voyant que le temps de ravitaillement était largement dépassé, décida d’accourir le plus rapidement que possible à son speeder, sa mission était mine de rien inachevée. Toutefois en arrivant sur les lieux où il avait confier son appareil, il se rendit compte qu'il n'était plus là. Demandant à un technicien ce dernier lui répondit que le speeder fut déplacé dans un dock secondaire, en attendant qu'il vienne le récupérer.

Soulagé de ne pas avoir entendu d'histoire de vol ou de on-ne-sait-quoi d'autre, Kovü finit par trouver ce fameux dock secondaire. L'engin était là par la grâce de Ruyn, et le pilote finit par se rassurer. Ainsi il allait reprendre la voix des airs mais quelque chose d'assez inhabituel l'interrompu. En effet, alors qu'il allait regagner le cockpit du speeder, un élément le percuta. Si ce n'était grâce aux effets de l'alcool qu'il avait ingurgité à la taverne, il aurait réagit beaucoup plus sévèrement envers l'intrus ayant réussi à s'introduire ici. Visiblement, cette personne, une jeune femme, voulait mettre en marche le speeder.

-"... Je peux savoir qu'est-ce que vous faites ici, à tout hasard ? À moins d'être une technicienne, vous n'étiez pas en train d'essayer de voler mon appareil, j'espère ?"- Dit-il d'un ton sérieux.

La réaction du VP pouvait paraître légère compte-tenu de ce qu'il était en train de voir, mais cette 'passivité' était en réalité dû à l'humeur lunatique du jeune homme. Après tout, si cela se trouva cette personne pouvait très bien être une VP elle-même, qui avait peut-être confondue avec son speeder.


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La destination importe peu, et le temps qu’il fait commande. Quand on est arrivé, on a envie de repartir pour y retourner ...


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 17 Nov 2013 - 13:45

La chance, cette vieille amie qu'elle n'avait pas vu depuis bien longtemps. Elle s'était mise à penser que celle-ci l'avait quittée définitivement, Les mauvaises rencontres s'accumulant, l'accident de son retour du festival de Bonne Entente, l'incendie, tout cela insufflant une certaine mélancolie plutôt étrangère à la jeune femme. Mais comme une compagne revenue de bien loin, maline et fidèle, elle était revenue, petit à petit. La première réapparition de celle-ci s'était faite le lendemain même, après que sa maison eut été réduite en cendres.
Ce fut quand elle retourna sur les lieux du sinistre, pour récupérer les caisses et coffres qu'elle avait sauvé. Évidemment, il n'y avait plus rien sur place. Sur le coup, elle avait été abattue, persuadée d'avoir été volée. Elle resta alors un certain moment, à fouiller la poussière à la recherche d'autres vestiges, la mine sombre, jusqu'à ce qu'un vieillard l'interrompe. Ce vieux, elle le connaissait bien, un voisin, très bon ami de Junarila. Si ce n'était son meilleur ami. Le pauvre homme avait perdu sa femme peu après la mort de sa confidente, la même année, et depuis, elle n'avait pas eu grandes occasions de lui reparler. Loin d'être devenu acariâtre et renfermé, il avait plutôt préféré conserver sa bonne humeur en passant la plupart de ses journées avec de bons amis. Aendal Oblani avait beaucoup perdu, mais plutôt que de s'abandonner au désespoir, il avait la sagesse de vouloir profiter des vivants et du peu qu'il lui restait. Il était difficile à croire qu'autrefois il fut grand et imposant, quand on voyait cet homme courbé et maigre, au visage aussi bronzé que rieur. Mais il s'agissait bien là de celui qui autrefois n'hésitait pas à aller casser deux trois dents aux mauvais payeurs, durant l'apogée du business de la prédécesseure de Ren. Il ramassait un petit pourcentage, on ne chiait plus dans les sandales de la prêteuse et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

-Cherche pas plus longtemps ma petite, j'ai ramassé tout ton barda au petit matin. C'est pas bien malin d'avoir laissé comme ça sans surveillance ce que t'as manqué de te faire carboniser pour.

Il éclata de rire, laissant la jeune femme pantoise, observant le bonhomme avec des yeux ronds.

-Merci, je suppose.

-Tu sais, Ren, ça me fait presque autant mal qu'à toi d'avoir vu cette bâtisse partir en fumée. Sur le moment, j'ai surtout eu peur pour la mienne, mais après coup, ça fait un pincement au cœur de voir ça. Tous ces souvenirs d'une bonne amie qui s'en vont comme du sable au vent.  C'est un peu comme si le destin voulait définitivement supprimer cette époque.

-Votre compassion est appréciable, Aendal, mais pour l'instant c'est moi qui suis à la rue. J'pourrais pas vivre éternellement dans les auberges. Plus de business, plus de maison, plus rien !

-Mais qu'est ce que tu m'racontes ? Arrête de pleurnicher gamine. Tu crois vraiment que je vais te laisser comme ça ?  Si je te laissais dans la panade, je suis sûr que Junarila me maudirait de là où elle est. Et se faire maudire c'est déjà pas génial, être maudit par une morte doit être cent fois pire.

Il rit de nouveau, Ren n'haussa qu'un sourcil en reculant son visage. L'humour douteux du vieux n'était pas très convainquant mais le reste de ses déclarations l’intrigua et elle le laissa donc continuer sans ciller.

-En attendant que tout s'arrange, tu es mon invité. L'ancienne chambre de mes fils va enfin retrouver de son utilité. Par Ruyn, j'te garantis pas son état par contre, ça doit bien faire six mois que j'ai pas fait le ménage là d'dans.

Un large sourire se dessina sur les lèvres de la Korrulienne et de bon cœur, elle le remercia et prit le vieil homme dans ses bras comme s'il fut son propre grand-père. Enfin, sauf que son grand-père à elle était un pourri de dernière catégorie, presque autant que son père.

Son père, un problème épineux qu'elle devait résoudre au plus vite. Elle ne savait pas s'il avait essayé de la tuer, la trouvant trop disgraciante pour l'humble famille Kartal ou bien si c'était une façon plus qu'indélicate de lui demander de rendre une visite de courtoisie. Une chose était certaine, Harub avait du lui laisser son adresse. Sûrement pas par mauvaiseté, elle ne connaissait que trop bien son frère. Il était bien plus envisageable que Zimyad était tombé sur leurs correspondances et ait fait pression sur son fils pour divulguer où habitait son horrible progéniture. Le pauvre Harub se sentirait bien mal s'il savait en quoi cela avait résulté.
Ren ne pouvait laisser ce problème se gangrener plus longtemps. Si bien qu'elle ne mit que trois jours avant de se décider de partir pour Ofägar. Elle prévint Aendal de son départ, mais ne divulgua rien pas ses intention. Son sac en toile sur l'épaule, ses dagues bien cachées sur elle, elle se mit en route vers le spatioport en quête d'un vaisseau de transport civil, ou une âme charitable.
Évidemment, c'est à ce moment exact que sa chance la quitta de nouveau. Pas de départ aujourd'hui, et tous les conducteurs à qui elle demanda service furent des enflures, lui demandant des sommes astronomiques pour grimper à bord de leurs vieilles bicoques. Furieuse, la jeune femme se retira en direction des hangars, allant s'abaisser à demander de l'aide aux veilleurs pourpres pour son voyage.
Sauf que le lieu s'avéra désert. Si désert et si calme qu'elle fut sujette à une tentation folle, insensée, et qu'outre sa folie, ne lui ressemblait que peu. En voyant un misérable petit speeder, elle eut terriblement envie de le voler et ainsi de pouvoir se tirer d'ici sans dépendre de quiconque. Ren ne volait pas. Enfin, elle n'aimait pas vraiment voler quand il ne s'agissait pas de quelques sous venant de la poche d'un ivrogne ou le sabre d'un forban dont elle avait juré une vengeance impromptue.
Le cockpit ouvert, la taille réduite du vaisseau, la simplicité apparente du tableau de bord et l'absence totale de surveillance rendaient le vice d'autant plus tentant. Elle céda et s'installa confortablement sur le siège pilote, en ricanant nerveusement. La jeune femme observa les boutons, leviers et compteurs en se mordant la lèvre sous la concentration. Elle plissa les yeux, fit une moue dubitative et haussa les sourcils avant de tirer un levier au hasard. Un bourdonnement affreux se fit entendre, quelque chose de pas naturel, si douteux qu'elle préféra le remonter dans un geste de panique. Ren allait continuer le massacre en appuyant sur des boutons quand elle vit une ombre se pencher sur elle pour demander :

-... Je peux savoir qu'est-ce que vous faites ici, à tout hasard ? À moins d'être une technicienne, vous n'étiez pas en train d'essayer de voler mon appareil, j'espère ?

Tétanisée, elle écarquilla les yeux, avant de tourner doucement la tête vers le veilleur. Elle avait eu peur une fraction seconde que cela soit Anzû, mais la voix était plus grave et posée. Bon, il gardait la tête typique d'abruti qu'ils avaient tous, mais au moins, elle n'avait pas en face d'elle le recordman Korrulien de connerie profonde. En parlant de connerie, elle s'inspira de ce mot pour sauver sa peau, prenant l'air le plus débile possible. Elle s'inspira aussi beaucoup des cultivatrices aux moments où elles cherchaient activement à se marier pour cela. La demoiselle remonta une épaule et entortilla une de ses mèches de cheveux autour de son doigt. Elle oublia au passage que sa chevelure était entièrement tirée en arrière par de multiples petites tresses, rendant le geste encore moins naturel et bien plus caricatural. A cet instant, elle n'était plus Ren. Elle était le savant mélange entre une cultivatrice, Anzû et un draoma.

-Non mais voler ? Non mais trop pas quoi, tu m'as prise pour qui ? Si je veux mon père il m'achète tous les vaisseaux que je veux. Non mais allo quoi. J'ai juste toujours rêvé de devenir pilote tu vois, je voulais voir ce que ça fait. Mais bizarrement on a jamais voulu me laisser faire, genre c'était trop délicat pour moi.  Oh my Ruyn, ça donne un de ses sentiments de puissance ! J'suis trop sûre qu'un beau baraqué comme toi, ça conduit trop bien.

L'instant de flottement la figea dans le sourire le plus stupide de l'histoire, tandis qu'elle se collait mentalement des baffes. C'était la technique la plus pitoyable qu'elle n'avait jamais mit en route. Elle se sentait déjà regretter toute sa vie cette tirade. Bon, au moins dans le pire des cas, il la prendrait pour une pauvre aliénée, qui aurait perdu son garde-fou. Se tirer de la, le plus vite possible et assommer le veilleur si fort qu'il oublierait tout ça, c'est tout ce dont elle avait envie. Mais pour l'instant, elle pleurait intérieurement de honte, coincée dans ce fichu cockpit avec un veilleur sous le nez et la dégaine d'une gloussante déplumée. La chance, elle l'avait aperçue. Elle lui avait fait un gros bras d'honneur et est repartie d'aussitôt.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Lun 18 Nov 2013 - 12:57

Tout Veilleur Pourpre, ou ne serai-ce même que soldat avait dans sa vie vu des choses étonnantes. Guerres, opérations commandos, missions dangereuses, forcené à arrêter … Absolument tout. Ou presque aussi étonnement que ce soit, presque car aujourd'hui un de ces hommes venait de découvrir quelque chose de tout nouveau, qui était au delà du sentiment d’incompréhension ou de stupéfaction … Le choc. Kovü ne savait si c'était dû à ce qu'il venait d'ingurgiter ou non, mais ce qu'il venait d'entendre de cette illustre inconnue le laissa quelques instants silencieux, ne sachant vraiment pas comment réagir ou quoi penser. C'était si inhabituel d'entendre un tel discours, d'autant plus que cette femme semblait ne pas être si à l'aise que ça dans cette situation. Remarquant toute ses mimiques et gestes, bien que visiblement forcé, de ses doigts. Ainsi, le jeune homme finit par reporter son regard sur elle puis, hésitant à ouvrir le bouche, décida de dire la première chose qui lui passait par l'esprit.

-"Ah, hum … Merci pour le compliment c'est vrai que je m'efforce pour toujours être …"-

Se rendant soudainement compte qu'il était en train de répondre au compliment de la jeune femme, alors qu'il n'y a même pas deux minutes il voulait la faire sortir d'ici, il se ressaisit puis tenta de revenir à la réalité. En fait, il ne savait combien de verres avait-il pu boire à la taverne, mais son esprit étant un tantinet plongé dans la brume témoignait bien d'une consommation un peu élevé, par rapport à ce qu'il voulait à la base. Ainsi, se rattrapant comme il pouvait il précipita ses mots pour regagner son sérieux, cette chose qu'il s’efforçait de toujours garder en toute circonstances.

-"La conduite d'un de ces engins peut s'avérer dangereuse, ce n'est pas à mettre à la portée de n'importe qui. Il faut de l'expérience, de la maîtrise, une connaissance du terrain aussi … Donc oui, vous pouvez en déduire que je conduis bien, sans prétentions."-

Toutefois son explication restait très suspecte. Kovü avait du mal à croire, si ce n'est qu'il ne la croyait tout simplement pas. Mais il ne s'en soucia pas plus que ça, elle avait l'air d'être une simple fille du peuple cherchant son gagne pain pensa-t-il. Mais malgré tout quelque chose lui susurrait une idée, quelque chose qu'il avait pas l'habitude de faire ou même de penser. Regardant à droite et à gauche, il se pencha sur le cockpit puis dévisageant la jeune inconnue décida que cette journée pouvait bien s'animer un peu et sortir de cette monotonie. Si réellement elle voulait voir ce que ça faisait de piloter un de ces engins, ou du moins pouvoir voyager à bord, Kovü lui fit part d'une petite proposition pour le moins déroutante. Mais adorant les sensations fortes et l'inconnu, le jeune homme ne reculait devant rien.

-"Mais puisque t'es là, autant en profiter non ? Ça te dis de faire un tour ? Puisque tu sembles aimer ce genre d'engin, je pourrai te montrer de quoi il en retourne … Puis au moins, tu aura l'avantage de ne pas être dénoncé à la sécurité du Spatioport, ce qui je pense serait très embêtant si ça venait tout de même à arriver …"- Dit-il en accompagnant d'un regard presque carnassier.

Changement de registre, Kovü passait d'un bout à un autre. En l'espace de quelques secondes il avait décidé de s'amuser, comme il savait si bien le faire, et à sa manière. Peut-être que cette inconnue n'avait pas bien fait de le croiser aujourd'hui, car contre l'ennui, il était capable de tout faire … Absolument tout.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Lun 18 Nov 2013 - 16:02

Ren dû se retenir de rire en voyant que l'effet avait été plus efficace que prévu. Elle aurait presque eut pitié de lui tant il était dérouté. Mais la suite la fit déculpabiliser, quand il commença à se vanter, et que sa si amusante expression étonnée se transforma en air sournois, qui ne lui plaisait que trop peu.

-Mais puisque t'es là, autant en profiter non ? Ça te dis de faire un tour ? Puisque tu sembles aimer ce genre d'engin, je pourrai te montrer de quoi il en retourne … Puis au moins, tu auras l'avantage de ne pas être dénoncé à la sécurité du Spatioport, ce qui je pense serait très embêtant si ça venait tout de même à arriver …

« Des menaces hein ? T'es quel genre de salaud toi, que je te rajoute à ma belle collections de rencontres détestables ? » pensa t-elle immédiatement, en réprimant un grincement de dents irrité. Qu'il essaie quoique ce soit, elle réagirait de suite, mais elle répugnait quand elle pensa que tout cela aurait pu arriver à une gamine plus naïve qu'elle. D'une voix légèrement plus grave et éraillée qu'à son habitude, pour corriger progressivement son ton afin de le rendre plus fluide et moins forcé, elle piailla:

-Beau gosse et super sympa, wah, c'est pas tous les jours qu'on tombe sur quelqu'un comme ça, c'est sûr ! J'peux pas refuser ça, un truc aussi cool. Et j'ai trop pas envie qu'on m'envoie à la sécurité, ils sont trop pas polis là bas. C'est sûrement parce qu'ils sont pas assez payés. Les pauvres c'est toujours super aigri.

Ren dissimula le sourire malsain qui naissait sur ses lèvres, le muant doucement en une expression enfantine. Mais dans son regard subsistait une lueur perfide et victorieuse.
Ruyn savait qu'elle avait tout de suite analysé très précisément le moindre mot du veilleur, faisant semblant de prendre tout au pied de la lettre. Elle ne s'étonna pas qu'il eut un potentiel de rouleur de mécanique assez élevé. Son radar à branleurs s'était activé dès qu'il avait commencé à jouer les grands soldats virils. C'était même la plus grande raison pour laquelle elle souriait de façon si naturelle. Il était ridicule et sentait un peu l'alcool. Elle ne s'étonnait même plus de ses rencontres, elle ne désespérait même plus de tomber sur ce genre de personnes. Veilleur, cultivateur ou forban, tous les mêmes dans ce bas monde de malades.

La jeune fille se décala pour s'installer sur le fauteuil passager, sûre d'elle, se permettant même de poser ses pieds sur le tableau de bord. Le voyage allait s'annoncer rocambolesque et elle réfléchissait déjà à comment elle allait le convaincre de rejoindre Ofägar. Il allait pas s'emmerder le bougre, avec une telle copilote. Mais chaque chose en son temps, elle sorti des fruits secs de sa poche et grignota,
Et tout naturellement, une question sorti de sa bouche, histoire de ne pas laisser s'installer un de ces silences angoissants :

-Et sinon, tu connais Anzû Der Hayr ?

Le fixant du coin de l’œil en attendant sa réponse, elle reprit une poignée de friandises qui croustillaient bruyamment sous ses dents, avant de s'adresser de nouveau à lui, la bouche pleine en tendant sa main:

-Ah mais v'bouffe comme fa et ch'te propove même pas. K'en veux ?

Bon voilà, pour l'image de débile c'était entretenu. Avoir l'air insignifiante, faible et insouciante, c'était primordial pour assurer ses arrières dans ce genre de situation. Il fera moins le caïd dans une vingtaine de minutes par contre. Ren préférait tout de même éviter de commencer les hostilités maintenant, alors que le veilleur n'avait encore rien fait.

Il referma le cockpit, elle déglutit. La dernière fois qu'elle avait voyagé en vaisseau, certes un peu plus massif, ils avaient faillit s'écraser. Les trucs technologiques avaient pas l'air de trop l'aimer. Elle souffla par le nez, exaspérée. Il fallait qu'elle arrête d'imaginer le pire ça avait tendance à concrétiser les scénarios désastreux.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mer 20 Nov 2013 - 12:41

Attendant une quelconque réaction, Kovü se frotta la tête instinctivement. Il ne savait pas s'il avait bien fait de lui 'proposer' de faire ce tour, bien qu'en réalité il n'avait pas semblé lui avoir laissé le choix. C'était assez inhabituel chez lui car d'ordinaire il n'oserait même pas aller jusqu'à tutoyer cette inconnue … Ou plutôt, n'y penserai même pas. Ainsi lorsque la jeune femme affirma qu'elle n'avait pas envie de traîner avec la sécurité, un sourire pincé se traça sur ses lèvres. Peut-être était-ce une mauvaise idée, mais il ne risquait pas grand chose avec elle, du moins en apparence. Prenant place aux commandes, il ne démarra pas tout de suite l'appareil, il resta muet un moment tout en regardant son tableau de bord, perdu durant le temps d'un instant dans ses pensées. Qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Il n'en avait pas la moindre idée. Plus les minutes s'écoulèrent plus les choses devenaient floues pour lui. Une chose était sûre : plus jamais il n'allait faire un tour en taverne avant de reprendre ses missions.

Avant de refermer le cockpit il remarqua que sa passagère semblait s'être d'ores et déjà mise à l'aise, voir un peu trop. Utiliser le tableau de bord comme repose-pieds ne semblait pas le gêner, mais en revanche son regard devint légèrement plus sombre quand il constata qu'elle se mit à casser la graine. Ne le savait-elle peut-être pas, mais il était dur de nettoyer un speeder, c'était même pénible. Ne disant mot, il continua de se taire mais lorsqu'il entendit le nom de 'Anzû'. Cela lui évoquait quelque chose, mais sa tête était un peu trop dispersée pour se souvenir de qui c'était exactement. Cela sonnait comme le nom d'un VP, ou du moins ça lui rappelait ça. Il avait déjà entendu ça quelque part en tout cas. Se contentant de faire un signe négatif de la tête, il déglutit à nouveau quand l'invitée lui proposa de 'goûter' à ses friandises, ses dents se serrèrent.

-"Non … Non ça va aller, merci. Par contre moi je te conseillerai de faire hyper attention : tu me dégueulasses mon speeder, c'est toi qui prendra l'éponge, saisi ?"-

Il n'avait pas dit ça d'un ton menaçant ou particulier, en fait il avait prit justement un ton des plus normal. Normal à son niveau bien entendu, c'est à dire sans aucune intonations, un ton de dur comme on le disait. Une fois cela dit, Kovü retourna à ses commandes et refermant le cockpit pensa alors qu'il ne savait pas où faire ce tour qu'il avait si sagement proposé. Alors optant quand même pour quitter le spatioport, ce ne fut que quelques instant après qu'il demanda à la jeune femme.

-"Comme je suis un gentleman je vais te laisser choisir la destination, petite."-

C'était risqué quelque part de lui laisser le choix de la destination. Kovü le savait et agirait si jamais le lieu désiré sentait trop le draoma. Il restait cependant une dernière question qui, pour le reste du trip, la réponse serait bien pratique.

-"Ah et au fait, peux-tu me donner un nom à mettre sur ton visage ? Je n'ai jamais réellement aimé appeler les gens uniquement par 'tu' …"-

Attendant sa réponse, il resta concentré sur son trajet.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 24 Nov 2013 - 13:32

-Non… Non ça va aller, merci. Par contre moi je te conseillerai de faire hyper attention: tu me dégueulasses mon speeder, c'est toi qui prendra l'éponge, saisi ?

Elle leva le pouce en signe d'approbation, même si elle savait qu'elle n'en aurait foutrement rien à faire de laisser des miettes et que de son éponge, elle s'en tamponnait le coquillard avec.
Ils avancèrent un instant, avant qu'il ne lui propose de choisir la destination. Ren refoula un sourire carnassier. Non, elle n'allait pas exiger tout de suite un voyage de plus de 300 km dans les désert. Elle avait encore bien de mal à trouver une façon correcte de demander la chose. Et par façon correcte, elle entendait un moyen qui n’inclurait pas sa dague et qui ne réduirait pas à néant le peu d'honneur qui lui restait. Mais elle verra pour les festivités plus tard, elle allait se la jouer raisonnable pour l'instant, histoire d'attiser sa confiance, sa pitié ou un certain attendrissement. Peu importe tant que c'était efficace.
La jeune femme pencha la tête sur le côté et fit semblant de réfléchir, se tapotant le menton du bout de son index.

-Je sais pas trop, l'itinéraire de tes patrouilles, ou du moins les endroits que tu préfères ? Je connais pas trop bien la ville tu vois, j'suis sûre que quelqu'un comme toi connais les endroits les plus cools.

Après un énième sourire stupide, Ren se pinça les lèvres, se demandant quel patronyme elle allait bien pouvoir utiliser pour ne pas laisser son autre question en suspens. Elle ne révélait jamais son nom à n'importe qui et pour l'instant, ce veilleur pourpre était une version ultime du n'importe qui typique à qui elle ne voudrait absolument pas laisser son identité.

-Ah et je m'appelle Neralima Lah'trak. Et toi c'est ?

Ses prénoms et nom à l'envers, tout simplement. Elle avait hésité un instant à se faire passer pour Lalah Desnolancès, mais c'était trop gros pour passer. Notamment trop gros au niveau du décolleté. La pauvre damoiselle avait une sacrée réputation là dessus, entre ça et de sulfureuses rumeurs, elle n'était pas bien épargnée par les mauvaises langues.
Bon, peu importe où ils allaient à l'instant, la Korrulienne allait devoir se montrer de plus en plus fine ou bien en plus que son voyage gratos tombe à l'eau, elle récolterait des soucis avec les autorités en plus.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mar 26 Nov 2013 - 14:47

La question de Kovü, la première, trouva une réponse plus ou moins correcte. Bien que cela ne lui donna guère le nom d'une destination, il savait que cette personne n'était pas difficile là-dessus, pour le moment en tout cas. Ainsi, ne répondant rien il réfléchissait vers où allait-il se diriger pour ne serai-ce qu'impressionner son invitée … Cela n'allait pas aller jusqu'à rendre visite à un repère de Forbans, la dernière fois avait été bien trop 'amicale' pour que Kovü ose y remettre les pieds. Alors il songea à aller chercher un peu plus loin que la ville. Son itinéraire de patrouille ciblait principalement, du moins aujourd'hui, les alentours de Penjoie. De toutes les manières il n'allait pas pouvoir s'éloigner beaucoup, mais assez pour faire voir du pays. Enfin, concernant sa deuxième question celle-ci trouva mine de rien sa réponse.

-"Kovü …"-

S'arrêtant un moment, il hésita à prononcer son nom et ainsi révéler son appartenance aux Lysereän, qui était une famille de cultivateur. Cela pouvait s'avérer dangereux pour lui d'autant plus qu'il ne savait rien de cette femme séjournant à coté de lui. Il reprit et décida donc de mentir malgré tout, donnant un faux nom.

-"... Abäthur. Je pense qu'on ne va pas pouvoir bien faire notre trip vu que les tours des VP se trouvent pas loin. Si t'as rien contre les distances, le mieux serait de sortir du périmètre."-

En dehors du périmètre gardés par les VP les choses allaient être plus facile. Le Veilleur tentait de se souvenir d'un endroit pouvant être intéressant, mais dans un désert surtout celui entourant Penjoie il n'y avait strictement rien. Il avait mal choisi son jour pour embarquer quelqu'un à faire un petit tour, en réalité il aurait mieux fait d'attendre qu'il soit ailleurs, comme à Ofägar ou même Arish. La seule chose à voir, et qui serait assez saisissante, qui procurerait peut-être des sensations fortes, ça serait bien des camps Forbans. Mais en l'absence d'idées acceptables, il se voyait dans une situation bien délicate. Après avoir jouer les grands durs devant cette Neralima, se retrouver à n'avoir finalement rien à proposer achèverai sa crédibilité … Mais comme une aide, un heureux hasard, un bruit retentit depuis son tableau de bord. C'était la radio, une transmission. On l'informait d'un changement de statut sur sa mission, il semblerait qu'il allait devoir faire le reste de sa patrouille ailleurs. À Ofägar précisément, qui se trouvait à une certaine distance d'ici …

-"Compris. Bon … Tu l'as entendu, je crois que notre petit tour n'aura même pas commencé qu'on va devoir l'annuler. Ou bien le remettre à plus tard, qui sait."-

Kovü ne savait pas si Neralima était bien d'accord pour rester avec lui tout le trajet, mais il n'avait malheureusement pas le temps de la reposer à terre. D'une certaine manière, le choix n'était plus autorisé … Ainsi faisant mine de rien, il prit la direction de la grande ville sans rien de plus. Il évitait de la regarder, c'était une réaction plutôt infantile cela dit. Peur de croiser son regard ? Pour qu'elle lui hurle de revenir au spatioport ? Mieux valait ne pas avoir de tension à bord.

- - -

Cela devait faire un très long moment que le speeder s'était mit en route. La distance devait être à moitié couverte à présent, et tout semblait aller bien en apparence. Jusqu'à ce moment, cet instant qui n'était pas étranger à Kovü. Tout commence par un petit bruit, comme d'habitude, qui alerte le Veilleur. Regardant attentivement sur le tableau de bord, un voyant rouge clignotait au même rythme que le son se répétait. Fronçant les sourcils, il se cala dans son siège puis semblait être bien plus concentré que la normal, à un point justement des plus anormales. Après quelques instants, l'appareil commença légèrement à trembler.

-"Je crois qu'on va avoir quelques complications à partir de maintenant … Accroches-toi."-

Son ton calme cachait bien des choses. Premièrement, le speeder pouvait à tout moment décrocher car le voyant rouge alarmait en réalité d'un problème plus grave qu'il ne voulait le laisser paraître. En temps normal cette lumière indiquait que de l'air s'infiltrait dans le fuselage, comme une sorte de détecteur de brèches. Cela avait peut de chance d'arriver, toutefois si la lumière était allumée il y avait une infiltration d'air … À moins que cela venait d'ailleurs, comme des réacteurs et plus particulièrement, des circuits de reconduction qui alimentaient en carburant ces derniers. Inévitablement, une seconde secousse vint frapper le cockpit bien pu violemment que précédemment, alors que Kovü se débattait pour ne pas perdre en altitude. Tentatives qui se résolvaient au final à rien, vu que le speeder perdait tout équilibre. L'important appel d'air dans les circuits s’immisçaient jusqu’à dans le fuselage et était en train désaxer l'appareil.

On pouvait le voir à travers les vitres, le speeder décrochait malgré les efforts du pilote. Pas en un angle droit, mais d'ici quelques secondes un impact allait avoir lieu. Serrant les dents, Kovü savait qu'il ne parviendrait pas à redresser complètement et décida alors de remonter du nez le plus que possible pour adoucir le choc. Le bruissement de l'air s'infiltrant dans la coque résonnait partout, en même temps que l'altimètre s'affolait et envoyait des signaux d'alarmes. L'instant T arriva finalement, et heureusement qu'ils étaient dans le désert. Amorti en partie grâce au sable, le speeder frappa violemment le sol avant de continuer sa course plus loin, s'enfonçant le devant dans une dune. L'appareil enfin immobilisé, Kovü tenta de reprendre ses esprits.

-"C'était moins catastrophique que prévu …"-

Il désactiva le système de l'appareil puis força l'ouverture du cockpit. Heureusement qu'ils étaient encore en vie, au moins le VP allait pouvoir voir et peut-être corriger le problème. Sortant le premier, il se dirigea instantanément à l'arrière du speeder. Cette situation ne lui était pas inconnue, il y a un certain temps ça lui était déjà arriver … Sauf que ça avait été bien moins pacifique.


KOVÜ LYSEREÄN

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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Ven 6 Déc 2013 - 16:25

Donc il s'appelait Kovu ? Retenu. Bizarrement elle trouvait que ça faisait nom de Garuda.
Le voyage commença bien, Ren se curant tranquillement les ongles et se débarrassant discrètement des poussières en les jetant sous son siège. Non elle n'en fera pas de même avec son nez. Penjoie, elle connaissait mieux que personne, ce blanc-bec lui montrera rien de nouveau, à moins qu'une statue d'Henja à poil ait été dressée cette nuit quelque part. La jeune fille eut un rictus de dégoût à cette pensée. Mais une communication radio la fit se redresser, les yeux ronds, aux aguets comme un ezeaelle surprit par un bruit suspect.
Ses supérieurs le demandaient à Ofägar. A Ofägar.
Ren gonfla ses joues pour retenir tout cri de joie, sa bouche se courbant légèrement en un sourire ridicule. Et quand elle comprit qu'il l'emportait avec elle, elle hurla de joie. Ce qui donna à peu près :

-YAAAAAAAAAAAAAAY

Elle se figea sous le regard interloqué du pilote et précisa en ricanant:

-J'ai toujours rêvé d'aller à Ofägar.

Chantonnant en remuant ses bras, elle n'ajouta rien, bien trop heureuse de s'être épargné une séance de chantage/menaces/attentat pour parvenir à ses fins. Un peu de chance de nouveau, ça faisait du bien ! Quelle coquine celle-là à jouer à cache-cache et lui faire cruellement penser qu'elle l'abandonnait. D'ailleurs, le retour de karma s'était fait rapidement, encore une fois.

Après quelques petites heures de voyage tranquille et sans véritable discussion, le vaisseau s'était mit à trembler et faire un boucan d'enfer. Elle n'aima pas non plus, du tout, la tête que fit le pilote et encore moins le commentaire qui suivit. Le speeder remua de plus en plus, et ne tarda pas à s'écraser, violemment malgré les efforts de Kovu. La Korrulienne faillit se cogner la tête contre le tableau de bord mais évita un beau traumatisme crânien à quelques centimètres près. Elle ne s'en satisfit pourtant pas, laissant un silence peser avec une moue à la fois dubitative et aigrie, le temps d'analyser la situation. Quand l'information lui parvint entièrement au cerveau, Ren grogna littéralement en se prenant la tête entre les mains, avant de la relever en s'écriant, tout en sortant en furie du cockpit:

-EST CE QUE C'EST UNE BLAGUE ?

Elle leva les bras en l'air, avec une expression désabusée, avant de les laisser tomber en les claquant sur ses jambes. Puis, elle dénoua son bandage, pour présenter la cicatrice de la morsure de styx qui peinait à guérir, grognant avec une moue écœurée :

-Voilà ce qui l'est arrivé la dernière fois que je suis restée plantée trop longtemps dans le désert. Je te jure que si...

Derrière la dune, elle entendit un bruissement, furtif, à peine perceptible. Le bruit d'une bête s'approchant lentement, ayant sentit l'odeur humaine depuis déjà longtemps. Ren se figea, l’œil alerte et le menton levé. La damoiselle se mit à trembler, puis serrer les dents, avant de céder à la panique, s'asseyant dos contre le speeder pour se cacher. Se dissimulant le visage entre ses mains, elle sanglota quelques instants, ses nerfs ayant lâché sous la peur. Puis elle vit l'animal, les fixant de son œil féroce, les toisant cruellement. Et bêla.
Elle venait de faire une crise de flippe pour un draoma.
L'air hilare de Kovu la fit sortir de ses gonds et elle dégaina une de ses dagues, qu'elle avait à l'origine renoncé à sortir, pour la pointer vers lui :

-Répare ce tacot et t'fout pas de ma gueule, musclor. J'espère vraiment que c'est «moins catastrophique» que tu le pensais. Et j'espère aussi que tu me fais pas le coup de la panne, j'suis pas ce genre de nana, okay ?

La jeune femme rangea son arme en soupirant et se rassit par terre en marmonnant des choses incompréhensibles, en attendant que tout s'arrange.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Sam 7 Déc 2013 - 10:45

La panne n'en était pas vraiment une. Le speeder avait été endommagé d'une certaine manière, et la fissure dans le réacteur ne pouvait être réparer aussi facilement. Sans les outils appropriés Kovü ne pouvait pas faire grand chose, alors qu'il tentait par tout les moyens de trouver une solution. Il regardait de près les réacteurs tentant de situer dans un premier lieu la brèche. Mais alors qu'il s’affairait à sa besogne, il entendit Neralima s'exclamer en sortant de l'appareil. Apparemment elle n'avait pas du tout apprécier le fait que le speeder se soit crashé, mais le soldat n'y était pour rien, pour une fois. Elle vint retirer un bandeau qu'elle portait et laissa apparaître une cicatrice béante, la montrant à Kovü. Ce dernier regarda un moment puis esquissa un sourire malicieux. Des cicatrices dans le genre il en avait beaucoup dans sa vie, mais cela le surprendra toujours quelque part. A croire que tout Korrulien en avait au moins une …

-"Si tu es restée plus d'une semaine entière, je t'en félicite … Sinon je crains que tu n'as pas battu mon record."- Dit-il en désignant la grande cicatrice sur son crâne.

Soudainement un grognement se fit entendre. Le VP s'apprêta à dégainer son blaster pour réceptionner comme il se doit le danger. Mais lorsque ce dernier se présenta enfin, le jeune homme ne pu retenir un rire qu'il tentait d'étouffer le plus que possible. Ce n'était pas vraiment le draoma et sa mine toujours aussi stupide, mais plutôt la réaction de la jeune femme face à cela. La pauvre, elle avait certainement du croire qu'il s'agissait d'une immonde bestiole venant chercher son dîner … Toute une crise, pour un simple draoma, il y avait de quoi piquer une crise de rire. Mais lorsqu'elle sortit subitement sa dague pour la pointer vers lui son sourire resta intact malgré tout. Comme si il ne craignait pas de se faire poignarder, du moins il pensait qu'elle n'en serait pas capable. Il aurait bien tenté de lui pointer son blaster droit devant sa tête, mais il voulait encore profiter des réactions de Neralima avant qu'elle ne se sente réellement attaquée.

-"Ah, si t'es pas ce genre de nana je crains que tu n'es pas mon genre dans ce cas, désolé … Plus sérieusement, j'espère avoir les bons outils à bord sinon il va falloir attendre qu'on vienne nous chercher."-

La jeune femme semblait encore sous le choc de l'accident, mais elle allait devoir faire avec malheureusement. Kovü regagna le cockpit pour trouver sa trousse de secours, d'outillages donc, et revint à l'arrière de l'appareil. Espérons qu'il n'allait pas y avoir de vrai bestiole affamée dans le coin, sinon la survie allait être dure. Le soldat s'y connaissait un peu en mécanique heureusement, il fallait dire que les vaisseaux et l'aéronautique c'était toute sa vie, depuis son enfance. Pas autant qu'un mécanicien confirmé, mais peut-être de quoi suffire à réparer le speeder. La brèche devait être colmatée et le seul outil disponible permettant cela, c'était une torche à souder. Cela allait mettre un certain temps pour souder le tout, mais de toutes façons il n'y avait rien d'autres à faire.

-"Sinon, puis-je te demander pourquoi tu as toujours rêvé d'aller à Ofägar ? Tu semblais particulièrement heureuse tout à l'heure en entendant ça."- Dit-il en se saisissant de la torche.

Vu les longues heures se profilant à l'horizon, mieux valait commencer à tuer le temps de n'importe quelle manière que ce soit. Et le jeune soldat n'avait pas trouvé mieux à faire que d'essayer d'en savoir plus sur cette … Atypique Neralima. Un caractère de VP, visant à toujours tout savoir sur ce qui l'entourait.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 26 Jan 2014 - 16:24

Cerberus n’avait jamais eu, et n’aurait sans doute jamais, la science infuse.
D’ailleurs, au jeu de l’intellect, il n’était pas le premier et ne voulait pas l’être. Il n’était pas plus bête qu’un autre, mais ne faisait rien pour entretenir la connexion de ses neurones. Sa vie était une vie d’errance et de bataille, aussi sa forme physique et sa vivacité d’esprit lui suffisaient très largement. Il s’en était toujours sortit ainsi et ne pensait pas qu’autre chose pourrait l’aider dans ce maudit désert. Et surtout pas l’espoir. Ou encore moins la lecture d’un parchemin… On ne frappait pas avec un parchemin. Et il n’avait jamais vu le savoir de quiconque arrêtait un poing.

Travailleur solitaire et marcheur de longues distances, Cerberus avait assisté et joué aux pilleurs du dimanche. Ofägar n’était plus que l’ombre d’elle-même. Une ville sentant le sang des Korruliens… C’était un très joli coup qu’avaient porté les forbans dans le dos de Korrul tout entière. La main au fond de sa besace était le vestige d’une lutte furieuse mais remportée, « haut la main » par les forbans. Voilà qui était à la fois glorifiant et odieusement plaisant.
Un peu de baume sur son cœur froid.

Le retour au désert marquait cependant plus largement le retour à l’ennui le plus total et le plus profond. Une fois les festivités et la joie disparues, il ne restait plus que son con de Garuda et son draoma chargeait de milles richesses qu’il avait réussi à retirer du partage du butin. Sa cousine était encore partit en vadrouille dans un coin du désert, sans doute à charmer ces autres, ces hommes, pour en soutirer un peu d’argent.
Toutes des putes, toutes des putes oui… C’était tout du moins ce que pensait le Mah’Tanza en traînant lourdement sa bosse à travers le désert.

Le soleil était à son apogée, perçant le ciel d’un rond immobile et chaud, brûlant les hommes qui osaient se perdre sur son ventre rond. Le désert était le père des forbans, la mère de la misère, mais également leur frère le plus fidèle. Cerberus ne haïssait pas le désert. Il avait été son nid et son dieu à la fois. Bien des fois il l’avait épargné, et lui avait envoyé un draoma faible quand il avait faim, ou encore lui avait montré le chemin d’un oasis quand il faisait soif.
Le désert était son meilleur ami, et aujourd’hui il  lui montrait la chose à laquelle il pensait au même moment : Ren.

Du haut de la dune, comme une colonne immobile, le forban souriait en coin. Il l’avait entendu de loin, car la jeune femme avait de la voix. Il n’aurait pas cru que ses talents de traqueur l’auraient amené si vite à sa femelle.
Penchant la tête sur le côté, le forban jeta un regard à l’homme qui était penché sur son speeder, tenant quelque chose à la main. Il n’avait pas l’air menaçant envers la jeune Kartal… Mais c’était un autre mâle. Et le forban n’aimait pas vraiment qu’un autre mâle ne se balade avec sa femelle.
Jaloux ? Non. Territorial. Comme tous les grands félins du désert d’ailleurs.

Doucement, s’enfoncant en silence dans le sable, le forban contourna sa proie sans se faire repérer ni de Ren, ni du Veilleur, jouant du vent et de son habitude du désert pour prendre à revers le mécanicien improvisé. Il ne lui fallut pas plus de dix minutes pour arriver, et marcher en silence vers le groupe. Au même moment, l’homme parlait à sa femelle, lui demandait notamment si elle avait envie d’aller à Ofägar… Ofägar. Le nom fit sourire Cerberus, d’un sourire à dent de scie, si large qu’il allait d’une oreille à une autre.
Il lui semblait encore sentir l’excitation de l’attaque, l’odeur du sang et le goût de la victoire. Le tout lui donnait un air encore plus effrayant et somme toute, encore plus envie de frapper sur ce malotru qui osait faire le coup de la panne à sa jolie fleur des sables. Si jamais le mâle apprenait qu’on avait touché à sa délicate Ren, il y aurait du sang, beaucoup de sang dans le désert.

Finalement, le félin forban s’arrêta à quelques pas du Veilleur Pourpre. Il avait été si silencieux que ce dernier ne s’était pas retourné, trop occupé à souder à première vue. Ren, elle, l’avait vu. Cerberus lui jetait d’ailleurs un large sourire, tendre, quoi que profondément malsain. Il y avait un quelque chose sur ses lèvres fines et rouges de dérangeant. Peut-être parce qu’il préparait quelque chose ? Peut-être parce que sa main se referma en silence sur la première clef à molette qui traînait sur le sol ? Peut-être car il frappa sans regarder, avec force et brutalité, au niveau de la tempe du prétendu mécano ?
Un grand « BANG ! » résonna. C’était sans doute l’os qui avait craqué. Un peu. Pas de quoi le tuer, pas de quoi non plus le laissait particulièrement envie. Amoché, c’était toujours mieux que sain et sauf. Même auprès de ses copains Veilleurs, il pourrait se sentir fier et transporté d’être blessé. Imaginez-vous un peu ! Une belle blessure de guerre ! Sur la tempe en plus ! Bien visible ! De quoi faire mouiller la première catin du bordel d’Ofägar et se voir offrir la totale au prix d’une pompade ! Pour une fois qu’il se passait quelque chose chez les Veilleurs…

L’homme était sonné. Peut-être assommé, mais Cerberus n’en était pas vraiment sûr. Il n’attendit d’ailleurs pas de le savoir pour lui arracher des mains le fer à souder et de sa ceinture son arme. Il n’attendit pas non plus un seul mot de sa part pour lui attacher les deux poignets dans le dos avec un bout de corde ferme et solide, d’un nœud complexe mais rapide à exécuter. Un nœud qui sert quand on tire dessus. C’était son père qui lui avait montré. Un rare héritage de ce géniteur aussi volage qu’amoureux. Il avait causé leur perte, mais c’était ce nœud-là qui avait sauvé la vie, bien des fois, au forban.
Une fois le nœud fini, le Mah’Tanza recula de quelques pas, laissant émerger dans son coin le Veilleur. Sa main, toujours aussi baladeuse qu’hasardeuse, attira contre lui la jolie fleur des sables, avec un petit grondement qui n’avait rien de sympathique ou d’amusé. C’était un grondement sourd, presque un reproche.

« Qu’est-ce que tu fous avec c’te vermine, mh ? »

Le regard pourpre du forban était fixé dans le regard d’ambre de la Korrulienne.
Une question appelle une réponse.
Une question de Cerberus appelle une réponse rapide.
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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 30 Jan 2014 - 10:53

Elle cru d'abord à un mirage, sur cette dune en face. Un mirage qui se rapprochait dangereusement. Un coup d’œil sur Kovü, puis sur cette silhouette familière et elle sentit tout de suites les emmerdes arriver. Elle passa sa main sur son visage avec exaspération, lâchant un soupir qui s'étouffa dans sa paume. Ruyn la détestait.
La jeune fille hésita un instant à faire semblant de paniquer, mais se résolu au silence, déglutissant en attendant quel scénario abracadabrant allait encore lui arrivait. Elle fixait le forban d'un regard noir, comme pour le défendre d'esquisser tout geste malvenu. Son sourire carnassier lui fit comprendre qu'il avait une sale idée en tête et qu'il l'appliquerait coûte que coûte, avant qu'il ne se saisisse d'une clef à molette pour frapper le Veilleur. Sérieusement ? Aussi facilement que ça ? Il le mettait KO, comme une vulgaire bête avant l'abattage ?
Toujours silencieuse, Ren croisa les bras, haussa un sourcil, désemparée. Avant même qu'elle ne puisse lui faire part de son mécontentement, il l'attrapa comme un prix gagné en sonnant le pilote. En temps normal, elle aurait pu s'en amuser, apprécier le contact et jouer de tout cela. Mais il venait de faire une sacrée connerie.

-Qu’est-ce que tu fous avec c’te vermine, mh ?

Les sourcils froncés, les yeux arrondis et une moue pour retenir un chapelet de jurons, la mine de l'assassine parlait pour elle. Elle le fixa un instant ainsi, avant de gonfler ses joues et lever lentement son majeur. La Korrulienne se dégagea vivement et recula de quelques pas.

-Tu viens de foutre en l'air mon ticket pour Ofägar, pauvre débile ! J'espère que tu sais conduire un speeder parce que c'est pas dans cet état qu'il va m'amener à destination !

Elle grogna en s'approchant du corps inanimé, qu'elle poussa du bout du pied. Bon, il respirait. Ça aurait été plus pratique qu'il soit mort, mais on allait faire avec. Elle ne pouvait ni le détacher, ni prétendre ne pas connaître son agresseur. C'était foutu. Elle aidait Kovü, Cerberus allait l'exploser. Elle aidait Cerberus, les VP allaient l'arrêter pour complicité, son visage étant à découvert elle n'en aurait pas pour longtemps. Et si elle ne faisait rien... c'était plus hasardeux mais néanmoins les risques diminuaient, sans pour autant disparaître. Dans tous les cas, elle perdait.

-Je t'ai rendu ton sabre, je t'ai remercié comme il se doit l'autre matin à l'auberge, je t'ai rien volé après ça, on a donc pas de deal en cours. Alors d'où tu viens me chercher des noises comme ça ?

Se prenant la tête entre les mains, elle fit l'inventaire de toutes les contrariétés qu'il venait de lui apporter en l'espace de quelques malheureuses minutes. Beaucoup trop. Elle était déjà un aimant à tuiles pour elle même, mais ce type, assurément il multipliait son potentiel loose par trente. Elle préféra se retourner vers Kovü pour éviter de s'énerver un peu plus et limiter son espérance de vie. Certes c'était une connaissance avec qui elle s'était permis quelques intimités, mais il restait un forban psychopathe avec autant de patience qu'un Styx infesté de parasites.
Ren s'était approchée du cockpit pour récupérer une gourde d'eau et aller en vider le contenu sur la tempe de l'otage, avec certes peu de délicatesse, mais les meilleures intentions du monde. Elle le réveillait et nettoyait la plaie, elle faisait rien de mal !
Les paupières du Veilleur finirent par s'ouvrir. Avec un rictus gêné, elle fit court :

-T'es dans la mouise, j'y suis pour rien, et je peux pas faire grand chose à part te demander d'éviter d'agir aussi stupidement que l'autre grand con que tu vois là.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 30 Jan 2014 - 11:37

La situation était déjà assez délicate. Car d'une main nous avions un speeder hors d'état de marche, qu'il fallait réparer, et de l'autre, nous n'avions justement que peu de moyen pour y parvenir. Heureusement la panne venait d'une brèche et non d'un défaut électronique, sinon ça aurait été tout simplement irréparable. Kovü s'était mis en tête de ressouder la brèche pour la refermer, ça serait déjà un très bon pas. S'improvisant mécano, il s'attela avec sa torche à souder à faire fondre le métal pour qu'il colmate de lui-même l'ouverture. Mais, ça aurait été trop parfait si les choses se déroulaient ainsi. Il fallait que dans tout plan ou idée, il y ai des accroches, des petits imprévus. Il en avait l'habitude, mais généralement ce n'était pas de 'grands' imprévus, pas comme celui qui était sur le point d'arriver. Car effectivement, cela arriva d'une manière aussi soudaine que le VP n'avait simplement pas eu le temps de réagir. Il sentit subitement une énorme pression sur sa trempe qui dura quelques instants, et qui occasionna une douleur du même gabarit, dans un étrange et inquiétant bruit de fracas.

Qu'est-ce qui venait de se passer ? Un coup venait de lui être asséner, un violent coup qui le sonna profondément. S'effondrant à terre, il était tellement sonné par le choc qu'il en avait pratiquement oublié la douleur. Son esprit vagabondait, il n'était plus tout à fait éveiller en réalité. À mi-chemin entre la réalité et le délire où partait son esprit, il n'entendit que des sons divagues, des voix informes, dont il était incapable de décerner le sens. C'est à peine s'il sentit qu'on le touchait, il ne se rendit pas compte qu'on lui avait attaché les mains en réalité. Ses yeux étaient presque fermés, le choc était encore bien présent. En train de manger le sable, personne ne semblait se soucier de ce qui était en train d'arriver, du moins il ne pu s'en apercevoir. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes, paraissant comme des heures dans sa tête endoloris, qu'il sentit autre chose. De l'eau, beaucoup d'eau se déversant sur sa trempe. Ses yeux alourdis et rouges finirent par se rouvrir timidement, alors qu'il sentait encore du sable dans sa bouche sèche.

Sa comparse venait de lui dire quelque chose, qu'il comprit à moitié. En fait il n'avait toujours pas compris ce qui venait d'arriver. Il était à présent attaché, à terre, et un autre homme était présent. Il mit un certain temps avant de réaliser que c'était ce dernier qui venait de lui faire tout ça, même le coup sur sa tête. L'autre "grand con" ? Agir stupidement ? Ça rimait à quoi tout ça. Kovü venait de se recevoir un coup qui aurait pu lui être fatal, et on lui demandait de ne pas agir stupidement ? La seule chose dont il avait envie c'était de lui faire bouffer la clé à molette ainsi que tout ses outils jusqu'à ce qu'il en chie des boulons … Le VP avait peut-être l'air sage, mais il était une vraie tête brûlée quand on venait le provoquer. Et là, c'était de la provocation. Tentant de dégager ses bras, le cordage se resserra d'avantage. C'était le genre de situation qu'il n'aimait pas … Vraiment, vraiment, pas.

-"Agir stupidement ? … Ce n'est pas mon genre."- Dit-il en reprenant son souffle.

Restant au sol, il releva son visage couvert de sable vers le grand homme. Une montagne de barbaque, ça allait être dur d'en venir à bout. Kovü se demandait pourquoi il ne s'en était pas pris à Neralima, c'était pas comme si cet homme avait l'air d'être un gentleman exemplaire … Au contraire. Puis, soudainement, le VP s'aida de ses jambes pour s'ancrer dans le sable et se relever rapidement, fonçant tête baissée vers son agresseur, bousculant au passage celle qui venait de lui soigner sa blessure. La rage avait monté en lui comme du blanc monté en neige, et au final, tout explosa. Il ne connaissait rien à cet homme, s'il était plus fort ou non, s'il savait se battre, mais il n'y pensa guère, car à ce moment il ne voulait qu'une seule chose : l'étriper.

-"J'VAIS LUI ARRACHER LES TRIPES À MUSCLOR !"- Dit-il en fonçant.

Tête baissée, épaule en place, il le percuta de plein fouet avec cette dernière pour le faire basculer. Kovü avait tablé sur l'effet de surprise pour cette première attaque. Il avait visé spécialement le bassin pour le faire tomber. Le VP comptait bien se battre avec lui, et lui faire regretter son coup de clé à molette … Il avait pris la mauvaise cible aujourd'hui, car le jeune soldat pouvait se révéler être aussi sauvage qu'un Forban, pour avoir subit leur violence pendant un certain temps.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 30 Jan 2014 - 12:09

Pauvre débile… Elle venait sérieusement de le traiter de pauvre débile ? Cerberus releva ses yeux pourpres sur son visage, la fixant une longue seconde, fixement, sans sourciller, hésitant entre l’envie furieuse de lui retourner la plus magistrale des droites… ou simplement lui assaillir la bouche pour la faire taire, car comme à chaque fois, Ren, et c’était à ça que l’on reconnaissait la jeune femme sommeillant en elle, avait le monopole de la discussion.
Soit, Cerberus n’était pas un grand Dandy au discours préfait et façonné par des centaines de lecture et une éducation à l’eau de rose, mais… Mais il aurait eu beaucoup à redire sur les trois phrases de Madame. Non il n’était pas débile, il avait agi dans les règles du Désert. Un Veilleur Pourpre sur une dune est un Veilleur mort (et encore, noté comme Cerberus est délicat : il ne l’a même pas tué !). Ensuite, conduire un Speeder c’était comme monter sur une femme, rien de bien compliqué, mais pas toujours concluant. Et enfin… Il ne cherchait pas des noises.

C’est avec un large sourire, à mi-chemin entre l’envie d’emmerder au possible la jolie Kartal et en même temps de se moquer de son malheur (grand, notez, grand… ça aurait pu être un autre forban, mais elle préférait maudire Ruyn de lui envoyer celui-là que de le remercier pour l’inverse), que le forban haussa les épaules dans un geste nonchalant.

Moi aussi j’suis content d’te revoir ma fleur des sables…

Un petit ricanement ponctua la phrase, mais Ren n’écoutait pas, gesticulant comme une puce sous ecstasy, si au moins une puce avait pu prendre un jour le stupéfiant en question. Finalement, peu inquiété, le forban passa sur sa barbe de trois jours sa main, gratta sa pomme d’Adam avec un air peu intéressé par la situation. S’il avait écouté son instinct, il aurait déjà tué le Veilleur et aurait repris un peu de ses « remerciements » avant de la laisser s’enfuir, histoire de bien faire les choses.
Le problème était que Madame ne voyait toujours que le mauvais côté des choses, avec son air pessimiste et ses grands gestes la faisant ressembler à une tragédienne. Une comédienne, ouais. C’était ça. Une muse. En tout cas, elle en avait le parechoc, mais pas les fesses.

Finalement, étirant ses deux bras dans les airs pour les croiser derrière sa tête, assuré que le Veilleur ne bougerait pas, le forban passa sa langue sur ses dents, geste aussi inutile que compulsif :

Tu voulais que j’fasse quoi ? Que j’laisse le prochain groupe de forban sur la route t’intercepter, tuer ton pote le VP et faire une ronde autour de toi pour t’engrosser ? Sois un peu plus reconnaissante. Au moins, je ne t’ai pas encore touché, et je ne l’ai pas encore tué.

Les fameux « encore » de Cerberus sonnaient comme des promesses. C’était qu’il considérait Ren comme sa femelle, et qu’il avait du mal à imaginer une seule seconde que l’abrutis sur le sol ait pu, ne serais ce que penser, se la faire. C’était quelque chose qui lui était réservé, à lui. Son territoire. Sa peau. Sa reine…
Reine ? Ren. Cerberus eut un petit pouffement de rire à y penser, pensée fugace qui lui valut de ne pas faire trop attention et de se prendre l’épaule du mec dans le bide, s’écroulant lourdement, de tout son poids de muscle, sur le sol. L’air jusqu’alors jovial et calme du forban se changea aussitôt. Le Styx en lui venait de se réveiller, et si ce n’était pas une puce qui courrait sur sa peau, c’était un petit avorton qui méritait bien de se prendre une petite punition, pour l’exemple, pour la forme.

Mais t’es complètement con, mecton !

Les mains puissantes du forban, ses paluches aussi grandes et larges que le visage de la korrulienne, se posèrent de chaque côté le col du Veilleur, se relevant difficilement en le traînant avec lui. Tous les deux face à face, Cerberus le tenait à bout de bras, non pas pour s’éviter un coup, mais justement pour mieux le jauger, d’un regard aussi rouge que profond.
Finalement, il cracha. Un molard sale et gluant dégoulina du front du Veilleur sur son nez, glissant lentement sur la commissure de ses lèvres, faisant son chemin.

Hey bonhomme, dans l’désert, tu fermes ta gueule.
C’est Musclor l’patron, et si tu bouges, t’es mort.


Il n’eut pas vraiment le temps de finir ses paroles, évitant de nouveau ses coups de pied du jeune excité, qu’il prit  un peu d’élan, propulsa sa tête en arrière, puis en avant. BAAAAANG ! Les deux crânes se rencontrèrent, et comme dans un affrontement de cerfs en rut, un seul resta debout.
Le forban secoua la tête, sonné par son propre coup, alors que de nouveau Kovu retombait sur le sol, à genoux devant le Saigneur. Ce dernier posa sa main sur son cimeterre, pestant de nouveau, relevant les yeux sur la voleuse :

Donne-moi une bonne raison d’le garder en vie… Une seule bonne raison…

Les mots jetés, Cerberus dégagea sa main et sortit cinq centimètres de la lame du cimeterre de son fourreau dans un bruit métallique.
C’était oppressant. C’était menaçant.

C’était tout sauf un jeu pour petites frappes. C’était la vraie vite du désert qui rattrapait petit à petit Cerberus. Certes il aimait plutôt bien Ren et lui passait parfois même un langage outrancier, qui chez une autre aurait conduit à une mort certaine, mais dans le fond, il avait été son premier mâle, et il se donnait une certaine autorité sur elle. Comme si elle avait été plus que cette nana troussée au coin d’une ruelle après une course poursuite.
Elle avait cette chance là que d’autres n’avaient pas eu. Elle tenait entre ses mains la vie du jeune Veilleur, qui, ligoté ou non, n’aurait pas fait le poids sans son blaster, blaster trop loin pour être attrapé, trop prêt pour ne pas tenter le petit diable ligoté.

Le désert était devenu une roulette russe géante.

Alors, messires.
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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 30 Jan 2014 - 13:39

-J'VAIS LUI ARRACHER LES TRIPES À MUSCLOR !

Ren ouvrit de grands yeux ronds exaspérés. Heureusement qu'elle lui avait dit de ne pas agir stupidement. Il fonça dans le lard du forban, du suicide, il allait se faire dégommer, pour sûr. Les veilleurs étaient donc tous aussi décérébrés et nerveux ? Bordel, la racaille de Korrul pouvait dormir sur ses deux oreilles. Ça expliquait alors pourquoi elle ne s'était jamais faite choppée. C'était pas elle qui était trop futée, c'était vraiment eux qui étaient complètement lobotomisé. Elle se demanda très sérieusement si la cérémonie d'entrée leur nécessitaient de donner un petit bout de cerveau en offrande à Ruyn.
Enfin bref, ça la dépassait. Elle, elle avait eu sa dose, elle fit un geste de la main indiquant que tout ça, c'était leur business, pas le sien et elle parti vers le vaisseau en s'exclamant, presque criant :

-J'en ai ma claque. J'en ai ma putain de claque. Entretuez-vous. Qui crève, qui sauve sa peau, j'en ai plus rien à cirer. Bonne bastonnade, les mecs.

Tous des cons. Elle s'assit tailleur sur le sable et fixa le spectacle, coude sur le genou, poing sous le menton. On aurait cru des draomas pendant les chaleurs. Ça se bastonnait même à coup de tête comme ces animaux, ça se crachait dessus, se menaçait. Si y'en avait un qui se mettait à pisser sur le speeder pour marquer son territoire, elle ne s'en étonnerait même pas. Et puis franchement, quitte à ce que tout ça soit un peu de sa faute, ils auraient pu se mettre torse nus, là elle aurait bien apprécié la scène ! La jeune fille bailla, mais revint voir de plus près le massacre quand une nouvelle fois, Kovü finit KO. Bon ce type était pas des plus supportables, mais elle n'était pas sûre d'aimer le voir se prendre une telle raclée.
Cerberus posa sa main sur la garde de son cimeterre et elle grogna. Si il l'exécutait, elle allait être sacrément dans la mouise. L'assassine tiqua, mais le belliqueux bonhomme décida de lui laisser le choix :

-Donne-moi une bonne raison d’le garder en vie… Une seule bonne raison…

Quel sens du mélodrame. Il n'y avait pas de raison pour laquelle il méritait de vivre. Elle voulait se servir de lui, elle avait besoin de ce guignol. Tout ce qu'il était et sera lui importait peu, elle avait juste besoin d'un chauffeur et d'un mécano. Il parlait comme si elle tenait à lui. Mais elle était trop nécessiteuse pour se permettre de laisser ce sang couler, et elle décida enfin d'agir.
La Korrulienne fixa les hommes, silencieuse, puis dégaina ses dagues pour les lever vers l'otage. La lame mordit la corde pour la faire rompre, mais la jeune fille n'attendit pas un merci ou une plainte et elle écarta les bras pour menacer deux gorges, celle du veilleur et du forban. Elle s'adressa à Kovü :

-Tu finis de réparer ce vaisseau. Si t'es en état de te castagner avec lui, tu peux aussi conduire. Et ne refais pas le con ou cette fois je le laisse te démembrer.

Elle planta ensuite son regard d'ambre dans celui pourpre du forban, farouchement :

-Et toi tu recules, tu ne le touches plus. Je. Veux. Aller. A. Ofägar. Je le dois et tu sais très bien pourquoi. Je doute que tu saches utiliser un fer à souder et une clef à molette pour des fins autres que la mutilation.

L'assassine appuya un peu plus fermement ses armes sur les peaux pour leur demander de s'éloigner respectivement. Elle fit finalement marche arrière pour s'emparer du blaster du veilleur, le pointant vers le duo de mâles au taux de testostérone visiblement un peu trop élevé. Ça au moins, même un pixie saurait s'en servir. Petit sourire mesquin, elle envoya un baiser au forban et fit signe d'un coup de tête au veilleur de se mettre au boulot.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 30 Jan 2014 - 15:11

La petite initiative du jeune VP porta ses fruits, plus ou moins. L'effet de surprise marcha bel et bien, et le mastodonte chuta. Pour combien de temps ? Car l'homme ne tarda pas à rappliquer. Un Forban typique de ce que Kovü avait pu voir jusqu'à présent. Brutal, violent et … Peu futé. Il sentit ses deux mains plaquer son cou et le relever, en même temps que lui. Une posture qui ne l'avantageait guère, mais ce n'était pas pour ça qu'il allait se laisser faire. Le VP pesta contre l'homme se trouvant en face de lui à ce moment, comment osait-il agir ainsi devant un représentant de l'ordre ? Ah mais c'est vrai, les Forbans ne connaissaient ni ordre ni rien de tout cela … C'était bien pour ça qu'ils étaient tués. Mais force était de dire que Kovü avec les mains liées ne pouvait pas faire grand chose, en plus qu'il était maintenant tenu par la gorge. Dans le désert c'était lui qui dictait sa loi ? Rien qu'à cette phrase le jeune soldat avait envie d'en remettre une couche, mais il décida de ne pas agir … Et se reçut un mollard bien dégueulasse comme punition.

Une seconde réaction succéda, celle du coup de tête. Les deux crânes se cognèrent et au final, le jeune homme s'écroula le premier. Tout cela n'était qu'un concours de circonstance. Si Kovü avait déjà toute sa tête, le combat aurait été plus palpitant. De la chance, tout simplement … Ainsi, à genoux devant son adversaire, ses dents grincèrent tellement qu'on pouvait les entendre. Qu'est-ce qui le retenait de profiter de sa position pour asséner au géant un bon coup dans les roubignoles ! Ça ne pardonne jamais ça. Seulement voilà, il n'était pas en position de force avec ses bras attachés. Son geste initial se révéla stupide en fin de compte, il aurait mieux fait de d'abord chercher à récupérer son arme avant de vouloir taper. Le glissement de la lame du Forban lui indiquait clairement ce qu'il voulait faire, et avec ou sans l'intervention de Neralima, Kovü se serait débrouiller pour se tirer de là.

Mais la jeune femme décida d'agir malgré tout, et sans un mot, fit comprendre que l'affrontement devait s'arrêter. Kovü brûlait à l'envie de repartir au combat, mais se devait de garder la tête froide. C'était une occasion pour se préparer, et au final ils se séparèrent. Alors que Neralima le libéra de ses cordages et lui parla, le VP la regardait, puis fixa le géant d'un regard des plus noir. Toutefois, lorsqu'elle évoqua son incapacité à utiliser une clé à molette, autre que pour la mutilation, le jeune homme ne pu s'empêcher de glisser une provocation, mais verbale cette fois-ci.

-"Pas que la mutilation, à mon avis … Ça se voit à son regard."-

Sous la pression de la lame, Kovü s'écarta mais remarqua qu'elle s'empara de son blaster. Cela ne lui plaisait guère que son arme se baladait de main en main, mais il n'avait apparemment pas le choix. Et il ne faisait pas confiance à l'inconnu s'étant incrusté, après tout il était bien prêt à le tuer. Le VP décida de rester sur ses gardes vis-à-vis de lui. S'il venait à se rebastonner avec lui, elle le laisserai se faire démembrer … Sauf que maintenant il avait les mains libres, et ça pouvait faire la différence. Mais il en avait assez de rester ici, il voulait atteindre Ofägar le plus vite que possible désormais. Bien qu'il songeait sérieusement si le fait d'avoir voulu emmené Neralima avec lui était une bonne idée. Qu'est-ce qu'elle voulait faire là-bas ? Cet homme semblait le savoir, donc il y avait un lien avec lui. Toute cette histoire était curieuse, et au-delà du fait qu'à la base c'était lui qui avait proposé le voyage, son devoir de VP pouvait le pousser à enquêter sur cette affaire et sur cette femme, notamment.

Kovü fit quelques pas en arrière tout en gardant les yeux rivés sur l'homme, puis regagna l'arrière du speeder. La brèche était presque comblée, il fallait encore quelques minutes de soudure. Il se doutait que le présumé Forban n'allait pas se tenir tranquille, c'était pour ça qu'il avait des vues sur son propre blaster, peut-être pourrait-il le récupérer.

-"Je tiens à préciser que ma réparation risque de comporter quelques … Soucis. Ça ne sera pas parfait, mais si ta chance nous lâche un peu pour le restant du voyage … Ça ira."- Dit-il à Neralima.

Le VP n'appréciait pas du tout le fait de devoir rester 'inoffensif' face à un Forban, même s'il n'était que présumé, et si jamais ce dernier venait à le provoquer à son tour, il ne garantissait pas retenir son calme plus longtemps que ça. Ainsi, il se ressaisit de la torche puis s'affaira à la soudure.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 13 Fév 2014 - 2:58

Mutilation, mutilation…
Est-ce que le forban savait ce que ça voulait dire, déjà ? Cerberus haussa les épaules d’un air nonchalant, ne semblant ni particulièrement intimidé par l’arme que pouvait tenir Ren entre ses doigts (pour une fois qu’il s’agissait d’une arme), ni par la tournure de la situation. C’était toujours dans un effort de sincérité qu’il émettait parfois un grognement, un petit grondement, une rétorque salutaire, mais dans le fond, avait-il seulement peur ? Sans doute pas. Tout du moins, ce n’était pas ce qu’affichait son air contrarié et curieux à la fois, ce petit air d’enfant boudeur ne pouvant pas jouer avec sa poupée préférée sous prétexte qu’un autre ahuri était là.
Un jour, promis, il comprendrait enfin ce que cela pouvait changer.

En attendant, ses yeux suivaient Ren à la trace, guettant ses mouvements soit, mais surtout la silhouette de la jeune fille qui, affriolante comme toujours, donnait à Cerberus des airs de Don Juan qu’il n’avait pas vraiment avec le commun des mortels. C’était que Monsieur était difficile, exclusif et nécessairement jaloux : sinon c’aurait été bien trop facile, pas vrai ?

Il soupira.

Je sais que tu dois aller à Ofägar, et je te l’ai déjà dis, donne-moi juste ce qu’il me faut, et je le fais à ta place. Tu n’en entendras parler que la première semaine. Après, pfiou ! plus rien ! Plus jamais… Ça sera fini, et tu pourras de nouveau venir dans mes bras me remercier, mh…

Un large sourire de con sur la tronche, voilà ce qu’il manquait pour que le tableau pittoresque ne devienne carrément burlesque. Bien sûr Cerberus jouait de cette position d’amant inconnu au bataillon, de petit poltron du samedi matin, mais fallait-il revenir sur le fait que le forban, quoi qu’une brute, ait développé une forme d’affection particulière ? Ça ne l’aurait pas empêché de se coucher nu sur une autre si l’occasion s’était présentée certes, mais ça l’aurait au moins rendu jaloux que cette petite conne de Ren (elle était conne : braquer une arme sur un forban n’avait jamais été particulièrement l’idée à avoir pour se sortir d’un faux pas) ne se vautre ailleurs sans sa permission.
Soit, elle ne l’aurait jamais, mais à la place, elle aurait un mâle, un vrai, pour assouvir besoin, pulsion et autres instincts primaires de bas étage qui, quoi que purement primitifs, avaient au moins le mérite d’être délicieux à consommer. Pas le cas de tous.

La langue du forban claqua dans sa bouche, jetant un regard sombre au Veilleur Pourpre. Parce qu’en plus ils comptaient s’en sortir ? Cerberus roula des yeux dans ses orbites, d’un air entre le moqueur et l’exaspéré. Combien de fois faudrait-il leur dire ? Ofägar avait été mise en pièces, et les frontières du désert maintenant étaient floutées. Les forbans s’étaient avancés dans le désert, et s’ils continuaient en ligne droite jusqu’à la ville, ils seraient pris dans l’étau des Tol’, et ce ne serait pas leur meilleur jour, même à comparaison avec leur rencontre avec lui.

Puis d'toute façon, et j’dis pas ça pour l’autre demeuré, persifla la brute, mais bien parce que ça m’emmer’drait que tu t’fasses couilloner et que tu finisses par tourner dans les bordels du coin ma jolie fleur des sables…

Il finissait de dire sa phrase dans un large sourire entendu, quoi qu’un peu lubrique et baveux, pour venir passer sa main sur le menton de la jolie fleur de Korrul, l’air calme, presque concentré, se trouvant bête de se dire à chaque minute qu’en effet, malgré les apparences du premier jour, Ren Kartal était plutôt jolie.
En fait, plus que jolie, elle était carrément bonne, chose qui était étonnante au vu de l’absence total de poitrine, ou presque, de son torse, la faisant ressembler à une petite nana prépubère se comportant comme un camionneur. Somme toute, elle avait tout pour plaire à un forban.

... mais si vous continuez sur le sentier là, tout droit jusqu’à Ofägar, à la troisième dune vous allez tomber sur mes copains. Enfin, mes copains, vite dit hein, mais disons des pourritures dans mon genre…

Son doigt se baladait vaguement sur la joue de la jeune femme, ronronnant comme un chat, le côté pervers en plus, toujours, comme pour accentuer que si du désert Cerberus était un prédateur félin, il n’en restait pas moins tout aussi dégoutant que le reste des forbans.
Pas plus, pas moins.

… C’est que depuis le pillage d’Ofägar, tu vois, y a pas grand-chose dans le coin qui retient les jeunes troupes. Ça se sent pousser des noix, ça gesticule, ça s’avance dans le désert par vague de vingt à trente, avec des armes, parce qu’en plus, maintenant, on a des armes, piqués aux Veilleurs qu’on a dérouillé dans la région et dans la ville… Il eut un petit rire, son pouce s’arrêtant sur les lèvres de la petite : Et j’te dis pas s’ils te voient là, ma fleur… La plus jolie chose du désert qu’ils ont croisé depuis le dernier draoma, leur sœur et la dernière pute ostracisée. Crois-moi, ça s’ra pas beau, ça s’ra pas des cadeaux qu’ils vont te faire…

Il s’arrêta, se rendant compte que si ça continuait ainsi, il serait véritablement obligé de tuer le Veilleur pour se la faire sur le speeder, et qu’elle le détesterait.
Peut-être que Ren Kartal le détestait, mais comme un félin, il préférait s’en aller, parfois, pour mieux laisser du leste à la corde, se faisant désirer pour mieux revenir et couler l’horrible jeune fille à son piège. Vous savez, celui du sentiment. Cette connerie flamboyante à l’intérieur du bide des pucelles qui en fin de vie ressemble à un nid d’amertume et de colère refoulée ? Oui, cette chose-là, exactement.

Il se recula d’un pas, jetant un regard à la chose qui lui servait de conducteur, de chauffeur.
Peut-être d’amant.

Il grimaça.

Tu l’as trouvé où cui’là ?

Forcément dans un caniveau, avec sa gueule de rat, pensa Cerberus.
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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 13 Fév 2014 - 17:56

Ren avait soupiré quand il lui proposa de nouveau d'éliminer purement et simplement l'origine de ses problèmes. Non, non, non et non. Pourquoi n'arrivait-il pas à comprendre que ce n'était pas si simple que ça ? Toujours des solutions radicales, des méthodes frontales, froides et sans subtilité. Était-ce si dur de comprendre que ses codes n'étaient pas les mêmes que les siens ?
Ofägar a été pillé ? Qu'est ce qu'elle en avait à cirer, elle y allait pas pour faire du tourisme, elle ne comptait pas y rester deux semaines non plus. Et ce surnom.. « ma fleur des sables », un leitmotiv possessif, qui lui caressait autant les oreilles qu'il lui vrillait les tympans. Elle dégagea sèchement la main du forban de son visage. La jeune femme avait gardé une mine renfrognée durant toutes ses élucubrations. S'il voulait la décourager ou lui faire peur, c'était plutôt fichu, elle avait même encore plus envie de s'y rendre, par pur esprit de contradiction. Cette surprotection la surprenait et l'irritait à la fois, mais pire encore, lui donnait envie de l'embrasser pour le faire taire. Le seul moyen vraiment efficace sur le bonhomme, d'ailleurs. Mais impossible devant le veilleur. La frustration s'ajouta à la liste des émotions de la Korrulienne, et elle grogna. Décidément, Cerberus lui en faisait voir de toutes les couleurs.
Néanmoins, une question simple et nette, mais riche de signification la fit déchanter :

-Tu l’as trouvé où çui’là ?

Elle eu un bref haussement de sourcils. La question l'exaspéra et sa réponse fusa immédiatement, claquante et directe :

-Au spatioport, c'est mon pilote. C'est tout. Il m'a pas touchée, me touchera pas et même si c'était le cas, c'est pas tes oignons. Mais si tu continues à me prendre la tête avec un truc aussi débile, je trouverais le moyen de coucher avec lui juste pour que tu t'arraches les cheveux et les ongles.

Ren se rapprocha un peu plus, se levant sur la pointe des pieds pour lui faire proprement face, prenant vivement son visage entre ses mains. Elle le réprimanda d'un chuchotement aussi bruyant que peu intimidant. :

-Et arrête de te montrer aussi familier, tu vas me faire avoir de sacrés problèmes, mon gros. Je veux bien croire que vous les forbans n'êtes pas des tendres, mais en attendant, c'est au sein des cités que je vis et si je me met à dos les autorités pour de bêtes histoires de copinage, je l'aurais dans l'os !

Elle ressemblait à un ezealle qui se serait fait marcher sur la queue, quand Cerberus tenait plus du styx grondant. Elle n'était pas assez folle pour ignorer ce contraste, mais en revanche ce qu'elle n'arrivait pas à savoir, c'était si elle s'en moquait ou si quelque part cela lui plaisait. La Korrulienne se pinça les lèvres en fronçant les sourcils et le lâcha, son estomac désagréablement serré. Si elle restait encore trop longtemps à palabrer avec lui, elle allait encore plus se trahir, taraudée par des réflexes tactiles qu'elle peinait à refouler. D'un pas rapide, elle s'éloigna en pestant, pour arriver auprès du pilote. Sans préavis, elle posa brusquement son pied sur la boite à outil, et lui demanda d'un ton irrité, un poing sur la hanche :

-T'as bientôt fini ? L'autre grand con commence à me courir sur le haricot, et j'aimerais pas voir ses potes débarquer. On a plus beaucoup de temps.

La jeune femme gardait toujours le blaster dans les mains, le pointant de nouveau vers le forban pour lui faire signe de ne pas se remettre à faire quelque chose d'extrêmement déplaisant. Plus un message sans mots qu'une menace, elle avait bien compris que peu de choses lui faisait peur, mais ce n'était pas pour autant qu'il fallait la prendre pour une abrutie. Un tir dans le pied ça arrive vite.
Cette réflexion lui fit penser à préciser à Kovü :

-Et te fait pas de bile, je te rendrais ton jouet, mais seulement quand on aura reprit la route. J'voudrais pas que tu perdes de nouveau ton temps en essayant d'aller lui trouer le bide.

Maintenant que tout était clair, sa patience était mise à mal, elle tapait nerveusement du pied sur le sable. Elle priait de nouveau Ruyn pour que la stupidité de ces deux hommes ne lui mettent pas de nouveau des bâtons dans les roues. Bien que les très nombreux jurons qu'elle étouffait ressemblaient bien peu à un psaume.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 16 Fév 2014 - 9:40

Kovü était concentré sur sa tâche, la soudure. Mais ce n'était pas une raison pour lui de ne pas écouter le reste, comme ce qui se disait entre Neralima et l'autre … S'il avait été dans de meilleures conditions le combat n'aurait duré pas plus longtemps, mais ça aurait été l’intrus qui serait à genoux. Grinçant des dents, le pilote continuait avec son fer, mais fut interpellé quand il mentionna le pillage d'Ofägar. C'était vrai, la ville s'était faite pillée, assiégée par les Forbans et pour dire, il n'avait pas tout à fait faux en disant qu'ils risquaient de tomber sur ses 'copains'. En fait, foncer vers la ville n'était pas une si bonne idée. Mais il pouvait très bien bluffer, peut-être que les Forbans n'étaient plus là. Le VP restait silencieux et écoutait, toujours, tandis que la réparation avançait bien. D'autant plus qu'il commençait sérieusement à trouver cela suspect, cette 'proximité' entre la jeune femme et le Forban. Quoiqu'il en soit, ça avait l'air de tout sauf de quelque chose d'innocent … Ce mot n'existait même pas dans leur dictionnaire, chez eux. Une complice ? De toutes les manières, il ne comptait pas en rester là, et il mettrait sérieusement son nez dans l'affaire après …

On pouvait sentir l'impatience de Neralima, quand elle demanda une nouvelle fois si Kovü avait bientôt fini. Se relevant en éteignant sa torche, il se frotta les mains l'une contre l'autre puis la regarda. Le speeder devait normalement être dans un état plus ou moins fonctionnel. Son jouet ? Rien que d'appeler une arme létale, ayant la propriété de pouvoir tuer quelqu'un si le coup est visé ne pouvait s'appeler en aucun cas, 'jouet'. Cela indiquait au pilote que cette jeune femme ne devait pas avoir en tête la dimension qu'était de manipuler une arme, une vraie, et non des couteaux ou autre armes blanches. Son regard était noir, il n'aimait pas vraiment cette situation. Quant à repartir trouer musclor, cela ne risquait pas … Aujourd'hui. Si une prochaine occasion venait par le futur, Kovü se ferait un plaisir à gaspiller ses charges de blaster sur lui. Cette impatience dont faisait preuve Neralima soulevait aussi des questions. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle voulait faire à Ofägar ? D'autant plus que le Forban semblait savoir, lui. Une affaire pas très net, qui serait bien d'élucider surtout quand on sait qu'un type comme l’intrus y était impliqué indirectement.

-"Je pense que ça va aller maintenant, du moins s'il n'y a pas une autre panne quelque part."-

Faire semblant de ne pas tenir compte du Forban était insupportable. Combien il aimerait refaire face à face et lui régler son compte, rien que pour lui rappeler qu'une souillure est et restera une souillure. Mais il devait se calmer, il n'étant pas dans la meilleure situation pour se permettre de jouer aux héros. Si au moins il avait son blaster, ça arrangerait bien les choses. Mais il est entre les mains d'une femme – Donc dix fois plus dangereux – et il ne voudrait pas qu'elle s'en serve contre lui, sur un coup de tête. Elle en serait peut-être capable, allez savoir …

-"Tu sembles être assez proche de ce type quand même … Traîner avec un Forban n'est jamais un bon signe, voir même, c'est un très mauvais. Tu comprendras que par conséquent, je me dois de me méfier sérieusement, à présent … Pourquoi tu veux aller à Ofägar, réellement ?"-
Dit-il.

Une ville ayant été pillée, et un Forban semblant connaître l'affaire ? Tout ceci ne pouvait cacher rien de bon. Kovü était un VP, et c'était son devoir d'assurer que ce genre d'histoire cesse une bonne fois pour toute …


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 16 Mar 2014 - 1:29

La féline s’échappait de ses bras, roulant des hanches, ou bien était-ce le simple fruit de son imagination débordante ? Peut-être ça, oui, mais fallait-il rappeler que la jeune femme était la seule créature qui ait pu connaître ses bras et en échappait vivante ? Cerberus inspira profondément, l’écoutant, et eut finalement un petit rire quand elle lui rappela qu’elle était une « Korrulienne » comme les autres… Son regard la dévora sur place, restant sage malgré tout. Il comprenait. Il comprenait aussi qu’elle préférait sauver les apparences que de lui demander de descendre l’autre type à la tronche de bellâtre tanné par le soleil.

Le forban croisa les bras sur son torse, ce qui lui donnait un air inquiétant mais étrangement serein. Cerberus observa en silence le spectacle qui s’offrait à lui, à savoir son adorable fleur du désert (il aurait été incapable de faire plus charmant surnom) parlait à l’autre avorton. Il aurait pu facilement en venir à bout, il s’en sentait tout à fait capable, gonflait de même par sa dernière aventure à Ofägar… Mais visiblement, ce ne serait pas pour aujourd’hui.
Il nota dans le fin fond de sa mémoire de lui rendre visite, une fois. Un jour où il n’aurait que ça à faire, et où l’odeur de sa peau lui manquerait. Elle ne lui dirait pas non d’ailleurs ; la première fois, ça avait échoué à marcher, et la seconde fois… Non, la seconde fois, elle avait été divinement consentante.

Il inspira profondément, reposa ses yeux pourpres sur le Veilleur sans s’émouvoir d’être nommé « l’autre grand con », car à vrai dire, même si Cerberus était le dernier des salauds, c’était quelqu’un d’intègre, et ne se serait pas décrit comme quelqu’un de respectable ou d’intelligent. Loin de là même. Il était très à même de voir ses limites, et c’en doute même qu’il se voyait bien moins vif d’esprit qu’il ne l’était vraiment.

Je pense que ça va aller maintenant, du moins s'il n'y a pas une autre panne quelque part.

Cerberus renifla avec un petit rire moqueur. « Une autre panne » comprenait elle la possibilité d’un raid d’une milice forbanne un peu plus loin ? Sans doute pas. Ça n’aurait pas été faute de le leur avoir dit, pas vrai ? Dans le même temps, si Ren était prise à partie dans un raid, qu’on lui arrachait une jambe, ce serait nettement moins drôle…

Tu sembles être assez proche de ce type quand même … Traîner avec un Forban n'est jamais un bon signe, voir même, c'est un très mauvais. Tu comprendras que par conséquent, je me dois de me méfier sérieusement, à présent … Pourquoi tu veux aller à Ofägar, réellement ?

Le regard de Cerberus glissa sur Ren, observant sa ou ses réactions. Traîner avec un forban… Comme si. Le forban croisa de nouveau les bras sur son torse, penchant la tête sur le côté. Proche était le mot, oui… Finalement le forban eut un petit ricanement mauvais, au bord du rictus malsain :

Proche, proche… On a pas él’vé les draomas ensemble non plus. Faudrait pas mélanger les serviettes et les torchons… J’suis de la plus belle race qui soit, un vrai hybride : la rencontre de la force du désert et d’une putain à l’image d’Ofägar… ouverte et poisseuse après le passage d’un forban.

Il eut un petit rire en imaginant vaguement sa mère, si belle fut elle décrite, à côté de ce qui avait été son père. Il se souvenait bien de leurs visages malgré le temps qui avait passé depuis leur mort, et même si son grand père gardait en son cœur, en sa poitrine et en son âme, une place particulière, il se souvenait qui l’avait engendré un jour. Cerberus n’entretenait aucune haine envers quiconque, et surtout pas envers les catins des bas quartiers. Il n’y avait, à ses yeux, pas un métier qui ne vaille la peine d’être fait, car n’importe quel métier serait toujours différent du sien, à savoir donne la mort et semer la destruction.

Il inspira profondément et jeta un regard à Ren, pour reprendre sur le même ton :

Elle, c’est différent. C’est… C’est une fleur du désert, sauvage et piquante, ayant besoin de l’air et du soleil pour s’épanouir, jamais dépendante de l’eau… Pas vraiment de quoi se méfier quand on sait la prendre dans l’bon sens…

De nouveau un large rictus déforma le visage du forban, d’un ton moqueur quoi que tendancieux. Il n’avait plus la tête à autre chose, enfin, presque. Il n’oubliait pas que Kovü était un veilleur, et si cela ne lui faisait ni chaud ni froid et ne l’effrayait encore moins, il gardait à l’esprit de ne pas tourner le dos au fauve. C’aurait été bête qu’après la mise à sac d’Ofägar, ils en arrivent là…

T’comptes faire quoi à Ofägar sinon ? C’vraiment moche Ofägar en plus. Ça pue la pisse et l’sang…

Il pouvait le dire, il avait été là-bas il y a peu, hé !
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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mar 18 Mar 2014 - 18:18

Ren ouvrit des yeux ronds, sa mâchoire tomba légèrement, à l'écoute de la plaisanterie graveleuse. Elle haussa doucement un sourcil, fixant lourdement Cerberus quand la fameuse question se répéta de nouveau, mais cette fois de sa bouche, alors qu'il savait déjà pertinemment la réponse. Excédée elle lâcha d'un ton robotique en s'avançant vers lui ce qui lui semblait être suffisant pour rafraîchir la mémoire au forban et satisfaire la trop grande curiosité du veilleur.

-Maison cramée, père taré à Ofägar, affaires de familles, tout ça tout ça. Et si tu reparles de moi de cette façon, je trouverais un moyen de te coller tous les VP de Korrul au cul.

Sans aucun préavis, elle lui colla un monstrueux crochet dans le nez suivit d'un coup de tête violent dans son torse, pour le déséquilibrer un peu le temps de fuir jusqu'au vaisseau. D'un bond félin, elle s'installa de nouveau sur le siège passager en faisant signe à Kovü de s'amener en vitesse. Quand il fut assez proche, elle déclama d'un ton très sérieux :

-Tu sais, nous les modestes, on est les premiers à les croiser les forbans. Je traîne pas avec ce type et on est pas proches. Mais parfois faut faire des concessions pour pas se faire sortir les tripes dans le coin d'une rue. On est tenus en cisailles entre vous et eux. On a très souvent peu le choix pour s'en sortir.

Elle en rajoutait. Elle en rajoutait des tonnes mais dans le fond, ce n'était pas faux. Ren ne se prenait pas spécialement en exemple, car sa relation relevait plus de l'aubaine qu'autre chose, enfin sauf dans cette situation-ci, et elle le savait. Mais elle côtoyait assez les bas-fonds de Penjoie pour savoir qu'elle ne mentait pas et que bon nombres de citoyens s'étaient retrouvés dans des situations mortellement toxiques à cause de leur statut intermédiaire.
Puis elle esquissa un large sourire qui ne signalait rien de bon. La jeune femme se décala sur le siège pilote et referma le cockpit en s'exclamant :

-Bon sinon, j'ai pas que ça à faire. En voiture Simone ! T'en fait pas pour ta poubelle, je la laisserais à tes collègues. A bientôt les losers, bonne castagne !

Manquant de dégommer le tableau de bord et de casser de nouveau quelque chose, elle démarra en trombe en envoyant un baiser dans les airs, laissant les deux hommes derrière elle pour filer, un peu en zig-zag certes, jusqu'à la fameuse ville fraîchement pillée. Peut-être un peu trop vite et avec une sale nausée, mais par ses propres moyens et surtout grâce à son sacré sens de l'observation.
Durant tout le trajet, elle avait épié attentivement le moindre fait et geste du veilleur, jusqu'à assimiler plus ou moins le rôle de chaque élément utilisé. La Korrulienne avait découvert que le fonctionnement ne différait pas tant des modèles civiles, hormis qu'il exigeait une dextérité plus pointue et que le démarrage était sensiblement plus technique. Elle savait pertinemment qu'elle avait agit dans un coup de rage et de folie, mais elle ne supportait plus de rester coincée avec ces deux idiots. Elle avait alors longtemps hésité à arriver à cette extrémité, peu certaine de réussir à faire décoller l'engin, mais aussi craignant les conséquences. Avant de tout envoyer valser. L'assassine avait manquer de faire exploser le moteur, mais elle était parvenue à ses fins. Comme toujours.

Restait tout de même le fait qu'elle ne savait pas vraiment comment faire atterrir le speeder.


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Dim 30 Mar 2014 - 8:33

La question de Kovü mit un certain temps à trouver sa réponse. Il écouta cependant les commentaires du Forban qui en profita presque pour s'auto-complimenter sur sa 'race'. Il était inutile de préciser que le VP était au bord de la crise de rire en entendant de pareilles choses … Mais après tout, tout n'était qu'une question de point vue. Mais dans tout les cas, on ne pouvait dire que tuer et aimer cela était quelque chose de noble, et c'était bien cela la fonction primaire d'un Forban. Mais l'homme finit par lui reposer la même question, reprenant celle du veilleur. Que comptait-elle faire là-bas, à Ofägar ? Kovü restait dans l'attente d'une réponse, regardant la jeune femme pour épier ses moindres gestes, au cas où l'un d'entre eux serait suspects.

Ainsi, elle commença dès lors à donner des éléments de réponses, sous une forme un peu ambiguë pour le soldat. Mais ce dernier n'allait pas pousser l'interrogatoire plus loin, il savait dès à présent que quelque chose n'allait pas bien chez ces deux personnes. Lorsqu'elle affirma que le citoyen modeste était prit en cisaille entre les Forbans et les VPs, Kovü eut presque envie de rétorquer qu'il suffisait d'être intègre et honnête pour éviter tout désagréments … Mais apparemment, c'était trop demandé, ça. Il se tût comme à son habitude, même lorsqu'elle eut l'audace de se replacer dans le cockpit soudainement, sans prendre son avis. C'était son vaisseau tout de même, pas un vulgaire taxi. Mais au moment où elle prit le risque de se mettre subitement sur le siège pilote, le propriétaire tenta à ce moment d'empêcher la fermeture du cockpit mais fut trop lent, pas assez réactif.

-"Vous êtes en train de commettre une grave erreur, je vous aurai prévenu !"- Dit-il vainement.

L'erreur n'allait pas être dans la conséquence, bien que désormais il sait que la prochaine fois qu'il la croisera, les fers risquent grandement de servir au premier regard échangé. L'erreur résidait dans le fait que bien qu'il ai réparé mécaniquement l'appareil, il lui manquait de recalibrer les propulseurs et bon nombres d'autres paramètres de pilotage … Si Neralima avait réussie à décoller, d'une manière des plus hasardeuses, l’atterrissage et même le vol allait probablement être des plus chaotiques. Kovü espérait qu'elle allait s'en sortir sans trop d'égratignures, mais son expérience lui disait qu'elle risquait fortement d'en ressortir avec une cicatrice.

Mais avant de penser à elle, il devait penser à lui. Maintenant qu'il était paumé au milieu du désert, seul, sans aucun moyen de retourner à la ville la plus proche, qu'allait-il faire ? Surtout qu'il était en compagnie d'un Forban sans foi ni loi, et au caractère des plus mauvais qu'il soit. Le VP n'aimait pas cette situation, mais malheureusement, il était bel et bien dans la merde jusqu'au cou. Alors, il tenta de lever le camp dès à présent, il ne savait pas encore où aller, sachant que Ofägar était en cendres mieux valait pas aller là-bas. Rassemblant ses outils, il jeta un dernier regard au Forban, comme pour se rassurer.

-"Si tu as une quelconque idée sur comment aller à Penjoie rapidement, je suis preneur."-

Parler comme ça à cet homme alors qu'ils venaient de se battre il n'y a pas longtemps, était illogique. C'était un Forban, donc un criminel et un VP n'aurait aucune raison de traiter ainsi avec. Mais au point où Kovü en était, rien ne pouvait être pire …


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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mer 16 Avr 2014 - 3:31

Le mastodonte ne cilla pas. Ni au début, ni à la fin. C'est avec un regard étrangement calme qu'il observa la petite Ren Kartal, ce petit démon sur deux pattes, se démener et fuir à la barbe de ce bon vieux Vielleur Pourpre (fut il encore très jeune). Il resta alors là, planté dans le sol, égal à lui même, mais surtout égal au désert.
Son sourire large indiquait très clairement qu'il avait apprécier le spectacle, et même si c'était complètement incongrue de sa part, il commençait à comprendre ce qui lui plaisait dans cette nana : sa façon d'être. Bien sûr, des jolies filles, à Korrul, on en trouvait un tas. D'ailleurs leur réputation n'était plus à faire, de ces femmes bien fermes et pleines de caractère, loin des poupées de cire de Mastroos dont il avait lui même entendu parler du fin fond du désert !
Mais des filles comme Ren Kartal, pour sûr, il n'en avait jamais croisé. D'aussi folle, d'aussi vagabonde, d'aussi peu gracieuse, d'aussi... libre.

Son sourire jusqu'alors amusé se mua en une petite moue touchée, comme si quelque chose venait d'éclore au fond de cette grosse carcasse de forban. C'était assez peu croyable quand on savait que les forbans avaient tous la peau dure et le cuir tanné, mais ce  n'était pas sans compter les innombrables faits de la petite féline du désert.
Elle venait de dévaliser l'âme du forban, et Cerberus s'en rendait tout juste compte, quand ca faisait déjà depuis le début qu'elle était la seule petite écharde capable de percer le parchemin qu'était devenu sa peau sous le soleil de Korrul.

Il reposa finalement son regard moqueur sur le Veilleur Pourpre.

Maintenant, ils n'étaient plus que tous les deux, au milieu de nulle part. Il avait une gueule à vouloir se faire cogner dessus. Une gueule de petit con... Cerberus aurait largement eu le dessus. Il aurait pu le tuer, le vider de ses viscères sur le sol d'un simple coup de cimeterre... Mais fallait il qu'il le fasse systématiquement ?
Il se passa une main forte sur le menton, semblant gratter un début de barbe encore imperceptible.

Si tu as une quelconque idée sur comment aller à Penjoie rapidement, je suis preneur.

Tu comptes y aller vivant ou raide ?

Le sourire du forban était étrangement sérieux. Il fallait dire que le désert ne rigolait avec personne, et Cerberus était comme le désert.
Finalement, se détendant, étant après tout dans son élément naturel et Kovu étant comme un jeune draoma égaré loin du troupeau (aussi dangereux que ca), il se mit à marcher en direction des premières dunes. Ses pas étaient puissants et s’enfonçaient à peine dans le sable, par l'habitude du terrain.

Si jamais on t'pose la question, tu réponds Chef Cerberus, du Clan Mah'tanza, forban. Si jamais quelqu'un apprend que t'es un garuda de Korrul, ils m'étripent, et toi... Il y eut un silence, puis Cerberus eut un sourire baveux et large : Toi tu n'veux pas savoir. Crois moi.

Au loin, le speeder prenait une trajectoire étrange.
Rapidement, la trajectoire fut interrompue par une dune, et sur cette dune, une dizaine d'autres forbans rôdaient à présent autour de la machine de fer (qui venait naturellement de se prendre dans un piège de capture forbane) en jetant des regards curieux à la jeune femme qui avait du être bien secouée.

De loin, au pied de la dune, Cerberus poussait déjà un soupir dépité, maugréant :

C'pas comme si j'lui avais dit ... pour les forbans... Pourquoi personne n'm'croit...

En haut de la dune, sans avoir vérifier ce que pouvait faire de sa vie Kovu (s'il l'avait suivi ou avait décidé de tenter sa chance, seul, contre le désert aride et sans pitié), Cerberus se planta dans le sol, jetant un œil aux quelques vagabonds qui avaient réussi à sortir la petite furie du cockpit par la force. Deux d'entre eux la tenaient par les bras, un dernier jugeait déjà la carcasse d'un regard appréciateur.
Les quatre derniers s'étaient attrouper autour du speeder pour vérifier l'étendu des dégâts, afin de savoir s'il valait mieux la réparer ou la vendre en pièce au Clan souverain du coin.

Cerberus siffla, l'air pourtant (encore) assez calme en soit :

Un problème ?

Les quelques forbans levèrent la tête vers le Saigneur du désert, avec dans le regard un mélange d'incompréhension et de surprise.
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Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mer 16 Avr 2014 - 16:11

La question de l’atterrissage ne resta pas très longtemps d'actualité. Ren n'avait pas fait beaucoup de chemin quand, trop occupée à chanter à tue-tête, elle ne remarqua pas la meute de forbans qui lorgnaient le véhicule. La joyeuse assemblée disposait d'un blaster tout neuf et c'est donc avec enthousiasme qu'ils tirèrent sur une petite partie de la coque qui laissaient des fils à nu, le veilleur n'ayant pas eu le temps de revisser entièrement la plaque quand l'assassine s'était emparée de son bien.
Manque de bol, le speeder s'écrasa pile sur leur précieux tireur qui riait comme un abruti sans se soucier de la trajectoire de sa cible et de ses potes qui filaient, laissant alors une magnifique trace écarlate sur le pare-brise, comme un très très gros insecte qui aurait eu bien peu de chance dans sa triste vie. Et un déchet de moins sur cette terre.

Le choc de la collision avec la dune fit terriblement mal à la nuque de la pilote du dimanche, tant qu'elle resta inactive un petit instant le temps de laisser passer la douleur. Ren releva doucement le menton en rouvrant les yeux avec une longue plainte désabusée, puis une grimace dégoûtée devant le cadavre écrasé. Enfin écrasé, oui, cadavre, visiblement pas encore, en vue des doigts qui s'agitaient une dernière fois en accompagnant un râle glauque. Mais elle n'eut pas le temps de se lamenter sur son sort et celui de cette victime, que son regard croisa les pupilles rouges d'un autre forban qui lui souriait de toutes ses grandes dents jaunes, presque orangées. Son degré de compassion pour le type agonisant sous la carcasse de fer fumante frôlaient le zéro, mais rien de bien surprenant pour un habitant du désert. Puis elle remarqua qu'il était accompagné d'une belle ribambelle d'enfoirés qui ne paraissaient pas bien plus sympathiques que lui. Avec un naturel qui l'aurait presque déconcertée, il lui fit signe d'ouvrir le cockpit, comme s'il s'adressait à sa voisine de hutte ou Ruyn savait dans quelle sorte de bicoque créchaient ces pouilleux. Il allait sans dire que Cerberus n'était pas inclus dans cette catégorie, son hygiène n'étant pas aussi catastrophique que la leur.
Elle fut aussi surprise par la patience du malfrat. Soit il la prenait pour une gamine, soit il s'essayait à une nouvelle technique voulue plus efficace que cris et menaces. Manque de bol pour lui, il n'était pas tombé sur une crème. Avec mépris, elle haussa les sourcils, le fixa avec toute la pédanterie du monde et colla son majeur contre la vitre pour toute réponse. Puis, nonchalamment, elle croisa les bras et se remit à regarder devant elle, comme si la dizaine de malfrats autour d'elle n'étaient que des mirages.
Belle connerie.

Son petit effet de style eut tout de suite pour effet de déformer les traits de son interlocuteur de cette conversation muette. Et sans plus attendre, il arracha des mains d'un ses potes une sorte de masse grossière qu'il frappa de toutes ses forces contre le verre. Ren regretta bien vite ses manières suicidaires, tressautant à chaque coup qui faisaient craqueler la vitre autour d'elle. La maigre protection céda vite, laissant une pluie d'éclats acérés lui tomber dessus en lui infligeant quelques cuisantes mais bénignes coupures sur les bras et les joues. L'extraction violente et forcée fit plus de dégâts en lui traçant une blessure un peu plus profonde à la cuisse. Pourtant, elle n'en prit pas plus garde que cela, aux aguets, gardant à l’œil chacun des charognards qui l'entouraient.

-Bon aller ma mignonne, file tout c'qui brille et peut-être qu'on t'arrachera pas les jambes. Sûrement qu'on te coupera quelques doigts si on a une petite faim, mais si tu fait pas trop de manières et que tu es gentille avec nous, tu survivras probablement.

Ren leva les yeux au ciel et soupira :

-Z'avez toujours des discours aussi chiants et peu inspirés, vous les forbans ?

A ces mots, elle lui balança son collier et son bracelet sans broncher plus. L'un était du toc et l'autre n'était même pas à elle. Aucun regret à les céder pour avoir la paix un instant. La demoiselle appréhenda néanmoins un peu plus la suite des choses en ouvrant son sac. Mais visiblement rien ne sembla l'intéresser. Malheureusement elle dû tout de même se séparer de ses précieuses dagues par la même occasion. Et sa bourse ? Si vous aviez fait un peu attention, vous auriez remarqué que sa chemise semblait un peu mieux garnie qu'à son habitude au niveau de la poitrine. Ou comment optimiser ses chances de survie en exploitant son physique de planche à pain. Les armes, d'accord, mais le fric, ne jamais laisser ça au hasard !
L'inventaire fait, l'armoire à glace à la dentition douteuse regarda autour de lui avant de lâcher :

-Fouillez moi c'tas de ferraille, doit bien y'avoir des trucs qui coûtent là d'dans.

A peine eut-il commencé à articuler le mot « fouiller » que la bande de rapaces ploya d'aussitôt sur le speeder. Mais un vieux bedonnant défiguré par des cicatrices ne tarda pas à beugler, déçu :

-Shamash, y'a que dalle dans c'vaisseau ! Et si il est pas réparable on aura plus qu'à vendre des pièces à des prix misérables. Bordel, Yakari aura crevé juste pour ça ?

Un grand maigrichon aux orbites creuses, dont l'allure couplée à un teint très sombre donnaient un air sinistre se pencha vers l'assassine en la déshabillant du regard, lui tirant un frisson d'effroi.

-Mais p'tet' qu'elle a aut' chose à offrir la poupette..

Ren se campa sur ses jambes et esquiva d'un mouvement d'épaule sa main arachnéenne avant de feuler avec une moue écœurée :

-Tu m'touches pas, crasseux.

Sans préavis, elle arracha la plaque branlante du speeder et la cogna brutalement en plein dans le visage de l'horrible squelette vivant. Nez cassé, deux dents en moins et sonné pour un petit moment.  Sa danse dura encore quelques secondes sur ceux qui s'approchèrent, le temps de frapper une tempe et de dégommer un dos. Résultat des courses : encore six forbans autour d'elle, encore plus énervés maintenant qu'elle avait abîmé trois de leur potes. Le dénommé Shamash revint à la charge, d'un pas lourd, mais elle eu le temps de s'accroupir pour balayer ses jambes. Hélas, à peine elle se releva que deux forbans saisirent chacun un de ses bras, ne lui laissant que l'occasion de piétiner prestement les parties génitales de l'homme, encore à terre. La prise se resserra.
Ce n'est pas pour autant qu'elle se laissa abattre. La jeune femme se tortillait, tentait de s'arracher aux mains qui la meurtrissaient. Elle commença par pester, pour finir par hurler des vulgarités en bondissant sur place, comme un animal sauvage attaché à un piquet. Elle s’essayait aussi à d'autres techniques toutes aussi originales, comme se laisser tomber de toutes ses forces sur le sable, tenter de mordre autour d'elle ou battre des jambes comme une gamine piquant une crise. Mais ce n'était sûrement pas avec ses 46 kilos toute mouillée qu'elle allait parvenir à quelque chose contre deux baraqués du désert.
Shamash voulu lui faire cesser son manège en lui assénant une gifle cuisante avant de gueuler en postillonnant et d'une voix éraillée :

-Tu vas t'calmer salope ?!

Son regard commença à s'enflammer dangereusement, mais refroidit soudainement pour se teinter d'ironie en voyant Cerberus et Kovü arriver. La Korrulienne cracha un filet de sang dilué aux pieds son agresseur, avant de sourire en persiflant :

-Ferme ta gueule et retourne toi, crâne creux, tes problèmes viennent de commencer.

Elle n'aurait jamais pensé se sentir aussi soulagée à la vue de ces deux crétins, au point qu'elle esquissait un large sourire satisfait. Le chef de la joyeuse petite bande, lui, sembla plutôt indifférent et lâcha avec dédain:

-Quoi ? Ces deux tarlouzes ? Tu les connais ? HEY LES FILLES, VOUS LA CONNAISSEZ ?

En plus de lui exploser un tympan, il l'attrapa brusquement pour s'avancer un peu vers les deux hommes et la désigna en la secouant. Il saisit ensuite son menton dans sa grande main crasseuse, écrasant ses joues, donnant alors à la Korrulienne une moue de poisson dubitatif.

-Ca vous dérange pas si je la malmène un peu ?

Ce fut la provocation de trop quand il lui lécha la joue. Elle voulait bien jouer les demoiselles en détresse deux minutes, mais elle avait ses limites, qui venaient à l'instant d'être piétinées. Alors, c'est d'un grand coup de mâchoire qu'elle attrapa l'oreille du forban entre ses dents et tira d'un coup sec, lui arrachant une bonne partie du cartilage. Shamash la lâcha en hurlant pour porter ses mains au lambeau de chair sanglant qui pendait, ce qui laissa à Ren l'occasion de se précipiter vers ses compagnons d'infortune. S'essuyant son visage baveux, et pourléchant ses dents rougies, elle déclara naturellement:

-Trois champions comme nous contre six déficients mentaux, c'est bon, ça se joue facilement non ? (Elle plissa les yeux et corrigea:) Ah non, sept, y'en a un qui vient de se relever.

Elle eu un petit rire nerveux en voyant le groupe se précipiter vers eux en beuglant. Mais bizarrement, la seule chose qui la tracassait vraiment, c'est de ne toujours pas avoir atteint Ofägar.


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Veilleur Pourpre

On m'appelle Kovü Lysereän


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Arish
MON AGE : 23
Masculin
MESSAGES : 123
AGE : 22
INSCRIT LE : 12/05/2013
PSEUDO HABITUEL : Törjana
Joyaux : 130
http://www.ile-joyaux.com/t1579-kovu-lyserean#39478
Posté dans Re: La main dans le sac...   - Mar 22 Avr 2014 - 5:55

Coment aurait-il pu penser un jour avoir besoin de l'aide d'un forban ? Kovü n'avait malheureusement pas le choix. Il ne connaissait pas autant le désert que cet homme, même en ayant fait de nombreuses patrouilles. Toutefois, la réaction ne fut pas si hostile que le VP avait prévu. Vivant ou raide, la réponse parlait de soi … Il était trop jeune pour mourrir pensa-t-il. Sans rien dire, il suivit dès lors le grand gabarit qui se dirigeait vers des dunes, puis lui donna un conseil, si l'on pouvait appeler cela comme ça. 'Chef', voila comment allait-il devoir l'appeler si il pointait son nez avec lui au milieu d'autres forbans. Il espérait que cela n'arriverait pas, bien que les chances étaient assez minimes. Voila que maintenant il allait devoir se plier au jeu de ces racailles du désert … Il n'aurait pu tomber plus bas que cela. Mais alors qu'il acquisça difficilement, il remarqua avec son guide de fortune que le speeder volé précedemment commençait à s'orienter bizarrement. Kovü savait et avait eut la confirmation que ses réparations pouvaient encore comporter quelques défauts.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, la fuyarde s'était faite prendre par des forbans … Les choses ne pouvaient mieux tourner, se dit Kovü ironiquement. Mais il décida de suivre celui qui les siffla un peu plus tard, attirant donc leur attention sur eux. Cependant la situation tourna vite au vinaigre, quand l'imposante brute retenant Neralima porta sa langue putride sur sa joue. Cela avait de quoi faire vomir, surtout lorsqu'on voyait la tronche que se payait cet homme … Selon le VP, si une merde de Draoma avait un visage, on pourrait facilement confondre le sien avec. Toutefois la jeune femme réussit à se libérer en le mordant à l'oreille et vint rapidement les rejoindre. Mais ils n'étaient pas tiré d'affaire pour autant, car même s'ils étaient trois à présent, en face ils semblaient extrêmement nerveux, pour ne pas dire, enragés. Trois contre sept, et ces derniers semblaient être de vrai débiles, mais à ne pas sous-estimer en combat.

-"Ce n'est pas comme s'ils étaient armés …"-

Mais rapidement il aperçut l'un d'entre eux disposer d'un blaster, surement celui-là qui avait servit à abattre le speeder.

-"... Enfin un petit peu."-

Puisque les armes léthales semblaient être de la partie aussi, Kovü dégéna son propre blaster. Sa cible serait celui qui porte la même arme en face, pour le neutraliser. Et à peine avaient-ils commencer à foncer vers le trio, que le VP visa l'homme en question, sa tête plus précisément, et appuya sur la détente sans aucune hésitation. Un flash suivit instantanément d'un vif rayon bleutée parcouru la courte distance et vint faire un trou fumant sur le front du forban, tombant à la renverse. Le VP réitéra son action une deuxième fois sur un autre, mais son arme surchauffa subitement. Il avait l'expérience, et savait que lorsqu'un blaster avait une telle réaction, c'était tout simplement qu'il était foutu. Il se mordait les doigts de ne pas avoir pris un neuf avant de partir … Sa seule arme efficace était donc hors-service et bonne à jeter.

-"On va faire ça à l'ancienne je suppose."- Dit-il en serrant ses poings.

Kovü était prêt à en découdre, même si les cinq hommes en face semblaient un cran plus barraqués que lui.


KOVÜ LYSEREÄN

La destination importe peu, et le temps qu’il fait commande. Quand on est arrivé, on a envie de repartir pour y retourner ...


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On m'appelle Invité

Posté dans Re: La main dans le sac...   - Jeu 1 Mai 2014 - 7:47

Le désert était le lieu privilégié des garudas Les meutes s'y montaient et on se devait de respecter l'Alpha sous peine d'en souffrir, ou de le défier. Quand on n'avait ni la force ni le courage de vaincre, valait mieux fermer sa gueule et tracer sa route. C'était tout du moins comme ca que Cerberus se représentait le désert, sa douce Mère au vent assassin.
A voir la petite bande devant lui, il ne tremblait pas, n'avait plus la même appréhension que celle qui le tenaillait plus jeune, à la vue d'un groupe ou d'un autre homme, de peur de se faire charcuter en deux. Cerberus était depuis longtemps un vestige, une légende, quelque chose d'intangible et de puissant à la fois. Un jour, cette puissance lui serait reconnue, et le Désert lui même chantera son nom.
Ce moment n'était pas venu, ce serait à cette petite bande d'incapable de chanter.

Quoi ? Ces deux tarlouzes ? Tu les connais ? HEY LES FILLES, VOUS LA CONNAISSEZ ?

Il y eut un silence, pesant. Pour l'instant, ils rigolaient, mais ce ne serait pas le cas très longtemps. Si Cerberus n'avait pas grand chose à faire du désert, ou du fait qu'il y avait un Veilleur Pourpre marchant à ses côtés, il n'avait pas pour autant l'intention de laisser passer ce genre de chose.
Son regard pourpre se posa sur Ren Kartal, glissant sur ses courbes, et quelque part, au plus profond de cette carcasse musclée, un petit quelque chose se crispa. Il en ressentit aussitôt les effets indésirables : palpitation dans le bout des doigts, douleur au niveau de la gorge, colère noire en devenir... Ses yeux s'assombrirent devant le spectacle, et comme une bête, il se mit à gronder en silence, un grondement ressemblant à celui d'un styx, effrayant et opressant.

Ca vous dérange pas si je la malmène un peu ?

Les poings de Cerberus se serrèrent, et il lui sembla qu'il avait dores et déjà perdu pieds.
On avait osé lécher la joue de sa régulière devant lui ? De sa petite fleur des dunes ? De sa Ren, à lui, et à lui seul ? Il avait été son premier, et intérieurement, savait qu'il serait également le dernier. La jalousie était une chose du désert aussi, un trait hérité sans doute des siens.
Une femme avait jadis causé la perte de tous les Mah'Tanza. Sans nul doute que Ren causerait la perte de ce bon vieux Cerberus à jouer avec le feu comme elle seule savait le faire.

La jeune fille revint vers eux après avoir puni le geste. Cerberus nota qu'elle n'était pas aussi mauvaise avec lui. Souvent elle cherchait à se dérober de sous sa main, mais ce n'était que pour mieux revenir chercher la caresse du rempart implacable.
Il fit un pas, machinalement, se mettant devant la jeune fille sans en avoir l'air. Dressé sur ses deux jambes ressemblant vaguement à des poteaux de métal, le Mah'Tanza eut un sourire en coin, moqueur et défiant ouvertement quiconque oserait. La petite bande se sentait en confiance ; ce ne serait plus le cas dans quelques temps.

Ce n'est pas comme s'ils étaient armés … Enfin un petit peu.

Cerberus jeta un regard au Veilleur et eut un petit rire. Il reconnaissait bien là l'esprit de Korrul, ces trouillards se pensant fort, mais uniquement armés, prêt à détaler quand la mission devient trop périlleuse.

A moins de dix mètres, un blaster n'a pas de chance de toucher un forban, mecton. C'est la loi du corps à corps. Mon poing est plus rapide que ton cerveau...

Il aurait aimé rajouter « ne l’oublie jamais », mais ca sonnait faux. C'aurait été lui donner de quoi tuer plus tard d'autres forbans, et les Saigneurs n'étaient pas les gardiens du désert pour rien. Ceci étant, les mots de Cerberus (pour une fois) avaient du sens. Dix mètres, c'était la distance nécessaire à un être entraîné pour désarmer un autre, et possiblement, dans l'élan, le tuer.
C'était ce qui avait perdu le Veilleur Pourpre à Ofägar. Se croire invincible avec son arme. Il avait perdu...

Cerberus eut un petit rire en voyant un premier forban mordre la poussière, balayé comme un fétu de paille. Il avança d'un pas, pataud, pas franchement pressé, alors qu'un homme se dirigea vers lui, un couteau en matin, un banal petit couteau. Le Saigneur ne prit pas la peine de sortir de son fourreau son cimeterre ; il attrapa tout simplement le poignet du forban, fermement, et le fit virevolter sans douceur. L'homme eut un mouvement surpris, mais c'était déjà trop tard : avec sa main sur son poignet, il força sa main à suivre le geste désiré. Bientôt le forban eut la gorge ouverte de sa propre main, de son propre couteau, et tomba à genoux dans un petit gargouillis étranglé.
Les mains du forban étaient rougis par le sang, mais ce n'était ni la première fois, ni la dernière.

Deux hommes tentèrent d'en profiter, se jetant sur le dos du mastodonte, le second par devant. Cerberus attrapa par les épaules le gars qui avait cru bon de faire du rodéo et le jeta littéralement quelques mètres plus loin, se redressant de nouveau face au type sans arme qui le fixait, perdu entre la peur et la surprise.
Une auréole sale se dessina au niveau de son entrejambe, et l'odeur d'urine, puissante et saisissante, monta aux narines du Saigneur. Cerberus eut un petit rire amusé, avant de filer une droite surpuissante au type. Sa mâchoire craqua sous la force du geste, et le gars tourna aussitôt de l’œil, sous la douleur, le bruit, ou tout simplement la peur.

Le forban jeta un regard autour de lui, vérifiant que sa fleur des dunes s'en sortait également. Non pas qu'il ne croyait pas en elle, mais c'était avant tout pour la sortir de ce pétrin, elle, qu'il était venu.
Pas pour bastonner. Il n'avait pas besoin d'aller chercher sur les dunes pour ça...

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Posté dans Re: La main dans le sac...   -

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