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[RPI] Espoir puis chaos. Ensuite clarté... Et vide.

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Posté dans [RPI] Espoir puis chaos. Ensuite clarté... Et vide.   - Sam 23 Nov 2013 - 16:17

Notes | Anecdotes de la vie de Dhungaärd, sans doute dans le désordre.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: [RPI] Espoir puis chaos. Ensuite clarté... Et vide.   - Sam 23 Nov 2013 - 16:18

HRP:
 
Étendu, le géant ne frémit pas, malgré la neige, légère, qui s'est mise à tomber. Le moindre flocon le touchant fond aussitôt. L'homme furieux s'en est allé, s'enfermer dans son antre, y enrager tout son saoul. Mettre à terre le fils n'a pas apaisé le père. Et Dhun demeure là, les yeux grand ouverts.
Pas tout à fait seul.

Une petite chose qui s'était fait discrète. Une petite chose qui avait regarder les deux grands s'affronter. L'un froid et silencieux, l'autre écumant et hurlant. De même sang pourtant. L'un était son frère, animal pendant si longtemps, l'autre était son père. Dont elle ne connaissait plus que la colère. Dont la douceur ne faisait plus partie que de ses rêves. L'espoir qui était né, au moment où ce frère égaré était sorti, se tenant droit, si grand, de la petite masure à bois où son père avait tenté de l'oublié, n'avait pas vécu longtemps.
Des cris. Puis les mains de son frère sur la gorge de son père. Cet étrange instant où son visage avait bleuit. Puis son frère au sol, et les coups de son père qui pleuvaient. Et la fin de la violence.
L'homme était rentré, toussant, la gorge douloureuse, suivi par son "dernier" fils, et la plus âgée des sœurs. Faisant mine de suivre le mouvement, la plus jeune s'était détournée au dernier instant. Inquiète pour le laisser pour compte, bien qu'elle ne présenterait pas les choses ainsi.

Elle lui secouait maintenant l'épaule avec insistance. Lui tournant autour de longues minutes durant, s'agitant en tout sens, piaillant -de manière discrète- des Dhun Dhun debout ! tantôt miséreux tantôt implorants, puis ensuite exigeants. Mais son manège ne tirait aucune réaction du géant allongé, dont les yeux pâles fixaient le ciel blanc. C'est accroupie sur le large torse que son autre frère la trouva. En d'autres circonstances, peut-être en aurait-il souri. Mais l'orage qui grondait à l'intérieur -malgré sa voix douloureuse- lui ôtait toute envie de gaieté. Que son frère "égaré" ait repris conscience le laissait dans un état fébrile, dont la joie était éclipsée par la fureur paternelle qu'il avait appris à redouter. Que la petite soit ainsi perchée ne pourrait qu'attiser cette dernière, craignait-il.

Étrangement, plutôt que de s'adresser directement à l'intéressée, ce fut à Dhungaärd qu'il demanda, d'une voix éteinte, craintive et lasse. Il ne souhaitait pas faire durer la chose. Savoir lui paraissait soudain important. Y avait-il un grand frère pour eux deux dans ce grand corps couché ?

Dhungaärd, la laisse pas continuer. Donne pas à Père une autre raison de s'énerver.

La seule réponse qu'il obtint fut une petite langue rose de la part de sa sœur, alors qu'elle tapotait les joues de son support, avant de reprendre sa comptine Dhun Dhun pas fou, debout ! Il fut blessé par ce silence, et en même temps préoccupé. Parcourant rapidement les derniers mètres qui le séparaient d'eux, ce fut avec crainte qu'il approcha sa main du crâne de son  frère. Combien de fois avait-il vu "l'idiot" se blesser lui-même, vagissant comme une bête, se débattant à leur approche ? Sans qu'il en soit gêné par la suite, la moindre plaie se soignant d'elle même. Mais sa tête... Cette fichue bosse dont il ne connaissait pas l'origine... Ses questions à ce sujet était demeurée vaines, faute de réponses.

Tu es bien toi... ? demanda-t-il au regard que le géant tourna vers lui, mais qui ne le fixa pas longtemps. Sa sœur poussa un petit cri de ravissement, toute inquiétude envolée, en voyant le mouvement, avant de se pencher sur le visage couturé de petites cicatrices. P'pa est toujours fâché. Dit grand frère, tu crois qu'il sera encore fâché demain ? Le garçon ne tiqua pas. Presque pas. Grand frère. Cela semblait si idiot d'espérer. Leur père ne s'apaiserait jamais. Notre grand frère n'est jamais ressorti du Labyrinthe, petite sœur... Et l'être qu'il avait sous les yeux ne semblait pas vouloir démentir cette impression.



Cette petite fille qui ne le lâchait pas, tranquillement installée sur lui. Son visage qui lui évoquait un rire. Une silhouette qui le suivait en sautillant, l'effrayant et l'intriguant à la fois. Ma soeur. Cela lui vaut un chaleureux sourire, qui le laisse froid. La question , elle, le mène face au fait accompli. Observant simplement le garçon qui sait ce qu'il en est. Cela se voit au regard navré qu'il pose sur la petite. Sans illusion.
Il pourrait simplement se lever. Les ignorer. Partir. Le mince attachement qu'il croyait ressentir s'effrite, mis à mal par l'accueil du chef de famille. Et qu'il lui semble que, s'il le voit encore, s'il se trouve encore en sa présence... Ses mains retrouveront le chemin. Or, la mort de l'un ou de l'autre ne servira pas les deux enfants qui l'entourent. Plus que leur appartenance à une même famille, ce qui le maintient là, c'est une sensation de reconnaissance à leur égard.

Sans prévenir, il se redresse. La fillette n'a pas le temps de réagir qu'il l'attrape, la faisant décoller du sol tandis que le frère cadet recule, perplexe, ne sachant s'il doit réagir ou laisser faire. Si légère entre ses doigts. Le voilà debout, le petite bougeant à peine. Dhun, tu me montres comment c'est d'être grand ? Doucement il se souvenait. Une fois. Deux fois. Trois... Tant de fois elle lui avait demandé, sans qu'il réponde rien d'autre que des bruits sans signification. Voir le monde de cette hauteur. Soit. Et elle ne vit même pas la chose venir, tandis qu'il la posait sur son épaule.
Le silence soudain. Il ne tenta pas de voir son expression, se contentant de dévisageait le garçon qui ne faisait rien d'autre que la fixer elle. Une expression stupéfaite, puis sereine sur le visage.
Sans doute la seule action qui s'apparentait à ce qu'un "grand frère" ferait.

Repose-la ! La dernière... Elle, il ne lui doit rien. La jeune fille s'avance d'un pas rapide, furibonde. A l'image du père, la fille n'exprime rien d'autre qu'une colère à peine réprimée, tout juste contenue. Tu ne peux pas rester. Que Père te voit, et je ne donne pas chère de ta carcasse. Va-t-en. T'es pas gentille ! C'est... Mais l'intervention de la petite n'aboutit pas. La nouvelle venue est pressée, et ne passe pas par quatre chemins. Franche dans ses propos. Franche dans ses sentiments. RIEN DU TOUT ! Un parasite, une maladie. Rien que du malheur. Un regard accusateur. De cela aussi, on me tient responsable... L'émotion violente du père avait altéré la fille. Assez pour qu'une fillette âgée de 11 hivers puissent considérer l'un des siens comme responsable de la mort de sa mère.

Tu n'as pas à dire ça... Un tempérament doux et triste. Tel est ce frère qui lui rendait visite dans sa prison d'oubli, qui est balayé par une autre tirade. Il a tenté de tuer Papa, tu as déjà oublié ?!
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