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Grande résignation et visite inattendu

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On m'appelle Giacomo Sul'Enthu


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Posté dans Grande résignation et visite inattendu   - Mar 3 Déc 2013 - 4:35

Ambiance Musicale:
 

Le sable avait défilé sous les yeux de la guerrière comme une répétition lassante, une sécheresse et un silence provocateur. Étais-ce l'unique destination? À mainte reprise, lors de sa vie, Giacomo avait été confronté au fait que la solitude pouvait s'avérer la seule maison d'accueil. La machine sur laquelle elle fonçait fluidement à travers le sable laissait derrière son passage un très bref nuage de poussière scintillante sous les dernier rayons de l'astre du jour. Son passage serait effacé sous peu, il n'y avait besoin que d'un bref coup de vent dans le désert pour qu'il reprenne son visage initial, oubliant l'homme rapidement. Ils n'étaient après que leur invité, voir des clandestins, dans cette force insurmontable de la nature. Sans les chamanes, il était dur d'imaginer comment les Korruliens auraient pu y vivre correction en terme de civilisation organisée.

La civilisation, le civisme, le savoir être.

Tous des principes qui la rendait, en ce moment, lasse, voir déprimée de manière placide. Tant d'effort pour essayer de leur appartenir et pourtant, la vérité finirait toujours par jaillir. Risquer sa vie n'était pas suffisant lorsque sa tare prenait le dessus et tous les bon coups, ou les bons gestes, semblaient si rapidement oublié devant l'anomalie.

Son module stoppa net devant la tour situé dans le sud de Korrul, une tour atrocement calme vue sa distance généreuse entre elle et Col Muertiga. Un seul veilleur était suffisant pour celle-ci, une petite installation. Si une personne était placée ici, ce n'était qu'en cas que des forbans se prennent l'idée de dériver plus loin que de leur terrain habituel. Cette tranquillité ne lui ferait pas de mal et qui plus est, elle avait envie pas du tout envie de couler à nouveau dans son défaut pour les prochains jours. La dernière monté de bestialité avait été si négative qu'elle redoutait même toucher son épée. Une part d'elle souhaitait soudainement échapper à toute la violence qu'elle contenait, cette petite part qui gardait son être entier et qui suppliait que la vie ai été normale. Certes, elle aimait en réalité le métier extrême de l'Exploration, mais le moment présent s'avérait beaucoup de remise en question.

En croyant avoir touché le fond, elle ignorait n'avoir qu'effleuré la surface de la vase du marrais.

Un messager arriva le 2e jour de sa garde. Son visage blême donnait une mauvaise impression et c'est avec empressement que Giacomo descendit. Avait-elle été dénoncée? Avait-elle perdu son poste? Est-ce que Nora souffrait de sa blessure et qu'elle était dans un état second? La suite de scénario légèrement affolé ne pouvait pas imaginer ce que contenait cette lettre. Le messager donna la lettre et s'esquiva aussitôt, il ne dit rien à celle-ci, ce qui l’inquiéta d'avantage. Le coeur battant elle ouvrit le papier plus qu'officiel alors qu'elle entrait dans la tour.

"Soldate Giacomo Sul'Enthu,
Nous avons le regret de vous annoncer qu'il y a eu un important raid à Ofägar et que votre famille [...]"


Ses yeux défilèrent rapidement maintenant, sa respiration accélérant alors qu'une expression d'horreur se peignait sur son visage.

"[...] l'unique survivante, votre mère, repose dans un état critique."

Elle sentit ses genoux lui lâcher, l'immense masse qu'était sa personne penchait à l'avant sous le coup de la douleur, ses mains agrippant le papier au point de le froisser. Toute cette émotion! Trop d'émotion, trop difficilement géré... Les forbans, encore eux, toujours eux.

"Nous vous souhaitons nos plus sincères condoléances pour votre père ainsi que vos trois sœurs et [...]"

Elle ne pouvait pas croire que ses sœurs, ces trois petites fleurs du désert, ces adorables jeunes femmes, n'étaient plus. Son père!? Lui déjà? Avant même qu'elle ai pu leur dire qu'elle avait été envoyé dans le sud et risquer faire leur fierté!?

"Il vous est permis de vous rendre à Ofägar pour leur cérémonie mortuaire ainsi que supporter l'état de votre mère. Vous avez une semaine de repos qui vous est accordé et nos compliments à vos irréprochables services."

La lettre glissa entre les mains faussement recouverte de sang, le regard jaune de Giacomo se leva vers le ciel, Ruyn l'avait oublié. Anéantit, elle ne se dépêcha immédiatement pas à la ville encore sous les braises. Perdue, elle se recula plutôt à son campement dans la tour, s’assoyant contre un mur et fixant le ciel par l'ouverture auprès d'elle. Son visage était vide et bien que des larmes auraient fait à nouveau du bien, elle ne sentit rien se manifester. La douleur, cette fois, était trop vive pour être exprimée.


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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   - Lun 9 Déc 2013 - 14:56

Elle était restée un moment dans l’embrasure de la porte la douleur aigue avait laissé place à un élancement régulier. Elle avait passé une pommade, remède de grand-mère, sur sa blessure pour éviter la bosse. Mais elle n’était pas sûre d’y échapper. Quelqu’un venait de frapper, puis été parti avant même qu’on ne lui ouvre. Nora avait peine à croire que pouvait se trouver ici quelqu’un avec ce genre d’humour désastreux. Et surtout pourquoi un laboratoire ? Elle failli refermer sans voir la lettre. Il y avait son nom dessus, avec une écriture qu’elle reconnut de suite. Elle ramassa la lettre, et referma la porte. Elle se réinstalla à son bureau, mais n’ouvrit pas la lettre.

Le fait est qu’elle n’avait pas échangé le moindre regard avec Giacomo en partant. Bien entendu elle c’était excusée, mais la vitesse avec laquelle elle lui avait sauté dessus. La férocité employée, que ce serait-il passé si elle c’était rendue compte de sa bêtise que quelques secondes plus tard. Aurait-elle en plus d’une bosse, des traces de strangulation ? Elle jouait avec la lettre sans l’ouvrir, que pouvait-il bien se trouver à l’intérieur ? Encore des excuses, disait-elle avoir honte de son comportement ? Ou alors à l’inverse elle lui en remettait une couche écrite cette fois ? Ca n’était pas vraiment le genre de Giacomo. Et en même temps Nora n’avait pas imaginé une seule seconde voir une lueur aussi terrible et des pulsions pires encore animer la géante.

Le reste de la journée passa assez vite avant qu’elle ne puisse plus faire autrement que d’ouvrir la missive. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ressemblait bien plus à celle qu’elle connaissait. Des excuses, la honte et le discours qu’elle n’appréciait pas plus de lire que d’entendre. Elle resta un petit moment la lettre dans sa main sans rien en faire. Elle-même n’avait jamais été très correspondance épistolaire. Les mots posés sur du papier peuvent être mal interprétés. Et il y avait déjà bien assez d’ombre entre elles deux sans en rajouter par papier. Non elle allait devoir la rejoindre. La rejoindre et crevé l’abcès. Elle avait maintenant accès à assez de documents pour savoir où elle avait décidé de s’enfermer pour attendre son départ. Elle avait toujours ce pilote avec qui elle entretenait une relation plus que courtoise. Elle verrait avec lui combien il voulait monnayait sa traversé.

Et officiellement elle alla raconter que Giacomo partie il lui fallait aller chercher elle-même ses matières premières. Et qu’en donnait la localisation précise a quelqu’un d’autre aurait pris trop de temps. Le trajet se déroula sans le moindre souci, si l’on excepte la tempête qui se leva à mi-chemin. Dire qu’ils furent secoués était un euphémisme mais le pilote était bon, et Nora avait un estomac en acier. Ils furent cependant très heureux l’un comme l’autre à la vue de la tour d’observation. Le bâtiment créait dans le but d’observer mais aussi de résister à tous les caprices du désert leur réchauffa le cœur. Et le vaisseau s’il avait pu l’exprimer aurait surement crié de joie lui aussi, le sable tue tout, que ce soit organique ou mécanique. Elle remercia d’une étreinte mon pilote qui s’enferma dans l’un des garages pour décrasser son engin le temps que la petite tempête passe. Passer du garage à la tour lui parut si long et difficile. Le vent la faisait reculer de deux pas quand elle en faisait trois. Même refermer la lourde porte en fer ne fut pas chose aisée.

-Foutu désert ! Foutu vent ! Foutu désert !

Les quartiers d’observation étaient bien en hauteur, nous étions en plein jour. Connaissant la rigueur de Giacomo malgré son état sentimental elle devait se trouver à son poste. Merci à Ryun sa tenue intégrale avait bien joué son rôle, seul son visage était couvert d’une fine couche de sable là où la capuche n’avait pu la protéger. Les escaliers étaient déjà assez nombreux comme ça, les monter avec du sables dans les bottes…Le temps d’y arriver elle aurait dû repartir. Une autre porte en fer. Sans ménagement elle frappe. Elle en profite aussi pour retirer sa capuche le temps de se secouer le visage au-dessus du sol et la remet ensuite. Même si sur le papier le choc semblait être passé, elle n’avait pas envie de tenter le sort.

-Giacomo ouvre ! Ou je vais devoir sacrifier mes deux épaules pour faire tomber cette porte !
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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   - Jeu 12 Déc 2013 - 4:22

Combien de temps avait-elle moisit là? Elle l'ignorait. Son esprit tournait en rond face au problème du génocide familial, à la manière d'une spirale descendante. Le coup de fouet qui la sortie de son léthargique fût... d'une nature inattendu. La voix de Nora résonna derrière la porte d'une manière impétueuse: cette porte devrait être ouverte, faute de quoi...

La lettre qui l'avait démise de ses fonctions pour un temps tomba sur le sol nue de la pièce, une tâche blanche dans cette étendu sable. Déjà perdue et ébranlée, mentalement affaiblie, elle ne savait pas exactement comment réagir. Ouvrir cette porte lui faisait peut-être peur en réalité. Peur, un mot qu'elle ne côtoyait que rarement et qui effleurait son esprit de manière exclusivement passagère. Mais là et aujourd'hui, comparé à tous ces combats et ces moments rudes passés, les blessures émotives des derniers jours l'avaient laissé celle-ci sans arme.

Son heaume. Pendant un instant elle songea mettre son heaume pour empêcher Nora de lire ce visage ravagé. Pourquoi elle le ferait? Elle déglutit, on cognait encore contre la porte. Comment réagir? Elle ne trouvait pas de réponse. Quel était la bonne réaction et la mauvaise réaction? Les mains dans le visage, ce qui restait de pragmatique en elle à l'instant réalisait sa confusion. Le plan était simple, elle allait ouvrir cette porte, oublier son propre malheur et tenter de se conduire correctement, même si c'est son amie... peut-être une ennemie maintenant? Peut-être elle vient l'achever alors qu'elle est sur les genoux? Ce serait le moment parfait de la tuer, elle ne trouverait même pas le courage de se débattre. Non... Elle n'aurait pas traversé le désert pour ça? À moins que...

La réflexion était trop confuse pour être continué, elle ne voulait plus tenter de développer des "pourquoi" et des "comment". Elle se leva, son corps se mouvant sans même qu'elle n'y réfléchisse vraiment. Les gestes, automatiques, firent en sorte qu'elle se planta derrière la porte et d'une voix particulièrement éteinte et faible, elle dit:

-Attention, j'ouvre.


Un déclic, un bruit métallique de barre qui glisse, la porte eu un moue et elle s'ouvrit finalement sur la colosse qui se tenait de l'autre coté. Le visage de Giacomo n'avait rien de si différent de l'habitude, considérant qu'elle exprimait, normalement, ses émotions à petite goûtes. Pourtant, aujourd'hui, il était étrangement absent et désincarné. Le regard fauve de la guerrière leva un œil vers la biologiste puis les baissa vers le sol. Elle ouvrit la bouche dans l'intention de dire quelque chose, un truc un peu niais comme: "Comment va ta tête? As-tu endurée une tempête? J'espère que le déplacement s'est bien passé." Une part d'elle avait envie de dire ces choses, de ramener leur amitié où elle en était avec la plus  grande simplicité du monde. Pourtant, par respect de Nora, elle ne pouvait pas se permettre une telle marque d'affection après son agression.

La bouche se referma tout comme les yeux se rebaissèrent. D'une main extrêmement lasse, elle se frotta le front. Une phrase fatigué passa ses lèvres comme un souffle, elle ne trouvait, finalement, rien d'autre à dire de plus que le contenu de la lettre déjà envoyé ou qui ne serait pas insultant à ses propres yeux.

-Fais ce que tu veux de moi.

Il ne lui restait pratiquement plus rien de toute manière: Une mère mourante et c'est environ ça.


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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   - Mer 15 Jan 2014 - 14:39

Elle se rendit compte au moment même où la porte si mit à bouger qu’elle n’avait rien prévu. Dans quel état d’esprit se trouvait Giacomo derrière la porte ? Dans quel état d’esprit se trouvait-elle aussi, jusqu’à maintenant elle pensait avoir pris assez de recul. Cependant elle se savait aussi changeante que le vent en pleine tempête. D’ailleurs, elle n’avait même pas pensé à ce qu’elle allait bien pouvoir raconter. Elle avait foncé tête baissée et allait devoir composer avec, elle prit une grande inspiration elle avait déjà fait pire. Bien pire. Elle se rappela toutes les fois où elle avait dû improviser pour garder sa place pour se donner du courage. Et aussi se rappeler qu’elle était parfois une vraie idiote.

Quand on commence à bien connaitre quelqu’un il est affolant de voir comment juste quelques petits détails changeants peuvent causer un grand malaise. Comme si le cerveau nous chuchotait de prendre garde, que quelque chose est différent. Mais bien entendu il ne nous dit pas quoi. Elle avait l’air totalement au bout du rouleau, ce qui en soit était assez puissant signal d’alarme quand on connaissait cette force de la nature. Et à en juger par son regard fuyant et vide, une mauvaise fatigue. Leurs salutations moururent sur nos lèvres, ainsi que leurs étreintes dans leurs bras de plomb. Cependant ce qui donna le coup de fouet nécessaire à Nora pour se remémorer sa venue ce fut cette petite phrase lancé en pénitence. C’est cette petite phrase qui lui permit, par un petit excès de colère, ce même genre de petit excès qu’elle avait toujours eu quand Giacomo parlait d’elle en mal, de retirer sa capuche pour en retirer le sable. Elle retira aussi le sable de ses cheveux en les frottant, ainsi que de ses gants en les retirant aussi. Elles en étaient revenues au même stade que la fois dernière. Elle poussa avec grande délicatesse Giacomo pour pouvoir entrer.

-Avant de discuter du sujet qui fâche…J’aimerai un petit rafraichissement, j’ai l’impression que ma gorge est encore plus sèche que ce foutu désert. Je t’en supplie même si ce n’est que de l’eau, et chaude de surcroit.

Elle prit place sur l’une des rares chaises de la pièce pour retirer ses bottes qui semblaient avoir emporté avec elles la moitié du désert. Et si elle c’était écoutée elle aurait surement tout retiré pour se dessabler totalement. Mais pour le moment elle n’avait pas envie de se retrouver à nouveau face contre terre.

-Je…Par où commencer…

Finalement elle avait craqué, la patience n’était pas son fort et encore moins le silence. Même la gorge en feu il fallait que tout ceci sorte. Surtout que, de son côté tout du moins, ça n’était pas catastrophique.

-Je crois que je te dois aussi des excuses…Je me doutais bien que tu serais surprise, j’ai passé toute mon enfance cachée à cause de ma pâleur. Et à l’époque je n’avais mes tatouages pour prouver à tout le monde que j’étais bien une korrulienne dans son bon droit. Et non une abomination forban. Et c’est aussi pour éviter de me faire étrangler au détour d’un couloir en prenant quelqu’un par surprise que je dois toujours aujourd’hui me cacher. J’ai donc agi en étant pleinement consciente que ce genre de « blague » appelons ça ainsi, pouvait mal tourner. J’ai juste été surprise, peut être blessée dans mon orgueil. Et mon orgueil…Enfin voilà. Tout ça pour dire que si j’ai agi ainsi j’ai été une idiote, j’aurai du te préparer avant.

Elle fut prise d’une petite quinte de toux.

-Aussi donc…J’ai décidé que je n’allais rien faire de toi…Si ce n’est t’obliger à me regarder une dernière fois ainsi avant ton départ. Et si notre amitié n’a volé en éclat en même temps que moi sur le sol ce jour-là. J’aimerai que tu m’enlaces comme tu l’as toujours fais, de cette étreinte qui me donnait l’impression d’être ta petite sœur, ta petite chose fragile…

Ce fut au tour de Nora de baisser la tête, les poings serrés sur ses genoux. Les sanglots montant en même temps que les larmes.

-Car finalement et malgré tous les airs que je me donne, je suis une petite chose fragile et ses bras que tu tendais pour me prendre, pas un instant ne va s’écouler sans que je ne les regrette quand tu vas partir.

Elle essuya ses larmes, même si cela lui donnait l’impression de vouloir assécher une oasis avec un mouchoir. La tentation de remettre sa capuche pour cacher tout ça était grande. Pleurer en public lui avait toujours fait honte. Depuis toujours elle avait gardé ses larmes pour elle ou son frère. Depuis toute jeune les autres lui avaient toujours donné l’impression qu’ils ne voulaient juste pas les voir. Pas plus que son visage. Elle lui adressa un sourire mi penaud mi gêné.

-Je peux avoir mon eau d’abord ? Pleurer alors qu’on manque déjà d’eau…C’est un peu dangeureux.
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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   - Sam 25 Jan 2014 - 8:36

Une coquille pratiquement vide écoutait Nora Vanalli. Il y a un moment, une lettre avait soufflé sur le coeur de Giacomo, éteignant le peu de consistance vacillante qui y restait. La grande femme était effectivement au bout du rouleau et incapable, pour le moment, d'outrepasser la perte quasi complète de sa famille: ses trois sœurs et son père. La blancheur de la peau ne l'étonnait plus ni ne la surprenait: le feu noir ne se manifestait pas devant les éclats blancs de son ami. Au lieu de cette bestialité qui s'était auparavant manifesté, les iris restaient vident, pratiquement mat: quelque chose était mort dans la guerrière entre aujourd'hui et leur dernière rencontre.

La colosse se tenait debout, les bras le long du corps et le regard posé constamment sur Nora. Pas de réaction particulière, le regard fauve à l'allure terne clignait avec régularité, une manière presque mécanique: l'enveloppe corporelle assurait l'ordre, assurait la survie de cette chaire qui n'avait plus rien, ou presque, pour la lier à ce monde.

Le regret, l'amitié, l'affection. Plusieurs mots sortaient de la bouche pâle de la biologiste et l'esprit de Giacomo avait l'impression d'entendre toutes ces paroles dans le lointain, alors que que son esprit tombait tranquillement dans l'abîme sans essayer de se retenir. La chute était lente, silencieuse. La Korulienne pâle lui demandait une fois de plus, comme bien des gens, d'être forte. D'être ce pilier rassurant contre lequel on pouvait s'appuyer. Le piller n'était plus ou du moins, le coeur du pilier ne semblait plus y battre comme il l'avait fais jadis avec autant d'amour et de dévotion pour Korrul entier. Ruyn, son Dieu et son Guide, était tout ce qui vibrait encore faiblement.

Pourtant, elle ne voulait pas que sa chute, sa perte, touche autrui. Elle donnerait à Nora Vanalli ce qu'elle a de besoin et ce qu'elle n'a jamais eu elle-même: même si elle était à bout de force, complètement détruite. Elle allait une fois de plus jouer le rôle. Ses sœurs maintenant mortes, serrer Nora était sa dernière occasion. Allait-elle cesser de chuter mentalement si elle se donnait un substitue à sa famille, l'impression d'avoir quelqu'un à aimer autant qu'eux? L'impression qu'une personne au monde, au moins, s'inquiète pour son bien être à elle malgré qu'elle soit mentalement aliénée par moment?

-Je ne suis pas prise par surprise, je ne t’agresserai plus. Ça n'arrive que lorsque mon esprit se perd. Je te l'ai dis dans ma lettre, je suis folle. Ce n'était pas une forme ni une métaphore, c'est la réalité. Je vais chercher ton eau.

La colosse sortie d'un pas constant de la salle, cette impression de machine organique l'enveloppant. Alors qu'elle puisait une eau fraîche dans un système, son esprit vagabondait sombrement. À sa ceinture, un pistolet et quelques dizaines de centimètre plus haut, sa tête. À quoi bon vivre si elle n'arrivait pas à rendre sa famille fière? Le verre se remplit, dépassant son rebord, l'eau s'éparpillant au sol. Le contact froid contre sa peau, la beauté de l'eau, lui rappela son Dieu. Lui qui donnait à boire à ses enfants via l'Oasis. Sa propre vie n'avait jamais été sienne, ni même à sa famille. Sa vie lui avait toujours appartenu. Comment pouvait-elle songer à mettre un terme à son existence alors qu'elle devait encore accomplir le dessein qui lui était destiné, gravé dans ses mains. Sa haine maladive pour les forbans, le morceau de tissu pourpre que le chamane avait mit à son bras enfant afin qu'elle devienne Veilleuse et cette lettre l'envoyant dans l'île du Sud se liait inexplicablement dans l'esprit de la guerrière. Tous ces émotions étaient néfastes. Si l'amour avait toujours été un danger risible avec une apparence comme la sienne, l'amitié et même l'amour pour sa famille avait été un danger qu'elle n'avait jamais considéré. C'est ces émotions qui avaient faillit la mener à sa perte, la dévier de son Devoir.

Le sol était plein d'eau, elle aurait probablement pu remplit une douzaine de fois le verre.

Le pas lent, elle remonta les escaliers, se promettant de ne pas laisser filtrer ce nouvel état. Elle ne serait ni froide, ni ingrate devant celle qui avait jadis été l'objet d'une grande part de son affection. Le coeur crevée qu'elle avait n'était malheureusement plus aussi débordant, rayonnant d'amour.

-Tiens, bois, dit-elle en tendant doucement le verre. Si tu as besoin de plus, j’irai en chercher d'avantage. Je ne veux pas que tu fasses un malaise.

Elle prit un instant pour ramasser les feuilles légèrement chiffonnés qui traînaient dans un coin de la pièce pour les déposer contre la table. Visiblement des papiers officiels, la lettre qui lui donnait une semaine de congé pour les funérailles et le deuil.

-Ce qui s'est passé était fâcheux et en aucun cas tu ne pouvais t'imaginer que j'étais déséquilibrée. Nous sommes similaire, Nora, et à la fois à l'opposée. Tu caches ton corps, je cache mon âme. Toi et moi, nous évoluons dans un monde qui ne peut pas nous accepter tel que nous le sommes. C'est triste et c'est ainsi. Nous avons chacun des épreuves devant nous. Tu seras forte après mon départ, je le sais.

Une main protectrice se déposa sur la tête pâle, lui caressant les cheveux comme elle l'aurait fait pour une petite soeur. Ce geste, elle le faisait pour laisser Nora sans qu'elle ne soit blessée de sa propre déchéance. Elle verrait son imposante amie partir avec l'impression que tout va et qu'elle est toujours aussi forte comme on lui a toujours demandé. Toujours aussi aimante.

-Tu n'as pas à t'inquiéter et de plus j'ai été relevé de mes fonctions pour la semaine à venir. J'irai probablement en pèlerinage dans quelques temples. Je ne m'attarderai pas dans cette tour puisque ce n'est plus mon devoir d'y être.

Silencieusement, elle ouvrit un bras à celle-ci. Si elle désirait être serrée de manière protectrice, elle lui prodiguerait cette faveur.


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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   - Jeu 6 Mar 2014 - 12:58

Si elle avait dû parler de Giacomo elle aurait surement parlé d’elle comme de quelqu’un d’habité. Habitée d’une sorte de force, une sorte qui jusqu’à maintenant lui avait toujours permis d’aller là où nulle autre n’avait mis le pied. Et d’en ramener ce que personne n’avait encore rapporté. Et si le propre chagrin, le propre empressement de la scientifique à régler les soucis l’avait empêché de voir le point important. Maintenant elle le voyait. Cette force, ce petit quelque chose c’était éteint. Elle semblait fatiguée, usée même démotivée. Elle parle d’elle, folie. La folie est un très grand mot et beaucoup l’utilise sans même s’approcher ne serait-ce d’une once de son sens véritable. Pourtant, cette fois ci, il semble à Nora que le mot est pesé, réfléchi même. Cette façon calme et froide d’annoncer ça, donna des frissons à la biologiste. La laissant muette, chose remarquable le temps que Giacomo revienne avec de l’eau. Les séquelles d’un traumatisme ? Seuls les forbans peuvent donner ce genre réaction. Elle attrape le verre d’eau, la douleur qui lui tord les boyaux est insupportable. Elle était venue faire son cinéma et sa pleurnicheuse à quelqu’un qui visiblement en avait plus besoin qu’elle.

Ce qui est triste, c’était qu’encore une fois à n’ouvrir son cœur qu’à Giacomo elle était devenue égoïste. Elle était la seule qui avait eu la clef, la seule qui n’ait pas toujours eu affaire avec le masque Nora. Son départ allait laisser un vide, effectivement ce monde fait d’apparence ne les accepterait jamais. Et il était peu probable qu’elles puissent à nouveau s’ouvrir de cette manière a quelqu’un d’autre. Enfin Nora en était sure pour son cas.

-Ce monde ne veut peut être pas de nous…Mais nous n’en avons pas d’autre. Il va devoir encore nous supporter pour le moment. J’en ai bien peur. Je suppose qu’après ton départ, tout va revenir à ce qu’il en était avant notre rencontre. Je vais recommencer à effrayer tous ceux qui passe devant moi à grand renfort de créatures bizarres et d’expérience encore plus glauques.

Elle avale trois grands verres d’eau. Franchement elle préférerait ne pas devoir affronter la tempête à nouveau, mais elle était venue crever l’abcès une fois pour toute. Maintenant il lui fallait agir en adulte, elle ne pouvait pas la retenir toute sa vie.

-Ces années passées avec toi furent les meilleures. Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis, et encore moins d’amis sincères. Je ne sais pas ce que te réserve l’île blanche, surement une quantité presque indécente de combats violents. J’espère quand même qu’il y aurait aussi du bon, quelques petits moments de joies qui rendront tout cela plus supportable.

Elle ouvre son bras, mais finalement c’est la biologiste qui l’attrape dans les siens. Elle aimait les accolades c’est bien vrai, mais se rendait compte aujourd’hui qu’elle ne n’avait pas distribué beaucoup. Elle lui embrasse le front, tout cela à un horrible arrière-gout d’adieu. Mais Giacomo pense dur comme fer qu’elle n’en reviendra pas. L’idée a surement du finir par s’incruster chez la scientifique. Un dernier verre d’eau. Elle remet toutes ses protections contre le désert et la vie en général en place.

-Profite bien de ces derniers instants. Ce fut un honneur que de faire ce bout de chemin en ta compagnie. Et j’espère que la bas, tu trouveras quelqu’un pour continuer ce long chemin avec toi.

Elle se dirige vers la porte, chaque pas est lourd est fatiguant. Elle n’a pas l’habitude de se laisser porter par ses émotions de laisser son corps en proie à tout ceci. C’est aussi fatiguant que douloureux. Elle la pousse, définitivement trop lourde, la referme ses yeux piques et ce sont embués à nouveau. Elle allait devoir trouver une bonne excuse au pilote pour lui expliquer tout ça.

Fin du rp (je doute que tu veuilles y ajouter quelque chose, encore une fois mille pardon pour le temps que ça a pris.)

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Posté dans Re: Grande résignation et visite inattendu   -

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