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Accueil temporaire en prévision du définitif

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On m'appelle Hinaë Aanka'Leï


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Posté dans Accueil temporaire en prévision du définitif   - Mar 3 Déc 2013 - 15:02

Une inconsciente nervosité avait poussé Hinaë à ne pas se coucher, cette nuit-là. Oh, habituellement, elle ne dormait pas beaucoup, car il lui semblait que les étoiles étaient les meilleures conseillères pour la création, comme pouvaient en attester les tables sur lesquelles les bougies coulaient un peu plus chaque soir, au grand désespoir des domestiques qui devaient les nettoyer. Ce jour-là... Elle avait regardé le soleil se lever, sans réagir autrement que de lever les nez de son ouvrage pour regarder par la fenêtre le ciel se teinter des lueurs de l'aube. Tant de couleurs... Pourtant, il fallut bien s'étirer, après avoir regardé l'heure, il fallut bien déplier ce petit corps endolori par la position identique depuis la fin du jour précédent, et retourner dans les appartements qu'elle avait fuis depuis quelques temps au profit de l'atelier pour travailler ; la perspective de devoir partager cet espace bientôt lui faisait perdre ses moyens, surtout devant la masse de désordre et de matériaux en tous sens qu'elle allait probablement devoir ranger, puisque les serviteurs avaient interdiction de toucher à son organisation personnelle. Sur le pas de la porte, une nouvelle fois, Hinaë scrutait l'endroit avec un mélange étrange d'anticipation et de désespoir. Comment serait-ce, de voir quelqu'un prendre ses marques dans son antre ? Question qui semblait enfler à mesure qu'elle se la posait, pour devenir un gouffre dont le bord était vraiment trop près ; vertige devant l'avenir bien trop indécis.

S'il n'y avais pas eu de complications, elle aurait probablement été distraite, elle aurait traité l'affaire comme tout le reste, en songeant à autre chose, mais ici, il était impossible de songer à autre chose. Elle allait rencontrer pour la première fois son fiancé en tant que tel, qui venait passer la journée au domaine, ce futur mari dont il faudrait à tout prix que leurs enfants ne lui ressemblent pas, là où toutes les femmes au contraire redoutaient une trop grande différence. En apparence, Hinaë était toujours calme, et pourtant, sa main tremblait légèrement en choisissant les vêtements et bijoux qu'elle porterait après avoir fait sa toilette. Ce serait la première fois depuis bien longtemps qu'elle serait éveillée et parée avant que la pauvre servante vouée à cet office ne se présente pour la réveiller, la première fois depuis bien longtemps qu'il ne lui faudrait aucun thé, aucune nourriture pour porter un regard attentif sur le monde, surtout pas. A vrai dire, elle percevait les choses avec une acuité qui ne la caractérisait pas habituellement, sorte de vision qui révélait la moindre perspective de son environnement... La jeune femme ne reconnaissait pas la sensation, pour ne pas l'éprouver souvent, mais c'était la peur, un énorme trac qui lui nouait l'estomac. Elle n'osa regarder le miroir avant de partir aux bains, elle devait avoir l'air d'un fantôme.

Lorsqu'elle fut propre et habillée, d'une longue robe de soie crème aux petites manches transparentes, dont la ceinture de dentelle dorée se serrait juste sous sa poitrine, et fut bien obligée de se pencher vers sa coiffeuse afin de parfaire son apparence, qui ne pouvait ce jour là présenter aucun défaut. Peut-être était-ce une carapace pour se protéger du regard probablement inquisiteur qui se poserait sur elle... Et il y avait du travail pour la mettre en place. Le visage inexpressif, elle se détaillait pour déterminer l'étendue de sa sottise : grands cernes violacés, peau terne, jaunâtre, cheveux en bataille... Lentement, Hinaë se maquilla, et lorsque sa servante vint pour la tirer du lit, elle n'eut qu'à coiffer les longues mèches noires en un chignon lâche, orné de fleurs rouges. Comme toujours, les fleurs préservées des Aanka'Leï, qui ne perdaient jamais leur parfum. La jeune fille en avait toute une collection, des dizaines de couleurs et de parfums qui remplaçaient à la fois bijoux et sent-bon, une petite excentricité de sa part ; elle les aimait tellement.

Les artifices féminins n'ont plus à prouver leur efficacité, et le résultat était plus que satisfaisant. Peu de gens, en dehors de ceux résidant au domaine, la voyaient sans tous ces atours qui faisaient d'elle, selon la rumeur, l'une des plus belles demoiselles de Korrul. Au naturel, si elle restait un joli brin de fille, elle perdait toute cette gravité, toute cette aura mystérieuse d'oeuvre d'art vivante. Elle se demanda vaguement s'il n'aurait pas été mieux de se présenter ce jour-là plus simplement, avec les marques de sa fatigue, mais ses parents ne lui auraient jamais accordé. Patience et Travail engendrent Beauté. Cela vaut aussi pour le temps de préparation long et pénible avant chaque apparition publique. Il n'y avait plus qu'à espérer que, lorsqu'il la découvrirait sans ornements, le promis ne s'enfuirait pas à toutes jambes. Ce serait pour un autre jour, et heureusement, car à cette idée, le noeud de son estomac se resserra considérablement. Elle n'était pas grand chose sans cette espèce d'armure de beauté qui mettait de la distance entre le monde réelle et elle-même, un rien trop fragile pour un contact direct.

Avec sa lenteur en tout, sauf dans son travail, les préparatifs avaient pris bien du temps. Il n'y avait plus qu'à espérer que l'invité ne voudrait pas voir son exacte future résidence, car Hinaë n'avait absolument plus le temps de ranger si elle ne voulait pas courir pour traverser l'immense demeure à temps. Tant pis ; elle préférait être ponctuelle, au delà d'un manque d'envie flagrant de se lancer dans le tri, et elle se dirigea déjà vers l'entrée. Au moment où elle ouvrait la grande porte, suivie de près par sa servante, son chaperon en vérité, elle pu voir en direct l'atterrissage du module, vers lequel elle se dirigea, toujours lentement. Pour une fois, pas parce que son cerveau était concentré sur autre chose et qu'elle devait ralentir ses mouvements pour éviter tout risque de trébucher, non... Parce que, pour la première fois depuis longtemps, elle était projetée hors de ses rêves pour un retour brutal sur terre, et elle était tétanisée. Alors elle se planta là, à quelques mètres du vaisseau, en attendant que quelqu'un en descende, le coeur au bord des lèvres.

Pourvu que je n'aie jamais à lui dire...
Invité

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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Mar 3 Déc 2013 - 15:03

HRP:
 

Le léger vrombissement du moteur du vaisseau ne perturbe guère l’intérieur du véhicule. Il y fait doux comme sous une couverture, dans la fraîcheur de la fin de nuit, et l'espace est bien entendu aménagé de manière à être confortable pour les propriétaires, que ce soit les pans de verre laissant entrer la lumière, l'aération ou les cousins délicats à disposition... Verre ? Lumière ? Oups ! Le Serghar rectifie rapidement, activant les panneaux de protection qui se referment bientôt sur le décors extérieur, Radank s'étant laissé aller à fusiller du regard à travers la baie vitrée la direction de la demeure familiale qu'il quittait... Ainsi que le père qui l'avait appelé à l'aurore. Samaël savait parfaitement comment mettre sur le pied de guerre son benjamin de bon matin : le faire venir comme un gentil rejeton bien éduqué, pour le sermonner et lui faire comprendre à quel point sa conduite devra être exemplaire chez les Aanka'Leï. Oh oui, exemplaire. Moi, le fils toléré que l'on a daigné offrir en fiançailles à une digne héritière. Exemplaire oui. Une humeur noire s'était logée en son cœur. Frétillante. Avide de mordre.

Au lieu de cela, sa main se porte vers la tête de Meffer installé tranquillement auprès de lui, pour en explorer la densité capillaire. L'animal s'agite dans son sommeil, sous l’œil amusé de son maître. Nul besoin d'afficher sa mauvaise humeur ici, personne n'en profiterait. Si ce n'est l'ugron aux soins desquels j'ai été confié. Les yeux se lèvent paresseusement sous les cils pâles, le mouvement étant à peine perceptible sous le capuchon dans la grande cape dans laquelle il est emmitouflé. Un homme sec et sévère, comme son père en raffole pour lui. Le Serghar ne saurait davantage regretter la nourrice qui l'avait accompagné toute son enfance. A présent, son remplaçant était plus une source d'agacement et la cible de ses sarcasmes qu'une oreille à qui il se confierait. Mais c'est bien cet homme là qui l'accompagne comme chaperon pour aller faire connaissance avec sa promise. Un homme qui, dès qu'il eut affaire à l'attitude capricieuse du jeune cultivateur, répliqua aussitôt par des sermons et un furieux désir dans le regard de faire claquer une branche sèche de saïa sur ses doigts pâles. Rien de tel pour le rendre d'autant plus désagréable.

Raide parmi les coussins, l'individu attend avec impassibilité et sérieux, là où Radank s'étale peu à peu sur la banquette, courbé sur le murmëly et posé contre la paroi du vaisseau. Quelques minutes seulement de détente entre la demeure Serghar et celle des Aanka'Leï. Pour son plus grand déplaisir, il ne sera pas loin des siens une fois installé chez sa future belle-famille, en bon benjamin sans valeur qu'il est. Que son chaperon n'ait ouvert la bouche que pour le saluer indique qu'il a déjà reçu ses instructions. Ressasse-les tant que tu veux mon cher. Quand ta vilaine bouche s'ouvrira, je serais devenu miraculeusement sourd. Jusqu'à ce que tu la fermes, et que mon ouïe me revienne d'une manière tout aussi divine. Ses doigts allèrent à l'assaut du cou de Meffer, qui se mit sur le dos dans son sommeil pour davantage en profiter. L'état quasi permanent de détente de ce compagnon animal était un véritable bonheur pour le Serghar. Une source constante d'inspiration pour insupporter ses adversaires, qui devaient souffrir de méchantes paroles d'un dandy taquin.

Un message vocal du pilote retentit bientôt, alors qu'une étrange sensation monte dans l'estomac de Radank. La balade est terminée, retour sur terre... Pour rencontrer sa fiancée. L'appréhension qui lui vient est impitoyablement mise à mal en tirant les oreilles du murmëly, qui se réveille définitivement avec un glapissement contrarié. Son mécontentement se transforme bientôt en doux plaisir sous une nouvelle caresse, alors qu'un pan du vaisseau se déverrouille et s'abat dans une lenteur toute mécanique vers l'extérieur. Le chaperon - du nom de Qelmeht - s'en approche, non sans poser sur son protégé un regard d'un sérieux désespérant.

"N'oubliez pas ce que vous a dis votre père." dit-il avec cérémonie.

Radank était sûr qu'il allait lui sortir au moins une fois une bêtise pareil. D'où qu'un coussin frappa le serviteur alors qu'il venait tout juste de finir sa phrase et de tourner la tête vers le Serghar. Ce que le jeune cultivateur n'avait pas prévu fut que la surprise, et le mauvais équilibre naturel de son surveillant vaudrait à celui-ci de vaciller, au bord de l'escalier menant à l'extérieur... Et de tomber, sous le regard arrondi de Radank. Une exclamation l'informa que le chaperon était tombé sur quelqu'un. Le murmëly dans les bras, il s'approcha du bord... Et sourit sans retenu derrière sa cape qui lui cachait le bas du visage, devant son cher compagnon étalé sur le malheureux pilote, dans le sable de la demeure Aanka'Leï.

"User de notre homme comme oreiller faisait parti de ses conseils, mon cher Qelmeht ?" demanda-t-il avec une fausse naïveté.

Tandis que le serviteur se relevait avec moult grimaces douloureuses, avant de s'intéresser au pilote sonné, Radank relâcha Meffer pour mieux ramener ses mains derrière le tissus protecteur, en rabattant les pans sur sa personne. N'était plus visible de lui qu'une silhouette aux flans enflant au gré du vent, dont dépassait à peine visible le bas de ses bottes. Un croissant de visage pâle plongé dans l'ombre, où demeuraient deux yeux rouges et quelques mèches blanches, agrémentait la capuche. Il descendit les marches, précédé de plusieurs bonds par Meffer, alors que son regard rieur se levait... Et tombait nez à nez avec une fleur à taille humaine, avec la demeure fleurie aux multiples dépendances de la famille cultivatrice derrière elle.

Rectification. C'est une Aanka'Leï avec des fleurs sur la tête, une coiffure simple, et d'innombrables couches de tissus dont cette famille à le secret. Par Ryun, m'aurait-on fiancé au panier de linges le plus organisé de tout Korrul ? Malgré-lui, arrivé au sol, un éclat de rire lui vint à cette pensée. Un éclat de rire tout bonnement enfantin devant une farce très réussie, qui lui valut aussitôt un regard courroucé de Qelmeht, qu'il ignora superbement, n'ayant d'yeux que pour la demoiselle venu l'accueillir (en compagnie d'une servante quelconque qui n'attira en rien son regard, en comparaison avec sa maîtresse). Après une telle arrivée, il se sentait merveilleusement détendu, comme s'il s'agissait d'une simple promenade à l'extérieur du domaine familiale... Qu'il reconnaisse la femme comme étant Hinaë Aanka'Leï mit un instant à mal son bien-être, mais il se reprit vite, allant à sa rencontre sans attendre son propre chaperon.

"Salutations, Dame Aanka'Leï." dit-il d'une voix délicieusement suave et agréable, tout en s'inclinant à son adresse. "Que Ryun veille sur la fertilité de vos terres, et la prospérité de vos cultures. Je suis Radank Serghar, et je vous salue au nom des miens."

Qelmeht, qui arrivait d'un pas rapide tout en se retenant de courir, put percevoir ces paroles ô combien respectueuse. Son pas se fit un peu moins raide alors qu'il se plaçait aux côtés de son maître, tout en surveillant du coin de l'oeil ce dernier. Mais il fallait le souligner, difficile de surveiller les mimiques sur le profil de quelqu'un dont on voit à peine les yeux. Un autre avantage d'être entièrement couvert... Mais si ridicule en comparaison de la chaleur que le cultivateur doit rapidement supporter.

"Vos serres sont réputées pour le contrôle de la température qui y est exercé. J'espère qu'il en va de même dans vos demeure : un peu de fraîcheur ne serait pas de refus." glissa rapidement Radank, complimentant et exigeant à la fois.

Il se retint de tourner la tête pour voir son chaperon perdre aussitôt des couleurs... Mais jamais assez pour rivaliser avec le teint du jeune Serghar. Sur ce point il ne connaissait aucun rival à la hauteur.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Mar 3 Déc 2013 - 15:08

Pour une entrée fracassante, c'était une entrée fracassante. Du moins de la part du domestique, puisque l'on ne pouvait pas manquer le réel invité, aux mèches blanches qui dépassaient de la capuche. Spectacle étrange que cette descente de vaisseau, devant lequel Hinaë penchait la tête sur le côté, tentant d'en appréhender chaque image pour ses souvenirs. Elle ne souriait pas ; elle plissait les yeux pour mieux voir malgré la poussière soulevée par l'atterrissage, portant peu d'attention au serviteur tombé sur le pilote. Si elle avait été un rien surprise de la chute, elle n'en avait pas oublié le sujet principal de son observation.

Son fiancé, concept avec lequel elle était devenue étrangement familière même sans contact avec l'homme en question, se retrouva bientôt devant elle, et elle leva le nez jusqu'à rencontrer des yeux rouges. Autant cela n'était pas trop éloigné de l'orangé qu'elle aurait dû y voir s'il avait été comme tout le monde, autant la peau et les cheveux qui encadraient ce regard flamboyant étaient particuliers. Blancheur des nuages, si rares dans le ciel korrulien.

Elle aurait dû avoir un mouvement de recul, mais ce n'était pas le cas. C'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un comme Radank Serghar, et elle trouvait cette condition étrangement... belle. La beauté est multiple, elle est dans tout, mais elle est d'autant plus remarquable lorsque sa manifestation semble unique. Elle ne savait pas pourquoi il riait. Peut-être avait-elle une drôle d'expression ? C'était bien possible ; en effet, elle le fixait sans même ciller, de ces yeux d'or qui mettaient mal à l'aise certaines personnes. Silencieuse, le visage inexpressif, elle écoutait les salutations.

Les dites salutations étaient au nom des siens, et elle avait quelque doute, de ce fait, sur leur sincérité, en considérant la situation dans laquelle elle se trouvait après cette proposition odieuse de leur part. Enfin, odieuse... Le jeune homme en face d'elle n'avait probablement aucune part là dedans. Ce n'était pas de sa faute, et c'était elle qui avait accepté pour eux deux, au final.

Autant se montrer courtoise. Évidemment, cela est plus facile quand on ne vient pas de passer deux minutes à regarder son interlocuteur sans broncher ni même sourire. Ce qu'elle finit par faire, d'ailleurs : lentement, comme en tout, son visage s'illumina.

« Bienvenue au domaine Aanka'Leï, Radank Serghar, mon nom est Hinaë. Je vous remercie pour ces mots plaisants, puisse Ruyn accorder pareille grâce aux vôtres, et j'espère que vous avez fait bon voyage. »

Se présenter par son prénom était une chose que sa cousine Lïvh lui reprochait, parmi tant d'autres. Beaucoup trop familier, et si l'on ne connaissait pas la jeune fille, cela pouvait passer pour prétentieux de compter que les gens la situent dans la famille à l'aide de ce nom uniquement. Mais c'était tout de même beaucoup plus facile, beaucoup plus accueillant... Une fois de plus, l'apparence et la volonté d'Hinaë étaient en extrême contradiction. Elle inclina légèrement la tête avant de poursuivre, sans se rendre compte du ton exigeant qu'avait eu le Serghar ; elle était bien trop lente, bien trop concentrée pour ne pas mal faire.

« En effet, nos serres sont à ce niveau tout à fait remarquables. Nous serons effectivement plus au frais à l'intérieur, si vous voulez bien me suivre. »

Hinaë se plaça à ses côtés, pas tout à fait sûre de comment agir ; elle était bien plus à l'aise toute seule dans son atelier qu'à accueillir des gens, à fortiori quelqu'un d'aussi important pour son avenir mais si méconnu d'elle. Il n'était pas très poli de dévisager les visiteurs, et elle l'avait déjà fait suffisamment dans les quelques minutes de présentation mais... Elle ne pouvait s'empêcher de glisser un regard vers lui un peu trop régulièrement. Vivement que cette capuche se baisse et qu'elle puisse voir son visage un peu mieux.
Ils arrivaient à la demeure, et la servante d'Hinaë s'empressa de leur ouvrir la porte vers le grand hall, pièce immense qui servait à la fois d'entrée grandiose et de salle de réception lorsqu'il y en avait besoin. Pénétrant dans l'ombre bienvenue, la jeune femme ne put s'empêcher de remarquer que quelques courtes minutes dehors étaient suffisantes aussi bien pour avoir trop chaud que pour se couvrir d'un sable qu'elle s'empressa d'épousseter de sa robe.

« Neshenkâ, apporte donc un rafraîchissement au salon s'il te plaît », glissa-t-elle à la servante avant de reporter son attention sur l'invité. « Bienvenue chez moi. »

Elle sourit, peut-être plus sincère que jamais, s'insérant parfaitement dans le décor compliqué du hall ; mosaïques chatoyantes, soieries, arabesques décoratives... Oui, elle était à sa place, et cela était très visible.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Mar 3 Déc 2013 - 16:39

Bien... Soit ma promise - le mot le fit presque frissonner - est très lente d'esprit, soit elle n'a rien écouté de ce que je viens de dire, et est donc très chanceuse en m'ayant fournit au hasard une réponse cohérente. Réfléchissait-il tout en lui emboîtant le pas vers la demeure Aanka'Leï. Mise à part les réflexions quant à s'il devrait ou non durant leur future vie commune se répéter trois fois pour espérer une réponse de sa femme, que les bâtiments qu'il avait sous les yeux soient bientôt sa "maison" était une perspective à la fois intimidante et... Très attirante. Meffer lui, semblait très à l'aise, se baladant autour du duo en pointant le museau en tout sens sous le regard agacé de Qelmeht, deux pas derrière le Serghar. Sans doute attendait-il de son protégé qu'il tienne son animal... Et c'est bien pour ça qu'il n'en faisait rien. Et aussi pour voir comment réagirait Hinaë devant les vagabondages du murmëly. En tout cas, son apparence semblait l'intriguer au plus haut point... Réaction typique dont il s'amusa vaguement sans réagir.

L'intérieur lui apporta l'agréable sensation de ne plus sentir la caresse solaire ardente... A cela s'ajoutait la demande de rafraîchissement ! Une initiative bienvenue, la jeune femme n'était peut-être pas un cas désespéré finalement. Sans se départir de sa cape, une idée rôdant à la lisière de son esprit, il s'approcha de l'un des murs aux motifs enchanteurs, et y posa sa main. Franchement, ostensiblement possesseur. Tournant la tête, il constata avec un sourire caché que Qelmeht semblait se hérisser.

"Une belle demeure ! Je pourrais m'y plaire, je crois." Dit-il distraitement, gaiement provocateur.

C'est le moment que choisi Meffer pour passer près des jambes de son maître, qui choisit de se saisir de lui. L'animal ne se débattit point, curieux de cette attention. Radank l'en récompensa d'un grattage entre les deux oreilles, tout en s'approchant à nouveau de son hôte. Son geste n'avait révélé que ses poignets tout aussi blancs que le reste, et laissait entrapercevoir une tenue de bonne qualité aux couleurs chatoyantes et... Non, délibérément pas de confection Aanka'Leï. Une tenue presque simple en réalité. Son chaperon ne semblait pas au meilleur de sa forme, sans oser intervenir. La capuche du Serghar demeura malicieusement en place, alors qu'il s'exprimait. Mais à n'en pas douter, qu'il s'amuse devait se lire suffisamment dans ses yeux rouges.

"Mais j'ai cru voir que mon murmëly n'a pas le moins du monde retenu votre attention." Fit-il remarquer tranquillement, opposant Meffer à Qelmeht quand ce dernier sembla vouloir lever discrètement un doigts en direction de sa tête toujours couverte. "C'était donc moi que vous regardiez, avec toute la discrétion d'une petite fille curieuse ?"

Et le ton était aimable. Et les yeux rieurs. Et le chaperon de s'étrangler à moitié, tandis que Meffer levait la tête, content que le gratouilli se poursuive dans son cou.

"Dame Hinaë ne peut qu'être intriguée par..." voulut dire le serviteur.
"Mon bon Qelmeht." Le coupa aussitôt Radank. "Ai tout de même la galanterie de laisser à notre hôte le temps de me répondre." Finissant sur un soupçon de froideur, sans lâcher des yeux sa promise.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Mer 4 Déc 2013 - 15:45

Tout à fait inconsciente des vagabondages du murmëly, Hinaë se trouva tout à fait contente de la première déclaration. Ce n'était pas pour elle une provocation que d'admirer la beauté des lieux, quitte à les toucher ; pour elle, ce qui était beau devait vivre, pas juste être regardé. Une bonne raison pour exercer son art dans des tissus qui virevoltent.

« Vraiment ? », chuchota-t-elle, presque comme pour elle-même, son visage s'illuminant d'un rare sourire sincère.

Il y avait de l'espoir, les choses pourraient aller. Elle sentit son coeur se gonfler de bonheur en prévision de l'avenir, avant qu'elle ne redescende un peu sur terre en remarquant l'animal, enfin. Elle s'approcha un brin, clignant des yeux devant l'étrange bestiole. Forcément, sans alliance avec les Serghar, on n'en croise pas tous les jours. Hinaë était un peu prise au dépourvu.

« Oh. Pardon. Je ne l'avais pas vu. »

Et apparemment, elle n'avait pas été discrète dans ses regards en coin. Elle pencha la tête sans comprendre vraiment l'intervention du serviteur.

« Intriguée... ? Peut-être un peu. J'aimerais vraiment voir mieux votre visage, à vrai dire. » La jeune fille s'approcha un peu, et tendit la main près de la truffe du murmëly, salutation de mise pour un animal, qu'il puisse déterminer si son odeur lui plaisait ou pas. Elle espérait que ce serait le cas, vraiment.

« Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous. » Elle poursuivait son explication sur un ton calme et candide. « Pour être tout à fait honnête, je ne savais pas à quoi m'attendre, et vous avez l'air très beau. »

C'était dans sa bouche un compliment assez courant, qui déroutait parfois les gens. Mais Hinaë se plaisait à croire que la beauté existait en chacun, lorsqu'on plaçait la personne dans les bonnes conditions. Ici, son fiancé n'était pas dans les meilleures, avec ces vêtements... Et pourtant, elle était déjà intriguée. Elle veillerait à ce qu'il ait mieux. Elle y veillerait elle-même.

« Si cela répond à votre question, Neshenkâ doit avoir préparé les boissons dans le salon. »

Sans que le murmëly ait pu finir sa séance de reniflage, elle se recula, pour mener son invité dans le salon, une pièce un peu plus confortable avec ses banquettes décorées de coussins multicolores. Elle s'assit tranquillement pour servir le thé glacé, veillant bien à ne pas en renverser sur elle, et glissant un mot à la servante pour lui demander un peu d'eau pour l'animal, sait-on jamais.

Derrière la plus large des banquettes se trouvait un plan du domaine Aanka'Leï après les rénovations, une des fiertés du chef de famille qui l'avait conçu en collaboration avec l'architecte.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Jeu 5 Déc 2013 - 16:08

Le Serghar ne trouva rien à répondre. Alors que la jeune femme prenait la direction du salon, il lui emboîta le pas après avoir déposé Meffer au sol, non pas sans une caresse pour compenser qu'Hinaë ne lui en ait donné aucune, ce que le murmëly avait pourtant guetter lorsque la jolie main s'était approché. Qelmeht suivit, non sans suspicion vis-à-vis du soudain silence de son protégé. D'un pas presque silencieux, Radank se glissa auprès de son hôte quand cette dernière se fut assis, prenant à peine un instant pour observer la pièce dans laquelle ils se trouvaient et en jauger l'esthétique. Dans l'instant, ce n'était pas ce qui l'intéressait, alors qu'il suivait des yeux les gestes soignés de la Aanka'Leï...

Quand cette dernière le regarda à nouveau, il le fixait de ses yeux rouges... Au milieu d'un visage éclatant d'une blancheur enfin révélée, qu'animé un sourire curieux. Sans aucune gêne, le Serghar rendait à la jeune femme le regard pénétrant par lequel elle avait accueilli ses premières paroles, cherchant à lire le ressenti de sa promise...

Car elle l'avait surpris, en réagissant ainsi. Surpris par ses paroles, car l'Aanka'Leï avait choisi la porte qu'empruntait toujours feu sa chère nourrice pour apaiser son coeur - d'une façon bien vaine, mais qu'il acceptait avec ravissement -. De la fascination pour son apparence atypique, vraiment ? Cela dit, elle n'était pas la première... Mais pas exprimé d'une manière aussi franche, chez une cultivatrice... ! Il ne s'y était pas attendu, et son désir de vilenie s'en trouvait subitement réduit, Radank choisissant même d'abaisser ainsi sa capuche plutôt que de continuer à se cacher pour mieux intriguer Hinaë, comme il y avait pensé. L'absence de tout parent alentours le rendait d'autant moins désagréable, l'Aanka'Leï n'ayant pas encore donné matière à cela. Les chaperons ne comptaient pas, leur présence ou absence ne le retenait en rien. Qu'ils bavassent ensuite, ils ne pourraient modifier ses actions.

Oublier Meffer qui découvrait les lieux, oublier Qelmeht qui se tenait en retrait, indécis devant la soudaine tension... Due au Serghar, à n'en pas douter, par son silence et sa proximité avec la cultivatrice. Mais le silence s'était assez alourdi pendant quelques instants. Il était temps de le rompre.

"Eh bien, ce que vous voyez vous plait-il ?" Demanda-t-il doucement, avant que son sourire ne s'élargisse, dans l'attente de la réaction de sa promise. "Il vaudrait mieux, car cela fera parti de votre existence durant le restant de vos jours..."

Avec une exagérée lenteur, il se pencha pour prendre sa propre tasse de thé, y trempant ensuite dans la belle couleur ambrée le blanc de ses lèvres... Sans jamais rompre de son propre chef le contact visuel avec Hinaë. Malgré lui, Radank se sentait... Fiévreux, à attendre cette réponse.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Ven 6 Déc 2013 - 13:55

Hinaë était quelque part fière d'elle ; il semblait suffisamment en confiance pour cesser de se cacher. De toutes façons, il n'avait pas de raison de le faire, vraiment. Ils s'étudiaient mutuellement, c'était évident, dans un silence qui devenait pesant, le domestique semblant juger la situation trop délicate pour une intervention de sa part.

Hinaë ne voyait pas le problème. Elle ne comprenait pas la douceur avec laquelle la question était posée, parce que pour elle... Il n'y avait pas de raison de la poser. Ses yeux étaient les rayons du soleil couchant au milieu des nuages, les jours de fraîcheur, sa peau était la pureté même, semblable à la blancheur décrite par les Veilleurs revenus au pays. Alors qu'elle le regardait prendre une gorgée de thé, une idée incongrue lui traversa l'esprit, la pensée que la couleur du brevage n'était pas très loin de celle de sa propre peau. Elle rougit imperceptiblement sous son maquillage.

Enfin, lorsqu'elle l'eut bien regardé, observé, pas le moins du monde gênée par ce regard pénétrant qu'il lui rendait - avec un peu moins de talent qu'elle-même, tout le monde n'a pas le talent inné des yeux écarquillés au naturel - elle tenta de formuler une réponse cohérente à cette question qui semblait tant lui tenir à coeur.

"Je n'aurai jamais honte de paraître à votre bras.", commença-t-elle. "Mon père émettait des réserves sur votre physique lorsqu'il m'a fait part du projet de nos fiançailles..."

C'était bien peu dire, au vu du conflit que ç'avait été pour parvenir enfin à une décision. A ce moment précis, cependant, Hinaë ne regrettait pas vraiment de s'en être mêlée.

"Mais je trouve ses craintes infondées, mon impression était la bonne. Vous êtes absolument remarquable. Vous êtes beau."

C'était une sentence définitive, ou du moins cela sonnait comme tel. Elle avait parlé d'une voix calme, celle que l'on emploie pour les exposés, bien que son timbre naturel n'y soit pas spécialement adapté ; il n'y avait pas grand chose à y redire. La jeune fille sirota paisiblement une gorgée de thé.

"En parlant de mes parents, ils seront présents pour le thé de l'après-midi, mais j'ai souhaité vous recevoir sans qu'ils soient présents... J'espère que cela ne vous gêne pas ? Il y a bien des choses à découvrir dans le domaine, et je songeais que vous aimeriez visiter un peu, pour vous rendre compte de l'endroit. Je les aurais embêtés pour rien, ils connaissent tout cela."

Elle fit un geste vague vers la carte au mur. Sur ces entrefaites, Neshenkâ revenait avec des biscuits et un bol d'eau pour le murmëly, ce qui attira l'attention d'Hinaë.

"J'ai oublié de demander son nom..." fit-elle distraitement, le regard fixé sur l'animal. "J'espère qu'il s'entendra avec Shanaya..."

Parlant comme pour elle-même, distraite comme elle savait l'être, elle sautait d'un sujet à un autre sans plus de cérémonie... Mais la dernière préoccupation la laissait les sourcils légèrement froncés.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Sam 7 Déc 2013 - 13:32

Le sourire du Serghar s'est affirmé aux propos de l'Aanka'Leï... Même si l'évocation du paternel le fit vaciller... Avant qu'il ne s'effondre totalement, quant fut évoqué le thé et la présence parentale. Il soupira fortement, écoutant avec distraction les derniers mots tout en embrassant du regard et avec lassitude le salon, ses yeux assombris glissant sur Qelmeht et les décorations. Radank n'avait plus guère envie d'apprécier Hinaë, ou quoique ce soit d'autre... Pas même le thé qu'il tenait toujours, mais mollement posé sur un genoux. Quand elle eut fini, il se tourna alors, ses lèvres s'étirant en une parodie glaçante de la plus commune des expressions de bonne humeur.

"Ma chère, il a fallu que vous gâchiez tout." dit-il avec un dédain évident. Puis, avec la plus parfaite innocence, il s'intéressa subitement à sa tasse encore aux deux tiers pleine. "Vraiment ravissante. "

Et sans plus de cérémonie, il la lâcha, tout en se levant. Le petit fracas, accompagné d'éclaboussures ambrées, l'indifféra totalement, contrairement à Qelmeht dont la ouche s'ouvrit grand de stupeur... Et que le Serghar fit se refermer en lui écrasant un pied. Dépassant le serviteur qui glapit de douleur un battement de paupière plus tard, il se retourna, passa près de la table basse ouvragée sans un regard pour son hôte, puis saisit Meffer qui observait la scène, un peu surpris. Sa curiosité fut vite dissipée quand Radank lui grattouilla une oreille.

"Son nom est Meffer. Et il est mon compagnon depuis ma dixième année." Expliqua tranquillement l'albinos, tout en souriant doucement. Sourire adressé à son murmëly, bien entendu. "Et j'espère tout comme vous qu'il s'entendra avec cette 'Shanaya'." Il redressa la tête, le visage faussement agréable. "Que diriez-vous de me parler d'elle en me faisant découvrir les lieux ?"

Sur ces paroles, le Serghar remit sa capuche sur sa tête, et une grande étendue de son faciès pâle disparu à nouveau, tandis qu'il relâchait son compagnon. Alors seulement, il regarda à nouveau la Aanka'Leï.

"Qelmeht." Appela-t-il tout en ignorant l'intéressé, de la même voix qui utilise pour parler à des 'amis' particulièrement ennuyeux. "Occupes-toi donc de réparer les dégâts."

Indécis, le serviteur hésita. Il ne maîtrisait pas le jeune cultivateur, ne savait comment le raisonner... Et n'avait pas reçu d'instruction quant aux mesures à prendre dans le cas d'un tel comportement. Obéir ? Repartir en présentant de plates excuses... ? L'idée de devoir le sermonner dans la demeure d'une autre famille cultivatrice l'horrifiait...
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Dim 8 Déc 2013 - 8:03

Les yeux d'Hinaë s'étaient agrandis – encore, difficilement – sous la surprise, et quelque part, le choc. Elle ne savait même pas ce qu'elle avait dit de mal, elle ne comprenait pas pourquoi cette réaction agressive, cette attitude changeante, dérangeante, désagréable. Les mains tremblantes, faisant cliqueter la porcelaine, elle déposa délicatement sa propre tasse, n'écoutant qu'à moitié ce qu'il rajoutait ensuite à cette tirade grossière et à ce geste déplacé.

Finalement, elle aurait peut-être dû écouter son père. Ce n'était pas le genre de choses que l'on faisait. Ce n'était pas correct, pas sans une excellente raison, et pas sans que la personne apparemment offensante ignore cette excellente raison. Elle ne s'adressa qu'aux domestiques.

« Laissez, monsieur, ce sera pris en charge. » Elle se leva, et posa une main sur le bras de Neshenkâ, pour lui parler en aparté. « Occupe-toi de nos invités, je te prie, tu sais ce qui était prévu. Je passerai par les Quartiers demander à quelqu'un de venir nettoyer. »

Dans l'esprit d'Hinaë, ce n'était pas de la lâcheté, c'était du bon sens. S'il gâchait les jolies choses, il resterait loin, pour le bien d'un équilibre fragile ; elle reviendrait – peut-être – dans les parages plus tard, lorsqu'elle aurait pu déverser dignement les grosses larmes qui brillaient juste au bord de ses paupières inférieures, lorsque sa voix ne serait plus étranglée au moindre mot. Mais tout cela tenait encore debout, et elle allait s'enfuir sous le couvert de devoir se changer, toute éclaboussée de thé qu'elle était.

Passant rapidement dans le quartier des domestiques, elle manda quelqu'un comme elle l'avait annoncé, puis se dirigea vers ses appartements, à l'autre bout de la demeure. Il était heureux que tout le monde soit au travail à cette heure, elle ne rencontrerait personne.

Peut-être était elle obligée de l'épouser pour le bien de l'alliance, mais elle n'était pas obligée de subir ses humeurs. C'était une attaque directe à la petite flamme qu'elle entretenait en elle, à sa volonté de bien faire, et elle ne comprenait toujours pas. Néanmoins, ça faisait mal.

- - -

Neshenkâ avait craint cette rencontre, mais sans doute pas à ce point-là. La jeune femme avait presque la trentaine, et avait vécu toute sa vie sur le domaine Aanka'Leï... Et jamais elle n'avait vu une scène pareille. Son regard en disait long sur ce qu'elle pensait de Radank Serghar.

« Mademoiselle Hinaë avait prévu de vous montrer les ateliers, si cela vous convient. »

Le ton était venimeux. Il n'était pas très intelligent de se mettre Neshenkâ à dos, vraiment pas. Tous les domestiques seraient bientôt au courant... Craignez leur courroux.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Dim 8 Déc 2013 - 9:27


Oh la fragile petite chose... Pensa - presque ! - avec surprise le Serghar, en observant froidement la fuite de sa promise. Vraiment, ce n'était qu'une tasse. Qu'en sera-t-il si je m'intéresse à des vases ? Ah non, ce n'est pas leur spécialité... Fuite, il n'y avait guère d'autre mot. Un prétexte lancé à la va-vite, alors que se dissipait à peine le souvenir de ses grands yeux écarquillés. Peut-être ressentir une pointe de pitié pour une telle sensibilité mise à mal... Mais par si peu, vraiment. Et lui de se retenir de rire, sous le regard sévère de la servante laissée en arrière, et de Qelmeht, sous le choc d'un tel départ. Le pauvre ! Une telle escalade menant droit à l'incident diplomatique, et qu'il devait gérer ! Oh non vraiment, l'albinos ne put davantage se contenir, et éclata de rire, sa capuche volant aussitôt. Tous les regards furieux étaient à l'instant inefficaces contre son hilarité.

"Qe.. Qelmeht..." Hoqueta Radank, la larme à l'oeil. "Tu aurais dû au moins la remercier... Pour t'éviter de te salir les mains." Il essuya la goutte qui perlait, avec un sourire ravie. "Ah... Qu'elle m'est sympathique cette petite."

Oh, je suis sûr que si Neshenkâ avait le droit de m'étrangler, elle le ferait sans hésiter. Cela se lisait sans difficulté dans la tension de son corps entier, et l'éclat dur qui brillait dans ses yeux. Mais le cultivateur n'avait rien à faire de l'avis du chaperon Aanka'Leï. En l'instant, il la considérait comme une fille qu'il ne pouvait manipuler par une quelconque attirance physique... Donc, plutôt inintéressante. S'étant enfin repris, il se redressa, tout en remettant sa cape bien en place sur ses épaules. Un peu de sérieux, par Ryun !

"Eh bien, vous devriez le deviner, Neshenkâ." Dit-il à la servante d'une voix agréable, tout à fait déplacée au vu de la tension qui régnait, mais qu'il ignorait royalement. "Mademoiselle Hinaë avait prévu de me montrer les lieux. Or Mademoiselle Hinaë est partie. Donc..." Il laissa un petit silence s'installer... Et quand l'un des deux fit mine d'ouvrir la bouche, l'en empêcha aussitôt. "Cela ne me convient pas, bien sûr !"

Et sans plus attendre, il s'avança en direction de la sortie qu'avait emprunté la fragile Aanka'Leï quelques instants plus tôt. Son pas se suspendit un instant, alors que la servante filait soudain dans la même direction. Avec un peu de chance, Hinaë n'est pas allée se réfugier bien loin. Il poursuivit un peu plus prestement, passant sans un mot près de Qelmeht, qui lui emboîta le pas avec un temps de retard. Et tous les appels à la mesure et à la repentance qu'il lança au Serghar tombèrent dans des oreilles subitement bouchées. Découvrant une salle aux tables démesurées - ah les repas de famille... Ce qu'il détestait cela -, Radank vit les jupons de la servante voleter dans un long couloir... Un murmure colérique dans son sillage, alors que des têtes jaillissaient des portes qui parsemaient les murs... Et se tournaient aussitôt dans sa direction. Même à distance, il perçut toute l'hostilité dirigée contre lui. C'en était grisant.

Mais il continua d'avancer néanmoins, jetant un regard au dessus de l'épaule d'une marmitonne. Cuisine, donc. La porte suivante était close. Cependant, ne lui vint pas à l'idée qu'il pouvait s'agir de la chambre de l'un des cultivateurs de la demeure... Ou le vieillard glouton peut-être ? Ses oreilles lui signalèrent qu'il était suivi... Et ses yeux lui indiquèrent le petit groupe de domestiques, hommes et femmes mêlés, qui s'écoula d'une autre ouverture, et vint à sa rencontre d'un pas décidé.

"Les ateliers ne sont pas dans cette direction, Monsieur.
Faites demi-tour, Monsieur.
Vous vous trompez de direction, ils sont de l'autre côté Monsieur !


Partez ! Était le message qu'il percevait de toutes ses voix dures et hostiles. Son sourire se fit éclatant d'autant... Et il força le passage sans cérémonie, piétinant un pied au passage.

"Je crois bien que ce que je cherche est par là !" s'exclama-t-il seulement en pressant le pas.

Les exclamations se firent plus vives alors que les domestiques... S’élançaient à sa suite. Oui, c'était bien cela. S'élançaient. Couraient. Il en fit naturellement de même, un rire au bout des lèvres, s'accrochant à Neshenkâ qu'il distinguait encore avant un tournant... Mais un gaillard se pointa de là où elle disparu, qui se planta devant lui.

"Pas par ici, Monsieur." dit-il au Serghar avec amabilité...

Mais le regard aussi meurtrier que les autres. Radank ne put passer, un bras se tendant même devant lui pour lui barrer le passage. Et les autres serviteurs les rejoignirent, bouchant bientôt le couloir. Le cultivateur regarda, un peu bouche-bée, ce mur humain qui vibrait à l'unisson. Fidèles, ma foi. Une pression contre sa jambe, et il ramassa un Meffer un peu agité par cette soudaine petite course. Il tâcha distraitement de le détendre de quelques caresses, songeur, alors qu'on l'invitait encore à retourner du côté des ateliers. Qelmeht arriva lui aussi... Et Radank ne fut pas le seul surpris par une telle attitude.

"Mais dites-moi, cette demeure est un carré n'est-ce pas ?" demanda-t-il, tout à fait innocemment.

Ils le regardèrent tous avec méfiance... Fut soufflé un "oui" agressif.

"Bien." dit-il en souriant. "Je vais donc passer par l'autre côté."

Pardon Meffer. Et, serrant bien fort son compagnon, fit volte face et... courut à toute allure dans le couloir, cape au vent, et murmëly au bras. L'animal n'apprécia pas, et se cramponna à son maître, alors que les serviteurs perplexes criaient soudain des "Monsieur ! Monsieur !" en s'empressant de le poursuivre. Une journée somme toute très normale dans une vie de cultivateur. Un invité poursuivit dans la demeure par une horde de domestiques enragés. Tout à fait normal. Heureusement que Radank se concentrait sur sa course et Meffer, sinon il aurait ri aux éclats.

Retour dans le salon où s'était déroulé le drame... Suffit ! Le Serghar se bondit sur le côté pour mieux se plaquer contre le mur, une main sur le museau du murmëly. Quelques instants plus tard, les serviteurs déboulaient à toute allure, traversant le salon comme de violents barbares - mais aux souliers propres - pour mieux s'engouffrer dans le grand hall. L'emportement les aura rendu un peu... Son souffle s'étrangla dans sa gorge, quand son regard s'arrêta sur les petites têtes échevelées qui dépassaient tout juste au dessus d'un canapé, pour observer innocemment le passage de la procession furieuse. Des enfants, de jeunes enfants, une fillette et un garçon, qui le remarquèrent bientôt.

Leur regard se croisèrent. Il entendit les battements de son cœur.

Relâchant Meffer, il leur fit un grand sourire, tout en leur faisant le signe du silence. Parfaitement synchronisés, le frère et la sœur plaquèrent une main sur la bouche de l'autre... Acceptant de jouer le jeu. Un soulagement amusé éclot dans sa poitrine, alors qu'il baissait son bras en reculant. Les mains elles aussi retombèrent... Avant que la petite ne pointe un doigt dans sa direction...

"Tu nous laissera le toucher, dis ?" Souffla-t-elle, son frangin à ses côtés acquiesçant avec de grands yeux plein d'espoir.

Radank fit de même, un "bien sûr" muet sur les lèvres... Tout en faisant à nouveau le geste du silence. Les petits firent oui de la tête... Et l'observèrent, tout sourire, sortir par la porte derrière lui. Une demeure carré, avec au milieu... Un grand jardin. Se retournant, il fit face à ce petit lieu d'une verdure surprenante, malgré la chaleur korrulienne. Mais de discrètes rizières hydrataient et rafraîchissaient l'endroit, dans l'une desquelles le murmëly trempa la langue, alors que son maître balayait du regard les lieux. Tant de fenêtres à inspecter... Mais d'ici, je pourrais peut-être situer les chambres... Voire celle d'Hinaë. Il salua tout naturellement l'un des serviteurs, aux petits soins avec un buisson. Non sans un regard appuyé, l'homme retourna à son travail.

Dans un soucis de discrétion, le Serghar se déplaça ensuite à moitié courbé. Du moins sa cape couleur terre cuite était-elle plus discrète que sa pâleur naturelle. Patiemment, il longea un mur, retournant encore sur ses pas, mais par l'extérieur, tout en frôlant quelques plantes vertes, levant régulièrement la tête pour inspecter chaque fenêtre. Couloir, couloir, couloir... Ah ! Chambre ! Plusieurs chambres inoccupées - dont il conservera précieusement les secrets dans l'attente d'un moment plus propice -. Il crut devoir rentrer pour trouver ce qu'il cherchait alors qu'il passait devant une porte donnant encore sur un couloir. Mais ce n'était que temporaire, et d'autres pièces privées défilèrent devant ses yeux jusqu'à ce que...

Hinaë !

Étouffant quelque peu sous sa cape, malgré le semblant d'ombre du jardin, il vérifia la présence de Meffer - tout à fait à son aise, lui - avant de... Toquer à la fenêtre. Plusieurs fois. Sa tête dépassait à peine du battant de la fenêtre, en de bref coup d'oeils furtifs.

"Mademoiselle Aanka'Leï, si vous pouviez m'ouvrir ! Je présume que retrouvez votre fiancé desséché sous votre fenêtre ne sera pas très facile à expliquer à ma famille... !" souffla-t-il le plus fortement qu'il osa.

N'importe quel argument, même sa famille, plutôt que de supporter encore ce Soleil ! La balade avait été divertissante... Mais vraiment, il appréciait davantage cette demeure de l'intérieur que de l'extérieur... !
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Ven 13 Déc 2013 - 13:51

S'étant hâtée dans le couloir et ayant bien vite rejoint ses appartements, Hinaë n'avait pas entendu son fiancé se débattre avec les domestiques. Quelque part, c'était mieux, elle en aurait eu du mal à ne pas s'enfuir un peu plus loin encore. Arrivée dans sa chambre, il fut temps de choisir quelque chose d'autre à porter, puisque sa robe était toute tachée de thé. Elle épongea rapidement les larmes de ses yeux avant qu'elles ne coulent, pour ne pas avoir l'air d'un panda émissaire truc avec les yeux noirs baveux, avant de dénouer ses cheveux qui tombèrent bien lisses dans son dos ; impossible de passer l'encolure de sa robe avec un montage pareil sur la tête.

Gratouillant tristement son ezealle au passage, la bestiole se prélassant royalement sur un coussin disposé sur une étagère, Hinaë soupira. Ce n'était pas très bien parti, tout ça. Se dirigeant ensuite vers le dressing, elle se délesta de la robe tachée avant d'en choisir une avec beaucoup moins de soin. Une simple robe bleu marine, évasée dans le bas mais sans aucune fioriture ; avec ses longs cheveux qui pendaient le long de son dos, on n'aurait plus dit la même fille qu'un peu plus tôt, remarqua-t-elle en essuyant tout de même ce traître de maquillage qui semblait couler sans son autorisation. Elle ne pleurait pas, bien sûr. C'était une grande fille, une héritière, donc ce n'étaient forcément pas des larmes qui produisaient cet effet.

Au final, la seule chose qui n'avait pas changé dans sa mise, c'étaient les chaussures, car il était formellement déconseillé de se déchausser dans les appartements d'Hinaë, au vu des épingles disséminées ça et là sur le carrelage et, plus vicieusement, dans les nombreux tapis. Après que Shanaya se soit retrouvée plusieurs fois avec les coussinets douloureux, de petites étagères avaient été installées tout le long des murs pour lui permettre d'atteindre les points stratégiques : coussins en hauteur, nourriture, litière, lit, fauteuils... La petite boule de poils était devenue reine de voltige en peu de temps, surtout lorsqu'il s'agissait de bondir du plus haut possible sur le matelas moelleux pour y rebondir. Un spectacle très amusant, lorsqu'on était pas confondu avec ledit matelas.

En parlant de son lit, Hinaë envisageait d'y retourner, se nicher confortablement dans l'espèce de nid d'oiseau que constituaient les draps parce que Neshenkâ l'avait accompagnée pour accueillir les invités plutôt que de prendre le temps de le faire. Neshenkâ... Brave fille qui essayait en vain de rendre la pièce moins désordonnée, de dépoussiérer les objets exotiques qui traînaient, comme les chapeaux, les vases remplis de plumes et de fleurs, les bibelots étranges, le musée d'Hina comme le disait son père avec une certaine tendresse. Alors que la jeune fille commençait à avoir des remords d'avoir laissé sa domestique seule avec son fiancé, elle entendit du bruit à la fenêtre. Elle s'approcha, pour ouvrir de grands yeux face au spectacle dudit fiancé, inexplicablement sous le soleil.

Ce fut un bref instant très tentant de lui dire de passer par la porte, ou de lui demander s'il comptait encore casser quelque chose, mais elle s'abstint bizarrement. Tout en se faisant la promesse solennelle que, s'il lui causait la moindre gêne, elle le ferait mettre dehors. Ou elle hurlerait, chose qui lui avait été interdite longtemps auparavant pour cause de voix trop aiguë. Après avoir vérifié dans le grand miroir qui faisait une bonne partie du mur de la chambre que ses yeux étaient bien secs et que rien ne se voyait de son trouble – raté, elle avait le nez tout rouge, et l'air complètement différente – elle ouvrit la fenêtre.

« Je ne sais pas si je fais bien ni ce que vous faites là, mais entrez, » chuchota-t-elle, « et ne posez surtout pas Meffer par terre. »

Lui traversa l'esprit que ce n'était absolument pas convenable mais... Il n'était sûrement pas là pour continuer d'être méchant. Elle ne pouvait pas le concevoir. Des bruits se faisaient entendre dans le couloir, et la jeune fille se mordilla la lèvre inférieure. Elle voulait demander ce qui s'était passé, mais elle n'osait plus parler de peur de mal dire.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Dim 15 Déc 2013 - 10:12

Tout sourire, le Serghar prit dans ses bras son compagnon à poils, et se glissa sans honte dans la chambre de sa promise. Mais il était encore trop ravi d'échapper à l'astre solaire pour songer à l'indécence - comme si cela lui importait ! -  de la situation. Et avec la délicatesse l'ayant caractérisé jusque là, de répondre à la question sous entendue.

"Une chose fort simple, Hinaë - tu permets que je te nomme par ton prénom ? Les titres, cela devient si vite lassant - : je viens retrouver une certaine promise qui a fui sans raison." disait-il, tout en tâchant de percevoir le danger au sol... Et d’écarquiller les yeux en croyant reconnaître une aiguille.

Sa prise se resserra sur le murmëly, pour décourager toute tentative de rejoindre le piège qu'était en réalité le sol - le cultivateur ne voulait même pas penser à ce qu'il arriverait à ses coussinets s'il marchait sur un seul ustensile pointu : à n'en point douter, il paniquerait et empirerait les choses -. Relevant la tête, qu'il avait toujours couverte, ce fut un regard ombrageux qu'il adressa à l'Aanka'Leï.

"Tu es dangereuse..." souffla-t-il. "Pour tes pieds comme ceux des autres." dit Radank cette fois avec un amusement malicieux.

Pour sa sécurité comme celle de son animal, il alla se jucher tout naturellement se s'asseoir sur le lit en désordre. Une petite seconde, où il s’appuie dessus, relâche, en teste la souplesse, l'air absent, grattouillant distraitement Meffer... Avant de rouler brusquement en arrière, le murmëly lâchant un petit glapissement de surprise, compressé dans les bras de son maître qui se retrouve les deux jambes en l'air, avant de retomber avec un grand sourire, que laisse visible la capuche partie en arrière.

"Confortable." lâche-t-il seulement, alors que son regard rouge parcoure tranquillement les lieux. "C'est donc ici que tu t'es cachée... Oh, et ce doit être Shanaya. dit-il en observant avec circonspection l'ezealle perchée.

Une fois sa petite inspection faite, le voilà qui veut s'étaler convenablement dans le lit... Mais, il se rappelle qu'il vient des jardins. Avec une grimace, il trouve de la terre sous ses chaussures. Ni une ni deux, il lâche Meffer, lui dit de ne pas bouger, puis s'occupe de retirer le vêtement de ses pieds... Pendant que le murmëly se roule en boule au côté de son maître. Une fois celui-ci déchaussé, il fait connaître à ses chaussures la sensation du vol, en les envoyant à travers la fenêtre.

"Que la terre retourne à la terre !" Dit Radank avec emphase, avant de regarder le sol étincelant. "Mais me voilà pris au piège... Haha ! Et le cultivateur de glousser comme un gamin, tout en s'affalant sur le lit avec expertise, c'est-à-dire sans presque déranger Meffer qui se retrouva couvert par l'un des pans de la cape.

Ennuyé, le murmëly bougea juste ce qu'il faut pour que son museau dépasse de sous la cape... Ce qu'observa avec amusement Radank, avant de reporter son attention sur Hinaë, après tout ce cirque. Un bref silence.

"Tu ressembles plus à une korrulienne qu'à une fleur, maintenant." fit-il tranquillement remarquer. Un autre silence. "Tu y tenais tant que cela, à cette petite tasse, Hinaë ?" dit doucement Radank, ayant remarqué son nez à l'étrange couleur, et sa mine défaite.

Après quoi il lâcha un soupir, son corps se relâchant parmis les draps défaits, légèrement empêtrés dans sa cape plus gênante qu'autre chose à présent. Oui, très sensible à ce qu'il semblait...
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Jeu 19 Déc 2013 - 6:16

Hinaë l'avait regardé se déplacer, parler, debout dans la pièce, les mains jointes derrière le dos, comme repentante d'une bêtise. Elle n'aurait pas dû le laisser entrer, mais bon. Peut-être que c'était mieux qu'ils ne soient qu'à deux, même si c'était interdit et indécent. Elle le regarda s'installer, elle ne disait rien. Simplement parce qu'elle ne savait pas quoi dire, hochant la tête juste à la mention de l'ezealle. Il avait beau être tout blanc, c'était un personnage haut en couleurs. Un instant, elle se dit que ç'aurait été bien si Khéops avait été là. Elle aurait pu se cacher derrière lui, comme elle le faisait quand quelque chose la perturbait, depuis qu'elle était toute petite. Et puis... Elle songeait à Lïvh. C'était encore quelque chose que sa cousine lui reprochait. Fuir quand elle était brusquée. Hinaë redressa la tête, il fallait arrêter de lui donner raison.

Alors qu'il lançait ses chaussures par la fenêtre, elle haussa les épaules, pour elle-même. Il voulait prendre les choses sur un ton informel, pourquoi pas. Donner une chance... Il avait l'air joyeux, il ne semblait pas vouloir être méchant. Elle attrapa un carnet et un fusain qui traînaient au sol, abandonnés comme beaucoup de choses, et grimpa sur le lit en diagonale de Radank, appuyant son dos contre un montant du baldaquin. Sa robe était longue et ample, ce qui lui permit de s'asseoir en tailleur sans indécence. Elle s'arrêta un instant dans ses mouvements pour enfin parler.

« Tu trouves que je ressemblais à une fleur ? Je ne sais pas trop si c'est gentil. Mais je crois que oui. J'aime mieux ressembler à une fleur qu'à une korrulienne. C'est plus coloré, et souvent, ça sent meilleur. » Elle baissa les yeux sur une nouvelle page de carnet, le fusain lui noircissant déjà les doigts. Puisqu'il avait décidé de la tutoyer, elle ferait pareil. « Je m'en fiche, de la tasse. Je casse des choses tout le temps, parce que je suis distraite. Mais moi, je ne le fais pas exprès. »

Lui glissant un regard en biais, elle reporta bien vite son attention sur ce qui deviendrait un dessin, un bout de papier pour s'occuper les mains, pour calmer une sensibilité un peu trop malmenée. Sa petite main délicate vint dégager la cape de sur le murmëly. Quitte à dessiner quelque chose, autant éviter le sujet sensible que semblait être le physique de Radank. Le fusain glissait sur le papier, le Serghar ne pouvant pas voir ce qu'elle dessinait d'où il était, il fallait espérer qu'il ne se méprenne pas. Elle repoussa une longue mèche de cheveux noirs derrière son dos avant que celle-ci ne vienne faire baver l'esquisse.

« J'ai l'impression que ce n'est pas vraiment de ma faute, mais je ne comprends pas exactement. Tu as l'air compliqué, Radank. »

Sur l'étagère, Shanaya s'étirait longuement, avant de faire son parcours d'acrobate jusqu'à la table de nuit, et de se glisser sans un bruit jusqu'à sa maîtresse, se glissant entre elle et le carnet. Un comportement félin typique qui fit sourire la jeune fille, un mélange d'attendrissement et d'agacement. Elle la grattouilla, déclenchant un autre comportement félin typique, duquel Hinaë était cette fois complètement ignorante, ne percevant que les joyeux ronrons au lieu de la fourberie. La bestiole avait en effet entrepris de faire la démonstration à l'invité que c'était elle la reine de la maison, le seul truc blanc qui se faisait caresser par l'héritière. Une belle démonstration d'affection, rarement vue, pendant laquelle Shanaya glissait régulièrement des regards venimeux vers le garçon entre les œillades langoureuses à sa maîtresse.

« Et bien... » La jeune fille essayait de protéger son dessin entamé des petites pattes demandeuses de l'ezealle confortablement installée dans le croisillon de ses jambes. « Voilà Shanaya. Shh. Sois sage. »

Dégageant ses mains, elle se remit à dessiner, posant presque le carnet sur l'animal dans l'attitude de celui qui a l'habitude d'avoir un félin étalé sur quoique ce soit qu'il essaye de faire de productif. Lentement, Meffer apparaissait sur le papier. Hinaë ne dessinait pas souvent d'animaux, mais avec un modèle, elle reproduisait ce qu'elle voyait de manière très fidèle.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Sam 4 Jan 2014 - 11:03

Etendu à son aise sur le lit, Radank observa distraitement sa promise s'installer, lui parler - il leva d'ailleurs les yeux au plafond quand elle évoqua son doute quant à un "compliment". Mais pour Radank, aucune fleur ne résistait la vie parmi des hommes, et autres que des jardiniers -, puis se mettre à dessiner. Si son sujet pouvait être lui-même ET Meffer (puisqu'elle avait dégagé sa petite bouille), il devina bien vite que seul le murmëly était concerné, Hinaë ne regardant plus que ce dernier. Plutôt que d'éveiller une quelconque jalousie - jalouser Meffer ?! Quelle ineptie ! -, cela l'intrigua plutôt. Tant et si bien qu'il tiqua à peine à la remarque de la Aanka'Leï sur sa complexité. Tout juste pensa-t-il un Si cela te fait plaisir... ironique. Puis son attention fut attirée par la créature blanche qui se faufila jusqu'à sa maîtresse.

Alors qu'Hinaë tentait vaille que vaille de poursuivre son oeuvre malgré l'encombrante ezealle, Radank choisit de bouger, se glissant jusqu'à sa promise malgré sa cape. Meffer, lui, ne réagit pas à ce mouvement : ses petits yeux clos étaient révélateurs de ce état, ce que l’albinos surveillait depuis quelques instants. Se redressant légèrement, il eut une merveilleuse vue sur un deuxième Meffer qui apparaissait sous les gestes experts de la Aanka'Leï... Et le manège de la blanche Shanayah. Les lèvres du jeunes homme s'étirèrent en un sourire allant s'étirant.

"Je crois que ton ezealle cherche à me dire quelque chose, Hinaë." souffla-t-il, légèrement moqueur.

La possessivité si humaine de la créature l'amusait fort... Mais malheureusement, se moquer, user de mots contre un animal donnaient bien peu de résultat. Voire, était tout simplement méprisable. Mais il y avait une chose, que cette petite bête au regard venimeux comprendrait.

Délicatement, il vint saisir de l'une de ses mains pâles la mâchoire de l'Aanka'Leï... Pour mieux attirer son visage vers lui, et l'embrasser avec une infinie douceur...

...Sur le coin des lèvres, tout en regardant Shanayah. Si le geste avait une signification pour elle, il n'avait sans doute pas la même pour la jeune femme dont il goûtait la peau.... Il en frissonna. Avant de subitement la relâcher, et de se laisser retomber sur les draps du lit fort confortable, avec un grand sourire à l'adresse de sa promise.

"Meffer est magnifique sur ce dessin !" dit-il avec entrain tout en désignant d'un doigt la feuille entre les mains d'Hinaë.

Comme s'il ne venait absolument pas de faire un acte non recommandé pour deux personnes de bonne famille A PEINE fiancées. Bah, avec son chaperon sur le dos, il aurait à peine pu lui tenir la main... ! A moins d'être rapide. D'ailleurs, où pouvait se trouver Qelmeht, alors que son protégé avait trouvé refuge dans la chambre de...

"Mademoiselle Hinaë !" appela soudainement une voix de l'autre côté  de la porte, à laquelle elle asséna plus petits coups vifs.

Radank, ayant sursauté, regarda avec une certaine surprise le battant qui les empêchait, pour le moment, d'être découverts ensembles, seuls, sur un LIT. Bien sûr, il fallait que cette chère Nëshenka vienne ici... Songea l'albinos en soupirant. Après quoi il ouvrit les bras avec un haussement d'épaules, tout en adressant à Hinaë un sourire mi moqueur, mi interrogateur. Et maintenant ?

Comment cela, se cacher dans la chambre de sa promise n'était pas une raison valable de visite ?

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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Jeu 16 Jan 2014 - 13:32

Hinaë baissa des yeux perplexe vers l'ezealle, qui avait pourtant l'air normale, si l'on passait outre ce soudain besoin d'affection. Cela arrivait parfois. Les petits félins étaient apparemment connus pour leurs sautes d'humeur inexplicables. Un instant, Hinaë se demanda si Radank n'avait pas quelques gênes d'ezealle ; question blancheur et sautes d'humeur, il n'était pas trop mal classé.

Cela se confirmait d'ailleurs, puisqu'une main immaculée vint se glisser sous le menton de la jeune fille, et qu'un baiser fut déposé sur le coin de ses lèvres. Lorsque le jeune homme recula, Hinaë l'observait avec des yeux encore plus ronds que d'habitude. Elle porta une main à ses lèvres, complètement décontenancée.

Et puis... L'information sembla atteindre le cerveau, et un immense sourire fleurit sur lesdites lèvres, son visage s'illuminant, et son coeur débordant de bonheur, prêt à exploser. Pour un simple geste, elle reprenait de l'espoir, dans une joie pure et enfantine dont elle ne s'imaginait pas un instant que ce n'était pas le but du jeune homme. Elle tendit le dessin à Radank avec délice. Elle avait l'air d'une enfant qui avait reçu un cadeau, mais elle ne s'en rendait pas compte ; tout en elle exprimait sa volonté de faire fonctionner cette situation, et son ravissement devant une avancée qui, même si elle était peu convenable, restait tout de même gigantesque, croyait-elle.

« Vous pouvez l'avoir si vous le souhaiter, mais j'en ferai probablement d'autres. Un premier dessin n'est jamais vraiment parfait. »

Comme pouvaient en attester les trois petites centaines de papiers accrochés à chaque mur, il fallait beaucoup de pratique pour arriver à un dessin parfait, selon Hinaë. Un sursaut lui fit néanmoins lâcher le carnet. Des coups secs frappés à la porte. Elle se redressa prestement, lissant sa robe comme si elle avait été prise en faute, ce qui n'était pas vraiment le cas, et se hâta d'aller ouvrir... Jusqu'à ce qu'elle entendit pouffer à la fenêtre. Deux touffes de cheveux noirs presque identiques, à la longueur près, deux paires d'yeux dorés et deux petits nez... L'héritière laissa échapper un immense soupir.

« Vous filez d'ici et vous ne dites rien à personne, surtout pas à Calibann. Et si Khéops entend un seul mot de vous, ça va mal se passer. » Pas un mouvement à la fenêtre. Nouveau soupir d'Hinaë, qui attrapa un bocal sur l'étagère la plus proche, qu'elle alla poser sur l'appui de fenêtre avant d'aller ouvrir à Neshenkâ avec son plus grand sourire angélique. Le temps qu'elle y arrive, les langues de pitris, puisque ç'en étaient, avaient disparu, et les jumeaux avec. Restait à voir s'ils mériteraient leur paiement. Ils auraient pu faire des semblants de chaperons et faciliter la situation mais... Elle n'avait absolument pas confiance dans le moindre témoignage provenant de ces deux malfaiteurs notoires.

« Oui, 'Kâ ? »

Un petit surnom qu'elle utilisait lorsqu'elle parlait à l'autre jeune fille en qualité d'amie et de confidente plutôt que comme une servante, une voix mielleuse à souhait, ça aurait presque pu marcher. Presque. Mais il fallait que la moitié des domestiques de la demeure se trouve derrière elle. Il ne manquait plus que les fourches et les torches pour faire une chasse au monstre tout à fait convaincante.

« Mademoiselle Hinaë... Auriez-vous vu votre promis ? Il a décidé de se... Promener seul, ce n'est pas très... traditionnel. »

Neshenkâ essayait de regarder à l'intérieur, mais la porte ouverte vers l'intérieur cachait le coin du lit... Coin où elle ne songerait même pas à regarder, n'est-ce pas ? Hinaë ouvrit la bouche pour répondre, mais rien ne vint. Parce que mentir, avec sa distraction, lui revenait toujours dans les dents, et que dire la vérité devant la dizaine de personnes qui amassées là... Ce n'était peut-être pas le plus indiqué. Et puis, après quelques secondes, elle fit ce qu'elle faisait toujours : dire la vérité, faute de vivacité d'esprit pour retenir les mensonges.

« Le sieur Serghar souhaitait que son murmëly et Shanaya se rencontrent, pour des raisons pratiques. Il est juste là. »

La jeune fille poussa la porte un peu plus vers le mur, dévoilant l'angle mort. Étalé sur le lit, il n'aurait plus manqué que le Serghar fasse coucou à son public tant la situation était digne d'une pièce comique.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Sam 18 Jan 2014 - 17:44

Alors même qu'il lui avait laissé la possibilité de le cacher, de détourner totalement l'attention des gêneurs - il ne rit même pas à la présence des petits, ni même aux propos de la servante ! - il fallut qu'Hinaë le... Révèle. C'était surprenant, peu amusant et... Ou peut-être pas. La jeune cultivatrice l'avait pris au dépourvu, ne cherchant pas à le dissimuler - juste un demi-mensonge bien innocent -, et Radank ne pouvait que savourer la mine outrée qu'afficha un - bref - instant "Kâ". C'est pourquoi il arbora son sourire le plus malicieux, et aucunement penaud.

"Même si je crois bien que Shanaya réagisse plus à ma présence qu'à celle de mon murmelÿ." renchérit-il, acceptant de jouer le jeu, tout en désignant tour à tour d'un doigt blanc un Meffer toujours assoupi, et l'ezealle qui l'observait, du haut de son royaume d'acrobate.

Le Serghar resta de marbre sous les regards du reste de la domesticité, qui le considéraient aussi bien qu'un corbic étant parvenu à s'infiltrer par l'une des fenêtres. Bien sûr, ils ne pouvaient clairement l'exprimer. Autrement que par les yeux. Et ils étaient plutôt convaincants.

Décidant de rejoindre l'entrée de la chambre, Radank entreprit de se redresser, déposant le dessin du murmelÿ sur le lit... Et se figea, ses pieds à une dizaine de centimètres du sol. Toujours ce problème d'aiguilles. Hésitant un instant, il finit tout bonnement par défaire les lacets de sa cape, la retirer de sous son derrière - Meffer toussa quand un pan de tissus lui passa devant le museau - avant de l'étendre sur le sol, comme une servante le fait d'un drap sur un lit. A présent, tête, avant-bras et pieds resplendissaient de blancheur, n'étant plus plongés dans la moindre ombre. Saisissant son compagnon à poils, Radank se leva, usant de son vêtement comme d'un tapis, et s'approcha tranquillement d'Hinaë... Et de la foule de domestiques, de l'autre côté de l'encadrement de la porte.

"Il y a un problème ?" Demanda-t-il tout à fait innocemment.

Neshenkâ sembla vouloir répondre... Avant qu'un individu ne parvienne à attendre le devant de la petite foule. Pour hoqueter devant son maître.

"Ah, Qelmeht, te revoici." Constata avec une fausse joie le jeune cultivateur.
"Je... Monsieur."parvint seulement à dire le chaperon, à la limite de l'affolement.
"Où étais-tu passé ?" Poursuivit comme si de rien était Radank.

Le regardant avec un regard "contrarié", disons, l'homme sembla chercher ses mots... Avant qu'il ne se rappelle la présence d'Hinaë. Souligner la sorte de... Débâcle qui avait pris forme il ne comprenait pas très bien encore comment, en présence de l'une de leur hôte, eut été déplacé. Enfin, il le supposait. Mais la situation sortait quelque peu de l'ordinaire. C'est pourquoi sa réaction s'axa sur cette conduite incohérente, alors qu'après avoir détaillé son protégé, il arrêta son regard sur... Ses pieds nus.

"Monsieur, vos chaussures !"S'exclama-t-il.
"Quoi, mes chaussures ?" Répondit avec curiosité le cultivateur, regardant à son tour ses pieds, avant de relever la tête.
"Mais où sont-elles ?"Fit Qelmeht.
"Plus à mes pieds, visiblement." Répondit de même l'albinos.
"Et alors, où les avez-vous mises ?" Fit Qelmeht, s'empourprant quelque peu. La situation devenait gênante, au lieu d'être d'une simplicité presque banale.
"Je ne sais pas." Fit Radank, indifférent au début de calvaire de son chaperon.
"Comment cela, vous ne savez pas ?" Fit Qelmeht.
"Je crois bien que je les ai perdu." Fit Radank, un sourire s'étirant sur son visage pâle.
"Vous les avez perdu ?!" S'exclama Qelmeht.
"Vous m'imitez très bien, sauf pour l'intonation." Fit délicatement remarqué le jeune homme.

Qelmeht ne parvint qu'à s'empourprer davantage. Radank, quant à lui, avait quelque peu oublié Hinaë et tout son public - toujours aussi fâché contre lui - tout entier à son petit jeu avec son serviteur inutile, tout en grattouillant distraitement Meffer entre ses deux oreilles.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Lun 3 Fév 2014 - 3:10

Pendant que le Serghar faisait tourner en bourrique son serviteur, Hinaë avait attrapé le bras de Neshenkâ.

« Tu devrais aller voir dehors, pour les sandales de Monsieur Serghar. », lui glissa-t-elle assez discrètement.

La servante plissa les yeux, incertaine du conseil, comme si sa jeune maîtresse se moquait d'elle. Elle finit par tourner les talons, parce que ce n'était pas le genre de Mademoiselle Hinaë de faire des blagues. Non, c'était plutôt le style de... Ah.

« Mademoiselle Aÿenka ! » Neshenkâ s'inclina, alors qu'elle croisait un autre des membres de la famille dans le couloir. Après tout, les chambres des deux cousines étaient l'une à côté de l'autre, les choses avaient été ainsi depuis... Les incidents regrettables. « Mademoiselle votre cousine a de la visite. »

C'était un message pour « n'allez pas la déranger ». Évidemment, c'était fort mal pensé de la part de la domestique, car Aÿenka sourit de toutes ses dents.

« Le fameux fiancé ? J'arrive ! »

Et Neshenkâ de soupirer encore en la voyant se presser dans sa chambre pour se changer, passer une tenue moins rustre que celle qu'elle portait pour travailler dans les serres. La servante se dirigea vers la cour, en jurant de se taire.

~~~

Radank avait à peine fini d'embêter Qelmeth qu'une tornade brune entrait dans le pièce pour lui sauter au cou.

« Futur cousin ! »

Hinaë avait ouvert la bouche pour l'arrêter, mais on arrêtait pas si facilement Aÿenka quand elle avait décidé de faire preuve d'enthousiasme. Les enfants Aanka'Leï étaient accueillants, on ne pouvait rien leur reprocher à ce sujet... A part peut-être de l'être trop. Hinaë secoua la tête en souriant, alors que sa cousine babillait joyeusement pour lui souhaiter bienvenue sous toutes les formes possibles, sous le regard complètement hagard de la troupe de domestiques. De mieux en mieux.

« Monsieur Serghar, je vous présente Aÿenka Aanka'Leï. »

La jeune fille avait un comportement que bien peu auraient admis, mais ce n'était pas pareil. L'affection qu'Hinaë lui portait était bien visible ; on aurait pu les prendre pour des jumelles, non seulement par un physique relativement semblable, mais simplement grâce à cette aura de bienveillance et de, curieusement, protection qui émanait de l'héritière. Radank pouvait malmener Hinaë, c'était facile. Mais qu'il n'essaye pas avec Aÿenka. Elle avait été assez blessée.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Lun 3 Fév 2014 - 14:07

On m'agresse... ! Ah non, pas de servante furieuse juste une... Cousine ? Le Serghar regarda un instant avec des yeux ronds la jeune femme dont les bras étaient venus enlacer sans prévenir sa nuque. Les gratouillis de Meffer avaient été interrompu, et un Qelmeht dépassé repoussé dans l'affaire.

"Je crois que tu peux dors et déjà m'appeler Aÿenka." lui dit sa future cousine, en le regardant dans le blanc des yeux avec un grand sourire.
"Et bien pour ma part, ce sera Radank..." souffla-t-il, encore indécis.
"Eh bien Radank, j'avais hâte de te rencontrer !" Et le Serghar eut la surprise de lire dans ses yeux que c'était bien vrai. Un vrai livre ouvert. "Malgré ce que l'on m'avait dit, je ne m'attendais pas à ce que tu sois si... Blanc !" S'exclama-t-elle, son regard pétillant de curiosité parcourant son visage comme s'il s'agissait d'une... Merveille ?

La réponse du Serghar fut un grand sourire... Alors qu'il percevait son chaperon qui tentait de lui faire 'discrètement' signe, dans le dos de l'Aanka'Leï. Comment cela, être si proche de sa future-cousine n'était pas convenable ? L'idée d'enlacer sans aucune pudeur Aÿenka lui vint... En même temps qu'un Meffer prisonnier de ses bras et des corps des deux cultivateurs ne se mette à protester. Et ce avec énergie. La jeune femme recula avec surprise, avant même qu'un Radank soudainement penaud ne la repousse, pour libérer son petit compagnon. Il s'empressa de déposer le murmely au sol. L'animal fit mine de vouloir filer, offusqué... Mais il était cerné par une forêt de pieds et de jambes. Boudeur, il se contenta de se lover sur lui même, déclenchant un certains amusement chez son maître et le ravissement chez Aÿenka.

"Le murmelÿ des Serghar ! Désolé, mon grand..." souffla-t-elle gênée, avant de demander. "Je pourrais lui donner quelque chose pour me faire pardonner... ?"

Pouffant à moitié, Radank se contenta de se baisser, pour gratter Meffer entre les deux oreilles. S'il fit d'abord mine de refuser le contact de la main, le murmëly finit par vouloir s'y frotter au gré de la balade des doigts humains au sommet de son crâne. D'un geste, il invita la jeune femme à l'imiter, lui laissant la 'place' quand elle se baissa pour obtempérer avec joie. Eclatant de rire alors que l'adoration de l'animal se tournait vers elle, Aÿenka adressa à sa chère cousine un sourire éclatant.

"J'ai hâte de voir la tête des jumeaux quand ils l'apprendront ! Radank, tu pourrais leur... Refuser un temps 'd'embêter' ton murmëly ?" suggéra-t-elle avec malice.

Le Serghar fit tristement non de la tête... Se souvenant très bien des petites têtes qui avaient accepté de se taire en échange d'un contact avec l'animal. A vrai dire, il se sentait quelque peu cerné par les Aanka'Leï, présentement... Qelmeht observa la scène avec impassibilité : a quel moment interrompre ces 'jeux' pour quitter une chambre où son jeune maître n'avait rien à faire en tant que fiancé ? Se demandait-il avec une once de lassitude. Quelques instants de cette étrange isolement des deux jeunes gens... Qu'Aÿenka finit par rompre, non sans un regard vers un Radank soudainement gai. Il la regarda, tout à fait innocemment, se rapprocher d'Hinaë. Mais le Serghar fut bien vite déconfit lorsqu'il entendit, entre deux bruissements de tissus Aanka'Leï :

"Un bien beau promis que tu as, Hinaë." Dit joyeusement l'héritière des Humbles en tenant avec douceur les mains de sa soeur de cachette. "Un modèle des plus atypiques, tu ne crois pas ? Ho, cousine, il va falloir prendre en compte sa couleur de peau pour sa garde-robe !" Elle jeta un œil par dessus son épaule en continuant, d'un air très concentré. "Il n'a pas les épaules très large... Et la taille plutôt fine je crois. Il faudrait regarder à quoi il ressemble sans ces vêtements fades, tu ne crois pas ?" Demanda-t-elle avec enthousiasme à sa chère cousine.

Hmmm qu'est-ce qu'elle... Je... Quoi ? Radank s'était redressé, mais ne parvenait pas à trouver ses mots. Pour une fois, il partageait le sentiment de son chaperon : il était complètement dépassé par la situation.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Dim 9 Fév 2014 - 6:41

Hinaë avait laissé un soupir s'échapper, léger comme une plume mais terriblement significatif. Elle avait craint une confrontation, mais Aÿenka étant Aÿenka, elle ne l'avait pas laissé en placer une. Elle fit signe aux domestiques de reprendre leurs activités.

« Je pense qu'autant de chaperons ne sont pas nécessaires, nous sommes bien entourés. Merci de vous être tous déplacés. »

Avec un sourire pour chacun, elle les regarda retourner vers leurs diverses occupations, certains en ronchonnant. Hinaë était généralement appréciée des domestiques, les quelques exceptions étant l'entourage fidèle à Lïvh... Heureusement pas dans le même bâtiment.

Aÿenka ayant fini ses salutations, fidèle à elle-même, elle s'était tournée vers Hinaë, qui avait souri, calme en comparaison de l'excitation de sa cousine. Et pourtant, il y avait une partie de son esprit qui travaillait exactement les mêmes idées depuis la première minute où elle avait aperçu Radank. Elle serra les mains d'Aÿenka entre les siennes.

« Je sais, il y a moyen de faire des merveilles. J'ai déjà commencé à réfléchir, si tu savais. » Les deux jeunes filles scrutaient le pauvre promis, comme s'il était une grosse friandise. Ou plutôt, une nouvelle pièce de collection... Ce qui était un peu le cas. « Il va être absolument époustouflant si on fait bien attention... » Un instant, elle eut l'air d'hésiter. « Il faudrait regarder, oui. »

Absolument aucune malice dans sa dernière phrase, contrairement à ce que semblait croire Qelmeht, qui regardait la scène avec la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau. De mieux en mieux.

« Radank, pourriez-vous enlever cette cape s'il vous plaît ? », demanda-t-elle distraitement, farfouillant dans un panier visiblement rempli d'objets divers et incongrus pour en tirer un mètre ruban, qu'elle tendit à sa cousine, qui semblait déborder d'enthousiasme. Hinaë récupéra son carnet et son fusain abandonnés, pour en prendre une nouvelle page, en faisant bien attention de ne pas abîmer le croquis de Meffer. Elle s'assit à son énorme table de travail. « Vas-y, dicte les mesures. »

Pauvre, pauvre Radank.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Ven 14 Fév 2014 - 18:21

Si ce n'est que pour la première fois depuis l'arrivée du Serghar au domaine Aanka'Leï, son chaperon sembla parvenir à faire montre d'un semblant d'efficacité. Qelmeht devait avoir eu son content de dépassement pour tenter de prendre - enfin ! - l'osabrouteur par les cornes. Notamment en toussant de manière peu discrète, afin d'attirer l'attention sur lui des deux jeunes femmes fort dissipés et de son impossible protégé. Qui pour cette fois n'eut aucun commentaire à faire. La faute à une subite réticence qui n'était pas pour lui plaire à lui même, mais le rendait quelque peu muet sous l'effet de la surprise.

"Mesdemoiselles, je me dois de jouer les troubles-fêtes."Dit-il sans même grincer des dents. "Mais je crains que mes maîtres n'apprécient guère d'apprendre que j'ai davantage laissé leur enfant faire preuve de mal politesse en foulant du pied votre... Havre d'intimité." Tenta-t-il d'expliquer avec un léger geste de la main pour désigner la chambre d'Hinaë.
"Mais aucun mal n'a été commis..." répondit Aÿenka, non sans un sourire complice à l'attention de sa cousine.

Étrangement, ce sourire-là agaça Radank. Ce sourire-là par dessus tout. Les compliments des deux jeunes femmes n'étaient pas pour lui déplaire mais... Il n'avait pas l'habitude de ne pas maîtriser la situation. Et la manière qu'elle avait de l'étudier du regard lui donnait tout à fait cette horrible sensation. Je ne suis pas un jouet. Siffla-t-il intérieurement. Et sans rien laisser percevoir de son semblant d'emportement, si ce n'est une légère contraction de la mâchoire, le jeune cultivateur récupéra Meffer avant de déclarer sans plus de cérémonie :

"Je préfère aller récupérer mes chaussures. J'en aurais besoin pour visiter les ateliers." Fit-il remarquer, faussement détendu.
"Monsieur Ra..."Commença son chaperon.

Mais le jeune homme avait déjà fait volt face et quitté les lieux, d'un pas légèrement plus rapide que la normal. L'héritière des Humbles regarda avec surprise son précédent camarade de gratouillis pour murmëly leur fausser ainsi compagnie. Un Qelmeh agacé par ce comportement tout sauf respectueux eut furieusement envie de se pincer l'arrête du nez... Et se contenta de reprendre avec tact.

"Ce que mon maître essayait de dire était que cette visite l'intéresse grandement, et qu'il espère en avoir le temps avant l'heure du thé, si Dame Hinaë le veut bien."Traduisit-il d'une manière supposée plus diplomatique. "D'autant qu'une fois votre époux... Il sera tout à votre disposition." Se permit-il d'ajouter, en bon chaperon qui n'est pas censé cautionner tout ce que dame Aÿenka avait sous-entendu.

S'il ne l'eut pas volontiers avouer, voir ainsi son protégé battre en retraite l'avait surpris... Et imaginer que cela put être du à un quelconque malaise mettait un peu de baume sur sa fierté de - trop - nombreuses fois mise à mal par le jeune ezealle. Après s'être incliné, il quitta la chambre d'Hinaë pour rattraper Radank, parti chercher la porte la plus proche menant aux jardins. Allant malheureusement du mauvais côté - il ne croiserait donc pas Nêshenka revenant avec ses chaussures -, il passa devant diverses chambres, et eut le temps d'entre-ouvrir la porte du bains des femmes pour y demander des indications avant qu'un serviteur n'accoure pour le guider. Juste à temps pour qu'il n'en voit que peu, mais assez pour que son imagination lui monte un peu de rose aux joues.
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Posté dans Re: Accueil temporaire en prévision du définitif   - Jeu 6 Mar 2014 - 7:23

Hinaë ne comprenait pas trop ce manque de bonne volonté. Elle adressa un sourire un peu gêné à Aÿenka – Hina était souvent gênée pour deux, au final – et déposa sagement son fusain avant de s'adresser au chaperon Serghar.

« Oh. Je n'avais pas imaginé qu'il y avait un problème, puisque vous êtes présent. Mes exc... »


Elle fut coupée par Radank qui quittait la pièce. Qu'il était compliqué, ce garçon... Il semblait à Hinaë qu'elle allait épouser tout un paquet de problèmes. Mais elle haussa gracieusement les épaules, avec un sourire peut-être encore plus gêné, alors que Qelmeth tentait de rattraper la chose par ses explications. Elle s'adressa alors à sa cousine, cherchant son conseil.

« On dirait que je vais le maltraiter. », dit-elle avec douceur, avant de baisser les yeux et d'ajouter un peu plus bas. « J'ai l'impression de l'avoir froissé plusieurs fois déjà, et je ne sais pas pourquoi. J'aimerais seulement qu'il se sente bien ici. Pas parce que ce sera plus facile, même si c'est vrai... C'est juste qu'il n'a pas choisi. Moi non plus, d'ailleurs. Mais moi, je reste chez moi. Lui... Tout son monde va changer, et qui qu'il soit au fond, je ne voudrais pas causer son malheur. »

Aÿenka avait appuyé son derrière contre le meuble le plus proche, et elle regardait Hinaë, interdite. L'héritière était incapable de faire du mal à une malheureuse mouche, c'était même parfois un problème, parce qu'il y avait un genre de très grosse mouche comploteuse dans la maison d'à côté qui aurait eu besoin d'un bon coup de tapette. Cette histoire allait encore bien faire rire Lïvh. Aÿenka soupira. Hinaë avait l'air de rétrécir sur sa chaise, les mains calées sous les cuisses et la tête basse.

« C'est le premier jour. Tu verras, ça passera. » Aÿenka vint entourer sa cousine de ses bras pour la réconforter. « Et si ça passe pas, on l'envoie vivre avec Khéops un mois ou deux. Il verra la chance qu'il a d'être tombé sur toi ! »

Les deux se regardèrent, et éclatèrent de rire ensemble.

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Quelques minutes plus tard, Hinaë avait remis de l'ordre dans sa tenue, et abandonné Aÿenka dans sa chambre. Sa cousine aimait bien y avoir l'accès pour farfouiller dans le dressing beaucoup trop plein, de préférence pour en sortir les choses les plus extravagantes et les porter de manière à avoir l'air déguisée. L'héritière s'engagea dans le couloir... Pour tomber nez à nez avec Neshenkâ, la paire de sandales en main. Hinaë soupira.

« On dirait que mon fiancé explore. »

« Je ne l'ai pas croisé, Mademoiselle, il doit être parti de l'autre côté. »

Neshenkâ avait l'air de perdre sa bonne volonté à vue d'oeil, mais Hinaë n'en voyait rien paraître, toute concentrée sur le problème actuel. Elle ne remarquait pas le visage fermé et la mâchoire serrée.

Au contraire, Hinaë semblait avoir trouvé la solution. Elle mit ses mains en porte-voix, geste incongru s'il en est. Elle haussa la voix autant qu'elle le pouvait. Un peu comme ça.

« Meryre ! Mjheb ! Venez par ici une minute ! »

Ils n'étaient visibles nulle part, mais il n'y avait pas à douter qu'ils traînaient encore dans le coin. Et effectivement, deux petits bouts de nez et quatre grands yeux se firent voir au travers d'une grosse plante en pot.

« Si vous trouvez mon fiancé et que vous le ramenez à l'atelier, je vous donne mon dessert de ce soir. Et de demain. », ajouta-t-elle devant leur hésitation.

La première demeure des Aanka'Leï avait ses petits lutins. Il suffisait de savoir les invoquer, et Hinaë n'avait aucun problème avec le fait de se passer de manger. Elle ne l'avouerait pas, mais elle aimait bien les gâter. Comme les autres plus jeunes, d'ailleurs ; elle n'était pas l'aînée au niveau autorité, mais elle s'occupait de tout le monde à sa manière. Les jumeaux se sourirent malicieusement et s'enfuirent. Il y avait fort à parier qu'ils trouveraient des chemins détournés pour éviter le précepteur qui, à cette heure, devait sûrement les chercher partout pour tenter de les instruire.

Passant son bras autour de celui de sa servante, Hinaë se mit en route vers les ateliers. Il serait bientôt l'heure pour le thé, et cette visite devait se poursuivre, pour qu'ils puissent parler de quelque chose à ses parents. Enfin, à sa mère. Il y avait fort à parier que son père s'étoufferait avec son honneur et ne dirait pas un mot. Mais il fallait au moins essayer.

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