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Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]

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Posté dans Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Dim 15 Déc 2013 - 7:39


Esmérald Phaëloness - Jeune Bourgeoise de 19 ans éleveuse de nsaches albinos

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Un bref résumé quant aux Phaëloness : ils trouvent leurs racines dans l'une des grandes familles bourgeoises de Midel-Heim, dont la richesse fut faite quand leurs ancêtres décelèrent les premiers le potentiel attractif des nsaches, une fois ceux-ci habitués à côtoyer des humains de près (ce qui valut aux premiers éleveurs de cette  famille, au nom si illustre que le citer ici serait superflu, moult blessures de guerre cicatrices de griffures et de morsures). Une fois ce commerce établi, l'argent commença à rentrer dans les coffres... Et les multiples alliances nouées ensuite ne firent qu'améliorer cela.

En effet, peut-être en raison du charme des nsaches, plusieurs membres de familles Marchandes loin d'être insignifiantes mêlèrent leur sang à celui de cette famille Bourgeoise. Qu'importe le Conseil des Marchands, le "mal" était fait. Et les Marchands reniés firent d'autant plus augmenter la renommée des créatures élevées : quel cadet aurait pus s'empêcher d'envier son aîné, dont la prestance qui eut dû être vérolée par son mariage Bourgeois n'était que sublimé par le nsache l'accompagnant ?

Certaines rumeurs circulent quant à un possible commerce avec des Pirates... Néanmoins, elles sont parfaitement démenties et nulle preuve n'a été trouvée. La famille prospère donc... Mais les Phaëloness ? Une branche s'en étant détachée, pour se spécialiser dans les albinos, en s'installant à Vuulte, profitant de la déchéance d'une famille Marchande pour lui racheter quelques bâtisses. Les raisons de ce départ ? Obscures, pour qui n'appartient pas à la famille...

... Même si cette séparation remontait à plusieurs générations déjà, les Phaëloness n'avait jamais "grandi", à l'image de leur animal dont la population restait réduite. Ainsi, la jeune Bourgeoise qui observait avec attendrissement un jeune albinos blotti contre sa mère, dans l'une des nombreuses cavités creusées dans les "arbres" des Chambres, se trouvait être le grand espoir de sa génération... Car l'heure de s'unir à un autre sang approchait. Néanmoins, la mixité de la famille faisait danser d'un pied sur l'autre plus d'une famille Marchande - quand elle acceptait de reconnaître que l'un de ses membres envisageait Esmérald Phaëloness comme un bon parti -, de même que les autres familles Bourgeoises, mais plus pour une question d'attitude. En effet, les Phaëlone étaient, c'était un fait public, une famille d'excentriques. Que la jeune Phaëlone s'occupa des nsaches en pantalon d'excellente qualité, la tenue d'homme par excellence, en était une parfaite illustration.

Néanmoins, elle savait se plier aux convenances. Que Béaticilé, sa suivante, accourut pour l'informer de la venu de clients en était une. Ouvrant de grand yeux d'un étrange bleu-vert - Si tôt ? Enfin, l'aube n'est plus jeune mais... -, la jeune éleveuse battit doucement en retraite pour ne pas perturber le repos de ses protégés - lepetit nsache était encore si jeune ! -...

"Mènes-les dans le petit salon et sert-leur ce qui leur plaira. Et dit-leur que je les rejoins au plus tôt !" adressa-t-elle comme consigne à la domestique.

Avant de se mettre bientôt à courir à vive allure dans les couloirs, ses chaussures sans talon, d'une grande souplesse, épargnant le parquet. Ah qu'elle eut apprécié les porter même dans les soirées mondaines ! Cela néanmoins, était l'une des choses que son oncle Faebius n'acceptait point. Enfin, Esmérald avait plutôt cédé devant ses douces insistances, ne souhaitant pas le plonger davantage dans l'embarras. Ainsi atteignit-elle à une vitesse, que nulle dame portant robe et talon n'eut osé rêvé, l'ascenseur de la bâtisse secondaire, qui allait l'emmener dans un glissement feutré deux étages plus haut - mais qui n'e constituait qu'un, aménagé pour les créatures magnifiques élevées là -, alors que Béaticilé passait par le pont pour rejoindre la principale où se trouvait la porte d'entrée des clients potentiels.

En effet, la "demeure" des Phaëloness s'articulait de la manière suivante : deux grands immeubles reliés par moult ponts, et aux multiples balcons, qui étaient soutenus par plusieurs étages des hangars, la majorité étant réservés aux vaisseaux familiaux de toute taille, et les autres aux vaisseaux des clients, une fois que ces derniers eurent été déposés devant l'entrée principale, surmontée de vitraux où s’entremêlaient en une composition complexe motifs floraux et mécaniques. La chambre même d'Esmérald étaient nimbées de douces lumières colorées, quand les rayons lumineux venaient frapper les créations qui fragmentaient l'un des murs. Mais en l'instant, elle n'y prêtait point attention, se débattant plutôt avec une tenue plus "femme" dans la discrétion d'un paravent, pantalon et simple chemise abandonnés sur une chaise, et dont l'odieuse composition comportait un corset, qu'une autre servante tâchait de resserrer en tirant fortement sur ses lacets. La femme perdit quelque peu de sa force quand la porte fut brusquement ouverte.

"Esmérald, il y a des clients qui t'attendent !" clama avec excitation une jeune voix.

La jeune Bourgeoise roula des yeux en reconnaissant son petit frère de treize ans Nellius... Avant de piquer un far, et d'éclater de rire. Le corset n'était pas encore serré à son maximum.

"Ne... Nellius mais qu'est-ce que tu fais là ! Va donc plutôt vérifier qu'il y sont bien installés, chenapan ! Je les rejoins dès que j'ai hnnng !" S'étouffa brusquement Esmérald. La faute au corset qui se resserrait. "Clarence, suffit s'il te plait !"
"Tu veux les laisser attendre ensemble ?" demanda tout à fait sereinement son cadet, parfaitement à son aise en intrus dans le domaine féminin de sa sœur. "Et si leur famille ne s'entendent pas ?"

Secouant sa mince crinière rousse, dont chignon tenta bientôt tant bien que mal de retenir les boucles, la Bourgeoise enfila prestement une robe aux motifs simples, mais qui mettait en valeur sa silhouette svelte : aucun froufrou ! Il lui faudrait encore changé de tenue pour présenter aux clients le petit nsache. Souriante, elle répliqua.

"Puisqu'ils sont venus ensemble, m'est avis qu'ils doivent se connaître, et en bien... Maintenant, sors de ma chambre !" L'amusement qui s'entendait-là n'était guère sérieux.

Néanmoins, Nellius s'éclipsa, espérant tout de même surprendre des éclats de voix ou des comportements ridiculement gamins. Depuis le temps, il n'attendait plus d'ordres de sa grande sœur : elle avait veillé sur lui comme une mère, avec la disparition de cette dernière il y avait plusieurs années de cela, et leur père partant régulièrement en mission, la plus récente le menant sur les lointains rivages des Terres Boréaliennes. Mais ce petit frère ne profitait pas de la situation, et savait ne pas abusé de leur complicité. Une raison pour laquelle ils s'adoraient mutuellement... Sans oublier Faebius leur oncle, qui passait tant de temps dans son bureau en haut de la bâtisse principale, à assurer les communications avec bien des familles, dont la leur...

Le cadet aux bouclettes ébènes avait quitté la pièce depuis quelques minutes quand Esmérald jaillit de sa chambre. Bon, nettement moins rapidement que précédemment, du fait des petits talons qui ornaient ses chaussures aux élégants et fins rubans. Passant sans peur la passerelle de ce troisième étage - le vertige était une aberration pour des éleveurs de nsaches, qui devaient crapahuter pour aller tenir compagnie à leurs protégés dans les coins les plus haut perchés - pour prendre l'ascenseur de la bâtisse principale, et rejoindre le petit salon du premier étage. Celui-ci ne jouait pas sur son immensité, mais plutôt sur son confort de petit cabinet de travail personnel. Les fauteuils et canapés avaient adopté au fil des années la souplesse des meubles où nombre de personnes avaient pris leur aise en toute confiance.

Un jeune serviteur remit en place l'une des nombreuses mèches de sa maîtresse - ici serviteur, mais dans les Chambres, partenaire pour prendre soin des délicats nsaches - avant de lui sourire. Esmérald se rappela brusquement que c'était la première affaire que son oncle lui laissait gérer seule. S'arrêtant brusquement, sans rentrer dans le halo doré de l'entrée, elle jeta presque un regard plein de détresse au garçon. Celui-ci lui murmura simplement "Tu sauras s'ils seront de dignes amis pour ce jeune nsache." A la pensée du petit blotti contre sa mère, la Bourgeoise se sentit ragaillardie. Une inclinaison de tête reconnaissante, et elle entra dans le petit salon lumineux, aux délicats vitraux et étagères portant d'élégantes statuettes... De nsaches, bien entendu. Yeux comme fessiers et pieds trouvaient ici leur content : les derniers avaient droit à de riches tapis.

Joues rosies et sourire accueillant, Esmérald s'avança d'un pas léger vers ses invités.

"Bienvenue en la demeure de ma famille : je me nomme Esmérald Phaëloness. J'ose espérer que les lieux auront su rendre agréable votre attente : je crains que votre arrivée ne m'ai prise au dépourvu." Dit-elle innocemment.


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Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Dim 12 Jan 2014 - 17:43

-Ebenezer!

Le paysage était flou, tout cela n'étais qu'un rêve, mais le bourgeois ne se rendait pas compte de la supercherie. Il voyait sa défunte femme, Rosamunde Eisenheim, courir un peu plus en avant. Ses cheveux auburns volaient dans sa course et son sourire taquin faisait battre son coeur plus que jamais. Elle se faufilait dans les couloirs de la demeure avec un de ses plans en mains. La dame avait l'habitude à l'époque de saboter régulièrement son travail de son mari afin de l'obliger à quitter son bureau. Ce n'étais pas une chose qui avait dérangé le Bourgeois outre mesure, en réalité l'audace de sa femme et son coté taquin l'avait toujours charmé. La course poursuite se termina dans un couloir cul-de-sac où l'épouse cachait plus ou moins adroitement le papier derrière elle, les yeux brillants. Croisant les bras, l'Ebenezer du rêve secoua la tête lentement puis approcha pour l'enlacer. Le visage enfouie dans les cheveux qui sentaient si bon il dit:

-Redonnes-moi ce plan, Rosamund. Tu n'es pas raisonnable...

La créature onirique avait la tête enfouie sa tête contre son cou, ne disant rien. Ebenezer savourait la douceur soyeuse des cheveux... Jusqu'à ce que ces cheveux merveilleux le... fouettent au visage?



Retour à la réalité.



Sa chambre, l'Arcadia. Il ne dormait plus dans la chambre du manoir depuis qu'Elle était morte, il ne visitait même plus les anciennes pièces de celle-ci. Sa femelle Nsache, Lili, l'observait avec un regard fauve malicieux. La queue de la Nsache noire lui fouettait moqueusement le visage, voilà les "cheveux" de sa femme. Se levant et s'étirant avec une grâce souveraine, la féline quitta la pièce élégamment. D'un regard blasé, Ebenezer observa la petite créature s'éloigner. Quelle heure était-il???

La routine du matin pris un rythme plus rapide, l'heure trop avancée. Alors qu'il s'habillait à l'arrache, Lovise Sorel venait lui porter son petit déjeuner.

-Monsieur Eisenheim, vous n'allez quand même pas sauter un autre repas? Vous n'avez pas mangé depuis hier midi, je vous ferai remarquer!

-Bonne journée à vous Lovise! dit-il de sa chambre.

La porte de la chambre soudainement fermée, la cuisinière, encore bien déterminée, alla cogner. Elle n'avait pas été la nourrice de ce jeune homme pour le laisser s'affamer ainsi!

-Jeune maître, soyez raisonnable, il faut manger!

Le silence...

Madame Sorel ouvrit la porte de la chambre pour trouver la bibliothèque du fond glissée sur le coté, il avait usé du passage secret de secours pour lui échapper. Un long soupire gonfla le torse de la femme alors qu'elle ramenait la nourriture aux cuisines. Il allait finir par s'évanouir à force de se pousser à bout et omettre de manger. Qu'allait-elle faire de lui?

-Elipse-


Boris conduisait le véhicule dans lequel Ebenezer était assit, grignotant un fruit dans un silence pensif. Madame Howk et lui avaient élu un lieu de rendez-vous pour se rejoindre afin de mener à bien l'achat du petit compagnon: Un Nsache albinos. Il espéra pour celle-ci qu'elle ai trouvé une servante pour lui tenir compagnie. La Dame n'avait rien démontré mais il avait eu cette étrange impression que la vie au milieu de la famille Howk était pas aussi belle qu'elle voulait laisser croire. Lui-même avait une certaine aversion pour cette famille si ancré sur des valeurs superficielles et leur méthode "séductrice" de conclure les affaires. Une mine de dégoût étira les traits du bourgeois tout comme un regard de désolation.

-Vous ne semblez pas dans votre assiette monsieur, tout va bien? s'enquit Boris.

-Tout va bien, je me désole pour quelqu'un. Probablement inutilement d'ailleurs. Ce n'est qu'une impression.

Boris observa son maître un instant puis ajouta:

-Je suis heureux que vous sortez de nouveau, monsieur. Il est bon de vous voir de nouveau  dans les rues et parmi les gens.

Un sourire navré étira le visage du Bourgeois alors que le véhicule s'apprêtait à atterrir.

-Je fais du progrès Boris, je fais du progrès. L'amitié, même à petite échelle et à peine naissante, est une cure formidable contre la mélancolie.

-Êtes-vous certain de pouvoir accorder votre amitié à cette Dame? Elle est de naissance Marchande.

Un léger silence suivit la question, le véhicule ne bougeait plus.

-Je crois que oui, Boris.

Le chauffeur acquiesça et sortie pour ouvrir la porte à son maître. Ebenezer profita de sa sortie pour déposer une main amicale contre l'épaule de son chauffeur, un signe d'encouragement. Avec un peu de chance, il cesserait d'être une épave en deuil.

Le regard jade du chef de la famille Eisenheim observa les alentours jusqu'à ce qu'il vit un éclat rose dans le lot. Une ombrelle, du rose, des cheveux de feu. Nulle doute, même de dos, cela devait être Madame Howk. Il eu soudainement une pensée pour le couple Howk, séparé actuellement par la distance. Son rêve de la nuit lui revînt tout comme le bonheur temporaire qu'il avait eu de revoir son épouse, même si ce n'était qu'un rêve. Il retira son chapeau par courtoisie pour aller saluer Venycia tout en envoyant le souhait silencieux et sincère qu'ils soient bientôt réuni. Le mari de celle-ci avait beau être d'une famille qu'il n'estimait pas beaucoup, il se disait que si celui-ci était présent, peut-être que le quotidien de la Dame Howk serait plus divertissant? Dans tous les cas, il leur envoyait ses meilleurs souhait.

-Madame Howk! Vous êtes très ponctuelle. Veuillez accepter toutes mes excuses si j'ai un retard. C'est inexcusable.

Il était en fait à l'heure mais la politesse (et les excuses) étaient toujours de mise avec lui. L'étiquette était dans ses préoccupations, toujours.

-Prête pour cette aventure? J'avoue avoir hâte d'admirer ce petit être qui sera vôtre. Comment a été le début de votre journée?

Les rues étaient déjà bien animé et c'est pourquoi il lui offrit son bras afin de la protéger des rustres. Boris ne sembla pas suivre, il restait avec le véhicule. Quelque part, dans cette foule, une autre personne s'assurait de la sécurité d'Ebenezer à son insu. Mais ça, le bourgeois l'ignorait. Ebenezer mit tout son attention sur les paroles de cette femme qui avait un peu plus son amitié à chaque rencontre, écoutant ce qu'elle voulait bien raconter en souriant. Entendre parler d'un quotidien autre que le sien lui était rafraîchissant. Lorsqu'ils arrivèrent à l'établissement Phaëloness, il ouvrit les portes à Venycia et passa en second. L'attente ne fût pas très longue avant qu'une Bourgeoise vînt se présenter à eux. Pendant leur entré, il eut l'impression qu'ils avaient été traité comme deux clients alors qu'il n'était là que pour accompagner Venycia. S'inclinant poliment, il prit parole pour défaire le possible malentendu.

-Je vous remercie de cet accueil, mademoiselle Phaëloness. Mon nom est Ebenezer Eisenheim. Je suis réellement désolé si ma venue vous a pris au dépourvue.

Le Bourgeois se redressa pour afficher un sourire calme, aimable, bien que ses yeux perçant observait et détaillaient la jeune femme. Il était ainsi, un observateur. La femme avait quelques années de moins que lui, ça il en était certain. Probablement qu'ils ne s'étaient jamais rencontré dans des soirées mondaine avant son isolement qui avait commencé il y a un peu plus de 5 ans. Depuis ce temps il n'était plus visible publiquement ou très peu bien que l'industrie familiale roulait à fond avec ses inventions ménagères ou autre.

- Je sais que la Dame ici présente avait avec vous une affaire pour un de vos magnifiques spécimens de Nsache Albinos. Je ne suis que de compagnie pour Madame et une aide, moi-même un détenteur de ce fabuleux animal. Je ne viens donc pas quérir une de ces très rares créatures que vous élevez ni faire concurrence à Madame, rassurez-vous.

Il fit un pas de coté pour laisser tout l'espace à la Dame Howk afin qu'elle s'avance et se présente, elle, la véritable cliente. Il espérait intérieurement que les innombrables potins à son sujet n'ai pas trop sifflé auprès de la famille Phaëloness. Ils avaient un chic pour s'attirer une réputation énigmatique.
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Bourgeois

On m'appelle Venycia Howk


Infos Personnage
RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
MON AGE : 18 printemps.
Féminin
MESSAGES : 378
AGE : 26
INSCRIT LE : 13/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Kathy
Joyaux : 1356
http://www.ile-joyaux.com/t1523-cher-journal http://www.ile-joyaux.com/t1507-venycia-howk-gotruscos
Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Lun 20 Jan 2014 - 9:24

Dans les appartements de l'héritier Howk, les choses avaient ce matin-là été plutôt mouvementées. Cela avait été une bonne semaine, malgré l'anniversaire de Dame Selim qui avait été plutôt décevant sous plusieurs aspects ; c'était bien la première fois qu'elle était heureuse de rentrer à l'avance d'un évènement pareil.

Néanmoins, les jours suivants avaient été productifs, comme pouvait l'attester la petite jeune fille qui était entrée, tôt le matin, pour réveiller sa nouvelle maîtresse... Pour la trouver déjà assise dans son lit. L'enfant avait déjà appris que ce n'était pas coutumier, et elle resta figée un instant.

« Entre, Cordelia ! Tu sais où l'on va aujourd'hui, il faut que nous soyons convaincantes ! »

Venycia se leva, s'arrachant à la contemplation d'à peu près chaque objet dans la pièce, seul moyen qu'elle avait trouvé pour se concentrer sur autre chose qu'un petit Nsache blanc qui viendrait bientôt s'intégrer dans la décoration en nuances de gris. Dans sa longue robe de nuit blanche, elle vint esquisser un pas de danse avec la servante, qui était encore fort gênée en sa présence ; il faudrait que cela passe, comme beaucoup d'autres choses. Si Cordelia avait un joli prénom et un joli minois...

« B'jour Mâdame. Vous voulez le p'tit déjeuner, ou vous v's'habillez d'abord ? »

La dame Howk soupira. Le reste suivrait un jour, mais pour l'instant, la diction et les manières n'étaient pas tout à fait au point. Veny passa une main sur la joue de l'adolescente, qui n'avait après tout qu'à peine treize ans ; son éducation était encore faisable.

« Je ne pourrai rien avaler, tu sais. Il faut que tu te rappelles bien de te taire quand nous sortons, jusqu'à ce que nous ayons pu travailler un peu la manière dont tu parles. Tu dois prononcer tous les mots en entier. Je sais que c'est difficile. » Elle n'en savait rien, à vrai dire. Elle avait toujours parlé correctement. Mais c'est le geste qui compte.

Cordelia soupira, avant de se diriger vers la garde-robe. Elle était reconnaissante, mais une montagne de travail semblait s'étaler devant elle. Apprendre à parler un matroscien parfait lui paraissait déjà infranchissable, elle qui n'en comprenait que les bases, et que dire de connaître la manière dont les étranges vêtements de la dame se fermaient... A-t-on idée de porter des choses qu'on est pas capable d'enfiler seule ?

Néanmoins, elle commençait tout doucement à s'y faire, et il ne fallut qu'à peine une heure pour que madame soit presque prête. Un record, jusqu'à présent, mais Venycia s'impatientait, malgré le grand sourire en travers de son visage ; assise à sa coiffeuse, elle regardait dans le miroir Cordelia qui se débattait avec sa longue chevelure rousse.

« Pourrais-tu faire plus vite ? Nous allons être en retard. »

~~~

Le trajet en vaisseau ne fut pas de tout repos. Il fallait dire que, lorsque madame était impatiente, madame avait tendance à être insupportable, selon les dires de monsieur Elior, qui semblaient tout à fait se confirmer. Cordelia ne savait trop que faire, à côté de la tornade qui semblait toujours avoir quelque chose à remettre d'allure dans le vaisseau ou sur elle. Elle était pourtant bien mise, sa robe, pour elle qui avait eu tant de mal à s'habituer à autre chose qu'à ses fripes d'orpheline.

Droite comme un i dans son siège, Venycia affichait le sourire d'un enfant qu'on amène dans un immense magasin de jouets. Cela ne dura cependant que jusqu'à l'atterrissage. Après s'être extirpée de l'étroit véhicule, elle avait ouvert son ombrelle et avait repris un air tout à fait digne, sous le regard ébahi de sa servante et le rire sous cape du chauffeur.

« Vous, vous retournez au domaine. » Ledit rire ne dura pas longtemps, avec l'ordre froid asséné par la jeune fille. « Cordelia est bien suffisante pour m'accompagner. Vous passerez me chercher ici en fin d'après-midi. »

Le vaisseau repartait à peine, après les grincements de dents bien trop audibles de l'homme, qu'un autre arrivait. Le sieur Eisenheim, qu'elle n'avait pas vu arriver dans sa vérification du départ effectif du véhicule Howk, était pile à l'heure. Veny sourit, bien plus dignement qu'un peu plus tôt, quoique son enthousiasme transparaisse tout de même bien trop pour une lady.

« Oh ! Bonjour, Monsieur Eisenheim. Vous êtes tout à fait à l'heure, rassurez-vous. C'est moi qui avais hâte. J'ai un peu bousculé Cordelia – peut-être la connaissez-vous ? Elle vient de l'orphelinat de Miss Wayham. Quoiqu'il en soit, son début de journée a sûrement été pire que le mien ! »

C'était une manière comme une autre d'introduire la jeune fille... Et d'excuser son manque d'éducation si elle en faisait preuve. Venycia espérait que ce ne serait bientôt plus une introduction nécessaire, alors qu'elle regardait l'enfant faire une révérence maladroite, mais heureusement silencieuse.

Sans plus de délai, la dame prit avec reconnaissance le bras de son ami, pour qu'ils se rendent ensemble à la boutique Phaëloness, où ils attendirent un moment en devisant. La décoration de l'endroit semblait prometteuse, témoignant sans doute de la qualité de la « marchandise », terme qui répugnait à Veny pour désigner une petite boule de poils comme un Nsache.

La dame qui les accueillit enfin cadrait assez bien dans le décor, de l'avis de la rouquine. Elle se fit néanmoins la réflexion que l'on voyait bien là un établissement bourgeois, avec cette ostentation sans pareille, mais cela ne troubla pas son sourire ; c'était son monde, à présent, bien plus que celui d'où elle venait. Elle faisait, après tout, une bien meilleure bourgeoise que marchande.

Après l'introduction d'Eisenheim, elle inclina la tête gracieusement pour appuyer ses propos.

« Je vous remercie également, mademoiselle. Je m'appelle Venycia Howk, c'est moi qui ai pris rendez-vous il y a quelques semaines. Je suis intéressée par le petit Nsache albinos dont votre annonce disait qu'il serait disponible de ces jours-ci... Du moins je l'espère ? »

Veny espérait ardemment qu'elle soit la seule à avoir des vues sur le petit animal. Ce serait nettement moins compliqué que de devoir surenchérir. Elle espérait également que la bourse qui créait un renflement presque imperceptible dans la poche de ses jupes serait suffisamment garnie pour l'occasion.
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On m'appelle Joker

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Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Lun 24 Fév 2014 - 8:20


Esmérald Phaëloness - Jeune Bourgeoise de 19 ans éleveuse de nsaches albinos

Eisenheim... Ce nom était connu par la jeune bourgeoise, comme l'un des noms qui eut pu être envisagé pour un éventuel mariage... Si l'intéressé n'avait pas cesser de communiquer avec le beau monde bien des années auparavant. Vis-à-vis ensuite de la réputation familiale... Ce n'est pas Esmérald qui s'en fut offusquée, en aucun cas. Mais la pensée qu'un homme que son deuil avait affligé si longtemps se trouva en la demeure de sa famille... Brusquement, la jeune femme se retrouva avec les larmes aux yeux. Maladroitement, elle tenta de les dissimuler d'un sourire.

"Tant que votre présence est en lien avec mes protégés, je vous avouerais que vous pourriez me déranger à n'importe quelle heure sans que votre visite ne me soit désagréable." Dit-elle avec un doux rire, à l'innocente candeur. Comment se porte Lili ? Vous est-elle... Toujours de bonne compagnie ?"

La jeune Bourgeoise butta légèrement sur la dernière question. Il valait mieux sous-entendre qu'un quelconque problème eut pu venir d'une mauvaise acclimatation à son nouveau milieu du nsache, plutôt qu'à une conduite inadaptée de la part de l'acheteur. Faebius avait beau le lui répéter - question d'arrangement commercial -, la jeune femme eut volontiers dit l'inverse. Mais qu'elle vit mal cet homme, dans les yeux duquel Esmérald croyait lire une certaine douceur, ne pas prendre soin d'une délicate nsache, l'aidait à faire preuve de tact.

Quant à sa connaissance du nom de la nsache... Les Phaëloness entretenaient d'étroits liens avec leur famille mère : ainsi, des deux côtés, on se tenait informé des ventes, des noms choisis, du devenir de leurs chères créatures. Mais sur ce sujet, en ce jour la principale intéressée était...

"C'est donc vous !" S'exclama-t-elle à mi-voix à l'attention de Venycia. "Je ne peux que vous féliciter pour votre prévoyance : tous les autres petits de cette portée ont déjà trouvé un nouveau foyer. Pour la dernière, c'était il y a quelques jours à peine. Celui qui reste n'attendait plus que vous." Ajouta-t-elle avec un clin d'oeil à l'attention de la Dame Howk. "Peut-être souhaiteriez-vous faire sa connaissance ?" Suggéra-t-elle... Avec assez d'enthousiasme dans le regard pour laisser planer un doute quant à qui était venu s'offrir l'un des nsaches Phaëloness.

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Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Sam 15 Mar 2014 - 4:53

La demoiselle avait une candeur et une innocence  qui avait de la facilité à alléger le coeur. Pendant un instant il envia peut-être celle-ci d'avoir l'âme si légère. Son propre sourire se fit aimable, amical, alors qu'il s'était retiré sur le coté.  Inclinant la tête au propos de celle-ci, il répondit brièvement pour ne pas déranger l'échange des deux jeunes femmes.

-Vous êtes très généreuse de votre temps, Mademoiselle Phaëloness, merci.

Un indice de surprise traversa l'expression placide du bourgeois alors que celle-ci mentionna Lili. Son esprit fit un bref bond dans le passé. Où en était-il quand cette boule de poil était rentré dans sa vie? Au milieu de sa dépression, il avait drastiquement maigri et ses proches commençaient à craindre pour sa vie alors qu'il errait régulièrement dans la serre... proche de fleur empoisonné. Une semaine fastidieuse avait passé alors qu'il était resté obstinément au lit, se laissant pour ainsi dire mourir à petit feu... Jusqu'au matin où Grégoire avait fait sauter la serrure de son appartement simplement pour venir porter une petite boule de poil sombre et repartir. La petite chose, armé de moustache encore bien timide et d'un grand regard craquant, avait pris place auprès de lui dans le lit, enroulé contre sa tête. C'est les miaulement et les ronronnements continu qui avait attendrit le bourgeois jusqu'à le faire lever debout pour tenter de trouver à manger à la petite chose ou lui arranger un environnement adéquat. Il avait fini par manger lui-même et à force de prendre soin de l'animal, il avait recommencé à faire le minimum pour lui même. Grégoire appelait ça la "zoothérapie".

Pendant cette réflexion, le regard du bourgeois avait pris une teinte indescriptible, le genre de secret qui ne peut se livrer avec un simple regard à travers la fenêtre de l'âme. Il se contenta de sourire un peu et il répondit:

-Lili va merveilleusement bien, je m'assure de son bien être personnellement depuis son acquisition. Elle est exigeante pour l'heure de levé, mais je veux bien être matinal si ça peut lui faire plaisir. Elle fait partie de la famille maintenant, vous pouvez être certaine que cet animal sera toujours traité convenablement.

Donner autant d'importance à un animal n'était peut-être pas toujours sain, mais dans un quotidien à la fois social et horriblement solitaire comme le sien, l'animal s'était avéré un ange salvateur. Le prénom de l'animal était d'ailleurs le surnom de l'une des personnes les plus cher à son coeur, une démonstration évidente de son affection à travers les yeux de ses proches. Soudainement un peu lunatique, il prit un léger recul de plus pour laisser les jeunes femmes échanger. Le bourgeois était-il troublé? Peut-être un peu, ces années dépressives étaient si proche et si loin  à la fois, il s'était repris en main mais songer à sa nature... encline à la mort qu'il avait eu quelques années plus tôt était toujours un peu déstabilisant.
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Bourgeois

On m'appelle Venycia Howk


Infos Personnage
RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
MON AGE : 18 printemps.
Féminin
MESSAGES : 378
AGE : 26
INSCRIT LE : 13/04/2013
PSEUDO HABITUEL : Kathy
Joyaux : 1356
http://www.ile-joyaux.com/t1523-cher-journal http://www.ile-joyaux.com/t1507-venycia-howk-gotruscos
Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   - Jeu 20 Mar 2014 - 5:38

Veny retint un soupir de soulagement à la confirmation que lui faisait l'éleveuse ; le nsachi était toujours là, elle avait bien fait de prendre rendez-vous. Toute cette affaire lui portait sans doute un peu trop à coeur, d'ailleurs, pour une petite bestiole qui ressemblait très fort à un caprice.

Elle avait souri discrètement aux explications d'Eisenheim. Du peu qu'elle le connaissait, elle pouvait déjà dire que l'animal lui tenait particulièrement à coeur, et elle avait quelque part envie de rencontrer Lili, puisqu'elle avait l'air si proche de son maître. Elle hésitait dans sa représentation mentale de la nsache... Compagne fidèle ou diva trop gâtée ?

Si elle pensait à la petite boule de poils qui l'attendait, Veny pouvait déjà prévoir qu'il – ou elle ? - appartiendrait à la seconde catégorie, au vu de qui serait sa maîtresse. Mais cela ne la dérangeait pas, et elle sourit vivement à la demoiselle, un peu comme si son anniversaire – qui venait de passer – avait été prolongé.

« Evidemment !... » Elle réfléchit une seconde. « Y a-t-il des précautions particulières à prendre ? Si jeune, n'est-il pas fragile ? »

S'efforçant de toutes ses forces de ne pas se comporter comme une gamine, Venycia en arrivait même à poser des questions intelligentes. Tout arrive. Ils se mirent en route vers l'endroit, quel qu'il soit, où se trouvait le petit, et le trajet qui était pourtant à l'intérieur semblait déjà interminable à la jeune fille. Même si elle trouvait paradoxalement que les deux autres avaient de bien grandes jambes. Heureusement que sa servante était aussi courte sur pattes qu'elle... Même si Cordélia, elle, avait quatorze printemps seulement.

« A ce sujet, d'ailleurs. Je me suis un peu renseignée, mais j'aimerais confirmation. Quelle nourriture faut-il donner ? Y a-t-il des installations particulières à faire ? »

La question la plus importante, c'était celle qu'elle ne poserait pas, parce qu'elle était trop enfantine, trop personnelle, et que personne ne pourrait y répondre en ne la connaissant pas. Elle se demandait si elle serait une bonne maîtresse pour le petit animal ; ce qui la rendait un brin stressée, d'ailleurs. Le moins qu'on puisse dire était que la jeune bourgeoise n'était pas habituée aux responsabilités, quelles qu'elles soient.

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Posté dans Re: Blanche pureté, pour des nobles, attirer [PV Venycia & Ebenezer]   -

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