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Dans la presque solitude de Grand-Vent.

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Posté dans Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Dim 22 Déc 2013 - 8:23

Solomon Valyssar (politicien)


Suite de ce RP

Venycia Howk et son Gotruscos de frère avaient retrouvé leur Vuulte natale, déposés là par le vaisseau du Politicien. Nulle effusion, une arrivée qui se voulait quelconque, pour un départ tout aussi discret. La première partie du voyage c'était fait dans un silence presque complet, chacun prenant tant qu'il l'osait ses aises en présence d'individus à peine côtoyé et pas toujours apprécié. Solomon ne s'était guère attardé sur cette impression, manquant sombrer dans une certaine somnolence malgré-lui. Il n'avait été guère surpris de voir la Hadmas se laisser prendre totalement par le sommeil, du fait du sang perdu... Et qu'elle n'ait semblait-il pas eu le temps de profiter des festivités gustatives du bal. Le vaisseau possédait heureusement quelques réserves qui avaient été distribuées sans mesure, pour palier au départ précipité.

A présent, la jeune Talis dormait à nouveau. Ne restait dans le vaisseau que Duncan Bonn au poste de pilote, et Miobë Shei'Arcath d'éveillée avec le Politicien. Celui-ci n'avait pu s'empêcher de remarqué la tension croissante dans l'habitacle, maintenant que Venycia et Elior était descendu du vaisseau et que la blessée n'était plus consciente. Avec un soupir, le Valyssar observa le paysage qui s'offrait à leurs yeux, dans une douce obscurité : d'un côté, il était possible d'entrapercevoir l'éclat du désert de Korrul; de l'autre, par delà la verdure matroscienne, Grand-Vent... Qui les enveloppait présentement.

Le jour n'est plus, Dame Shei'Arcath. Si vous le désirez, vous pouvez tout à fait vous reposer : nous ne devrions pas être arrivés avant quelques heures. Souffla le Politicien, avec un bref regard las à l'attention de l'intéressée. Nous vous préviendrons le moment venu.

Du moins lui restait-il assez de diplomatie pour garder pour lui-même le commentaire suivant : Quoique vous fassiez, cessez de m'observer ainsi. Même s'il lui avait proposé de se livrer au sommeil, lui-même ne pensait pas être capable d'en faire de même. Être en une telle compagnie, dans son vaisseau, à une telle distance du sol, le mettait quelque peu mal à l'aise.
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Marchand

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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Mer 25 Déc 2013 - 13:42

Il la regardait avec une telle désinvolture qu'elle baissa les yeux. La jeune femme se massait les tempes avec nervosité ; son mal de tête s'amplifiait. Elle aurait volontiers giflé cet homme avec ses airs supérieurs.

- Vous vous donnez du mal pour m'humilier, n'est-ce pas ? Ou bien est-ce que vous avez naturellement le don de blesser les gens ?

Elle ne pouvait pas oublier les propos qu'il avait tenu tout à l'heure, dans le long couloir du Domaine des Valyssar. Il l'avait rendu responsable de tout ce qu'il s'était passé, omettant sa propre implication dans leur désaccord. Si elle n'avait pas su faire preuve de discrétion quant à leur relation tumultueuse, lui n'avait pas eu la présence d'esprit de demander le pardon pour son comportement d'il y a quelques années. Maintenant qu'ils étaient seuls, ou presque, le Politicien n'avait plus l'excuse des foules et des oreilles indiscrètes. Qu'attendait-il pour s'expliquer ?

- Pourquoi est-ce que vous êtes venu me chercher dans le couloir tout à l'heure ? Vous qui maniez si bien les mots, vous n'auriez eu aucune difficulté à vous faire entendre. Et ne me dites pas qu'elles vous ont contraintes, je ne vous croirais pas !

Plus elle se laissait submerger par la colère, plus ses maux de tête prenaient de l'ampleur. A bout, elle se leva et marcha comme un animal en cage.

- Vous n'aviez pas à tenir de tels propos...C'était...c'était humiliant.

Leurs regards se croisèrent. Elle était prête à tout pour se faire entendre. Mais maîtriser sa voix pour ne pas réveiller la jeune Talis Hadmas était une véritable épreuve de force.

- Rien de ce que mon Oncle peut dire de vous n'est vrai. Rien. Vous n'êtes ni ...vous n'êtes qu'un homme orgueilleux et impudent, rien de plus ! Vous demandez de moi un peu de retenue, alors apprenez d'abord à corriger votre regard. Il respire la désinvolture et l’impassibilité. A chaque instant j'ai l'impression qu'il...que vous m'accablez de reproches, que je ne suis qu'un objet de décoration !
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Ven 27 Déc 2013 - 21:28

A dire vrai, le Valyssar dut se forcer à écouter son invitée. Dès les premiers mots qu'elle prononça, il sentit une grande lassitude poindre, ce qui se confirma à chaque nouvelle pensée qu'elle exprimait. Quant à lui, il demeura muet et stoïque, auditoire  muet et sans réaction, autre que les propos tenus ne dérangeaient point le sommeil de la Hadmas. Puisqu'il n'en fut rien, il s'autorisa un soupir alors que le silence retombait... Bien aimé silence, qu'il eut tant voulu savourer. Exempte de sa lourdeur, qui résultait de l'attente ombrageuse de la Shei'Arcath. L'une de ses mains vint, lentement, lui masser les tempes.

En avez-vous fini ? Fut la première phrase qu'il finit par lâcher, avec calme, et une certaine maîtrise de sa voix pour épargner la blessée.

C'était condescendant, 'humiliant' comme se plaisait à dire cette femme, qui lui reprochait dors et déjà son manque d'estime à son égard. Mais après tous ce qu'elle lui avait déjà adressé comme doux mots, ceux-ci paraissaient bien dérisoires en comparaison. Mais il demeurait Politicien, malgré l'agacement qui voulait monter en lui... Et auquel il résistait. Encore un peu, malgré l'heure avancée, et la fatigue accumulée, et à présent le va-et-vient nerveux de la Marchande. Pour ne pas la 'rabaisser' davantage, il s'en tint d'abord à répondre simplement. Ignorant juste la première question, qui relevait d'un jugement faussé d'après-lui.

'Contraint' n'est pas le mot que j'emploierais, Dame Shei'Arcath. Commença-t-il avec un ton posé. Insister lourdement plutôt. Puisque ma présence n'était guère requise, et qu'il ne m'en coûtait rien, j'ai prêté l'oreille à leur sollicitation. Mes propos ne visaient qu'à mettre au clair certains points, dont mon opinion quant à votre comportement qui risquait tôt ou tard de mener à des interrogations indiscrètes et futiles. Or, il me semble que vous n'êtes pas de celles à qui il plait particulièrement d'attirer sur leur déplaisir moult regards. N'ayant plus guère l'esprit à chercher un quelconque refuge dans le sommeil, il se redressa de son mieux sur sa couchette, malgré une sensation d'engourdissement due à la fatigue. Quant à ce qu'à pu vous dire de moi mon confrère... Je n'en ai connaissance, et ne m'avancerais donc point sur ce sujet.

Il l'observa un temps, songeur et ennuyé. Mais l'un comme l'autre devrait se souffrir mutuellement pendant encore plusieurs heures. Et d'elle, il n'obtiendrait sans doute nul silence.

Dame Shei'Arcath, est-ce seulement mon regard ou ma personne tout entière qui vous déplaît tant ? dit-il finalement.

Puis, alors que de légères secousses commencèrent à se faire sentir, les haut-parleurs de l'appareil propagèrent dans l'habitacle le son d'une voix... Au volume réduit, sans doute par égard pour les passagers du vaisseau, et l'heure tardive.

Mesdames, Monsieur, je déplore quelques turbulences durant ce vol. Annonce Monsieur Boon d'une voix légèrement grésillante.

Après quoi le son fut coupé. Assis, le Valyssar ne se sentit pas autant concerné par l'avertissement, que la jeune Marchande dont l'emportement faisait faire encore et encore le tour de la petite "pièce".

Permettez que je vous conseille de vous rasseoir... Pour votre bien-être, comme le mien. souffla Solomon.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Dim 29 Déc 2013 - 13:23

Elle le gifla avec force. Malgré elle, malgré la sévère éducation qu'elle avait reçue. Sans même se rendre compte de son geste, sa main balaya l'air et retomba sur la joue du Politicien Valyssar, en un bruit cinglant. Elle vit sa tête fléchir d'un côté, comme celle d'une vulgaire poupée de chiffon. Immédiatement, la honte remplaça la colère. La violence ne faisait pas partie de sa nature, elle n'avait d'ailleurs jamais frappé qui que ce soit. Du moins jusqu'à cet instant. Comme le disait si souvent Monsieur Ermand, son vieux précepteur, certaines choses vous amènent à commettre des actes irréfléchis.

- Je suis tellement désolée, s'excusa-t-elle, d'une voix que l'émotion rendait tremblante. Je ne voulais pas...vous m'avez...c'est que pour...Je ne...

Incapable de supporter plus longtemps l'idée qu'elle ait pu mettre en colère Monsieur Valyssar, elle lui tourna le dos, sans même croiser son regard. Il allait la gifler à son tour, il n'y avait nul doute.

- Avant de vous rencontrer, j'étais une personne parfaitement éduquée et équilibrée d'esprit, rétorqua-t-elle sans réfléchir, pourtant consciente que si elle ne se taisait pas, elle allait finir par aggraver les choses et s'attirer de gros ennuis.

S'il n'avait pas rejeté son aide il y a quelques années de cela, peut-être auraient-ils pu s'entendre, nouer une profonde amitié, boire un thé en compagnie de Varen Shei'Arcath, pour casser la solitude de ce pauvre homme. Hors il s'était montré plus odieux qu'un sans-le-sou des rues de Gernie. Et Miobë pouvait se montrer particulièrement rancunière pour des raisons qui lui échappaient parfois.

Le mot amitié ne convenait pas à l'image que se donnait Solomon Valyssar. Il n'inspirait que du mépris, rien de plus. Les poings serrés, les joues rouges de honte et de colère, Miobë manqua de chuter lorsqu'une nouvelle secousse vint agiter l'appareil.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Sam 4 Jan 2014 - 13:41

Profitant du déséquilibre de la Shei'Arcath, Solomon tendit le bras prestement, et la tira à lui, la jetant presque sur la banquette - bénéficiant tout de même d'un rembourrage pour le confort - pour la faire asseoir. Ayant agit promptement, il s'était appuyé trop brusquement sur sa mauvaise jambe, sans se saisir de sa canne, rangée toutefois à sa portée, ce qui lui tira une grimace... Qu'il empressa de faire disparaître.

Merci d'avoir accédé à ma requête, Dame Shei'Arcath. souffla-t-il durement, non sans une once d'ironie grinçante, alors que l'une de ses mains venant masser sa jambe en l'un des points douloureux.

Une gifle, puis sa jambe... Parfait, il se trouvait à présent bien réveillé, dans une humeur plutôt sombre. Le Politicien ne s'était pas attendu à ce que la Marchande passe aussi soudainement le cap de la violence verbale pour le physique, et il eut volontiers répondu de même, mais avec l'atout qu'était sa canne. La jeune femme bénéficiait de la faculté de se déplacer à son aise, là où marcher dans un vaisseau en mouvement, pour lui dont l'équilibre vacillait toujours entre sa mauvaise jambe et sa canne, était bien désagréable. D'où qu'il n'ait point quitté sa place. D'où qu'il eut été une cible bien aisé à atteindre. Voilà qui lui échauffait quelque peu les sangs... Mais ce n'était pas de cette manière qu'il avait été élevé. Point de coups. Les mots pour seule arme.

Ainsi posa-t-il bientôt sur sa "voisine" de banquette un regard dur, derrière lequel se mouvait des émotions tumultueuses... Baignant dans un visage fermé, et parfaitement impassible.

Il m'est fort agréable de constater que la raison vous gouverne. continua-t-il d'une voix basse, frôlant une certaine acidité de parole. J'espère que vous me pardonnerez de vous demander toutefois une chose :  pourriez vous enfin vous expliquer clairement ? Je crains de n'avoir perçu de votre gifle que votre mécontentement, sans en connaître l'exacte cause, si ce n'est mon caractère bien déplorable. Chaque mot se voulait un coup de poing pour la si parfaitement éduquée et équilibrée Miobë Shei'Arcath. J'eu mieux fait de laisser la demoiselle Hadmas affronter la suite des festivités alors qu'elle venait de se faire recoudre à vif : serais-ce donc là ce que vous me reprocheriez ? Siffla-t-il pour finir, en indiquant d'une main la silhouette allongée, tout en ne quittant jamais des yeux ceux de la jeune femme, dont le regard se plaisait tant à se dérober.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Dim 5 Jan 2014 - 14:33

Chacun de ses mots faisait à Miobë l'effet d'une lame que l'on enfonçait entre ses côtes, lui causant une douleur insupportable. Une partie d'elle-même voulait hurler au Politicien Valyssar qu'il avait tort sur les raisons de sa colère. L'autre partie, elle, n'aspirait qu'à se cacher dans un endroit sombre et silencieux, à l'abri des reproches que lui lançait son regard.

Elle se souvenait de leur toute première rencontre comme si c'était hier. Celle-ci s'était terminée de bien triste manière mais la jeune fille s'était alors répétée plus d'un millier de fois qu'elle n'avait pas le droit de se laisser aller à l'amertume, qu'elle avait fait ce qu'il fallait et que la seule faute revenait à Monsieur Valyssar.

Lui, il ne se souvenait de rien, pas même de lui avoir déjà adressé la parole. Serait-ce possible qu'il n'ait ressenti aucune honte en rejetant son aide de manière si grossière ? Ce jour là, alors que la pluie battait les carreaux, Solomon ne l'avait pas mieux traité qu'une vulgaire domestique.

- Alors vous ne vous rappelez de rien ? l'interrogea-t-elle, avec bien moins de colère que précédemment. Vous n'étiez encore qu'un étudiant, et moi une enfant...

Il avait oublié.

- Vous êtes tombé. Je vous ai tendu la main et vous m'avez lancé le regard le plus dur qui soit, rejetant ma main comme...C'est à peine si vous m'avez adressé la parole ce jour là et...Vous souffriez pourtant...

Serrant les poings, elle ajouta d'un ton sec :

- Dites-moi, qu'est-ce qui a motivé votre aigreur ce jour-là ?

Au fond, elle n'était pas certaine de vouloir le savoir. Peut-être s'était-elle mal conduite ou avait-elle prononcé des paroles inappropriées. Mais si c'était le cas, alors elle n'en avait alors aucun souvenir.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Lun 13 Jan 2014 - 16:21

Solomon composa. Un visage, parfaitement fermé, exprimant nulle émotion.

Oh. Un son bien creux, alors qu'il relâchait la tension de ses épaules. Je dois vous détromper : je n'ai pas oublié. Dit-il, sec. Votre propre aigreur vous viendrait donc de là ? Je ne vous savais pas si rancunière, Dame Shei'Arcath.

A la vue de cette femme qui semblait attacher tant d'importance à cette rencontre, le Politicien fit un geste vague de la main. Bagatelle, en était le message. Alors qu'à la vérité, intérieurement, il bouillait de mécontentement. D'agacement... Teinté de gêne, peut-être. La Marchande demandait l'explication d'une ancienne réaction, bien peu galante mais qui répondait à une volonté qui lui était restée : celle de ne pas inspirer de pitié; tenir debout, même au sol; ne pas avoir besoin d'aide. Volonté farouche d'indépendance que celle de l'éclopé. Et Solomon n'avait absolument aucune envie ni intention d'éclairer cette femme sur ce point.

Un jeune homme de bonne famille se relève seul, quelque soit son état. Dit-il d'une voix blanche. Qu'il en soit incapable, et sa faiblesse le marquera aux yeux d'un grand nombre, jusqu'à de parfaits inconnus. De la même manière, une femme doit s'en tenir à son rôle, et ne rien laisser paraître de l'état de son ménage. L'homme s'était fait plus acide. Non pas contre la jeune femme, mais contre ces règles non-écrites qui en venaient à ne plus rien lui inspirer d'autre qu'une humeur noire. Bien que je ne sois pas le plus à même de juger de votre condition.

Ses mains se crispèrent un instant... Mais son regard se posa un instant sur la jeune Hadmas endormie. Sans savoir réellement pourquoi, Solomon se força à l'apaisement. Peut-être parce que touchée par cette demoiselle, lui paraissant encore bien jeune, et vigoureuse pour une femme... Au point de venir à un bal, plaie sous robe, et capable de supporter des points faits sans anesthésiant. Une pointe de regret... Le Valyssar soupira, ne regardant plus la Shei'Arcath.

En vérité, Dame Miobë, votre... Compassion, est on ne peut plus louable. Dit le Politicien. Ses mots semblaient comme... Forcés. Il tâchait de résister à l'envie de fermer les yeux en faisant comme si ce n'était pas lui qui prononçait ces paroles. Que de lassitude. Mais... Pas en ce jour-là. Pas dans notre société d'apparence et de faire paraître.

Sombre, il laissa son dos se poser contre la paroi du vaisseau... Laissant le silence s'installer, selon ce qu'en déciderait la Marchande.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Sam 25 Jan 2014 - 12:20

- Vous ne savez rien de mon ménage, Monsieur Valyssar !

Elle s'interrompit net, bouillonnante de colère. Quel homme détestable, vraiment ! Oser faire de telles allusions, alors que personne, hormis son oncle Varen, n'était réellement au courant de ce qu'il se passait au sein de la demeure Shei'Arcath ! Pour qui se prenait-il au juste ? Il était sans doute le pire goujat qui ait jamais croisé son chemin ! Elle le haïssait, plus qu'elle haïssait sa famille pour l'époux qu'elle lui avait choisi il y a dix ans de cela.

Hors d'elle, la jeune femme dût se forcer à respirer profondément pour calmer le tremblement qui s'emparait d'elle. Jamais elle n'aurait imaginé se mettre ainsi en colère un jour, et encore moins contre un Politicien reconnu.

Plus les minutes passaient, moins elle contrôlait la portée de ses mots.

- Aimer une personne pour son apparence, c'est comme aimer un livre pour sa reluire.  Si la seule chose qui motive vos paroles acides et vos agissements égoïstes est l'image que vous souhaitez donner aux autres, alors c'est que vous ne valez pas mieux que tous les hommes et femmes de cette fameuse société d'apparence et faire-paraître à laquelle vous semblez si attaché !

Miobë serra les poings. Elle allait trop loin, et elle en était parfaitement consciente.
Mais comment agir autrement ? Jamais elle n'avait fait face, de peur d'attirer la honte sur les Mihaly. Et aujourd'hui, alors que pour la toute première fois elle avait pu agir et parler telle une femme libre, elle regrettait ses mots. Jamais son père n'aurait accepté qu'elle s'adresse ainsi à un homme, et encore moins à un Politicien. Il aurait même été capable de la gifler pour qu'elle retienne définitivement la leçon. Déolin l'aurait sans nul doute roué de coups, et le fera s'il vient à prendre connaissance de cette petite altercation.

Sans en ajouter davantage, elle tourna le dos à Solomon et se referma sur elle-même.
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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   - Sam 25 Jan 2014 - 14:10

Le silence ne dura point, et Solomon ne chercha pas particulièrement à retenir la jeune femme. Ce vol semblait lui servir d'intermède pour dire ce qu'elle avait sur le cœur, alors soit. Dire qu'elle le blessa serait mentir. Mais les propos que Miobë Shei'Arcath tint ne le laissèrent pas indifférent, tandis qu'elle s'enfermait dans un mutisme hostile. Il eut parfaitement conscience de ces "apparences" auxquelles il s'accrochait, toujours plus alors que ce qu'il dissimulait gagnait en dangerosité. Ma réputation... Il n'était pas question de l'image qu'il voulait donner aux autres, mais de celle qu'il devait donner. Quelqu'un s'était chargé de le lui faire comprendre tôt. Et en grandissant, cet ordre s'était ancré... Solomon ne savait où. Mais le Politicien avait conscience que cela lui pesait bien souvent.

Bien sûr, il ne dit rien de cela, laissant la Marchande ressasser ses propres conclusions. L'homme se permit juste de s'amuser de sa comparaison, qui lui paraissait bien fausse, contrairement à ce qu'elle croyait.

Mais avez-vous jamais vu un livre à la couverture hideuse, Dame Shei'Arcath ? Et je n'évoque pas par là l'usure due au temps... Souffla-t-il, un sourire malade s'étirant sur son visage.

Bien sûr que non. Les Marchands et Bourgeois seules avaient, le plus souvent, les moyens de se procurer des ouvrages, les arbres n'étant pas innombrables sur l'île. Et ils prenaient bien garde à ce que ces objets précieux aient cette "rareté" pour couverture. Réaliser avec talent et patience, dans des matériaux nobles, et soigneusement traités... Pour ne pas décevoir les riches clients, les rebuts n'apparaissaient pas en vitrine.

Un rire parvint à se frayer un passage dans sa gorge. Un rire faible, vide de toute illusion. Triste. Froid. Après un instant où il s'égara dans l'espace clos, Solomon referma ses lèvres sur lui, son visage perdant toute expressivité. Le Valyssar laissa le temps s'écouler sans autre mot. Il en fut ainsi jusqu'à ce que chaque demoiselle soit discrètement déposée chez elle. Bien peu de paroles furent échangées, vides pour la plupart. Même alors que le vaisseau reprenait la voie des airs, avec pour seuls passagers Duncan Boon et son employeur, ce dernier ne trouva point de repos. Et qu'en est-il de vous, Dame Shei'Arcath ? N'y a-t-il aucune apparence à laquelle vous vous accrochiiez ?

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Posté dans Re: Dans la presque solitude de Grand-Vent.   -

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