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On m'appelle Coco du Rico


Infos Personnage
RANG: Jens, Jack.
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte & Maison du Cadran
MON AGE : 19
Féminin
MESSAGES : 94
AGE : 24
INSCRIT LE : 30/01/2014
PSEUDO HABITUEL : Gérard / Feirungorie
Joyaux : 747
http://www.ile-joyaux.com/t2172-joies-d-une-fille-coco#49305 http://www.ile-joyaux.com/t2170-coco-fille-de-joie-itinerante
Posté dans Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 10:05

ETE 1111 (16ans) ▬ Rues de Vuulte.

Ce matin, comme beaucoup de matins, Coco se sentait belle. Voire carrément irrésistible.

Ses cheveux roux lui formaient une véritable crinière bouclée autour du visage, ses yeux verts étaient plus grands que jamais, ses seins n'avaient eu une aussi belle tenue et ce nouveau  masque qu'elle mettait pour la peau faisait encore plus ressortir ses adorables tâches de rousseur. Du haut de son mètre quatre-vingt grâce à ses talons, Coco parcourait les rues de Vuulte avec la conviction de les posséder. Jambes quasiment nues, décolleté plongeant, petite fourrure blanche qu'elle appréciait particulièrement, elle se sentait désirable et désirée.
Coco était puissante. Coco avait seize ans et venait juste d'être élue prostituée de l'année, à son bordel. Elle avait même battu Féline, grâce à la fraicheur de sa jeunesse. Elle était persuadée que tous les hommes la connaissaient. Elle distribuait son nom et son bordel à tous ceux qui l'accostaient pour quelque faveur.
Car Coco était occupée, Coco était presque une femme d'affaire. Un sourire rayonnant sur le visage, elle parcourait les rues de longues enjambées sautillantes, reluquant au passage les divers étals de marchandise. Elle avait un petit creux... Mais elle préférait se ruiner en bijoux et autres cosmétiques plus que se nourrir et prendre du poids, ce qui était mauvais pour les affaires.

Coco arriva assez vite au quartier de son enfance. Si enfance on peut appeler ces deux années qu'elle avait passé dans les rues, parmi les autres bâtards et orphelins, à mendier, voler et abuser de la charité des citoyens. Un vrai petit bonheur. Elle s'en souvenait en souriant, le sourire de celle qui a monté les échelons de la société avec classe et dignité, ou presque.
Mais aujourd'hui, elle n'était pas là pour chaparder des vivres. Enfin si, en un sens, mais rien d'alimentaire. Avant que l'hiver n'arrive trop vite, il fallait vite aller voir s'il restait quelque gamine potable à ramener au bordel. Au moins une de sauvée.

Arrivée dans les rues miteuses où on voyait se balader quelques membres de ce qui semblait être un groupuscule d'orphelins, la prostituée sortit une miche de pain et abordé un groupe de gamins qui la virent arriver avec des yeux ronds.
Souriante, la madame aux longues jambes s'agenouilla devant elle, sa robe courte laissant ainsi voir un peu de sa culotte. Hypnotisés d'abord par ces jambes puis par le morceau de pain qu'elle leur tendit, ils entendirent à peine la question :

« Bonjour les garçons, dites-moi, vous auriez pas des copines de votre âge qui traineraient dans le coin ? Des jolies ? »

Elle avait la voix douce, le sourire tendre, utilisaient ses années d'expérience à charmer les hommes pour rapidement se jouer de ces enfants. Comme hagards, ils lui indiquèrent une rue perpendiculaire.
Elle y fut en quelques enjambées.
Elle remarqua trois gamines, une carrément laide, l'autre moyenne, et la troisième...  était dissimulée par le corps d'un homme. Elle s'approcha encore, remarqua que cette dernière était définitivement jolie, la choisit pour cible (et la deuxième au pire des cas). Elle ne réfléchit pas plus et aborda le groupe, ou plutôt l'homme adulte qu'elle n'observa même pas avant de lui susurrer :

« Excuse-moi monsieur, mais si tu cherches des filles de joie de qualité, il te faudra partir plus loin. Celles-ci sont pour moi. »

La plus vieille devait avoir sept ans.
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On m'appelle Invité

Posté dans Re: Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 11:46

Un être doux, c'est ainsi qu'il avait souvent été décris dans sa vie et comparé à sa tumultueuse soeur jumelle, il n'y avait aucun doute. Voilà qu'il traînait le chagrin de son deuil depuis près de trois ans, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Mise sombre, air pâle mélancolique, il marchait parfois dans les rues de Vuulte après avoir été supplié mainte fois par son majordome de sortir de chez-lui, de cette léthargie dépressive. Pendant ces rares escapades, le seul plaisir qu'il avait encore était d'aller faire le bien dans les parts les plus basses de Vuulte, auprès des enfants oubliés, ces bâtards  produit par les égarements de la haute.

Ce matin là, il avait erré un peu partout, donné à manger à gauche et à droite aux petites bouilles maigre. Leur visage lui crevait le coeur et l'idée absurde de tous les adopter lui venait parfois à l'esprit. Mais un enfant était une présence trop signification, trop douloureuse. Dans certains enfants aux cheveux auburns, il y voyait parfois l'enfant que son épouse, Rosamunde, aurait pu avoir avant de mourir tragiquement quand il avaient à peine 19 ans.

Vuulte, quelle ville déprimante. En réalité,  le Matroos entier le rendait parfois déprimé. Cette structure d'abus, ce manque d'humanité, les marchands qu dévorent la population avec leur entreprises scandaleuses... Des ouvriers mal traité, des enfants à la rue, des femmes vouées à une vie d'esclave. Cette dernière note allait prendre ne tournure tout à fait explosive ce jour même, alors qu'il ignorait encore la rencontre qu'il ferait un moment plus tard. Pour l'instant, il entrait une fois de plus dans une boulangerie afin de faire le plein de pain  et ressortir pour le distribuer dans certains endroits.

Un peu plus tard ce matin là, il croisa trois petites filles qu'il connaissait de vue et qui étaient admises à un des orphelinats de sa soeur jumelle,  Calista:  Lexa, Rosaline et Peonie. Il prit donc le temps de prendre des nouvelles des enfants, de sa soeur par la même occasion et des aléas de leur nouvelle vie. Les jumeaux Eisenheim ne se voyaient plus publiquement depuis près de 8 ans, déjà. Il le fallait, pour l'image de la famille et les projets de sa soeur: une femme émancipée conduisant une main de fer trois orphelinats et une soupe populaire. La rencontre aurait pu être charmante mais elle ne le fût pas bien longtemps. Derrière lui, une sorte de figure vulgaire aux jambes nue se pavanait trop proche de son air à son goût. Se retournant, le regard pâle brillant avec haine après les mots hideux qui avaient sortie de cette bouche, il prit à peine le temps de la regarder. Le réaction était nette, découpé et sans conteste: elle le dégoutait. Non seulement il ne pliait à son charme qu'il jugeait simpliste, mais le langage corporel d'Ebezer, sa manière de tendre un bras entre elle et les enfants, se reculer d'un pas comme si elle sentait mauvais ou était trop laide pour être approchée, contrastait probablement violemment avec le vécu actuel de la rouquine.

Coco ne l'attirait pas, Coco l’abhorrait, lui levait le coeur, soulevait en lui un sentiment d'abomination, de colère, de haine, de dégoût. Comment une femme pouvait parler d'enfant comme de marchandise sexuelle, ainsi? Quelle vulgarité! Son être entier était vulgaire. La beauté physique n'avait que peu d'importance pour le Bourgeois face à l'intérieur et si la prostituée savait conquérir par le corps, elle venait maintenant d'être détesté pour son esprit.

-Les filles, dit-il d'un ton tendu, allez rejoindre Calista maintenant et ne parlez jamais à cette horrible sorcière. Si vous la voyez dans la rue proche de l'Orphelinat, avertissez la Gouvernante et qu'elle ferme les portes. Vite, courrez les enfants.

Ces petites n'avaient pas encore eu assez d'éducation pour parler Matroscien et il s'était donc adressé à elle en Joyellien. Fixant dans les yeux la femme lubrique de manière peu amicale il se dressa entre elle et les petites filles qui étaient partie en courant avec un regard effrayé vers la grande dame aux jambes nues.

-Je vous Interdis d'approcher ces enfants qui appartiennent à un des Orphelinats de ma famille. Vous ne condamnerez pas ces filles à être des objets de dérision, de la marchandise humaine! Comment pouvez-vous oser parler ainsi d'enfant comme si elles étaient des filles de joies!? Ne me tutoyez pas car je ne suis pas votre ami!

Son ton de voix était froid, colérique. Ebenezer Eisenheim ne se montrait jamais en colère, une chose si rare... Pourtant cette créature  lui semblait si absurde, si inhumaine dans son exploitation d'enfants, qu'il ne pouvait éteindre cette colère qui prenait feu en lui. De temps à autre il détournait vaguement la tête, la mise trop obscène de la jeune femme le révoltait d'avantage. Pourquoi fallait-il que certaines femmes étendent leur charme ainsi? Ça manquait tellement d'élégance.

-Ces filles sont à moi, comme tous les enfants de mon orphelinat. Vous les approchez vous aurez des ennuis, je le jure!

Le visage d'albâtre était dur, nourrit par la colère.

-J'ai habituellement de la sympathie pour les femmes exerçant votre profession, mais vous, vous attrapez des enfants pour les enliser dans la même prison que vous...

Ne trouvant pas de mot, il fit un second pas en arrière, écœuré par l'odeur du parfum. Le parfum sentait bon, Coco était jolie à sa manière, mais son geste et son entré avait jeté sur la vision du Eisenheim une avis très sombre sur elle. Tout ce qui émanait d'elle, pour le moment, le révoltait. Il avait devant lui un monstre, voilà comment son esprit traduisait l'image attirante de Coco.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 12:39

Coco regarda le monsieur s'exciter tout seul avec une certaine frayeur. Il lui arrivait quoi ? Pourquoi il était comme ça ? Elle essaya de suivre tout ce qu'il disait, mais il parlait parfois de manière vraiment trop compliquée. Elle n'aimait pas qu'on l'agresse comme ça, qu'on lui parle méchamment. Elle, elle était gentille, elle voulait juste être gentille et survivre, surtout survivre.
Elle aurait du regarder avant. Elle aurait du voir que lui, il était riche.
Les riches, ça n'a juste aucune morale.

Au début, elle ne fut que petit poisson hors de l'eau, grands yeux écarquillés, bouche ouverte. Elle avait une espèce de semi-sourire figé, prostré, comme un amusement mais bloqué dans la gorge, comme un vomissement. Directement insultée, rejetée, méprisée, entièrement. Elle avait envie de vomir. Elle n'aimait pas les riches. Ils ne savaient pas faire l'amour, ils ne savaient pas être gentil, ils étaient tordus et compliqués.
Elle regarda partir les enfants d'un oeil vide. Si celles-ci étaient déjà prises, si quelqu'un s'occupait déjà d'elles, c'était bien. Elle ne faisait pas confiance aux riches et à leurs pseudo-bienfaits, mais elle laissait faire. C'était pas comme si elle pouvait y faire grand chose. Elle trouverait quelqu'un d'autre à aider.

Les riches ça n'a pas de respect. Ça ne comprend pas qu'on part pas tous pareil, qu'on a nos choix et nos différences, et qu'on a pas tous la liberté de cacher nos parties génitales. Ça nous regarde avec mépris et dégoût. Ça croit qu'à notre place, ça aurait pas fait ça. Ça serait juste mort, à notre place.
Les riches c'est ceux qui n'ont pas de notion de l'argent et de la morale, parce que ça fait ce que ça veut avec. Ça frappe les filles parce qu'ils savent pas ce qu'elles valent, et après il faut dépenser de l'argent en soins parce que la Mama, elle s'énerve trop quand elle voit les filles blessées. Elle commence à virer les clients, et si les filles veulent vivre, elles doivent les garder, les clients.
Les riches, ça croit que ça sauve le monde. Le nombre de gens que ça a tué, les riches.

A présent, elle trouvait ça comique. Un riche qui se permettait de la juger, elle. Elle, elle ne le jugeait pas.
Elle le trouvait triste.
Elle rigolait, un peu.

Elle se mit de profil et réajusta son manteau. Pas par pudeur, juste pour que la pauvre sainte-nitouche arrête de vouloir vomir rien qu'en la regardant. Les riches, ça sait pas regarder la misère en face. Pas assez de couilles.
Elle n'était ni en colère ni repentante, ni honteuse ni horrifiée. Elle attendait qu'il calme ses nerfs. Elle passait sa vie à attendre que les hommes calment leurs nerfs.

Enfin, quand il sembla avoir terminé sa tirade, elle le regarda enfin en face, avec un regard calme, froid, distant. Ce regard qu'elle utilise parfois quand elle doit oublier qu'elle est là. Elle lui offre le sourire de mauvaise qualité, celui un peu blanc et triste qu'elle lâche quand elle est vraiment trop fatiguée.

« Tu sais monsieur, y en a plein des monsieurs qui viennent dans ses rues pour profiter des petites. Ils en profitent et puis ils les payent pas. Et elles, elles continuent de mourir de faim. Alors monsieur, excuse-moi d'avoir pas vérifié où étaient tes mains. J't'offrirai bien mon corps pour m'faire pardonner, mais j'crois pas que c'est ton truc. »

Coco ne se souvient pas. Coco se souvient très peu de ses années de galère. Tout comme elle se souvient très peu des insultes qu'il vient de lui dire. Quand on veut survivre, on fait du tri.
Et puis, Coco dérape un peu. Elle en a un peur marre des riches qui lui crachent dessus sans la faire jouir ni la payer. Son regard s'affermit, son sourire s'agrandit. Elle retrouve la force d'être ce qu'elle est, de lui parler avec espièglerie de ce qui fait mal.

« Tu sais monsieur, les monsieurs comme toi, tu en croises beaucoup quand t'es gamine. Ça te donne une miche de pain, ça te dit que tu es jolie, et puis ça a pas les couilles d'aller plus loin. J'sais pas pour ton truc, là, ton orphelinat, j'te connais pas, j'te juge pas, j'm'en fous. Moi j'dis juste, faut arrêter de juger comme ça la Mama. La Mama elle prend des filles qui ont rien que leurs jolis yeux et elle les prend, elles les nourris, elle leur donne du travail, de l'argent, une vie. La Mama, elle a sauvé la vie de plus de filles que tous les monsieurs gentils qui donnent des bonbons quand on veut du travail. »

Elle s'arrête, toujours souriante, ce sourire doux et gentil qu'elle a toujours quand elle parle aux clients. Elle est face à un client, celui qui paye pas après l'irrespect.
Elle détourne quand même le regard un instant, se rhabille encore une fois. Juste pour pas qu'il ai pas trop à regarder une fille comme elle, pas trop longtemps. Mais elle revient vite, espiègle, et prend la peine d'ajouter :

« D'ailleurs monsieur, tu sais, le truc de la sorcière, on me le fait souvent. J'crois que c'est mes cheveux, ça fait un peu maléfique. » Elle eu un petit rire. Elle adorait ses cheveux. « On m'appelle la p'tite sorcière à la maison, j'aime bien. »

Coco, elle ne vouvoie que quand on la paye ou qu'on la respecte.
Invité

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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 15:40

Un vent de silence passa. Aussi mauvaise sa nature pouvait être après ces années dépressive, la colère ne pouvait jamais subsister bien longtemps dans Ebenezer. Il avait eu peur pour les enfants, cette femme s'était adressé à lui comme une proxénète juvénile, le genre de femme qui mène un bordel d'enfant de bas âge. Elle disait de "belles choses" mais les premiers mots qui avait sortie de cette bouche avaient été: " Excuse-moi monsieur, mais si tu cherches des filles de joie de qualité, il te faudra partir plus loin. Celles-ci sont pour moi."

Elle avait parlé des trois petites comme de vulgaires objets, comme des fleurs que l'on peut s’abaisser pour cueillir, utiliser, replanter dans un bordel pour ramasser l'argent qui tombe lorsqu'elles se feront enfin dé-fleurer? Elle lui fit la morale sur des choses qu'il connaissait. Le sens de sa colère, la raison, devait probablement être incompréhensible pour la prostituée. Il était pour sa part une forme d'anomalie Matroscienne: un homme qui respectait les femmes, une personne protégeant le bas peuple. Depuis des générations sa famille construisait autour de son domaine des lieux où les ouvriers de leur usine allait vivre dans de meilleures conditions, ils n'étaient pas Marchand, leur fortune n'avait pas été acquise par la naissance. Ils avaient gagné chaque ressource, chaque chose après de longue année de persévérance et d'effort, d'esprit inventif. Ils développaient des technologies ménagère à prix modique. Une mère caractérielle, une soeur jumelle féministe et une épouse qui avait désiré de son vivant faire connaître des avancés technologique à son pays. La vie du Bourgeois avait été remplis de femme qu'il respectait et à force de les côtoyer, il était un fervent de leur cause. Voir une femme participer à cette machine déroutante de la prostitution avait eu quelque chose d’inadmissible pour lui.

Comment expliquer en quelques mots que leur famille étaient "paria" à leur manière car ils s'associaient trop avec les citoyens? Comment expliquer que la plupart de ses ancêtres et lui-même avaient marié des femmes du peuple, les jugeant plus vive, plus intelligente, plus débrouillarde? Il n'y avait rien à dire dans cette conversation, deux univers trop décalés, deux esprits mécontent, une conversation de sourd. Il soupira.

Las et fatigué, il n'avait le sentiment qu'il devait prouver quoique ce soit à cette femme qui croyait si fort en son propre univers. Les trois fillettes étaient partis, elles étaient en sécurités à ses yeux, il n'avait plus de raison d'être en colère.

-Je vois.

Un silence placide.

-Votre première phrase à mon intention m'avait donné la ferme impression que vous vendiez le corps d'enfant de bas âge à des adultes. Veuillez m'excuser si j'ai trouvé ça foncièrement horrible que vous parliez des petites filles comme des objets. Néanmoins je semble m'être trompé. Vous m'excuserez aussi de ne pas débattre en votre compagnie. Je crois que nous aurions une longue conversation de sourd. J'ignore tout de vous, vous ignorez tout de moi, visiblement. Ce qui est naturel.

Le dégout avait quitté son visage quand elle avait commencé son grand monologue pour une expression d’indifférence et de calme. Tranquillement, il se détourna pour la laisser tranquille. Il n'avait pas particulièrement de richesse sur lui, pas de bijoux ou de vêtement cher. Des habits noirs, propres et simples. À la manière d'une ombre il reprenait son chemin dans les ruelles quand quelques coin de rue plus loin une troupe d'enfant alla à sa rencontre. Il leur distribua de la nourriture, échangeant avec certains d’entre eux des paroles amicales.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 16:10

Voilà qui était mieux, le monsieur était calmé. Et il s'était excusé, et Coco s'était excusée, alors du coup tout allait bien. C'est ce que Mama avait essayé de lui apprendre. Coco avait eu beaucoup de mal à comprendre toutes ces règles sociales étranges, mais maintenant elles lui étaient utiles. Elle voyait mieux les choses quand elle comprenait les règles bizarres qui les régulaient.

Coco était curieuse. Coco était la curiosité incarnée et cet homme n'était pas normal. Il parlait étrangement, même pour un riche. Il parlait étrangement des filles, et d'elle, il était un trop gros mélange un peu trop confus pour elle. Cette incompréhension fondamentale, au lieu de l'énerver, l'attirait irrésistiblement.
Il y avait des riches différents.
La curiosité, mais aussi l'optimisme fondamental de la jeune fille la fit reprendre forme. Reprendre forme en l'enfant exubérante, joyeuse, assoiffée de savoir qu'elle était tous les jours de l'année.

Pourquoi était-elle la risée de tous pour lui, alors qu'elle donnait du plaisir à beaucoup ? Pourquoi abandonner si vite ? Pourquoi être gentil mais triste ? Pourquoi vouvoyer quand on méprise ? Pourquoi sauver les orphelines miséreuses et voir Coco comme une méchante sorcière ?
Il ne grimaçait plus en la regardant.

Elle le regarda partir. Elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait ni le vide, ni les questions, ni la tristesse. Elle fronçait les sourcils, se demandant s'il fallait le poursuivre. Elle n'hésita qu'une ou deux secondes, mais elle perdit son talon en s'élançant trop vite, et du faire vite demi-tour pour le récupérer. Quand elle fut de nouveau sur ses échasses, le monsieur avait été heureusement arrêté par une troupe d'enfant. Il ne s'arrêtait donc jamais ? Elle trouva sa naïveté attendrissante. Il était presque aussi mignon qu'elle, avec ses espoirs fous.

Elle couru comme elle pu du haut de ses chaussures démesurées. Le monsieur ne prêtait attention qu'aux enfants qui, heureusement, firent attention à elle. Dans un mouvement machinal, elle lui attrapa le bras pour le faire se tourner vers elle.
Ce fut un contact qui ne dura que quelques secondes. Elle se dit juste à temps qu'il ne devait pas aimer cela, et ramena directement son bras vers elle. Pas honteuse pour autant, elle leva les yeux vers lui (bien qu'ils soient de taille proche au final) et s'exclama avec sa naïveté et son honnêteté habituelle :

« Monsieur il faut pas partir vite comme ça. Faut pas. Coco elle veut savoir, elle veut comprendre pourquoi monsieur est différent. Coco elle voit peu de chose, elle reste souvent enfermée, elle peut pas sortir depuis longtemps. On risque beaucoup de choses en sortant trop vite toute seule. Coco elle sait pas que en vrai on la méprise. Et tout plein d'autres choses. » Elle répéta. «  Coco elle veut savoir. »

Elle allait poursuivre, parler de sa Mama, de ses amies, de sa vie, des détails sordides de son existence. Mais encore une fois, elle voulu éviter le dégoût de l'autre, elle ne voulu pas perturber sa pauvre petite nature. Il faut être prudent avec les riches.
Comme si elle avait une seule once de prudence en elle...

Un regain d'énergie, ou plutôt de brusquerie lui refit ouvrir la bouche. « Monsieur montre-moi ! » Elle s'arrêta. « Ah... » Elle réfléchit pour se souvenir de la formulation, qu'elle avait répété mais qu'elle oubliait souvent. Que c'était compliqué le matroosien. « S'il vous plaît, pouvez-vous me montrer ? » Même si, avec cette phrase, elle parlait rarement de quelque chose d'aussi innocent qu'une éthique de vie...
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Chasse à la joie   - Sam 1 Fév 2014 - 16:58

Une main l'avait prise pour le détourner, il avait sursauté. Dans l'univers de solitude et d'amertume qu'il avait construit, il y avait dans ce contact quelque chose de frappant, comme une claque pour se réveiller. Le Bourgeois observa la prostituée avec étonnement mais ne fût pas en colère, pas pour si peu. Sa patience avec la gente féminine s'avérait en réalité assez élevé comparé aux restes des gens. Le geste n'avait rien eu de séduisant, alors aucun mal. Il ne sentait pas intouchable, il ne se plaçait pas spécialement aux dessus du reste: ces enfants pouvaient agripper à sa jambe et morver dessus s'il voulait, la situation lui arracherait peut-être un sourire.

Les mots de la jeune femme le toucha étrangement. L'incompréhension était un fléau inventé pour garder le peuple sous la coupe des Marchands. Si le peuple pouvait obtenir une meilleure éducation, Matroos ne serait pas ce qu'il était aujourd'hui.

Utopiste? Probablement.

Comme la plupart de ses ancêtres d'ailleurs. Une longue ligné de rêveur. Il ne lui restait que peu dans son existence actuelle, mais il voulait croire en ce rêve, il voulait croire qu'un jour les citoyens Matroscien sortiraient un peu mieux de leur misère. La jeune femme voulait savoir pourquoi il était différent. Pourquoi, oui? Tant de chose à dire, des détails horriblement intime aussi tel que le suicide de sa mère, après son viol sordide opéré par un groupe de pirate. Avant de mourir, elle avait ordonné à ses enfants une ligne de conduite. Le souhait sacré de la mort avait toujours été respecté, le Bourgeois ne s'était jamais laissé emporté par la culture machiste. Sa mort avait été une nouvelle publique, elle se savait. On avait dit qu'elle avait succombé aux blessures, il pourrait passer le détail du suicide.

Les premiers mots qui lui vinrent furent d'une nature plus étrange qu'il ne l'aurait cru, sa nature si facilement versé dans l'amabilité revenait en petite bribe faible à travers la mer noire dans lequel son esprit s'était laisser noyer. Il avait entendu celle-ci perdre son talon alors qu'il parlait aux enfants. Elle s'était dépêchée de le rattraper au risque de tomber.

-Je vous plains, ces souliers ont l'air terriblement inconfortables... et dangereux.

Pourquoi une phrase aimable? Alors que son être bouillait de colère il y a un simple instant? Prenant son panier, de vivre, il le donna entier aux enfants.

-Allez-y, je dois parler seul avec la dame. Partagez avec vos amis, d'accord?

Les enfants filèrent, comme un essaim d'abeille excité devant un énorme pot de miel. Leur cri et leur rire s'estompèrent dans la ruelle, laissant les deux adulte face à face. Elle était couleur, joie, candeur... En face d'elle il était noirceur, tristesse, mélancolie. Ne trouvant pas nécessairement par où commencer, il choisit de mettre ne place un élément très décisif que n'importe quelle femme pourrait comprendre.

-Ma mère a été violée à mort.

Première étape de compréhension faite. Il y avait dans cet évènement un lot de rancœur tout à fait spécial vis-à-vis la brutalité faite aux femmes. Combien de prostituée mourraient par ans sous le joug d'un amant trop brutal? Ce n'étais peut-être pas coutume dans une maison comme celle de Coco avec "des vrais clients", mais ça advenait.

Un légère brise se leva, la jeune femme avait peut-être des habits qui convenait à son emploi mais elle devait certainement avoir froid? Il retira son manteau et le tendit tout aussi simplement qu'il tendrait un pain à un enfant. Si elle ne le prenait pas, il le reprendrait, tout simplement.

-Prenez si vous avez froid, je n'en fais pas de cas.

S'appuyant contre un vieux baril, il observa la femme qui cherchait à comprendre.

-Je ne me comporte pas avec vous comme la plupart des hommes puisque je suis veuf et j'aimais ma femme. Ça, c'est une raison... Elle ne peut pas être oubliée dans les bras d'une femme qui vend ses charmes. Impossible. Deuxièmement, je ne peux pas me comporter avec vous comme le ferait la plupart des hommes car ma famille a toujours donné une importance à ses femmes, aux femmes en générale, aussi. Je me révolte contre le mal qui est fais à la gente féminine dans le cadre de la prostitution. J'ai une soeur, une jumelle, que je considère mon égal et avec qui j'ai partagé le sentiment de frustration de la voir sous-estimé car elle fait partie du beau sexe. Est-ce que ces éléments font du sens pour vous? Est-ce que cela vous éclaire sur ma conduite?

Il se frotta le front, que voulait-elle savoir exactement?

-Si vous voulez que je vous montre, je peux vous montrer quelque chose qui vous fera comprendre, avec vos yeux, ce sera plus facile. Sinon je peux continuer à vous l'expliquer avec des mots. Si vous voulez que j'explique avec des mots, que voulez-vous savoir exactement?

Quoi de mieux que d'aller dans une des usines proches détenu par sa famille et lui montrer le lien amical qu'il entretient avec ses employés? Dans tous les cas, il avait visiblement alléger son parlé pour se faire plus compréhensible.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Dim 2 Fév 2014 - 13:35

Coco n'avait pas l'ombre d'une utopie ou d'un idéalisme en elle. Elle n'était que concepts terriens, que choses matérielles. Elle ne savait que ce qu'elle avait vécu, n'avait jamais eu, ne s'était jamais vraiment intéressée au monde extérieur. Les trop pauvres lui laissaient un goût amer, le reste ne voyait que ses formes. La vérité, c'est qu'elle n'avait jamais vraiment pris la peine d'écouter et d'être écoutée. Ignorer était toujours plus confortable.
Tout ce que Coco voyait, c'était que aujourd'hui et ici, elle ne pouvait et n'aurait pu être que prostituée. Elle était bête, incapable de travailler sérieusement sans contrainte, incapable d'apprendre sérieusement quelque chose de trop complexe. Elle était pauvre et abandonnée. Tout ce qu'elle avait, c'est qu'elle était jolie. Et dans ces conditions, elle ne pouvait être que prostituée.

Si sa mère l'avait gardée, elle aurait peut-être pu être serveuse, domestique, ou même une épouse bien jolie qui se serait trouvé un mariage au dessus de son rang. Mais elle était née pauvre, et ne le serait jamais.
Elle n'en tirait ni frustration ni colère. C'était sa vie et elle l'acceptait. Ce n'est pas comme si elle pouvait y faire quelque chose, non ?

En entendant le monsieur s'inquiéter de ses chaussures elle ne put s'empêcher de rougir. Même après trois ans de service en tant que fille de joie, elle gardait la sensibilité et le naturel d'une jeune vierge ignorante de la vie. La courtoisie et la gentillesse des gens la ravissaient toujours. Elle bredouilla quelque chose comme « Ca va je m'habitue » mais qui du être à peine entendu. Elle aimait bien ses talons. Ils faisaient mal mais elle se sentait encore plus grande et puissante. Le paysage était plus joli d'en haut. Et elle faisait plus âgée, plus adulte, plus belle. Elle se sentait plus forte.

Violée à mort.

Coco devint statue. Son regard, figé sur le visage du monsieur, perdit toute couleur. Sa bouche ouverte, elle ne songea pas un instant à la refermer. Elle sentait son sang déserter peu à peu son corps et les larmes affluer derrière ses yeux. Coco riait, rougissait, criait, pleurait, toujours, tout à la fois, tout à la suite, sans jamais pouvoir s'arrêter. Être aussi sensible était épuisant, parfois.
Les larmes coulèrent étrangement, sans sanglots, sans morve pour une fois. Juste quelques larmes, cinq ou six tout au plus, descendant silencieusement ses joues alors qu'elle regardait cet orphelin. Elle se demanda s'il ne valait pas mieux avoir une mère qui nous a abandonné plutôt qu'une mère violée à mort. Tu peux survivre au premier, jamais dépasser le deuxième.

Elle regarda d'abord le vêtement qu'il lui tendait d'un regard mort. Pourquoi lui donner ça ? Il était noir et pas joli, et trop grand pour elle. Mais il était chaud. Elle sentit une vague de gentillesse dans la voix de monsieur. Elle prit le manteau et le posa sur ses épaules sans rien oser dire. Elle ne pouvait pas demander un câlin à ce monsieur, comme elle pouvait en demander aux autres. Elle se satisferait de la chaleur du tissu.
En silence, elle essaya de calmer les battements de son coeur.

Il était veuf. Elle avait eu beaucoup de veufs. Elle les écoutait souvent parler de leurs femmes. Elle les trouvait les plus tristes de tous, et était toujours encore plus gentille avec eux. Elle leur demandait parfois comme était leur femme au lit, et essayait de les imiter. Parfois, certains pleuraient.
Coco n'était jamais tombée amoureuse alors Coco ne comprenait jamais. Elle restait en silence à côté d'eux, effrayée d'empirer encore les choses en ouvrant la bouche.

Le reste fut trop compliqué pour elle. Trop d'idées, de concept, de morale. Elle avait compris sa tristesse, sa douleur. Elle comprenait qu'il aimait encore plus toutes les femmes que les autres hommes. Il était un peu comme Jens, en plus compliqué peut-être. En un peu plus imbécile aussi.
Coco trouvait imbécile de croire que le système pouvait être changé.

« Montrez moi ! » S'écria-t-elle presque avec précipitation. Plus de mots, par pitié, trop compliqué. « Coco veut voir avec ses yeux le monde de monsieur. » Elle avait trop l'impression d'être dans un des cours ennuyants de la Mama, quand il expliquait avec les mots. Elle n'arrivait à savoir et comprendre qu'avec les yeux et les doigts. Ses autres sens étaient aveugles.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Dim 2 Fév 2014 - 14:32

Il ne s'était pas spécialement attendu à ces larmes, bien qu'il pouvait comprendre que l'optique était effrayante ou l'idée? Il ne songeait pas spécialement à de la compassion, la compassion n'était pas le genre de sentiment que l'on rencontrait si souvent dans la rue. Pas après un début aussi étrange, du moins. Un mouchoir de tissu fût tendu avec une mine incertaine, elle devait probablement pleurer des collègues perdus.

-Je vais te montrer, alors. Je peux parler Joyellien aussi, si c'est plus simple. Je ne suis pas spécialement attaché au Matroscien.

Il se redressa, observa l'indication d'une des ruelles pour se repérer.

-Par ici.

Tranquillement, il se mit à marcher, attendant celle-ci quand la rue était irrégulière. Une fois ou deux, il lui proposa de l'aide pour descendre des marches plus instable. Les mains dans le dos, il semblait visiblement où il allait dans les coins et recoins de cet immense labyrinthe de pauvreté. Leur chemin pris un petit moment, peut-être une trentaine de minute, après quoi ils arrivèrent devant une petite "usine". Sur la devanture de celle-ci, il y avait peinturé en gros le symbole de sa famille: un poisson volant jaune sur fond noir. Cette créature reflétait l'idéologie de sa famille, l'animal condamné à l'eau qui se ré-invente pour atteindre un état supérieur à lui-même, l'air. Le citoyen qui s'émancipe des marchands, le poisson qui devient libre de la mer sombre auquel il est enchaîné.

-Cette place est toute petite, nous en avons d'autre, des plus grosse, mais celle-ci était la plus proche et la plus significative.

Il ouvrit la porte et lui céda le passage vers l'intérieur. Le contraste avec le jour faisait un choc d'ombre en y entrant. Pourtant, cette allure lugubre n'était que le passage pour entrer dans la pièce vaste qui composait l'ère centrale de l'usine. Devant les yeux de Coco se présentait un établissement occupé par quelques dizaines d'ouvrières. Le lieu était chaleureux, un peu chaotique à sa manière. Elles étaient toutes habillés dans des vêtements de très humble origine, sans tissu précieux, mais propre. Les cheveux noués dans leur bonnet, les mains pleines de peinture ou d'encre, elles semblaient décorer d'immense pièce de métal ou de bois, des status, des cadres... Cette usine était celle où les ouvriers des Eisenheim ayant une  intelligence artistique pouvaient l'utiliser afin de faire les décorations et le peaufinent sur les objets meublant les navires construit. Le lieu n'était pas aussi beau et grandiloquent que la maison du Cadran, mais plusieurs de ces femmes se taquinaient, riaient ou blaguaient.

Elles étaient heureuses?

-Croyez-moi Coco, si je le pouvais, je protègerais tout le Matroos... Mais je ne le peux pas, aussi fort que je puisse travailler à faire grandir mon entreprise et y déposer des gens sous mon aile, je ne peux pas. Si je dépense tout pour nourrir tout le monde une seule journée, qui les nourrira ceux que je protège déjà après? Je dois faire attention de ne pas sacrifier ceux que j'ai déjà sortie de la misère. Ces gens que vous voyez ne sont qu'une fraction de mes protégés. Plusieures dizaines de famille vivent sous ma protection. Mais ce n'est pas assez, si peu... et si injuste d'une certaine manière. Pourtant...


Le regard du Bourgeois se porta vers un coin de l'atelier où il y avait une femme qui s'occupait d'enfants. De temps à autre, un ouvrière semblait aller visiter son rejetons pour ensuite retourner travailler, faire naître de ses doigts de la beauté. Plusieurs de ces femmes devaient avoir eu la promesse d'un lendemain radieux au bras d'un homme pour être ensuite rejetée une fois l'étreinte passé, le mal fais. Pour s'assurer d'être compris, il passa au Joyellien.

-Si... un dixième des riches Matrosciens investissaient leur fortune comme je le fais,  Matroos serait moins malade. Ce n'est pas en maltraitant ses employés que l'on acquiert le respect. Je respecte chacune de ses personnes et elles me le rendent. Ils ne me voleront jamais, ils ne saboteront pas leur travail. Ils feront de leur mieux tout comme je fais de mon mieux. Ces machines qu'elles utilise pour se faciliter la vie, je les construis. Je travaille comme tous mes employés pour ne pas oublier d'où je viens réellement.

À ces mots, une des femmes remarqua enfin les deux silhouettes à l'entrée. L'ouvrière lâcha un petit cri de surprise en voyant leur maître. Depuis la mort de la maîtresse, il était terriblement absent et beaucoup avaient peur de voir leur bienfaiteur disparaître tout comme le père, le fils semblait mal guérir de la perte de son épouse.


-M'sieur Eisenheim!

Au nom, plusieurs autres femmes levèrent la tête, des sourires éclairèrent les visages, tout comme des regards inquiet. Quelques signes de mains maladroit furent lancé, auquel il répondit tranquillement de la sienne, sans plus de manière. Après quoi, il leur sourit un bref moment, une expression douloureuse à prendre, il se forçait. Les regards inquiets s’apaisèrent et les ouvrières reprirent leur travail en y mettant plus de coeur, comme si celles-ci voulaient l'encourager.

-Voilà mon univers Coco...

Il était le dernier. La dernière branche, la dernière chance que cette famille d'humaniste se perpétue. Ces gens le savaient, savaient que si le jeune maître mourrait, tout l'univers qui les protégeait, leur donnait à manger, un emploie digne avec des conditions acceptable, un logis propre... Tout ça serait engloutit par la machine infernale du Gouvernement et cette pointe d'espoir construit de peine et misère s’effondrerait comme un château de carte. Leur protecteur n'avait plus de femme, pas d'héritier, ne se remariait pas et démontrait un état inquiétant, lugubre, depuis ce jour où Elle avait quitté leur quotidien.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Mar 4 Fév 2014 - 3:54

Coco trottinait aux côtés du monsieur, parcourant les rues pauvres de Vuulte dans un silence relatif. Cela faisait maintenant dix ans depuis la dernière fois qu'elle avait parcouru ces rues et elles lui paraissaient à la fois familières et changées. Familières parce qu'elles n'avaient pas changées au fond, toujours aussi lugubres, toujours aussi sales, toujours les mêmes embranchements et les mêmes gamins traînant dans les ombres. Pourtant, de si haut, du haut de ses talons et de ses centimètres accumulés, cette misère était devenue comme distante. Elle ne se retrouvait plus dans cette pauvreté exagérée. Elle qui autrefois avait vu du réconfort dans les coins sombres et abrités des rues n'y voyait plus que mauvais souvenirs et angoisses. Ce monde, s'il était toujours le sien, s'il était toujours son origine, elle n'y appartenait plus. Les gamins n'était plus ses amis, les marchands ne la regardaient plus avec le même œil, le sol résonnait différemment sous ses pas. Coco avait grandi, elle n'était plus orpheline, elle appartenait à quelque chose et gagnait sa vie à faire quelque chose qu'elle faisait bien.
Elle était à la fois triste de ne pas se sentir revenir à la maison et heureuse de vérifier que sa place était toujours au Cadran. Elle n'était plus orpheline.

En entrant dans l'usine, Coco du plisser les yeux pour bien voir. Elle y vit des femmes, beaucoup de femmes, qui travaillaient, mais qui ne travaillaient pas comme elle. Coco avait déjà entendu parler du travail d'usine, notamment par les propriétaires avec qui elle couchait parfois, mais n'avait jamais vu cela en vrai. Il y avait une incroyable tristesse dans ces lignées de femmes pauvres. Coco était habituée à voir la tristesse. Coco les regardait surtout avec curiosité.
Pas d'hommes dans les parages, sauf le monsieur, ce qui ressemblait un peu à chez elle. Les femmes travaillaient, ça aussi c'était comme chez elle. Elles n'étaient pas riches, aussi. Elles papotaient entre elles, rigolaient parfois, comme à la maison. Malgré l'obscurité, la saleté, la pauvreté et la tristesse, Coco se sentait plus sereine ici que dans les rues de Vuulte.

Elle l'écoutait parler d'une oreille distraite, beaucoup trop occupée à regarder ce qu'il y avait autour d'elle. Elle eu un sourire reconnaissant quand il passa au joyellien. Elle n'avait rien dit mais il avait compris. Il était intelligent. Et gentil. Un peu naïf mais ce côté de lui était assez attendrissant.
Elle ne prêta aucune attention aux enfants, elle n'aimait pas ça, les enfants. Peut-être parce qu'elle n'aimait pas son enfance. Bref.

Elle regarda le manège des ouvrières, ne prêtant pas attention aux regards curieux qui lui étaient adressés. Elle était habituée à attirer l'attention, elle le faisait même exprès. Lui par contre, semblait quasiment détester cela et l'éviter autant que possible. Il lui était vraiment incompréhensible par certains points.

« Je trouve que mon monde et le vôtre se ressemblent, M'sieur Eisenheim. » Elle dit le nom avec un sourire et une petite imitation de la voix de l'ouvrière. « C'est un monde de femmes pauvres qui trouvent un travail et un honneur dans ce que personne d'autre ne veut faire. Vous dites que mon travail est sale. Elles font aussi un travail sale. Nous en sommes fières toutes deux. » Elle relança un regard à l'usine avant de revenir plonger son grand regard vert dans le sien. « Sauf que vos filles à vous ne risquent pas d'être violées à mort. » Elle laissa encore un silence avant d'oser ajouter : « Et que vous avez l'air beaucoup plus triste que la Mama. »

Elle parlait rarement comme ça aux gens, surtout aux hommes. Déjà parce qu'ils étaient peu dans son entourage à accepter de parler joyellien. Ensuite parce qu'on ne se risque pas à froisser un homme qui doit nous payer ensuite.
Les mains dans les poches du long manteau noir, juchée sur ses talons, sa robe blanche courte encore visible par dessous, cette étrange fille de joie le regardait avec un sourire doux, triste. Elle aurait voulu l'embrasser, lui prendre la main, le câliner. Le mur qu'il érigeait entre lui et les autres l'empêcha d'effectuer ce simple geste de tendresse.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Mar 4 Fév 2014 - 17:44

Un travail sale. Arrondissant un peu les yeux, ne pouvait pas s'imaginer que l'esprit de coco se protégeait en voyant dans ces femmes sereines et heureuse des états de tristesse, il écouta l'avis de celle-ci. Sa surprise passagère laissa place au calme par la suite. Il est vrai que survivre la prostitution aussi bien, aussi pleine, devait avoir un certain conditionnement psychologique. La fameuse "Mama" ne laissait pas sortir ses filles avant longtemps, à ce qu'il avait compris. Hors, dans un lieu restreint, une petite communauté compétitrice, il se créer relativement la même ambiance qui puisse se retrouver dans un lieu d'enseignement: des favoris, d'autres plus admiré par la communauté, d'autre moins. Des gestes ou des permissions qui puissent s'avérer naturelle dans le monde extérieur pouvait devenir, à l'intérieur du micro monde que formait la maison du Cadran, un grand privilège.

Pensif, main contre le menton, il observa les mains de ses employés artisanes et eut un léger déclic. Peut-être que l'Art ne signifiait rien pour Coco, peut-être que le droit d'être créative lui semblait une besogne odieuse. Il fallait avouer que la jeune femme semblait bien encrée dans ses croyances et que bien qu'elle ai demandé à voir et à comprendre, elle semblait se répéter fervemment l'endoctrinement qui lui avait été donné. Dans ces pots de peinture coloré, des tissus, ces sculptures, ces meubles vernis... elle devait voir tristesse, saleté, effort physique, difficulté. Peut-être que le bonheur pour elle s'avérait la débauche et porter de jolies vêtements? Dans ce cas, il ne pouvait pas réellement lui communiquer la subtilité du bonheur de ses employées. Un seul de ces pots de peinture valait le salaire d'un mois pour une ouvrière normale. Celles-ci avaient accès à toute une gamme de produit pour s'exprimer dans leur art tout en apportant aux Entreprises la touche qu'une de ses ancêtres, Dame Arcadia, avait toujours mis un point d'honneur: la beauté de leur création.

-La saleté peut s'avérer différente pour chacun, mademoiselle Coco. Pour ce qui est du viol, je crains qu'il peut advenir partout... Peut-être plus souvent dans votre milieu puisqu'il est fortement axé sur la sexualité. Néanmoins... C'est très complexe à expliquer. Ce qui vous trouble, mademoiselle Coco, s’appelle l'éthique. On peut aussi décrire ça comme la conscience du bien et du mal. Si vous ne comprenez pas pourquoi une personne peut mal vous juger, c'est que vous ne comprenez pas son éthique ou ses valeurs.


Même en sureté dans son propre vaisseau, le pire pouvait advenir. Sa mère en avait été un exemple flagrant lors d'une attaque pirate.

Tout à coup, il réalisa quelque chose. Pour cette femme, chaque seconde s'avérait de l'argent. D'une main rapide, il fouilla dans une poche de son pantalon pour ressortir une montre de poche. L'heure du déjeuner arrivait et une odeur agréable commençait à embaumer l'usine/atelier. Quelque part, vers le fond, des ouvrières s’affairaient dans une cuisine à préparer le repas pour leurs congénères. Le temps filait.

-Je réalise que le temps passe et qu'il n'est pas bon de vous retenir aussi longtemps. Vous devez avoir fort à faire tout comme il est connu que dans votre milieu, le temps est de l'argent. Vous retenir dans des explications à propos de l'éthique ne vous rendrait pas service outre mesure, je crois.

D'un certain point de vue, Ebenezer commençait à se dire qu'il était mieux de ne pas troubler d'avantage l'univers ou la vérité que Coco percevait. Son conditionnement et sa vision des choses était sa survie dans son milieu. Suite à ces mots, une ouvrière qui se tenait non-loin, dans l'attente d'un répit de discussion, s'avança timidement.

-Monsieur Eisenheim, notre tisseuse a fait défaut hier. Nous nous demandions si vous pouviez réparer celle-ci avant de partir. Nous avons demandé au contre-maître quand il est passé, mais ça semble au dessus de lui.

Les mains jointes, la jeune brunette observait d'un oeil attentif la réponse de son protecteur.

-Évidemment, mademoiselle Sophie, je vais le faire, dit-il en détachant les boutons de poignet de sa chemise et roulant déjà les manches. Pouvez-vous me trouver une clé de taille 21 et une 13? Je vous en serais fort reconnaissant.

-Tout de suite, Monsieur! S'exclama la jeune femme, un sourire candide au visage.

Le Eisenheim n'avait jamais vraiment compris la fascination de ses employés pour le regarder bricoler les machines qu'il inventait à leur intention. Il devait y avoir dans cette pratique une allure de miracle, peut-être? Regardant la jeune rouquine, les manches maintenant au dessus des coudes, il reprit parole:

-Vous pouvez continuer à observer si vous le désirez, mais je ne désire pas vous faire perdre inutilement du temps. Je vais aller aider mes employées avec cette machine brisée. Si vous tenez à comprendre ce qu'est l'éthique ou les valeurs, je peux également vous l'expliquer tout en réparant la machine.

L'homme descendit ensuite quelques marches alors que la brunette revenait en trombe lui donner les clés à molettes. Il prit les deux lourds instrument dans ses mains, la rudesse des objets et leur nature ouvrière ne semblant pas le déranger outre-mesure. Après tout, avant d'être dépressif, il passait beaucoup plus de temps dans ses usines. Aujourd'hui, il n'avait plus envie de rien, ou presque. La femme lubrique avait bien lu dans celui-ci en entrevoyant le "mur", un mur qu'il érigeait méticuleusement depuis son veuvage, seul avec le spectre de celle qu'il avait considéré son âme-sœur. D'ailleurs, son bracelet de mariage était désormais visible alors que ses manches étaient retroussé. Il était rouge, vif, presque sanglant. Une couleur de passion, mais une couleur de danger aussi.
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Posté dans Re: Chasse à la joie   - Mer 19 Fév 2014 - 6:44

Encore une fois, Coco restait silencieuse face au flux de paroles du M'sieur. Elle commençait, lentement, à avoir peur. Elle se demandait ce qu'elle faisait là. Comment elle avait pu finir dans une telle situation.

Lui, il s'en moquait de Coco. Pas un instant, elle le réalisait maintenant de la façon diffuse des imbéciles, il n'avait arrêté de la mépriser. Elle se sentait soudain écrasée par le poids du manteau, la complexité du langage. Elle était chez lui, dans ses vêtements, avec ses employées, et jugeait Coco de façon étrange. Plusieurs fois elle voulu ouvrir la bouche, expliquer.
Mais écrasée, persuadée de ne pas être la bienvenue, elle se taisait. Et plus elle se taisait, plus elle se sentait mal. Elle n'aimait pas qu'il dise juste ce qu'il pensait être vrai, sans jamais s'intéresser à Coco. Elle n'aimait pas qu'il parle « de votre milieu », sans jamais s'intéresser à Coco. Elle n'aimait pas qu'il ai soigneusement évité toutes ses tentatives de lui parler à lui, et pas à cette étrange machine à parler.
Elle voulait rencontrer quelqu'un, une personne, un homme, c'était comme ça qu'elle se rendait compte des choses et apprenait. Ses discours âpres et quasiment sans émotions la laissaient indifférente. Coco aimait la vie, Coco pensait par le cœur. L'insensible logique de l'homme avait d'abord éveillé sa curiosité, avant de l'effrayer.
Il ne la respectait pas, au sens où il ne l'acceptait pas en tant qu'être vivant composé d'un âme et d'un corps distinct de son éducation et de son milieu.

Elle pensait à tout cela de façon indistincte, sans jamais pouvoir l'exprimer en mots qui la satisfassent. C'est pourquoi elle resta longtemps silencieuse, le visage de moins en moins illuminé par la curiosité, peu à peu gagné par la déception, la tristesse. Elle se sentait petite et sale, elle comprenait peu à peu que « l'éthique » et les « valeurs » de ces gens faisaient comme un masque qui les empêchaient de la voir elle et de s'intéresser à elle. Coco ne se préoccupait des masses et des groupes que tant qu'elle était seule. Elle regardait toujours chaque personne avec un œil nouveau.
Bien qu'elle ai souvent assisté à la haine et le dégoût que sa profession pouvait engendrer, pour la première fois elle la voyait représentée chez des gens qui lui paraissaient gentils et vrais, en un sens. Elle eu tout à coup conscience des regards et des murmures sur son corps.
Elle voulait partir.

Elle le suivit sans un mot, parce qu'il n'avait pas attendu de réponse. Puis elle retira le manteau qu'il lui avait prêté pour le poser sur une chaise à côté. Dans ce simple geste, elle se sentit mieux. La sombre lourdeur du vêtement ne pesait plus sur elle. Elle était Coco, simplement Coco, sur ses hauts talons qui lui faisaient tant de bien, dans sa jolie robe dont elle adorait la texture, avec sa légère fourrure ébouriffée qui la faisait tant rire. Coco était là, dans toute sa singularité.
Elle n'était pas la prostituée méprisée de ces gens-là. Et puis d'abord, qu'importait ? Ils vivaient leurs vies, elle vivait la sienne. Certaines avaient été sauvées par lui, d'autres avaient été sauvées par Mama. Elle vivrait avec cela avec toute sa vulgaire naïveté.
D'une voix douce, elle articula en matroosien, de nouveau.

« Je suis désolée, monsieur. Je ne veux pas être sauvée par vous. Je voulais juste vous parler et vous rencontrer. » Elle s'arrête un moment, le regarde de ses deux grands yeux verts qui reprennent peu à peu leur vivacité. « Je n'aime pas trop qu'on me dise qui je suis et quoi je dois penser. Même Mama n'a pas le droit, alors pas vous non plus. » Elle continue, sur une note plus joyeuse, le visage moins terne, reprenant peu à peu vie alors qu'elle formule maladroitement ce qu'elle ressent. « Mais si un jour vous voulez me revoir et papoter, je suis à la Maison du Cadran, près du QG de la Milice. Au revoir monsieur. »

Avec un sourire rayonnant et angélique, elle tourna les talons. Les faisant claquer sur le sol de son pas aérien et dansant, elle se dirigea vers la sortie, déterminée à reprendre sa quête. Elle repenserait à tout cela plus tard, pour l'instant elle avait un présent à vivre, un futur à construire. Elle ne laissa l'homme riche et triste qu'avec une pointe de regret.

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Posté dans Re: Chasse à la joie   -

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