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Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Sam 1 Fév 2014 - 13:53

Nouvellement orphelin, le jeune Ebenezer Eisenheim avait fais voyage à Saint Poseïnos pour y trouver des hommes capable de l'éduquer. Âgé de 14 ans, il n'avait plus son père pour l'introduire à une part des mystères de la science et de l'invention. Le garçon avait beau être préparé, assez avancé dans ses études, il lui manquait certaines parts cruciales auxquels l'aide d'un maître serait essentiel.

Le jeune Chef de Famille, ou du moins le serait-il dans 1 ans, arrivait donc dans une librairie de quartier pour y trouver certains vieux ouvrages. Ce n'étaient pas des ouvrages particulièrement précieux, mais ils étaient vieux et rares malgré leur valeur modeste. C'est pourquoi il errait d'une petite librairie à l'autre, cherchant si celles-ci avaient entreposé, quelques part, une de ces petites perles dans un tas de poussière. Il était rendu à une librairie plus modeste que les autres, une certaine famille Laragore la détenait.

Accompagné de son régent, Grégoire, le jeune homme entra dans l'établissement et fût laissé seul pour qu'il puisse y chercher. L'endroit était chaleureux bien que simple. Ici et là, les livres et les ouvrages s'empilaient dans les bibliothèques hautes, une vrai mine d'or pour l'explorateur littéraire qu'était le jeune Eisenheim à l'instant. Son regard jade bien grand ouvert, les yeux agrandis par la curiosité, le jeune homme s'avança dans l'établissement, liste en main. Où allait-il trouver ces petites perles qu'il cherchait? Il l'ignorait et pour l'instant, le commis l'avait salué courtoisement sans plus porté attention au jeune garçon. Pas tout à fait dans l'âge ingrate, sa voix n'avait pas encore cassé ni pris les teintes profondes qu'il aurait plus tard. Pour l'instant, il avait encore une toute petite voix douce, un peu timide aussi. Quel intello ne l'est pas quand il est enfant?

Sa promenade à travers les allés le mena devant une structure bien étrange. Là, entre deux lignes de bibliothèque, se trouvait une jeune femme assise à même le sol. Entourée de livre, elle formait presque un fort autour d'elle, occupant facilement la moitié du chemin. Contrairement à la plupart des petits garçons Matroscien, Ebenezer s'avérait courtois avec les filles. Pourquoi? Parce que s'il n'avait pas appris cela, sa soeur jumelle lui aurait bien mis la tête au bout d'un pic! C'est donc avec une voix polie, un peu gêné, qu'il adressa à la jeune fille.

-Excusez-moi, je crois que vous avez au dessus de votre épaule droite un ouvrage que je souhaite consulter... Il s'intitule "Géographie du 4e Siècle". Pourriez-vous me le tendre, s'il vous plaît?

L'air un peu maladroit, il attendait la réponse. Ces derniers temps avaient été difficile depuis la mort de son père. Il espérait peut-être pouvoir échanger amicalement avec une personne: ça le changerait de son habituelle solitude.
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Marchand

On m'appelle Miobë Marchebois


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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Lun 3 Fév 2014 - 2:44

Fille unique, Miobë n'avait pour seule compagnie que ses cousins et cousines, ainsi que quelques domestiques bien attentionnés. Alors elle puisait une grande consolation dans la lecture. Elle adorait lire, surtout les livres d'aventures, pour la plupart interdits aux jeunes filles Marchandes pour éviter que l'envie leur prenne de partir en expédition à leur tour. Elle aimait être emportée loin de son quotidien un peu monotone, dans un monde trépignant et plein de nouvelles choses à découvrir. Ses préférés du moment était une série de quatre livres écrits par un auteur de Midel-Heim, un bon citoyen au talent jusque là incomparable. Miobë n'avait jamais rien lu de semblable. Impossible pour elle de reposer ses livres une fois qu'elle les avait commencé. Au cours des dernières semaines, elle avait dévoré trois d'entres eux, délaissant ses cours de musique et de chant malgré les menaces de son père. Malheureusement, elle venait d'achever le dernier aujourd'hui même. Et lorsqu'elle n'avait pas une bonne histoire à lire entre les mains, le sommeil la fuyait souvent comme elle pressentait que ce serait le cas ce soir.

Aujourd'hui, Miobë était non seulement là pour trouver de quoi la satisfaire quelques jours, mais également pour voir Gaspard Laragore, le fils des libraires. Il n'y avait sur terre pas meilleur lecteur que lui ! Combien de fois s'était-elle endormie sur son épaule tandis qu'il lui faisait la lecture ? Combien de fois, alors que le soleil se couchait, l'avait-il réveillé en urgence, inquiet que la Famille Marchebois ne parte à la recherche de leur fille avec un attroupement de Miliciens à leurs côtés ? Et combien de fois, souriante, l'avait-elle rassuré en lui disant que jamais il ne serait considéré comme un criminel, qu'il était bien trop gentil pour cela ?

Elle avait tellement hâte de revoir son ami !

Une voix d'homme ? Gaspard ?

- Gasp... !

Un cri de surprise s'échappa de sa gorge. Si la librairie des Laragore avait bonne réputation, Miobë croisait rarement d'autres de leurs habitués à cette heure de la journée. Elle était plus au calme ici que dans sa propre chambre à Midel-Heim.

- Je suis désolée, Monsieur, je vous ai confondu avec quelqu'un d'autre, dit-elle en se relevant soudainement, faisant chuter la pile de livres qu'elle avait entassé autour d'elle. Quelle maladroite je fais ! Géographie du IVe siècle ? Ça doit être celui-ci...Le voilà !

Tremblante, elle lui tendit le livre qu'il désirait. Jamais elle n'avait été aussi nerveuse de toute sa vie. Ce jeune homme n'était pas un simple citoyen venu faire ses emplettes. Ses vêtements en disait long sur sa condition, et aucun citoyen digne de ce nom n'aurait le temps de s'intéresser à la Géographie en ces temps où chaque minute compte pour gagner de quoi nourrir sa famille.

Miobë craignit que sa présence ici ne s'ébruite parmi les Familles Marchandes de Sant Poseïnos. Il n'y avait rien de honteux à rechercher des livres dans une librairie, mais lire assise à même le sol, et qui plus est des livres interdits, c'était une toute autre histoire. Qui était-il ? Un fils Saule ? Un fils Valyssar ? A moins qu'il n'appartienne à la famille des Gotruscos ?

- Seriez-vous...?

Telle une enfant curieuse, elle se mit à le fixer avec plus d'insistance que ne le permet les bonnes manières. Ses grands yeux noisettes posaient à eux seuls mille et une questions. Qui était-il ? Quel âge avait-il ? Pouvait-on être si beau à cet âge ? D'où venait-il ? Pourquoi cherchait-il tout particulièrement ce livre ? Avait-il l'habitude de venir ici pour faire ses achats ?
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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Mar 4 Fév 2014 - 4:05

La demoiselle le confondit un instant pour une autre personne et, à sa grande surprise, poussa un cri en le voyant. Pourquoi criait-elle, avait-il l'air méchant? Troublé, le garçon recula d'un pas, les yeux un peu rond tandis que la jeune fille se confondait en excuse. Il ne demandait pas tant, lui même encore gêné à cet âge, mais au moins elle n'avait pas mal pris le service demandé poliment: Il avait un des livres qu'il recherchait, elle venait de lui tendre.

-Merci, dit-il en souriant chaleureusement et dans une certaine spontanéité.

Pourtant, la situation ne changeait pas dans son étrangeté alors que la jeune demoiselle tremblait. Le regard de celle-ci semblait inquiet. Le jeune bourgeois ne pu s'empêcher de se gratter la tête avec un air interrogatif, son regard pâle étudiant vaguement l'inconnue en face de lui (il n'avait pas encore développé le regard perçant qu'il aurait une fois adulte pour étudier les gens, heureusement)

"Seriez-vous...?"

Serait-il quoi? Tout ceci interrogeait d'avantage le jeune Eisenheim. Il tenta de répondre quelque chose de conséquent.

-Juste de passage pour quelques livres d'études, ne vous dérangez point, laissa-t-il tomber en levant une main en signe de pacification.

S'abaissant, il reforma rapidement quelques piles de livre précédemment effondré, se recula courtoisement de deux pas pour laisser un espace respectueux entre elle et lui. La question de celle-ci lui trottait encore dans sa tête et l'étiquette qui lui avait été fermement endoctriné lui revînt. Bien qu'il rencontrait peu d'enfant, hormis ceux des familles ouvrières ou domestiques vivant au Domaine, il se souvenait sur le bout des doigts du savoir vivre qu'il devait démontrer dans une telle situation. S'inclinant légèrement à l'avant, comme le voulait une étiquette bien respectée, il se présenta.

-Je suis Ebenezer Eisenheim, ravie de vous avoir rencontré et eu votre précieuse aide pour trouver ce livre, mademoiselle. Merci.

Que faire ensuite..? Il devait... La laisser se présenter si elle voulait et si elle lui souhaitait une bonne journée ça voulait dire qu'elle prenait congé de lui.. Est-ce ça? Ou alors...Quel était le cas qui signifiait qu'une demoiselle veut engager la conversation? Probablement si elle pose une question. Il fallait impérativement qu'il se remémore ces points plus nébuleux une fois de retour auprès de son Régent, Grégoire. D'un autre coté, il ne souhaitait pas déranger celle-ci dans son loisir, lui même ayant une longue liste de livre à rechercher dans tous ces rayons bien garni.
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Marchand

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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Jeu 20 Fév 2014 - 15:15

Miobë laissa son regard se perdre sur les formes d'Ebenezer. Il était sans contexte l'un des hommes les plus séduisants qu'elle n'ait jamais vu. Physiquement proche de Gaspard, son corps était musclé, mais sans excès. La jeune femme aimait ça chez les hommes du beau monde, car une grande majorité d'entres eux se gavait de sucreries et passait leurs journées dans un fauteuil, jusqu'à finalement perdre tout contrôle sur leur propre corps. Au fond, Monsieur Eisenheim n'était qu'un jeune homme tout à fait normal, qui savait prendre soin de son corps et de son esprit. Ses longs cheveux noirs ondulés, ses cils noirs, ses yeux verts et sa bouche parfaitement dessinée ne lui donnaient que plus de prestance. Miobë notait néanmoins chez lui un petit côté sévère, semblable à celui de bien des hommes du monde Marchand. A moins que ce ne soit de l'aigreur ? Peut-être n'était-il pas heureux d'être ici, ou las de sa journée. Malgré tout souriante, la jeune femme s'inclina respectueusement, avant de lui tendre sa main. Si seulement son père pouvait la marier à un homme aussi charmant que lui, alors elle serait la femme la plus heureuse au monde. Trop peu avaient attiré son regard ces dernières années et l'approche du jour fatidique l'inquiétait de plus en plus, bien qu'elle soit prête à se soumettre au choix de son père quel qu'il soit.

- Je suis réellement enchantée de faire votre connaissance, Monsieur Eisenheim.

Eisenheim...

- Je suis Miobë Marchebois, de Midel-Heim. Je suis vraiment navrée de mon comportement de tout à l'heure, je vous ai confondu avec une autre personne qui vous ressemble. En vérité, je n'ai pas l'habitude de voir d'autres personnes que lui à cette heure de la journée.

Eisenheim...Eisenheim...Miobë n'avait pas le souvenir d'avoir déjà entendu ce nom quelque part, pas même aux grands dîners où se retrouvaient plusieurs familles Marchandes pour négocier leurs contrats. Au vue de sa présence ici, il y avait de fortes chances qu'il soit le fils d'une famille marchande de Sant Poseïnos, avec qui la famille Marchebois n'avait jamais eu l'occasion de faire affaire. A moins que leur commerce n'ait aucun lien avec le Bois Sorcier, les meubles et les Vivenef. Que pouvait bien vendre cette famille ? Du thé ? Des livres ? A moins que ça n'ait un rapport direct avec le livre de Géographie qu'elle lui avait remis tout à l'heure.

Espérant de tout son cœur ne pas avoir oublié le nom de l'un des partenaires commerciaux de sa famille, la jeune femme rangea les livres qu'elle avait emprunté pour faire un peu plus de place, puis se tourna à nouveau vers son interlocuteur, souriante. Une occasion en or de construire une nouvelle relation, qui pourrait peut-être apporter aux Marchebois un énième contrat. Elle n'avait rien à perdre à essayer de faire connaissance.  

-  Vous êtes natif de Sant Poseïnos, Monsieur Eisenheim ? Vous saviez qu'à Midel-Heim, on vante chaque jour le savoir-faire des familles de cette ville ? Mais je suis navrée, je n'ai encore jamais entendue parler des Eisenheim. Avec vous déjà eu l'occasion de rencontrer un Marchebois ?

Elle rougit soudainement, joignant les mains.

Ce lieu est peut-être inapproprié pour une conversation... chuchota-t-elle.
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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Sam 15 Mar 2014 - 5:56

La demoiselle s'avérait tout à fait charmante et agréable. Une personne soignée, elle se présentait comme toute jeune femme de ce monde devait le faire et c'est pour cette raison qu'Ebenezer redoubla d'effort pour être adéquat auprès de celle-ci. Lui avoir demandé un livre n'avait peut-être pas été approprié, mais la manière de celle-ci de s'asseoir au sol lui avait donné une impression moins grandiloquente que le nom de famille: Les Marchebois. N'étais-ce pas une de ces grandes familles de Midel-Heim qui faisait commerce du bois sorcier? N'étais-ce pas aussi, un peu comme les Saule, une famille contre laquelle ses parents l'avaient avertie de son vivant? Il y avait dans Matroos quelques familles particulièrement belliqueuse sans raison particulière hormis les vieilles rancœurs envers tous les Bourgeois existant. Certes, il pouvait comprendre qu'un Marchand soit frustré si des Bourgeois vampirise leur commerce en revendant et achetant le travail effectué par la famille Marchande, mais sa propre famille avait toujours élaboré ses propres produits, ses propres inventions sans jamais toucher en aucune manière à un territoire Marchand.

À cet âge encore naïf, il ne se méfiait pas encore de la folie haineuse et aléatoire des Marchands envers les Bourgeois, il croyait encore qu'une personne puisse ne pas être influencé par cette idéologie grotesque. Calista, sa jumelle, haïssait déjà la classe marchande en échos à la haine qui était porté sans raison vers eux, le feu par le feu. Ebenezer, lui, bien que sa soeur le traitait d'idiot, désirait encore prouver que l'amabilité et le savoir vivre était possible entre les deux castes. L'espoir fait vivre comme on dit?

-Vraiment navré de vous avoir fait lever, Mademoiselle Marchebois, chuchota-t-il, désirant respecter l'environnement de paix et de silence de la librairie tout autant qu'elle. Je ne suis malheureusement pas de Sant Poséïnos et ne mérite pas les qualités que vous décrivez. Si le nom de ma famille ne vous dit rien, c'est bien normal. Les Eisenheim ne sont qu'une famille d'inventeur de Vuulte. Nous sommes en rien d'aussi grand que vous avez eux la générosité de vouloir nous prêter. Vous êtes la première Marchebois que je rencontre, je me vois même gêné de vous savoir demandé de me tendre ce livre, j'aurais dût attendre que votre lecture soit terminée.

Appuyant ses excuses d'une inclinaison, il releva soudainement la tête en observant un élément juste derrière eux. Une casse de vieux livre semblait gigoter d'un sens et de l'autre, un bruit étrange en émanant.

-Mademoiselle, je vous prie de prendre place derrière moi, il semblerait que nous avons une présence indésirable ici, dit-il en désignant du menton la boîte duquel le son résonnait.

D'une manière lente, une fois la délicate demoiselle derrière lui, il approcha  d'un pas pour observer. Néanmoins, le skikrak qui en surgit semblait plutôt malin et belliqueux. L'animal répugnant semblait foncer vers les jupons de la belle pour se cacher alors que le pied du bourgeois lui barra le chemin fermement. L'animal fit un tour sur lui-même pour éviter le protecteur, les jupons de la demoiselle soudainement un cachette moins désiré. Le ventre lourd de page de livre, la vile créature ayant rongé les bouquins qui étaient avec lui dans la caisse provenant d'une vivenef, se sauva entre les rayons de la libraire.

Attentif de nouveau à la jeune marchande, il lui demanda:

-Vous allez bien?

Le bourgeois restaient cependant attentif à l'entourage: Un gentleman qui se respecte ne laisse pas une demoiselle se faire effrayer par une petite créature vile.
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Marchand

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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Mar 18 Mar 2014 - 15:08

La jeune femme n’avait pas spécialement d’amour ni de répulsion pour les animaux ; elle vivait sa vie et eux la leur, sans qu’aucun ne gêne l’autre. Elle n’avait pas non plus de phobie particulière envers les Muver, les Kîtyn ou autres bestioles mais là, le tableau lui fit véritablement horreur ! Ce skikrak était monstrueux ! Monstrueux non parce qu’il ressemblait à toutes ces petites bestioles qui se faufilent là où ne les attends jamais, mais parce qu’il était difforme, en plus de s’intéresser aux dessous de ses jupons. Effrayée, Miobë se blottit contre Ebenezer, laissant échapper un faible son, presque semblable à la plainte d’un Gania.

Heureusement, la bête n’insista pas devant son adversaire, en la personne de Monsieur Eisenheim. Cette librairie cachait-elle d’autres créatures comme celle-ci ? Et si elles se reproduisaient, comment les Laragore feront-ils pour s’en débarasser ? Essaieront-ils seulement d’épargner leurs clients de la présence de ces immondes choses ? Quoi qu'il en soit, désormais, Miobë ne désirait qu'une chose : quitter cet endroit le plus vite possible pour rejoindre les autres membres de sa famille et rentrer à Midel-Heim. Elle aurait bien d'autres occasions de revoir Gaspard. De plus, Ebenezer ici, Miobë n'aurait pas la liberté de discuter librement avec son ami sans amener la honte sur sa famille. Car il était bien Marchand, n'est-ce pas ?

Mais les Marchands ne sont pas des inventeurs...Nous prenons ce qui nous est dû, c'est tout, se dit la jeune femme, encore intriguée par les révélations du jeune homme. Le travail de la matière revient aux citoyens travaillant pour nous, ils sont payés pour cela. Ce ne sont pas des inventeurs, juste des ouvriers.

Ayant peur de comprendre, Miobë repoussa soudainement le jeune homme. Dans un premier temps parce qu'elle était gênée de leur proximité, et dans un second temps, parce qu'à l'évidence, elle était en train de parler depuis tout à l'heure à l'un des êtres que sa famille haïssait plus que tout : les Bourgeois. Seules ces personnes pouvaient se prétendre Inventeurs, car ils ne possédaient ni les vignes de Gernie, ni le Bois Sorcier, ni tout autres matériaux qui pourraient leur autoriser à se faire appeler Marchand.

Allons donc...

Les Bourgeois n'étaient à l'origine que des aubergistes, de vulgaires petits ouvriers. Et voilà que désormais, à l'image de cet homme, ils se pavanaient librement dans les rues en exposant fièrement leurs nouvelles richesses. Miobë n'avait jamais porté de réelle attention à ces gens que l'on appelait si souvent les "Nouveaux Marchands". Mais la haine des Marchebois à leur encontre lui avait été transmise très jeune. Combien de fois avait-elle entendu son père injurier ceux qui s'installaient tout doucement à Midel-Heim ? Malgré elle, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir la même chose : cette peur grandissante de voir leur pouvoir diminuer au profit du leur.

- Ça va, répondit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. Pourquoi vous ne me l'avez pas dit plus tôt que vous étiez d'une famille d'inventeurs ? Si mon père ou tout autre Marchand m'avait vu à vos côtés, j'aurais eu de très gros ennuis à cause de vous. Je n'ai pas le droit de vous parler, on m'a dit que c'était mal.
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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Mer 19 Mar 2014 - 4:18

Les paroles de la jeune femme et son attitude soudainement transformé étonna légèrement le jeune Bourgeois. Il n'avait été jusque-là qu'aimable et serviable au possible avec la demoiselle, heureux de faire une nouvelle rencontre amicale. Néanmoins, le vent avait soudainement tournée. Le visage autrefois amical et agréable de celle-ci avait pris les traits d'une personne plus distance et sèche, une personne qui porte un jugement sans vraiment de motif viable.

En premier un peu interloqué, il était franchement surpris qu'une demoiselle de la haute, qui se permet de lire au sol d'une libraire de petite envergure comme la première paysanne venue, soit aussi sélective à propos des gens à qui elle s'adresse. Il fallait croire qu'être Bourgeois était pire qu'être Citoyen. Un citoyen, au moins, c'est soumis et dépendant aux marchands qui le paie maigrement. Il se recula lui-même largement d'elle, faisant abstraction de la vilaine bête qui pouvait revenir à la charge on ne sait quand. Il installait une distance polie entre la jeune fille et sa personne, par respect de ses désirs sans plus d'animosité. Le jeune Eisenheim retint un léger soupir, le regard exprimant visiblement une pointe de déception puis dit avec douceur, chuchotant pour ne pas déranger le lieu:

-Je suis terriblement navré. Vous avoir vu ainsi, simplement installée au sol pour lire, ne m'avait pas donné d'indice sur vos permissions sociales. Je vais me soustraire immédiatement afin de ne pas vous causer d’ennuis. Bonne journée à vous.

La fin de sa phrase fût accompagné malgré tout d'une inclinaison courtoise, ne souhaitant pas être grossier en retour. Son livre en main, il quitta le rayon de bouquin où il avait conversé avec la jeune Marchebois pour se rendre vers l'avant du commerce afin de faire l'acquisition du livre de géographie. Alors qu'il marchait il réalisa avec une certaine mélancolie qu'il enviait peut-être cette jeune fille. Pas pour sa richesse ni son status social, non, ça, Jamais... Surtout avec une famille qui détient une telle propension à juger autrui pour sa naissance et non ses qualités personnelles. Il enviait celle-ci car elle avait encore des parents, des parents qui lui donnaient des contraintes parfois désagréables, tout comme ses parents le faisaient, mais des parents. Aujourd'hui, il aurait donné n'importe quoi pour que son père soit encore vivant et lui fasse même un sermon. Un sermon est déjà plus affectueux que la pierre froide d'une stèle commémorative ou les cendres perdu à jamais dans Grand Vent.

Il attendit donc le commis pour opérer son achat, pensif.
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Marchand

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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Lun 24 Mar 2014 - 14:53

Aucun homme un tant soit peu sain d'esprit n'aurait fait cela. Aucun Bourgeois, s'il est correctement renseigné, n'aurait adressé la parole à un Mihaly. Ces "nouveaux marchands", comme certains se plaisaient à les nommer, attisaient chaque jour un peu plus la colère des grandes familles Marchandes de Matroos, et les Mihaly ne faisaient pas exception à la règle. Ne leur adresse jamais la parole, Miobë, lui disait si souvent son père dans le creux de l'oreille. Ce sont des voleurs, ce sont des escrocs. Ils sont dangereux, je ne veux pas que tu les approches, d'accord ?

Si la petite fille qu'elle était à l'époque avait pris à cœur les paroles de son père adoré, l'adolescente d'aujourd'hui était assaillie de doutes. Ebenezer Eisenheim n'avait rien d'un homme dangereux. Il était beau, calme et poli. Lorsqu'elle s'était présentée comme étant une Mihaly, il ne s'était pas indigné de l'avoir aperçu plus tôt assise à même le sol, entourée de livres qu'elle ne devrait pas lire en raison de son rang. Puis quand elle l'avait chassé d'une manière si déplacée qu'il aurait pu perdre le contrôle et  hausser le ton à son encontre, il lui avait simplement souhaité une bonne journée avant de la laisser tout à sa lecture.

Vraiment, il n'était pas de ces hommes sains d'esprit.

- Madame Laragore, un client attend de vous acheter un de vos livres, dit Miobë après s'être glissée aux côtés d'Ebenezer.

A peine quelques secondes plus tard, une vieille femme sortit de l'arrière boutique et se présenta au jeune Bourgeois, s'excusant de ne pas l'avoir entendu. Elle lui prit le livre puis l'emballa très sommairement dans un vieux papier brun, pour le protéger des intempéries qui pourraient secouer San Poseïnos dans les heures prochaines. Récupérant la somme qui lui était due, elle salua très chaleureusement Miobë, avant de retourner à l'arrière boutique, bien pressée pour un jour où les clients se faisaient rares. Gaspard lui ne donnait toujours pas signe de vie.

Il n'était peut-être vraiment pas là, après tout.

- Dans les petites boutiques tenues par d'humbles citoyens, il faut savoir donner de la voix. Ils se moquent bien de savoir que vous soyez Bourgeois, Marchand ou un simple roturier. S'ils ont à faire, ils n'attendront pas sagement que vous ayez fini votre achat. Vous comprenez, n'est-ce pas ?

Malgré ses efforts, la jeune fille n'arrivait pas à lui sourire. Son ton amer, semblable à celui d'une pauvre vieille Marchande aigrie, lui donnait envie de vomir. Elle qui avait toujours été si gentille, si attentionnée, la voilà qui devenait véritablement odieuse avec des personnes qui ne lui avaient fait aucun mal. Serrant les poings, elle se détourna. Que dirait Gaspard en la voyant se comporter ainsi ?
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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   - Mer 26 Mar 2014 - 4:02

Le jeune Bourgeois s'étonna de l'aide de la jeune femme et sa manière de se glisser auprès de lui. N'avait-elle pas peur d'être vue en son "ignoble compagnie"? Si elle n'avait pas peur, il avait peur pour elle, aussi grotesque puisse être sa gentillesse par moment. Altruiste, ce que sa jumelle se serait empressée de corriger par "trop gentil" ou "pratiquement naïf", Ebenezer fit bien attention de ne pas trop la regarder et de laisser ses mains occupé sur le paquet de papier brun, comme s'il renforçait l'emballage, faisait autre chose qu'échanger avec la jeune femme. Pour quelle raison ce comportement? Il prenait des dispositions afin que, au cas qu'ils soient vue, elle ne soit pas blâmée de sympathiser avec un être de son genre.

Sympathiser était un mot plutôt généreux. Le ton de celle-ci s'avérait tout sauf amical, la personne à qui  il s'adressait était changé. La dame Laragore eu un ton de voix bien plus amical que celui qu'il recevait tout à coup, prouvant la triste réalité: Il méritait ce ton uniquement pour son status social. L'endoctrinement de cette fille était fort, la haine de sa famille vibrait à travers elle, volontairement ou non. Plus triste encore, il sentit son désarrois: cette manière de serrer les poings et de se détourner. Ou étais-ce encore plus de colère à son encontre, était-elle incapable d'endurer sa présence plus longtemps qu'il lui fallait se détourner? Il ne le savait pas, sa seule certitude était que sa présence était néfaste. Il prit parole, en murmurant et ne la regardant pas, afin que ses mots et cet échange reste anonyme, on est jamais trop prudent.

-C'est bien aimable, je vous avoue que je le sais, ma famille est détestée pour le crime de trop apprécier les citoyens, nous sommes resté proche d'eux. Je profitais du délais pour réfléchir au comptoir.

Un long silence plana après quoi le ciel de San Poseïnos se creva, un torrent tombant. La dame du commerce avait l'oeil et le papier ne serait pas de trop pour protéger le livre. Ebenezer hésita un moment, cette pluie le cloîtrait au bâtiment s'il voulait rester au sec mais rester ici pouvait s'avérer franchement négatif pour la jeune femme. Il comprenait la pression mise sur elle bien que tout cela était fort attristant.

-Je suis vraiment navré de vous avoir induit en erreur, bien que j'imagine que des mots d'un être de ma classe sociale n'ont pas beaucoup de valeur. Ils sont pourtant sincère, dit-il en glissant le livre emballé dans l'intérieur de son habit.

Relevant le col de son manteau noir, il se préparait visiblement à quitter l'établissement et laisser la jeune femme tranquille même s'il faut s'engoufrer dans ce mur blanc et dense que formait la pluie torrentielle. Quelque éclairs crevèrent le ciel, il y avait longtemps qu'il n'avait pas vue un tel orage.

Son regard glissa finalement vers le sien, un bref instant. Il n'y avait pas de rancune dans ces yeux pâle, une drôle de teinte jade perçante. Un bref sourire désolé étira le visage du bourgeois alors qu'il souffla à peine:

-Je ne vous veux pas comme ennemi, je n'ai pas la force de vous détester pour votre status social.

Baissant son regard au sol un bref instant dans une mine pensive, il le releva dans le sien.

-Je ne veux pas prendre part à cette guerre. Je suis désolé.

Il était plus facile de détester une personne qui retourne la haine, il le savait, mais il n'avait pas la volonté d'être un salaud pour l'aider. Sur un dernier sourire, il se détourna finalement et s'engouffra dans la pluie, laissant la demoiselle Mihaly à sa librairie aimé. Il se répéta silencieusement de ne pas y retourner, si possible, pour ne pas déranger le havre de la jeune fille. L'île est petite pourtant, peut-être la croiserait-elle de nouveau un jour? Mademoiselle Miobë Mihaly, il se souviendrait de ce nom avec un sentiment partagé et une leçon de vie vis-à-vis la classe marchande.

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Posté dans Re: Une librairie, un endroit comme un autre pour se croiser dans la vie   -

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