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Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]

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Posté dans Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Lun 3 Fév 2014 - 13:06

Un étrange matin avait réveillé le Sieur Eisenheim. Une foule inquiète à sa porte, trois personnes qui étaient rentré dans le manoir et tentaient de faire leur chemin à sa chambre. Que se passa-t-il??? À peine une chemise sur le dos, il sortait de ses appartements de l'Arcadia pour descendre l'imposant escalier colimaçon. Deux bonnes tentait de calmer les ouvrier, ils étaient paniqué.

-Que se passe-t-il? résonna la voix douce, profonde mais ferme du bourgeois.

-Monsieur Eisenheim, nous avons un homme qui a eu un accident! S'il vous plaît, il a besoin de soin rapidement, nous savons que vous avez quelques compétences en médecine!

Le regard un ton plus sérieux, il dégagea les bonnes et approcha rapidement les trois ouvriers de son usine.

-Où es-t-il? Jameson, répondez-moi! Dit Ebenezer, s'exprimant en Joyellien pour être compris.

Les ouvriers du Sieur s'étonnaient toujours de la mémoire de celui-ci pour leur nom. D'une manière ou d'une autre Ebenezer avait mémorisé un à un ses employés ainsi que le nom de leur épouse, leur enfant... Du moins, tout ceux qui vivaient dans le domaine dans les bâtiments d'habitation des ouvriers: une sorte de petite commune dans le fond du domaine où tous avaient des appartements à eux avec de meilleures commodités qu'ils pouvaient avoir dans les quartiers pauvres. Le domaine Eisenheim était, à sa manière, une bulle, un petit monde à part où il faisait bon vivre pour les citoyens au service de la famille. Les domestiques vivaient dans le manoir, les ouvriers dans le grand bâtiment de commune.

La stupeur ne dura pas bien longtemps après que le Bourgeois secoua d'une main ferme son employé affolé, le faire revenir à la réalité.

-Il est à l'infirmerie de l'usine mais nous craignons pour sa vie, l'infirmière présente dit que c'est au dessus de ses moyens.

Le quatuor partirent en coup de vent, Ebenezer ouvrant la route et les 3 ouvriers suivant ameuté derrière, intimidé de l'attention donné. Tous les 4, il s'assirent dans un véhicule de transport et le Bourgeois le fit décoller lui-même, pas le temps d'attendre le chauffeur.

-Ellipse-

L'après midi était arrivé, la matinée mouvementé s'était bien terminé. Le blessé avait perdu un bras dans une manœuvre interdite. Le pauvre homme avait eu perdre de son emploie au sein des Entreprises Eisenheim à cause de son handicap, ce qui n'arriva pas. Grégoire était aujourd'hui de bonne forme et comme il s'ennuyait, Ebenezer lui avait chargé de trouver un travail dans lequel un homme ayant un bras en moins ne serait pas pénalisé. Toutes ces émotions passés et ce moment d'adrénaline au dessus d'une table d'opération improvisé quittait maintenant le corps du Bourgeois. Il avait besoin de calme, il allait donc à la serre prendre du repos parmi les plantes et les poisson. Assit sur le rebord du bassin artificiel, il regardait le ciel par la vitre puis les poissons nager dans l'eau. Quel étrange symbole familial tout de même?

Un serviteur arriva éventuellement alors qu'il marchait, les pieds nues et les pantalons retroussés aux genoux, dans le bassin. Les gens de sa famille sont ainsi, il retournent toujours à l'eau.

-Monsieur, une certaine madame Howk est présente. Elle prétend que vous l'avez invité à visiter la serre et je me souviens que vous en aviez glissé un mot, puis-je la faire entrer?

-Oui, faites, je crois qu'elle guérira de me voir comme un gamin dans l'eau. Il parraît que le ridicule ne tue pas.

En voyant la silhouette arriver dans le long chemin de la serre, il s'inclina poliment malgré sa posture peu commune, les orteils mêlée aux algues et les poissons tournoyant autour de ses mollets. Suite à ce geste il se permit une salutation de main quelque peu plus amicale, moins froide et close que l'étiquette normale. Elle était, après tout, chez lui. Il se devait d'être un hôte chaleureux à sa manière.

-Madame Howk, je croyais vous accueillir dans une posture plus soigné, veuillez excuser ce relâchement mais je prenais un moment de détente. Comment allez-vous?

Il fallait bien que sa personnalité plus fantasque fasse surface à un jour ou l'autre devant cette femme qui devenait peu à peu son amie. Suite à ces mots, il fit quelques pas dans l'eau pour s'approche du bord. Il semblait de bonne humeur aujourd'hui.
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Bourgeois

On m'appelle Venycia Howk


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RANG: Thélador Gotruscos, Elior Gotruscos, Solomon Valyssar, Varen Shei'Arcath, Coco du Rico, Jack Belfort, Delian Howk, Errol Parhelion (Moda l'Imposteur), Nodin Kellen (Günel), Miobë Shei'Arcath, Talis Hadmas, Neylie Valyssar, Hiempsal Saule, Ebenezer Eisenheim
VILLE & APPARTENANCE : Vuulte ● Famille Marchande Gotruscos / Famille Bourgeoise Howk
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Lun 3 Fév 2014 - 13:11

Un jour de visite, un autre. Mais c'était beaucoup plus que ce qui se passait d'habitude. Venycia avait, pour une fois, rendez-vous avec quelqu'un qu'elle appréciait. Elle n'avait pas cru, au départ, que cette rencontre particulière se ferait un jour ; il lui avait semblé que c'était une proposition en l'air lorsqu'elle avait été formulée pour la première fois. Depuis, elle avait appris qu'Ebenezer Eisenheim faisait rarement des propositions en l'air.

Le domaine Eisenheim n'était pas tellement éloigné de celui de ses parents. Veny passait régulièrement à côté depuis de nombreuses années, sans réellement s'y intéresser ; son père n'admettait pas le moindre contact avec des bourgeois qui osèrent racheter des terres marchandes. Les autres, passe encore, mais il y avait tout de même une limite. Connaissant Ektor Gotruscos, il fallait vraiment qu'il y tienne pour ne pas la franchir à la moindre miette de profit qu'il put en tirer. A présent... Ce n'était pas pareil. La jeune fille n'était plus vraiment une Marchande, plutôt une espèce de truc entre les deux groupes.

Lorsque le vaisseau s'était arrêté devant la demeure, Veny en était sortie un rien nerveuse. C'était une chose de discuter en territoire neutre, ç'en était une autre de venir visiter. Il s'agissait de ne pas faire de faux pas. Elle ne craignait pas trop pour elle-même... Cordélia, par contre, c'était une autre histoire.

Trottant derrière sa maîtresse, la jeune fille commençait à avoir meilleure allure, mais ce n'était pas pour autant qu'elle était totalement formée. Il fallait des années pour avoir un excellent domestique, et la patience de Venycia s'amenuisait déjà. Elle n'était pas réputée pour aimer attendre. Enfin... Advienne que pourra ; elle se présenta à l'entrée.

Après quelques instants d'attente, bien naturels pour que le serviteur qui l'avait accueillie vérifie l'exactitude du rendez-vous après de son maître, elle fut guidée dans un dédale de couloirs. C'était étrange, à la réflexion ; elle n'avait pas spécialement remarqué de vaisseau dans les alentours, du moins pas de la taille qui aurait pu contenir une serre conséquente comme elle l'imaginait.... Et puis soudain, elle fut dans une serre. Oh.

Eisenheim était assis sur le rebord d'un bassin. C'était une posture bien étrange, mais cela fit sourire Venycia. Il cadrait assez bien dans le décor, qui était... Absolument somptueux. Mais avant d'explorer, il fallait bien sûr le saluer.

« Bonjour, Monsieur Eisenheim. J'espère que je ne tombe pas mal, me serais-je trompée d'heure ? Je ne voudrais pas interrompre un moment de détente... »

Cordélia s'inclina maladroitement, comme elle commençait à l'apprendre, mais Veny se contenta d'un sourire, et de s'accroupir pour regarder dans le bassin. Elle n'aurait pas fait pareil – c'était tout à fait indécent pour une dame – mais le ballet des poissons avait de quoi attirer l'oeil, tout autant que les plantes sur les rebords.

« Je croyais que votre serre était à bord d'un vaisseau... Ou en avez-vous plusieurs ? »

Elle était plus observatrice que ça, d'habitude, mais sans doute sa nervosité avait-elle brouillé sa perception ; la question était tout à fait candide.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Lun 3 Fév 2014 - 13:16

Un sourire détendu étira le visage horriblement stressé il y a quelques heures, le moment actuel était tellement plus plaisant que d'arracher avec une pince des morceaux d'os broyé d'une masse de chaire vive qui était jadis un bras.

-Non, vous êtes certainement en temps, c'est moi qui a perdu le fil. J'ai eu des imprévus... déstabilisant ce matin et il me fallait un moment dans mon havre.


Si ce n'avait pas été la visite de la Dame Howk, probablement que le Bourgeois aurait filé directement dans les sous-sol de l'Arcadia pour s'offrir une bonne heure de nage dans le bassin: se dépenser physiquement et apprécier le contact de l'eau.

-J'ose espérer que vous me pardonnerez cet accueil étrange.

Intérieurement, il commençait à assez connaître la jeune femme pour savoir qu'elle était un peu plus souple que la moyenne sur certaines choses. S'il avait imaginé un instant que celle-ci puisse se froisser de le retrouver les pantalons retroussé aux mollets et les pieds dans l'eau, il aurait fait attendre avant de la laisser entrer.

Le regard du Bourgeois se tourna ensuite vers Cordélia. Ce regard, Venycia l'avait déjà enduré. Le regard Jade pris un air extrêmement perçant, décortiquant cette nouvelle venue, la servante que son amie cherchait et dont elle lui avait fait part. Clignant des yeux, il réalisa qu'il songeait réellement à celle-ci dans l'ordre d'une amie. Peut-être pas une amie à qui il révélerait tous ses secrets, mais une amie qui avait les portes de son domaine ouvertes et toute sa bienveillance.

-Enchanté, mademoiselle. Vous êtes bien aimable de vous incliner pour moi alors que je suis si peu présentable.

Il adressa un sourire bienveillant à la recrue, rassurant. Des gens pauvres, il en croisait tellement et tous ses protégés n'avaient pas nécessairement le savoir vivre ou l'élégance requise pour côtoyer la haute. Pour sa part, il n'en faisait pas de cas. Il voyait l'effort de la jeune Cordélia et s'en attendrissait.

-Vous avez donc trouvé une demoiselle de confiance Dame Howk, j'en suis ravie pour vous. Il n'y a rien de mieux qu'avoir des domestiques en qui on puisse avoir une confiance complète.

Sur ces mots, il marcha le long du rebord jusqu'à des marches et les gravis pour s'asseoir à un tabouret. Un linge en main, il assécha le bas de ses jambes rapidement, déroula ses pantalons et enfila ses souliers.

-Vraiment, quel spectacle ridicule je vous donne. J'imagine que je ne le crains pas assez, peut-être est-ce un défaut.

D'une manière ou d'une autre, il avait ressentit la nervosité de Venycia et ne souhaitait pas celle-ci. Sa demeure était un lieu de liberté, d'expression, de rêve... et d'obscures mystères par moment. Dans tous les cas, il ne fallait pas s'inquiéter pour son avis. Alors qu'il allait prendre parole de nouveau pour détendre un peu plus le moment, des pas se firent entendre dans l'immense serre ainsi que le tintement d'un plateau. Une dame mûre approchait avec le dit plateau en main.



Armée de sa théière et de ses tasses, la cuisinière tendait un piège à son jeune maître. Si celui-ci s'esquivait aux repas et mangeait trop peu pour sa santé, il ne pourrait refuser un goûter pendant la présence d'un invité...

C'est à ce moment qu'elle eut une légère expression de surprise. Monsieur Eisenheim n'avait pas un invité, mais Une invitée. La femme ne put s'empêcher de faire une petite prière à Vama jusqu.à ce qu'elle remarque le bracelet de bois sorcier au poignet de la Dame Howk. Ebenezer, cet homme dont elle avait été la nourrice, n'oserait jamais courtiser la femme d'un autre, elle le savait. Elle ravala sa déception et en qualité de servante de plusieurs années, ainsi qu'ex-Bourgeoise, elle n'avait rien laissé transpirer d'elle pendant ces pensés. Son sourire calme et assuré était resté de marbre, l'image même d'une matrone douce.

-Madame Sorel, vous nous gâtez déjà de vos bienfaits? dit Ebenezer avec un air moqueur, entendu: il comprenait parfaitement son stratagème.

-Bien entendu, monsieur Eisenheim, je ne voudrais en aucun cas que votre invitée souffre d'un mauvais accueil. J'ai cru bon de prendre des prédisposions puisque vous pataugiez dans l'étang. D'ailleurs, je vous indique aussi que l'homme que vous avez amputé ce matin d'urgence s'en tire bien. Vous pouvez être serein jeune Maître.

Suite à ces mots, elle déposa le plateau sur une petite table.

-Madame Howk, je vous présente Madame Sorel, la femme qui a été ma nourrice. Il ne faut pas se laisser berner par ce visage doux, elle a été la Gouvernante et l'éducatrice de tous mes domestiques pendant des années. Je suis cependant fort heureux qu'elle s'est découverte une passion pour la cuisine, elle a un grand talent culinaire, il faudrait que vous goûtiez ses délices d'El.

-Monsieur va me faire rougir, trop de compliment pour une personne de ma simplicité, répondit Lovise, dans une étiquette soigné.

Elle regarda Venycia pour conclure les présentations tout en s'inclinant fort poliment. Son regard croisa ensuite celui de Cordélia. Une novice, le regard expérimenté de Lovise Sorel savait lire ce genre de chose. La pauvre enfant semblait dépassée par son apprentissage ou stressée d'une certaine façon. Voulant l'aider à sa manière, elle s'inclina vers Madame Howk et demanda:

-Puis-je vous emprunter cette charmante enfant pour vous rapporter des goutés? Je crains que mes vieux bras seraient terriblement reconnaissant de l'aide d'une aussi vigoureuse jeune femme.

Ebenezer observait le trio de femme avec intérêt, il était fascinant de voir Lovise et son savoir être à l’œuvre.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Mer 5 Fév 2014 - 4:10

Veny observait avec grande attention les alentours, alors qu'Eisenheim semblait scruter Cordélia, de ce regard si particulier dont on aurait dit qu'il lisait jusque dans les pensées. Intérieurement, la jeune dame pria pour que sa servante n'ouvre pas la bouche ; la petite était indéniablement fidèle, reconnaissante, mais il y avait encore bien des efforts à faire. Jusqu'ici, Cordélia se taisait admirablement, et pour cause : elle ne parlait pas le matroscien, ou très peu.

Une discussion semblait s'amorcer, alors que Veny allait dire que la relaxation du maître des lieux ne la dérangeait en aucun cas, mais des pas et un cliquetis de vaisselle retentirent dans l'immensité vitrée. La rouquine se redressa avec hâte, pour s'incliner correctement cette fois. La dame qui entrait semblait avoir trop d'autorité que pour ne pas mériter le respect, surtout alors qu'elle était très clairement l'aînée des personnes dans la pièce.

« Je suis ravie de vous rencontrer, Madame Sorel, vous êtes fort aimable, » fit-elle en réponse aux présentations, « Avec des goûts raffinés comme les vôtres, Monsieur Eisenheim, je ne doute pas que Madame soit une cuisinière experte, et je ne peux que vous complimentez sur pareil accueil ! »

La dame en question se tourna vers Cordélia, et Veny espéra une fois de plus qu'elle garde le silence, surtout en ne comprenant rien. Mais peine perdue. L'enfant, qui était déjà presque plus grande que sa maîtresse, lui adressa un regard perdu, les mains jointes derrière son dos, dans doute pour masquer des mains nerveuses.

« Qué qu'elle veut, Madâme ? »

Venycia soupira, puis sourit, de ce sourire doux qu'on emploie avec les enfants, par bonté ou pour masquer une patience qui s'effrite lentement.

« Elle voudrait que tu l'aides à porter des choses, ma chérie. Alors j'aimerais que tu ailles avec Madame Sorel, et que tu fasses ce qu'elle va t'expliquer ou te montrer. Et il faut prononcer tous les mots, je t'ai déjà expliqué. » Changeant de langue, elle reporta son attention sur la domestique expérimentée. « Cordélia n'est avec moi que depuis peu de temps, et j'ai choisi d'offrir une chance à une demoiselle qui se serait autrement retrouvée dans la rue, à faire Vama sait quoi pour survivre. Cela comporte un certain nombre d'inconvénients par rapport à l'embauche d'un serviteur formé, dont le fait qu'elle ne parle pas le matroscien, l'exception de quelques mots... Je lui apprends dés que nous avons un moment, mais c'est un peu laborieux. Les bases de son éducation sont à refaire entièrement, et elle a déjà treize ans. »

Veny n'avait pas manqué de pécher quand elle était plus jeune, c'était un secret de polichinelle pour qui avait écouté les rumeurs deux ou trois ans auparavant, mais elle n'avait jamais cautionné l'obligation. La prostitution, contrairement aux croyances puritaines, pouvait être appréciée par celles qui la pratiquaient – elle pensait à une autre jeune fille, à qui elle avait appris à lire et à écrire lors de soirées calmes – mais Cordélia était une enfant. Une enfant qui serait bientôt devenue trop grande pour un orphelinat, mais qui en sortait sans aucune qualification, sans atout autre qu'un corps féminin. On se doutait bien de ce qui serait arrivé, et la gamine n'avait pas l'air d'en vouloir. Elle ne pourrait pas faire ça pour toutes les petites filles qu'elle croisait, elle n'était pas si charitable, mais c'était certainement bon pour son karma d'avoir recueilli au moins un petit oiseau tombé du nid. Venycia eut un sourire d'excuse à l'attention de son hôte.

« J'ai préféré emmener avec moi une enfant maladroite mais agréable plutôt qu'un domestique irritant, j'espère que vous pardonnerez les impairs qu'elle pourrait commettre par ignorance. »
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Jeu 6 Fév 2014 - 4:20

La jeune femme rescapée de Venycia ne parlait pas encore très bien le Matroscien, chose qu'il prit bonne note. La plupart de ses employés étaient sur la même longueur d'onde, ce parlé mâché lui était familier.


De son coté, Madame Sorel eu un sourire un peu plus prononcé à ce parlé qu'elle aurait qualifié de "Catastrophe Minimal à redresser avec patience". Elle n'était plus la matrone des domestiques sa fille se chargeait maintenant de l'ordre dans le domaine (et avec une main encore plus ferme que la sienne). Elle eut cependant un regain de nostalgie en voyant cette petite commencer dans l'univers complexe de la haute. Elle se ferait un devoir de rassurer l'enfant sur leur chemin et lui partager un truc ou deux si elle avait l'oreille ouverte. Lovise devait aussi avouer que Venycia Howk lui plaisait beaucoup, quelle charmante jeune femme! Rarement, elle avait rencontré un personne qui lui avait renvoyé une marque de respect alors qu'elle occupe ce poste domestique.

-Ne vous en faites pas Madame Howk, ces oisillons commencent toujours en s'égosillant et finissent toujours par chanter mélodieusement.

La dame s'inclina de nouveau puis s'approcha de Cordélia, d'un ton plus bas, pour ne pas déranger les deux jeunes adultes, elle invita l'enfant à la suivre.

-Viens Cordélia, ne t'en fais pas.

En chemin elle rajouta tout bas.

-C'est impressionnant, n'est-ce pas, ce nouvel univers? Tu verras, tu y arriveras, on passe tous par là ma jolie. Je te partagerai un truc ou deux en route si tu le veux, qu'est-ce que tu en dis?

Le sourire naturellement maternelle de la femme s'offrit à la nouvelle recrut alors qu'elle disparaissait de la serre avec la compagnie de celle-ci.


Le bourgeois , pendant ce temps, avança vers le thé et en versa pour deux grande tasse. Il en offrit une à la Dame Howk puis sirota la sienne.

-Ne vous en faites pas pour cela, mon domaine a beaucoup de gens qui ont le même niveau d'éducation que votre servante mais la qualité essentielle: un coeur d'or. Je mise sur les mêmes qualités. Dans le manoir et l'Arcadia, ici, ce sera moins flagrant puisqu'il y a Lovise Sorel et sa fille qui s'occupent de l'ordre et de l'éducation. Les choses sont différente dans les bâtiments où mes ouvriers vivent en sécurité, au fond du domaine. Je vous montrerai, si vous voulez. Le domaine est grand cependant, c'est beaucoup de marche, c'est à votre guise.

Une idée passa rapidement dans le regard du Bourgeois, il déposa une main contre sa tempe.

-D'ailleurs, je réalise que j'ai laissé grossièrement une question en suspend alors que Madame Sorel est arrivée. Vous vous demandiez où était la serre de mon vaisseau.

Le jeune chef de famille ne pu s'empêcher d'avoir un sourire qui étira subitement son visage, il trouvait la révélation un peu cocasse.

-Nous sommes dans l'Arcadia Actuellement, Madame Howk. Les trois premiers étages du manoir sont un socle à mon vaisseau. L'escalier colimaçon est ce qui relit tout ensemble. Que voulez-vous, on dirait parfois que nous ne sommes pas capable de nous laisser aller à la normalité.

Le bourgeois marcha quelques pas et observa les alentours.

-Libre à vous de visiter l'endroit à votre guise, je peux vous accompagner et vous informer sur certaines fleurs ou plantes, si elles piquent votre attention. Mon temps vous est consacré.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Lun 10 Fév 2014 - 3:00

Venycia avait regardé Cordélia partir aider son aînée, et elle ne pouvait masquer une certaine inquiétude. C'était particulièrement étrange de se sentir si concernée par une domestique, mais Veny chérissait tendrement chaque instrument de liberté qui se présentait à elle ; si elle était capable de se comporter comme une épouse parfaite et parfaitement affligée en l'absence de Delian, elle attrapait naturellement les manies d'une mère poule avec Cordélia. Au delà de la gentillesse de l'enfant qui attirait la sympathie, il y avait la considération bien plus pragmatique de l'utilité de son bien être... Quelqu'un d'heureux et de reconnaissant est plus fidèle que celui qui tient de la rancœur. Secouant la tête comme pour en chasser ce début d'inquiétude, la jeune fille saisit avec reconnaissance la tasse de thé qui lui était tendue.

« Je ne m'inquiète pas tant des changements à faire dans sa tenue que de sa naïveté, pour l'instant. Je m'applique à la garder avec moi. Quand je l'ai trouvée, elle m'a suivie sans poser de questions... J'aurais très bien pu lui vouloir du mal, et elle ne s'en serait pas rendu compte. » Veny prit une gorgée de thé. « Je ne peux pas l'envoyer faire une course dans ces conditions, ni même la laisser parler à n'importe qui. Et d'un autre côté, il arrivera forcément un malheur pour que la leçon soit apprise. »

La dame à présent respectable était bien placée pour savoir que se promener seule pouvait avoir des conséquences désastreuses si l'on ne faisait pas bien attention aux mauvaises rencontres. Le problème étant de parvenir à déterminer quelles rencontres sont mauvaises.

Néanmoins, le sujet de conversation qui revint à l'esprit de son hôte lui sortit temporairement ces sombres considérations de l'esprit.

« Dans le vaisseau... ? » Il lui fallut un instant pour faire le tour de l'idée, alors qu'elle regardait autour d'elle bouche bée. « Le vaisseau s'emboîte dans le bâtiment ? »

S'avançant tout au bord du bassin, la jeune fille regrettait qu'il n'y ait pas moyen de s'approcher plus près des parois sans s'aventurer au milieu des plantes elles-mêmes. Elle se mit sur la pointe des pieds pour tenter d'apercevoir la jonction ; il ne fallait surtout pas tomber.

« D'ici on ne voit rien du tout ! J'ai vraiment cru être dans un bâtiment ! » Elle fronça les sourcils une seconde. « Enfin, un vaisseau c'est un bâtiment, mais je veux dire, un vrai bâtiment, une demeure. »

Son enthousiasme laissait apparaître, pour la première fois depuis longtemps, la jeune fille curieuse qui se cachait bien dans les atours de dame.

« C'est fantastique. Ce n'est pas avec une vivenef qu'on pourrait faire ça, ces trucs sont proprement énormes. »


C'était dit comme pour elle, et l'on sentait sa réserve vis à vis des vivenefs ; celle de son père était un vieux ronchon sévère, qui avait Vama savait comment appris ses frasques. Probablement Elior qui avait cafté. Autant dire qu'à chaque fois qu'elle mettait les pieds à bord, elle était bonne pour un sermon magistral... C'était sans doute à date la blague la mieux réussie de son petit frère, s'il était bien le coupable.

Revenant vers Eisenheim dans un tourbillon de froufrous, Veny arborait un sourire lumineux.

« Quelle genre de plantes cultivez-vous ici ? Quelle taille fait le vaisseau, par rapport au bâtiment ? »

C'était parti pour l'interrogatoire.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Mar 11 Fév 2014 - 20:34




Un vague sourire espiègle étira le visage du Bourgeois à la mention du navire qui s'emboîte ainsi que l'effet réalisé par cette révélation. Sur la pointe des pieds, juste au bord de l'eau, la Dame tentait de voir mieux. Malheureusement pour elle, l'installation était trop immense pour réaliser la porté du bâtiment aérien à partir de là. La serre elle-même était énorme bien que rien du tout comparé au Vignebarbe, la vivenef aux vignes toute particulière.

-Les vivenefs sont effectivement très grande, peut-être trop à mon goût, même. Ce sont des bâtiment de la grandeur d'une petite ville. Je préfère l'Arcadia qui est plutôt comme une très très grande demeure.

Il prit une gorgée alors qu'elle revenait vers lui, radieuse. La bonne humeur de celle-ci et sa candeur lui donnait un baume sur l'âme. Le manoir Eisenheim était depuis longtemps bercé dans un brouillard de mélancolie, même les domestiques vivaient dans l'ombre de leur ancienne maîtresse: ce lieu de joie n'était plus exactement aussi gai qu'il l'était jadis.

-L'Arcadia fait environ une fois et demi le manoir lui-même. Cependant, le véritable manoir est en réalité l'alliance des deux, bien que chaque bâtiment: le manoir terrestre et le vaisseau, peuvent parfaitement être indépendant. Lorsque vous entrez dans le domaine, vous le voyez en réalité de face et l'Arcadia est une structure en long. J'avoue que j'y vis majoritairement depuis quelques années, qu'il soit au sol ou dans les air.

Plan de la serre:
 
L'invitant d'un geste de main, il débuta la visite de la grande serre, évitant soigneusement le centre. Il y avait ici toute une panoplie de plante qu'il désirait présenter...hormis... Cette fleur violette si foncée que l'on aurait dit noire, au coeur jaune vif: celle que l'on surnomme la "sombre destinée". Plante marécageuse en voie d'extinction, sa culture avait commencé quelques siècles plus tôt par la famille en même temps que la création de la serre. Cette plante magnifique, d'une rareté élevé causé par son besoin gourmand d'eau, faisait partie des secrets plus glauque de la famille. Cette journée était si belle et le sourire de son amie si radieux qu'il se refusait d'assombrir l'humeur de celle-ci. De plus, il combattait encore de temps à autre l'envie de prendre une infusion de cette ténébreuse. Sa propre mère, elle, n'avait pas hésité de le faire devant ses enfants.

-Le centre est majoritairement composé de fleur ne visant aucune autre utilité que l'odeur. Je crois que je vous avais déjà glissé que ma mère était Montel et chimiste? Voyez-vous, même dans le mariage, elle n'avait pu s'empêcher de continuer à concocter des parfums. Une grande part du contenu de cette serre a été élaboré par elle et le choix des plantes était pour la plupart si astucieux que personne n'a eu le coeur de changer certaines plate-bande.

Dos à l'étang, il pris le chemin de gauche pour commencer le tour.

-D'ailleurs, vous n'aviez peut-être pas vue cet observatoire perché en hauteur juste devant nous? Dit-il en pointant l'énorme structure de cuivre surplombant la serre. Si vous le désirez, nous pourrons aller observer cette curiosité après avoir fais le tour de la serre.

Il termina la dernière gorgé de sa tasse pour reprendre la présentation plantes.

-Alors à notre droite, le centre fleurit. À notre gauche, plusieurs arbustes fruitier. Madame Sorel aime cuisiner avec du frais et je ne lui reprocherai jamais une telle finesse. C'est pourquoi elle fait pousser plusieurs ingrédients ici. La terre dans laquelle nos plantes pousse est de Gernie. Nous allons parfois échanger et recycler la terre lorsque nous sommes de passage auprès de ma famille maternelle et de mes fameuses tantes. Je n'aurais pas osé prendre la terre d'ici et d'une certaine manière, je considère cette serre comme le purificateur de mon vaisseau. Il me semble parfois qu'à l'intérieur l'air est meilleur. J'ai beau vivre à Vuulte, je penses bien que la terre de ma mère a toujours eu une place particulière pour moi.

Prenant un tournant après lui avoir présenté l'allée d'arbuste, une tomba dans l'allée de l'autre coté qui dégageait une odeur bien présente, comme des fines-herbes.

-Nous arrivons ici dans le jardin de fines-herbes et d'herbes médicinales. J'ai moi-même instauré ce jardin d'herbe dans la quête de trouver une cure à mon vieil ami. Madame Sorel a sauvé de justesse quelques espèces d'herbes goûteuses et a plutôt recadré ses plants, ayant de plus petite quantités de chacun. Je me suis fais gronder assez généreusement d'avoir attenté à son jardin personnel.

À cette phrase, il rit un peu. Cette dame était, après tout, comme une deuxième mère et se faire gronder à son âge l'amusait toujours d'une certaine manière. Madame Sorel avait beau se conduire de manière exemplaire devant les invités, il lui arrivait de s’adresser au chef de famille avec son prénom ou même le prénom suivis du nom de famille les poings bien calés sur ses hanches. Dans ces moments là, Ebenezer ne pouvait s'empêcher d'avoir une grande bouffé de nostalgie.

-Là-bas ce sont des plantes plus étranges dont je n'ai pas encore percé le secret. Elles étaient le sujet d'étude de ma mère et je n'ai repris ma vie que depuis quelques mois. Avant ce moment où j'ai choisis de me prendre en main j'étais plutôt...

Il se caressa le menton puis laissa tomber en haussant les épaules.

-Quelque chose de pathétique, j'imagine... Je ne m'étais jamais penché sur la chimie ou la médecine non-plu, m'étant réservé au domaine des machines et de l'ithylium.

Lentement, mais surement, ils avaient fais le tour de la serre sans approcher le centre. De retour auprès du bassin il observa Madame Howk avec un regard interrogatif.

-J'espère que je ne vous endors pas... Il m'arrive de m'emporter dans les explications, il ne faut pas hésiter à m'arrêter.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Mer 19 Fév 2014 - 3:22

Veny suivait son guide presque en trottinant – il avait de grandes jambes, le bougre – le nez d'abord en l'air pour admirer la voûte au dessus de la serre, puis en regardant chaque plante qu'il lui désignait. Elle se disait vaguement, sans rien y connaître et en espérant que son intuition ne soit pas vraie, que c'était un bien grand endroit pour être seul. Ce n'était pas le genre de promenade que l'on aimait faire sans compagnie, à son sens, sauf si l'on appréciait la mélancolie. Surtout quand on y avait vécu des jours beaucoup plus heureux, comme ce devait être le cas. Alors elle s'appliqua à être de bonne compagnie.

Elle était ébahie par la quantité de plantes différentes qui semblaient se trouver à bord du vaisseau. Des plantes sur un vaisseau... Ses parents n'avaient vraiment rien dans la tête, eux qui se vantaient de leur précieuse serre au domaine. Avec la taille de leur vivenef, ils auraient pu ne jamais se poser... Mais elle n'allait pas leur parler de sa visite. Si son père apprenait qu'elle se rendait chez un homme il n'allait pas apprécier ; elle était un gage de commerce, après tout, si elle contrariait Delian, les affaires paternelles pourraient en pâtir. Si seulement il savait.

« C'est en soi important, que les choses sentent bon. Mais vous n'avez pas de souci avec ces plantes ? Il paraît que certaines sont toxiques, j'ai dû faire bien attention dans mes appartements pour éviter que le petit nsache ne s'empoisonne, j'avais l'une ou l'autre plante qui pouvait poser problème. »

Elle regarda l'observatoire avec intérêt. Ce devait être une sorte de vigie lorsque le vaisseau était en route. Veny sourit.

« Avec plaisir. »

La visite continuait, et Veny était assez surprise de constater la présence de plantes nourrissantes dans la serre ; importer la terre était une solution, mais un jardin pareil avait dû aplatir l'une ou l'autre colline. Des arbres dans un vaisseau. De mieux en mieux. Elle ne voyait pas elle-même pourquoi cela l'étonnait autant, au final, et elle se demandait si tout le vaisseau Eisenheim était rempli de bizarreries du genre.

« Mais comment faites-vous pour l'eau ? Les réservoirs doivent être énormes, pour arroser tout ça, sans compter l'eau de consommation, et pour l'hygiène, c'est gigantesque. » Une seconde de silence, et son visage s'illumina. « Vous m'en avez parlé ! La machine qui transforme l'humidité de l'air ? »

C'était comme un jeu de devinettes. Ebenezer Eisenheim était lui même un immense jeu de devinettes, ou un puzzle dont il fallait joindre les bons morceaux pour comprendre. Elle trouvait d'ailleurs étrange la facilité avec laquelle il admettait avoir été pathétique. Venycia avait été pathétique plus souvent qu'à son tour, mais en bonne gamine gâtée, elle ne l'aurait jamais avoué, surtout sans qu'on ne lui ait rien demandé. Elle défendait toujours farouchement son point de vue, même quand elle savait avoir tord. Soit il était vraiment tombé très bas, soit il était vraiment très honnête. Peut-être une combinaison des deux.

« Ce n'est pas trop tard pour apprendre de nouvelles choses. C'est quand on arrête d'apprendre que la vie s'arrête, je pense... » Elle réfléchit un instant. « Ou du moins qu'on arrête d'avancer. »

La jeune fille avait bien du mal à équilibrer sa vie, mais elle savait qu'elle apprenait un peu plus chaque jour, et qu'elle avançait dans la bonne voie. Les conseils philosophiques n'étaient pas vraiment son rayon, mais ne rien dire à son aveu lui aurait semblé grossier. Elle s'approcha des plantes mystérieuses.

« Avez-vous des livres pour vous aider sur le sujet ? Je pense que mon père doit avoir quelques traités de botanique, si vous vous y intéressez, puisque c'est son domaine. Je pourrais demander à mon frère de m'en apporter quelques uns la prochaine fois que je le verrai. »

Alors qu'elle se penchait pour regarder les curieux grelots mauves qui formaient comme une grappe de fleurs sur une variété particulière, Madame Sorel revint avec Cordélia, et Venycia se redressa avec une hâte bien déguisée. S'était-elle bien comportée ?
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Sam 22 Fév 2014 - 6:12

Plante toxique... Le regard d'Ebenezer avait glissé avec une expression étrange vers le centre pour ensuite se concentrer pleinement sur sa compagne. Il y avait plusieurs plantes toxiques ici, certaines qu'il était préférable de traiter avec un tissu sur le visage pour éviter de respirer leur effluves aux propriétés diverses.

-Nous avons effectivement quelques plantes plus toxiques, surtout celles destinées à des études médicinale. Aucun animal domestique ne vient ici, surtout pas Lili, ma Nsache. La petite peste s'amuserait probablement à batifoler dans le bassin avec les poissons après un certain temps à les désirer et je ne penses pas qu'elle sait nager comme son maître. Pour son bien, nous la gardons hors de l'endroit à moins que je l'apporte avec moi lorsque je viens me détendre ici.

Un sourire en coin il écoutait son amie poser des questions auquel sa propre mémoire répondait. Il sourit un peu plus grandement quand elle souligna le Virgo, la machine qui extrait l'eau de l'air. À la mention philosophique, il se contenta de hocher la tête avec un air pensif puis il répondit:

-Connaître est une de mes grands passions. Je ne suis pas médecin, mais j'ai au moins quelques prédispositions à l'alchimie et la science. Ma mère, pour sa part, était une herboriste chevronnée. Quand je vous avais dis qu'elle était chimiste en secret, c'est tout à fait vrai. Elle avait écris quelques ouvrages sous  un nom d'emprunt pour les publier, les mots d'une femme n'étant pas assez imposant pour se creuser une place dans le monde des hommes ou du savoir médicinal. Fabriquer était un passe-temps apprécié mais  un jour elle avait découvert qu'un de ses parfums créait des vapeurs qui aidait à dégager les voies respiratoires. Ses livres me sont utile et me permettent aussi de la connaître indirectement. J'ai bien une liste de quelques traités médicaux qui me sont introuvable jusqu'à aujourd'hui. Si vous pouviez me donner accès à de tels textes, je serais très content.

Prenant une pause, il réfléchit.

-Je ne me souviens pas de la liste par coeur, celle-ci est conservée dans la Grande Bibliothèque du vaisseau ou l'archive connectée à celle-ci, nous pourrons y aller après la visite de l'observatoire si vous voulez. Ce n'est pas très loin.


Les pas bien marqués de Madamel Sorel attira l'attention du Bourgeois tout comme celle de la Dame Howk, tous deux observant le duo domestique revenir.




La petite s'avérait d'une nature excellent et la Cuisinière en Chef trouvait sa compagnie charmante. Une enfant  ingénue et fidèle comme ça  était toujours un donc pour le maître qui la détient... tant qu'il n'en abuse pas. Cordélia s'avérait tout à fait docile pendant leur déplacement et en chemin.



Celles-ci traversèrent la serre, descendant un étage dans le somptueux escalier colimaçon et s' s’engouffrèrent dans l'aile domestique où quelques personnes étaient affairé dans leur travail. Même si l'aile était destiné à une plus basse caste, les commodité, la qualité et le confort semblait présent un peu partout. Madame Sorel traversa par la grande salle à manger commune où les employés mangeaient ensemble à l'heure des repas, une grande salle pleine de table un peu partout. Une fois sortie de la salle à manger, elle arrivèrent dans le territoire de l'ancienne matrone: les cuisines du vaisseaux. Beaucoup de machines bizarres étaient présente un peu partout, des créations de l'ancien chef de la famille pour la plupart. La cuisinière ordonna qu'on lui apporte quelques aliments qu'elle assembla joliment sur un plateau et offrit le plateau plus lourd à Cordelia.

-Si un jour tu veux améliorer la manière que tu parles, ma chérie, il y a un truc que je donne à tous mes employés. Essai de prononcer les mots avec une petite tige de bois serré entre des dents. Si tu y arrives avec cet handicap, parler dans la vie de tous les jours sans cette tige te semblera d'une grande facilité. C'est quelque chose que tous peuvent pratiquer en secret. En route, il ne faut pas faire attendre nos maîtres!

Un sourire maternel ponctua la phrase avant que la Cuisinière reprenne sa marche à bonnes enjambés pour retourner à la serre.

Elle-même avec un plateau de douceur alors que celui de Cordélia s'avérait garnie de fruit et d'aliment frais délicat, elle arriva à l'entrée de la serre. À leur entré, les deux jeunes gens les observait comme des bêtes curieuse. Elle s'avança tout comme Ebenezer s'avançait également pour la soulager de son plateau. D'un air fin, elle lui fit un subtil reproche: il était devant une invitée de marque, il devait faire attention à sa conduite.

-Jeune maître, ne vous dérangez pas de ce plateau. Il faut cesser de vous en faire pour mes vieux bras.

-Soyez raisonnable Lovise, je suis capable de porter un plateau, mon amour propre va y survivre. Voyez.

Obstiné, probablement que le Sieur Eisenheim l'était à sa manière ou pour certaines choses, il lui prit le plateau.

-Nous allons également visiter l'observatoire, je ne vous ferai certainement pas monter toutes ces marches avec un plateau dans les mains.

Un sourire en coin étira le visage de la femme mûre, elle s'inclina et reprit parole juste avant de partir:

-Merci beaucoup pour l'emprunt de votre demoiselle, Madame Howk, l'enfant est charmante et serviable.

Un peu de compliment ne nuirait pas à Cordélia pour adoucir sa maîtresse, Lovise Sorel aidait la petite à sa manière dans le monde complexe de la servitude. Sur ces mots, elle laissa les trois jeunes gens à leur affaire. Ebenezer, plateau en main comme si rien n'était, ouvrit la marche vers l'observatoire.

-Je viens parfois observer le firmament la nuit, bien que je n'ai pas une passion aussi farouche pour le ciel étoilé que mon ancêtre qui a fait installer cet observatoire. La grande structure de cuivre que vous voyez s'avère une sorte de lunette pour rapprocher la vue des étoiles, avez-vous déjà regardé à travers ce genre d'outils? Je crains que nous aurons peu à voir du ciel de plein jour... hormis la ville si je change l'angle de la lentille. Vous pourrez observer des rues comme si vous y étiez. Personnellement, je le faisais enfant, j'avoue. Mais maintenant je me contente d'observer la nuit de temps à autre.

À cet instant, Ebenezer eu la vague impression qu'un mouvement avait eu lieu tout en haut de la haute plateforme sur lequel était jonché l'Observatoire. Incertain que ses yeux ne lui aient pas joué un tour, il monta les marches, s'assurant que la Dame et la demoiselles n'aient pas d’ennuis avec leur robe et arriva en haut. Personne... Il avait l'impression que Viktor y était il y a peu. Ce méfiant compulsif pouvait très bien être ici il y a un instant et s'être sauvé sur le coté. Intérieurement, il soupira. Ne s'attardant pas trop, il reprit son rôle de guide.

La machine immense était devant eux, son grand télescope de cuivre articulé pointé vers le ciel. Un siège de cuir bleuté et gravé de fresque étoilé s'avérait le "poste de commande" de cette curiosité. Une petite table était annexé à ce siège, sur laquelle il déposa son propre plateau et fit signe à Cordélia de faire de même. L'immense machine reposait sur un socle rond qui permettait une rotation complète à l'engin. Le siège lui-même semblait pouvoir se surélever, plusieurs mécanismes à la fois complexes et esthétiques le fixant à sa plateforme rotative.

-Après vous, Madame Howk, si vous désirez essayer. Nous n'aurez qu'à me dire les directive et observer dans la lentille là, dit-il en pointant le bout du télescope géant, et je guiderai la structure pour vous faire voir ce que vous voulez de la ville ou des alentours.


Il était assez amusant de partager les inventions de sa famille, la Dame Howk aurait l’occasion de pouvoir observer plusieurs kilomètres à la ronde en ayant presque l'impression d'y être.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Ven 7 Mar 2014 - 7:01

Venycia hocha la tête plusieurs fois aux explications qui lui étaient servies. Elle ne posa pas plus de question ; il n'était pas de bon ton de s'intéresser au poison, cela donnait une image étrange pour une dame. Elle imaginait parfaitement la petite Nsache se mettre en tête de déguster les poissons, qui devaient être plus précieux que ce qu'elle imaginait. Elle n'avait pas grande affinité avec le poisson, contrairement à ce qu'elle avait fait croire à Errol Parhelion. A vrai dire, faire le lien entre le poisson et Parhelion la fit frissonner, c'était un bon moyen de gâcher la beauté du spectacle avec un horrible souvenir.

Elle avait déjà remarqué que le sieur Eisenheim était fortement attiré par le savoir, en tout genre. Ce n'était pas difficile à remarquer, avec la grande connaissance qu'il étalait à chaque occasion, tout en n'ayant pas une once de suffisance. C'était assez rare, en soi, et elle appréciait pour une fois de ne pas être prise pour une idiote. Il était vrai qu'elle donnait souvent des raisons aux gens de la croire stupide, mais tout de même.

« Votre mère a dû être une femme remarquable. Si vous me faites parvenir votre liste, je pourrais me renseigner. Mon petit frère sera sans doute assez serviable que pour chercher dans la bibliothèque familiale s'ils s'y trouvent. »

Ou du moins, elle aurait sans doute un quelconque moyen de pression pour l'y contraindre s'il rechignait. Elle était l'aînée, tout de même, et tout l'amour vache qu'elle portait à son frère devait se sentir dans son sourire angélique.

Au retour des domestiques, Veny ne fut qu'à moitié surprise de voir son hôte se presser pour enlever le plateau des mains de la Dame Sorel. L'échange la fit sourire, et le compliment sur Cordélia la rassura un peu. Elle porta un regard tout de même inquiet vers l'enfant ; elle avait l'impression que les rôles étaient inversés, et qu'elle la couvait un peu trop. Il lui était difficile de saisir toute la dimension de ce que ça impliquait, de se retrouver à s'occuper activement de quelque chose. Elle n'avait jamais fait ça volontairement, et ressentait cette impression étrange, un étau dans la poitrine à l'idée que, peut-être, l'enfance était finie. Quel joli paradoxe, avec un passé si chargé sur si peu d'années de vie.

« Merci à vous, Madame Sorel. Je suis certaine que même en quelques minutes, Cordélia a beaucoup appris. » Elle se tourna vers sa servante. « Remercie Madame, veux-tu ? »

Cordélia se mordilla les lèvres, indécise, Veny la regardant avec tant d'insistance qu'elle finit par s'incliner maladroitement.

« Merci Madâme. »

Venycia avait l'impression que c'était la seule chose qu'elle savait dire, au bout du compte, et se trouvait un peu gênée. Heureusement, la dame ne sembla pas s'en formaliser, et retourna vers ses activités, puisque Eisenheim l'avait privée de toute utilité dans l'endroit en lui prenant son plateau. Il fut temps de se mettre en route vers l'observatoire.

« C'est... un excellent outil, si l'on aime s'intéresser à la vie des gens ! » Veny sourit, d'un air amusé. « Certaines de mes amies paieraient très cher pour ce genre de dispositifs, vous savez. »

Néanmoins, il lui semblait incongru d'imaginer Eisenheim comme un voyeur. Ce n'était pas le genre, a priori. La jeune femme regarda les escaliers d'un air dubitatif. Ils semblaient tellement longs... Il y avait à espérer qu'elle ne se prenne pas les pieds dans sa robe. Pour se motiver, elle préféra regarder en l'air, garder l'objectif en vue. Elle aperçut un mouvement, du moins il lui sembla, mais lorsqu'ils furent arrivés en haut, nul signe de vie. Etrange.

« Il m'a semblé qu'il y avait quelqu'un. Je dois avoir rêvé. »
, fit-elle comme pour elle-même.

Elle secoua la tête et s'approcha pour observer l'immense télescope. A côté de l'engin, elle se sentait encore plus petite qu'habituellement. Elle s'approcha de la base, pour se pencher vers les mécanismes.

« On dirait l'intérieur d'une montre, en plus grand. » Se redressant, elle ne se fit pas prier pour accepter l'invitation, approchant l'oeil de la lentille sans toutefois s'asseoir, de peur de mal faire. « C'est surprenant qu'une structure pareille ait une si petite embouchure. Est-ce le même principe qu'une énorme loupe, quelque chose comme ça ? »

Elle ne connaissait en optique que les dispositifs permettant de voir mieux les points de broderie, aussi sa comparaison était-elle peut-être un peu hasardeuse. Ne voyant que le ciel bleu, elle recula un instant.

« Pourrions-nous regarder vers la ville ? Ou les domaines aux alentours ? Jusqu'où peut-on voir exactement ? »

Jamais à cours de questions, évidemment, Veny s'intéressait à la nouvelle découverte. Un peu comme si c'était un réflexe, elle suggéra un point à regarder.

« Pourrions-nous, par exemple, voir le domaine Davil, même s'il est à l'autre bout de la ville ? »

Il était évident qu'elle ne se rendait pas bien compte de la distance qui séparait la terre des étoiles. En attendant les réglages et les réponses à ses questions, elle s'écarta pour aller regarder la serre depuis le bord de la plateforme, avec son habituelle capacité de concentration particulièrement courte.

« Oh ! Le dessin des parterres ! Je n'avais pas remarqué depuis le, hm, sol. »

Si Veny n'avait aucun problème avec l'altitude, habituée aux voyages en vaisseaux, il n'en était pas de même pour Cordélia, qui semblait légèrement mal à l'aise, plus encore que lorqu'elle devait voyager. Probablement à cause de l'ouverture de l'endroit. Un comble pour quelqu'un qui vit à Vuulte, mais elle restait soigneusement vers le milieu de la plateforme, faisant mine de servir le thé dans les petites tasses qui l'accompagnaient. Veny se penchait à la balustrade pour mieux voir, et l'on put entendre une tasse cliqueter contre la soucoupe dans les mains tremblante de la jeune fille.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Sam 15 Mar 2014 - 5:33

Le bourgeois avait rit de bon coeur à la remarque que certaines demoiselles de la Haute auraient offert un bon prix pour un tel outils d'espionnage. Jamais il n'aurait laissé une telle peste s'asseoir à ce poste d'observation ou même entrer dans son manoir, du moins ce fût la pensée immédiate. Les jeunes femmes trop curieuses avaient aussi la fâcheuse habitude de lancer des rumeurs, ce qui l'avait plutôt fouetté dans les dernières années.

-En effet, bien je me préserve d'observer les gens et je préfère observer le ciel si j'utilise l'outil. Enfant, on le fait tous, mais les mentors sont là pour nous préserver d'une trop grande curiosité. Cependant! Comme toute chose, une petite quantité ne fait pas de mal, c'est pourquoi je vais volontier manipuler l'appareil dans les lieux que vous souhaitez. Cette peut-être observation restera un secret entre nous, termina-t-il avec un sourire en coin.

La dame Howk avait eu la même impression que lui à propos de la présente là-haut. Vraiment, il n'y avait que Viktor sur ce navire qui pouvait accomplir la prouesse de descendre sur un rebord aussi escarpé sans se casser le cou.

-Vous avez vu une silhouette? Peut-être un effet de la lumière avec le plafond de verre.

Il sa ravisa cependant de mentionner son garde du corps et capitaine de la garde. Viktor pouvait s'avérer assez effrayant pour la norme, il ne pressait pas de présenter cet étrange personnage antipathique à la majorité de la population Matroos et au passé discutable.

Tout en manipulant quelques mécanismes pour ajuster le télescope à la Dame Howk, il écoutait celle-ci se questionner sur l'appareil. Sa curiosité était plaisante, beaucoup de femme noble se concentraient sur les choses "qu'une femme doit savoir" tout en ignorant le reste. Venycia s'avérait curieuse du monde pour sa part, ce qui jouait probablement depuis le début dans l'affection et l'amitié du Bourgeois à son encontre. Lorsqu'une autre personne est allumée, vive d'esprit, c'est une chose qui se ressent aisément.

-C'est le même principe oui, imaginez que l'ont multiplie l'effet d'un loupe en superposant plusieurs dans un dispositif? Cette machine est apte à observer à l'autre bout de la ville de vuulte, et plus loin encore, croyez moi. Je vais vous la calibrer pour le domaine Davil, laissez-moi un instant.

Des leviers de tous genre, finement décoré, servaient à manipuler l'appareil. Après avoir fait un réglage approximatif, il lui emprunta la lentille un instant tout en s'excusant de manière absente. Son réflexe de politesse finirait peut-être par s'estomper à force de devenir familier. Visiblement concentré sur sa tâche, la Dame Howk pu observer l'inventeur dans son élément. Le regard visage, les yeux qui clignent régulièrement au court d'une réflexion et l'adresse avec les machines transpirait son être. Il y avait fort à parier qu'Ebenezer Eisenheim ne passait pas sa vie derrière son bureau.
-Voilà, si vous voulez opérer le mouvement du télescope, le petit levier orné de pierre bleu à votre gauche est pour diriger de haut en bas et celui aux pierres violettes est la rotation horizontale, vous pouvez promener votre regard à votre guise sur le domaine Davil, j'ai calibré les lentilles en conséquence.

Le calibrage terminé, il la rejoignit alors qu'elle observait les dessins du parterre.

-Ils ont changé à quelques reprise depuis les générations mais ils sont gardé ainsi pour le moment. Nous avons quelques plans des anciens dessin et aussi de la première forme de cette serre. Elle était plus petite quand elle a été construite la première fois. Elle a été agrandit dans la dernière génération.

Pensif un instant il se tourna ensuite vers le télescope.

-Votre poste d'observation est fin prêt madame Howk, à vous l'observation de Vuulte!

L'envie de blaguer l'avait traversé mais il se retint sagement. Il fallait encore un peu de retenu, tout de même! Son regard se porta alors sur la jeune servante. La pauvre enfant sembler comme une feuille sèche dans la brise, fragilisée. Le regard protecteur et inquiet, il s'approcha simplement de la jeune femme et l'observa de son regard perçant d'une manière un peu involontaire.

-Est-ce que vous allez bien? Vous me semblez un peu pâle? Je peux vous raccompagner en bas de la plateforme si vous le désirez mademoiselle Cordélia. Une chaise peut-être vous aiderait?

Noble ou servante, la gentillesse n'avait pas spécialement de cible. Ebenezer ne voyait pas le point de snober plus bas que lui. Sa famille, bien que Bourgeoise depuis des siècles, venait de là après tout.
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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   - Sam 5 Avr 2014 - 12:46

Oh. Elle avait donc bien deviné. C'était assez valorisant que d'avoir compris le principe, ou du moins son début, par elle-même. Veny voyait d'ailleurs que son hôte appréciait les questions. Ce qui était en soi une bonne chose, vu le débit qu'elle avait pour en poser.

Ainsi donc il était possible d'observer plus loin encore que Vuulte avec cette machine. Elle se demanda vaguement si l'installation était si innocente que cela, au départ. Elle ne doutait plus trop de la droiture d'Eisenheim, du moins si elle se fiait à sa première impression, mais elle se demandait ce qu'il en avait été pour ses ancêtres. Elle, à sa place, elle ne se serait pas privée de s'intéresser aux affaires des voisins. D'ailleurs, même sans télescope, elle y arrivait très bien.

La jeune femme observa tout le processus de réglage avec une grande attention. Ou du moins, elle observa celui qui faisait les réglages, en se posant tout un tas de questions qu'il n'aurait pas été convenable d'exprimer. Il renvoyait une image d'honnêteté et de simplicité, au delà des premières apparences qui étaient celles d'un homme ayant toujours vécu dans une affolante richesse. Mais ce dernier point se retrouvait évidemment chez la plupart des fréquentations – ou anciennes fréquentations – de Venycia. Du moins, les officielles. Est-ce que le reste de ce qu'elle percevait était vrai, ou était-elle encore en train de se fier à n'importe qui ? La plupart des gens étaient plus intelligents et plus subtils qu'elle, Veny était au courant, elle était naïve et parfois un peu trop rapide en conclusions. Eisenheim était très clairement à des années lumières d'elle question intellect... Alors il était sans doute normal qu'elle se demande s'il n'y avait pas quelque chose sous toute cette gentillesse. Mais... Elle verrait bien. Elle s'était fait avoir de nombreuses fois, c'est vrai. Mais sans doute pas encore assez que pour ne pas laisser le bénéfice du doute.

Le télescope fut bientôt prêt pour sa curiosité.

« Je vous remercie. »

Elle était un peu perplexe, car elle-même ne se serait pas confié un mécanisme d'une si grand délicatesse. Le petit levier orné d'une pierre bleue... D'accord. Veny s'installa sur le siège, qui n'était visiblement pas fait pour les personnes de petite taille, puisqu'elle avait l'air d'une gamine dans une chaise haute. Elle approcha le regard de la lunette.

« Oh ! »

Effectivement, on voyait ce qu'il se passait chez elle. Visiblement, il y avait du monde dans les jardins ; c'était une assez belle journée. Après un peu d'hésitation, elle posa les mains sur les commandes. C'était vraiment étrange de voir de si loin tous ces gens qu'elle connaissait, sans qu'ils se doutent de son regard posé sur eux. Elle pouffa de rire car, même sans le son, elle pouvait voir à l'attitude de son maître d'armes qu'il était en train de compter fleurette à la servante qui essayait d'étendre le linge dans la cour derrière les cuisines. Veny se demanda si elle pourrait... Oh. Il y avait même moyen de voir par les fenêtres en avançant un peu, cet engin était démoniaque. Cléo, sa cousine par alliance, jouait du piano dans ses appartements. Elle avait toujours bien aimé Cléo, qui était son amie à la base, et il était quelque part rassurant de la voir faire quelque chose de joli en l'observant en douce.

Le télescope n'était pas tellement difficile à diriger, bien qu'elle le manie avec une lenteur affligeante de peur de faire une erreur. Aussi, un peu à la fois, elle parvint aux limites du domaine Davil, et décida de tester son sens de l'orientation en cherchant la demeure de ses parents. Qu'elle finit par trouver, ce qui était en soi un miracle. Les gens de son père travaillaient dans les serres, sous la supervision attentive de Grand-Mère. Elle sentit une pointe de nostalgie lui piquer le coeur. Ce monde-là, qui avait été le sien pendant si longtemps, n'était peut-être pas le plus accueillant des deux, mais elle y avait eu des habitudes, des certitudes. A présent, elle était perdue quelque part entre deux eaux. Ce n'était pas toujours facile à vivre. Elle soupira, d'un soupir léger comme une plume.

Pendant ce temps, Cordélia se sentait assez mal, il fallait bien l'avouer. Elle regardait le bourgeois avec de grands yeux craintifs.

« Y faut qu'je reste 'vec Madâme. »

Elle avait au moins compris quelque chose des quelques leçons qu'elle avait déjà reçues. Cordélia se rapprocha du télescope, d'ailleurs, pour venir accrocher la main à l'accoudoir, avec les doigts tellement crispés que les jointures en devenaient blanches. Venycia tourna la tête pour la regarder une seconde.

« Et bien ? Que se passe-t-il ? »


Il fallait bien avouer qu'elle était à la fois perplexe et légèrement irritée de cette interruption, non pas parce qu'elle coupait son activité, pas vraiment, mais car Cordélia montrait une nouvelle faiblesse. L'enfant baissa la tête, et Veny soupira avant de se lever.

« Je crois qu'elle a peur. Elle commence seulement à voyager en vaisseau. Je ne comprends pas comment elle peut être tétanisée comme ça en ayant toujours vécu à Vuulte, mais enfin... »

D'un geste doux, Venycia dégagea les cheveux du visage de Cordélia. Elle avait toujours été tactile, mais elle se surprenait à présent à avoir des gestes plutôt maternels pour cette petite. Comme quoi, tout arrive.

« Il va bien falloir que tu passes au dessus de ça, tu sais. »

La jeune dame adressa un sourire à son hôte, un peu embêtée.

« Mes excuses pour le dérangement. »

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Posté dans Re: Les pieds dans l'eau [Venycia Howk]   -

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