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Une encombrante cargaison

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Une encombrante cargaison   - Lun 17 Fév 2014 - 16:50

Sant Poseinos – Début d'après midi


Le bruit des sabots claquait sèchement à mesure que j'entrais dans la cité-capitale de Maatros. L'herbe grasse des plaines avait laissé place aux pavés de la ville. Tout n'était que paillettes et faux semblants, même la lumière d'un début d'après midi semblait artificielle.
Ici, Marchands et Bourgeois se complaisaient dans leur opulence, affichant leurs richesses comme d'autres leurs pustules. L'entrée de la ville était construite de sorte que l'étranger qui y pénètre s'y sente insignifiant. Fagoté comme un fermier d'un autre temps, le visage à demi caché par un stetston poussiéreux  j'attirai le regard des « bonnes-gens »  

Je pouvais sentir le malaise de Banshee, légers frémissement de ses flancs et souriais intérieurement à l'idée qu'il perçoive lui aussi le mien. * Ya pas à dire mon vieil ami, on trouve la Dame, on fait nos p'tites affaires et on se tire de ce panier de crabes avant la tombée de la nuit *

Déjà le confort tout relatif de Darla me manquait. L'odeur d'huile chaude mêlée aux fragrances de kérolium s'échappant des conduites des propulseurs avait ce petit quelque chose qui me faisait sentir chez moi. Un picotement se fit sentir à la base de la nuque – sensation désagréable qui déclencha chez moi un réflexe de chair de poule tout aussi désagréable. Alors que je chassai le mauvais œil en crachant une vieille chique aux pieds d'une bourgeoise qui attendait certainement qu'une fiente de pigeon vienne éclaircir son fond de teint blanchâtre, mon regard accrocha celui d'une patrouille de miliciens en service.

Sant Poseinos – San'Po – comme je me plaisais à la nommer m'était devenue totalement étrangère … Comment faire autrement lorsque l'on ressemblait à un vieil épouvantail à moineaux tout droit sorti des pâturages de Gernie ? Je fis ralentir Banshee pour les laisser passer. Toute provocation de ma part était inutile … ces merdeux auraient toujours raison de toute manière. Écartant les mains des mes deux revolvers , j'adressais à celui qui me semblait être le plus gradé, un signe de tête, gage de ma sympathie toute relative. Il n'était pas difficile de l'identifier. Il suffisait d'observer sa démarche. Droit comme un « I », la talonnette claquant à chacun de ses pas, on avait pour seule envie que de lui rendre service et de lui retirer le balai qu'il avait dans le cul.

J'attendis cependant que ce beau petit monde disparaisse à l'angle d'une ruelle avant de poser pieds à terre. Flattant l'encolure de mon Equin, je terminai de nouer ses rênes dans un anneau d'attelage lorsqu'un jeune garçon des rues s'aventura à engager la conversation.  
- Dit m'sieur, pour cinq galon d'bronze j'vous fais la visite.
Il semblait si jeune pour traîner comme ça dans la rue. J'en eu un pincement au coeur, sentiment rapidement remplacé par un ronchonnement familier lorsque le minot commença à caresser Banshee.
- Bas les pattes l'morveux. T'as pas une mère à aller emmerder ?
La journée précédente avait été merdique et j'espérais que celle ci me soit plus clémente …. mais visiblement quelqu'un là haut en avait décidé autrement. Excédé par l'insouciance du jeune garçon qui continuait à tripoter les naseaux de l'équin comme autant de trous encore inexplorés, je l'attrapai par une oreille et lui fis faire quelques pas sur le côté.
- On ne t'a jamais dit de ne pas mettre les doigts dans les premiers trous qu'tu croises ?
- Hey !!! Mais lâche moi vieux croûtons.
Le petit se débattait comme un beau diable, cherchant en vain à placer mon genou gauche sur la trajectoire de la pointe de son pied droit. - T'as pas l'droit de m'faire mal. J'suis un enfant et Miss Peabuddy elle dit toujours que les vieux ça doit pas faire mal aux enfants … Là il marquait un point … J'en étais réduit à corriger un sale gosse crasseux … Continuant à grincher, je relâchai le bambin qui me lança un oeil aussi noir que la plante des pieds de feu Willy Mc Cornik.

Soupirant, je fouillai dans ma poche pour en sortir une pièce d'argent. D'un geste du pouce, je l'envoyai tournoyer en direction du minot
- Tu sais quoi gamin, j'ai pas besoin que tu me fasses la visite. T'étais encore dans les couilles de ton père et ton père avant toi dans celles de son père que déjà j'arpentais ces pavés. Par contre, mon équin a besoin qu'on lui retire la merde des sabots ? Ça te dit de bosser pour le vieux Hosch ?
- Pour sûre m'sieur Heuchh
- Hosch
- Hein ?
- Hosch, pas heuch … Raaaa laisse tomber et va donc t'occuper de Banshee.
Le jeune garçon disparu quelques secondes, le temps pour lui de trouver une pierre pointue puis il commença à gratter le premier des six sabots de l'équin.

Je l'observais encore quelques instants avant de me recentrer sur la raison de ma venue ici. Il fallait que j'entre en contact avec la Dame … mais cela risquait d'être compliqué … étant donné que je venais d'enterrer mon seul contact avec elle au petit matin … après que ce dernier ait tenté de me doubler sur une livraison.
Réajustant mon gilet et corrigeant mon stetson pour qu'il tombe parfaitement sur mon visage, je m'engageai dans les ruelles commerçante  de San Po. Nous verrons bien ce que le destin nous réserve.
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