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Joyeuse apocalypse

Invité

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Posté dans Joyeuse apocalypse   - Mer 26 Fév 2014 - 14:21

Rappel du premier message :

Thélador balayait le hangar. Veine besogne quand on songeait qu'une journée plus tard le sable sous les bottes viendrait de nouveau coloniser l'endroit, et salir le sol qu'il prenait tant de mal à rendre présentable. Ce qui est fait aujourd'hui serait à refaire demain... Mieux valait ne pas trop y songer pour ne pas se décourager.

Il repoussa mollement un tas de poussière quand un bruit lui fit relever la tête. Un vaisseau approchait. Il dégagea la piste et reprit sa tâche plus loin. Mais lorsque les portes de l'engin s'ouvrirent, il comprit que le balais serait pourplus tard : un veilleur venait de sauter au sol et appelait à l'aide :

-Des blessés ! On a été pris dans une embuscade ! Beuglait-il. [color:85a1=#ff3300]Venait nous aider à transporter les blessées !

Il n'en fallut pas plus au Matroscien pour délaisser son ennuyeux balais et se porter volontaire pour le transport des blessés. Il grimpa dans l'engin et suivi les instructions. La première chose qui le frappa fut l'odeur écœurante de sang. Il remercia intérieurement Ianryl de lui avoir fait assister à des mises bas de Draoma, l’exercice l'avait accoutumé à l'odeur ferreuse de l'hémoglobine et lui permis de ne pas rendre son déjeuner.

Il se fraya un chemin entre les corps étendus, et remarqua un homme à moitié sonné, dont le tibia était brisé dans une fracture ouverte d'une rare netteté. Le blanc de l'os ressortait clairement sur le pourpre du muscle dénudé...

-Aide moi à le soulever. Lui commanda l'un des veilleur encore valide, et le Matroscien s'arracha à la contemplation sinistre de la blessure pour s'exécuter. Ils glissèrent chacun un bras du blessé sur leur épaule et le soulevèrent d'un mouvement accordé. L'homme n’eut qu'un léger gémissement...

*Pas très bon signe...* Songea Thélador.

Toutse les civières avaient été réquisitionnés,et ils durent porter à deux le blessé jusqu'à l'infirmerie.

-La dame de Sang a-t-elle été prévenue ? Demanda alors l'autre veilleur en aidant Thélador à mettre le blessé sur un lit.
-On a besoin d'elle ici ! Comment-t-il avec impatience, et aussi une once d'angoisse compris Thélador en captant son regard...

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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 14:38

Son regard. C'est dans son regard que Thélador comprit qu'il allait se passer quelque chose, mais quoi ? Il n'aurait pas pu s'en douter. Il avait vu de nombreux soldats réagir à des provocations... Mais rien susceptible de le préparer à ça.

En à peine une fraction de minute, Erhenyce était sur le fautif. Tout dans son attitude n'était qu'austérité et froideur. Thélador aurait dû réagir. Dès le premier instant, il aurait dû l'en empêcher. Mais il était figé, paralysé ... La violence avec laquelle elle venait de s'en prendre à l'homme, ce manque de compassion, éveillait en lui un souvenir qu'il avait refoulé...

 "Je..je..je m'excuse... je suis désolé...pardon..."

Les pleurs de l'homme. Ce fut l'élément déclencheur. Et voilà qu'en une seconde il était debout, toujours barbouillé de sauce il aboya :
-Lâchez le !

Mais il ne lui laissa pas le temps d’obéir, il l'avait saisi à pleine pour rejeter en arrière sans douceur. Il ne s’inquiéta pas une seconde de savoir si où elle avait atterri, il n'avait que d'yeux que pour l'autre veilleur au visage ensanglanté. Vu l'axe de son nez il était surement brisé...

*Par Vama ...*

Il retira le couteau et la fourchette. L'autre n'était plus en état de résisté, ou de refuser l'aide, bien heureusement. Il était trop salement amoché...
Autour d'eux, d'autres personnes venaient de lever. Il y avait de l'action. Thélador 'y prêta pas attention. Il glissa le bras de l'homme sur son épaule et le redressa.

-C'est bon mec, je te tiens... Je t’emmène à l'infirmerie.
Lui glissa-t-il pour le rassurer.

-Cette fille ... Elle est folle... Souffla l'autre., la respiration encore saccadée.

Thélador serra les mâchoires. Il fit pivoter son regard vers Erhenyce, et souffla avec froideur :

-Oui... Elle l'est.

Et il se détourna, soutenant le blessé pour l’emmener à l'infirmerie, et laissa l'Albinos là, alors que l'ensemble de la cafétéria s'était lever pour voir ce qui venait de se passer.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 14:55

Il l'avait chercher et mérité. Largement...
Cet homme était le reflet ce ce qu'Erhenyce détestait le plus chez l'être humain. Toujours à vouloir rabaisser les autres qui a les humilier de la pire façon qui soit. Elle aussi avait souvent eu ce genre d'attaque comme venait de subir Thélador, elle aussi était rester passive bien longtemps... Jusqu'au jour où la rancœur avait fini par prendre le dessus. Dès ce jour là, Erhenyce c'était simplement dit:"plus jamais."

Quand la craigne, qu'on parle d'elle dans son dos pour sa différence, c'était encore gérable, mais se comporter comme une victime, certainement pas. Pourquoi Théaldor n'avait pas bouger ? C'était facile de rester assit là à ne pas se défendre et ensuite... La repousser. Le geste du soldat arracha une expression de surprise à l'albinos qui chuta, s'écrasant à demi sur la table voisine. Erhyn se redressa, repoussant les quelques mèches de cheveux qui tombaient devant son visage et murmura:

"Mais... Thélador..."

Elle le supplia du regard alors que le soldat emmenait la victime du médecin loin d'elle. Un silence pesant tomba sur le réfectoire et Erhyn observa ses confrères avant de reculer. Il valait mieux sortir d'ici... Sans attendre elle tourna les talons et marcha à vive allure hors de la salle, rattrapant Thélador.

"Au cas où tu l'aurais oublier c’est moi qui tient l'infirmerie..."

Erhenyce soupira longuement et marcha jusqu'à l'infirmerie, ouvrant la porte et prépara un lit. Si ça ne tenait qu'à elle, la belle aurait laisser ce crétin à chialer dans le réfectoire, mais Thélador se montrait plus sensible... plus humain. Mais voilà, Erhyn était encore rongé par la colère, dégouté par le geste du soldat vis à vis de Matroscien.

"Installe je, je m'en occupe."

Lâcha t-elle froidement en préparant désinfection et kit de suture. Elle hésita un instant et finalement saisit l'anesthésiant... Là elle encore, elle ne le fit que parce que Théalador était furieux contre elle sinon l'autre pécore aurait eu le droit à des suture sans anesthésiant, histoire de bien lui faire comprendre qu'il y avait des limites à ce que Erhyn pouvait supporter. En tout cas à présent, le message était clair... Pour tout le monde.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 15:28

Le matroscien refusait de croiser le regard de l'Albinos. Mais elle avait raison. L'infirmerie c'était son domaine... Il ne pouvait pas la congédier. Sans oublier un détail qui avait son importance : il n'avait pas le grade pour la remettre à sa place.

Il installa le blessé, et se tourna vers la jeune femme. Elle aussi refusait de croiser son regard, elle lui en voulait. Quand au dernier veilleur présent dans la pièce, ce qu'il pensait n'avait pas d'importance.

Le matroscien eu un moment d'hésitation. Laisser le fautif aux mains d'Erhenyce, il venait de voir ce que ça pouvait donner.
Il l'appuya du regard, cherchant à lui faire comprendre qui la tenait à l'oeil... Mais elle s'affairer sans faire attention à lui. Il se souvient alors de la sauce ... Il y avait un bac d'eau, et il s'en servit pour se rincer le visage et les cheveux.
Pour le reste, il refusait de réfléchir. Cet incident pouvait lui coûter très chère... Il eut les jambes qui flageolaient. Il s’essaya et continua à regarder le veilleur en train de faire soigner, qui n'était pas très à l'aise, sans vraiment le voir.

Il pensait à la jeune femme. A ce qu'elle avait fait. A ce que ça lui avait évoqué...

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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 15:39

L'ambiance était tendu. Il n'était nécessaire de discuter, de mettre les choses au point. Pendant que Thélador était occupé à se nettoyer, le médecin avait injecter un anesthésiant au soldat, l'endormant complètement. certes ce n'était pas nécessaire mais ce serait plus simple pour travailler mais aussi... pour pouvoir discuter avec Thélador. Dans un craquement sec, Erhenyce remit le nez du soldat en place avant de venir nettoyer le sang sur son visage. Il garderait un bel hématome pendant un moment mais au moins, rien de grave.

"Alors... ?"

Glissant une chaise sous ses fesses, Erhenyce saisit l'aiguille, le fil et les ciseaux et les posa sur le lit doucement puis sans attendre, elle nettoya la main du soldat, la désinfectant puis commença sa suture tranquillement.

"Tu ne t'attendais pas à ce que je réagisse si violemment hein...? As-tu au réfléchis à la raison qui m'avait pousser à faire ce que j'ai fait ?"

Elle releva le visage, dardant son regard sur Thélador et ajouta:

"Toi et moi... On est pas des animaux... on a pas à être traité comme nous le sommes... Et il est hors de question pour moi de rester sans rien faire Thélador. Si eux se permettent ce genre de comportement, pourquoi est-ce moi je ne me permettrais pas de leur donner une bonne leçon hein ? si toi tu veux rester une victime toute ta vie, ce n'est pas mon cas."

Elle baissa les yeux, reprenant sa suture et murmura:

"On se connait depuis à peine quelques heures... Mais... j'ai eu l'espoir d'avoir enfin un ami... ça m'a mit hors de moi... quand j'ai vu ce qu'il t'as fait. Je ne mentirais pas en disant que j'ai perdu la maitrise de moi même... c'est vrai, j'ai... J'étais furieuse et... j'ai agis sans réfléchir, par instant. Je ne suis pas folle Thélador... Mais j'ai trop souffert pour passer ma vie à me faire marcher dessus..."
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 16:09

Un silence.
Il attrapa une serviette et se frotta les cheveux.

-J'ai pas besoin qu'on me défende. Trancha-t-il.
-Ce veilleur, c'est un crétin, c'est vrai. Raison de plus pour ne pas lui accorder mon attention. Il s’imagine surement qu'il est drôle, et efficace. C'est faux. Son geste ne m'a rien fait, parce que j'ai connu bien pire comme humiliation.
Un nouveau silence... Il s’abîma dans ses souvenirs avant de relever les yeux.

-Ça des mois que je reste dans les rangs. Des mois que j'essaye de prouver ma valeur. Des mois que j'encaisse leur provocations ... Et vous ... Vous foutez tout en l'air ! Pourquoi ? Par orgueil ! La vérité c'est que vous assumez pas. Leurs mots, et leurs actions, elles vous touchent parce vous prétendez que vous avez pas à vous cacher, mais que vous rêvez toujours de reconnaissance ! Quand ils vous regardent ils voient un monstre. Moi je voyais une belle femme qui avait tout à m'apporter. Je me trompais... Vous avez montré votre vrai visage. Vous auriez pu le remettre à sa place de multiples façons : mais vous avez choisi de le mutiler et de l'humilier... Vous leur avez prouvé qu'ils avaient des raisons de se méfier, et moi, vous m'avez déçu. Je pensez aussi avoir trouvé une amie et ...

Il secoua la tête, et se passa une main dans les cheveux.
- Les témoignages seront contre nous. Ils vont tout nous mettre sur le dos. Vous risquez au pire une mise à pied... mais moi...
C'était peut être sa carrière qui était en jeu... Mais il ne voulait pas y penser.
- Tout ça pour rien ...

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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 4 Mar 2014 - 16:25

Il se trompait. Il se trompait... Il ignorait... à quel point leur petit jeu humiliant pouvait aller loin. Beaucoup trop loin. Erhenyce ferma les yeux, tentant de calmer sa respiration et murmura:

"C'est faux... Si c'était si simple que cela Thélador..."

Le médecin ouvrit les yeux et le fixa tristement avant de poser ses outils de travail et secoua la tête.

"Tu serais à ma place... Crois-moi... Tu aurais agis pareil. Tu veux savoir pourquoi ? Alors je vais te montrer pourquoi je suis si dur avec les abrutis dans son genre."

Le visage de la jeune femme se ferma à nouveau et elle se leva, contournant le lit.

"Il y quelques années, j'étais exactement comme toi... Je me laissais faire, j'ai tenter de prouver ma valeur à mainte reprise. j'étais... Un vaillant soldat, j'aurais même été promu si je l'avais voulu... Et puis un jour... On nous envois contre les forbans... Trop de soleil... Je n'y voyais presque rien. Mon combat a été... extrêmement difficile... A dire vrai, peut être un peu trop. Sauf que... quand j'ai eu le plus besoin d'aide, nos... confrères, n'ont rien trouver de mieux que de rester en retrait."

Erhenyce plongea son regard dans celui de Thélador, retirant la tunique poutre avant de la jeter au sol.

"J'ai appelé pour qu'ils viennent m'aider... Ils ont regardé. Le forban m'a rit au nez tellement j'ai eu l'air... ridicule. Il faisait facilement trois tête de plus que moi et bien 20 kilos de plus aussi... Un redoutable adversaire. Et il a fallu que je sois éblouie... par le soleil... j'étais tellement épuisé... je n'ai pu éviter le coup."

D'un geste sec, le médecin ouvrit la tenue noire, retirant le haut et resta seins nus face à Thélador. Cependant ce n'était pas sa poitrine qui fallait observer mais l'immense balafre qui sortait de son pantalon, remontant sur sa hanche et finissait dans son dos jusqu'à la colonne vertébrale. Une sacré entaille qui avait laisser une cicatrice longue de plusieurs dizaines de centimètre.

"Ce jour là j'ai manqué de mourir Thélador... parce que ces enfoirés m'ont en plus laissé pour morte... C'est finalement un membre de l'équipe médicale qui m'a trouvé et ramené... Et tu sais c'est quoi le plus drôle ? Il n'y a eu aucune sanction. Ils ont certifié ne pas avoir été en mesure de m'aider... Et on les a cru."


Elle s'approcha de lui, soutenant son regard et murmura froidement, les larmes aux yeux.

"C'est un jeu mortel auquel tu joues Thélador. Tu n'est PAS une victime... Fais leur comprendre, tape du poing s'il le faut et brise même des os si nécessaire... Mais ne fait pas la même erreur que moi... tu pourrais y laisser bien plus que ton honneur."

Erhenyce baissa les yeux et pivota sur elle même, ramassant ses vêtements qu'elle enfila rapidement et lâcha.

"J'irais moi même voir les supérieurs et je leur expliquerais. Après tout toi tu n'as rien fait... Je prendrais mes responsabilités face à cette histoire."
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mer 5 Mar 2014 - 13:43

"C'est faux".
Il haussa les sourcils à cette affirmation. Voilà qu'elle prétendait le faire changer d'avis ... Il aurait pu lui dire que la chose était inutile. Mais déjà elle s’élançait dans son raisonnement. Elle posa les fondations et présenta les arguments. Il y avait de la tristesse dans sa voix et dans ses yeux, mais le matroscien s’interdit d'en ressentir de l'émoi. Il braqua son regard dans le sien et ferma son coeur.

Elle retira sa tunique. Il fronça les sourcils.
Elle retira son haut. Il cessa de respirer.

La jeune femme, elle, imperturbable continuait ses explications, d'un ton de plus en plus mordant. La voilà à demi nue, la voix glaciale, et les yeux furieux qui défient Thélador. Il y avait chez elle à ce moment comme un petit quelque chose de ces statues d'albâtres, qui du haut de leur immobilité vous toise, mais dont vous ne pouvez pourtant pas détacher le regard.
En parlant de regard, celui de Thélador peinait à se fixer. Le plus raisonnable aurait été de le laisser braqué sur les prunelles lactescentes de la Veilleuse, mais il ne pu s'empêcher de le laisser dévier vers ce qu'elle voulait lui montrer, la cicatrice, en glissant audacieusement sur la rondeur désirable de sa poitrine.

En effet ce n'est pas beau à voir, enfin La cicatrice, ne l'était pas. Le reste était tout à fait agréable, mais c'était là un autre débat.

Enfin, elle se rhabilla, et Thélador respira de nouveau. Il trouva quand même qu'il faisait chaud d'un coup. Il se racla la gorge.

-Je suis désolé pour ce qu'ils vous ont fait. Ajouta-t-il sincèrement.

-Mais ça ne changera rien de mon attitude à leur égard. Je n'ai pas attendu d'appartenir aux veilleurs pour savoir ce qu'on ressent lorsqu'on se fait poignarder dans le dos.Ajouta-t-il. Il aurait pu lui parler de son oncle et de son père... Mais il ne le fit pas. Il ne se mettrait pas à nu si facilement qu'elle.

-Mon maitre m'a enseigné qu'il fallait savoir se relever et s'endurcir. Et j'ai décidé de suivre son enseignement. Je n'ignore pas que jamais je n'atteindrais de haut grade, et qu'il est fort probable qu'ils se servent de moi en chair à canon... Mais ça n'a pas d'importance. Je m'abaisserai pas à agir comme eux. Du reste...On ne rentre pas chez les veilleurs pour vivre longtemps.
Clôtura-t-il, la voix ferme.


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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mer 5 Mar 2014 - 14:21

Malgré sa tirades, son regard n'avait pas échappé à Erhyn.
Dos tourné au veilleur, la belle déglutit, ajustant son haut sombre puis enfila sa tunique rouge par dessus. C'était déroutant, incroyablement déstabilisant de voir un homme vous fixer ainsi... Et Ô combien agréable, surtout pour quelqu'un qui n'avait jamais attisé le désir chez qui que ce soit. Erhenyce se demandait ce qu'elle était censé faire dans ce genre de situation. Les femmes devait agir comment en voyant un homme la fixer comme cela ? l'ignorer ? Mais... elle avait aimé cela... Devait-elle jouer la carte de l'innocence malgré tout ?

Le coeur serré, le médecin tourna doucement sur elle même pour fixer Thélador, écoutant ses paroles. Elle comprenait parfaitement son point de vue et le respectait... Elle avait juste peur. La peur de perdre la seule personne en dehors de sa mère qui semblait lui donner de l'importance.

"Promet moi... de faire attention... Promet le moi Thélador..."

Murmura Erhyn tristement. Elle, elle avait choisis sa façon d'agir et en assumait pleinement les conséquence et bien que cela n'était pas pour plaire à certaine, ça restait efficace. Elle n'avait jamais eu autant la paix que depuis qu'elle c'était imposer avec force face au reste des veilleurs. Mais pour l'heure, la jeune femme était en proie à d'autre émotions, elle se sentait à la fois euphorique et... terriblement triste. Triste à l'idée que tout cela ne soit que dans sa tête, le fantasme d'une pauvre fille qui n'avait jamais eu le bonheur de pouvoir gouter à l'étreinte d'un homme et plus encore... Cependant, Erhenyce était comme toute les femmes, il lui arrivait parfois... d'imaginer, de se perdre dans des rêveries pleines de caresses et de sensualité.

"J'ai... J'ai vu... ta façon de me regarder Thélador..."

C'était sans doute risqué de mettre le sujet sur le tapis. Mais elle avait besoin d'en avoir le coeur, besoin de savoir que tout cela, elle ne l'avait pas imaginer, besoin de savoir qu'elle pouvait réellement plaire. Malgré cela, l'idée d'être encore rejeter lui noué l'estomac. Elle s'approcha doucement, ses prunelles bleu cerclé de léger halo rougeâtre se posant sur le faciès de son nouvel ami. Elle ne dis plus un mot alors que ses doigts saisirent doucement un pan de la tunique pourpre de Thélador, caressant le tissus timidement. Hésitante, la jeune femme releva le visage, approchant les lèvres de celle du Matroscien alors que son coeur battait si fort dans sa poitrine qu'elle cru qu'il allait s'en échapper.

Baboom... baboom-baboom...baboom... Baboom-baboom...

Fermant les yeux, Erhenyce posa chastement ses lèvres sur celle du soldat, goutant ainsi son premier baiser alors que les battements assourdissant de son coeur l'empêchait de réfléchir.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mer 5 Mar 2014 - 14:52

Faire attention. C'était ce que Lalah lui avait faire promettre aussi ... Mais il n'avait la prétention d'échapper à la mort quand elle viendrait la chercher. Peut être même irait-il jusqu'à l’accueillir, comme une vieille amie qu'on avait attendu depuis longtemps...

Il garda le silence, ne formulant aucune promesse. Une partie de lui persistait à se méfier. Après tout il ne connaissait cette femme que depuis quelque heures à peine ... Il ne voulait pas se lier par un quelconque contrat. Déformation de marchand : la voix était comme une main qui signe en bas d'un contrat, quelque chose qui pouvait vous enchainer à jamais.

Il s'efforçait de garder dans son attitude cette distance qui devait le protéger, mais ...
"J'ai... J'ai vu... ta façon de me regarder Thélador..."


Il mima l'incompréhension. Elle n'oserait pas de toute façon ... Aller plus loin, elle ne le ferait pas.... Du moins c'est ce qu'il avait cru. Avec un instant d’appréhension il la vit s'approcher. Il avait comme l'impression d'avoir déjà vécu cette scène. Mais l'effet n'est pas le même. Il n'y avait pas dans le regard de la jeune femme, la malice de Nora, mais simplement un gouffre d'affection. Elle voulait passionnément avoir éveillé quelque chose en Thélador. Si timide et si entreprenante, comme si elle hésitant en sachant pertinemment ce dont elle voulait.
Le matroscien était paralysé. Il ignorait ce qu'il devait faire... La repousser ? N'allait-elle pas explosé comme à la cafétéria. Trop tard. Ses lèvres se posèrent sur celles de Thélador... Il ne la repoussa pas mais refusa de s'abandonner.
Il laissa à la jeune femme le loisir de vivre son premier baiser. Il ne brisa pas son étreinte, sachant trop bien ho combien cela pouvait être douloureux.

Il attendit qu'elle brise le contact et qu'elle s'écarte.Lorsqu'il croisa son regard, il affichait une mine désolé. Il ne pouvait l'encourager dans cette voie... Il avait volontiers donner son corps à Nora, sachant que cela n'irait pas plus loin que le simple jeu. Mais Erhenyce, elle, était en manque de quelque chose qu'il ne pouvait pas lui donner, car de fait...

-Erhenyce ... Je suis désolé, mais mon coeur appartient à une autre...


Lalah l'avait pourtant repousser... Mais il n'était pas près. Pas près à l’accepter complétement et à tourner vraiment la page...
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mer 5 Mar 2014 - 15:02

Il ne répondit pas, elle le sentit immédiatement.
Ouvrant les yeux, Erhenyce recula le visage, le regard fuyant puis elle fit un pas en arrière alors que Thélador exprima être déjà épris de quelqu'un. E moins de temps qu'il n'en faut, Erhyn fit taire son coeur et retrouva à la fois sa froideur et son sérieux. La jeune femme déglutit et lâcha simplement, avec une désinvolture quasi effrayante.

"Aucun soucis, je voulais juste..."

Elle eu une vague grimace et s'écarta, se tournant vers son patient encore endormit sur le lit d'infirmerie.

"Oublie, fait comme si je n'avais rien fait... s'il te plait."

Oui c'était humiliant... Mais ce genre d'émotion faisait partit de son quotidien depuis toujours et Erhyn avait développer cette faculté incroyable de mettre son coeur sous scellé. Elle savait s'adapter et on ne pouvait pas dire qu'elle éprouvait un quelconque sentiment d'amour pour Thélador, du désir oui absolument mais il aurait été parfaitement ridicule de parler d'amour envers un homme dont elle ne savait absolument rien.

"Navré d'avoir fait ça, franchement c'était idiot de ma part Thélador... Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise."

Lâcha simplement Erhenyce avant de reprendre place sur sont tabouret pour reprendre sa suture. Oui, cela faisait mal tout de même, son premier baiser... complètement raté, mais Erhyn ne pouvait s'en prendre qu'à elle même, elle avait agit sans réfléchir, que cela lui serve de leçon.

"Bon, et ne t'inquiète pas pour cette histoire avec ce monsieur... d'accord ? Je te l'aie dit, j'en parlerais à nos supérieur, il est hors de question que tu sois sanctionner alors que tu n'as absolument rien fait."
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Ven 7 Mar 2014 - 14:24

Il l'avait blessé. Évidemment. C'était inévitable. Pourtant il se sentit effroyablement coupable. Responsable. Il avait forcement fait quelque chose qui avait induit la jeune femme en erreur...

"Oublie"

Ho oui, il ne demandait que ça ! Oublier ce moment solitude autant pour lui que pour elle. Il était bien trop soulagé qu'elle lui donne cet ordre, et aussi qu'elle ne lui plante pas un scalpel entre les deux yeux pour son refus ...

Mais surtout une partie de lui continuait quand même à se demander "pourquoi lui ?" . C'était fou, il n'avait pas éveillé un seul regard de femme avant, et maintenant qu'il était chez les veilleurs, il pouvait comptabiliser son deuxième baiser ! Lui le matroscien : l'intrus.
Vraisemblablement le sentiment de solitude était un ciment plus tenace que ce qu'il ne l'avait songé. Car c'était bien ça qui les rapproché : le fait d'être d'une façon ou d'une autre "seul".

"Bon, et ne t'inquiète pas pour cette histoire avec ce monsieur"
Ciel, il l'avait presque oublié l'autre endormi !
Il hocha la tête, les lèvres closes comme si il craignait qu'elle ne lui dérobe une nouvelle fois sans son accord. Il s'apprêtait à signaler qu'il allait partir, mais à ce moment il entendit quelqu'un dans le couloir ; une démarche pour laquelle il ne pouvait se méprendre !
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Veilleur Pourpre

On m'appelle Enaîa Lysean Vara'Da


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MON AGE : 28 Ans
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http://www.ile-joyaux.com/t750-croire-en-quelque-chose-et-ne-pas-le-vivre-c-est-malhonnete#17230 http://www.ile-joyaux.com/t726-enaia-lysean-vara-da-terminee#16682
Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Sam 8 Mar 2014 - 8:33

D'aussi loin que le désert pouvait le permettre, les vibrations de plus en plus proches du speeder qui s'approchait résonnaient dans le hangar du QG. D'une manœuvre habile, il se posa délicatement sur le sol et regagna sa place, tandis que deux autres engins l'imitèrent à sa suite. Le cockpit du premier s'ouvrit, et dans un bond, Enaïa sauta à terre en soufflant. Adressant un sourire au pilote, elle attendit que les soldats des deux autres speeders les rejoignent avant de les féliciter pour leur travail et leur efficacité. La mission avait été un franc succès, et un bastion forban venait de disparaître des environs. Les saluant, elle les mit au repos et leur donna l'autorisation de regagner leurs quartiers.

Une fois seule, Enaïa ordonna aux techniciens de vérifier les trois engins qui venaient d'atterrir et quitta à son tour le hangar, escortée par ses deux soldats de garde. Elle avait mis du temps à s'habituer à ce qu'on la suive en permanence dans ses déplacements au QG, mais le Général lui avait expliqué qu'avec les temps que l'on endurait, mieux valait couvrir ses arrières, même ici. Alors, suivie comme son ombre par les deux hommes, elle grimpa aux étages supérieurs afin de retrouver son bureau.

A travers la large vitre, le soleil brûlant commençait tout juste à perdre de son intensité, à mesure que la journée déclinait. Et si la jeune femme eut pu penser que cela signifiait le calme et le repos pour elle, elle se trompait allégrement. Elle n'avait même pas eu le temps de laver le sang qu'elle avait fait couler, ou ni-même le sien qui s'échappait de quelques égratignures. Sa tunique parlait pour elle ; déchirée à quelques endroits, portant tâches de sang et de poussière, tandis que la longue natte qui courrait dans son dos n'était plus aussi nette et propre qu'en début de journée et où de longues mèches ébènes s'échappaient en désordre. Pourtant, la réussite de la mission faisait porter à Enaïa un sourire satisfait qui était à l'opposé de ce que sa tenue pouvait laisser penser. Et c'est dans ce joyeux mélange qu'elle accueillit le soldat qui venait d'entrer, pour lui livrer un message. Une bagarre avait éclaté à la cafétéria, et un homme avait été blessé. Dans un soupir désespéré, la jeune femme leva les yeux au ciel et murmura :

« Comme si nous ne manquions pas assez d'ennemis dehors, qu'il faut en plus qu'ils se battent entre eux. »

Et sur ces mots, elle quitta son bureau et se dirigea vers l'infirmerie où on lui avait indiqué que le blessé se trouvait en compagnie de son bourreau. Sur le chemin, le soldat lui exposa les faits et elle faillit se mettre à rire quand on lui annonça que c'était justement l'infirmière qui avait été à l'origine des coups. Elle rit beaucoup moins quand on ajouta que son élève, Thélador, était aussi présent.

Devant elle, à l'autre bout du couloir, les portes de l'infirmerie étaient maintenant visibles, et Enaïa, dont le sourire avait disparu quand elle avait appris que Thélador était mêlé à ce genre d'histoire, avançait rapidement, d'un pas déterminé et franc, semant presque les deux escortes qui durent accélérer le pas pour passer devant elle et lui ouvrir la porte. Juste à temps pour entendre les paroles de celle que l'on surnommait la Dame de Sang.

« Que devriez-vous apprendre à vos supérieurs soldat Khar'Ayn ? »

L'atmosphère se tendit aussi rapidement que le fil d'une arbalète tandis qu'Enaïa posait un regard dur et n'admettant pas de fausses excuses sur l'infirmière, avant de se tourner vers Thélador pour l'octroyer du même regard.

« J'espère que vous avez de bonnes raisons de justifier le carnage que je peux voir d'ici. » Elle désigna d'un signe de tête le soldat endormi dont le nez encore sanguinolant ne présageait rien de bon pour l'esthétique de son visage. « Vous devriez infliger ça à vos ennemis qui se trouvent au-dehors plutôt que de vous défouler sur nos hommes. »

Sa voix habituellement douce et chaleureuse s'était muée en une mélodie froide et teintée de déception, tandis que son regard cerclé de noir sous la colère couvrait les deux fautifs.

HRP : J'espère que mon intervention vous convient. ^^



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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Dim 9 Mar 2014 - 9:08

Comme si la situation n'était pas déjà assez dérangeante comme cela, il fallu en plus qu'un des supérieurs entre dans l'infirmerie. décidément, les nouvelles vont vite... un peu trop vite même. Manque de chance, ce fut Enaïa, bras droit du générale qui entra dans la pièce lumineuse... Erhyn avait comme la vilaine impression que ça allait chauffer pour son matricule. Sans même lever le nez de son travail, le médecin continua ses suture sans montrer une once d'inquiétude ou de remords face aux accusation d'Enaïa... Et Thélador qui restait silencieux... pour le coup, Erhyn lui aurait volontiers balancer un scalpel dans l'oeil histoire de le faire réagir.

"Bonjour à vous aussi Officier Vara'Da."

Lâcha simplement Erhyn d'un ton monotone tout en glissant habilement l'aiguille crochu dans la main de son patient puis la tiré à l'aide de la pince porte-aiguille et ajouta de nouveau.

"Un carnage ? C'est peut être un peu fort pour une correction donné à un confrère, non ? mais oui, j'ai effectivement une bonne raison de l'avoir fait... "


Elle désigna Thélador d'un mouvement de tête puis releva le visage. Ses yeux bleu terne virèrent au rouge rapidement alors que la lampe darder sur son patient éclairait son visage avec force.

"Votre... élève ici présent mangeait en ma compagnie quand... ce confrère à volontairement... fait tomber son assiette sur sa tête. Mais je suppose que vu votre grade et votre expérience, si je puis me permettre, vous tiens au courant du comportement déplacé des soldats envers... les... gens différents."

Erhyn coupa le fil de suture et commença à bander la main du soldat avant de lâcher de façon nonchalante.

"Quant à mes ennemis... je leur ferais volontiers passer un sale quart d'heure si je n'était pas occupé à sauver des vies, en l’occurrence, les vôtres."

La dame de sang posa son regard glaciale sur son officier supérieur et se leva doucement. IL n'était pas vraiment conseiller de lui chercher des poux mais Erhenyce estimait que certaine chose devaient parfois être dites. Enaïa avait sans doute oublier qu'elle s'adressait certes à un simple soldat, mais un soldat qui ne cessait de leur sauver les miches chaque fois que les forbans leur tomber dessus. Il était donc nécessaire de le lui rappeler.

"Donc, pour terminer avec cette histoire... J'ai donc agit en faveur d'un soldat démunit sous une assiette de pâtes à la sauce tomate et remit à sa place le trouble faite qui s'amusait à humilier un confrère d'armes. Donc avec tout le respect que je vous doit officier... je me permet de vous conseiller de revoir le comportement de vos... soldats et leur conseiller à eux de garder leur venin pour l'ennemi, chose qui serait plus judicieuse et intelligente. Maintenant si vous avez terminé, peut être pourrais-je m'occuper de vos blessures ?"

Elle contourna le lit du soldat et en désigna un second , vide pour que Enaïa s'y installe.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Dim 9 Mar 2014 - 13:37

Lorsqu'Enaïa entrea, jamais Thélador ne s'était senti aussi coupable d'avoir autant déçu quelqu'un. Et pourtant paradoxalement, il n'avait rien fait qui puise faire de lui un coupable.

Il ne pu néanmoins de retenir de baisser les yeux sous le ton accusateur de son maitre. N'ayant pas été invité à parler il laissa la parole à la spécialiste... Autant dire qu'il aurait préféré se couper un bras...
La spécialiste venait de prendre la parole d'un air dégagé alors qu'elle aurait dû arborer un air coupable. Pire, plus elle parlait, plus elle faisait preuve d'un audace qui frôlait de trop près l'irrespect. Thélador en pâlissait à vu d'oeil, si bien qu'à la moitié des explications qu'elle délivrait avec nonchalance, son teint rivalisé dangereusement avec celui de la coupable.  N'avait-on jamais enseigné la moindre trace de discipline chez cette Albinos ? Avait-elle seulement conscience de l'identité de la personne à laquelle elle s'adressait ?

Qu'elle plante un pauvre crétin, soit, il était contre mais il pouvait le comprendre. Mais qu'elle s'adresse avec autant de condescendances à son maitre, ça il ne le pouvait pas. Ses racines Marchandes et Cultivatrices lui hurlaient au scandale.Et il devait réunir toute discipline pour ne pas la remettre vite et bien à sa place. Il n'était pourtant au bout de ces (mauvaises) surprises ....
-un soldat démunit ?!Répéta-t-il estomaqué avec un air de "c'est de moi que tu parles là ?".
Sous l'effet de la colère contenue on pouvait voir les veines de son cou devenir saillantes. Si il n'avait pas était "le soldat en formation", il ne serait en rien privé pour répondre à l’humiliation avec une froideur capable d'enrhumer Erhenyce jusqu'à son prochain anniversaire. Mais il connaissait assez son maitre pour savoir que il elle s'était toujours montrée douce et compréhensive avec lui, elle pouvait être redoutable lorsqu'elle montrait les dents. De plus, elle souffrait d'une certaine fierté qu'il n'était pas bon de malmener. Il savait donc, bien que l'envie l'en démange, qu'il ne pouvait pas remettre l'albinos à sa place pour défendre l'honneur de son maitre, sans lui même y attenter. Pour la deuxième fois dans la même journée il fût réduit à la place de spectateur.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Dim 9 Mar 2014 - 15:54

Si le teint doré d'Enaïa n'était pas aussi prononcé, la lividité apparente dont se coloraient ses joues aurait fait concurrence au plus blanc des matrosciens à n'en pas douter. A vrai dire, même si elle savait que son autorité pouvait être remis en cause, elle n'aurait jamais pensé que la doctoresse le fasse aussi allégrement que si elle n'était qu'un banal soldat lui cherchant des noises. Et rapidement, elle sentit une vague d'agacement intense lui chatouiller les narines, tandis que ses oreilles sifflaient sous les mots d'Erhencye.

« Rien ne sert de sauver des vies si c'est pour vous amusez à mettre en péril celles de vos alliés. » Siffla-t-elle entre ses dents, le regard vibrant de colère.

D'un quelques pas, elle s'approcha de la jeune femme albinos, faisant signe à ses deux escortes de l'attendre à l'extérieur et de ferme les portes. Il y avait bien longtemps qu'elle ne s'était pas sentit aussi frustrée par le comportement d'un soldat, et elle pria Ryun de tout son cœur pour réussir à garder son sang-froid. Ne répondant pas à l'invitation de la Dame de Sang quant à aller s'installer pour faire soigner ses quelques égratignures ; elle avait tout le temps pour ça lorsqu'elle serait calme ; elle reprit d'une voix toujours ferme :

« Que vous jouiez les justicières m'importent peu. Par contre, la fierté de Thélador doit en prendre un sacré coup, et Ryun sait qu'on n'a pas besoin de ça en étant un soldat en formation. Il a su faire face à de nombreux dangers jusque là. En réagissant comme ça, vous l'avez recalé au rang de petit pion ne sachant pas se débrouiller seul. »

Elle posa sur son élève un regard qui se voulait tendre et que lui seul pouvait comprendre. Il y a peu qu'elle s'était remise de sa blessure à l'épaule, et c'était notamment grâce à lui qu'elle avait pu regagner le QG encore vivante. Radoucie, Enaïa darda à nouveau son regard doré sur le médecin et continua :

« C'est en réagissant comme des êtres différents que l'on accentue ses différences. En répondant de cette manière, vous ne faites que confirmer ce que pense les autres de vous. Thélador avait presque réussit à se débarrasser de cette marginalisation, vous l'y avez replongé. Tout comme moi j'ai du le faire en arrivant ici. Le monde est fait de différences, si vous ne pouvez vivre avec ça, alors vous n'avez pas votre place parmi nous. Et soyez sûre que vous ne serez pas la seule à entendre ce discours. »

Elle se fichait d'être trop sévère ou moralisatrice. Elle jugeait seulement nécessaire de faire comprendre à cette jeune femme pleine de talent et douée pour son poste qu'elle était un maillon de la chaîne au même niveau que tous les soldats du QG. Qu'elle soit albinos ou autre ne changerait rien. Enaïa ne comprenait que trop bien la réaction impulsive qu'elle avait eu à la cafétaria, combien de fois elle-même s'était-elle fait remonter les bretelles pour des réponses tout aussi agressives. Elle savait de quoi elle parlait. Alors elle voulait simplement exprimer ce savoir qu'elle jugeait utile de partager, pour éviter les erreurs qu'elle avait faite. Et surtout, que cela ne vienne pas ternir le dur travail qu'avait fourni Thélador jusqu'à présent pour être un soldat korrulien au même titre que tous.

Ainsi dit, elle traversa la pièce et s'installa sur le lit vide, s'asseyant sur le bord du matelas et ne quittant pas les deux fautifs du regard.



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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Dim 9 Mar 2014 - 16:17

Oh, Thélador n'était pas content... Pauvre chou. Et Enaïa non plus... évidemment.
Erhenyce attendit simplement près du lit que l'officier se décide alors qu'elle se défendait contre les dires du médecins. Alors que les deux compères voyaient rouge, l'albinos elle restait parfaitement calme, chose qui pouvait être déconcertant pour certains.

"Mettre en péril la vie de mes alliés...? Là encore, vous y allez un peu fort... je savais parfaitement ce que je faisais... mais quitte à aborder le sujet, vous pouvez peut être me dire pourquoi mes soit disant alliés mon laisser crever dans le désert y a quelques années au point que je finisse par me rabattre sur la médecine plutôt que le combat."

Erhenyce arqua un sourcil et tout an agitant le doigt lâcha:

"ah ouiiii, je me souviens, parce que ma plainte a été rejeté! mais oui bien sûr... c'est tellement beau la solidarité chez les veilleurs rouges."

Et voilà qu'Enaïa prenait la défense de Thélador en le couvant d'un regard tendre ce qui finalement, ne faisait qu'appuyer les dires de l'albinos. Erhyn observa le petit manège de l'officier et lâcha.

"Ah la fierté de Thélador ? vous me reprocher de l'avoir brisé ? Pourtant n'est-ce pas vous qui, avec un manque totale d'impartialité, venait de lui lancé un regard digne d'une mère attristé ? d'une, vous êtes incapable de tenir votre rôle de supérieur et en plus, vous écraser sa fierté encore plus que moi en le fixant comme s'il était un enfant qu'il fallait protéger. Thélador n'a pas été fichu de bouger quand cet homme s'en prit à lui. Entre nous, le soucis de Thélador ce n'est pas fierté...non, c'est son absence de dignité."

Il allait la haïr pour ces paroles. Erhenyce en avait parfaitement conscience mais cette femme la poussait à dire les choses tel qu'elles sont, aussi déplaisantes soient telles.

"J'ai donc une mauvaise nouvelle pour vous officier Vara'da... je peux soigner vos bobo, en revanche ce n'est dans mes compétences de soigner votre complexe d'Eudipe."

Saisissant l'officier par les épaules, elle la força à s'allonger avant de commencer à examiner son corps blessé. Rien de grave mais le tout fut rapidement nettoyer et désinfecté par Erhyn avec minutie. Quant à la connotation d'oedipe, Erhyn critiquait la le lien plus qu'évident que les deux soldat partageait, c'était une façon ironique de parler de Thélador comme d'un petit garçon vivant un lien malsain avec Enaïa dans le rôle d'une mère de substitution. Le médecin tapait fort cette fois et pas sur que cela soit accepter par ses deux compères.
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Lun 10 Mar 2014 - 15:34

Il fallut bien plus qu'un long soupir exaspéré pour qu'Enaïa se retienne de balancer ses quatre vérités à cette pauvre doctoresse qui se croyait la sagesse incarnée. Soupir qui se suffit pas, et les yeux fermés, tandis qu'Erhencye lui désinfectait ses égratignures, l'officier souffla :

« Il ne faut pas s'étonner qu'ils vous aient laissé crever seule si vous étiez déjà aussi désagréable avec les gens qui vous entourent. »

Réplique subjective au possible mais qu'importe, la bras droit en avait sa claque des soldats trop imbus d'eux-même pour accepter la moindre réplique. D'autant que les paroles de la Dame de Sang étaient de plus en plus blessantes. Rouvrant les yeux, dont elle fixa les deux billes dorées sur la jeune femme qui venait de la soigner, elle se redressa et se remit sur pieds. Sans un remerciement, qu'elle remettait à plus tard lorsque l'ambiance serait plus encline, elle fit quelques pas dans la pièce, remettant au clair les paroles que venaient de lui balancer à la figure la doctoresse. Complexe d'Eudipe ? Elle qui avait perdu sa mère, ses deux frères et été haït par son père parce qu'elle était née fille ? Quelle belle logique en effet...

« Vous pensez peut-être tout savoir, avoir la science infuse ou je ne sais quoi d'autre, mais faites attention à vos paroles. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, surtout lorsqu'il manque la plupart des données pour en attester la crédibilité. Vous n'appréciez pas tout ce que les gens pensent ou disent de vous, alors ne commettez pas les mêmes erreurs en spéculant sur des choses qui vous arrangent pour vous sortir d'un mauvais pas. » Elle s'interrompit un instant, son regard n'avait pas bougé d'un cil et fixait toujours intensément Erhencye. Calmement, elle reprit : « Tous les soldats ne sont pas les mêmes, alors cessez de prendre la mouche dès que l'un d'eux semblent se comporter différemment de ce que vous souhaiteriez. Et vous devriez apprendre un tant soit peu le respect si vous voulez que la réciproque soit appliquée, surtout envers vos supérieurs. »

Elle soupira doucement. Heureusement pour Erhencye, elle n'était que le Bras Droit, la jeune femme aurait eu pire à écoper comme sermon si le Général lui-même était venu se charger de l'affaire. Rien de grave en soit, mais gênant pour l'ambiance générale du QG. Aussi, presque lassée par le tempérament trop bornée de la Dame de Sang, Enaïa termina :

« Vous avez blessé un soldat, je suis ici pour vous rappeler que cela est interdit et sanctionné. Vous pensez que cela n'est pas grave ? Soit, c'est votre choix. Mais ayez un peu de logique et vous vous rendrez compte que si chacun de nous devait régler ses comptes de la même façon que vous, nous passerions plus de temps à nous soigner mutuellement qu'à protéger notre pays. Autant rester dans les rues pour se battre comme des animaux enragés dans ce cas. »

C'était sûrement peine perdue d'obtenir au moins des torts avoués de la doctoresse, et Enaïa le savait. La plupart des bons soldats étaient désagréables au possible, et c'est ce qui gâchait leur magnifique travail.

Se retournant, le Bras Droit des Veilleurs tourna les talons et se dirigea vers la porte de l'infirmerie, avant de sortir, elle souffla :

« Vous écoperez d'une semaine de mise à pied pour votre geste. Et une semaine de plus pour votre insolence envers vos supérieurs. Vous resterez sous mes ordres durant ce temps. En espérant que preniez notion du respect avec cette sanction, et je me ferai une joie de vous l'inculquer. Sinon c'est que vous n'avez rien à faire ici, et je me chargerai de le faire savoir au Général. »

Un dernier regard aux deux concernés, et elle poussa les portes de l'infirmerie, reprenant son chemin vers les étages supérieurs et son bureau. La soirée ne faisait que commencer.



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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 11 Mar 2014 - 13:51

De la colère, Thélador passa rapidement à la consternation. Vraiment, il ne comprenait pas l'attitude revêche de la soigneuse... Il lui aurait suffit de recevoir les remontrances sans faire de vagues pour que tout ce passe bien, et bien non. Elle envoyait voler ces critiques comme un lanceur de couteau jette ses lames. Sans comprendre pourquoi, il se prit lui aussi une réflexion. A vrai dire même l'autre endormi en avait pris pour son matricule...Les femmes étaient vraiment des être incompréhensibles ! Et Erhenyce plus qu'aucune autre. A un moment elle l'embrassait, et à un autre elle le poignardait.
Quoi que ... Peut être y avait-il de la logique. Peut être lui faisait-elle payer son refus par ces mots acerbes...

Comment le savoir ? Elle était aussi changeante que la course du soleil, et tout aussi infreinable d'ailleurs.

Il la regardait s'enfoncer. Avancer des théories erronées sur l'affection maternelle que son maitre lui portait et courir à la sanction ...

*Tu te trompes... C'est l'amitié entre deux personnes qui se doivent la vie que tu vois là Erhenyce ... Mais tu ne connais pas ça toi n'est-ce pas ? *

Songea-t-il sans pouvoir le dire à voix haute. L'affront était autant pour lui que pour son maitre, et en cela il devait laisser celle ci le gérer. Il s'inquiéta de voir dans son regard un éclat étrange. A quoi pensait-t-elle ? Prenait-elle pour vraie les paroles de la Spécialiste ? Et si ces mots changeaient l'attention qu'elle lui avait toujours accordé ?

Thélador se mit à douter. Enaïa lui pardonnerait-elle d'avoir fréquenté une telle anarchiste ? Elle ne lui demanda même pas sa version des faits, et il n'était pas vraiment sûr que ce soit bon signe. Elle lui accorda simplement un vague regard avant de quitter la pièce, et il se sentit aussi seul qu'un chien qu'on abandonne sur le bord d'une route parce qu'il a fait un bêtise.
La porte qui se referme. Un silence.

Thélador poussa un profond soupir, et se passa la main dans les cheveux. Il se sentait lasse... Il avait encore du mal à comprendre comment sa journée avait pu poursuivre une suite événement aussi chaotique. Et tout ça parce qu'il avait cru à une amitié basé sur la tolérance... La bonne blague !
Les gens différents peuvent aussi l'être entre eux. C'était là la leçon qu'il devait retenir ...

Il se tourna vers la jeune femme :

-J'avais vraiment imaginé qu'on pouvait être ami...
Lui confia-t-il.


-Mais il n'y semble-t-il pas d'age pour se tromper.
Conclu-t-il avec un étrange déception dans les yeux.

Il avait vraiment cru pouvoir l'aider, lui apporter de la tolérance, et de l'amitié. Ce matin, quand il lui avait confié le respect qu'il ressentait il avait étésincère...
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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   - Mar 11 Mar 2014 - 14:20

Oui elle avait été dure. Trop sans doute, mais Erhyn avait ses raisons.
La belle serra les dents, observant l'officier qui quittait la pièce, visiblement blessé par les mots du docteur... Erhenyce s'y attendait. Il faut dire aussi qu'elle même n'avait pas été ménagé, non pas par eux, mais bien par le reste des veilleurs. Et personne ne comprenait pourquoi elle agissait ainsi... Finalement, elle aurait peut être mieux fait de mourir dans ce foutu désert il y a quelques années.

Pourtant, quand Thélador se tourna vers elle pour lui faire face, la jeune femme sentit son coeur se pincer douloureusement. Elle n'en montra rien, gardant un air impassible et froid, comme à son habitude. L'albinos déglutit et se contenta de répondre avec un air hautain et glaciale.

"je l'avais imaginé aussi... Mais c'est évidement que ça ne pourra pas marcher."


Mensonge. Mensonge! Son petit coeur hurlait, à l'agonie de perdre une amie qui venait à peine de commencer. Quand Thélador lui tourna le dos pour sortir de la pièce, Erhyn se laissa tomber sur une tabouret, plaquant une main sur son front. A cet instant, le médecin semblait avoir prit trente ans d'âge et donnait l'impression de porter le poids du monde sr ses épaules. Plus que jamais, sa solitude était douloureuse, pire encore que la lame qui avait brisé son corps pour toujours. Ce genre de douleur ne s'effacerait pas si facilement et elle le savait. Portant ses doigts à ses lèvres tremblante, Erhyn se mit à mordiller ses ongles avant de brusquement, fondre en sanglot comme une enfant. 'était bien triste de la voir ainsi, si fragile alors qu'elle donnait sans cesse l'impression que rien ne pouvait l'atteindre. C'est ainsi que fini donc c'est journée chaotique, qui restera sans aucun doute à jamais graver dans le coeur de nos trois confrères.

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Posté dans Re: Joyeuse apocalypse   -

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