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Les héros des histoires ont la vie facile

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On m'appelle Elijah Sölk


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Posté dans Les héros des histoires ont la vie facile   - Jeu 6 Mar 2014 - 8:38

Perdu, il était perdu. C'était bien la première fois de sa vie qu'un tel constat venait l'accabler. Ce bateau qui n'en finissait jamais, leur chef qui s'évertuait à s'éclipser pour mieux revenir, la disparition de Nuha, les clans qui rôdaient... Et ce plan qui ne se déroulait en rien comme prévu en général. S'en était trop, il allait baisser les bras.
Il le fit, Elijah se volatilisa dans la nature pendant deux jours. En soi ça n'avait rien d'inquiétant, chaque Déserteur pouvait vivre ainsi sur une durée non négligeable, toutefois ça ne lui ressemblait pas. L'isolement, même s'il avait feint le chercher, avait toujours été ce qu'Elijah avait voulu éviter. Et si, finalement, son frère était mort ? ; Cette pensée en complet désaccord avec les autres le surpris en pleine forêt, au bout du deuxième jour. Finalement il décida de revenir à la grotte principale, il contempla le bateau presque terminé et, contre toute attente,  y vit un échec.

Le soir venu, les membres des Murmures firent un feu. Autour de celui-ci, comme souvent, Oönvüla racontait des histoires aux enfants. La vie ne devait pas être aisée pour eux, autant Elijah avait eu une enfance hors norme, autant la période de guerre qui sévit, lui, il ne l'avait pas connu. Cette atmosphère était oppressante, en avaient-ils seulement conscience ? Se rendaient-ils compte que, lorsque le bateau prendrait la mer, il n'y aurait sans doute aucun retour possible... Peut-être que ce n'était pas du désespoir, peut-être qu'Elijah avait tout simplement peur. Il voulait plus que tout partir, mais avait peur de ne jamais revenir, quelle impression étrange. Si lui et les autres membres de l'équipage ne pouvaient revenir sur l'île, alors que deviendraient les autres ?...
Son regard perdu dans le vide croisa celui d'Oönvüla, non, il n'écoutait pas ces histoires à dormir debout, il avait passé l'âge. Sans mot dire il se retourna. Cette image d'homme fort, Elijah aimait à l'entretenir, ne serait-ce que pour flatter son propre égo. Cela dit, avec le recul, il se disait que ces histoires il aurait aimé les entendre étant jeune. Qu'ils profitent, pensait-il, car bientôt leur quotidien serait chamboulé. Quant à savoir si c'était en bien ou en mal, c'était une autre paire de manches.

Non loin du reste du campement, il entendait les récits d'Oönvüla sans les comprendre. Des mots éparses venaient trouver un sens à ses oreilles mais la plupart de l'histoire restait au stade de sons qu'il était incapable d'interprété du fait de la distance. L'histoire terminée, Elijah s'avança près du feu où était restée Oönvüla, les enfants étaient partis :


‒ « Tu n'as donc pas cessé... il parlait de ses histoires, à n'en pas douter. Ce n'est pas en leur remplissant la tête de belles paroles que t'en fera des guerriers, Oönvüla. le feu crépitait, pourtant Elijah venait de jeter un froid. La poésie, les contes... il souffla. Tu ferais mieux de leur apprendre tes "machins", fit-il en se mettant à gesticuler pour mimer sa langue muette étrange. »


C'était l'hôpital qui se foutait de la charité, Elijah n'était absolument pas réceptif à l'art, du moins pas à celui qui n'était pas constitué de valeur martial. Il appréciait la musique, la danse et la     en quelques occasions, mais il ne comprenait pas l'acharnement d'Oönvüla. Il ne la connaissait que peu, peut-être était-ce pour cela qu'il la considérait comme une enfant n'ayant jamais grandi.


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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   - Sam 15 Mar 2014 - 8:54

Oönvüla voyait encore les regards émerveillés des petits, à l'esprit doucement portés par ses récits. C'était des récits d'autrefois comme d'aujourd'hui, contant les exploits de guerriers & guerrières exceptionnelles, de sages descendant des montagnes... Avec l'expérience qu'avait la jeune Hraeslörn de la transformation d'histoire en légende, elle ne  pouvait qu'imaginer qu'il s'agissait à l'origine d'erfeydiens parmi tant d'autres. mais un jour, en une occasion (ou plusieurs), ils s'étaient distingués, et il y avait eu des personnes pour le raconter, l'amplifier, le déformer... Et si ces personnages de légende paraissaient aujourd'hui comme irréels... Cela n’empêcherait peut-être pas certains de ces petits de mériter un jour que leur nom soit chanté de la même manière.

Ces idées furent dispersés par la présence bien moins agréable d'un fantôme. Le revoilà ! Pensa la déserteuse avec un sourire... Avant que les mots de l'homme ne viennent la frapper, de même que sa "parodie" de langage gestuel. Bondissant sur ses pieds dans un bruissement de feuilles, elle s'approcha de l'Early-Dawn en penchant la tête. Heureusement qu'Yrmröd n'est pas dans les environs. Songea-t-elle.

"Qu'est-ce que c'est ?" demanda-t-elle d'une voix d'innocente, avant d'imiter les gesticulations d'Elijah. "Je ne connais pas ce langage. Tu l'as inventé pendant que tu te promenais, ces derniers jours ? Oh, d'ailleurs je suis ravie de te revoir en pleine forme. Tu en rend plus d'un nerveux en disparaissant ainsi." Ajouta-t-elle en cessant de bouger ses mains.

Elle se mit à lui tourner autour à pas vif, lui soulevant un bras ici, le menton là, l'inspectant sous toutes les coutures, avec un regard d'enfant mimant le sérieux d'un adulte.

"Oui, indemne. Mais le récit de Keründr Poing de Pierre ne t'a donc pas plu ?" Demanda-t-elle encore d'un ton léger, négligeant totalement le dédain qu'il avait exprimé à l'égard de ses contes. "Les petits ont adoré, je crois bien. Ça distrayait certains des bleus qu'ils avaient obtenu en suivant les leçons de Dorshä, cet après-midi. " Dit Oönvüla avec un rire dans la voix. "Si tu avais vu Qïld à la fin ! Un vrai petit vieillard ! Mais quand les autres le lui ont fait remarqué, il s'est mit à leur courir après comme un chevrin... Même s'il l'a regretté ensuite !"

Elle lui sourit, encore emplie du plaisir de voir les enfants continuer de vivre malgré les obligations qu'ils devaient subir : ne pas crier, ne pas s'éloigner... Et l'humeur sombre des adultes qui planait comme un sombre nuage au dessus de leur tête. Mais la déserteuse avait la joie de retenir ce genre d'anecdotes, et d'en faire profiter qui avait la figure triste. Pourtant, le visage de son vis-à-vis semblait malgré ses propos bien sombre...
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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   - Mer 19 Mar 2014 - 16:01

‒ « Comment ça "qu'est ce que c'est" ? fit-il dépité qu'elle lui posât une telle question. J'ai rien inventé du tout ! C'est toi qui... Et je disparais pas ! Oönvüla lui tournait autour, elle lui prit le bras, il le ramena vers lui, elle lui souleva le menton, il balaya sa main d'un revers. A la fin de l'inspection, Elijah remit ses habits. Evidemment "indemne". Elijah avait cette façon presque narcissique de dire qu'il allait bien. Moi tout ce que je vois c'est que tu leur bourre le crâne de fantaisies. »

Un silence s'installa entre Oönvüla et Elijah. L'un était trop préoccupé, l'autre ne l'était pas assez et l'équilibre ne semblait pas exister. Il ne comprenait pas la nécessité de raconter ce genre d'histoires, il ne comprenait pas leur utilité, ni même le courage qu'elles pouvaient donner. Lui il n'avait pas eu d'histoires pour grandir, il n'avait eu rien d'autre qu'un fantôme qui lui rappelait sans cesse ses erreurs. Ce n'étaient que des histoires. La tête d'Elijaj semblait s'enfoncer dans ses épaules épaissies par les couches de peaux et de fourrure qu'il portait, son visage était fermé, sévère. Pourquoi ? Pourquoi avait-il tant de mal à comprendre. Il esquissa quelques pas de retrait, il allait la laisser seule, quand son talon buta dans une racine. La scène qui suivit fut ridiculement risible. Elijah se gaufra de la façon la plus gauche possible dans la neige avant de gueuler, entièrement blanc de poudreuse :

‒ « Sur la tête du hiboux cornu des trois-glaciers ! T'es qu'une porte-poisse Oönvüla ! il peinait à se relever, finalement il se mit à quatre-pattes avant de se redresser, autant dire que ça faisait "grand guerrier". Arrête de rire ! vociféra-t-il, mort de honte avant de se justifier. Avoue c'est toi qui l'a mise là ! il pointa un bras accusateur vers la racine, a l'évidence elle n'y était pour rien. Je l'aurais vu à l'aller si il y avait eu une branche... Non ? sa perplexité lui laissait lui-même un rire au bord des lèvres, Oönvüla et son rire communicatif n'y étaient pas pour rien. »

La neige, comme une fontaine de jouvence, plongea soudainement Elijah des années en arrières. Lui, second des Early-Dawn, grand visionnaire de son temps, la sévérité incarnée jusqu'à présent, il se baissa, forma une boule de neige et la lui jeta avant d'ajouter d'un air malicieux :

‒ « Et là, tu rigoles ? »

Que la bataille de boule de neige commence ! Il n'avait fallu que d'un seul lancer pour attirer presque tous les enfants à qui Oönvüla avait raconté une histoire quelques minutes plus tôt. Ces mômes devaient avoir entre cinq et dix minutes avant que leurs parents ne les rattrapent pour leur donner des leçons de sommeil. Heureusement pour eux aux Erfeydes le temps n'était pas réellement une valeur sûre.
L'espace d'un instant, Elijah retomba dans l'insouciance qu'il n'avait pu avoir. Il semblait incroyablement à l'aise avec les enfants, lui qui semblait pourtant les éviter le plus possible lorsqu'il était au camp, le voilà en train de s'en servir d'un en tant que bouclier humain. Pour un soir on oublierait la règle du silence et le sérieux de la guerre civile. Tous les enfants criaient dès qu'ils envoyaient un projectile, les autres quand ils le recevaient, c'était un bordel monumental.

‒ « Prends-ça ! »

A ces mots, Elijah lança une boule de neige en direction d'Oönvüla. Dans la précipitation la précision laissait à désirer, elle tomba à côté sans même la toucher. Elijah recommença, à l'aide d'une armée d'enfant ― comprenez trois ou quatre ― et bientôt une autre armée se mit à riposter. Un véritable no man's land venait d'être créé au milieu du camp.
Mais tout les bon moments ont une fin...
Alors qu'Elijah envoyait une énième boule de neige, celle-ci, au moment de quitter sa main, se changea en une glace dure et dense. Le projectile, plus lourd et moins poreux, fusa à une vitesse inhabituelle. Réalisant au touché que la boule de neige était trop rigide, Elijah tenta de lui redonner sa forme poudreuse, en vain, la boule de glace percuta un enfant. Le jeu s'arrêta subitement, Elijah et tous les autres coururent vers lui mais Oönvüla était déjà penchée au-dessus du blessé :

‒ « Il va bien ? un temps. Je comprends pas, la neige était molle, et je l'ai pas compactée à ce point. J'ai dû tirer trop fort. il adressa un regard lourd de sens à Oönvüla. »

Il savait ce qu'il venait de se passer : il avait utilisé l'Ithylium pour la changer en glace. C'était difficile à croire, même pour lui, mais c'était pourtant ce qu'il venait de se passer... Il en parlerait, oui, mais pas devant les enfants. Pour le moment il fallait s'occuper du petit, était-ce grave ? De là où il était il ne pouvait rien voir, Oönvüla rendrait-elle un diagnostic rassurant ?...


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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   - Jeu 10 Avr 2014 - 8:01

Après inspection du gamin, Oön' dispersa toute la petite troupe de jeunes - qui s'exécutèrent non sans soupirs ou regards intrigués à l'adresse d'Elijah -, en conseillant bien au blessé de montrer son bleu en devenir à sa mère. Puis elle se tourna vers le déserteur adulte. Et le regarda comme une grand-mère s’apprêtant à donner la fessée.

"Je leur bourre le crâne de fantaisies ? Je déplace des racines pour te faire tomber ?" A chaque mot asséné elle s'avançait, jusqu'à le repousser de sa poitrine bombée et feuillue. Son visage s'éclaira sans prévenir d'un sourire. "Je ne nie aucunement le premier fait, quant au second, je serais ravie de pouvoir le revendiquer. Mais non." Son visage s'assombrit. "Sans parler du fait que tu ne comprends pas ce que je leur apporte, il ne me semble pas te connaître des affinités froides."

Sans prévenir, elle lui saisit les mains, les retourna dans tous les sens, puis le fixa intensément, avant de lui tourner autour, mais avec plus d'attention que précédemment.

"Malade ? Est-ce que tu te sentirais... Différent ? Quelque chose d'étrange à signaler ?" Puis elle arrêta de bouger, et sembla se perdre dans ses pensées tout en maugréant. "Lui aussi... Il est bien plus vieux pourtant... "
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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   - Dim 13 Avr 2014 - 5:44

‒ « Bon, hey, ça suffit maintenant ! »

Son ton avait été celui d'un petit garçon, les yeux ronds comme des billes il ramena ses mains vers lui comme si chacune d'entre-elles refermait quelque chose de précieux. Il regarda à son tour à l'intérieur : rien, qu'est-ce qu'elle pouvait bien y voir ? Etait-il donc si sourd, si aveugle, pour ne pas sentir l'Ithylium le changer... D'abord le gamin qui se prenait une boule de neige gelée en pleine tête, puis le jury entièrement composé d'enfant aux regards plus accusateurs les uns que les autres et enfin Oönvüla qui l'engueulait sans ménagement à l'en faire reculer de surprise. Pire, il était sourd aux discours des autres, il ne les écoutait pas, il avait oublié qu'ici il n'était plus obligé de dresser ce mur qui le protégeait. Bien malgré lui, il ne parvenait pas à en faire vaciller la moindre pierre, il fallut qu'Oönvüla arrivât et le tapât d'un marteau aussi puissant que celui d'Almarik : son caractère. L'assurance dont le déserteur faisait preuve se fissurait, lentement mais sûrement. Peut-être que son incapacité à comprendre l'intérêt des récits d'Oönvüla était due au fait que, depuis le devant du mur, sa voix ne parvenait pas à l'atteindre :

‒ « J'suis pas si vieux que ça... Et, non, je ne me sens pas différent. Et, non plus, je ne savais pas que je pouvais donner cette forme à l'Ithylium, d'ailleurs c'est peut-être même pas moi... Puis c'est toujours moins dangereux qu'une boule de feu... »

Avait-il bougonner, se trouvant des excuses débiles, vexé qu'elle le considérât comme vieux alors qu'il se pensait encore dans la force de l'âge.  Oönvüla semblait beaucoup plus sensible aux vibrations qu'Elijah. Kataleyah lui avait dit que ça se travaillait, qu'on pouvait apprendre à entendre l'Ithylium, jusqu'à pouvoir s'en représenter les variations. Sans doute qu'Elijah aurait pu s'y adonner s'il n'avait pas quitté les siens à l'âge de quatorze ans, sa mission avait pris le pas sur sa vie, bien plus qu'il ne se l'était imaginé. Il la vit bouger, il mit ses mains devant lui en bouclier de fortune :

‒ « Si tu recommences à me tourner autour et à me toucher partout, je te jure, je hurle. »



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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   - Jeu 17 Avr 2014 - 9:54

Oönvüla regarda Elijah, le visage inexpressif. Puis... Sourit. Lentement. Sa main se leva et, le bout de son index brava l'interdit : elle toucha le Sôlk sur l'épaule. Pas une fois, ni deux, ni trois... Six fois !

"Essayes toujours Elijah Sölk, et je te ferais connaître la puissance vocale d'une Hraeslörn." Déclara-t-elle sans la moindre arrogance, avant d'arrêter de titiller le bonhomme. "Etant donné comment tu as réagi aussitôt, c'est que tu l'as ressenti, n'est-ce pas ? C'est bien toi qui a manipulé l'ithylium, d'une façon qui ne t'es pas accessible d'ordinaire. Et j'en viens donc au petit auquel je pensais : oui mon grand, tu es bien plus vieux que lui. De plus d'une quinzaine d'hivers je dirais." Dit-elle avec malice.

Puis elle jeta un regard autour d'eux, tirant la langue à un gamin resté faire le curieux, puis tira sur l'épaule d'Elijah pour l'entraîner à sa suite au milieu des tentes de peaux, maisonnées de pierre d'ithylium, tout abris que les déserteurs se permettaient de mettre en place... Dans la perspective de devoir partir, peut-être, en urgence.

"Te montrer vaux mieux qu'un discours. Et puis, être en contact avec davantage de Murmures te fera du bien." Tout en marchant, elle ne put s'empêcher de demander. "Qu'est-ce qui te tracasse, Deux Visages* ?"

Ainsi tenta-t-elle de l'intriguer tout en tâchant de lui tirer les vers du nez... Fatigue, inquiétude étaient le lot des chassés. Mais ici, alors que le groupe était bien installés, veillant sur les environs et prêt à signaler la moindre approche suspect... Ne lui était-il pas possible de trouver un peu de repos ? D'abord, lui montrer et ensuite... Elle appela, et fut invitée à rentrer sous la tente avec son compagnon. Lui tenant le battant de peau, elle ne manqua pas de voir les scernes sous ses yeux. Accepte le calme ami, la sécurité parmi les tiens. Tu te reposeras, et je te ferais découvrir les contes autour d'un bon feu, foi de Hraeslörn ! Le Sôlk passé, la jeune femme laissa la peau retomber sur le froid extérieur, puis se tourna vers la famille habitant la tente. Le jeune garçon qui se trouvait là n'avait pas passé la dizaine d'hivers. Il était même dans l'âge de découverte de l'élément avec lequel il avait une affinité...

Et comme Elijah, avec un nombre conséquent d'années de différence, il avait su éveiller deux éléments différentes à partir de l'ithylium.

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Posté dans Re: Les héros des histoires ont la vie facile   -

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