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On m'appelle Joker

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Posté dans À huis clos   - Sam 8 Mar 2014 - 8:35


Karl Varchen

Ce jour était à la fois bruyant et calme. Un paradoxe à lui-seul, qui n'existait qu'aujourd'hui et non ailleurs. Comment expliquer cela ? La réponse n'en était que trop simple. Toute cette tourmente, ce bruit incessant se déroulait dans la tête de cet homme. Lui qui avait été habitué à cela toute sa vie, au mouvement, au bruit, refusait toujours et encore de les laisser tomber à son âge. Car d'autres à sa place serait en train de couler des jours paisible d'une retraite bien méritée, à savourer la vie et surtout la richesse accumulée. Mais pour ce vieil homme, il en était hors de question, il avait encore tant de travail à faire … Et ce jour-là, son travail était des plus critiques. Certes cela allait se passer exceptionnellement dans un cadre calme, loin de l'agitation, à l'abri de tout regards et trouble, mais il était bel et bien question de ne pas échouer dans sa mission.

Aujourd'hui, Karl allait recevoir de la visite, et non des moindres. Une personnalité de la nation, un homme réputé et même, gradé. Le général de la Milice en personne. D'ordinaire le marchand avait l'habitude de traiter avec ses congénères, et même parfois avec les politiques … Mais jamais avec l'armée directement. Mais le plus intriguant était bel et bien que cette visite avait l'aspect de tout sauf militaire. De ce qu'il savait, le sujet allait être pour le moins atypique, selon ses propres mots. "Pour l'avenir de Matroos", c'était en quelques sortes cela. Karl savait bien que la patrie allait mal, et qu'elle avait besoin d'un nouveau souffle. Et les temps étaient venu ainsi, et il comptait bien aider à ce renouveau, mais en tâchant de s'assurer de ne pas perdre les fondements même de la nation. Il serait mentir de dire qu'il ne craignait pas un peu cette idée … Cela signifierait tant de chose si le pays venait à se réformer entièrement.

Et c'était justement cela dont il allait être question en ce jour. La mission de Karl était importante, pour lui et ses comparses marchands. Pour une énième fois dans sa carrière, il allait devoir discuter, négocier, traiter affaire en quelques sortes, pour assurer ce coup-ci non pas un bénéfice, mais une sécurité. C'était pour cela qu'il était anxieux. Pour éviter tout désagréments, il alla même jusqu'à choisir délibérément de donner ce rendez-vous dans sa propre demeure, à huis clos bien entendu. Il avait jeté son dévolu sur son bureau privé, qui était bien à l'écart de tous. Situé au dernier étage de la grande villa, il était presque difficile à le trouver, car perdu au milieu de nombreuses portes se ressemblant toutes les unes aux autres. Ainsi, lorsque son majordome vint le prévenir que son hôte était arrivé, l'homme se dressa et prit une profonde inspiration. Ce majordome était bien la seule personne sachant exactement où allait se dérouler l'entretient … C'était un homme de confiance.

-"Souhaitez-vous que je le conduise jusqu'ici ?"-
-"Non … Je le ferai moi-même."- Dit-il de sa voix au fort accent natif à la capitale.

Sortant de la pièce, Karl emprunta un chemin spécial au travers de la demeure. Chemin qui s'apparentait plus à une seconde entrée 'cachée' vers son bureau. Il ne mit pas longtemps à rejoindre le point de rendez-vous, car il était bien entendu pas très discret de se recevoir à la porte de la villa. C'était plus à l'une des entrées du domaine, généralement peu utilisée, qu'ils se rencontrèrent. Étant donné la grande superficie du parc composant ce domaine, aucun œil non désiré ne pouvait voir. La richesse du décor dénotait bien du niveau de vie qui gisait ici … Tout était admirablement bien entretenu, que ce soit les jardins, ou la villa. Cette dernière prouvait aussi à elle-seule que le Varchen n'avait, pour le moment, aucun soucis d'ordre financier. Imposante, et surtout, moderne. Tel était la marque de fabrique de la famille après tout.

-"C'est un honneur de vous recevoir ici, général. Si vous voulez bien me suivre … Nous serons plus à l'aise pour parler."-

En apparence on croirait à un rendez-vous personnel et officiellement, ça l'était. La visite bien que traitant d'un sujet on ne peut plus sérieux, elle était sous la houppette d'une visite de courtoisie, et dans les apparences, devait ressemblait à cela. Le maître des lieux, après les salutations, conduisit son invité vers le bureau, empruntant le même raccourci qu'à l'aller. Personne ne devait être au courant de cette rencontre, ou du moins, que celle qui était réellement de confiance. Lorsque les deux hommes arrivèrent enfin, Karl pria le général de faire comme chez lui. La pièce était relativement petite, et au décor posé, sobre. Il y avait de la tapisserie au sol, une petite bibliothèque au fond, celle-ci accompagné de deux fauteuils posés autour d'une petite table basse. Ce fut dans l'un de ceux-ci que le marchand invita le convié à s'asseoir.


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On m'appelle Davill Hadmas


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Posté dans Re: À huis clos   - Jeu 20 Mar 2014 - 10:11

Davill était un homme élégant. On le lui avait toujours fait remarquer, on le lui avait même reproché dans ses jeunes années. Lui qui avait fait carrière dans la Milice dès sa majorité avait connu les quolibets concernant son charisme naturel. Un charisme que certains lui enviaient maintenant, et dont il ne se séparerait pour rien au monde.

Alors qu'il se rendait dans la demeure de la famille Varchen, le Général libérait son esprit de tout parasite. En fait il évitait même de penser à ce qui allait être dans quelques minutes le sujet de la conversation. Un sujet primordial, une discussion pouvant changer à jamais l'avenir de Matroos. Dans de telles circonstances il ne serait pas improbable ni même incongru d'imaginer le chaos pouvant régner dans l'esprit du quinquagénaire. Il n'en était rien. Marchant avec un mélange de détermination et de patience, Davill progressait vers l'entrée de la demeure, du moins pas la grande porte mais une entrée camouflée à laquelle personne ne semblait prêter grande attention.

On le fit patienter, ce qui ne le dérangea pas le moins du monde, lui donnant l'opportunité d'observer l'agencement du mobilier du manoir. Des goûts de luxe comme seuls les familles Marchandes pouvaient se le permettre. Bien évidemment cela se comprenait, et il ne jalousait en rien cette étalement de richesses, lui même n'étant pas à plaindre. Le privilège des Marchands était héréditaire, et dire d'eux qu'ils méritaient leurs possessions serait légèrement exagéré, mais de là à critiquer leur labeur..

Après quelques minutes des bruits de pas résonnèrent, et lorsqu'il les estima à une distance raisonnable, Davill se retourna, un sourire aux lèvres. Il entreprit de retirer le gant blanc qui enveloppait sa main, la tendant à son interlocuteur, un homme bien plus âgé que lui.

- Maître Varchen. C'est un honneur que d'être reçu dans votre demeure. Je suis stupéfait par ce mobilier, déclara-t-il en réponse à l'invitation de son interlocuteur à le suivre.

Ils ne discutèrent pas pendant le trajet au coeur de la maison, ce qui laissa une étrange sensation au milicien qui n'avait pas pour habitude de garder le silence en présence d'une autre personne, mais soit. Il ne s'offusqua pas de ce détail, préférant garder à l'esprit ce que cette rencontre avait d'important.

Finalement arrivés dans un petit bureau, il prit place dans un fauteuil et croisa les jambes dans une position décontractée, restant cependant loin de la nonchalance. - Comme je vous l'ai dit Maître, je suis honoré d'être reçu dans votre demeure. Que vous ayez accédé à ma demande de rencontre me ravi au plus haut point, et je vais d'ailleurs, sans plus tarder, vous exposer la raison de notre entrevue. Avant toute chose, je vous demanderai de bien comprendre ceci : La discussion que nous allons avoir est strictement confidentielle. Quand bien même ce dont nous allons traiter ne vous plairait pas, il vous faudra garder un silence absolu le concernant. Je ne doute pas de vous bien entendu, mais il est parfois nécessaire de raviver les mémoires, explique Davill avec un fin sourire derrière son épaisse barbe. Bien. La situation de Matroos est dangereuse, et elle s'enlise d'autant plus dangereusement que nous sommes dispersés et que j'observe l'apparition de points de frictions. Ceci est, à mon avis, lié à quelques éléments que voici. Tout d'abord, le jeune âge de notre bien aimé Gouverneur. Loin de moi l'idée de le désavouer, mais il est impossible de ne pas observer la triste décadence de notre nation depuis que notre jeune dirigeant en a pris la gouvernance..

Le Général marque une pause pour observer la réaction du patriarche, ceci avec une expertise manifeste. Par ailleurs, la guerre sur l'Île Boréale est un autre élément qui m'inquiète quelque peu. Le fait d'avoir du dépêcher autant de troupes est un risque que j'ai du prendre peu de temps après ma nomination, et sans la regretter, je crains que la politique de Matroos et celle de la Milice ne coïncident que très peu, et que de ce fait, nous passions à côté de chances uniques d'améliorer la condition de notre pays.

A nouveau une pause est marquée. C'est pourquoi je viens vous solliciter, afin de connaître votre avis, mais également pour vous soumettre un projet. Une réforme si je puis dire. Une réforme qui apporterait à Matroos un regain de vivacité et un renouveau qui s'avère être bien nécessaire en ces temps obscurs.




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On m'appelle Joker

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Posté dans Re: À huis clos   - Jeu 27 Mar 2014 - 7:24

Recevoir des personnalités, l'habitude y était. D'autant plus de celle de devoir parler, argumenter ou bien encore négocier. Karl pensait avoir tout vu et connu. Toutefois il fut tout ouïe en entendant le début du discours de son convié, concernant sa discrétion demandée sur le sujet. Même si cela ne lui plaisait pas, visuellement. Le vieil homme s'étant assis auparavant, ses yeux se posèrent sur l'homme quand il prononça ces quelques mots. La confidentialité, c'était ce qui était demandé en tout cas … Bien que le mot pouvait très aisément être remplacé par 'secret'. Karl laissa le général finir en ne plaçant mot, se contentant de l'écouter, et de scruter ses faits et gestes afin de décortiquer ses dires. Tant de sujets étaient abordés à la fois, et qui plus était, des sujets très sensibles car concernant directement le gouvernement.

Il serait mentir de dire que le patriarche des Varchen était indifférent et neutre à la politique. Certes il n'a jamais été des leurs, mais certains d'entre eux sont, d'une certaine manière, des amis. C'était ce qu'on appelait le carnet. Lorsque l'homme aborda enfin la notion de renouveau de Matroos, le marchand hocha légèrement la tête, toujours en silence. La guerre sur l'Île Boréale, le gouverneur et le gouvernement en lui-même … Cela faisait beaucoup de choses. Et il semblait que le général avait d'ores et déjà une idée derrière la tête, car il affirma vouloir proposer un projet. Cela aurait paru bête, après tout, si la rencontre de ce jour portait uniquement sur des idées et non sur du concret. Karl laissa un court silence s'installer, avant de prendre une grande inspiration. Cela faisait depuis un moment qu'il n'avait pas tenu ce genre de dialogue, cela en venait presque à lui manquer. Il était temps de se remettre les pieds à l'eau, comme on disait. Le maître des lieux regarda l'homme, sans que son regard ne dévie d'un seul centimètre … Un regard qui laissait ses pensées opaques, et tendant à s'incruster dans celles des autres.

-"Je ne pourrai juger qu'après que vous m'ayez fait part de votre 'projet', comme vous l'avez appelé ainsi. Mais sachez que ces sujets nous préoccupent tous, d'une certaine manière, et que l'on ne peut rester hypocritement indifférent face aux … Changements qu'a connu notre belle patrie, depuis la montée au pouvoir de notre gouverneur, justement."-

Le général avait utilisé les mots les plus exacts qu'ils soient. Et il n'y avait qu'un marchand pour n'être que d'accord avec ceci. Matroos était en déclin, s'épuise et s'engouffre de jour en jour. Où était passé la nation conquérante d’antan ? Celle qui avait survit pour devenir maîtresse suprême de ce littoral ? Tout semblait se perdre, de nos jours. Et Karl ne faisait que constater, de ses yeux muets, ce phénomène. Bien sûr il était influencé par ses propres opinions sur la politique et sur le gouvernement, mais important était de noter qu'il pensait avant tout au bien du pays. Ainsi, il répliqua de nouveau, ses yeux fixant cette fois-ci un cadre, reflétant une peinture, un portrait dont seul lui, et sa famille, en connaissant le visage.

-"Nos ancêtres doivent se retourner dans leur tombes … S'ils nous voyait. Je suppose qu'une solution existe. Après tout, n'est-ce pas ce dont nous avons toujours le mieux fait ? S'adapter, changer… Sans exposer ma longue thèse sur notre politique actuelle, je serai d'avis qu'elle nécessiterai, éventuellement, d'une certaine mise à jour. Mais à mes yeux, une question demeure, qu'entendez-vous par réforme, exactement ? Et en quoi avez-vous besoin de ma personne ?"-

Le patriarche venait de demander à l'instant le but de tout ceci. Quel était le projet du général, et qu'espérait-il de la part du marchand ? Ce dernier était cependant toujours réticent au mot bien spécifique de 'réforme', c'était pour cela qu'il avait utilisé 'mise à jour' à la place. Une réforme pouvait signifier tant de choses, et généralement, elles n'allaient pas dans le sens qu'on le voulait. Karl était attentif, et supposait que lorsqu'on parle de 'regain de vivacité', on faisait quelque part mention aux marchands …


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Posté dans Re: À huis clos   - Mer 9 Avr 2014 - 3:07

La réaction du patriarche a de quoi rassurer Davill, qui ne s'autorise pas de sourire, mais un petit redressement de sa stature. Il n'est pas accusé de tentative de trahison, ce qui est une excellente nouvelle, et de plus il a capté l'attention du vieillard. Après avoir repris une position confortable dans le siège, le général posa son regard ferme sur le maître de la demeure. Je souhaiterais que nous mettions notre Gouverneur actuel sur la touche. Pas nécessairement pour une longue durée, mais le temps d'assurer une régence efficace et de lui faire comprendre de quelle manière un pays doit être gouverné. Ceci s'effectuerait notamment par une réforme de notre système de gouvernance, donnant à chacun des représentants au pouvoir, et ce afin d'entendre l'opinion de l'ensemble de la population : de vous autres Marchands, tout comme la voix du peuple qui tous les jours fait vivre ce pays. Ce serait la première étape. Par ailleurs, votre appui est essentiel car comme vous vous en doutez, nous risquons d'avoir des opposants à ce changement, et il est important que nous ayons avec nous des personnes capables de nous soutenir, financièrement, et industriellement. Vous avez la main-mise sur les avancées technologiques, et c'est ce qui m'importe pour l'avenir. Nous sommes en phase de retrouver notre suprématie, et vous ferez partie des acteurs principaux. Lorsque ces événements seront terminés, je m'assurerai que votre domaine soit favorisé, et que l'on accorde une importance primordiale à vos recherches.

A côté de cela, je vous demanderai simplement de nous soutenir de votre voix, et de faire entendre autour de vous, dans vos usines, les raisons de notre action. Que personne n'y voit un acte perfide et à visée personnelle. Nous souhaitons simplement rendre à Matroos sa grandeur passée..

Je prendrai également le temps de vous présenter la structure du futur gouvernement, et son fonctionnement théorique. La présence des Marchands sera requise, et chaque famille aura son représentant au sein de l'Assemblée des Représentants. Qu'en pensez-vous ?




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Posté dans Re: À huis clos   - Dim 13 Avr 2014 - 6:24

En écoutant les dires du général, le marchand avait matière à réfléchir. Toujours en le regardant, aisément enfoncé dans son fauteuil, Karl était pensif. Ainsi il souhaitait écarter, temporairement, le gouverneur actuel. Le temps de remettre de l'ordre et de lui apprendre la bonne manière de gérer un pays comme Matroos. Jusqu'à la fin le vieil homme ne l'avait interrompu, et ses idées dans un sens général lui plaisait. Surtout lorsqu'il affirma vouloir placer l'avancée technologique en centre d’intérêt pour l'avenir. Cela avait de quoi séduire Karl qui supposait que cette proposition suggérait des affaires … Fructueuses. Toutefois un détail vint contrebalancer tout ceci et lui fit douter un peu. En effet, au tout début il avait noté que le général parlait de représentant au pouvoir, de l'ensemble du peuple. Il ne fallait pas s'y méprendre, le marchand n'était pas quelqu'un contre l'égalité législative mais, il entendait bien que les droits de chacun dépendaient directement de leur mérite.

"Vous avez des idées qui, ma foi, pourraient être fortes bien intéressantes. Je suis par ailleurs honoré que vous souhaitez faire de moi un de vos acteurs principaux pour l'évolution du pays … Mais, permettez-moi d’émettre un doute sur votre système de 'représentation'."

Marquant une courte pause, le patriarche repris légèrement son souffle puis cherchant les bons mots répliqua de nouveau.

"Dois-je comprendre que, en vu de vos dires, chaque individu serait égaux aux yeux de la loi et du gouvernement ? N'y voyez pas là une mauvaise pensée de ma part, je suis pour une certaine égalité des classes mais … Cette idée s'appliquerait-elle par la suite d'une manière bien plus générale ? Général, je peux me permettre d'être franc avec vous et dans vos dires, vous avez soulevé une question très sensible, pour nous autre marchands … Entendez-vous par mettre au pieds d'égalité tout le monde retirer ou octroyer à tout le monde nos droits primordiaux ? Ceux qui nous sont garanti par le contrat fondamental ?"

Réformer Matroos était une bonne idée, mais il ne fallait pas perdre les notions de priorité et de l'histoire de la nation en elle-même. Karl craignait à se moment quelque chose qui toucherait les marchands dans leur fonctionnement même, dans leur espace primaire. Il espérait que le général n'avait guère pensé à cela, sinon la partie se compliquerait d'avantage. Et le vieil homme ne souhaitait pas rendre la situation encore plus dure qu'elle ne l'était, mais force était de constater que si les droits des marchands étaient modifiés, ou donnés à tous, il serait dans l'obligation de revoir son actuelle position.


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Posté dans Re: À huis clos   - Lun 14 Avr 2014 - 7:37

Non ! Rien de tout cela n'est prévu. Les Marchands conserveront leurs avantages commerciaux et le contrat fondamental ne sera aucunement remis question ! Aucune des clauses déjà existantes ne sera changée. Je vous le garantis. Notre désir d'égalité est à transposer dans le domaine législatif uniquement. Nous avons conscience de l'importance de l'existence des classes, et de son rôle majeur dans la croissance de Matroos !

Le Général laisse un sourire transparaître. Ses fines lèvres sont désormais détendues et il se permet une petite expiration de soulagement.

Vous me voyez ravi de votre approbation. Peut-être avez-vous des interrogations sur certaines clauses de notre partenariat ?
Je peux d'ailleurs vous assurer que tout ceci sera fait sans aucune effusion de sang, et la sécurité intérieure sera préservée. C'est tout juste si les citoyens se rendront compte de ce changement !

Pour ce qui est de notre bienheureux Gouverneur, il sera encadré et lorsque il aura l'âge requis, il pourra se présenter pour reprendre les rênes du pays. Ainsi, si le peuple le souhaite, il sera réélu.

Par ailleurs, il est possible que j'assure le rôle de Chef du Conseil pendant quelques temps, pour mettre en place ce nouveau système et réformer notre administration. Je comptais également consulter le peuple pour lui demander son soutien le temps du conflit sur l'Île Boréale qui nécessite de plus en plus d'attention. Je me retirerai dès lors que cette épine sera retirée de notre pied.


Le Général semble jouer franc avec son interlocuteur, du moins c'est ce que tout expert oserait affirmer. Et c'est ce que Davill lui même pense. Il ne souhaite pas être au pouvoir, mais l'intérêt de Matroos passe avant le sien.. Il y a des avantages et des inconvénients non négligeables avec de telles responsabilités.. Risquer d'être évincé fait partie des inconvénients..




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Posté dans Re: À huis clos   - Lun 21 Avr 2014 - 13:41

Karl restait silencieux le temps que son interlocuteur finisse. Ce qui était dit devait être minutieusement analysé, c'était du moins comme cela que réfléchissait le marchand. La question concernant le contrat fondamental lui tenait particulièrement à coeur. Il s'agissait de l'intêret de tout ses congénères après tout. Si aucune modification n'était prévue, cela avait normalement de quoi le rassurer, et ce fut quasiment le cas. Mais certaines clauses toutes aussi capitales n'étaient pas inclues dans le contrat fondamental et sans vouloir pousser trop loin les suspicions, Karl était toujours inquiet pour celles-ci. Il pouvait citer notemment le commerce exclusif avec Korrul, qui était de loin une note majeur dans la bonne santé de la caste marchande. Il voyait de plus en plus les enjeux presque gargantuesques de cette réforme et surtout, de ce qu'elle pourrait modifier à jamais ou au mieux, sur un très long terme. Il notait cependant que le général semblait vouloir réellement le rassurer sur notemment le déroulement de cette futur transition. Dans un calme relatif et sans en venir aux armes. Utopique pensa-t-il, si cela se passait ainsi alors ça serait une excellente chose. Et pourquoi pas ? Si bien entendu, peu de parti adversaires s'y opposent.

-"Tout comme vous, j'aimerai que tout se passe d'une manière des plus pacifique. Mais il est d'une grande certitude que certaines personnes, ou représentations, s'opposent à votre projet. Même avec le soutient des Marchands, il risque d'y avoir des troubles, d'une ampleur très variable certes."-

L'homme avait aussi affirmé qu'il occuperait la place du Chef du Conseil, pendant un certain temps du moins. Il semblait peut-être logique que l'investigateur de cette réforme prenne lui-même ce poste clé, et loin de Karl l'idée qu'un 'simple' général puisse prendre une telle place. Après tout, il avait bien réussi à ériger tout ce 'plan', tout ces détails qui touchent profondément à la politique actuelle. Le patriarche des Varchen lui faisait confiance, du moins, en se basant uniquement sur ce qui avait été dit. Néanmoins, avec toute son expérience il savait que pour un tel projet il fallait absolument assurer ses arrières, et y voir le plus clair pour prendres les bonnes décisions. Toujours d'un ton neutre, mais assez cordiale pour ne pas provoquer un froid, Karl répliqua.

-"Néanmoins comme vous me l'avez proposé, j'aimerai en savoir d'avantage sur les principales clauses de notre collaboration."-

Le marchand souhaitait laisser le général s'exprimer de sa propre façon, sans lui poser directement la question, c'est pour cela que la réponse semblait ouverte. Bien qu'il avait su précédemment ce qu'il attendait de lui, dans les faits quelles étaient ses obligations ?


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Posté dans Re: À huis clos   -

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