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Le vent souffle les peines

Invité

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Posté dans Le vent souffle les peines   - Mar 15 Avr 2014 - 12:25

Assise les jambes croisées sur son lit, l’arrière de la tête de son petit frère apposé sur ses cuisses, une main légère lui caressait le front essayant de l’apaiser. Même parler ensemble de tous et de rien et surtout de rien n’était pas le remède pour quérir le sommeil. A présent ce n’était que l’épuisement le plus brut qui pouvait les emporter, celui qui laisse le corps exsangue et qui  tombait sur les êtres aussi surement que le soleil se couchait ou se levait.  Apposition aérienne, qui jouait avec les boucles sombres de Naïrann, le corps d’Aÿenka à demi ployé vers lui pour que leurs visages fussent à hauteur égale, ses longues mèches lisses glissaient tel un rideau de soie sombre les isolants du monde : l’une en haut, l’autre en bas  et le cadet des Humbles souris faiblement. « Dit….Aya….Je pourrais venir avec toi ? Lâcha Naï’ d’une voix que la fatigue rendait pâteuse et enrouée.
Non, cela pourrait être dangereux. On ne sait la portée de l’attaque… Elle eut un sourire pincé à l’adresse de son frère et alors qu’il allait faire une remarque, elle apposa son index sur les lèvres du jeune garçon. Je serais prudente, ne t’inquiète pas. Et puis je suis une grande fille… Lâcha-t-elle alors que son rire s’égrenait dans la paix nocturne. Aÿenka riait, mais c’était sans joie, mais cela avait apaisé son cadet de la voir ainsi légère.
Ce ne fut  que peu de temps avant les premières lueurs du matin que Naïrann et Aÿenka purent trouver dans l’étreinte du pays des songes le réconfort absolu qui leur avaient manqué toute cette nuit durant. Là où leurs regards dilatés par l’émotion distinguaient dans les abysses nocturnes les lueurs rousse et pleine de touffeur lourde d’une acre fumée. Même loin de la ville et à l’abri de la demeure principale des Aanka’Leï ils ne s’étaient pas senti en sécurité. Mais ce sommeil fut court pour Aÿenka, elle avait fini par tomber dans la position qui les avait gardés tous les deux à demi enlacé durant cette nuit et ce sera son dos qui la réveilla dans une heure avancée de la matinée  et qu’elle se redressa assise en grimaçant.
La cultivatrice, s’étira doucement évitant les trop grands gestes qui pourraient réveiller son frère qui avait plus que besoin de dormir. Délicatement elle déplaça la tête de son puiné sur un coussin et le recouvrit du drap alors qu’elle quittait sa couche. La suite fut rapide, elle n’avait pas grand-chose à faire. Saisissant au vol ses vêtements de travail, la cendre continuerait le travail que la terre et les ans avaient déjà commencé : l’user et la ternir alors qu’elle n’était déjà guère lumineuse dans son tissage naturel d’un pâle bistre.

Les pieds revêtus de scandale souple, elle marcha rapidement  et sans bruit hors de ses appartements,  alors qu’elle fermait le battant l’agitation de la demeure l’assailli. Et était palpable, presque à couper au couteau. Le départ d’Hinaë et du Serghar qui étaient parti à la suite de sa cousine avec Nêshenkâ agitait la demeure paisible des Aanka’Leï,  presque plus durement encore que l’incendie. Car  c’était pour rejoindre ce charnier qu’ils étaient partis tôt dans la matinée.
Et ce sera grâce à eux, que la sienne, de disparition passa pour ainsi dire inaperçu. Une navette la conduisit dans les abords du centre ville et alors que ses prunelles ambrées saisissaient l’ampleur des dégâts sa gorge se serra durement.
Les maisons calcinées et dont le cœur était bée à la face du ciel rendu gris par la fumée qui stagnait encore du brasier. Les tons étaient atrocement monotones et redondants, Ofägar…Même si elle ne possédait pas le lustre des autres cités…Elle était constituée de la vie et d’une kyrielle de couleur  de coutume et là….La tapisserie de la vie se tissait en une longue broderie unie et monochrome à laquelle  peu de détails enchanteurs venaient se broder pour éclairer l’espace par trop d’égard  démesurément grand,  vaste et rendu vide pour les êtres. Les faisant s’y confondre et se confronter avec la morne fermeté du carnage.

Le visage fermé, une main élevée contre son cœur. La cultivatrice resta immobile durant quelques secondes, jusqu’à ce que quelqu’un  se cognât à elle et la fit perdre l’équilibre. Trébuchant à demi dans les éboulis d’une maison qui se trouvait proche. Aÿenka  réussit presque miraculeusement pour elle à rester sur ses quilles. Les bras écartés de part et d’autres de son corps, elle sortait de l’expectative qui l’avait pris. Déglutissant, elle releva son visage avant de s’avancer dans la foule, qui ne s’occupait aucunement de sa personne. Elle se fondait avec la foule au seul détail près qu’elle n’était pas maculée de noir comme les habitants de la ville. Mais dans toutes ces foules, il y avait des personnes plus riches, qui n’avaient également pas non plus subit la marque de la nuit et qui venait comme sa cousine, surement,  faire l’inventaire des pertes.
Mais elle n’était pas venue pour ça, elle devait voir, mais au-delà de ça aider les gens.  Elle ne pouvait rester inactive alors que tant de chose étaient à faire pour remettre à flot la cité.

Après quelques instants de marche, où elle évita soigneusement les alentours de la place où se trouvait les affaires familial, car connaissant sa tendre cousine comme elle la connaissait…Elle risquerait de ne pas être la bienvenue aujourd’hui dans la cité. Ainsi, alors qu’elle avisa un attroupement d’une famille auprès de leur demeure, elle vint comme d’autres apportés son aide. Sans un mot, juste un sourire elle entra dans le cercle pour déblayer. Ce ne sera qu’un bon moment plus tard, alors que d’un mouvement ample du bras, elle enlevait ses mèches folles de son front rendu moite par l’effort et la chaleur car le soleil commençait à monter haut dans le ciel. Qu’elle avisa, une silhouette part trop coutumière, qui semblait la fixer avec hésitation.  
« Hè l… » Fut le seul mot que pu esquisser le domestique, car elle avait lestement bondi plus loin avant de tourner à un angle de rue. C’était bien sa veine, ils n’étaient pas assez occupés avec les restes du magasin ? Depuis le matin ils avaient dû avancer certes…Mais pas au point d’avoir achevé… Elle courait en se tordant à moitié les chevilles, et tentant de slalomer au travers des personnes, mais ce qui devait arriver arriva lorsqu’on connaissait Aÿenka, qui même dans une situation classique pouvait s’empêtrer, le fit en tombant lourdement contre un passant en poussant un léger cri rauque de surprise.
« Aie….. lâcha Aÿenka alors qu’elle avait réceptionné sa chute à l’aide de ses deux paumes. «  Ex…Excusez moi… Je… » Elle s’interrompit en relevant son visage en direction de la personne.
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