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Tel court au danger qui n'oserait l'attendre

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Posté dans Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Ven 25 Avr 2014 - 11:24

Le Spatioport.

En l'espace d'un instant, Seylan fut ramenée dix ans en arrière avec une violence telle que les larmes lui vinrent aux yeux. Que sa foi en l'avenir était grande, quand elle s'était mise à rêver des hautes dunes de Korrul ! Hélas, moins d’une dizaine de jour plus tard, toutes ses espérances étaient parties en fumée : Ven’s était revenu au bordel sous l’appellation du “Pâle”, et d’un coup sec du poignet, l’avait à jamais privé de sa langue. La raison qui l’avait poussé à commettre un tel acte de barbarie lui échappait tout autant que celle qui l’avait incité, pendant toutes ses années, à toujours revenir la voir, lui volant ainsi sa liberté.

Un an.
Un an que l'Amante ne donnait plus signe de vie.
Un an qu'il n'était pas venu la voir.

Le sourire aux lèvres, Seylan quitta le banc où elle s'était installée quelques heures plus tôt pour se mêler à la foule du port, passant inaperçue, sans doute, sous sa longue cape noire. Si elle avait pu rire, elle aurait ri, de toute sa voix, jusqu'à en pleurer, jusqu'à ce que son ventre lui supplie d'arrêter. Elle était libre.

Serrant contre elle le sachet contenant son précieux repas, la jeune femme se faufila entre les pirates, les badauds et les autres, ceux trop alcoolisés pour être réellement définis comme "humains". Malgré l'heure tardive, il était encore difficile de se déplacer sans devoir jouer des coudes.

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à bavarder au beau milieu du chemin ?

Son regard se posa alors sur un vaisseau qu'elle crut un instant être l'Amante.

Non !

Elle recula, prête à fuir, et percuta un homme de haute stature.


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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Sam 26 Avr 2014 - 5:43

Le Pourfendeur des Vents était enfin de retour à Vanylle. Malheureusement pour lui, Cynydd avait dû faire parti des premiers hommes à rester sur le navire. Le Capitaine exigeait que le vaisseau ne reste jamais seul. Une poignet d'hommes se devaient de rester toujours à bord. Lorsqu'un voyage était long, rentrer à Vanylle était une bénédiction mais devoir rester cloîtré encore des heures sur le Pourfendeur des Vents était un véritable supplice.
Pour faire passer le temps, Cynydd n'avait trouvé d'autres solutions que de faire souffrir un peu plus les malchanceux restaient avec lui. Accoudé contre le bastingage sur le pont, il criait des ordres ci et là pour occuper les pirates.

Enfin, lorsque son quart fut terminé, Neuf-doigts quitta le pont d'un pas enjoué et vif. L'air frais, quoique puant de Vanylle, lui fit monter le sourire aux lèvres. Trop d'événements étaient arrivé à bord du Pourfendeur ces derniers jours. La découverte d'un vaisseau dans Grand Vent et de l'homme dit Aeddan le laissait perplexe. Il n'avait pas aimé l'homme à la seconde où il l'avait vue. Tout le long de son retour à Vanylle, il avait surveillé l'étranger, persuadé que ce dernier ferait une tentative pour s'emparer du Pourfendeur. Mais contrairement à ce qu'il avait imaginé, l'homme était resté plutôt calme et muet.

Irrité par son comportement, Cynydd n'avait qu'une envie, aller dans un bordel pour compenser sa frustration des derniers mois. L'odeur d'une femme et leurs courbes sensuelles lui manquait déjà. Il avait prévue d'aller au Goéland qui Tousse pour retrouver comme souvent Sheìla. Rien qu'en imaginant son corps dévêtu, le pirate senti monter en lui un désir sauvage.
Dans ses pensées, Cynydd ne vit pas la demoiselle devant lui et la percuta en plein fouet. La jeune femme faillit tomber à terre mais il l'a rattrapa à temps. Une chance pour elle, le pirate était de bonne humeur.

«  Faites attention la prochaine, rester planter comme ça sur un chemin ce n'est pas dès plus intelligent. »

Certes, il pouvait être charmant en retenant la jeune femme, mais être courtois ensuite c'était une autre affaire.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Dim 27 Avr 2014 - 11:45

Courroucée par le comportement du pirate, Seylan leva le menton et découvrit un homme de haute stature, puissant, les traits et la silhouette presque conformes à l’image qu’elle se fait des personnes les plus dangereuses. Ses longs cheveux ébènes rappelaient les belles chevelures des Dames de Matroos ; ses yeux, d’un noir profond, reflétaient quant à eux l’incroyable sérieux de la situation. Si au départ Seylan crut reconnaître en lui l’un de ses anciens clients, le physique atypique de l’étranger lui rappela qu’elle se serait au moins souvenu de son nom, s’il avait mis les pieds dans sa chambre. Sa peau blanche avait de quoi en déconcerter plus d'une...

Le feu lui monta aux joues. Il l'avait fâché.

Ce n'est pas ma faute si vous ne regardez pas où vous allez, brûlait-elle d'envie de lui dire. C'est vous qui m'avez bousculé, et non le contraire.

Au fond, il est comme tous les autres : ingrat, rustre et particulièrement effronté ! Pour eux, il n'existe aucune règle, aucune limite. Ils tuent, ils brûlent, ils violent et ils pillent. Et ils bousculent sans même daigner présenter leurs excuses !

Le visage grimaçant de colère, Seylan s'efforça de le cacher au mieux sous son capuchon. Cet homme n'avait pas besoin de voir à quoi elle ressemblait, surtout pas lorsqu'elle ne pensait à rien d'autre qu'à lui faire payer son arrogance.

Du bout des doigts, la jeune femme essaya de mettre un peu de distance entre ce type et elle, puis reporta son regard sur le vaisseau dont il était descendu. Ce n'était pas l'Amante. Un nouveau sourire fendit son visage, moins prononcé, cette fois-ci.

Seylan était heureuse, plus heureuse qu’aucune femme n’avait dû l’être avant elle. Mais le sentiment de gloire qui l’habitait, à avoir obtenue ce qu’elle désirait tant depuis des années, à savoir la liberté, se teintait en une vague d’appréhension. A présent, vivre ou mourir ne dépendait plus que d’elle.


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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mer 30 Avr 2014 - 8:47

S'il y avait bien une chose qui énervait rapidement le pirate en ce bas monde, c'était qu'on l'ignore. Et malheureusement pour la jeune fille, c'était exactement ce qu'elle venait de faire. Après l'avoir observé un moment, son visage avait parut indigné et Cynydd s'était d'ors et déjà préparait à une confrontation. Néanmoins, la vanyllienne resta muette et tourna son regard au delà du jeune homme. Il avait était complètement mit de coté par une fillette de Vanylle. Elle était plutôt mignonne avec ses longs cils et son regard angélique. Une sensation bien connue du pirate se fit ressentir dans le creux de ses reins et c'est sans vraiment se cacher qu'il lorgna sur la femme. Il laissa traîner son regard vers ses courbes féminines un long moment et une lueur malicieuse agita son regard.

Il se carra devant elle, les bras croisés contre son torse.

« Et bien, lorsqu'on bouscule quelqu'un, la moindre des choses c'est de s'excuser, personne ne vous a apprit ça ma mignonne ? »

Intrigué par la femme qui l'avait si impunément ignoré , Cynydd ne se laissa pas démonter pour autant. Il se savait bel homme et prenait soin de son apparence. Fort heureusement pour lui, avant de descendre du Pourfendeur des Vents, il avait fait un brin de toilette et mit une tenue propre. Bien qu'il ne soit que Lieutenant, il arborait un vêtement plutôt fin et raffiné. Une chemise blanche à moitié déboutonnée sur le col, un pantacourt de lin beige et des bottes noires parfaitement cirées. Ses cheveux étaient détachés et virevoltaient ça et là au grès des rafales de vent de Vanylle.
Depuis longtemps Cynydd avait apprit à jouer de son physique pour plaire aux femmes. Non pas qu'il ait besoin de leur consentement pour les prendre, c'était juste une façon de flatter son égo.

Enfin, Neuf-doigts suivit le regard distant de la jeune femme un instant. Elle regardait les navires qui s’amarraient au spatioport de la ville pirate. Encore une demoiselle qui rêvait d'aventures pensa t-il simplement.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mer 7 Mai 2014 - 12:47

Son regard la terrifia, non en raison des intentions malsaines qu'il semblait contenir, mais parce qu'il signifiait que si elle ne prenait pas rapidement une décision, elle n'en aurait jamais terminé à lui. Ces pirates qui ne lâchaient prise que lorsqu'ils avaient obtenu ce qu'il voulait, Seylan en avait rencontré des centaines au bordel.

Sauf qu'aujourd'hui, elle n'était pas en mesure de combler les attentes de celui-là.

Comment crois-tu que je puisse m'excuser, Pirate ?

Irritée, Seylan ouvrit la bouche et laissa au Pirate tout le loisir de découvrir les ravages causés par l'un de ses comparses, trop indulgent pour lui offrir une mort digne de ce nom. Et à peine eut-il le temps de saisir le message qu'elle lui lançait, qu'elle lui asséna un coup d'une rare violence dans l'entrejambe.

Les langues ça ne repoussent pas que je sache ! Alors fiche-moi la paix !

Elle tourna les talons et s’enfuit à toutes jambes. Elle haletait et son coeur battait à la chamade. L’Auberge ne se trouvait pas très loin du Spatioport, mais Seylan ne tenait pas la grande forme. Malgré la peur et la montée d’adrénaline, elle sentait ses jambes s’alourdir. En bifurquant dans une rue, elle hasarda un coup d’oeil par-dessus son épaule et constata qu’elle était seule...Personne ne la suivait.


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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mer 7 Mai 2014 - 15:02

Lorsque la jeune femme ouvrit la bouche, Cynydd arqua un sourcil interrogateur. Il comprit mieux son absence de réponse mais n'en fut que d'autant plus agacé.

La suite des événements survinrent rapidement sans qu'il ne comprenne vraiment ce qu'il se passait. La vanyllienne leva sa jambe et lui asséna un coup rapide - et plutôt fort pour son gabarit - directement dans les bijoux de familles du pirate. La douleur lui fit lâcher un son rauque et le jeune homme se plia en deux, les mains soutenant ses attribues, comme pour les soulager. Il jura entre ses deux et fusilla les gens autour de lui. Certains le montrait du doigt en riant. Les joues rouges de colère, Cynydd se releva et parti à la poursuite de la putain. Au passage, il bouscula les passants et frappa un homme dans les cotes.

Personne ne se moquerait de lui sans être puni. Il avait déjà mémorisait quelques visages au passage. Plus tard, il reviendrait vers eux pour leur faire regretter leurs zèles. Mais pour l'heure, il se concentra sur la jeune femme qui courrait devant lui à vive allure.

Rageur, il accéléra la cadence et se promit de la faire crier, muette ou non. Le pirate imagina toutes les sévices possibles qui la ferait regretter son geste.
Au détour d'une ruelle, il la rattrapa et elle changea de rue. Mais Cynydd connaissait Vanylle comme sa poche pour y avoir erré dans son enfance. Alors, au lieu de la suivre, il pivota et emprunta une allée étroite et sinueuse. Lorsqu'il fini de la traverser, il tomba pile sur la jeune femme. Cette dernière n'émit aucun son mais son visage était tordu par l'appréhension. Il l'attrapa sans ménagement par les cheveux et la jeta violemment à terre.

« Tu t'es cru maline hein ?! J'avoue que ça fait un putain de mal. Mais tu sais ce qui va faire encore plus mal? Non ? » il s'approcha vers elle et lui asséna un coup de pied dans le ventre « Et bien, sale putain, je vais te montrer ça.... »
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mer 7 Mai 2014 - 15:37

Retour à Vanylle. Déjà. Pourquoi ? Les cieux sont tellement plus agréables, plus dangereux et plus excitants. Depuis son arrivée sur le Pourfendeur, la piraterie avait revêtu un nouvel apparât, bien plus tentant que tous ceux qu’il avait vus. Et pourtant, quoi qu’il advienne, il fallait parfois rentrer sur la terre ferme. C’était bien dommage, mais le Baron en profitait ainsi pour vider ses poches, et accessoirement ses bourses, soit dans une taverne, soit dans un bordel. Il ne faisait pas partie de ceux qui souillaient sans cérémonie, brutalisait et méprisait. C’était l’un des rares moments où, aussi dingue que cela puisse paraître, il était “gentil”. Certainement pas bienheureux ou agréable, mais simplement calme, avec ce qu’il faut de désir et de bestialité pour prendre un pied royal avant d’embarquer à nouveau. Ou alors, il restait sur le bateau. Ne jamais laisser le Pourfendeur seul. C’était un ordre qu’il avait bien enregistré, et ça ne le dérangeait absolument pas de devoir rester. Il bossait, faisait ce qu’il avait à faire, puis zonait sur le pont en attendant de nouvelles directives.

De fait, on voyait rarement Jaasau à terre. Et on ne pouvait pas le rater quand il y était. De part sa stature, son apparence et accessoirement sa réputation, les regards le suivaient où qu’il aille. Ca ne lui faisait ni chaud ni froid, mais qu’ils s’abstiennent, de temps en temps.

Et puisque cette fois, il n’y avait pas grand chose à faire, il imita Cynydd, son ami et supérieur, quand celui ci quitta le navire. Il le suivit un moment, à bonne distance, puis prit une autre route, errant sans but dans les rues crades de Vanylle, indifférent à tout sauf au bruit de ses pas sur le sol. Il avait un certain avantage : les gens ne le bousculaient pas. Ils s’écartaient, proprement. Prompt à la violence, quand on le poussait, il réagissait plus ou moins de la même façon, mais poing serré et droit dans la figure, sans même adresser un regard à l’importun. Et en règle générale, vu l’impression morbide qui se dégageait de lui, l’idée de lui rentrer dedans n’effleurait pas grand monde, à part quelques cherche-merde qui rentraient ensuite chez eux quémander des câlins à leur maman, deux ou trois dent en moins et un nez tordu et pissant le sang. Jaasau, homme très subtil.

Il s’apprêtait à rentrer au bateau, sans avoir ni bu ni forniqué, quand des éclats de voix attirèrent son attention. Il connaissait cette voix, pour l’avoir des milliers de fois entendu brailler des ordres.

Vivace et réactif, il fonça sans faire attention à qui ou quoi il envoyait dans les roses en courant vers la direction des cris. Le spectacle qu’il découvrit l’arrêta net dans son élan. Par terre, une femme, amochée. Debout, prêt à la massacrer, ou pire encore, Cynydd, furieux. Ca sentait le sapin. Réellement. Il n’eut pas le temps de se poser de questions. Un violent coup de pied alla défoncer le bide de la catin, puisque visiblement c’en était une, déjà à terre.

Un bref instant, un puissant souvenir remonta, des sensations terribles et des visions de cauchemars. Une nuit, dans une ruelle. Du sang, une catin, un pirate. Violences, cris et larmes. Mort, Mort, Mort. La mort partout, liquide, vaporeuse, physique. Une moisson brutale à laquelle il avait survécu grâce à un acte désespéré mêlant agonie et noblesse. Un fruit. Il ne pouvait pas laisser ça recommencer à nouveau. Il n’y avait aucun fruit pour elle, aucun espoir. Peu importe qu’il la tue ou non. Jaasau avait une dette. Non, non et non. Ne la touche pas. Arrête. Ne fais pas ça. S’il te plaît. Ne l’appelle pas. Ne la fais pas venir ici, elle qui est souveraine dans les cieux et les batailles. Arrête, mon ami. Ca suffit. Ca suffit !

Il fusa et attrapa Cynydd par l’épaule, le tirant brusquement en arrière.


“Non. Ne fais pas ça. Peu importe ce qu’elle a fait. Arrête. Aucun fruit pour elle, rien. Ni flaque ni ballet, rien. Laisse la.”

Son regard mordoré brillait intensément entre tatouages à l’encre funèbre et peau d’ébène, reflétant un éclat brut, exprimant une ferme volonté, et un souvenir encore très présent, brûlant. Le Baron Noir était en colère.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Jeu 8 Mai 2014 - 4:39

Seylan avait un seuil de tolérance à la douleur relativement élevé - comme bien d’autres prostituées, d’ailleurs - mais celle-ci était sans aucun doute l'une des plus insupportables qu’elle avait pu connaître jusqu’alors : on aurait dit qu’elle se désintégrait de l’intérieur. Le souffle court, le visage grimaçant de douleur, l’oeil papillonnant, Seylan parvint à peine à redresser le buste. De grosses larmes dévalèrent le creux de ses joues, tandis qu’elle distinguait à peine, dans l’obscurité de la ruelle, le visage de celui qui, vraisemblablement, venait de la soustraire pour quelques précieuses secondes à l’entière attention de son agresseur.

Elle essaya d'appeler. Aucun son.

Alors elle rampa pour lui échapper, réalisant avec horreur qu'elle n'était rien, que si elle criait, personne ne viendrait. Elle avait envie de hurler et de jurer, mais le Pâle lui avait retiré cette possibilité il y a déjà plusieurs années.

Au prix d'un effort douloureux, elle se redressa en s'appuyant contre le mur moisi. Ses jambes la soutenaient à peine tant elle avait peur.

Elle ne voulait pas se retourner. Elle ne voulait pas le voir.

C'était un prédateur. C'était un pirate.


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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Sam 10 Mai 2014 - 7:10

Jaasau apparut de nul part et s'interposa entre Cynydd et la jeune femme. Surprit, neuf-doigts esquissa tout un d'abord un sourire pour son acolyte. Rien de mieux que de brutaliser une catin à plusieurs, cela rendait la chose encore plus interressante. Mais lorsque le Baron Noir prit la parole, ce ne fut pas pour acclamer son ami mais bien au contraire. Il prononça des mots incompréhensibles pour le Lieutenant. Ses yeux semblaient lointain mais la fureur était belle et bien présente dans son regard.

Instinctivement, Cynydd fit un pas en arrière. Ce n'était pas de la peur qu'il ressentait mais un peu de crainte. Il avait déjà vu le pirate en plein action et si un combat entre les deux membres du Pourfendeur éclatait, l'issue était un grand mystère pour Cynydd.

Il essaya de temporiser la situation et s'approcha de Jaasau :

« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Il faut que je corrige cette putain !  Allons, tu ne dis jamais non devant un bon massacre Jaasau.»

La jeune femme quant à elle était toujours à terre et semblait chercher une issue de secours. Elle faisait moins la rebelle désormais, aux pieds du pirate. La peur se lisait dans son regard et cette terreur excita encore plus neuf-doigts. Dans ce type de moment, il avait une impression de pouvoir, un sentiment de supériorité. C'était d'un coté, un aspect pitoyable de sa vie. Rabaissé dans son enfance, il prenait désormais le pouvoir sur les plus faibles, exactement ce qu'on avait fait avec lui. Mais la vie à Vanylle était dure et la loi du plus force régnait en maître.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Dim 11 Mai 2014 - 7:12

Il ne voulait pas se battre. Pas cette fois. Jamais refuser un bon massacre. Evidemment. Jaasau était le mieux placer pour parler de l’amour des tueries et des bains de sang. Mais jamais, quand le Pourfendeur était à quai, il ne se servait de cet amour pour assassiner, torturer ou violenter qui que ce soit. Si un matelot le cherchait, certes, il réagissait trop promptement et bien souvent ôtait la vie dans un excès de colère, aussi rapide que brutal. Mais pour une catin… Ils étaient, eux pirates, eux barbares, eux tueurs, faits pour se battre dans les cieux, hurler leur rage en concurrence avec le tonnerre et les huées du vent. Pas pour ce genre de bassesses.

Il fit un effort de concentration, histoire que ses paroles aient un sens, qu’elles soient claires et puissent être comprises aussi bien par son ami que par la catin, terrorisée.

“Je danse dans les cieux. Cynydd. Quand tu danses, c’est avec un partenaire de ta valeur. Ta colère disparaîtra après l’avoir détruite, d’accord. Et après ? Elle essaie juste de se défendre. Si tu es plus présentable que moi, moins effrayant, tu restes intimidant. Les gens ont peur. Que ce soit de toi, ou du Pourfendeur.”

Il ne voulait pas dire la véritable raison qui le poussait à défendre cette femme. Le fait qu’il considère avoir une dette (ce qui était le cas) envers les femmes de cette classe pouvait s’avérer être à la fois une honte et un moyen de pression sur lui. Par chance, l’esprit et les émotions de Jaasau étaient illisibles tellement leur cryptage emprunt de folie, de réflexions mystiques et de superstitions s’amalgamaient pour ne former qu’un amas dénué de tout sens commun.

“Tu es fort. Respecté. Craint. Tu ne tireras rien d’un meurtre aussi bas. C’est aussi pour ça que je ne t’aide pas. Ma partenaire est une danseuse de renom, une froide cantatrice qui ne laisse place ni à la faiblesse, ni à la réflexion, ni à l’incompétence. Alors que pour elle, une main suffirait. Reprends-toi.”

Il ne doutait pas de ses arguments, et y croyait même dur comme fer.

Lentement son regard, où la colère s’activait toujours à faire éclater les iris mordorés du Baron, se braqua vers la catin. Il la jaugea pendant un moment, comme un prédateur détaillant sa proie. Les coins de ses lèvres eurent un léger, imperceptible frémissement. Elle lui rappelait, quelque part, cette jeune femme qu’il avait rencontré il y a si longtemps. Evidemment ce n’était pas elle, mais il y avait beaucoup de points communs.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Ven 16 Mai 2014 - 4:06

Autour d’elle, tout n’était que néant, un vide absolu où rien n’existait, hormis les deux hommes à ses côtés. La peur lui donnait le besoin de crier ; mais rien ne sortait de ses lèvres. L’impossibilité d’appeler du secours acheva de la terrifier.

Son corps était en sueur. Ses cheveux châtains coulaient devant ses yeux en mèches mouillées. Elle tremblait sans parvenir à se calmer, se répétant en vain que le deuxième homme ne lui voulait aucun mal, qu'il n'avait aucune intention de la tuer, qu'il allait raisonner son ami et que tout allait rentrer dans l'ordre.

D'une taille supérieure à bien d'autres hommes du quai de Vanylle, l'inconnu était aussi noir que l'ébène. Son corps obscur était recouvert de tatouages étranges, accentuant un peu plus encore la crainte qu'il lui inspirait.

Il était un prédateur. Il était comme l'autre. Effrayant.

Se redressant, Seylan arrangea les plis de sa cape en les resserrant autour de son corps. Devait-elle fuir, maintenant que l'attention de son bourreau était entièrement portée sur son ami ? Devait-elle attendre là, qu'un miracle se produise, qu'elle n'ait plus aucune valeur aux yeux de l'un ou de l'autre ? L'Auberge était là. A quelques centaines de mètres à peine, dans une petite ruelle fréquentée.

Seylan se mit à courir, insultant les efforts fournis par l'homme à la peau noire.

Elle voulait vivre. Juste vivre.


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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mar 20 Mai 2014 - 10:06

L'agacement. L'ennui. L'incompréhension. L'agacement.

Le comportement de Jaasau laissa le pirate dubitatif. Son acolyte de toujours trouvait des excuses au geste de la jeune femme. Il se mettait en position de défenseur et donc s'opposait à lui. Au coin du visage, Cynydd senti sa tempe vibrer d'énervement. Mais qui était-il pour oser lui dicter sa conduite ? A bord du Pourfendeur, neuf-doigts lui aurait collé la plus insupportable des tâches, mais ici, à quai, les deux hommes étaient au même niveau.

Enfin, celui qu'on appelait le Baron Noir se lança dans une de ses habituelles tirades sur son amie fidèle, la Mort.
Cynydd avait apprit à vivre avec ce drôle de petit penchant qu'avait Jaasau pour la mort mais cette fois ci s'en était trop.

"Epargne moi tes discours Jaasau." Lança t-il d'un ton bourru.

Il ne termina pas ce qu'il avait en tête car la jeune demoiselle profita de cet instant de confusion pour fuir. Cynydd hésita quelques instants sur ce qu'il devait faire puis il décida de ne pas poursuivre la jeune femme. Que cette putain parte se cacher, mais surtout, qu'elle prie pour qu'il ne la retrouve jamais.

"Qu'est-ce qui te prend ?! Regarde, cette catin s'est enfui du coup. Raaah tu me fais perdre mon temps !!"

Un léger vent vint secouer les cheveux du jeune pirate, rafraîchissant son corps sans pour autant faire baisser la température extrême qui l'envahissait.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Mar 20 Mai 2014 - 12:18

Jaasau la regarda filer sans rien dire. Mieux valait qu’elle ne croise plus le chemin de Cynydd, en effet, sans quoi elle risquait de passer un sale quart d’heure. Le Baron Noir ne fréquentait que très peu les bas fonds de Vanylle, préférant rester sur le pont du Pourfendeur, même quand celui-ci était à quai. Si cette catin avait la vie sauve, c’était purement un coup du destin, d’un coup orchestré au minimum par Vama et Ruyn en même temps, avec un coup de pouce du Gardien pour assaisonner le tout.

“Perdre ton temps ? JE te fais perdre ton temps ?!”

La voix de Jaasau suintait l’exaspération et la colère. Pas réellement contre Cynydd, qu’il respectait et appréciait. Pour son attitude si infantile dans ce genre de cas. S’en prendre à plus faible que lui, surtout à ce point là… Mais qui était-il à la fin pour se soucier des coups donnés par une catin ? Elle n’était même pas fichue de parler, croyait-il qu’elle irait crier son exploit sur tous les toits de cette ville anarchique, berceau du vice ? Ce genre de scène arrivait chaque jour, chaque heure, chaque minute même.

“Tu es désespérant. Regarde les choses avec un minimum de recul, espèce de bourrin imbécile. Tu es Lieutenant sur le Pourfendeur des Vents, le vaisseau le plus craint de Grand Vent. Tu combats avec force, tu es craint par tes ennemis autant que par tes alliés. Et tu t’énerves pour… une pute ?! Mon ami est quelqu’un d’aussi sauvage qu’intelligent, pas un vulgaire chien mécontent d’avoir perdu son os, qui hurle à la mort en espérant le retrouver. Tu trouveras plus facilement des catins que de la bière ici. Arrête de geindre maintenant.”

La catin partie, Jaasau recula de quelques pas, vu que retenir Cynydd était désormais inutile. Elle était muette mais savait bien courir. Et connaissait sûrement beaucoup plus de planques que les deux pirates réunis. Son regard, braqué sur celui de son ami, exprimait un mélange de soulagement, de colère, et d’ennui. Il n’arrivait pas à intégrer le fait que son ami, et de surcroît son supérieur, puisse se conduire de pareille manière. Ca dépassait l’entendement du Baron, qui jamais n’avait levé la main sur une femme de cette manière. La dernière en date était une marchande, et le méritait bien d’une de par son existence, et certainement pas parce qu’elle l’avait frappé. Juste parce qu’elle était la cible de la cupidité du Pourfendeur et de son capitaine, à l’instar de tout l’équipage, qui avait intégralement péri durant l’assaut.

“Cesse un peu de massacrer tes semblables ainsi au gré de tes pulsions et de ta frustration. Tu ne connais ni leur valeur ni leur potentiel, ne supprime pas un bourgeon sans même savoir quelle plante il a donné. Ca finira par te retomber dessus un jour. Sers-toi de ta force pour trouver quelqu’un à ta mesure. Un homme se défoulant sur des fourmis n’est digne que de méprise, pas de respect. Et que je ne te reprenne plus à faire ce genre de chose avec une catin, que je me fasse bien comprendre.”

Son regard s’assombrit notablement. Il ne voulait en aucune manière se battre contre lui, mais n’hésiterait finalement pas une seconde si celui-ci le provoquait. L’un comme l’autre étaient réputés pour leur habileté au combat. Quant au nombre de victimes… Jaasau avait l’avantage d’être systématiquement au front, jouant avec sa vie.
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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   - Ven 30 Mai 2014 - 6:33

Comment osait-il ? Comment pouvait-il croire qu'il avait le pouvoir de lui parler comme cela ? Le visage de Cynydd se crispa et il serra la mâchoire pour ne pas exploser. Ses poings étaient serrés le long de son corps et son regard plus froid que jamais.

En face de lui, Jaasau lui parlait comme aucun autre homme n'avait osé le faire depuis des années. Il le mettait à nu,  et juger le moindre de ses pulsions. Il le rabaissait tout en flattant son égo. Le Baron connaissait bien neuf-doigts et avait apprit à faire avec son caractère quelque peu particulier. Il avait apprit à force comment gérer les colères de son lieutenant et y faire face.

En cet instant, Cynydd n'avait qu'une envie, lui coller son poing dans sa figure et le battre jusqu'à ce qu'il se taise. Mais au lieu de cela, il fit craquer son cou de gauche à droite tout en desserrant ses poings. Au fond de lui, le pirate savait que son ami avait raison. S'emporter autant pour une catin, et pas la plus belle en plus était complètement ridicule. Elle l'avait humilié certes, mais il n'avait pas que ça à faire de la pourchasser. Ce n'était qu'une misérable fille des rues qui ne vivait que de malheurs, pas de quoi s’intéresser à elle.

Cynydd porta sa main droite à son entrejambe et se massa les bijoux de familles.

«C'est qu'elle a un peu de force quand même   » lança t-il sur un ton un peu plus décontracté.« Enfin bon, il vaut mieux pour elle que je ne la recroise jamais, que tu sois là ou non, cela n'y changera rien, je te préviens. »

Une fois l'avertissement donné, le pirate tourna les talons et commença à partir, ne voyant plus l'intéret de rester là, sans jeter un regard à son acolyte.

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Posté dans Re: Tel court au danger qui n'oserait l'attendre   -

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