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Qui sème le vent, récolte la tempête

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On m'appelle Riska les Deux Voix


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Posté dans Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 8 Mai 2014 - 4:16

Une véritable tempête secouait Vanylle depuis quelques jours. Les averses de pluie se faisaient interminables, si bien que les rues étaient à moitié noyées sous l'eau. L'orage allait et venait, éclairant les nuits de la ville pirate par des éclairs foudroyants et surprenants. Le spectacle pouvait être beau pour ceux qui aimaient admirer les cieux en colère, mais pour la plupart, c'était l'obligation de rester à quai. Et depuis quatre jours, Riska s'impatientait de pouvoir repartir voguer sur la Nuée Ardente.

Aleera, la Capitaine du vaisseau, avait jugé préférable de rester amarrer à Vanylle le temps que la tempête se calme. Le temps était bien trop dangereux pour tenter un départ maintenant, et il y avait plus de risque d'abîmer le bateau en tentent de manoeuvrer qu'en se battant contre un autre équipage. Alors, Riska essayait en vain de ne pas perdre patience. Elle allait et venait entre la Nuée et le Goéland qui Tousse, son auberge de prédilection où elle y passait ses soirées et parfois ses nuits. Les catins et autres compagnies de nuit n'avaient même pas réussi à étancher son grand désir, conséquence d'une colère violente. L'Autre était aux aguets, heureux d'une telle situation pour pouvoir se manifester. Et quelle manifestation ! Des cadavres étaient retrouvés chaque matins dans les caniveaux environnants.

La nuit du quatrième jour de tempête venait de débuter à Vanylle. Et comme tous les soirs, Riska était attablé au fond de l'auberge, seule. Son impatience de repartir naviguer avait place à une irritabilité extrême. Elle préférait donc ne pas se mélanger. Mais ce fut sans compter sur deux matelots ivrognes qui s'approchèrent d'elle.

« Hé, à la tienne les Deux Voix ! »

Cria le premier tandis que le second envoyait valdinguer la choppe de bière de la jeune femme. Tout fiers de leur exploit, ils tournèrent les talons pour aller s'asseoir plus loin. Pourquoi ? Riska était pourtant connue. Autant pour son caractère sanguinaire que sa conscience loin de la stabilité. Mais il fallait toujours que certains se croyant plus forts que les autres viennent tenter le monstre...
Lentement, la maître-cannonier de la Nuée se leva, s'approchant du comptoir, elle demanda une nouvelle bière et une fois servit, se glissa dans le dos que matelot insultant. D'un geste vif, elle lui enserra la tête entre ses bras et il souffla avec peine :

« Non, hé, les Deux Voix, ça va, c'était pour rire ! Je te paie une biè... »

Sans attendre la fin de la phrase, Riska tordit d'un coup sec ses bras. Un « Clac » significatif indiqua que la nuque de l'homme avait lâché, et elle laissa le corps tomber à terre. Attrapant la choppe de bière fraichement servie, elle vida le contenu sur le macabé et tout en tournant les talons, siffla :

« Je ne ris pas, moi. »

Un lourd silence s'était installé dans le taverne, mais un coup d'oeil agacé de la jeune femme aux quelques pirates un peu trop curieux, permit de relancer l'ambiance. Après tout, des morts, ils en voyaient tous les jours. A peine soulagé de son geste pourtant exutoire, Riska retourna à sa place habituelle. Prise. Ses sourcils se froncèrent, et elle s'approcha de celui qui avait osé prendre SA table. Il lui sembla reconnaître un des pirates du Pourfendeur, mais elle n'en était pas sûre. En fait, sa couleur de peau et ses tatouages étaient plus reconnaissables. Ne se démontant pas devant lui, elle posa une main conquérante sur la table.

« Tu as pris ma place. »

Après son excès de violence passée, l'Autre s'était recouché bien au fond de sa conscience, pourtant, cette nouvelle situation pouvait tout aussi bien être délicieuse à contrôler. Alors, remontant aux limites de la conscience de la jeune femme, il resta là à guetter le bon moment pour lui rendre sa violence sanguinaire, les pupilles de la jeune femme se rétractant un peu plus à mesure qu'il revenait.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 8 Mai 2014 - 4:41

Quel temps de chien. D’ordinaire, ça ne le gêne pas. La force et la colère des cieux annonce la mort. Il ne pouvait s’empêcher d’amalgamer le tonnaire avec un rugissement mortel. Les éclairs avec les lames tranchantes de la faucheuse. La pluie battante comme les innombrables larmes des défunts pleurant leurs proches disparus dans les limbes funestes de Son manteau spectral. Mais quand il était forcé de patienter à quai, quel ennui. Un orage surprise, dans les cieux, au beau milieu d’une sanglante bataille, voilà quelque chose d’excessivement plaisant, apportant un tempo nouveau et excitant à ses ballets létaux, au creux des bras éthérés de son éternelle amante, dont il refusait systématiquement les avances.

Ici en revanche, une véritable horreur. Il ne se passait rien, et pour décompresser, pirates à bord ou à quai se saoulaient pour faire passer le temps, quand ils n’étaient pas dans un bordel à se vider de toute énergie pour ensuite dormir, espérant que le temps s’améliore entre temps. Pour le coup, se payer les services d’une catin ou se pinter la tronche au comptoir ne l’intéressaient que moyennement. Simplement, ce temps rendait son humeur maussade, terriblement changeante. Deux passants en firent les frais dans une avenue, quand malencontreusement, glissant sur des pavés humides, ils étaient venus percuter le Baron, alors déjà irrité. Il les sortit de son chemin d’un coup de pied chassé sans la moindre subtilité, sans un regard, sans un mot. Aussi muet que la mort elle-même, il n’avait que faire de ces excuses bafouillées maladroitement, dans un Vanyllien aussi rapide qu’incorrect.

Quitte à s’ennuyer, autant le faire au sec. Son quart de présence sur le Pourfendeur étant terminé, il avait beaucoup de temps à tuer, et massacrer des gens pour le plaisir n’était pas réellement son credo. Tout du moins pas dans une Vanylle en proie aux fureurs céleste, n’offrant à ses habitants qu’eaux furieuses et rugissements du tonnerre.

Cette table. Esseulée. Tranquille. Loin d’une agitation agaçante titillant ses nerfs déjà à vif. Ne pas l’appeler ici. Surtout pas. Rester tranquille, ou alors, rendre des comptes à Cynydd et Sorcor. Non, non. Reste sage.

Il leva les yeux quand une main claqua sur le bois à moitié pourri de la table. Sa table. Tiens donc. Aucun nom gravé. Elle n’avait qu’à pas se lever pour exécuter un pauvre pirate aussi faible qu’un oisillon sorti de l’oeuf. Stupides pulsions. Ses yeux, au milieu de tatouages guerriers plus noirs que l’onyx, s’agrandirent. Ses cordes vibrèrent, exhalant une voix profonde, grave, et déjà teintée des prémisses flambants de la colère.

“D’autres tables. D’autres chaises. A cette table même. Trouve-t-en une ou partage en silence.”

Il but une gorgée de la bière qu’il venait d’acheter, sans cesser de fixer de son regard animal l’importune, dont le visage lui était connu.

“A moins que toi et a moitié ne souhaitiez danser. Valse ou sarabande, à voir laquelle des deux Elle préférera, sur quel temps et à quel rythme ses voiles viendront jouer de leur musique funèbre. Choisis.”

Des paroles qui comme souvent étaient quasiment dénuées de tout sens commun, de toute logique. Pas besoin de logique pour Elle, elle savait, elle comprenait. Lui également. Son équipage faisait avec son charabia, du moment que ses ordres au combat étaient clairs. Pas de quartiers, massacrez-les tous. Le Gabier hurlait, Le Baron Noir fauchait, on obéissait, on fêtait victoire. Le reste du temps, on laissait cette bombe à retardement en paix.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 10 Mai 2014 - 4:30

Partager ? Et depuis quand devait-elle partager ce qu'elle pensait qui lui appartenait de droit ? A croire que ce soir, tous les hommes avaient décidé de la contrarier. Et elle manqua lui faire une réflexion qui ne mènerait à rien d'autre que de la violence, quant elle croisa son regard doré et bestial. Elle se ravisa, prudente. Dans l'état où elle était, c'est à dire avec plusieurs bières dans le nez, il y avait fort à parier qu'un pirate de ce genre ne ferait qu'une bouché d'elle. Il n'était pas un simple matelot ivre. Non. Car maintenant qu'elle pouvait l'observer plus attentivement, elle était sûre de reconnaître l'homme qui se tenait devant elle. Et si elle avait confiance en sa propre force et façon de se battre, elle ne connaissait pas celle du Baron Noir. Oh, elle avait bien entendu des choses sur lui. Il était redoutable. Autant qu'elle ? Etrangement, elle n'avait pas envie de le savoir ce soir.

« Partager, pourquoi pas. En silence, tu vas devoir t'en passer. »

Un sourire cynique s'installa sur son visage, tandis que ses yeux à l'étrange mélange de couleur se posaient de nouveau sur le pirate. Attrapant une chaise à moitié bancale, elle la tira vers la table, SA table, et s'y assit près de l'homme. Dans une longue inspiration, elle calma l'Autre qui la poussait à ne pas se ranger ainsi et à répondre avec violence à l'injure faite. Une gorgée de bière l'aida à noyer un peu plus son inconscient trop sanguinaire ; ses pupilles s'agrandirent un peu tandis qu'il se couchait bien sagement dans sa tanière. Jamais entièrement disparu. Il surveillait toujours.

« Je ne danse pas sur ce genre de rythme. Beaucoup trop cadré. Pas assez de liberté. »

Elle laissa son regard aux reflets de folie couler le long du visage du pirate, l'observant en détail et sans gêne. Il devait en avoir l'habitude. Les gens de Vanylle n'étaient pas les plus polis qui soient. Mais étrangement, elle n'arrivait pas à détacher son regard de ce corps recouvert de tatouages. Sa curiosité était piquée au vif, et bientôt, son sarcasme fut de retour.

« Qu'est ce qu'un homme du Pourfendeur fait ici ? C'est rare. Vous n'êtes pas bien entre mâles ? »

Un sourire moqueur, un ton à la limite du mépris et de l'amusement. Elle pouvait s'attirer les foudres d'un homme comme lui en continuant ainsi, mais tant pis. Son attitude, son calme, sa façon de parler avait attiré sa curiosité, maintenant, elle ne demandait qu'à voir les réactions de cet homme. S'il était capable de réagir autrement qu'avec des paroles.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 11 Mai 2014 - 8:01

Tant pis pour le silence. Il ne trouvait la paix que dans les cieux de toute façon. Auprès d’Elle. Il s’y attendait en quittant le navire. Battu par l’eau, fouetté par le vent, mais coincé au sol comme un vulgaire insecte.

Puisqu’elle était assise, lui aussi la détailla, sans la moindre gêne. Elle n’était ni catin ni serveuse, il n’avait pas à se soucier de la peur qu’il pouvait inspirer. Cela ne prenait visiblement pas sur elle. Peut-être un motif d’intérêt. Qui sait. Il but une longue gorgée de bière, et reposa avec une incroyable lenteur sa chope sur la table, sans détacher une seule seconde son regard de la demoiselle. Ni même cligner des yeux. C’était un fait assez perturbant chez Jaasau d’ailleurs. Il semblait garder les yeux ouverts en permanence, au milieu des marques noires faites par les aiguilles et l’encre.

“Le ciel est fort. Même Elle, forte au delà de tout le reste, ne souhaite pas s’y aventurer. En attendant le début du prochain acte, je suis ici. Le travail fini, je prends un peu de repos. Rarement à quais, mais cette fois nous n’avons pas le choix. Et toi qui es-tu ?”

Loin d’être un orateur de talent, seule sa dernière question avait un sens facile à appréhender au milieu des bribes sibyllines de Jaasau. Sa voix grave et profonde ne variait que très peu, sans intonation, sans marque d’émotion. Oui, il était déçu, blasé de devoir rester ici. Il se sentait né pour se battre, pour tuer, pour danser. Ici c’était… fade. Oh, la ville était plus qu’animée, même pas ce temps infernal. Mais clairement pas du goût du Baron Noir.

Il eut un léger frémissement de la lèvre supérieure, et un bref éclat d’amusement traversa son regard quand l’importune parla de danse. Savait-elle au moins de quoi elle parlait ? Des échanges torrides de pas mortels avec la Faucheuse en personne, qui étendait ses pâles bras spectraux autour de votre corps, vous entraînant dans une valse funèbre ou ni allié ni ennemi n’interférait. Une danse funeste, où seul le fort survivait, et où les autres, ne possédant aucun sens du rythme, s’effondraient sur le tempo enivrant de son requiem.

“La danse peut-être pratiquée n’importe où. Taverne, lit, ruelle sombre… Peu importe le terrain, la Partenaire est omniprésente. Elle n’a nul besoin de terrain de prédilection. L’appeler, se préparer et s’élancer, pieds et mains liés ou non, se jeter dans la mêlée et laisser la musique éthérée envahir l’air, le sang, la peau.”

Son regard s’assombrit légèrement. Oh oui, elle pouvait apparaître aussi bien dans les cieux que dans les ruelles, il était bien placé pour en parler, puisque la Partenaire s’était justement révélée à lui dans toute sa splendeur dans une des branches du dédale Vanyllien. Ses dents se serrèrent, son pouls s’accéléra. Il but une gorgée, et la crainte reflua. La colère aussi. Il braqua à nouveau ses yeux sur elle. Pourquoi tant de curiosité ? Voulait-elle réellement s’essayer à la danse avec Jaasau ? Folie.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mar 13 Mai 2014 - 14:49

Il était étrange. Très étrange. Trop étrange même. Sa manière de parler. La façon qu'il avait de scruter, d'observer dans les moins détails alors qu'il ne faisait que passer son regard sur elle et les alentours. Dans ce regard d'ailleurs, elle cru y voir un éclat d'ironie lorsqu'elle répondit à sa question  concernant la danse. Elle n'était pas dupe, et même s'il était compliqué à suivre, elle pouvait remercier sa propre folie de l'aider à comprendre. Parler de combats et de mort de cette façon, ne faisaient que paraître la chose un peu plus attrayante et moins effrayante pour ceux qui ne connaissait pas ça. Ce n'était pas son à cas à elle, ni à lui.

« Je ne pratique pas ce genre de danse dans un lit. »

Un sourcil relevé, et un éclat dans le regard où se mêlait une amusante moquerie, teintée d'une défiance presque méprisante. D'une main sûre, elle but une longue gorgée de bière, terminant sa choppe. La reposant, elle y jeta un œil presque dépitée à l'idée de ne plus avoir à ingérer. Finalement, tout en hélant d'un geste de main le tavernier pour qu'il lui rapporte de quoi s'hydrater, elle recentra son regard mystique dans celui tout aussi étrangement fascinant de celui que l'on appelait le Baron Noir et répondit :

« Les Deux Voix, de la Nuée Ardente. Ou Riska, si tu préfères faire plus court. A en croire ma présence ici, je suis comme toi. J'attends juste de repartir là-haut. Et ça manque de présence masculine sur le vaisseau. »

Dans un long soupir traduisant son impatience de repartir voguer, combattre et piller, elle s'affala sans délicatesse dans sa chaise inconfortable. Une choppe atterrit sous son nez, déposée rapidement par la tavernier qui n'osait jamais rester trop près de la jeune femme bien longtemps. Elle était pourtant bonne cliente, mais elle en éliminait tellement d'autres que le pauvre homme en venait à se demander s'il faisait vraiment une bonne affaire en la gardant chez lui.

Quoi qu'il en soit, Riska ne s'était jamais posée la question de savoir si oui ou non, ses meurtres à répétition pouvait gêner le propriétaire. Ici, elle était chez elle comme partout à Vanylle. Du moins, l'estimait-elle ainsi. Portant ses lèvres à la choppe nouvellement remplie, elle grimaça en goûtant le liquide contenu. Pas de la bière, c'était beaucoup plus fort. Et à en croire les cris qui naissaient derrière elle, de la bouche de quelques pirates qui commençaient à vouloir se battre, le degré d'alcoolémie de la boisson n'allait pas laisser que de bons souvenirs dans leur esprit embué, ni même dans la taverne.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Ven 16 Mai 2014 - 14:59

Il ne prit pas la peine de répondre et haussa brièvement les épaules pour signifier qu’il avait compris sa remarque. Riska les Deux Voix… Ce nom lui disait bien quelque chose. La Mort occupant ses pensées en permanence, il ne pouvait réellement dire s’il l’avait déjà croisée ou si c’était parce qu’on avait parlé d’elle. La Nuée Ardente aussi lui disait quelque chose.

Son regard quitta quelques temps Riska, puisque tel était son nom, pour s’attarder sur un client complètement ivre en train de draguer avec un manque de subtilité écrasant une serveuse. Qui proposait visiblement d’autres services que la simple livraison de boisson à la table où on était assise. Il fronça les sourcils. Cela ne lui plaisait pas. Du tout même. Il se reconcentra sur la pirate assise près de lui, sirotant toujours sa bière à un rythme des plus modérés, mais gardait une attention très aigue sur la scène qui se déroulait quelques mètres plus loin.

“Tu perds beaucoup à ne pas… pratiquer ça, dans ton lit.”

Au fond il s’en moquait, remarque. Son attention divisait amenuisait un peu plus ses capacités de réflexion, et il n’avait de toute façon pas envie de poursuivre sur ce sujet. Il venait de la rencontrer et lui semblait plus être de la même trempe que lui : plus apte à tuer que de céder à l tentation charnelle. Déjà parce que l’occasion d’un massacre se présentait plus souvent que l’autre, et ensuite, parce que leurs êtres étaient faits ainsi, peu importe la raison qui avait conduit à un tel résultat.

“Être coincé ici… L’orage va bientôt passer. Grand Vent ne peut se passer de nous, et Elle ne demande qu’à moissonner. Si nous ne sommes pas là, la musique se tait et le ballet ne peut se poursuivre. Elle ne le tolérera pas.”

Pour lui en tout cas telle était la raison pour laquelle l’orage allait cesser. Il était nécessaire de danser au coeur des vents, de détruire et massacrer. C’était une des parties du cycle de la vie. Lui qui tuait et massacrait sans vergogne depuis plus de quinze ans avait élevé la tuerie au rang d’art et la Mort au rang de divinité à laquelle il cédait toutes ses victimes en tant qu’offrandes, qui n’avaient pas la force ni un sens du rythme suffisant pour tenir une danse endiablée avec Jaasau et la faucheuse durant assez de temps pour y survivre.

“Chez nous ce sont les femmes qui manquent. Aucune acceptée. La seule c’est Elle. Absolue, permanente et omniprésente.”

Il serra les dents en voyant l’ivrogne qu’il surveillait devenir de plus en plus insistant. Si ça continuait ainsi il allait devoir intervenir. Pour une danse aussi brève qu’inutile. Manquait plus que ça pour finir de pourrir son séjour forcé.

“Saleté d’insectes cloués au sol. Ils traquent et se repaissent de la chair sans mériter quoi que ce soit. Et seule l’Autre leur accorde ses faveurs. Ils devraient tous êtres éradiqués de Sa main…”
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 18 Mai 2014 - 5:01

Les mots semblaient lui passer à travers. Et ses réponses étaient toutes aussi vagues les unes que les autres. Il confirma tout de même que le Pourfendeur manquait de femmes, hormis Elle. Elle ? Un fin sourire étira les lèvres rouges de Riska. Elle l'entendait prononcer ce nom depuis le début de la conversation mais ne comprenait réellement que maintenant de qui il voulait parler. Du moins, ce fut son ultime remarque qui lui mit la puce à l'oreille. La Mort. Elle semblait avoir la place de divinité dans l'esprit de Jaasau et la jeune femme ne pu qu'aimer cette idée. Combien de personnes avait-elle tué pour ses Dieux à elle ?

Le regard déviant du Baron Noir finit par toucher de nouveau la curiosité de Riska. Depuis quelques minutes, elle le voyait observer quelque chose derrière elle, qu'elle ne pouvait voir étant de dos. Alors, se tournant, elle chercha elle aussi ce qu'il pouvait y avoir de plus intéressant que regarder dans les yeux son interlocutrice. Rien, si ce n'est quelques matelots occupés à boire plus que de raison. Ah... et un autre draguant vulgairement une des serveuses qui avait tout sauf l'air d'avoir envie de répondre à ses avances. La remarque de Jaasau prit alors tout son sens. De véritables insectes oui. Bon à être simplement écrasés. Mais en voyant l'agacement du pirate assis près d'elle, elle haussa un sourcil.

« S'il te dérange tant, va lui faire savoir. Ou je peux y aller à ta place si tu penses qu'il ne mérite pas une de tes danses. »

Son sourire s'agrandit, mélange de défi et d'amusement. Un nouveau regard sur l'ivrogne, et elle tira un coutelas bien aiguisé accroché à sa cuisse. Mais si d'ordinaire elle aurait foncé sans attendre l'avis d'un autre, elle se contenta, pour cette fois, de rester sagement à sa place en attendant la décision de Jaasau. Non pas qu'elle éprouvait une quelconque peur si elle venait à le froisser, mais elle était curieuse de le voir à l'oeuvre. Même si le combat serait sûrement terminé en quelques minutes à peine, elle voulait le voir tuer pour son dieu. Oter la vie en guise de sacrifice et d'offrande, comme elle-même pouvait le faire. Jusque là, elle n'avait jamais croisé personne qui agisse de la même manière qu'elle. Tuer pour son dieu. Pour elle, c'était un Ruyn violent et sanguinaire. A cette pensée, ses pupilles se rétractèrent visiblement, tandis que l'Autre revenait, alléché par le désir de mort que sa propriétaire ressentait. Pourquoi ne pas en profiter ? Elle aurait tout le temps de se repentir en priant Vama, quand elle serait de nouveau elle-même.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 18 Mai 2014 - 9:32

Non il ne voulait pas se déplacer. Oui, il souhaitait, à présent, le voir mort. Il décocha un regard assassin à Riska quand elle lui adressa la parole. Le genre de regard à la force pratiquement physique tant il est intense. Laisser quelqu’un d’autre payer sa dette, même en infime partie ? Le prenait-elle tant qu’à faire pour un lâche ?!

Ses dents se serrèrent brièvement, et il loucha sur le couteau tiré par la pirate. Bel engin. Ceci étant, il n’estimait pas avoir besoin d’utiliser quoi que ce soit de cet acabit pour envoyer un tel ivrogne ad patres. Bien au contraire, il n’allait pas salir son matériel de danse pour… ça. Il n’allait certainement pas laisser quelqu’un d’autre venger la serveuse, quoi qu’il arrive.

Se levant de sa chaise, dans un silence total, il s’approcha du pirate complètement arraché qui en plus d’insister sur les avances faites à la serveuse, commençait à s’énerver, et à virer peu à peu dans la violence. Jaasau le dominait d’au moins deux têtes. Il était déjà inquiétant quand il était assis sur sa chaise, seul et scrutant tous les mouvements, tous les bruits de l’auberge. Maintenant qu’il était levé, et en colère, il était simplement terrifiant. Les cicatrices cotoyaient un nombre hallucinant de tatouages funèbres dont la représentation n’était jamais joyeuse et ne faisait que le faire ressembler un peu plus à un animal, ou un émissaire de Dame Faucheuse. En colère, l’humanité qui flambait faiblement en lui s’éteignait totalement pour laisser place à un prédateur en mal de sang et de mort, focalisé entièrement sur la pauvre victime, qui ne savait même pas de qui elle avait attiré le courroux.

La serveuse, voyant arriver le monstre, les yeux brûlants de fureur, fila illico presto derrière le comptoir. Quant au pirate, quand il vit pourquoi elle s’était tirée comme une souris face à un chat, il se leva gauchement, se tenant maladroitement au dossier de sa chaise, faisant face avec une dignité bancale et une haleine puant l’alcool rance. L’insecte ne tenait même pas sur ses pattes. Une bouffée de mépris saisit les entrailles du Baron Noir, qui saisit l’importun par la gorge et l’entraîna jusqu’au mur le plus proche, sur lequel il le cloua et le souleva lentement de terre, approchant son visage du sien. Prêt à être moissonné, l’ivrogne se débattait avec force, dans des mouvements gauches, imprécis, inutiles et dépourvus de force, les muscles totalement imbibés d’alcool.

“Mauvais, endroit, mauvais moment. Pendant qu’Elle s’occupe dans les cieux à moissonner les plus impétueux et inconscient, osant braver la fureur des cieux, tu oses lui faire honte en menaçant ceux qui ne méritent ni ne valent aucune violence ni virulence. Et l’émissaire se doit de te punir pour ta fourberie, ta vilenie et le mépris que tu inspires à l’existence même. Même si ce cadeau est une bien maigre consolation pour ces jours d’inactivités, cloué au sol comme le rampant que tu es, sois béni et béat de rejoindre Ses bras spectraux, qui attendent avec tant d’envie que les faibles rejoignent les limbes de ses landes infinies et musicales.”

Passant d’abord par la couleur blafarde de la terreur puis virant peu à peu au pivoine, il n’avait pour seul paysage que les deux gouffres d’or sombre de Jaasau, qui puisait peu à peu sa vie en supprimant la possibilité de quérir ce souffle vital dont tous ont besoin. Jamais le Baron n’intervenait d’habitude, jamais il ne parlait autant. Si sa voix n’était qu’un murmure glacial, le silence que son acte avait provoqué dans la taverne rendait ses paroles clairement audibles, et pour une fois, galvanisé par la sensation du sang s’accélérant dans les veines de sa victime, puis ralentissant peu à peu tendait que son âme quittait son corps pour rejoindre la bien aimée du Baron, ses paroles étaient compréhensibles.

Quand il se tourna vers ses amis, ceux qui avaient assisté, stupéfaits, au meurtre apparemment inconsidéré et totalement gratuit de l’un des leurs, Jaasau esquissa un sourire faible -il faisait rarement mieux- mais malsain, dévoilant l’émail éclatant du prédateur tombant sur une tanière complète de proies souhaitant défendre chèrement leur peau. Et là, il sortit ses coutelas, à la lame courbe et gravée de mille batailles, longs comme son avant bras et entretenus avec soin.

“Peut-être qu’Elle m’accordera un ballet ici même, finalement.”

Son regard fusa vers Riska, en une invitation muette mais claire et forte. Montre-moi comment tu danses, disaient ses yeux, plus vivants que jamais.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 22 Mai 2014 - 16:29

Il était cruel, terrifiant et violent. Mais si fascinant. De toute sa hauteur, de son imposante musculature, de ses yeux brillants dont on n'osait à peine croiser le champ, et de ses tatouages sombres qui se fondaient sur sa peau brune. Riska n'avait pas lâché des yeux Jaasau quand il s'était levé. Un frisson l'avait même traversé, en le voyant ainsi, plus grand et monstrueux qu'elle ne l'avait imaginé en le voyant assis. Pourtant, ce n'était pas de la peur qu'elle ressentait en le regardant. Juste de l'envie et un profond contentement.

Les bras croisés sur la poitrine, la jeune femme assista à un spectacle qui lui aurait donné la chair de poule si elle n'était pas ce qu'elle était. Et si l'exécution de l'ivrogne ne fit que la ravir tant la manière de tuer était belle et forte, elle jeta un froid sur l'assemblée. De nombreux matelots s'étaient pétrifiés en observant la scène, d'autant que les mots de Jaasau n'avaient rien de rassurant. Pourtant, quelques courageux commençaient déjà à dégainer armes et poings, pensant peut-être pouvoir atteindre la suprématie de la témérité en s'attaquant à un pirate tel que lui. Tout bon public qu'elle était, Riska resta à sa place, attendant avec impatience un massacre qui allait se dérouler sous ses yeux. Mais un regard de la part du Baron Noir attira sa curiosité et comprenant qu'il requérait sa présence près de lui pour ce qui semblait être le combat de la journée, la schizophrène se leva sans hésitation. Un sourire digne de celui d'un enfant qui reçoit le plus beau des cadeaux éclaira son visage, accentuant l'air malsain de ses yeux aux étranges reflets.

Riska se leva, et ce geste déclencha le fameux massacre. Deux pirates plus courageux que les autres avancèrent d'un air déterminé, une lueur sanguinaire dans le regard. Lueur bien palote à côté de la flamme qui s'alluma dans les yeux de la maître-cannonier. S'approchant d'un des matelots pugnaces, elle évita son coup de couteau et se saisissant de la main tenant l'arme, la serra si fort qu'il la lâcha. Un sourire carnassier dévoila les dents de la jeune femme, et dans un geste rapide et précis, assena un violent coup de coude dans la mâchoire de l'homme. Sans attendre, ses doigts crochetèrent sa nuque, ramenant l'attaquant sonné vers elle.

« Dommage, tu était plutôt bien fait. » Susurra t-elle doucement.

Avant d'enfoncer son coutelas dans l'estomac de sa victime. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Puis elle le lâcha, regardant le pauvre corps se vider de son sang une fois à terre, dans un dernier sursaut de vitalité. Amenant sa dague à ses lèvres, elle lécha le sang et ferma les yeux une demi-seconde pour murmurer.

« Que Ruyn en soit satisfait. »

Riska n'était plus, du moins, plus la même. L'Autre avait maintenant un contrôle total sur la conscience de la jeune femme. Le peu d'humanité qui lui restait avait disparu avec le sang qu'elle avait avalé. Elle ne voulait plus que tuer. Alors, elle se tourna, cherchant des yeux sa prochaine victime. Quand elle l'eut crocheté du regard, elle s'approcha sans discrétion, le saisissant à la gorge d'une main, ses ongles s'enfonçant dans la peau sale de sa nuque. Pourtant, lorsqu'elle sentit la vie quitter peu à peu le matelot, un choc douloureux lui fit lâcher prise. Une bouteille venait de s'abattre sur son crâne, derrière elle. Elle fut sonnée, serrant les dents sous l'éclair de souffrance qui lui électrocuta le corps mais qui attisa sa soif de sang.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 24 Mai 2014 - 5:39

Ah quel ballet ! Enfin ! Lui qui avait perdu tout espoir de maintenir son niveau de faucheur, voilà qu’on lui offrait la possibilité de battre la mesure, avec son corps, d’un requiem aux harmoniques sanglantes et ô combien délicieuses. Et chose exceptionnelle, cette danse s’effectuait en la présence fort agréable, pour une fois, d’une autre personne. Contrairement à ce qu’avait pu penser le Baron Noir, elle était habile à ce jeu, très habile même. Cette soirée, qui avait si mal commencé, prenait des tournures extrêmement amusantes et excitantes.

Fauchant comme il respirait, le Baron sautait, bondissait et se retournait, couteaux en mains, découpant tout ce qui passait à sa portée. Un oeil sur la danse de Riska, un autre sur la sienne, et son corps à l’écoute du tempo mortel imposé par Elle. Un pur régal. Beaucoup de clients avaient rendu les armes et s’étaient, comme le tavernier, réfugiés loin des deux fauves en furie, mais fascinés par autant de sauvagerie, savamment mêlée de musicalité et d’élégance, ne pouvaient quitter la taverne. Et aucun d’eux ne prendrait le risque de les interrompre.

L’ivresse rendait Jaasau fou de joie. Littéralement. S’il était taciturne, énigmatique (voire sibyllin) d’ordinaire, le voilà souriant de toutes ses dents, les yeux grands ouverts et ses prunelles d’or lançant des éclairs mêlant la bestialité la plus primale à l’extase de ces musiciens entendant le morceau le plus harmonieux, travaillé et esthétique de toute leur carrière. Un spectacle à la fois beau, et terrifiant. Il prenait des coups, reculait, tournait, jaugeait, et repartait à l’assaut, stimulé par la douleur, couvert d’éclaboussures de sang, le sien notamment, mais surtout celui des autres, insectes misérables, qui pliaient, incapables de suivre le tempo infernal imposé par la mort, et Riska et Jaasau, ses émissaires du moment.

Il fronça les sourcils et eut un bref moment de ruptures avec cette atmosphère sanguinolente. Ruyn. Que Ruyn soit satisfait… Déception. Comment pouvait-on croire en un quelconque Dieu, en une quelconque force inhumaine quand les pouvoirs de la Mort surpassaient tout, quoi qu’il arrive ? Qu’étaient-ils, eux vénérés, eux idôlatrés, face à l’implacable baiser de la Faucheuse ? La foi en eux n’était plus rien quand les bras décharnés, blafard et glaciaux de la plus grande force qui soit s’abattaient sur vous, entraînant corps et âmes dans des limbes insondables, voluptueuses et nébuleuses, dans lesquelles ni humain ni Dieu n’avait de pouvoir.

Comme si le spectre éthéré voulait la punir de croire en autre chose qu’Elle, un espèce de fou lui brisa une bouteille sur le crâne. Dans le feu de l’action la douleur devait bien être atténué, mais Jaasau vit rapidement le fluide vital entâcher sa chevelure. Non non, il n’aurait pas la chance de vaincre un des rares partenaires vivants avec qui il avait l’occasion de s’amuser.

Laissant une proie de côté, presque morte, il bondit vers l’agresseur et de toute sa force, enfonça la pointe de sa lame au coeur de sa gorge, savourant le gargouillis de douleur qui s’ensuivit.

“Tu ne briseras pas ce trio. Je veux danser encore, n’interfère pas, insecte.”

Il profita de cet instant de pause, pour se redresser, observer les autres, Riska comprise, et jauger ce qu’il restait. Plus grand chose à vrai dire, mais quelque chose lui disait que certains allaient ramener un ou deux amis. Il était peut-être temps de plier bagage, et d’aller finir ce qu’ils avaient commencé ailleurs. Vanylle était une scène de danse aux décors multiples et variés, et à l’extérieur, en plein orage, ils auraient sûrement l’occasion d’exprimer leur pleine sauvagerie, encouragés par le rugissement du tonnerre et des cieux enragés.

“Sortons. Ce n’est pas fini, ici nous sommes en cage. Dehors, esprit libre, musique sauvage, Partenaire omniprésente. Continueras tu à danser avec nous ?”
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mar 27 Mai 2014 - 6:33

Le gargouillis significatif du sang chaud giclant d'une gorge tranchée, la voix rauque de Jaasau dans son dos, le choc d'un corps contre le sol. Riska se redressa entièrement et se retourna, découvrant le cadavre de son agresseur. Instinctivement, elle passa une main sur l'arrière de son crâne, dont elle récolta le liquide pourpre sur ses doigts. Un soupir et un rictus amusé animèrent son visage. La douleur était déjà passée, tant l'envie de tuer pulsait dans ses veines. Alors elle ne se le fit pas dire deux fois, lorsque son compagnon de danse l'invita à continuer dehors, à l'air libre.

« Jusqu'à ce qu'elle ne veuille plus de moi. »

Une réponse simple, claire et dont le ton de la voix laissait entendre toute la passion qu'elle mettait ses actes. Récupérant sa dague, elle l'essuya sur la chemise de l'un des corps jonchant le sol et se dirigea vers la porte de la taverne. Dehors, les rues étaient désertes. La pluie battait les pavés sans fléchir une seule fois. Un coup de tonnerre retentit, et avec un grognement digne d'un animal ne voulait pas se mouiller, Riska sortit enfin.

Et comment l'aurait-elle regretté si elle n'avait pas suivi Jaasau dans sa danse funeste. Car si la tempête faisait fuir les plus pantouflards, certains plus courageux avaient eu vent du massacre de la taverne. Alors tandis que les deux pirates avançaient à travers les rues, à la recherche de quelques victimes, ils ne tardèrent pas à se retrouver pris au piège. Devant eux, une petite dizaine de matelots s'était regroupé et semblait les attendre de pied ferme. A voir leur visage, ils étaient aussi terrifiés que saouls, mais déterminés à montrer qu'ils pouvaient combattre deux experts en tuerie.

« A qui l'honneur ? »

Un sourire mêlant sadisme et cruauté éclaira le visage de Riska, tandis qu'elle désignait de la main, les premiers téméraires qui s'approchaient. Saisissant son coutelas, elle observa son compagnon de massacre, attendant un quelconque geste de sa part. Leur regard se croisèrent et dans un ultime rictus, la jeune femme se tourna vers les quatre premiers matelots. Fléchissant les jambes, elle saisit la lame de sa dague, inspira à fond et dans un geste précis et vif, lança l'arme. Le bruit d'un léger choc résonna dans la rue, tandis que la première victime tombait à la renverse, le coutelas planté dans l'oeil gauche. Le premier mort signa la fin d'une potentielle paix, et dans un cri de révolte, les neufs matelots survivants se mirent à courir dans leur direction, toutes armes dehors.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 29 Mai 2014 - 5:04

Un animal jaugeant la menace. Le dos légèrement voûté, battu par la pluie torrentielle, ses yeux pétillant de violence dénombrait chaque adversaire potentiel. Pour la plupart alcoolisés donc aux compétences réduites, ils n’en demeuraient pas moins en surnombre. Et si on faisait pas attention, on risquait de prendre un coup de couteau bien placé entre les omoplates, marquant la fin du ballet. Mais n’était-il pas le Baron Noir, le faucheur du Pourfendeur, celui qui sur un éclair de fureur et de folie meurtrière, avait réduit à néant tout un équipage sans même demander l’autorisation à ses supérieurs ? Ces hommes n’avaient qu’à bien se tenir. Être blessé ne lui faisait pas peur. Mourir non plus. Tout ce qui l’intéressait actuellement, c’était de danser encore et encore avec une partenaire de jeu providentielle, envoyée par les cieux enragés pour se faire pardonner de ne pas le laisser voguer dans les courants sauvages de Grand Vent.

«Ha… Approchez mes enfants… Ecoutez bien, le tonnerre nous appelle, l’éclairage est parfait, et la pluie bat un tempo infernal, que même Yöeust ne saurait tenir. M’accorderez-vous cette… danse ?»

Un sourire vil étira ses lèvres dans toute leur longueur, et resserrant sa prise autour de ses couteaux à lame courbe, il bondit en avant vers deux matelots plus avancés que les autres. De solides gaillards, armés chacun d’un sabre d’abordage classique, et dans l’autre main, d’une barre de fer. Il n’avait pas peur des coupures. En revanche, les barres, maniés par des muscles aussi puissants, même imbibés d’alcool, risquaient de lui causer des fractures plutôt sévères. Et c’est ce qui rendait l’affrontement encore plus amusant !

Arrivé au terme de sa course, il sauta grâce à une agile et puissante détente de ses jambes, et vint les croiser dans le dos du premier matelos, aux réflexes embrumés par l’alcool, enserrant sa poitrine de ses cuisses et croisant ses mollets dans son dos. Des yeux écarquillés de surprise, un regard brillant d’amusement et de soif sanguine. Les lames, dans un sifflement accompagnant à merveille la mélodie sauvage de la pluie battant les pavés, se croisèrent le temps d’une étreinte sordide, et la gorge du malheureux béa, laissant échapper un flot sanguinolent qui tâcha le torse et le visage du Baron Noir quand son coeur fournit ses derniers battements. Accompagnant la chute du matelot, il se réceptionna, puis fit un bond en arrière. Son copain avait l’air sacrément surpris, mais surtout énervé. Ca sentait pas bon. Haut de pratiquement deux mètres au moins -Jaasau ne croisait pas grand monde de plus grand que lui mais quand ça arrivait, ça faisait pas semblant- le teint rougi à la fois par l’ivresse et la colère qui déformait ses traits, il se jeta en hurlant sur le gabier, qui dut user de moult réflexes pour échapper à la frappe meurtrière qui vint briser les côtes… de son ami mort.

Cependant, il n’eut pas le loisir d’esquiver le second coup qui vint l’entailler au niveau des abdominaux. Une vilaine coupure laissant échapper un fiel vermeil, et c’eût pu être encore plus grave si dans un sursaut purement instinctif, Jaasau n’avait pas effectué une pirouette en arrière, sentant le danger venir.

Un grognement de douleur. Il s’arrêta pour jauger les dégats. Il perdrait beaucoup de sang, mais n’en mourrait probablement pas. Mais il ne fallait pas que ce genre de choses se reproduise. La brûlure de la blessure était vive, forte et mettait le Baron en colère. Cela le stimulait. Sa raison chuta d’un cran. Il n’en avait pas beaucoup de base, et sa folie meurtrière atteignait désormais un stade critique. Tant mieux !

«Approche, insecte…»

Il ne se fit pas prier ! Fonçant comme un dératé vers un Jaasau qui l’attendait de pied ferme, il ne vit même pas arriver l’éclat d’argent d’une lame effilée pointée droit sur son thorax. Il sentit une forte résistance, et les muscles de son bras aidant, sentit le sternum renoncer et craquer violemment, se rompant et hurlant de douleur. Le reste n’était qu’eau et beurre, la lame s’enfonça dans sa trachée et son oesophage sans qu’il n’eut besoin d’ajouter de force supplémentaire.

Il retira prestement la lame, avant que le cadavre encore debout ne la lui arrache en tombant, et jeta un regard circulaire autour de lui, s’arrêtant sur Riska pour voir comment elle se débrouillait. Il épongea d’un geste rapide le sang qui continuait de fuir son corps couvert de stigmate, et esquissa un sourire en voyant qu’elle se démerdait plutôt bien.

«Accélérons le tempo, veux-tu ?»

[HRP : désolé pour le temps de réponse j'étais au taquet dans la fiche de ma Forbanne :wou: ]
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mar 3 Juin 2014 - 12:17

La tempête faisait rage. La pluie tombait averse. Tout comme le sang giclait abondamment. Concentrée, Riska ne se souciait plus de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle ne voyait que ses lames danser entre ses doigts, plantant, tranchant, égorgeant, scalpant. Le liquide vital lui aspergeait le visage et le corps, coulant le long de sa gorge et de son ventre découvert. A plusieurs reprises, elle évita quelques coups se révélant mortels. A plusieurs reprises, elle les rendit, tandis que ses yeux fous balayaient la foule, choisissant une nouvelle victime.

Un énième cadavre tomba au sol. Accroupi au dessus de lui, la schizophrène se redressa et retira sa lame de la gorge ensanglantée. Du coin de l'oeil, elle reconnut Jaasau, tourné vers elle. Sa voix retentit, et dans un sourire, elle fit réponse à sa remarque. Sans attendre, elle se remit à l'attaque. Ses foulées s'accélérèrent et devinrent bientôt pas de course. Fonçant sur l'un des attaquants, elle esquiva sa lame d'un mouvement de hanche typiquement féminin, et l'emporta avec elle dans sa vitesse. D'un geste brusque, elle le plaqua contre un mur proche, l'assommant presque. Le combat au corps à corps était ce qu'elle préférait. Sentir la force, la fureur de l'autre. La jauger, puis la dépasser. Pour tuer. Le matelot parvint à lui saisir le cou d'une main, et se mit à serrer. Un sourire carnassier étira de nouveau les lèvres de la jeune femme. Se détendant brutalement, elle se laissa tomber au sol, attirant avec elle l'homme. Agile, elle profita de sa surprise pour glisser sur lui et l'immobiliser contre le pavé de la rue.

« Ne me touche plus jamais ainsi. »

Son regard vert orangé brilla de haine, et plongeant en avant, elle saisit la carotide de l'homme entre ses dents pour serrer de toute ses forces. Un hurlement déchira la rue et résonna à travers les murs. Avant de s'éteindre. Lorsque Riska se redressa, elle s'essuya la bouche d'un revers de main et tourna sur elle-même. Le dernier assaillant se faisait brutalement mener par Jaasau avant de s'effondrer au sol, comme tous les autres. Et le silence revint sur les alentours. Seulement perturbé par le bruit de la pluie tombante.

« Tu es blessé. »

Les yeux de la jeune femme se posèrent sur la plaie sanguinolente de son compagnon de tuerie. Elle s'approcha doucement de lui, tandis que lentement, son désir de tuer s'envolait en même temps que les derniers souffles de vie autour d'eux.

« J'en ai assez. Ils ne sont pas assez forts. Pas assez divertissants. Faisons autre chose. Viens. »

D'un geste de la main, elle l'invita à le suivre. Pas de question. Pas tellement un ordre non plus. Seulement une invitation qu'elle se doutait qu'il suivrait. Elle l'espérait au moins. Elle lui avait fait confiance en s'alliant à lui pour tuer. Il pouvait bien faire la même chose. Alors ses pas la menèrent dans une ruelle reculée de Vanylle. Devant une vieille échoppe abandonnée, elle s'arrêta et déverrouilla la porte. L'ancienne auberge où elle avait passé les premières années de sa vie, avant que son « père adoptif » ne décide de la vendre à un bordel. Elle connaissait cet endroit par cœur, et se l'était approprié depuis qu'elle gagnait assez pour pouvoir l'acheter une bouchée de pain à la mort du propriétaire. Elle n'y venait pas souvent, seulement quand l'envie d'être seule et tranquille lui prenait. Rarement en somme.

Refermant la porte derrière Jaasau, elle alluma une torche et dévoila la pièce principale qui servait autrefois de salle à manger à l'auberge. Le comptoir était toujours en place, ainsi que deux larges tables. Mais devant l'imposante cheminée qui tombait à moitié en ruine, un semblant de lit trônait fièrement. Désignant une chaise au Baron, elle contourna le comptoir et se saisit d'une bouteille d'alcool fort. Elle la déboucha, en but une rasade et déchira un pan de sa ceinture en tissu pour l'imbiber du liquide.

« Je vais nettoyer ta plaie. »




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mer 4 Juin 2014 - 6:15

Il ne chercha pas à la contredire. Parce qu’elle avait raison. S’ils étaient les seuls adversaires disponibles, autant arrêter tout de suite. Le nombre les fatiguerait et les pousserait dans leurs derniers retranchements, mais ce n’étaient pas ce qu’ils recherchaient, ni l’un ni l’autre. Ils voulaient une danse ardente et passionnée, au tempo pratiquement impossible à fuir, ou chaque faux-pas est fatal. Ces hommes n’avaient pas été en mesure de leur offrir ça, et aucun autre ne le pourrait s’ils étaient tous du même acabit.

Imitant la direction de son regard, il observa son abdomen tailladé. Effectivement, et plutôt sérieusement. Si sa vie n’était pour l’instant pas en danger, il valait mieux qu’il se fasse guérir avant que ça ne devienne trop grave. La douleur vive était devenue sourde et lancinante, maintenant que l’adrénaline rechutait. Son sang bouillait toujours dans ses veines, conséquences logiques d’une bataille effrénée, accélérant le saignement. Laissant échapper un petit soupir mêlant le dépit et la déception, il hocha la tête, et suivit Riska sans un mot. Il n’avait pas besoin de parler, et n’allait pas non plus cracher sur des soins. Il préférait éviter son médecin de bord. Ce type n’était pas net du tout, et il se demandait après chaque abordage ou bataille dans Grand Vent s’il allait le soigner ou l’amputer. A défaut de connaître Riska, au moins il savait qu’elle n’avait pas de raison de l’amputer, elle.


La main sur la plaie pour ralentir un maximum le saignement il la suivit, et observa d’un oeil torve le boui boui dans lequel elle l’avait traîné. Vieux, poussiéreux, mais fonctionnel. Etonnamment pratique quand on n’avait pas envie d’être dérangé. Il se laissa faire par la pirate, et une fois qu’elle eut imbibé le torchon, en profita pour prendre une longue rasade. Ses muscles étaient encore tendus, et cela les détendrait un minimum. S’il ne craignait pas ou peu la douleur, ses muscles risquaient de tirer la tronche quand il faudrait recoudre, si suture il y avait. Ses yeux brillants tels des topazes étaient posés sur Riska, faisant des allers retours réguliers entre ses mains et sa plaie, puis son visage.

«Merci pour la blessure. Et… merci également pour cette danse. Ç’aurait pu être mieux, mais j’ai rarement l’occasion de danser en duo. C’était… agréable. En espérant qu’ils soient meilleurs la prochaine fois.»

Une ombre de sourire passa subrepticement sur son visage. Ca n’allait pas être difficile de faire mieux. Quant à savoir si Riska serait là elle aussi le jour où il danserait avec des partenaires à sa mesure et aux pieds aussi agiles que les siens… L’avenir le dirait, et uniquement lui.

«Ton crâne va mieux ?»
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mer 4 Juin 2014 - 8:45

Riska était agenouillée devant son compagnon de danse. Concentrée et silencieuse, elle s'appliqua à refermer la plaie du pirate avec le peu de matériel qu'elle possédait. Son habitude du combat lui avait bien appris ça : toujours avoir de quoi recoudre et désinfecter. Et même si elle n'était ni une couturière de luxe, ni un médecin de renommé, elle se trouva satisfaite devant le soin qu'elle avait apporté à Jaasau. Se redressant, elle sourit finement avant de reprendre la bouteille d'alcool pour s'en asperger le palais.

« Tu devrais la désinfecter régulièrement. Elle était assez profonde. J'ai pas l'habitude de faire ça non plus à deux. Plutôt autre chose. »

Son sourire s'étira, malin et malicieux. Se détournant du Baron Noir, elle haussa les épaules lorsqu'il prit des nouvelles de son crâne. Elle ne répondit pas de suite, s'attelant plutôt à se déchausser et à desserrer son corsage qu'elle laissa tomber à terre, dévoilant un simple plan de tissu noué en guise de sous-vêtement. Un long soupir s'échappa de ses lèvres quand elle pu enfin respirer à fond. Non pas que sa tenue était désagréable à porter pour combattre, mais la tuerie quelques minutes plus tôt avait été éprouvante. Son corps avait besoin de respirer.

Se laissant tomber sur le semblant de matelas, Riska s'étira comme un félin revenant de la chasse, ses tatouages dansants sur son abdomen au rythme de ses mouvements, et finit par échapper un petit grognement quand quelques blessures la rappelèrent à l'ordre. Passant une main sur son crâne, elle grimaça lorsque la douleur se raviva au contact de ses doigts. Doigts qui s’avérèrent ensanglantés quand elle posa son regard dessus. Ses prunelles brulantes se glissèrent jusqu'à celles de Jaasau, et elle fit la moue.

« Je ne deviendrai pas plus folle que je le suis déjà à cause de ça. Mais je suis pas contre que t'y jettes un œil. »

Se redressant sur le lit, elle s'approcha du pirate presque timidement, mais surtout sonnée par la douleur qui résonnait maintenant dans son crâne. L'adrénaline avait étouffé les vagues de souffrance jusque là, mais le retour au calme et la prise de conscience de la blessure se chargeaient de lui rappeler qu'elle n'était pas invincible, ni même insensible. Elle profita de l'instant pour glisser quelques mots de plus, entre deux grimaces de douleur alors que Jaasau se pencher sur sa blessure.

« Cette danse avec toi était agréable. J'espère pouvoir redanser en ta compagnie, contre de meilleurs assaillants. »

Elle faillit ajouter que s'il était aussi bon tueur, qu'amant, alors il n'aurait qu'à l'appeler pour qu'elle rapplique. Mais elle retint sa remarque, dans un sourire amusé qu'elle seule pouvait comprendre, et ferma les yeux, tentant de concentrer son esprit ailleurs que sur la douleur de son crâne.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mer 4 Juin 2014 - 10:35

Le pirate grimaça légèrement à la suture. Se faire recoudre à vif, malgré l’habitude, ça n’était jamais excessivement agréable. Ceci étant, jetant un coup d’oeil à la blessure grossièrement fermée, il ne put qu’être reconnaissant envers la pirate pour la lui avoir pansée. C’était un souci de moins. Ca s’entretenait évidemment, mais déjà le saignement s’était arrêté, et s’il se ménageait un petit peu, la cicatrisation serait assez rapide. Il avait toujours très bien récupéré de ses blessures. Quand on voulait danser, prendre soin de soi était une obligation non négociable, sans quoi le ballet suivant était nécessairement fatal, ou pire encore, c’était l’affliction due aux infections qui vous prenaient votre vie, sans même vous laisser l’occasion de danser une fois encore. Autant dire qu’il n’en avait pas envie du tout, surtout s’il projetait de se battre une nouvelle fois en compagnie de la dangereuse pirate.


«J’y ferai gaffe, merci.»


Il laissa son regard couler sur la jeune femme tandis qu’elle se détendait sur le matelas. Loin d’être aussi fournis et symboliques que ses propres tatouages, les siens demeuraient néanmoins très travaillés et agréable à voir, notamment quand ils bougeaient en même temps qu’elle.

Il eut l’envie de sourire -même si l’acte ne suivit pas- à sa remarque. La folie n’était pas le point qui le dérangeait le plus. Mais la voir lui claquer entre les doigts après une soirée aussi sympathique malgré le manque de concurrence aurait quand même été sacrément emmerdant pour le pirate qui tombait trop rarement sur des camarades de jeu satisfaisant. Et même s’il lui restait Cynydd, il avait généralement trop de travail pendant les batailles à cause de son poste de Lieutenant, bien trop pour jouer et danser avec Jaasau. D’autant que ça n’était pas réellement son intérêt premier.

«Approche toi.»

Récupérant un morceau vierge et propre du torchon imbibé d’alcool, il observa le crâne de Riska, écartant avec un maximum de délicatesse les mèches qui recouvraient la blessure histoire d’y voir un peu plus clair. La plaie était superficielle, mais il restait quelques bouts de verre plantés dans la chair. Les douleurs venaient certainement de là. Il se saisit de l’un de ses couteaux, mais rassura la pirate au passage avant de passer à l’acte.

«Je ne vais pas te scalper. Mais tu as des morceaux de verre. Je les enlève avec la pointe du couteau, tu ne sentiras pas grand chose.»

Chose promise chose due, après avoir légèrement humidifié son cuir chevelu avec le torchon alcoolisé, il prit le couteau par la lame, et tout doucement, avec lenteur et précision, fit sauter chacun des petits morceaux. Cela provoqua quelques saignements mineurs, mais rien de grave : ils s’arrêtèrent presque aussitôt, lorsque le Baron épongea la plaie. Il appuya doucement à plusieurs reprise pour absorber le sang, puis soupira.

«Le saignement s’est bien ralenti. J’peux pas coudre, ce sont plein de petites plaies. La douleur va partir, au moins. Plus de verre.»

Il reposa le tout et vérifia une dernière fois qu’il n’avait rien oublié.

«J’espère aussi. Malgré ces vermines, c’était amusant et agréable. Les prochains seront sans doutes meilleurs, j’espère que tu seras là quand je les croiserai. Maintenant allonge-toi, ta tête ira mieux qu’en restant assise ou debout.»
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Mer 4 Juin 2014 - 15:40

Riska serra les dents d'avance quand son regard se porta sur la lame qui passa au dessus de ça tête. Un frisson la parcourut au contact du torchon imbibé d'alcool, et elle inspira à fond quand le liquide agit sur la plaie. Heureusement, les doigts de Jaasau se mouvaient avec agilité et dextérité, et elle parvint à oublier la douleur le temps que le pirate fasse son office. Quand la voix de son partenaire de combat retentit à nouveau, ce fut pour lui annoncer qu'il avait terminé. Redressant le visage, la jeune femme se passa une main sur le front pour rabattre des cheveux déplacés par l'opération et posa son regard topaze aux reflets émeraude sur le visage de son soigneur.

« Merci. »

Une ombre de sourire étira ses lèvres en signe de reconnaissance. Un autre, en signe d'amusement. Oh que oui, la partie avait été amusante. Même si les matelots n'étaient justement que ça, et que leurs capacités à combattre étaient autrement plus faibles que celles des pirates. Néanmoins, voir le sang couler et la mort aspirer toutes ces âmes était divertissant. Jouissif. Oh que oui, elle espérait être de nouveau là lorsque Jaasau recroiserait son chemin pour une nouvelle valse.

« Oui Chef ! »

Obéissant au Baron Noir, elle se rejeta en arrière sur le matelas, grimaça lorsque sa tête heurta le tissu pas si moelleux qu'il aurait du l'être et s'allongea finalement en soupirant. Une main pendante du lit, ses doigts effleurèrent un goulot de bouteille qu'elle s'empressa de saisir. Le levant au dessus de sa tête, elle la secoua pour s'assurer qu'elle n'était pas vide et une fois satisfaite du contenu, la déboucha. Elle but une longue rasade, alors que ses yeux se fermaient à moitié. Convenablement hydratée, elle reposa la bouteille sur le matelas, la main autour pour la maintenir droite. Sa tête pivota sur l'oreiller et son regard croisa celui de Jaasau.

« Viens, je me sens seule là comme une pauvre convalescente. »

D'un signe de main, elle l'invita à approcher, tandis que de l'autre, elle secoua la bouteille à moitié pleine comme pour appuyer ses arguments.

« En plus, je m'ennuie. »

Un sourire, fin, puis plus franc, dévoilant ses dents blanches. Un minois angélique où brillait un regard aux reflets de folie.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 5 Juin 2014 - 13:42

Jaasau l’observa fixement pendant quelques secondes, ses yeux braqués sur les siens. Son regard était tellement similaire au sien… Il fallait être aveugle pour ne pas voir la folie furieuse briller au coeur de ses prunelles, quand bien même elle était auréolée par des centaines d’autres émotions bien plus évanescentes, complexes à saisir, que le fond de son être clairement visible. Pour le Baron, c’était exactement la même chose. Un noyau dur sombre et délirant entouré par un soupçon d’humanité mêlé de ses expériences, de son vécu, de ses humeurs changeantes, le tout formant des volutes puissantes, donnant toute son intensité à son regard.

Il ne savait pas s’il avait vraiment envie de bouger. Il pouvait aussi partir, rassuré sur l’état de Riska, sur le sien, et heureux d’avoir passé une soirée à massacrer des déchets, aussi faibles qu’ils furent. Mais quelque chose le poussait à rester. Il n’arrivait pas à l’identifier et s’en moquait totalement. Ce qui se passait en son for intérieur était presque en permanence entouré d’un brouillard épais, qu’il n’avait encore jamais percé. Il se laissait porter par les évènements en suivant un but si flou, si délirant, qu’il n’y arriverait probablement jamais, même en saisissant toutes les occasions qu’il pensait pouvoir l’en rapprocher.

C’est finalement un sourire fin mais sincère et amusé qui fleurit sur ses lèvres noires, accompagné d’un hochement de tête tandis qu’il se levait et prenait place à ses côtés sur le matelas. L’argument de la bouteille avait été pour le coup parfaitement inutile. Il n’était pas un saoulard. L’alcool ne lui déplaisait pas, tant au niveau du goût que des sensations qu’il procurait, mais il faisait très attention à sa soirée, pour des raisons relevant de l’ésotérisme pur et simple. Mais de temps en temps… Il prit une longue rasade, et esquissa un nouveau sourire en s’allongeant à côté d’elle, prenant appui sur son coude.

«Allons… J’ai comme la très nette impression que tu as du connaître bien pire comme convalescence…»

Son regard coula longuement sur elle, sans être animé d’intentions malsaines. Comme toujours, Jaasau observait. Jaugeait. Scrutait. Et pour le coup, admirait. Son corps, pour ce qu’il en voyait, était un savant mélange entre la féminité et ce côté félin typique de la gente féminine, et la force de celle qui tue, celle qui pille, celle qui flirte avec la violence et la mort depuis longtemps. Il se rendit compte que c’était très beau à voir. Puis, intrigué par ses tatouages -grand connaisseur en la matière cela ne pouvait pas se passer autrement-, il passa un doigt le long des motifs, sincèrement curieux. Et appréciait tout en même temps de sentir le contact d’une peau douce, mais ferme et recouvrant des muscles solides et entraînés.

«D’où viennent-ils ? Ils sont très beaux. Signifient-ils quelque chose ?»
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Ven 6 Juin 2014 - 7:54

Un sourire satisfait coula sur les lèvres de la pirate alors que Jaasau venait s'allonger près d'elle, ne refusant pas une agréable gorgée d'alcool. La remarque portée sur sa convalescence lui arracha un petit rire, sincère. Pour sûr qu'elle avait connu pire qu'un petit coup à la tête. Elle avait même failli y passer à plusieurs reprises, notamment quand elle avait écopé d'une large plaie lui barrant le visage lors d'un abordage. Elle avait manqué finir défigurer dans sa chance de survie, mais ses Dieux en avaient décidé autrement. Elle n'en gardait qu'une fine cicatrice presque invisible selon l'angle et la lumière. Tournant le visage vers le pirate, elle laissa son regard voguer sur ses traits et son corps, peu surprise d'y retrouver tout autant de stigmates de combat, voir plus, qu'elle pouvait en avoir.

« J'en ai certes connu de moins agréables, et surtout en beaucoup moins bonne compagnie. Ca n'aide pas. »

De nouveau, ses dents se dévoilèrent légèrement sous l'ombre d'un sourire mêlant amusement et malice. Elle n'était pas mécontente que Jaasau soit resté avec elle. Après tout, elle n'était pas à l'article de la mort et il n'avait rien à gagner ici. Si ce n'est un peu de compagnie. Et malgré le caractère associable de la jeune femme, elle n'était pas mécontente d'avoir une présence près d'elle. L'aura du Baron Noir l'intriguait toujours autant, si ce n'était pas qu'elle lui plaisait carrément. Un pirate, un vrai. Un animal. Comme elle.

« Ils signifient tous quelque chose. Ils viennent d'ici, comme moi. »

Elle frissonna quand le doigt de Jaasau effleura les dessins courant sur sa peau. Elle ne s'y était pas attendu, tenu en garde par la distance qu'avait montré le pirate depuis le début. D'autant plus que peu de personnes s'intéressaient assez à ses tatouages pour oser les toucher. En revanche, une fois habituée à ce contact, elle n'en fut plus dérangée, suivant des yeux les courbes qu'il dessinait. Elle pouvait bien lui expliquer tout ce que ses tatouages signifiaient, le moindre détail, le moindre symbole. Mais elle était prête à parier n'importe quoi qu'il s'en désintéresserait très vite.

« Ils sont le miroir de ma vie. Simplement. Mais au moins, j'aurai un souvenir quand je serais devenue trop folle pour ne plus me rappeler qui j'étais autrefois. »

Un éclair de lucidité et peut-être d'angoisse à l'idée d'oublier un jour, traversa subrepticement ses prunelles étranges. Trop rapidement pour qu'elle ne revienne dessus et y réfléchisse un jour. Mais assez pour se rendre compte que la question de Jaasau avait réveillé en elle, une conscience enfouie depuis longtemps. Elle but une nouvelle gorgée d'alcool qui lui fit rapidement oublier cette sensation. Reposant la bouteille au pied du lit, elle saisit délicatement le poignet du pirate qui se promenait toujours au-dessus d'elle et à son tour, scruta les dessins. Ils étaient beaux. Sauvages. Et bien plus nombreux que les siens.

« Et toi ? » Demanda t-elle simplement.

Son regard tenta de croiser celui brillant du pirate, avant de se reposer sur les formes parcourant son corps. Elle tenait toujours son poignet entre ses mains fines, et osa enfin poser un doigt presque timide sur l'une des lignes d'encre. Ne sentant aucune résistance, elle le laissa glisser, remontant jusqu'à l'épaule, et suivant les dessins partout où elle le pouvait. Obnubilée par les lignes qu'ils dessinaient. Tout ça, sur un seul corps.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Ven 6 Juin 2014 - 8:53

Jaasau frissonna légèrement. Puis un éclair de méfiance l’envahit. Il ressentait quelque chose qu’il connaissait pas, ou tout du moins très peu. Suivant le parcours de la main de Riska, il essayait d’identifier ce sentiment étrange, bizarre et presque inconnu. On ne le touchait pas comme ça. On le frappait, il rendait les coups, tout avait attrait à la Mort, certainement pas à ce genre de contacts. Il fronça légèrement les sourcils, mais ne put s’empêcher de constater que c’était tout sauf désagréable. C’était même l’exact opposé. Alors il laissa faire, laissant les frissons faire ce qu’ils voulaient. Une brève pensée le traversa. Que dirait-Elle si elle le voyait ainsi ? Rien sûrement, en fait. Il avait fait du bon travail ce soir, et Riska avait été une formidable partenaire. Qui lui ressemblait beaucoup, qui plus est. Elle devait être satisfaite, tout compte fait. Oui, c’est ça. Il y avait pas mal de chances pour qu’Elle le laisse finir sa soirée comme il l’entendait. Il avait gagné un peu de répit.

Il baissa les yeux vers ses tatouages, se remémorant chaque gravure, pour beaucoup faites de ses propres mains. S’il était un tueur né, un animal sauvage et violent, sa vénération pour la Mort et son obsession enfantine l’avaient poussé à devenir quelqu’un qui attendait beaucoup de l’esthétisme. Car Elle en demandait, toujours, dès qu’il lui faisait une offrande, dès qu’il dansait avec elle. Etait-il un artiste ? Peut-être, dans sa version la plus pervertie, et sans en avoir réellement conscience, tellement ce sens était noyé dans sa folie furieuse et obsessionnelle.

«Comme toi. Un reflet, une histoire. Depuis des années, chaque victime, chaque bataille, chaque histoire s’est retrouvée plaquée sur ma peau. Ils racontent tout dans le détail. Pour certains, c’est juste… un coup de tête. Mais ils sont comme ma chair, comme mon sang, comme mon âme : mon identité. Sans eux… Je ne serais rien.»


Il releva les yeux, les braquant sur ceux de Riska. Jaasau ne mentait jamais. Il s’ouvrait sans s’ouvrir pour le coup, et était en même temps légèrement étonné de voir quelqu’un se graver son âme dans la peau comme il le faisait. Généralement, il s’agissait plus de trophées de bataille, ou de simples coups de folie qui les poussaient à se graver des âneries sur la peau. Des fûts de bière, des coeurs, tête de morts, le pavillon de leur vaisseau… Bref, autant de symboles évidents sans la moindre pensée, sans la moindre profondeur. Il était content de voir que quelqu’un ne se retrouvait pas dans ce stéréotype haïssable. Elle était complètement folle, certes. Mais il l’était aussi, à sa manière. C’est ce troublant nombre de points communs qui l’avaient poussé à rester. Il aurait continué sa route, sinon. Malgré leur ballet commun précédent, avec des personnes trop différentes qui ne comprenaient rien à la folie et à ses manifestations, qu’elle se fasse par des pathologies mentales ou des délires hallucinatoires comme ceux de Jaasau… ça n’aurait pas fonctionné. Cette fin de soirée n’aurait pas lieu d’être.

«Nous nous ressemblons beaucoup. C’est assez… étonnant. Et agréable.»

Naquit sur ses lèvres un sourire. Sincère, malgré sa pâleur. Il avait peu d’entraînement, mais ses yeux exprimaient la même chose que son sourire : du vrai contentement. De voir qu’il n’était pas seul ici, et notamment, de passer cette soirée là allongé près de lui, avec le même genre de goûts, les mêmes tendance, la même animalité. La Nuée Ardente pouvait être fière d’avoir une pirate comme celle-là dans ses rangs. Sa méfiance n’était plus qu’un souvenir. Et si ses tatouages étaient fascinants… Son regard l’était encore plus. Il n’arrivait pas à s’en détacher. Pour le coup, il était conquis par l’âme sauvage de la pirate. Son corps le lui faisait ressentir, et même si ces sentiments aussi inconnus qu’étranges, le perturbaient, il s’en satisfaisait. Son doigt passa également le long de la cicatrice sur son visage, sur toute sa longueur. Une vraie battante, une vraie bête. Il avait autant d’admiration que de respect. Et de toute sa mémoire, c’était jamais arrivé pour une femme. Pour son ami, pour son capitaine oui, car c’était grâce à eux que la bête en lui se retrouvait totalement libre. Pour quelqu’un qu’il ne connaissait pas de base, c’était nouveau.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Ven 6 Juin 2014 - 15:13

Agréable. Vraiment très agréable. Le doigt de Riska continuait sa lancée, attirée qu'elle était par les folles courbes que dessinaient les lignes sur le corps de Jaasau. L'espace d'un instant, elle leva les yeux, pour croiser son regard, hochant la tête comme une élève accomplie qui comprend ce que son maître lui dit. Ainsi donc, lui aussi gravait sa vie dans sa chair, dans son sang, pour ne faire plus qu'un avec. La recherche d'une identité. Propre à lui-même. Comme elle. Elle sourit à sa remarque. Ils se ressemblaient. Beaucoup.

« Très agréable. »

Fut sa seule réponse. Elle n'avait jamais rencontré une personne, un homme encore moins, lui ressemblant de telle manière qu'elle semblait se voir dans un miroir. La même animalité. La même bestialité. La même folie, différente et pourtant si semblable. Son estomac se serra instinctivement, comme si l'Autre se méfiait de l'étrange sentiment qui la parcourait. Pas d'envie de tuer. Pas d'envie de sang. Juste un calme apaisant. Des paroles et des dessins envoutants. Si bien que lorsque le doigt de Jaasau s'approcha de son visage pour venir effleurer la cicatrice de son visage, Riska tressaillit visiblement. Pourtant, la méfiance habituelle de la jeune femme s'était littéralement écroulée. Désintégrée par le partage qui avait lieu depuis l'entrée dans ce lieu avec le pirate. Elle ne le connaissait pas. Seulement de nom. Pourtant elle ne ressentait plus aucune crainte. Du moins pas ce soir. Il restait néanmoins impressionnant. Tatoué de toutes parts, plongeant un peu plus cette peau dans un tourment de ténèbres et de volutes obscures. Et malgré tout, elle le laissa faire, ferma même les yeux. Le bout de son doigt passa au dessus de son œil gauche, suivant la ligne de la cicatrice jusqu'à l'os de la mâchoire. Le contact se rompit. Et doucement, les yeux de la pirate se rouvrirent de nouveau, à contre cœur. Elle était bien là.

Puis, sans un mot, elle se redressa. Assise, elle resta immobile l'espace d'un instant, laissa sa tête s'habituer au redressement brutal. Ses mains s'agitèrent ensuite en direction des jambes du pantalon. Les retroussant, elle laissa les tatouages ornant ses gambettes à vue, interrompus par le tissu qui recouvrait le reste du corps.

« Comme ça, j'ai moins l'air incomplète que toi. »

Elle rit doucement, et dans un soupir, elle se laissa retomber en arrière. Son doigt reprit sa place sur l'une des courbes dessinées du torse de Jaasau. Elle pouvait en profiter entièrement, son débardeur ayant été évincé lorsqu'elle avait du suturer la plaie à l'abdomen. Elle contourna d'ailleurs celle-ci, continuant son chemin inconsciemment, un peu plus près de lui. Jusqu'à ce que ses yeux viennent se fixer une nouvelle fois dans ceux du pirate. Intenses. Envoûtants même. Etranges, comme les siens, dont la lueur de folie s'était lentement rallumée, encouragée par la méfiance qui s'était évanouie à l'instant où il l'avait rejoint dans le lit.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 5:22

Nouveaux symboles, nouvelles gravures, nouvelles histoires. Nouveaux souvenirs aussi. Une observation minutieuse, de chaque motif. Descendre les effleurer ? Non. Dès que ses yeux remontèrent, ils furent à nouveau pris par la puissance envoûtante de ceux de Riska. C’était comme un mauvais sort, mais en bien plus agréable. Car le mauvais sort nous était jeté, et on luttait contre son influence, on tentait de se dépêtrer de ses tentacules insidieux qui essaient de plier notre volonté à son bon désir. Pas cette fois. Car on se jetait sciemment dans ces gouffres d’or, tout en sachant qu’on ne pourrait s’en détourner. Mais on en était satisfait. On accueillait avec plaisir leur charme envoûtant, on se perdait dedans de notre plein gré. C’était bien plus vicieux, et surtout, bien plus agréable.

«J’pense pas que tu sois… Incomplète. Au contraire. Regarde dans quoi on vit, où on vit. La misère la mort, le sang et l’alcool. Malgré ça, nous serons toujours bien plus complets que ces déchets vivant en dehors du Cap Vanylle, tatouages ou non. Tu en es un excellent exemple.»

Il esquissa un petit sourire, accompagné d’une volée de frisson. Depuis combien de temps n’avait-il pas été si proche, aussi bien physiquement que mentalement, d’une personne sans lui mettre un couteau sur la gorge et lui sectionner la trachée ? Il ne savait pas. Il s’en moquait. Une vague de sensations oubliées remontaient à la surface. Elle les gardait jalousement et se les réservait depuis si longtemps que le Baron Noir n’en avait même plus conscience. Mais pas cette fois, pas ce soir. Son regard s’anima d’un éclat intense. Celui des sensations retrouvées, et de l’acceptation. A bas la méfiance et la prévention du danger. Il ne risquait rien, elle non plus, ils étaient dissimulés au fin fond de l’ombre de Vanylle, là où personne n’avait conscience de leur présence, ni même de leur existence.

Il s’était rapproché aussi. Et après un moment de valse hésitation qui dura moins d’une seconde, passa sa main sur l’encre qui ornait l’une de ses jambes, suivant leur contour, leur tracé. On sentait très légèrement les marques indélébiles faites par l’aiguille qui avait scarifié la peau pour y laisser les marques qu’une vie, les souvenirs d’une personne qui ne voulait rien oublié. Sa peau effleurait la sienne, son torse, sans qu’il s’en rende même compte, se rapprochait de plus en plus du sien, effleurant le tissu restant sur sa poitrine. Il se sentait basculer dans des royaumes perdus, et à son propre étonnement, ne sentait aucune crainte de s’y perdre, et au contraire, fonçait droit dedans sans réfléchir. Parce que ça ne servait à rien.

«Tant pis si Elle m’en veut...»

Cette réflexion adressée à lui-même, compréhensible que du Baron ou de quelques rares personnes le connaissant vraiment, marqua la fin de toute réflexion, de toute observation, et le moment où les lèvres fines et noires, marquées également d’encre de nuit, virent se poser sur celles de la pirate. Parce qu’aller plus loin vers l’avant était son credo. Parce qu’il n’avait rien à perdre, et qu’il ne savait pas quand cette occasion se représenterait. Parce qu’il en avait envie tout simplement. Et que pour une fois, il La mit de côté, et écouta son propre corps, et non Ses voiles murmurants.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 8:39

D'un doigt, Riska évolua et laissa sa main entière suivre les tracés virevoltants sur le torse du pirate. Un contact plus appuyé, plus franc. Plus agréable. Si elle n'avait pas osé dès le début, peut-être par crainte de braquer cet homme qui l'intriguait tant, elle n'avait pas hésité cette fois. Les frissons que soulevait le passage de ses doigts étaient significatifs. Tout comme ceux qu'elle ressentait. Chose rare. Des frissons, elle en ressentait de froid ou d'adrénaline juste avant un combat. Pas comme ça. Pas par un simple contact. Et pourtant. L'Autre se mit à rugir au fond de sa conscience, assommé qu'il était par l'étrange sensation qui lui nouait le corps. Les doigts de Jaasau se baladant près de sa poitrine y mirent fin, et Riska s'abandonna entièrement à ce bien-être inhabituel.

Une vague chaude commençait à se faire agréablement sentir dans le creux de son estomac. Son regard, bien que concentré sur les dessins qu'elle suivait, était irrémédiablement attiré de nouveau par celui du Baron. Elle s'y perdait, s'y noyait. S'y plaisait. Si bien qu'elle ne releva pas les mots incompréhensibles du pirate. Sa curiosité s'était muée en un sentiment bien plus intense. Et elle ne perdit pas de temps à chercher à comprendre la signification d'une telle phrase. Elle ne lui était pas adressée. Mais le baiser, si. Alors elle le savoura. Y répondit. Dans un mélange de sensualité aux reflets instinctifs de bestialité. Sa main glissa du torse jusqu'à la nuque, l'attirant un peu plus vers elle. Elle mit fin au contact entre leurs lèvres, darda son regard brillant dans celui de Jaasau. Elle n'avait plus besoin de parler. Les mots auraient été superflus dans une telle situation, si ce n'est même dérangeant. Un simple sourire. Et elle s'approcha de nouveau. Ses lèvres reprirent leur place sur celles du pirate, s'ouvrirent lentement, et dévièrent, descendant le long du menton jusqu'au cou. Quelques légères morsures entre deux baisers. Elle ne pouvait contrer ce qu'elle était vraiment. Animal.

Elle se laissa retomber sur l'oreiller, son regard reprenant sa place envoûtante dans celui du Baron. Une lueur intense brillait dans chaque pair d'yeux. Dans ceux de Riska, l'invitation au plaisir était claire. Un désir sincère et bestial. Et bien plus. Une autre sensation agréable s'amusait à perturber le sang-froid de la jeune femme. Peut-être parce que l'homme près d'elle lui ressemblait tant. Elle en avait connu d'autres. Mais pas des comme ça. Elle était habituée à juste une nuit pour assouvir un désir malsain. Que ce soit le sien ou celui de son partenaire. Ce soir, la donne était différente. Le désir était présent. Pourtant, pour la première fois, la pirate avait laissé tomber entièrement ses défenses. Conquise.

Sa jambe glissa doucement, se faufilant jusqu'à celle de Jaasau. Glissant le long, elle remonta jusqu'à son bassin qu'elle vint presque entourer de sa gambette. Elle s'était encore rapprochée, comme lui. Si bien que leur deux corps se retrouvaient quasiment collés l'un à l'autre. Tout comme leur visage. Elle pouvait presque sentir la respiration du pirate sur ses lèvres. Et puis à nouveau, un sourire, fin, espiègle. Qu'elle ponctua d'une légère morsure sur la lèvre inférieure du Baron. Malice. Désir. Elle reprit possession de ses lèvres, plus langoureusement. Un avant-goût d'un véritable plaisir partagé.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 11:21

Laisse-toi aller. Quitte l’océan sombre dans lequel tu évolues. Plonge dans ce magma, étrange et brûlant, qui te laissait si méfiant. Elle est comme toi. Tu es exactement comme elle. Vous êtes deux animaux, deux fous. Vama, Ruyn, le Gardien, peu importe. Si vous vous êtes croisés ce soir là ce n’était certainement pas par hasard. Pas pour deux êtres comme vous, qui allient un instinct de bête à une raison humaine tâchée, brumeuse et décadente. Le hasard n’a aucune place ici, pas plus que l’hésitation. Alors fonce, Baron. Laisse ta faux de côté ce soir. Oublie la mort et le sang, laisse partir la violence, et concentre toi sur ce lieu secret et sombre, et sur celle qui t’y a entraîné. Partage son plaisir. Fais-lui ressentir le tien. Laisse-toi aller au plus primal des désirs. Celui de la chair appelant la chair. Bouche toi les oreilles, ferme ta vue au monde qui t’entoure. Il tournera très bien sans toi. Oublie ton équipage, oublie tout. Il est inutile de te poser la moindre question. Ne lui en pose pas. Ne parle pas. Vos souffles et les bruits de frictions de vos corps suffiront à communiquer tout ce que vous voulez. La lumière, la connaissance et la raison n’entreront pas ici. Alors vas-y, Jaasau. Cette soirée est pour toi, pour vous, et pour rien ni personne d’autre. Si tu le sens, si tu comprends, fonce. Et ne t’arrête pas.

Voilà ce que lui murmurait chaque cellule de son corps. Et il les écouta. Son corps appelait le sien, et il obéit à cette injonction sans réfléchir. Une main, fugace, laissant de côté les tatouages, passa sur le cou de Riska, sentant brièvement les pulsasions d’un coeur animé et par le désir, et par une rage de vivre que seuls les êtres comme eux deux connaissaient. Ces quelques battements se répercutèrent sur sa peau, libérant des frissons sur tout son bras. Une bande de tissu arrêta la progression de sa main, caressante. Quelques secondes après elle n’était plus qu’un souvenir. Et suivant le mouvement de la pirate, il se colla contre elle, recevant et partageant une chaleur allant sans cesse en augmentant.

Combien de fois avait-il fini dans le lit d’une femme ? Plusieurs fois, c’était indéniable. Est-ce qu’une seule fois ça avait été quelque chose comme ce soir, où deux êtres parfaitement similaires s’abandonnaient l’un à l’autre, laissant leurs défenses de côté et profitant simplement d’une soirée qui virait à l’excellence pure ? Jamais, c’était certain. Et c’était plus qu’agréable. Il comprenait du coup la rareté de l’évènement, la nécessité d’en profiter un maximum.

Impérieuse, sa main droite se glissa dans son dos, et l’attira à lui. Son dos souple et puissant, un véritable plaisir à caresser. On sentait en même temps la douceur de la peau, les quelques fines lézardes signifiant une ou deux cicatrices, et les muscles rouler en dessous au rythme de ses mouvements langoureux.

L’espace d’un instant, ses lèvres quittèrent l’étreinte langoureuse de celles de Riska. Lui ne souriait pas. A la place, son regard exprimait clairement tout ce qu’il pouvait ressentir à ce moment, notamment tout ce désir, nouveau et brûlant, qui vivait en lui. Il le partageait, avec tout le reste. Et parce qu’il avait envie de sentir sa chair, parce qu’il voulait sentir, tout comme en lui, le sang battre et se déchaîner dans les veines de la pirate, sa bouche s’entrouvrit, et vint saisir la peau de son cou, non loin des veines de sa gorge. Une saveur chaude, un goût sauvage. Sa jambe remonta le long de celle de la pirate animale en une lente caresse. Il voulait sentir plus, sentir plus fort. Ils n’avaient aucune contrainte ici, aucune règle ni limite. Et ce sentiment de ne rien devoir à qui que ce soit, d’avoir simplement à profiter et à donner, à recevoir et à rendre, le galvanisait.

Il se redressa, finalement, et l’attira à lui. Elle était forte, mais légère, et c’est sans problème qu’il la releva, fit passer ses jambes autour de ses hanches, et la serra à nouveau contre lui. Elle était légèrement surélevée par rapport à lui, reposant sur ses jambes, et il leva la tête vers elle, esquissant cette fois un sourire, pâle mais vrai. Et une fraction de secondes plus tard, il l’embrassait à nouveau, comme le dépendant recevait sa dose, avec une excitation fébrile. Ses mains se resserraient et se détendaient au rythme de ses caresses tantôt douces, tantôt plus bestiales et incisives. Elles passaient dans son dos et revenaient sur ses hanches, parcourant les courbes de ses flancs avec une envie perceptible et croissante.

Jusqu’où iraient-ils ? La nuit le dirait, mais l’obscurité nocturne ne souffre aucune limite, sauf celle du temps. Et le temps, ils en avaient à profusion.
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On m'appelle Riska les Deux Voix


Infos Personnage
RANG: Capitaine de la Nuée Ardente - Admin
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle
MON AGE : 20 ans
Féminin
MESSAGES : 193
AGE : 23
INSCRIT LE : 27/07/2013
PSEUDO HABITUEL : Harrods
Joyaux : 390
http://www.ile-joyaux.com/t1796-riska-les-deux-voix#42328
Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 15:03

Autour d'eux, le silence. Le calme. Seules leur respiration presque parfaitement à l'unisson venaient troubler une tranquillité frôlant la perfection. Ici ils étaient deux. Seulement eux, à profiter d'un véritable instant de partage et de plaisir. Baisers et caresses s'enchainaient, dans une valse au rythme tantôt régulier, tantôt saccadé. Autour d'eux, il n'y avait plus rien. Seulement leur deux corps collés. Rien d'autre.

La conscience de Riska s'était éteinte définitivement, plongée toute entière dans un bien-être qu'elle n'avait encore jamais ressenti. Elle ne se lassait pas des caresses de Jaasau, se mouvant sous ses doigts comme un félin qui en redemande. Elle ne se priva pas non plus pour les lui rendre, conquise par l'agréable sensation d'un corps musclé sous ses doigts. Elle ressentait chaque nervure qu'était une ligne de tatouage, chaque muscle se contractant au passage de ses lèvres, chaque frisson quand elle atteignait un endroit encore inoccupé. Et elle le laissait faire en échange, abandonnant sans pudeur le bandeau de tissu qui protégeait sa poitrine et qu'il lui retira. Un petit grognement s'échappa d'entre ses lèvres, les yeux mi-clos, quand il vint lui mordre le cou, mélange de plaisir et de surprise. Elle n'avait plus besoin de réfléchir. Juste laisser son corps parler pour elle. Elle se sentait électrisée par la vague de sentiments qui affluaient en elle.

Lorsqu'il la souleva pour venir la poser contre lui, elle n'opposa aucune résistance, se retrouvant en même temps légèrement au-dessus. Elle eut tout le loisir de profiter d'un petit sourire. Rare. Discret. Mais elle le trouva beau ainsi. Toujours aussi impressionnant. Mais beau. Alors, doucement, ses doigts vinrent caresser son visage, suivit de près par ses lèvres qu'elle laissa courir sur ses traits, presque tendrement. Elle voulait profiter d'un tel instant. Si la perfection n'existait pas, elle était prête à parier que ce moment l'effleurait de près. Il fallait donc la saisir, se l'approprier, ne plus hésiter.

Se détachant doucement de lui, elle se redressa agilement, le surplombant de toute sa hauteur. Sans le quitter du regard, elle déboutonna son pantalon et le laissa glisser le long de ses jambes. Les tatouages se dévoilèrent entièrement, chaînes aux chevilles se brisant au niveau des cuisses. Entièrement nue, elle se baissa de nouveau, sans un mot, et féline, revint se coller comme précédemment contre Jaasau. Elle savait son corps désirable. Elle savait aussi qu'il y verrait bien plus qu'un simple bout de chair. Elle l'espérait au moins. Leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, oscillant entre baisers langoureux et plus doux. Le regard de Riska se noya une nouvelle fois dans celui du pirate. Elle ne souriait plus, toute en proie au désir et à l'excitation. Elle laissa ses mains glisser le long du torse masculin, atteignant l'ultime barrière de tissu.

Elle ne la franchit pas, laissant ses mains là mais son regard parla pour elle. Nouveau baiser. Nouvelle morsure. Son estomac se tordait de désir, son regard brûlait de plaisir. Ses doigts s'activèrent doucement à tirer sur le premier lien serrant le pantalon de Jaasau. Défait, elle remonta ses mains, caressant son torse, ses épaules, l'une se perdant dans la crinière restante de la chevelure du Baron, l'autre griffant doucement son dos. Quand elle se détacha de ses lèvres, ce fut pour plonger son regard une nouvelle fois dans le sien. Elle pouvait être entièrement sienne. Viendrait-il la rejoindre dans cette valse langoureuse qui n'aspirait qu'à parfaire cette soirée ?




DC : Enaïa Lyseän Vara'Da & Azeor Desnolancès & Kezaël Lysereän & Esheban Ondeluire & Eyföhl Aanka'Leï & Céléno Thogen & Kaïlindra

Merci Nivilk pour le kit  :heart2:

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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   -

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