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Qui sème le vent, récolte la tempête

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On m'appelle Riska les Deux Voix


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http://www.ile-joyaux.com/t1796-riska-les-deux-voix#42328
Posté dans Qui sème le vent, récolte la tempête   - Jeu 8 Mai 2014 - 4:16

Rappel du premier message :

Une véritable tempête secouait Vanylle depuis quelques jours. Les averses de pluie se faisaient interminables, si bien que les rues étaient à moitié noyées sous l'eau. L'orage allait et venait, éclairant les nuits de la ville pirate par des éclairs foudroyants et surprenants. Le spectacle pouvait être beau pour ceux qui aimaient admirer les cieux en colère, mais pour la plupart, c'était l'obligation de rester à quai. Et depuis quatre jours, Riska s'impatientait de pouvoir repartir voguer sur la Nuée Ardente.

Aleera, la Capitaine du vaisseau, avait jugé préférable de rester amarrer à Vanylle le temps que la tempête se calme. Le temps était bien trop dangereux pour tenter un départ maintenant, et il y avait plus de risque d'abîmer le bateau en tentent de manoeuvrer qu'en se battant contre un autre équipage. Alors, Riska essayait en vain de ne pas perdre patience. Elle allait et venait entre la Nuée et le Goéland qui Tousse, son auberge de prédilection où elle y passait ses soirées et parfois ses nuits. Les catins et autres compagnies de nuit n'avaient même pas réussi à étancher son grand désir, conséquence d'une colère violente. L'Autre était aux aguets, heureux d'une telle situation pour pouvoir se manifester. Et quelle manifestation ! Des cadavres étaient retrouvés chaque matins dans les caniveaux environnants.

La nuit du quatrième jour de tempête venait de débuter à Vanylle. Et comme tous les soirs, Riska était attablé au fond de l'auberge, seule. Son impatience de repartir naviguer avait place à une irritabilité extrême. Elle préférait donc ne pas se mélanger. Mais ce fut sans compter sur deux matelots ivrognes qui s'approchèrent d'elle.

« Hé, à la tienne les Deux Voix ! »

Cria le premier tandis que le second envoyait valdinguer la choppe de bière de la jeune femme. Tout fiers de leur exploit, ils tournèrent les talons pour aller s'asseoir plus loin. Pourquoi ? Riska était pourtant connue. Autant pour son caractère sanguinaire que sa conscience loin de la stabilité. Mais il fallait toujours que certains se croyant plus forts que les autres viennent tenter le monstre...
Lentement, la maître-cannonier de la Nuée se leva, s'approchant du comptoir, elle demanda une nouvelle bière et une fois servit, se glissa dans le dos que matelot insultant. D'un geste vif, elle lui enserra la tête entre ses bras et il souffla avec peine :

« Non, hé, les Deux Voix, ça va, c'était pour rire ! Je te paie une biè... »

Sans attendre la fin de la phrase, Riska tordit d'un coup sec ses bras. Un « Clac » significatif indiqua que la nuque de l'homme avait lâché, et elle laissa le corps tomber à terre. Attrapant la choppe de bière fraichement servie, elle vida le contenu sur le macabé et tout en tournant les talons, siffla :

« Je ne ris pas, moi. »

Un lourd silence s'était installé dans le taverne, mais un coup d'oeil agacé de la jeune femme aux quelques pirates un peu trop curieux, permit de relancer l'ambiance. Après tout, des morts, ils en voyaient tous les jours. A peine soulagé de son geste pourtant exutoire, Riska retourna à sa place habituelle. Prise. Ses sourcils se froncèrent, et elle s'approcha de celui qui avait osé prendre SA table. Il lui sembla reconnaître un des pirates du Pourfendeur, mais elle n'en était pas sûre. En fait, sa couleur de peau et ses tatouages étaient plus reconnaissables. Ne se démontant pas devant lui, elle posa une main conquérante sur la table.

« Tu as pris ma place. »

Après son excès de violence passée, l'Autre s'était recouché bien au fond de sa conscience, pourtant, cette nouvelle situation pouvait tout aussi bien être délicieuse à contrôler. Alors, remontant aux limites de la conscience de la jeune femme, il resta là à guetter le bon moment pour lui rendre sa violence sanguinaire, les pupilles de la jeune femme se rétractant un peu plus à mesure qu'il revenait.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 15:03

Autour d'eux, le silence. Le calme. Seules leur respiration presque parfaitement à l'unisson venaient troubler une tranquillité frôlant la perfection. Ici ils étaient deux. Seulement eux, à profiter d'un véritable instant de partage et de plaisir. Baisers et caresses s'enchainaient, dans une valse au rythme tantôt régulier, tantôt saccadé. Autour d'eux, il n'y avait plus rien. Seulement leur deux corps collés. Rien d'autre.

La conscience de Riska s'était éteinte définitivement, plongée toute entière dans un bien-être qu'elle n'avait encore jamais ressenti. Elle ne se lassait pas des caresses de Jaasau, se mouvant sous ses doigts comme un félin qui en redemande. Elle ne se priva pas non plus pour les lui rendre, conquise par l'agréable sensation d'un corps musclé sous ses doigts. Elle ressentait chaque nervure qu'était une ligne de tatouage, chaque muscle se contractant au passage de ses lèvres, chaque frisson quand elle atteignait un endroit encore inoccupé. Et elle le laissait faire en échange, abandonnant sans pudeur le bandeau de tissu qui protégeait sa poitrine et qu'il lui retira. Un petit grognement s'échappa d'entre ses lèvres, les yeux mi-clos, quand il vint lui mordre le cou, mélange de plaisir et de surprise. Elle n'avait plus besoin de réfléchir. Juste laisser son corps parler pour elle. Elle se sentait électrisée par la vague de sentiments qui affluaient en elle.

Lorsqu'il la souleva pour venir la poser contre lui, elle n'opposa aucune résistance, se retrouvant en même temps légèrement au-dessus. Elle eut tout le loisir de profiter d'un petit sourire. Rare. Discret. Mais elle le trouva beau ainsi. Toujours aussi impressionnant. Mais beau. Alors, doucement, ses doigts vinrent caresser son visage, suivit de près par ses lèvres qu'elle laissa courir sur ses traits, presque tendrement. Elle voulait profiter d'un tel instant. Si la perfection n'existait pas, elle était prête à parier que ce moment l'effleurait de près. Il fallait donc la saisir, se l'approprier, ne plus hésiter.

Se détachant doucement de lui, elle se redressa agilement, le surplombant de toute sa hauteur. Sans le quitter du regard, elle déboutonna son pantalon et le laissa glisser le long de ses jambes. Les tatouages se dévoilèrent entièrement, chaînes aux chevilles se brisant au niveau des cuisses. Entièrement nue, elle se baissa de nouveau, sans un mot, et féline, revint se coller comme précédemment contre Jaasau. Elle savait son corps désirable. Elle savait aussi qu'il y verrait bien plus qu'un simple bout de chair. Elle l'espérait au moins. Leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, oscillant entre baisers langoureux et plus doux. Le regard de Riska se noya une nouvelle fois dans celui du pirate. Elle ne souriait plus, toute en proie au désir et à l'excitation. Elle laissa ses mains glisser le long du torse masculin, atteignant l'ultime barrière de tissu.

Elle ne la franchit pas, laissant ses mains là mais son regard parla pour elle. Nouveau baiser. Nouvelle morsure. Son estomac se tordait de désir, son regard brûlait de plaisir. Ses doigts s'activèrent doucement à tirer sur le premier lien serrant le pantalon de Jaasau. Défait, elle remonta ses mains, caressant son torse, ses épaules, l'une se perdant dans la crinière restante de la chevelure du Baron, l'autre griffant doucement son dos. Quand elle se détacha de ses lèvres, ce fut pour plonger son regard une nouvelle fois dans le sien. Elle pouvait être entièrement sienne. Viendrait-il la rejoindre dans cette valse langoureuse qui n'aspirait qu'à parfaire cette soirée ?
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Sam 7 Juin 2014 - 16:59

Les danses du baron noir brillent par leur langueur, leur souplesse, mais aussi par leur mortelle fulgurance. D’une violence qui ne souffre pas de barrière, elle est généralement accompagnée de cris de douleur, lancinante litanie boostant toujours plus Jaasau lors de sa moisson. Et quand enfin elle se termine par les trémolos de l’agonie, il est fatigué, épuisé même, donnant tout ce qu’il a physiquement et mentalement pour transformer une boucherie en ballet sanglant. Peu importe la victime, peu importe le contexte. La mort ne trouve sa force et son sens que dans la beauté de celui qui l’inflige, et le rythme de ses exactions.

Ici c’était tellement différent. Cette valse, où l’on découvrait peu à peu son partenaire, n’avait rien ni de sanglant ni de violent. Si leurs caresses, leurs baisers pouvaient être impérieux, aucun des deux ne cherchait à blesser l’autre. C’était même tout le contraire. Musicalement, on assistait à un fabuleux crescendo où chaque partenaire portait l’autre plus haut dans les octaves, sur un rythme tantôt calme, tantôt effréné. Et plus on montait dans les sphères du désir, de façon totalement illogique, plus les notes battant leur corps étaient graves, profondes et vibrantes. De toute façon, ils n’avaient absolument aucune logique, et s’en moquaient bien. L’une de la Nuée, l’autre du Pourfendeur, des idéaux opposés et des capitaines aux moeurs radicalement différentes, à n’en pas douter. Deux vies différentes, de mode de vie complètement différents. Et pourtant cette terrible ressemblance. C’en était à la fois apeurant et excitant. Et chez Jaasau, l’excitation était bien loin devant.

A nue, il la découvrait entièrement. Elle était, pour une pirate qui devait se battre plus ou moins aussi souvent qu’elle respirait, diablement belle. Les cicatrices n’entâchaient en rien sa beauté, au contraire relevée par ces défauts, qui soulignaient un corps élégant et puissant, comme celui d’une fauve. Il sourit légèrement en voyant les morceaux manquants des tatouages, qu’il n’avait pas vus juste avant, puis bascula en avant. Oui, il acceptait de la rejoindre dans cette valse. Oui, il la voulait. Il passa doucement la main sous sa cuisse, puis basula en avant, la plaquant sur le dos, lui juste au dessus. Il s’affaira d’une main à retirer ce qui rester à enlever de son pantalon, et la serra contre lui. Un simple bout de cher ? Par les Limbes, sûrement pas. Tout d’abord parce qu’il ne considérait que très rarement comme un objet, et c’était généralement du au mépris le plus intense qu’il pouvait ressentir. Même toutes ses victimes, il les voyait plus comme des danseurs inexpérimentés et trop faibles pour valser avec Elle que comme de simples pions. Et Riska était à des éons de leur ressembler. Alors non ça n’était pas qu’un morceau de chair.

Sur ses propres jambes, on pouvait voir la continuité des tatouages sur son torse. Il y en avait vraiment parti. A bien vérifier, il devait y avoir autant d’encre que de chair. Ses jambes étaient zébrées de noir, symboles occultes et arabesques sans queue ni tête, représentant très certainement quelque chose, comme chaque tatouage présent sur son corps.

Il se glissa à nouveau contre elle, caressant chaque endroit accessible, ses lèvres occupées à mordiller son cou, descendant progressivement sur ses épaules, qu’elles couvraient de baisers, puis vers le haut de son torse. Il était envahi par un puissant torrent de sensations, qu’il voulait partager, bien qu’elle semblât déjà ressentir quelque chose de similaire. Elle méritait de finir cette soirée de façon purement exemplaire. En vivant pleinement leur animalité, leur esprit pirate et en dehors de toutes les règles, et leur désir flambant. Le regard du Baron, qui parfois se reposait à nouveau sur le visage de Riska, exprimait clairement et intensément cette volonté. Qu’ils se jettent tous les deux dans l’abîme du plaisir. Et s’ils s’y noyaient… tant mieux.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 5:01

La valse continuait, belle et gracieuse. Sensuelle et animale. Dans un mouvement parfait, Jaasau se retrouva au-dessus de la pirate qui s'émerveilla du corps nu qui se présenta à elle. Si le haut du corps était déjà bien fourni en tatouages, il en était de même pour les jambes, simple prolongement des dessins qui s'étendaient sur la moindre parcelle de peau. Ils semblaient danser, en même temps que leur propriétaire. Roulant, se contractant, se détendant au rythme des muscles du Baron. Les doigts de Riska ne se laissait pas d'un tel festin. Elle les laissait filer, entre caresses appuyées et effleurements charnels. Elle suivait tantôt la ligne d'un dessin, tantôt celle d'une cicatrice. Il était impressionnant, même dans son plus simple appareil. Presque effrayant. Bestial. Mais qu'importe, tant qu'elle pouvait garder ce contact qui la galvanisait.

Plongée dans un océan de sensations toutes plus agréables les unes que les autres, la jeune femme sentit son corps se contracter sous les vagues puissantes de désir qui la submergeaient. Serrée contre Jaasau, elle avait tout le loisir de sentir chaque respiration se faisant plus saccadée, chaque tressaillement suite à une caresse. Chaque détails qui les rapprochaient chacun un peu plus du grand plongeon. Et elle voulait plonger. Un nouveau regard, qu'elle ne lâcha pas, tandis que ses jambes se glissaient le long de celles du pirate, remontant doucement pour venir se croiser sur son bassin. Les muscles fins de ses mollets se contractèrent, serrant un peu plus les deux corps l'un contre l'autre. N'en faisait plus qu'un. La mâchoire crispée, Riska échappa un soupir d'aise avant de reprendre ses baisers.

Ils avaient plongé, se perdaient maintenant dans un tourbillon de sensations et de plaisir. Elle voulait s'y noyer. Avec lui. Ne pas remonter avant d'avoir tout donné, de lui avoir tout donné. Il le méritait. Pour être ce qu'il était. Pour être comme elle et d'avoir osé lui dire. Elle voulait se perdre entièrement dans cet abysse qui les effleuraient du bout des doigts. L'emmener avec lui. Alors elle le fit. Ses lèvres contre les siennes, elle se mouva au rythme des coups de reins de Jaasau. Ses ongles s'accrochant de contentement dans son dos, y laissant les traces d'un plaisir non dissimulé quand il oscillait entre ardeur et douceur. Ses dents se serrèrent d'elle-même, se mordant parfois une lèvre pour taire un gémissement synonyme de sa satisfaction.

Avec volupté, les deux âmes plongeaient un peu plus, emportés dans une lasciveté qui les réjouissaient tout deux. Aucun mot prononcé. Juste les paroles du corps qui suffisaient à se faire comprendre. Jamais Riska n'avait ressenti une telle explosion de bien-être. Du plaisir, du désir, elle connaissait. Mais pas aussi fort, pas aussi marqué. Elle en était sûre, la perfection été atteinte, et elle en était sa première victime. Parfois deux regards intenses se croisaient, s'accrochaient et se perdaient dans une salve de baisers et de caresses. La valse était lancée. Dans une cadence mêlant bestialité et tendresse féline, avec pour seule mélodie le rythme accéléré de deux respirations et les soupirs significatifs d'un délice.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 6:34

La force de Jaasau. Une arme redoutable en soi, guidant et projetant la mort sur ses victimes. Entraînée à faucher. Détruire, briser, taillader, brutaliser. Infliger des sévices, vicieux et assassins. Pas cette fois. Cette fois c’était pour s’abreuver et plonger l’autre dans une tempête de délicieuses et puissantes sensations. Son sang pulsait à ses oreilles, au rythme d’une danse langoureuse, enfermée dans le secret de l’obscurité de Vanylle et de ses nombreuses et invisibles cachettes.

Son souffle, rauque et profond, marquait le tempo de leur valse, qui sans cesse évoluait dans les sphères du royaume d’Eros, toujours plus loin. Pour la première fois, réellement, il ne pensait ni au passé ni à l’avenir. Uniquement le présent, et rien d’autre. Uniquement elle et leurs corps emmêlés, inextricables. Il menait la danse pour le moment, et aimait ça. Le lui faisait ressentir. Des mouvements lascifs, impériaux, puis doux et langoureux. Son corps entier, d’habitude aussi froid que l’imposaient le souffle battant de Grand Vent, était désormais brûlant, à l’instar de son regard, plus intense que jamais.

Sa main passa lentement sur sa gorge, palpitante, sentit le courant sanguin qui battait sous sa peau. Il esquissa un mince sourire, un sourire ivre, flou mais réel. Et la saisissant, plaquant contre son corps la pirate sauvage, il bascula, passant cette fois sur le dos. Il voulait la voir danser. Il voulait voir ses tatouages se mouvoir tels des reptiles, traçant sur son corps des arabesques dansants. Il passa sa main le long de ses flancs, remontant sur sa poitrine puis enfin, son visage. Danse, guide mes pas, disait-il. Impose moi ta fièvre, montre moi ce dont tu es capable. Sois animale, bestiale, sois reine et fais ce que tu veux, j’ai confiance. Autant de messages passés sans un mot, dans un silence uniquement rompu par leurs souffles avides d’un plaisir toujours plus grand, alimentés par un désir qui n’avait de cesse de briser les barrières, grimpant toujours.

Des mains souillées par le sang qui venaient caresser un corps sculpté par la violence. S’il n’avait pas conscience de cette scène et des allégories innombrables qu’on pouvait associer, il avait cependant une des choses, sous son nez, qu’il recherchait. Une scène de danse magistrale, exécutée par deux virtuose, dont la force artistique n’était saisissable que par ceux qui y participaient. Dans une vie, un instant éphémère, mais d’une puissance rare. Il n’avait pas conscience de tout cela. Mais il le ressentait pleinement. Et il savait également que jamais en plus de trente ans de vie il n’avait ressenti pareil tonnerre émotionnel. Il pourrait chercher, il ne trouverait pas. Cette extase unique, il ne l’avait approchée que lors de ballets sanglants dans les cieux ou il avait failli mourir, faute à sa Partenaire qui lui envoyait des émissaires d’une force insoupçonnée, et où les pas étaient si frénétiques qu’il avait du mal à les suivre. Mais approchée seulement. Là, il fonçait droit dedans. Et son regard, empli d’une fièvre extatique, mélangeait le plaisir, le désir brut et animal, et un espèce de remerciement muet, diffus, pour ce paradis de sensation, dans un enfer de flammes charnelles. Alors oui, il se donnait volontiers à elle, pour le temps qu’elle désirait.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 7:55

Tuer. Egorger. Piller. Tant de choses pour lesquelles Riska s'était entraînée. Son quotidien. Sa vie. Son corps avait été forgé dans la violence et la mort. Habituée au sang, à laisser l'Autre prendre la commande de ses actes. Pas à un tel plaisir. Pas à une telle liberté. Elle devait en profiter. Elle avait enfouit l'Autre au plus profond d'elle-même. Elle voulais être consciente de ses actes. Se souvenir de chaque secondes, de chaque mouvement, de chaque contact. L'occasion était trop belle pour la gâcher d'une pulsion de folie dont elle ne voulait pas. Ce soir, elle avait envie de tout, sauf de sombrer dans sa conscience instable.

Jaasau était maître. Il la dominait. Elle aimait, suivant ses mouvements et les subissant avec délice. Il était maître, et le lui faisait sentir. Une force et une violence refoulées en une intensité lascive, une animalité présente. Jusqu'à ce qu'il en ait assez. Agile, il glissa sur le dos. Riska se retrouva au-dessus de lui, un fin sourire teinté de l'ivresse de son plaisir étira ses lèvres. Elle ne perdit pas de temps, et les posa sur celles, noires, du Baron. Le message était passé. Et tout en redressant le buste, pour le dominer, elle se mit à son tour à danser, laissant les dessins de son corps se mouvoir en même temps. Son bassin glissait avec volupté. Ses hanches bougeaient avec une grâce féline, animale. Une fois rapide et bestiale, une autre fois lente et langoureuse. Elle ferma les yeux l'espace d'un instant, la bouche entrouverte pour laisser sortir une respiration rythmée par l'intensité du moment. Toujours plus fort.

Elle posa ses mains sur celles de Jaasau, accompagnant ses caresses sur son corps. La perfection du moment était telle, que la jeune femme peinait encore à s'en rendre compte. Et pourtant. Ils étaient bien là. Ensemble. Leur corps liés. Un rêve. Doucement, elle se pencha vers son visage. Ses lèvres effleurèrent les siennes, suivirent la ligne de sa mâchoire. Elle laissa ses mains se balader sur son torse. Les pas de danse s'enchainaient, dans une rythmique et une intensité toujours plus puissantes. La chaleur avait submergé le corps de la pirate. Ses pommettes habituellement pâles s'étaient finement coloré de rose. De nouveau, elle se redressa, dominante. Une main impérieuse glissa dans la nuque du Baron, et elle l'invita à faire de même, l'attirant à elle. Légèrement surélevée, elle l'accueillit d'un baiser, alors que leur deux corps se retrouvaient de nouveau entièrement collés. Elle aimait cette proximité.

Autour d'eux, plus rien n'existait. Riska avait perdu la notion du temps. Elle ne savait pas depuis combien de temps ils étaient ainsi, partageant un plaisir toujours plus intense. Elle ne savait pas, et elle s'en moquait. Elle profitait. Son corps était bouillant, répercutant la chaleur de celui de Jaasau. Le flot de sentiments se fit plus fort, plus puissant. Sa respiration plus saccadée. Le rythme plus soutenu. Elle finit par enfouir son visage dans le creux de son cou, laissant un ultime soupir échapper de ses lèvres. Ses doigts crochetèrent le dos du pirate, le serrant un peu plus contre elle, tandis que dans un dernier enchaînement dansant, son corps se contracta entièrement. L'extase finale. Une intensité telle qu'elle lui brûla le corps. Une intensité telle qu'elle ne l'avait jamais connu.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 8:50

A ce moment, ils formaient une paire sans défaut. Similaires et rassemblés autour de la même volonté charnelle, leur danse s’effectuait dans une parfaite harmonie. D’abord admirant son corps, puis collé à lui dans une étreinte ardente, il ne se lassait ni des caresses, ni des mouvements lascifs et entraînants de Riska. Au contraire, plus elle faisait grimper le plaisir en lui, plus il en redemandait. Il ne savait pas jusqu’à quand ni jusqu’où s’arrêter, et ça n’avait aucune espèce d’importance. Tout ce qui comptait reposait entre ses mains fiévreuses. Il s’en délectait. Il avait l’impression de la posséder, de l’avoir entièrement, ce qui était sur le coup sûrement vrai, mais elle le tenait tout autant, décidant du rythme, des harmoniques, de l’intensité de chaque pas.

Jusqu’à l’explosion. L’intensité de chaque sensation, de chaque mouvement, attint un paroxysme brutal. Il avait connu cette sensation plusieurs fois, mais pas à un degré aussi puissant. C’était connu et nouveau à la fois, et surtout, une pure merveille. Son corps le lui fit remarquer. Ses muscles souples et puissants se contractèrent avec une violence qu’il ne soupçonnait pas, et ses mains accrochèrent le dos et la nuque de la pirate pour la serrer contre lui avec force dans un ultime soubresaut. Il resta un moment ainsi, laissant son coeur reprendre un rythme acceptable, puis lentement, partit en arrière, entraînant Riska avec lui. Qu’Elle s’accroche et qu’Elle lui envoie de meilleurs sbires à l’avenir, car il faudrait beaucoup d’inventivité à sa Partenaire pour lui faire vivre une autre danse qui atteigne le niveau et la force extatique de celle-ci. La tempête de sensations, qui s’était fait orage, devint nébuleuse, mais conserva cette intensité enivrante pendant encore un bon moment. Il voulait juste que cela reste ainsi, pour le moment. L’extérieur lui importait peu, il n’était même carrément rien par rapport à tout ça.

Reprenant son souffle, ses mains, faites plus suaves et ses caresses plus lentes et mesurées, il restait allongé, savourant simplement la présence du corps de la femme sauvage brûlante contre lui. Ses yeux à l’éclat intense et animal étaient grand ouverts. Il ne pensait à rien. C’était inutile, ça viendrait gâcher ce moment qui dans une ville où le vice règne en maître, était d’une saveur et d’une pureté unique. Ils étaient tous les deux des personnes que la majorité du monde haïssait et méprisait. Ils n’étaient que des criminels sauvages, sans foi ni loi. Mais à l’instar de leurs détracteurs, ils pouvaient eux aussi ressentir ces émotions positives dans toute leur envergure. Ils n’étaient pas que des fous, des sauvages, des psychopathes, des animaux. Ils pouvaient également réfléchir, apprécier, et savourer toutes les pulsions, tous les désirs, et tout le plaisir qu’ils voulaient. Nés sous la bannière de la violence, ils pouvaient aussi entrer dans les royaumes de la douceur et de l’envie. Eux aussi avaient accès aux Empires d’Eros, et par leur vie de bêtes, entraient dans des sphères que seuls eux pouvaient voir, sentir. Car ils étaient complets. Assumaient leur animalité. Aimaient cette bestialité qui les animait, jour et nuit. Leur faisait ôter des vie. Couler des bains de sang. Ils étaient fous oui, mais cette folie faisaient d’eux des êtres bien plus vivants que n’importe qui. Et ceci valait toutes les richesses Matrosciennes. Tout l’Ithylium de l’Île Blanches. Toutes les ressources Korruliennes. Tout, simplement.

D’une main hasardeuse, il saisit la bouteille alcoolisée qui traînait au pied du lit, et en prit une mince rasade. Sa gorge était sèche. L’alcool lui fit du bien. D’un mouvement lent et espiègle, laissant les quelques perles d’ivresses sur ses lèvres sombres, il vint embrasser celles de Riska, les lui transmettant, et lui tendit la bouteille. Il se sentait comme dans un rêve éveillé. Ancré dans la réalité, plus que jamais, mais porté par un nuage étrange et impossible à identifier. Il aurait sûrement beaucoup ri si on lui avait dit que généralement, on appelait cette sensation la Petite Mort. Flottant dans les ténèbres de la pièce, le corps oscillant entre frémissements et engourdissements. Mentalement, pratiquement impossible de se concentrer sur quoi que ce soit. Physiquement, ressentant chaque sensation puissance dix.

Il baissa les yeux vers Riska. Il espérait ardemment qu’elle avait apprécié autant que lui. Qu’ils recommenceraient. Qu’elle ressentait la même chose que lui actuellement.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 11:19

Le corps brûlant, le cœur battant, Riska se laissa emporter par Jaasau, le suivant dans son mouvement pour retrouver le tissu froissé du matelas. Ses yeux se fermèrent instinctivement, tandis que les frissons parcouraient sa peau, au moindre contact. L'intensité avait été telle, que ses émotions étaient décuplées au possible. Alors elle resta là, étendue à ses côtés, profitant simplement de sa présence masculine. Animale. Ses doigts avaient repris leur danse incessante sur son torse, machinalement. Elle n'arrivait pas à s'en détacher. Pas pour l'instant.

Ce furent les lèvres de Jaasau sur les siennes qui lui firent ouvrir les yeux. Dans un sourire, mêlant surprise et contentement, elle répondit au baiser, espiègle. Saisissant la bouteille qu'il lui tendait, elle ne refusa pas une bonne gorgée qui humidifia sa gorge sèche. Elle soupira d'aise. Demain, nouvelle journée. Le retour à la réalité serait difficile après un moment pareil. Autant ne pas y penser. Juste profiter. La tête posée sur l'épaule du Baron, elle leva les yeux, croisa les siens. Elle sourit. Un sourire fin, mais sincère où trônait une indéfectible marque de contentement et de reconnaissance. Elle n'avait pas juste apprécié ce moment, elle l'avait vécu. De toute son âme. De tout son corps.

Se redressant lentement, Riska se pencha, savourant encore une fois les lèvres de Jaasau. Pourquoi s'en priver, tant qu'elle le pouvait. Se détachant de lui, elle se leva. Nue, elle traversa la pièce, s'approchant d'une fenêtre obstruée par quelques panneaux de bois et se pencha pour voir entre eux. Dehors, la pluie tombait toujours en trombe, tandis que le brouillard significatif de la nuit qui s'installe glissait doucement sur les rues de Vanylle. Satisfaite, la jeune femme retourna vers le lit, la mine réjouie. Grimpant sur le matelas, elle se faufila jusqu'au Baron, se lovant sur lui, féline et légère.

« Il fait nuit. Il pleut. Tu restes avec moi ? »

Un sourire, malicieux, étira ses lèvres, creusant deux petits trous aux coins de sa bouche. Elle voulait l'avoir pour elle. Encore. Discuter. Dormir. Ou autre. Qu'importe. Elle voulait qu'il reste. Ils avaient accueilli la nuit ensemble, ils la laisserait repartir tout deux. Elle ne noya une fois de plus dans le regard sauvage du pirate. Le sien exprimait encore tout le plaisir qu'elle avait ressenti durant le moment qu'ils avaient partagé. Les autres conquêtes paraitraient bien fades après cela. Mais peut-être pourraient-ils recommencer. Tous les deux. Ensemble. Comme ce soir. Tellement bon, tellement rare.

Sa tête se posa sur l'épaule musclée du Baron. Fermant les yeux, elle soupira. Elle était bien là. Sans autre soucis qu'eux-même. Sans avoir à se préoccuper d'autre chose que de le caresser, encore et encore. Toute la nuit s'il le fallait.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Dim 8 Juin 2014 - 15:43

Il tourna lentement la tête vers la fenêtre. Dans le silence ambiant, on entendait clairement la pluie battre furieusement les pavés inégaux dans la rue. Il n’avait de toute façon aucune envie de quitter Riska pour le moment. Il aurait pu y avoir un grand soleil à l’extérieur qu’il ne serait de toute façon pas sorti. Cette pièce était bien plus agréable que tous les lieux où il aurait pu se retrouver. Comment aurait-il pu vouloir sortir aprèss une soirée pareille, de toute façon ? C’était complètement idiot. Et amusant, comme question, du coup.

«Si tu as d’autres questions stupides… Vas-y, mais je risque de te faire taire. Evidemment que je reste.»

Il attendit qu’elle se remette contre lui, et passa sa main sur sa nuque, puis dans ses cheveux, à l’arrière de son crâne. Ses yeux étaient mi-clos, il profitait essentiellement de la sensation que procurait le corps chaud de Riska contre le sien. Il se fichait de voir ou non. Le bruit de la pluie furieuse apportait à cette atmosphère encore plus d’intimité, de chaleur, de confort. Comme lorsque vous êtes chez vous, pendant un orage, avec un bon livre et une boisson chaude, tandis que la pluie frappe les carreaux de votre vitre sauvagement. C’est une sensation exquise, n’est-ce pas ? Eh bien elle était démultipliée ici, où, nus comme au premier jour, ils sortaient d’une soirée mouvementée et torride, et où la retombée des émotions les plus forte et l’assèchement de l’adrénaline dans le sang engourdissait légèrement les membres.  La peau restait frémissante au moindre contact, comme en témoignait celle de Jaasau dès que Riska effectuait le moindre mouvement. Un bref soupir s’échappa de ses lèvres.

«Je n’aurais pas cru. Pas cru rencontrer quelqu’un comme moi. Comme toi. Ni passer une aussi bonne soirée. J’en ai passé d’excellentes, mais la Mort était maîtresse d’hôtel, et j’étais seul. Ca n’enlève rien au bonheur que j’ai ressenti, mais ici, cette fois c’était… J’ai aucun mot. J’espère que tu as partagé ça avec autant de force que moi. Je ne suis pas forcément le plus doué dans ce domaine.»

Ce qui était totalement vrai. Il avait eu des conquêtes comme tout pirate qui se respectait. Si l’apparence de Jaasau était au delà du terrifiant, il n’en demeurait pas moins que l’aura noire qui l’entourait, ce mystère mutique et taciturne, en faisaient quelqu’un de très magnétique. L’arme la plus redoutable là dedans étant son regard. S’il avait l’air d’un mort, son regard concentrait en ses iris toute la vie qu’il avait.  Alors oui, parfois, des femmes tentaient le coup, ou parfois lui, parce qu’il en avait une envie simple et brutale, sans raison. Mais ça n’arrivait pas souvent. Car son véritable amour, c’était Elle. Et qu’Elle lui faisait envie plus que toute autre créature de genre féminin, pourtant bien vivante. Cette fois Elle avait été évincée par une de ces êtres de chairs et de sang, et le plaisir ressenti était proprement immense. Sa seule volonté était qu’elle ressentisse le même. Au pire… Il pourrait s’entraîner avec elle. De temps à autres. Selon leurs retours respectifs à Vanylle. Même si ceux du Baron Noir étaient rares. Il voulait que ça soit la même chose pour elle. L’idée simple, pour l’instant, d’avoir à partir à un moment donné, lui glissait un goût amer et désagréable dans la bouche. Serrant légèrement les dents, il s’efforça de chasser cette pensée de son esprit. Ne pas gâcher cette soirée. Surtout pas.
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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Lun 9 Juin 2014 - 8:03

La réponse du pirate était sans appel et tira un sourire mêlant satisfaction et amusement à Riska. Rassurée aussi. Il aurait été difficile de le laisser repartir après ça, et finir la soirée seule. Impensable. Elle balaya cette idée de son esprit aussi vite qu'elle y était arrivée. Ce n'était pas le cas. Ce soir, elle serait bien accompagnée. Alors elle profita, laissant les mains de Jaasau se balader où bon lui semblait. Frissonnante au moindre contact, l'adrénaline de l'instant passé rendant son corps sensible à l'extrême. Ce n'était pas désagréable, au contraire. Et dans le silence reposant de la pièce, seulement interrompu par les battements de la pluie, la voix du Baron résonna.

Riska ouvrit les yeux, surprise par la sincérité dont faisait preuve le pirate. Elle l'écouta, en silence, un fin sourire tirant le coin de ses lèvres. Quand il eut terminé, elle se redressa, prenant appui sur un coude, et plongea son regard dans celui de Jaasau. Elle n'était pas douée pour les mots.

« C'était extraordinaire. »

Peu de mots. Mais beaucoup de sincérité. Elle ponctua sa remarque d'un baiser langoureux. Son corps encore chaud et ses yeux brillants parlaient pour elle. Bien plus efficacement que ses paroles. Alors elle s'appliqua à le lui faire comprendre à travers ça, jouant avec ses lèvres sur les siennes. Combien de fois était-elle restée avec un partenaire le reste de la nuit ? Jamais. Le désir bestial assouvi, chacun repartait de son côté, la faim grognant encore au fond d'eux, jamais totalement satisfait. Son adolescence n'avait été qu'une longue salve de d'hommes venus se libérer. Elle était leur objet. Quand elle avait fui, cette partie de son « éducation » était restée, et elle ne s'était pas privée pour profiter des catins et des hommes comme on le faisait d'elle autrefois. L'Autre se régalait de temps d'animalité et de sauvagerie. Mais cette fois, ça avait été différent. Et au fond d'elle, la chaleur d'un véritable plaisir comblé la laissait planer. A ce moment là, elle se sentait intouchable, seule, nue contre lui.

« Tu pourras revenir ici quand tu veux. On pourra se rejoindre, quand nous serons tous les deux à Vanylle. »

Elle croisa son regard une nouvelle fois, s'y perdit, et ses yeux parlèrent pour elle. « Si tu veux, partager encore, revivre ça. Avec moi. » Elle reposa sa tête sur l'épaule de Jaasau, ferma les yeux. Elle voulait replonger là-dedans, une nouvelle fois, avec lui. Quand ils se reverraient. Elle l'espérait. Leur vie de pirate, d'animal était imprévisible. Alors elle voulait profiter, encore et encore, jusqu'à ce que la mort ne la saisisse et qu'elle ne puisse plus ressentir un tel plaisir.




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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   - Lun 9 Juin 2014 - 10:56

Il sentit une sensation bizarre au niveau de l’estomac. Alors c’était ça, l’effet que pouvait faire un compliment. D’ordinaire, il s’en fichait, et on ne lui en faisait de toute façon pas des masses. Si, quand il éradiquait plus d’une dizaine de pirates à lui seul. Ou encore, le jour où le Baron Noir fut officiellement son surnom. Mais ça ne l’affectait pas. Il ne comprenait pas l’idée qu’avaient les gens de le complimenter sur sa façon et sa propension à tuer. Il tuait, oui, mais est-ce que ça valait des compliments ? Allons, c’était plus que facile de planter un coutelas dans le coeur, de mettre une balle dans un crâne ou de sectionner une carotide. Les gens étaient décidément étranges. Voilà ce qu’il se disait à chaque fois. Là c’était différent. Parce qu’elle était différente, tout simplement. Cela alla jusqu’à lui arracher un mince sourire, et un regard de remerciement. Tant mieux, alors.

Il lui rendit avec langueur ce baiser, qui transmettait beaucoup, et qu’il comprenait parfaitement. La serrant un peu plus contre lui, il ne relâcha son étreinte que lorsque leur lèvres se séparèrent, bien plus tard. Il caressa ses cheveux, essayant de deviner quand le Pourfendeur pouvait revenir. Pas souvent malheureusement, le carburant était généralement amassé en détruisant d’autres vaisseaux et en pillant leurs cargaisons, leurs proies les plus juteuses étant bien sûr les vaisseaux transportant de l’ithylium, raffiné ou non.

Tant pis. Il profiterait de chaque occasion, oui. Où il ressentirait ce moment de complétion absolue, où il oublierait tout et ne soucierait de rien d’autre que de son plaisir, et du sien. Une perspective vraiment alléchante, à laquelle il ne risquait pas de résister. Non par manque de volonté, mais parce qu’il avait réellement envie de la revoir. Autant que possible. Pour une rencontre pareille, il ne pouvait passer l’occasion de réitérer des soirées comme celles-ci, parfaites sur toute la ligne.

«Je reviendrai, c’est certain. Quand le Pourfendeur revient, je reste toujours sur mon vaisseau, accomplissant mes tâches et ensuite… Rien. Tu m’as offert beaucoup ce soir, et si tu penses que je t’ai donné autant.. J’ai bien envie de recommencer. Autant que faire se peut.»

Il ferma les yeux ensuite. Cette curieuse sensation persistait. C’était vraiment étrange. S’il avait été plus souvent en contact avec, il se serait rendu compte qu’il s’agissait de quelque chose de simple. Le contentement. Un contentement sincère, loin de la satisfaction d’arriver à bout d’un ballet sanglant, et d’une fois de plus, en sortir en vie. Loin de la joie de détruire un vaisseau de plus sur les courants de Grand Vent. Quelque chose de plus simple, de plus facile à obtenir, de totalement différent des moments de bonheur (relatif qui plus est, ce sentiment lui était jusqu’à ce soir totalement inconnu), de beaucoup plus authentique.

Et parce qu’il ne savait pas quand Elle mettrait un terme à leur ballet et l’entraînerait dans ses limbes, il voulait, autant qu’elle, profiter de chaque occasion. Il n’avait peut-être rien d’autre que ces moments à lui apporter. D’un autre côté, réfléchir plus avant était inutile, l’avenir était trop flou et les pensées de Jaasau trop tournées vers le présent pour envisager quoi que ce soit. Mais juste se revoir, juste passer d’autres soirées ensemble, dans cette atmosphère unique… Rien que ça, c’était… Déjà beaucoup.

«Repose-toi. Tant que nos vaisseaux sont à quai le temps et la nuit nous appartiennent. Pour le reste, je sais où venir quand je reviendrai à Vanylle. Tu peux compter sur moi.»

Et cette phrase était lourde de sens. Car Jaasau, incapable de mentir, n’avait qu’une parole. S’il disait qu’il viendrait, ça serait le cas quoi qu’il arrive. Il la serra contre lui, et vint l'embrasser une nouvelle fois. Avec une tendresse maladroite. Mais sincère. Son corps réclamait un peu de repos, et aspirait à le prendre dans les minutes qui venaient. Avec, contre elle. Et il comptait bien céder à ses besoins.

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Posté dans Re: Qui sème le vent, récolte la tempête   -

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