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Posté dans Sombre Incursion   - Mer 21 Mai 2014 - 12:41

Le danger, partout. Absolument partout. Loin les courants puissants de Grand Vent, loin la sécurité criblée d’instabilité de Vanylle. Ici, c’est le territoire maudit. Si on le découvre sous son vrai jour, c’est un homme mort. Il est obligé de voyager de nuit. De se dissimuler loin des routes. De se vêtir comme un pouilleux. Mais c’est nécessaire. Quelqu’un DOIT mourir. Et pour rendre la chose plus évidente, c’est à Sant Poséïnos qu’elle se trouve.

Dans la ville depuis quelques heures déjà, le Baron Noir traque sa proie. Pourquoi aller si loin, alors que les victimes ne manquent pas dans le ciel ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un rescapé d’un de ses ballets meurtriers. Et qu’en plus de ça il connaît l’emplacement de Vanylle, pour avoir été sur le vaisseau pendant quelques jours. Ayant demandé et reçu l’autorisation expresse de Sorcor pour venir le traquer jusqu’au plus profond de son nid pourri, le Baron Noir est donc descendu à terre, comme les insectes qu’il méprise tant, pour le trouver, l ‘anéantir, et repartir ensuite.

Par chance, les ruelles ne manquent pas. Mais ça ne durera pas éternellement. Le jour finira bien par se lever. A la limite, il pourrait entrer dans une maison, en tuer les propriétaires s’ils sont là et patienter une nouvelle fois jusqu’à la nuit… oui, c’est une bonne solution.

Pas tout à fait conscient du danger encourut, Jaasau quitta sa planque pour traverser le quartier animé. Pourvu que personne ne le dévisage trop. La foule est dense, mais rien qu’en percutant quelqu’un un peu trop fort, il pourrait perdre son capuchon et révéler d’une la teinte de sa peau, et de deux le fait qu’il est un pirate, par le nombre d’armes sur lui, et sa présence tout à fait inappropriée en ces lieux. Et là.. Toute la milice serait sur son dos.

Faisant donc bien attention de ne bousculer personne, ou le moins possible, il prit la direction des quartiers résidentiels, espérant à la fois trouver sa proie avant le lever du jour, et le cas inverse, trouver une cachette satisfaisante jusqu’à la prochaine nuit. Du moment qu’il n’avait pas besoin de parler, tout allait bien. Son Joyellien était très médiocre, fortement ponctué des accents et intonations Vanylliens. Autrement dit, il s’était aventuré dans un endroit d’où il n’était même pas sûr de sortir. Pas vivant en tout cas.
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Mer 21 Mai 2014 - 15:40

Le bruit des pas de ma soeur cadette dans le couloir me réveille enfin et je manque de tomber du rebord de fenêtre sur lequel je me trouve. Il me faut un instant pour me souvenir d'où je suis et pourquoi je dormais dans un endroit complètement différent de mon lit. Je me souviens enfin : j'ai passé la majorité de la soirée à dormir afin de ne pas être fatiguée cette nuit. Quant au rebord, c'est à cause des insomnies qui me hantent depuis ma naissance. Ce n'est que récemment que j'ai découvert que mon sommeil est nettement plus calme et réparateur lorsque je dors en hauteur, surtout dans un endroit où je risque de tomber à tout moment en me faisant très mal. C'est presque comme si l'adrénaline me permettait de m'endormir.

Les pas de Kate s'éloignent, mais je n'ai pas besoin de tendre l'oreille pour savoir où ils la mènent. En ce moment, la pièce la plus fréquentée de cette maison est la chambre de Mama. Je ne peux empêcher un lourd soupir de franchir le barrage de mes lèvres sèches. Ce n'était pas comme ça il y a six ans. Je secoue la tête : cela ne sert à rien de penser au passé, il suffit de l'accepter et je me suis habituée aux évènements qui se sont déroulés depuis.

Mon sac est déjà prêt et il me suffit juste de tendre mon bras vers mes pieds pour m'en emparer et le balancer négligemment sur mon épaule. La pauvreté de ma famille ne me permet pas d'emporter grand chose, mais l'essentiel est là : de quoi survivre pendant une semaine ou deux, voir plus si je me rationne, un minimum d'argent, une chemise de rechange et une vieille image. La dague que m'a offerte mon père pour mes quinze ans s'y trouve aussi. Je vais perdre un tempss précieux à la sortir en cas de danger, mais au moins je passerais inaperçue dans les rues de la ville. Du moins aussi inaperçue que ma chevelure flamboyante le permet.

Mon pantalon sombre se fondera parfaitement dans la nuit noire, ainsi que ma veste. Quant à la tunique, j'ai opté pour du bleu marine, une couleur tout aussi dissimulante. Les semelles de mes bottes sont tellement usées que le cuir s'enfuit à certains endroits. Il faut vraiment que j'achète une nouvelle paire de bottes. Mais tout l'argent que j'ai gagné ces dernières années en travaillant en tant que messagère a servi à nourrir les trois membres de ma famille encore présents à Sant Poseïnos et à payer les soins pour Mama. Malgré tout, ce n'était pas suffisant et si je ne reviens pas très vite avec une bourse pleine, les Blackfox perdront le dernier adulte de plus de trente ans. La deuxième solution pour mes bottes serait de les voler. Je me suis efforcée pendant tellement longtemps de ne pas le faire, mais je sais que je me tiens dangereusement au bord d'un gouffre sans fond et que la moindre tentation pourrait me faire basculer.

Je resserre le foulard bleu qui entoure mon biceps droit comme un porte-bonheur et me dirige vers le couloir. La poussière jonche le moindre espace et je n'ose pas regarder trop longtemps dans les coins des pièces pour ne pas voir la taille des toiles d'araignées. La chambre de Mama est la seule pièce éclairée. Je n'entre pas pourtant, m'arrêtant sur le seuil afin d'observer les deux personnes qui partagent mon calvaire quotidien : Mary, ma mère, aussi pâle que la mort elle-même, allongée dans le seul lit dont on prend soin pour le maintenir propre et Kate, ma soeur cadette de seize ans, la petite dernière de la famille. Ses cheveux blonds si différents des miens sont finement attachés au sommet de sa tête comme si elle craignait que la moindre mèche qui tomberait par terre aggraverait l'était de Mama. Elle porte la même robe depuis le début de la semaine et ses genoux vont finir par devenir définitivement rouges si elle continue de veiller Mama toutes les nuits.

Depuis plus d'un an que ma deuxième soeur est partie, c'est Kate qui s'occupe de toutes les tâches quotidiennes essentielles. Celles qui n'étaient pas nécessaires à notre survie ont été supprimées afin d'économiser de l'argent pour soigner Mama. Mais même avec ces mesures drastiques, ce n'est pas suffisant pour la sauver. Quant à moi, je n'ai jamais été douée pour les tâches ménagères, étant un garçon manqué à la base. Ça n'a pas aidé ma famille, bien au contraire. Pourtant, malgré les cernes qui ornent les jolies joues de ma soeur, celle-ci s'efforce d'afficher une bonne mine. Les voisins et même toute la ville savent bien dans quel état déplorable se trouve notre famille, mais il ne sont pas au courant de tout ce qui se déroule entre nos murs. Murs qui pourraient d'ailleurs bientôt ne plus nous appartenir.

"Si tu as quelque chose à dire à Mama, autant que tu le fasses maintenant au lieu d'atteindre toute la nuit."

Kate, toujours aussi froide. Je me retiens de faire un commentaire, car notre relation est suffisament houleuse comme ça. Je m'approche doucement du lit, caresse rapidement la tête de Mama en murmurant :

"Je vais chercher Théo et Will, comme tu m'as demandée et j'arrêterais leur conflit. Je serais bientôt de retour, Mama. Je te le promets."

Je doute qu'elle puisse m'entendre, emportée par un état de puissante fièvre depuis plus de vingt-quatre heures, mais je devais prononcer ces paroles. Je ne suis pas douée pour les adieux, mais partir sans un mot pour celle qui m'a mis au monde c'est comme partir comme une voleuse. Avant de franchir le seuil, je jette un dernier regard à Kate.

"Prends soin d'elle, mais de toi aussi."

Les perles et plumes accrochées dans mes cheveux s'entrechoquent lorsque je quitte brutalement la pièce, soudainement en manque d'air comme si la tension qui s'était accumulée m'avait pris à la gorge comme une main cherchant à m'étrangler. Je referme doucement la porte même si j'ai l'envie sauvage de la claquer afin de clamer définitivement et officiellement mon départ, mais je ne voudrais pas ajouter cette charge sur le dos de Kate.

J'inspire profondément l'air frais de la nuit et m'engage dans la rue la plus proche : direction le port ! Mais je n'ai absolument aucune idée de la suite de mon voyage. Je dois me rendre à Vanylle afin de trouver mon jeune frère ainé, Théo, qui est un pirate. Mais personne d'autre que ces brigands ne connaissent l'emplacement de cette ville et comment l'atteindre. Et ça m'étonnerait qu'un pirate se promène comme ça dans les rues de Sant Poseïnos, encore moins un pirate qui accepterait de m'embarquer avec lui.

Je m'apprête à m'arrêter au coin de la rue afin de faire une courte prière à Vama, quand je percute un étranger.

"Désolée," est la seule chose qui sort de ma bouche.

Spoiler:
 
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Jeu 22 Mai 2014 - 14:27

[HRP : Alors pour ce qui est des couleurs de langues, on utilise le vert pour le Matroscien, le Orange/Rouge pour le Korrulien, l’indigo pour le Vanyllien et les gammes de bleu pour l’Erfeydien. Pour le Joyellien, la langue nationale commune, c’est les autres couleurs, principalement du gris/noir, vu que c’est assez repérable ^^ Même chose pour les pnj, quant à la façon de les faire parler tu le fais au feeling ! (; ]

Malheureusement , quand vous êtes occupés à éviter les passants et à bousculer le moins de monde possible, on ne peut pas être concentré sur tout ce qui vous arrive dessus. Et c’est principalement ce qui allait arriver. Car si Jaasau passait le plus clair de son temps à esquiver, il observait néanmoins presque tous les visages qu’il croisait, dans l’espoir vain mais tenace de trouver sa proie plus facilement qu’il ne l’avait prévu. Ce qui évidemment relevait de la pure utopie. On n’était pas à Vanylle ici. Malgré l’arrivage constant de nouvelles personnes, criminels, rejetés pour leur sang ou tout autre exilé, peu importe la raison, dès qu’on avait un minimum de renommée le réseau de connaissances que l’on avait suffisait amplement à connaître la plupart des têtes récurrentes. Ici, c’était le siège du pouvoir Matroscien, une ville surpeuplée par des milliers et encore des milliers de gens, qu’on croisait le plus souvent une fois sans jamais les revoir. Autant dire que sa tâche allait être terriblement ardue, et qu’en plus de ça, il risquait de plus en plus gros à chaque seconde qui passait.

Perdu dans ces réflexions plutôt pessimiste, il ne comprit que quelques secondes trop tard que quelqu’un venait de lui rentrer dedans. Solide comme il était, et légère comme elle était, il ne sentit pas grand chose, mais le choc le surprit assez pour qu’il recule d’un pas… et perde son capuchon. Dans la pénombre environnante il eut le temps de le rajuster avant que quelqu’un ne s’aperçoive de sa supercherie, mais si l’importune avait un minimum d’observation, elle avait clairement eu le temps d’apercevoir le teint sombre, les tatouages, et surtout, les yeux assassins et animaux de Jaasau, brillant comme deux pépites d’or dans la semi obscurité. Elle marmonna quelques excuses en Matroscien, qui n’avaient aucun sens pour lui même si l’idée était plutôt claire. Ses yeux la scrutèrent un bon moment. La tuer ? Non. Trop de monde, trop risqué. La traîner dans un coin et la tuer ? Même combat, il ne connaissait pas cette ville, il ne savait pas ce qu’il trouverait à l’angle d’une ruelle. Il prit le parti d’aller droit au but, et de lui demander son chemin. Si elle refusait, il devrait très certainement entreprendre des mesures pour éviter qu’elle n’aille cafter sa présence à la Milice.

“... Je suis perdu. Je cherche le quartier résidentiel. Aide moi.”

Encore une fois, son Joyellien était trop fortement teinté des intonations Vanylliennes, et il savait que c’était là un risque supplémentaire qu’il prenait. A défaut de pouvoir définir la provenance exacte de son accent, elle saurait pertinemment qu’il n’était ni de Sant Poséïnos, ni d’aucun autre endroit de Matroos. C’était l’évidence même. Pendant un bref instant, il se prit à espérer qu’elle remarque qu’il était tout sauf un honnête citoyen et cherche à le dénoncer. Trop longtemps depuis son départ, trop longtemps qu’il n’avait pas goûté à de la chair fraîche, tendre, et si pure.
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Ven 23 Mai 2014 - 7:58

L'ombre d'une capuche qui tombe, un éclat de tatouages et un regard assassin, voilà tout ce que je vois lorsque je percute l'inconnu. Son accent ensuite me certifie qu'il ne vient pas de Sant Poseïnos. Puis enfin le sens même de sa question bien plus que son comportement défensif et scrutateur qui indique clairement qu'il chercher à passer le plus inaperçu possible. Comme moi.

J'hésite à lui répondre et me contente de le fixer un instant, mais je ne vois plus son visage, ni toutes les marques qui titillent en moi les instincts de la survie en me prévenant d'un danger. Mais peut-être ai-je rêvée  et cet homme est tout à fait normal ? J'en doute.

Il ne vient pas d'ici, c'est certain. Comment est-il venu à Sant Poseïnos alors ? Ce n'est ni un marchand, ni un bourgeois, ni un milicien ou encore un serviteur de Vama. La certitude qu'il ne vient pas de Matroos m'explose à la figure comme une bombe qu'on croyait désamorcée. Il ne semble pas venir de Korrul, ni des Erfeydes, mais qu'est-ce que j'en sais ? Je n'ai jamais quitté cette ville et les seules personnes que j'ai fréquentées venaient toutes de Matroos. Mais d'où vient-il ?

"Euh... Si vous... voulez... suivez-moi"

Heureusement que mon père a insisté pour m'apprendre le Joyellien. "C'est très important pour le commerce ! D'ailleurs, un jour je t'apprendrais les autres langues aussi !" Ce jour-là n'est jamais venu.

Ce n'est pas difficile de trouver le quartier résidentiel : il suffit de longer le lac. À cette heure-là, au moment où le soleil est sur le point de sortir le bout de son nez, il n'y a presque personne dans le quartier. Retourner sur mes pas me fais un peu bizarre au début, comme si finalement je n'étais jamais partie, mais heureusement que notre demeure se trouve bien plus loin. Je ne sais pas quelle rue exactement il cherche, aussi je m'arrête au milieu de l'une des plus grandes. Je connais presque chaque pierre sur le bout des doigts, alors s'il a besoin de plus amples informations, je peux les lui donner, il n'a qu'à demander.

"Voici l'une des rues principales."

Je ne peux m'empêcher de l'observer en attendant sa réaction. Le jour va bientôt se lever et je dois déguerpir. Je n'ai pas encore trouvé de solution à mon problème de transport et rester dans la ville trop longtemps portera un coup à mon honneur et pourrait faire échouer tout mon plan. Je ne peux pas me permettre d'échouer : la vie de ma mère dépend de moi.
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Sam 24 Mai 2014 - 5:02

Jaasau la suivit sans rien dire, toujours aux aguets. Il préparait mentalement plusieurs plans pour s’échapper de cette satanée ville après avoir accompli ses vils offices. De même, il ne savait pas trop quoi faire de son guide. Si elle avait accepté de le mener où il souhaitait sans rechigner, ce qui lui paraissait déjà plutôt étrange, il n’en demeurait pas moins qu’elle était toujours un fichu danger pour lui. Et ce genre de danger, le Baron Noir n’appréciait pas du tout. Il lâcha un soupir, et observa les alentours une fois qu’ils furent arrivés.

C’était immense, bourré de belles maisons toutes plus opulentes les unes que les autres, comme si chaque habitant jouait à un concours absurde : qui aura la plus belle, qui aura la plus grosse. C’était à vomir. A Vanylle les chambres abritaient autant de vie que les égoûts, les bordels et les bars étaient généralement totalement insalubres, et pour ce qui était des maisons les plus grandes ,les propriétaires changeaient si souvent en fonction des règlements de comptes et autres magouilles qu’on ne savait jamais réellement qui vivait où, ni à quel moment. Ce qui était très loin d’être le cas ici.

Malheureusement, en observant les rues, il se rendit compte qu’il voyait les maisons de mieux en mieux. Il leva la tête, et serra les dents, furieux. La lumière grisâtre de l’aube déployait ses tentacules immatériels dans le ciel, annonçant l’arrivée imminente de l’astre de feu, et avec lui, l’activité inhérente à ce genre de ville.

“Une maison. N’importe laquelle. Inoccupée, occupée, je m’en moque. Une entrée facile. Et rapidement.”

A vrai dire ses paroles le concernaient plus que son guide. Il ne lui parlait pas vraiment, et à peine eut-il prononcé ces mots, qu’il fusa vers une maison d’apparence un peu plus modeste que les autres, où la seule barrière était un mur et une grille pour l’entrée. Il passa aisément cet obstacle, agile et souple comme il était, et se dirigea vers la porte. Il jeta un regard en arrière, indiquant à son guide, dont il ne connaissait toujours pas le nom, de le suivre. Il ne voulait pas la perdre de vue.

Il trouva ce qu’il voulait. Une fenêtre au rez-de-chaussée. Un coup de coude bien placé, étouffé par l’épaisseur de sa cape, et la vitre tombait en morceaux. Il s’y faufila, à la recherche des propriétaires. Et rapidement. Il se moquait qu’elle voie ou non ce qu’il allait faire. Mais tant qu’à faire… autant éviter de se rajouter des éléments discriminants en lui montrant qu’il n’était clairement pas d’ici. Aucun Matroscien n’entrait par effraction dans les maisons au lever du soleil pour en exécuter les propriétaires, afin d’être sûr d’avoir une planque jusqu’à la nuit suivante.

Trouvés. Premier étage, dans une chambre tout ce qu’il y a de plus classique. Bien meublée ceci étant. La modestie à Sant Poséïnos sembait être l’équivalent de la plus extrême des richesses à Vanylle. Quoi que pour beaucoup de pirates et criminels, la richesse se mesurait au nombre de cicatrices, meurtres et victimes de méfaits à son actif. Grosse différence philosophique sur ce point, à laquelle Jaasau adhérait très clairement. Le Baron Noir n’était pas réputé pour ses deniers accumulés au fil des pillages. Il laissait ce mérite aux autres pillards et pirates. Silencieux comme la Mort, il entra dans la pièce ou mari et femme dormaient, paisiblement, à l’abri de tout problème. Un éclat métallique, un sifflement dans l’air. Deux offrandes supplémentaires à la Partenaire, dans l’inconscience la plus totale. La maison, pour un temps, était à lui. Et le temps accordé raccourcissait nettement. Quelqu’un, tôt ou tard, finirait par se rendre compte de la disparition de ces deux personnes, pas assez âgées pour être des retraités. Et là, toute la Milice retournerait la ville à la recherche du criminel, beaucoup trop repérable, surtout de jour. Restait plus qu’à attendre.

“Dansez éternellement au coeur de son Empire, et souffrez, souffrez. Que Yöeust dévore vos âmes, vous fasse brûler, lentement. Matroos périra un jour.”
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Sam 24 Mai 2014 - 10:59

Mais qu'est-ce que je fais bon sang ? Cet homme pourrait être un criminel, un assassin, un psychopathe ! Et qu'est-ce que je fais ? Je le suis dans cette maison. J'ai vraiment un problème...

Malgré le nombre important de maisons qui se trouvent sur cette rue, je sais à qui appartient la demeure que nous venons de pénétrer. J'ai beau n'être venue ici qu'une seule fois, je reconnais les lieux comme étant ceux appartenant à la famille Dulac, l'une des très nombreuses familles de bourgeois de la ville. Je me rappelle avoir livré des messages pour eux plusieurs fois. Ils payent bien, mais pas aussi bien que les Simon.

J'ai perdu l'inconnu de vue, mais je sais très bien où il est allé : la chambre du couple. Je ne sais même pas ce que j'essaie de faire : l'arrêter ? Comment le pourrais-je ? En combat singulier face à lui, je n'ai aucune chance et le temps que je sorte ma dague de mon sac, il pourrait me tuer de trois manières différentes. Alors pourquoi le suis-je ?

Je ne sais pas vraiment ce que je comptais accomplir en arrivant dans la chambre, mais tout ce que je fais, c'est me plaquer contre l'encadrement de la porte de manière à observer ses moindres faits et gestes, sans pour autant qu'il me voie, du moins pas au début. Mais avant que je n'ai le temps de dire "Surprise", les Dulac périssent sous mes yeux et je plaque ma main sur ma bouche afin de m'empêcher de crier. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je voie quelqu'un mourir d'une manière aussi cruelle et soudaine. Mais c'est comme si j'éprouvais une certaine pitié pour ce couple.

Je me rappelle encore la fois où Mme Dulac m'a transmis ce paquet à délivrer à son fils qui habite à l'autre bout de la ville ou encore toutes les fois où son mari avait des missives urgentes à faire parvenir en dix minutes. J'ai toujours eu l'impression qu'il attendait le dernier moment pour me convoquer comme s'il voulait me mettre au défi à chaque fois.

Maintenant, je suis sûre que cet homme ne vient pas de Matroos et, vu la facilité de son meurtre et ses paroles, je suis sûre qu'il est un criminel. Je recule dans le couloir en fixant le seuil de la chambre au cas où il en sortirait, ce qu'il finira par faire, et farfouille dans mon sac à la recherche de ma dague. Je dois sortir d'ici et vite. Mais je ne peux pas permettre de me faire repérer, je ne peux pas courir.

Je suis déjà presque arrivée au tournant dans le couloir lorsque sa tête apparait dans l'encadrement de la porte. Et merde ! Mes doigts se referment rapidement sur la dague tandis que je replace mon sac en bandoulière et décide que finalement courir n'est plus une option : c'est un ordre. Je fonce vers la fenêtre qu'il a brisé, me répérant aisément dans la maison. Mon coeur bat à cent à l'heure et j'ai l'impression qu'il va sortir à tous moments de ma poitrine. Pourquoi faut-il toujours que je me fourre dans les pires situations ?

La fenêtre apparait alors devant moi et je me précipite vers elle. Ma première jambe est déjà de l'autre côté quand une main agrippe mon épaule, me tirant à l'intérieur et me ramenant vers le cauchemar qui m'attend.

[HRP, j'ai pris un peu de libertés sur ce post, n'hésite pas à me dire si tu veux que je change quelque chose.]
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Jeu 29 Mai 2014 - 4:28

Elle aurait du se douter qu’il n’entrait pas pour ramasser quelques fruits et repartir. Ca non. Lui qui pensait qu’elle jouerait le guide sans poser de questions, il devait finalement la garder en otage. Il aurait du le prévoir, ces chiens de Matrosciens sont tous des couards et des félons. L’honneur ne fait pas partie de leur vocabulaire et leur faire confiance est tout simplement une folie pure.

Après avoir commis son méfait, il se retourna, et l’aperçut. Vu son expression… Ce n’était peut-être pas ce à quoi elle s’attendait. Tant pis pour elle, mais là, il ne pouvait pas la laisser fuir. Qu’elle soit ou non avec lui, qu’elle veuille ou non le guider, désormais elle n’avait plus vraiment le choix. La laisser partir c’était signer son arrêt de mort, et pire encore, laisser ouverte la porte de la localisation de Vanylle. Ca il ne pouvait pas se le permettre, c’était typiquement pour ça qu’il avait pris tous ses risques, s’aventurant en dépit du bon sens au beau milieu de la capitale de Matroos.

Un bref soupir s’échappa de ses lèvres fines. En plus de se lancer dans de folles et insensées recherches, il allait en plus devoir jouer les geôliers. Il n’était pas fait pour ça, par les cornes de Yöeust ! Son métier : tuer. Sa passion ? Tuer. Sa vocation ? Tuer, encore. S’il était quelqu’un d’assez intelligent pour planifier et analyser beaucoup de situation, il n’en demeurait pas moins qu’il laissait volontiers ce travail aux autres sur le Pourfendeur, s’occupant de gérer (et de participer ) les affrontements quand il y en avait. Ça s’arrêtait là et ça lui convenait à merveille…

Elle crut qu’elle pouvait échapper au Baron Noir ? Déception. Il ne laisse ni survivants, ni prisonniers. Seulement cette fois, il était bien obligé de faire une exception. Il se saisit d’elle au moment où elle franchissait sa porte de sortie providentielle, et la ramena sans la moindre douceur à l’intérieur, l’éjectant sur la table. Sans perdre de temps, il fit tomber les volets et coupa d’un coup sec de couteau la corde qui les retenait, histoire qu’elle ne tente pas à nouveau de s’enfuir par là. Puis il se retourna vers elle, lame en main, le regard fondamentalement furax.

«Il est hors de question que tu t’en ailles, j’ai besoin de toi. Maintenant que tu as en plus vu ce que j’ai fait, tu restes. Je te relâcherai quand je serai sûr d’avoir accompli la mission pour laquelle je suis là. Si jamais tu tentes la moindre échappée, tu finis comme les vermines à l’étage. Je me suis bien fait comprendre ?»

Pour le coup Jaasau en doutait vu son joyellien misérable, mais il n’allait pas faire d’effort pour quelqu’un qui avait tenté de le trahir et s’enfuir.

Il jeta un coup d’oeil à sa dague. Tiens donc. Si elle souhaitait se battre et mettre en jeu sa liberté, il était ouvert ! Un petit sourire mauvais étira ses lèvres tandis que ses yeux d’aigle lorgnaient la lame effilée et brillante. Il se ferait un plaisir de briser ses défenses, et de lui montrer pourquoi les pirates sont craints, et de surcroît le Pourfendeur des Vents et son équipage de tueurs nés.

[HRP : Y'a pas de soucis t'as bien fait, ça nous évite deux ou trois posts parfaitement inutiles juste pour décrire l'action qui s'ensuit et ça me va très bien ! Désolé pour le temps de réponse au passage, j'étais au taquet dans une fiche *-*]
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Ven 30 Mai 2014 - 11:04

Je n'ai pas vraiment le choix...

"Je vous propose un marché. Je dois à tout prix atteindre Vanylle. Si je gagne, vous m'emmenez là-bas. Et pas en tant que prisonnière. Si je perds, vous ferez de moi ce que vous voudrez."

Je ne peux m'empêcher de frémir à cette idée. Mais dans quelle galère je me suis encore fourrée ? J'ai toujours eu le chic d'être au mauvais endroit au mauvais moment. C'est d'ailleurs un miracle que je sois encore en vie...

J'observe sa posture et attends sa réponse. Je ne sais si son silence signifie qu'il réfléchit à ma proposition, qu'il hésite, ou qu'il évalue simplement le meilleur moyen de me terrasser. Je sais que pour ma part, je me redresse et me place dans une légère position de garde, le pied droit un peu en arrière et sensiblement écarté. Mes yeux le fouillent comme s'ils cherchaient un point faible, une faille, quelque chose à exploiter, n'importe quoi pour prendre l'avantage. Il est plus grand, plus fort et bien plus habile avec une lame que moi, malgré toutes les heures que j'ai passées à m'entrainer avec Will et Théo.

Si seulement mon père me voyait maintenant... Il ne me reconnaitrait pas.

Je suis aussi patiente qu'un chien qui attend sa gamelle. Et je viens d'attendre mes limites, même si ma vie est en jeu.

"Alors ?"

J'espère qu'il n'a pas perçu l'once d'anxiété dans ma voix. Pourtant je sais que je ne dois pas faiblir. Je ne peux pas mourir ici. Pas encore. Je dois d'abord trouver mon frère, obtenir de l'argent, beaucoup d'argent et revenir ici afin de sauver ma mère. Sans compter quue je dois aussi interrompre la querelle quasiment éternelle de mes deux frères.

J'essaie de ne pas me mordre les lèvres et de diminuer la tension dans mes muscles, car je sais qu'il la percevra. La lame à mes côtés, tel le prolongement de mon bras, attend sagement le verdicte fatidique tandis que je n'arrive pas à deviner les pensées qui se cachent derrière ce regard de tueur. C'est un pirate, j'en suis presque certaine. Et quoi de mieux pour atteindre la ville des pirates par excellence qu'un pirate ? Mais je ne pense pas qu'il acceptera aussi simplement que ça de m'emmener à Vanylle. Je m'y serait prise autrement si c'était aussi facile de la trouver.

Il relève la tête et je peux aisément deviner qu'il a finit par prendre sa décision. Je suis vraiment impatiente de l'entendre, mais d'un autre côté, je peur des conséquences qu'elle représente, peu importe ce qu'elle sera.

[HRP : Un peu court, désolée.]
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Sam 31 Mai 2014 - 7:53

[HRP : Alors là, j’vais faire comme si Jaasau avait compris histoire que le RP avance, mais sache qu’il y a un code couleur pour les langues : Vert pour le Matroscien, Rouge/orange pour le Korrulien, noir pour le commun (toutes nations), bleu pour l’Erfeydien et indigo pour le Vanyllien. Donc si tu parles en vert c’est Matroscien, et en bon pirate, Jaasau cale pas un foutu mot de matroscien xD Voilà pour la ptite précision !]

Réflexion. Peser le pour, le contre. Aller à Vanylle ? Cette femme était-elle spécialement courageuse, ou juste complètement folle ? Elle n’aurait aucune chance là bas en étant de naissance Matroscienne pure. Et il n’avait pas envie de s’encombrer d’un fardeau supplémentaire pour rentrer chez lui. Déjà qu’il ne savait justement pas comment repartir sans y laisser la peau, voilà qu’on lui demandait de l’escorter dans la ville réputée comme étant la plus dangereuse qui soit. Elle ne manquait pas d’aplomb.

Sans baisser sa garde, il l’observa longuement, puis rangea son couteau. De toute façon, s’il avait demandé un guide, c’était pas pour l’exécuter maintenant. Un soupir frustré s’échappa de ses lèvres noires. Il en avait plus qu’assez de ces situations compliquées. Les tueries célestes étaient beaucoup plus simples, agréables, et gratifiantes. Il prit quelques secondes pour réfléchir aux termes à employer -décidément le Joyellien était une langue qu’il maîtrisait difficilement- et reprit la parole.

«Il n’y a ni gain ni perte. Si tu veux accéder à Vanylle, si ta folie en est à ce point là… Soit. Mais pour mériter mon escorte, il va d’abord falloir me guider. Je ne peux sortir le jour, alors nous allons profiter de ce temps libre pour que tu m’expliques, sans mentir, sans omettre un seul détail, comment accéder à mon objectif. Je suis là pour exécuter quelqu’un. Je ne sais de lui que son nom, et le quartier où il habite, où nous nous trouvons en ce moment d’ailleurs. Si tu me guides à lui, je te guiderai à Vanylle. Si tu essaies de me tromper, je te tue. Ça, ça me paraît équitable. Et je n’ai qu’une parole. Je ne mens jamais.»

Ce qui était totalement vrai. Si effectivement elle le guidait là où il avait besoin d’aller, alors elle s’assurait un guide infaillible pour Vanylle. Si en revanche elle le trompait, et là l’engagement de Jaasau était beaucoup moins drôle, il n’aurait aucun problème à la découper en morceaux et à balancer ses restes dans les courants de Grand Vent.

«Quelle folie peut pousser une personne de ta maudite condition dans les courants traîtres de Grand Vent, et de courir au suicide pur en allant là où la mort et le vice sont les maîtres absolus ?»

[HRP : Je m'attache pas à la longueur mais au contenu ^^]
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Dim 1 Juin 2014 - 8:37

[HPR : Merci pour l'explication sur les langues, j'en avais besoin ^^']

C'est souvent comme ça que cela se passe. Lorsque quelqu'un vous pose une question à laquelle vous ne voulez pas répondre, vous allez poser une question à votre tour. Simple changement de sujet. Pour les marchés, c'est pareil. Visiblement, mon marché ne lui a pas entièrement plu, alors il m'en a proposé un autre.

"J'aurai tendance à croire que tous les pirates sont des menteurs, mais c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui me semble aussi honnête, autant qu'on puisse l'être du moins. C'est d'accord, je vous aiderais en échange de mon ticket pour Vanylle."

Je ne sais si je peux lui faire confiance, mais je n'ai pas le choix. Si je veux trouver mon frère, je dois honorer ma part du marché. Il me faut beaucoup de temps pour faire confiance à quelqu'un, mais la situation impose un marché professionnel et une confiance, certes superficielle, uniquement réservée aux affaires et temporaire, mais uen certaine confiance tout de même.

"J'ai beau être née Matroscienne, je ne pourrais pas le rester une fois que j'aurais mis les pieds hors de cette ville et vu ce que je m'apprête à faire. On ne choisit pas et on ne peut pas échapper à sa famille. Je dois retrouver mon frère qui est un pirate. À tous les coups, le connaissant il sera à Vanylle."

Je ne peux pas tous lui réveler maintenant. Et je n'en ai pas envie. Je ne connais presque rien de lui alors je ne voie pas pourquoi il devrait connaitre des choses sur moi. Mais la raison qui me pousse à me jeter dans la gueule du loup doit lui être connue, si je veux qu'il m'aide. C'est la première fois que je fais des affaires avec un pirate, mais les affaires sont les affaires.

"Dites-moi donc le nom de cette personne."

Je range ma lame et m'assoie sur la table, les jambes croisés, mon sac posé à côté de moi. Je ne peux plus faire demi-tour maintenant et je dois me débarrasser des obstacles le plus vite possible, car je sais qu'ils seront de plus en plus nombreux.
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Mer 4 Juin 2014 - 5:59

Son frère pouvait être à Vanylle, en plein vol sur son vaisseau, ou même mort. Elle voulait quand même aller le retrouver sachant qu’il s’agissait là d’un point de non-retour ? Et qu’elle risquait gros ? Si elle ne pouvait effectivement pas choisir sa famille ou ses origines, il n’en restait pas moins que les Vanylliens n’étaient pas regardants. Les étrangers étaient généralement uniformément considérés comme des ennemis, et agissaient donc en conséquence. Qu’elle ne s’attende pas à un accueil chaleureux.

«Très bien.. tu fais ce que tu veux. Ce ne sont pas mes affaires.»

Il alla prendre une chaise et s’asseoir. Inutile de passer la journée debout sachant qu’elle risquait d’être particulièrement longue. S’il avait été seul, il serait sûrement allé s’allonger, histoire de faire passer le temps plus vite. Malheureusement le voilà obligé de surveiller cette femme, en qui quoi qu’il arrive il ne pouvait pas avoir confiance. Il avait passé un marché avec elle et ses paroles concernant son honnêteté étaient assez étonnantes pour une Matroscienne, mais justement, elle était de Matroos. Ses ennemis. Ceux qui les rejetaient, eux les sang-mêlés, ceux qui les condamnaient à l’exil ou à mort. Des gens avares, cupides et dénués de sens moral. Pas que celui de Jaasau soit spécialement développé, mais il trouvait cocasse pour des gens aussi pieux, tournés vers la réussite sociale et l’aspect civilisé de leur mode de vie, d’être aussi malsains.

Il fouilla dans sa mémoire pour retrouver le nom de celui qu’il devait mettre à mort.

«Heinrich… Men’Kaël. Leur vaisseau a été attaqué il y a peu par un vaisseau pirate -celui sur lequel je sers. Il y a eu peu de survivants, mais celui-ci nous cause beaucoup trop de problèmes, et cela concerne tout Vanylle, pas seulement le Pourfendeur. Tu sais qui ils sont ?»

Il espérait que oui. Car si elle ne servait à rien, le voilà bien mal parti. Un otage dans les pattes et une destination totalement inconnue. Autrement dit, il y avait le maximum de chances pour qu’il ne retrouve jamais le pont de son vaisseau ou les quais embrumés et malodorants de Vanylle. Ni les tavernes bourrées d’ivrognes, ni les prostituées à moitié infirmes, ou les bordels clinquants. Ni Elle, suave et moqueuse, qui l’attendait sagement chez cet homme.

«Il va falloir attendre la fin de la journée. Même encapuchonné, j’attire trop l’oeil. Ma peau, mes Marques, tout se voit beaucoup trop. Et ici trop de gens riches circulent, attentifs à la pauvreté.»
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Posté dans Re: Sombre Incursion   - Ven 6 Juin 2014 - 6:13

Il prend une chaise et je ne peux m'empêcher de penser que cela ressemble à un interrogatoire. Je devrais frissonner à l'idée de ce que je m'apprête à faire, pourtant je ne ressens que de l'excitation avec une légère pincée d'anxiété. On dirait bien que ça me retombera dessus plus tard. Après tout, je compte quitter ma ville natale, m'aventurer dans un endroit où je ne suis pas la bienvenue et d'où je ne pourrais sans doute pas partir ou alors avec de très grandes difficultés et enfin, je fricote avec la piraterie.

Je me demande vraiment ce que mon père penserait de moi s'il serait encore en vie.

«Heinrich… Men’Kaël. Leur vaisseau a été attaqué il y a peu par un vaisseau pirate -celui sur lequel je sers. Il y a eu peu de survivants, mais celui-ci nous cause beaucoup trop de problèmes, et cela concerne tout Vanylle, pas seulement le Pourfendeur. Tu sais qui ils sont ?»

Men'Kaël, Men'Kaël... Ça me dit vraiment quelque chose... Je ne sais pourquoi, mais cela me fait penser à ma soeur... Men'Kaël... Je sais ! Lorsque Fhyl Hampton est venu à Sant Poseïnos afin d'y régler certaines de ses affaires de bourgeois avant de repartir à Midel-Heim, et d'embarquer sa nouvelle femme ma soeur Élizabeth au passage, il a eut quelques soucis avec un marchand de la ville. Et ce marchand s'appellait Men'Kaël.

Je m'en souviens bien maintenant, car je devais faire la navette entre les deux messieurs du temps du séjour de Hampton en ville.

"Je sais où il habite. J'ai du lui livrer des lettres à plusieurs reprises. Il a de nombreux hommes sous ses ordres et sa maison ne va pas être facile à atteindre, puisque c'est un marchand relativement influent ici, même si récemment il a perdu de sa notoriété à cause d'une affaire pas très joyeuse. Cela n'a fait que renforcer la sécurité chez lui. Il a obligatoirement quinze hommes surveillant sa maison, la plupart dehors. Il possède une cour entourée de murs de pierre avec un large portail. Il a aussi un large jardin qui donne sur une sorte de salon au rez-de-chaussée. La porte de service se trouve un peu plus loin, du côté le plus éloigné de l'entrée. Il est marié et possède trois enfants, tous ayant quitté le bercail."

Je le regarde, attendant qu'il assimile les informations.

"Je ne sais pas tout, mais as-tu besoin d'autres informations ?"

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Posté dans Re: Sombre Incursion   -

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