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Au détour d'une rumeur

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Pirate

On m'appelle Ravena Ondeluire


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RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle
MON AGE : 32 ans
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PSEUDO HABITUEL : Medusa
Joyaux : 3
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Posté dans Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 8:02

- Attention, ce RP contient des scènes choquante, mineur merci de faire demi-tour -

L
a nuit tait tombé depuis plusieurs heures déjà. Vanylle était toujours aussi active, merveilleuse sous la lumière des torches qui illuminait les rues, les bâtiments. Cependant, c'est sur les quais que nous nous rendons... Avec un rire gras, Harys prit appuie sur une caisse en bois en fixant son ami qui lui était occupé à vider une bouteille d'alcool, déjà à moitié ivre.

« J'te jure, c'est le vieux Galbert qui me l'a dit ! C'est un homme ! »
« Dis pas d'conneries ! Si c'était un homme pourquoi alors on parle d'un équipage composé que de nanas ! Hein ? »
« Réfléchis deux s'condes, imagine toi seul sur un navire avec que des femmes pour te servir, franchement, toi aussi tu ferais pas courir des rumeurs pour pas qu'on vienne te piquer ton harem ? »
« C'est n'importe quoi, moi de toute façon Roslayne de l'Hibeille dépravée, elle m'a dit que le capitaine de la Nuée ardente c'est la fille de Yöeust ! Paraîtrait même qu'elle peut voir et parler aux Malsyns !»
« Rha, mais tout le monde sait que Roslayne est une vieille folle, tu crois vraiment que Yöeust  s'amuserait à faire des gosses ? »
« On raconte qu'elle kidnapperait les enfants dans leur sommeil et qu'on ne les revoit jamais, que la coque de la Nuée serait décorée avec les os des enfants disparut. »

Un silence s'imposa. Les deux pirates se fixèrent un instant avant de pivoter la tête pour observer la silhouette cacher dans la pénombre. Lentement, la femme s'avança, se dévoilant à la lumière. Grande, élancée et aux formes légère, la brune esquissa un sourire en détaillant les deux pirates.

« Allons messieurs, vous aurais-je fait perdre votre langue ? »

Susurra la belle inconnu d'une voix mielleuse. L'homme à la bouteille se racla la gorge et gonfla les joues avant de poser sa bouteille sur une des caisses en bois et remonta son pantalon, prenant un air faussement virile et surjoué.

« Du tout ma beauté ! On avait juste une discussion intéressante avant que tu ne vienne nous interrompre. »
« Oh, toutes mes excuses, il y a  t-il pour moi un moyen de me faire pardonner ? »

Elle sourit et s'approcha de lui, s'agrippant à son bras en le fixant un regard langoureux. L'homme retint sous souffle et glissa sa main le long du dos de la femme, caressant sa croupe.

« ça c'est fort probable ma jolie, dis moi...Combien tu prend pour une petite gâterie en toute intimité derrière les caisses, là bas, à l'abri des regards ? »

« Un galion d'or. »
« Un gal.. ? Mais c'est du vol ! Aucune putain se fait payer aussi cher ! »
« Mais moi, mais si tu paye, tu verras pourquoi c'est aussi cher. »

Il hésita, lui le pirate grommela, sortant un galion d'or de sa poche et le glissa dans la main de la prostituée qui sourit et l'emmena dans le petit coin sombre désigné par le pirate. A genoux au sol, la femme au cheveux brun donnait à son client ce qu'il avait ardemment désiré et vu son expression, il était évident qu'il ne regrettait pas d'avoir gâcher un galion.

« C'est... C'est quoi ton nom... ? »

Se redressa en passant la langue à la commissure de ses lèvres, la belle pressa son corps contre celui du pirate et souffla à son oreille.

« Aleera... »
« Ce nom me dit quelq'chose... Hey, attend mais c'est pas le nom de la... »

Avant même qu'il ne finisse sa phrase, elle tira de sous ses jupons une lame effilé et lui trancha la gorge d'un coup net. L'homme porta sa main à sa gorge tranchée, la fixant avec terreur et s'écroula mollement au sol alors que la pirate passait sa tête dans l'angle des caisse et siffla, attirant l'attention du second pirate. Un sourire charmeur, un clin d'oeil et elle l'invita à la rejoindre d'un geste du doigt et tout sourire, il s’exécuta. Une fois proche de la pénombre, Aleera attrapa l'homme par le col, le plaquant contre les caisses et l'égorgea et si vite que le premier avant de la lâcher et le regarder s'écrouler sur le cadavre encore chaud de son ami. La belle se pencha, essuyant sa lame sur la chemise du pirate et se redressa, effectuant une courbette et murmura avec un ricanement sournois.

« Vous avez le bonsoir du capitaine de la Nuée Ardente, messieurs. »

Rangeant son arme, elle quitta le coin sombre, marchant sagement le long des quais. Voilà deux crétins qui ne manquerait à personne, deux hommes de moins dans cette fichu ville. Perdu dans ses pensée, Aleera heurta une autre personne et releva le visage pour fixer l'inconnu qu'elle venait de bousculer. Un homme grand, impressionnant par sa couleur de peau et ses multiples tatouages, sans parler de son regard effrayant. Le capitaine esquissa un faible sourire et souffla.



« Navré, je ne regardais pas où j'allais... sans rancune mon ami... ? »

Alors qu'elle était collé à lui, Aleera glissa discrètement sa main dans la poche du pirate, saisissant l'argent qui s'y trouvait.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 11:26

La nuit. Même à quai, prisonnier de la gravité et loin des tourments sauvages de Grand Vent, l’obscurité conserve son charme. Au loin, les cris, rires, hurlements, grognements des Vanylliens, pour beaucoup occuper à noyer leur esprit dans l’alcool, et les feuilles à fumer. Cette ville était… unique. Si Jaasau s’assumait très bien comme pirate, il ne pouvait pas vraiment dire qu’il appréciait sa ville natale. Pour lui elle était trop… terre à terre, les gens étaient bien trop gêneurs, sales et dégénérés. Sans se rendre compte de sa propre folie, il méprisait énormément les Vanylliens, pour cette même dégénérescence mentale. Mais il ne pouvait s’empêcher de lui trouver quelques formidables qualités. La liberté tout d’abord. Pour beaucoup, une anarchie totale. Et objectivement, c’est vrai que cette prétendue liberté était avant tout une absence totale de restrictions et de loi. Chacun faisait ce qu’il voulait quand il le voulait, et si quelques personnes pouvaient donner des ordres, c’était par un tordu processus de méritocratie. Jaasau en était un exemple, ainsi que tous les membres du Pourfendeur des Vents. Riska les Deux Voix, femme formidable, complètement folle et habile danseuse, en était également. On ne fricotait pas avec les femmes de la Nuée Ardente sous peine d’y laisser des plumes, et plus encore.

C’est d’ailleurs typiquement ce qu’il se passait sous les yeux mordorés du Baron Noir. Complètement invisible dans l’obscurité (n’y voyez aucune prétention raciste, mais la couleur de peau sombre de Jaasau sur fond mal éclairé, ça donne ça.), il regardait les matelots s’affairer sur les quais. Un spectacle ô combien banal. Il était assis sur le bastinage du Pourfendeur, accroupi plutôt, et maintenait son équilibre d’une main, accrochée sur un cordage reliant le vaisseau massif et inquiétant à la bitte d’amarrage. Silencieux comme la Mort, il ne bougeait pas, mis à part ses iris qui scrutaient chaque mouvement. Il sentait chaque odeur et testait chaque son pour en déterminer la source. Bref, une vraie sentinelle. Son vaisseau était quasiment désert de toute façon, la plupart des hommes ayant préféré aller se pinter la figure, après leur retour triomphal, et surtout inattendu. Le Pourfendeur ne s’arrêtait que très rarement à Vanylle, au point que certains venaient à douter de l’existence même du vaisseau et de son capitaine, l’étrange et le terrifiant Sorcor le Terrible. Même Jaasau ne le voyait pas souvent.

Ce qu’il vit à cet instant… Une des plus belles démonstrations de ruse et d’abjection qu’il lui ait été donné de voir de la part d’une femme. Il les connaissait bien et avait passé pas mal de soirées en leur compagnie, mais rarement grâce à d’aussi… fallacieuses techniques. Les pauvres hommes étaient morts dans le silence le plus parfait, et leur meurtrière s’apprêtait désormais à quitter les lieux. On ne retrouverait ces cadavres qu’au lever du jour, et encore, personne n’en serait surpris ou malheureux. Ainsi allait la vie et la dure loi de l’oubli à Vanylle. On n’avait de mérite et d’influence qu’en vie. Ici la postérité n’existait pas plus que dans les déserts brûlants de Korrul.

Saisissant un torchon et l’enroulant autour de l’épais cordage, il se laissa glisser avec une agilité féline jusqu’au quai, dans un silence absolu. La lumière des torches au loin ne suffisait même pas à distinguer Jaasau de la sombre coque du vaisseau maudit. A vrai dire, sa discrétion fut telle qu’il était déjà devant elle, lorsqu’elle lui rentra dedans, n’ayant même pas capté sa présence. Une totale réussite sur ce coup.

«...»

Tels furent les mots -inexistants- du Baron Noir. La pirate avait un corps sculptural, littéralement. On ne pouvait que se douter de la perfidie qui se cachait derrière. Une femme aussi belle n’avait, même dans les statistiques les plus optimistes, aucune chance de survie à moins d’être capable de faire face à la plupart des menaces qui se terraient en ville, soient les pirates ivres à l’alcool violent, et les quelques prédateurs sexuels échappés de Matroos qui assouvissaient leurs viles pulsions en ville, désormais.

Cependant mutisme ne rimant pas avec inaction, il se saisit du poignet entré dans sa poche pour voler les quelques piécettes qu’il trimbalait toujours sur lui, et le tordit sèchement, sans la moindre douceur.

«Est-ce ainsi que tu traites toutes les personnes que tu croises ?»

Calme, grave et vibrante, rappelant quelque part les chants de Korrul et la caresse du sable brûlant, sa voix sonnait néanmoins comme un avertissement très clair : plus jamais ça ou ta main disparaîtra. Ses yeux, eux, étaient beaucoup plus francs. Un éclair vif les traversa, signifiant qu’elle venait de faire monter d’un cran sa jauge d’agressivité et de violence. Il n’avait toujours pas lâché son poignet, tenu fermement dans sa main puissante.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 11:57


Malgré sa vigilance, à aucun moment Aleera n'avait réalisé qu'elle avait un voyeur tout proche des quais et qui avait assisté à toute la scène. Pire encore, c'était ce même voyeur à qui elle venait de faire les poches... la douleur qui traversa son bras, arracha un froncement de sourcil léger à la femme qui fixant sa victime de son regard ocre maquillé d'une poudre aussi noir que le charbon. Le silence s'installa... Pendant un instant seulement car le pirate fini enfin par ouvrir la bouche pour questionner son interlocutrice. Aleera eu un léger sourire qui fondit presque aussitôt et souffla.

« Non mon ami, toi tu es un chanceux... Les autres je les traite d'une manière bien pire encore. »

Deux cadavres pouvaient en témoigner. La femme, dans toute sa sensualité pivota le visage et approcha ses lèvres de la poigne de l'homme noire, déposant un délicat baiser sur les doigts qui maintenaient fermement son poignet. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle darda son regard ocre dans celui mordoré du pirate et le fixa en silence. Elle pouvait sentir la colère en lui, son regard était suffisant pour exprimer ce qu'il ressentait. Un homme capable de changer si vite d'émotion était forcément un homme dangereux... Un homme dangereux promet toujours les meilleurs jeux.

« Puis-je me faire pardonner... ? »

Une impression de déjà vu. Mais cette fois, elle ne comptait pas égorger cet homme comme elle l'avait fait plus loin sur les quais. Non, lui était différent, il suintait d'intelligence, de rage et de violence. Un homme comme ça on ne le tue pas, ce serait de la folie. En revanche, il y avait probablement moyen d'avoir quelque chose de lui, peut être un petit moment agréable au moins. Et puis à bien le regarder, il avait ce quelque chose d'unique, effrayant et mystérieux... Cette simple vue, Aleera s'en délectait.

« Un repas... ? Un verre... ? Faire l'amour... ? Dis moi pirate, qu'est-ce que tu accepterais en guise de pardon ? Autre qu'un bain de sang. »

Elle entrouvrit les lèvres, émettant un faible soupir tout en posant sa main libre sur celle de l'inconnu, le forçant à lâcher prise. Elle massa son poignet endoloris et lâcha à nouveau d'une voix suave.

« Les trois peut être... ? Je ne sais pas pour toi mais moi je meurs de faim, de soif... Et je ne dirais pas non à un peu de compagnie. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 12:53

Il retira vivement sa main lorsqu’il sentit ces lèvres étrangères se poser dessus. D’où se permettait-elle se genre de chose ? Voulait-elle y passer comme les deux pauvres malchanceux qu’elle avait égorgé ? Parce que si tel était le cas Jaasau se ferait un plaisir de la contenter !

Il recula d’un pas, nullement effrayé, mais mettant un point d’honneur à maximiser la distance entre elle et lui. Ses paroles et son apparence envoûtantes, son élégance subtile, tout ceci sentait le poison à plein nez. Il n’était pas du tout étonné qu’elle ait pu charmer ces hommes, à partir du moment où ils avaient posé leurs regards lubriques sur elle, ils étaient perdus. Il ne tomberait pas dans ce piège doucereux, c’était hors de questions. La seule pour qui son coeur était épris au point de s’en briser, emportant raison et humanité avec lui, c’était Elle, et jamais elle ne posait pied dans ce monde, surtout Vanylle, berceau de tous les vices.

«Te faire pardonner. J’ai gardé mon argent. Nulle danse n’est nécessaire car mes biens sont conservés et intacts. Pas besoin de pardon, seule Elle l’accorde et il ne laisse place à aucune erreur par la suite. Son Royaume t’emprisonne, te conserve et éternellement, applique sa sanction, jusqu’à ce que l’âme, ravagée par les tourments éthérés, ne soit plus qu’un béant gouffre d’oubli, un ersatz d’existence et la fin de tout.»

Pendant ces quelques secondes de tirade dénuée de tout sens commun, le Baron Noir avait vu son regard devenir vitreux, voilé, partant dans des sphères de réflexion que personne n’avait encore réussi à explorer jusque là. Il fallait posséder un esprit dérangé, en perpétuelle hallucination pour réussir à grimper dans ces sommets-là. Sa raison, pendant ce temps, s’était tout simplement échappée. C’était le Baron Noir qui avait parlé, et non Jaasau, pragmatique et taciturne.

«J’ai faim aussi.»

Enfin quelque chose de compréhensible. C’était justement pour ça qu’il gardait un pécule aussi restreint sur lui. Pour pouvoir aller manger si l’envie lui disait, et où comme ce soir, la compagnie de ses hommes, supérieurs, camarades d’armes et frères de sang ne lui disait rien. Il était, de toute façon, un pur électron libre. Qui dans ses éclairs de lucidité se souvenait de cette promesse d’allégeance faite à Sorcor.

Avant de partir vers les rues animées et avinées de Vanylle, cependant, il se dirigea vers les deux cadavres. Il ne voulait pas de ça à proximité de son vaisseau. D’une main pour chaque cadavre, il les souleva sans effort et les balança par dessus les quais. L’oubli, oui, éternel et omniprésent, d’autant plus quand la vie vous avait quitté. Ici, c’était encore plus vrai.

«Allons-y, où tu souhaites. Je m’en fiche. Mais ne tente plus rien à mon encontre.»

La colère et la méfiance étaient revenues, les mêmes que dans les yeux des fauves traquant leur proie dans le désert nocturne. Cette même agressivité teintée de prudence. Et actuellement la seule raison pour laquelle son regard puissant et assassin resté rivé sur elle, c’est parce qu’il assimilait ses actes et ses paroles à celles d’un scorpion. Et mieux valait ne pas quitter cet être meurtrier des yeux. Son dard était rapide et fourbe.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 13:16

Son mouvement de recule arracha un rire à Aleera qui secoua doucement la tête. A ce niveau là, ce n'était même plus de la méfiance, elle comprit alors qu'il avait probablement assisté aux deux meurtres qu'elle venait de commettre. Pauvre bougre, aussi glaciale soit-il, aussi fort avait-il l'air, il n'en restait pas moins qu'une partit de sa méfiance était dû à la peur, bien qu'il ne le reconnaîtrait probablement... jamais. La peur de la mort était naturel, mais la véritable peur résidait dans la façon de mourir, car les gens n'avait pas peur de quitter ce monde, non, ce qui les effrayait c'était surtout la douleur lié à la gorge. Douleur intense d'une lame planter dans une poitrine jusqu'à la garde, étouffer et noyer dans son propre sang après avoir une la gorge tranché... Mourir n'était pas le plus effrayant, quoi qu'il advienne, c'est le chemin qui mène à la mort qui resterait le pire.

« Que de poésie dans la bouche d'un homme qui semble tout sauf délicat. »


Il avait de l'esprit, une raison de plus de ne pas le tuer, ou pas tout de suite. La belle pencha la tête sur le côté, le fixant encore et toujours avec insistance, le regard d'un animal prêt à se jeter sur sa proie.

« Elle... ? Qui donc, Elle … ? »

Parlait-il d'une femme ? Aleera avait un doute sur le question, car rien de sa tirade ne laissait entendre à une femme, à une personne de chair et d'os. Finalement le pirate lâcha simplement qu'il avait faim lui aussi... S'en suivit une nouvelle vague de méfiance, un regard teinté de colère. Quel drôle d'animal que voilà, un homme totalement lunatique et imprévisible... Et donc dangereux, naturellement. Voilà longtemps que la capitaine de la Nuée n'avait pas eu un compagnon de jeu digne de ce nom, il ne le réalisait pas encore, mais le Baron noir mettait la jeune femme en émoi.

« La taverne la plus proche fera l'affaire. »


Et elle était là, à tout juste quelques mètres. Sans attendre, la brune  fila droit devant, longeant la rue et entra dans la taverne où une musique rythmé lui agressa les tympans. Rire, chant, alcool... Le parfait mélange d'une ambiance festive typiquement Vanyllienne. Reculant d'un pas, Aleera évita de justesse une chaise qui venait de passer à travers la pièce et s'écraser sur un pirate ivre mort.

« Allons nous mettre au fond... J'apprécie le calme, surtout pendant un repas. »


La belle se remit en marche, slalomant agilement entre les clients et se fraya un chemin à travers la taverne pour venir se poser à une table au fond de la pièce dans un coin sombre, plus au calme. Elle glissa ses deux mains dans sa chevelure brune et les plaqua sur son crane avant de prendre une expression plus froide, plus fermé et abandonnant son air de séductrice ingénue et farouche. Elle se cala dans le fond de son siège et fixa son inconnu à la peau noir d'un regard froid.

« Commande ce que tu veux, j'offre. »


Une voix froide et hautaine, un air distant. La femme assise face au pirate n'avait plus rien à voir avec la prostituée des quais. Sans attendre, alors qu'une serveuse s'approchait pour les commandes, Aleera se commanda une côte de triqueballe bien saignante puis fixa de nouveau son compagnon pour la soirée.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 14:18

Légèrement en retrait, il la suivait. Sans rien dire, c’était inutile. Et très vite, le voilà arrivé dans un ce ces endroits qu’il méprisait. Ce bruit, cette odeur, ces personnes misérables, libres certes mais tellement… méprisables. Il avait vraiment du mal. A défaut d’être au calme, ils étaient cependant suffisamment loin des bruits de fond et des bagarres pour manger et boire tranquillement.

Il s’assit donc sur la chaise en face d’elle, et fronça les sourcils quand elle rouvrit la bouche. Fini la catin en maraude, c’était une femme de glace qui s’adressait à lui, sèche et brutale. Un mouvement imperceptible de son sourcil marqua un certain étonnement, mais aucun commentaire ne vint ponctuer sa surprise.

«Une bière. Fraîche. Et… pareil qu’elle pour la nourriture.»

Il n’avait pas laissé couler un seul regard vers la serveuse. Se tenant à ses propres avertissement, il gardait le scorpion, bien plus dangereux et trompeur à ses yeux désormais, bien en vue. Tout en essayant de percer la carapace de l’arachnide. Qui était-elle, pourquoi ce changement subit de comportement. Par exemple, ça avait été beaucoup plus facile avec Riska. Elle au moins avait deux facettes bien distinctes, qui essayaient, chacune, d’avoir l’ascendant sur l’autre. Une soirée avait suffi à le remarquer. Là en revanche, c’était bien plus étrange et insolite que de coutume.

«Tu n’es ni une catin ni une Vanyllienne jouant les prostituées pour le plaisir. Je connais suffisamment de monde ici pour savoir qui elles sont. Qui es-tu ?»

Droit au but. Ils n’étaient plus des enfants, et Jaasau était d’une franchise absolue concernant ce genre de choses. Après tout, il n’avait pas grand chose à cacher. Les petits jeux trompeurs auxquels elle s’adonnait ne lui procuraient ni plaisir, ni intérêt. C’était pour lui une énorme perte de temps. Il fallait vraiment s’ennuyer ferme pour faire ce genre de choses. Jouer avec les insectes… Quel loisir stupide. Autant dire que malgré l’intérêt qu’elle suscitait chez le Baron Noir, elle ne grimpait pas haut dans son estime. Quoi que ses jugements étaient souvent assez tordus, et leurs critères carrément hors normes.
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Pirate

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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 14:45

Le jeu commençait enfin. Nettement plus sérieux néanmoins, la question soulevé par le ténébreux pirates laissait entendre un soupçon de méfiance et sans doute de menace, comme s'il s'attendait au pire, prêt à en découvre si la réponse ne lui convenait pas. La femme resta de marbre, imperturbable à le fixer sans cillé et souffla.

« Je ne suis personne. »

Perdu dans son propre jeu, proie à tant de rumeurs... Bien que le prénom d'Aleera était connu et craint, elle ne s'était jamais sentit comme quelqu'un à part entière. La triste vérité était que malgré ses idéaux, Thédorl l'avait brisée plus qu'elle ne le laissait paraître. Ce qu'elle était devenue, elle le lui devait, c'était aussi simple que cela. Quand la serveuse revint avec les assiette, Aleera la gratifia d'un simple signe de tête et s'empressa de se redresser sur sa chaise et commença à manger.

« Et toi qui es-tu... ? »

Levant de nouveau son visage, la belle demoiselle planta sur son compagnon son regard ocre alors que les paillettes dorées de ses iris brillèrent à la lueur de la bougies qui éclairait faiblement la table. Finalement elle fit revenir la serveuse et commanda à son tour de quoi boire avant de porter la chope à ses lèvres et d'avaler plusieurs gorgée.

« Ce que je fais et pourquoi je le fait ne regarde que moi. Mais... Si tu tiens à le savoir... J'aime jouer, c'est aussi simple que cela. Ici les proies sont nombreuses, ça occupe. J'aime tuer, torturer... Je n'ai aucun scrupule à faire de mal à ce qui m'entoure. Je prend plaisir à voir les autres souffrir. »

Une charme charmante, donc. Une fois l'assiette terminé, Aleera s'enfonça nonchalamment dans le fond de sa chaise, là encore, rien à voir avec la séductrice des quais. Affalée plus qu'autre chose, elle glissa sa main sous sa jupe à volant et en sortit le poignard avant de jongler avec et murmura simplement, d'une voix sans joie.

« Cependant... Il arrive que certaine personne sachent me divertir, d'une manière ou d'une autre mais principalement par leur façon d'être, ce qu'ils dégagent. Des gens comme toi... Alors je les épargne, tant qu'ils me divertissent. »


Une femme cruelle, sans cœur et qui s’ennuie... Voilà un fléau merveilleux, comme si Vanylle n'en avait pas déjà assez comme cela. Lentement, Aleera prend appuie sur la table et se lève, sans cesser de fixer le pirate et souffla doucement, tel une supplique jeté au vent.

« Divertis moi... »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Ven 30 Mai 2014 - 15:34

Mangeant calmement, proprement même, il l’écoutait, sans dire un mot. Une fois qu’elle eut finit de parler, il posa ses couverts et saisit sa chope pour boire. Pour une fois son regard quitta son visage, glissant sur sa gorge, sa poitrine, et finalement, vint s’abîmer sur le bois meurtri et vieilli de la table, pour y rester, fixe comme celui d’une statue d’ébène. Qui était-elle à la fin, pour penser pouvoir le prendre de haut ainsi ? Que connaissait-elle du Baron Noir, pour oser le traiter de la sorte ? Savait-elle au moins à qui elle s’adressait ?! Qu’il allait gentiment, comme un misérable clébard bien dressé et à la queue frétillante, jouer des tours pour amuser sa maîtresse ?! Il n’en avait qu’une. Une seule et unique, bon sang ! Et ce n’était certainement pas une femme fière, arrogante et manipulatrice comme jamais qui allait lui apprendre quoi que ce soit où l’intimider par de vulgaires menaces ! Il tuait comme il respirait, et rares, très rares étaient les personnes qui pouvaient se mesurer à lui au combat sans y crever rapidement ! Mais que pensait-elle à la fin ?!

Cette arrogance, ce mépris l’insupportait plus encore que le comportement idiot de Cynydd. Plus encore que les odeurs viciées de Vanylle, un soir de fête. Plus encore que ces chiens de Matrosciens, imbus d’eux mêmes et ne parlant que par leur argent et leur soi disant noblesse. Plus encore que Ruyn et ses fidèles abrutis par un soleil brûlant, faisant fondre sitôt née toute capacité de réflexion. Plus encore qu’Elle, tentant incessamment de lui prodiguer le baiser fatal. S’il n’avait pas eu cet once d’intérêt, pour une femme aussi étrange, alors il aurait bondi sans sommation, et l’aurait séance tenante vidée de ses entrailles. Elle ne savait rien. Ni qui il était, ni la tempête d’émotions brutales, animales, qui se déroulait en lui,  tandis que son corps, totalement figé, n’aspirait qu’à ne refléter que plus parfait et plat des calmes. Et une chose était sûre, ça n’était pas pour l’amuser qu’il vivait. Mais pour Elle, uniquement, et éternellement.

«Un danseur.»

Le seul mot, réponse à sa question, qu’il put prononcé. Un seul et unique mot qui un bref instant brisa la carapace de glace sombre qui l’entourait, révélant par ses yeux revenus sur ceux de l’arrogante et ignoble femme, une fureur innommable, un mépris des plus intense, et l’appel brutal, bestial et implacable du sang. Il se contrôlait à un point qu’elle ne pouvait ni imaginer ni comprendre. Derrière les barreaux qu’il avait construit se déchaînaient des chimères qu’elle ne voulait pas voir libérées.

«Ne crois pas que je sois là pour te divertir. Tu trouveras ton bonheur ici c’est certain, mais tu t’es adressée… à la mauvaise personne. Mon coeur est dans les cieux.»

La colère était nette dans son regard, qui s’il avait eu consistance physique, aurait eu l’effet d’un coup de poignard en plein visage. Car s’il y a quelques minutes, il admirait la jeune femme autant pour son physique que pour cet esprit mystérieux, dans l’instant présent son corps lui hurlait de l’égorger, de la brutaliser et d’en faire une offrande défigurée à sa Partenaire, afin de ne plus jamais avoir à croiser sa route.

Il serra les dents, si fort qu’elles grincèrent, discrètement d’abord, avant de devenir un craquement sauvage et très nettement audible. Ses maxillaires contractés assombrissaient son expression déjà peu avenante, durcissant chacun de ses traits. Un animal sur le point d’égorger un troupeau entier de proies innocentes, voilà ce qu’était Jaasau à ce moment. Et parce qu’une curiosité morbide le poussait à aller plus loin, parce qu’un éclair chuchotant de raison lui dictait de ne pas sombrer dans le jeu provocateur imbécile de cette femme, ses muscles tendus à l’extrême se contractèrent. Lentement d’abord, comme lorsqu’on soulève progressivement une lourde charge et que la force s’adapte. Puis de plus en plus fort, la colère brisant chaque barrière nerveuse, si fort que des frissons traversaient son échine, des frissons brûlant d’une rage sourde et noire, ses mains se crispèrent au point que ses phalanges pâlirent largement, et visiblement. Jusqu’à ce que la anse de sa chope, pourtant faite de bois, se brise net entre ses doigts, laissant échapper le breuvage sur la table en bois. Et sans desserrer les dents, il répondit, la voix vibrante d’une fureur inqualifiable.

«Qui… qui es-tu pour oser me parler ainsi… A qui crois tu t’adresser ? Tu penses avoir le pouvoir de m’épargner ? Tu penses peut-être… que le Baron Noir est juste un titre honorifique ?! Si c’est la mort que tu cherches, continue, je me ferai un plaisir de te montrer que ton arrogance n’est qu’un voile pâle, fragile, dénué de consistance et ton prétendu pouvoir, qui que tu sois, quoi que tu fasses, n’est qu’une simple façade destinée à embobiner les faibles… les voiles dans lesquels j’évolue depuis mon enfance ne sont que nuit, ténèbres et sang. Leur alluvions nébuleux tentent de m’étrangler pendant mon sommeil, de me rendre fou pendant la journée… COMMENT OSES TU ME PARLER AINSI, CHIENNE DE YÖEUST ?!»

Il se leva brutalement, envoyant valser table et couverts, le coutelas en main. Plus un bruit ne régnait dans la taverne. D’ordinaire la voix de Jaasau était un murmure profond, au mieux une caresse chaude et grave, musicale, seul aspect à la fois trompeur et révélateur de sa personnalité. Sa dernière phrase avait sonné comme un orage, puissant, rugissant, violent,  et tous ses membres tremblaient de fureur. Quant à son regard… C’était un magma de rage pure, n’importe quelle personne sensée le croisant aurait eu la décence de se faire dessus. Juste avant d’y laisser la peau. Car de toute évidence, Jaasau semblait sur le très net point de mettre à sac la taverne et tous ses occupants, pour calmer ses nerfs mis à vif par Aleera.

[HRP : à l'attention des lecteurs, le rouge employé dans la dernière tirade n'est pas du Korrulien, mais une très nette accentuation de la voix de Jaasau qui vient de se faire entendre jusqu'à Pleyrion, merci o/]
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 4:49

Un danseur ? Un mot à ne pas prendre au sens du terme donc. Aleera resta debout, fixant le pirate dont le corps semblait brusquement s'animer d'une rage nouvelle. Pourquoi? Comment ? Elle ne comprenait pas alors que la chope en bois se brisa dans la main de l'homme noir, arrachant un haussement de sourcil à la belle. Pourquoi une telle fureur, qu'avait-il de mal à cet instant pour déclencher chez cet homme un élan meurtrier.

« Du calme, tu as mal comprit mes... »

Aleera s'empara de son poignard et recula vivement alors que la table fut soulevé et renverser, que l'homme s'énervait toujours plus, lâchant par la même son identité. Le Baron noir ? Évidement qu'elle avait entendu parler de lui, le Pourfendeur était le plus connu et craint d'entre tous et ce grâce à la personnalité et la cruauté de chaque homme à son bord. Ainsi donc, celle qui clamait haut et fort la puissance des femmes, venait d'apprécié la compagnie d'un rivale. Qui l'eut crut, il faut dire aussi que le Baron avait une personnalité particulière. Comment ne pas s'intéresser à un homme pareil ? Aleera ignora l’insulte, ce n'était pas la pire qu'elle avait reçu néanmoins elle était déçu, passer de fille de Yöeust à chienne de Yöeust, voilà un vilain coup à son égo démesuré. Le grondement verbal de l'homme lui avait arracha un frisson qui était remonté le long de son échine. On pouvait être le capitaine de la Nuée, on en restait pas moins un être humain, fragile et mortel. Le danger elle connaissait depuis toujours, elle agissait toujours de façon différente selon la situation et celle-ci exigeant du acte, de la diplomatie et certainement pas de la violence. Vu sa carrure, sa fureur, Aleera ne donnait pas cher de sa peau face à un homme comme lui. La belle leva les mains bien que gardant son poignard dans l'une d'elle et souffla simplement.

« Du calme Baron... Tu te méprend sur mes attentions. »


Le silence qui régnait dans la taverne était impression. Jamais encore elle n'avait vu un homme imposer une telle crainte dans un lieu si bomber de monde. Tous les regards étaient tourné vers eux, les gens attendaient, effrayés, curieux.

« Sans doute me suis-je mal exprimé... Mais sache que je te complimentait Baron, je venais de te dire que j'appréciais ta compagnie... »

Les mains toujours levées en signe de paix, Aleera ne le lâchait pas du regard. Elle abaissa son arme et murmura :

« Regarde, je range mon arme, aucun danger venant de moi... Maintenant, je vais... prendre mon argent et payer le tavernier pour le repas que nous avons consommer. »

Avec lenteur, méfiance, elle glissa sa main dans la bourse en cuir attaché à sa ceinture et sortit qu'elles piécettes puis elle fit un pas sur le côté, tendant le bras vers le comptoir. Une serveuse tremblante de peur saisit l'argent et fila se cacher derrière le comptoir alors que la capitaine souffla.

« Quant à la demande de distraction... Je te demandais simplement de quitter ce trou à rat bruyant et puant... De nous occuper ailleurs pour le reste de la soirée, entre gens... civilisés. »

Une légère touche d'ironie. La belle pivota faiblement et désigna la porte, invitant poliment le ténébreux pirate à la suivre à l'extérieur.

« Maintenant, si tu le veux bien... Sortons. Allons prendre l'air... Ne m'en veux pas, mais je préfère de loin la compagnie du sombre poètes des quais à l'animal qui rêve en ce moment même de l’ôter la vie. »

Avec douceur la femme pivota sur elle même. Lui tourner le dos était dangereux mais elle le fit tout de même et s'engagea la première vers la sortie. Une fois à l'extérieur, Aleera inspira longuement, savourant l'air frais du dehors en se demandant si le Baron allait la suivre, en espérant qu'il ne chercherait pas à la tuer. Elle esquissa un grimace, peu enthousiaste à l'idée de se faire écorcher par le Baron. Cependant il était bon de savoir qu'elle avait été sincère, le pirate dégageait quelque chose de mystérieux et agréable... Cette façon poétique qu'il avait de parler l'intriguait et aussi riva soit-il elle voulait en savoir plus à son sujet. Il était le genre de personne que la capitaine pouvait largement apprécier, il n'avait rien à voir avec le genre d'idiots qu'elle avait égorgé sur les quais. Lui était différent, il avait de l'esprit.. Son physique atypique allait de pair avec son mentale aiguisé... L'insoumise avait hâte de connaître un pue mieux cet homme s'il prenait la discussion de la laisser en vie. Dans le cas contraire, qu'il s'attende à la voir répliquer, il pourrait se heurter à un adversaire de taille et avoir le droit à une merveilleuse surprise.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 7:14

Pendant un bref instant, il pensait lui sauter dessus quels que soient ses dires, et l’égorger sur le champ. La colère l’aveuglait presque totalement, seul un petit éclat de raison subsistait en lui. Et par miracle, c’est lui qui pour une fois, prit le dessus. Ce n’était pas la première fois que Jaasau risquait de mettre en l’air toute une taverne. Riska pouvait en témoigner, bien que sur ce coup là, elle avait plutôt été là pour lui filer un coup de main.

Lentement, doucement, si la colère resta intacte, sa soif de sang commença à s’estomper. Il n’esquissait aucun mouvement, mais ses muscles se détendirent petit à petit, et le calme revint plus ou moins en lui. Elle avait beaucoup de chance, même si elle ne s’en doutait probablement pas. Les clients en revanche semblaient s’en rendre compte. Car si le Baron Noir avait vraiment décidé de tout détruire dans la petite salle, ils savaient bien que nombre d’entre eux auraient été frappés par le courroux mortel de ses couteaux. Et ça, personne n’en avait envie : la réputation du Baron Noir n’était plus à faire, comme il l’avait dit, ça n’était pas un simple titre. Son origine était bien connue. De même que la personne, jugée trop dangereuse et instable pour être fréquentée.

«Je suis… totalement insensible à la flatterie. Souviens t’en.»

Rangeant son couteau, il la laissa payer et s’en aller, sans la quitter des yeux. Il attendit cependant d’être sûr de pouvoir bouger sans égorger qui que ce soit avant de la suivre. Aussi, elle était donc déjà dehors quand il esquissa le premier mouvement signifiant son départ. Le silence dans l’auberge était toujours total. C’est à peine si les clients osaient respirer, craignant de s’attirer la colère de Jaasau. Car si ses mouvements avaient récupéré leur souplesse et leur aisance habituelle, la colère qui émanait de lui demeurait bien vivace. Ce n’était pas une simple reddition et des excuses qui allaient le calmer. Et effectivement, les compliments comme les insultes rebondissaient généralement sur lui comme la pluie sur les pavés.

En sortant, la première chose qu’il fit fut de se diriger droit vers Aleera d’un pas déterminé, comme s’il voulait en découdre. Fort heureusement il n’en était rien. Ceci étant… Il posa sa main sur sa nuque et l’attira à lui, plaçant sa bouche juste à côté de son oreille droite. Le murmure qui s’ensuivit suintait le venin et son ton était lourd de menaces. Il était toujours furieux, oui.

«Quand tu me parles, aucun faux-semblant. Les détours et les pirouettes verbales marquent Sa signature, certainement pas la tienne. Au moindre faux pas...»

La suite était claire, nul besoin de finir sa phrase. Un détail l’interpella cependant quand il recula. Une marque. Dont il avait déjà entendu parler, à plusieurs reprises. Un léger froncement de sourcil accompagna son mouvement de recul. Mais pas besoin de commenter quoi que ce soit. Ces souvenirs de rumeurs faisaient leur cheminement en lui, doucement, et la réalité qu’ils véhiculaient ne nécessitaient aucune parole.

«Allons où tu veux, Aleera.»
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 8:03

Son corps tout entier était sous tension, crispé comme jamais alors que le pirate fonçait droite sur elle. Instinctivement la capitaine porta sa main à sa cuisse, prête à saisir son arme pour se défendre. Mais au lieu de l'attaquer, le Baron plaqua sa main dans sa nuque, ses doigts glissant à travers le de cheveux lisse et brun pour l'attirer à lui sans douceur. Collée au pirate, la femme serra les dents, le laissant murmurer ses menaces à son oreille. Elle pouvait sentir son souffle brûlant contre sa mâchoire, effleurant la peau de sa gorge. Une proximité à la fois dérangeante et agréable. Pourtant il ne se retira pas immédiatement et Aleera resta immobile contre lui, fixant le vide par dessus l'épaule de l'homme noir qui finalement eu un mouvement de recule. La belle le suivit du regard toujours immobile, sa longue chevelure volant au rythme du vent frais de Vanylle. Le simple fait qu'il prononce son prénom était suffisant pour la capitaine pour comprendre qu'il avait la Marque.

« Pas de faux semblant... Tu me veux tel que je suis... ? Alors suis moi Baron, je t'emmène dans mon antre. »

Là bas, sur la Nuée, loin des regards et en toute intimité. Le seul endroit où elle ne jouait pas un jeu, son navire était son âme, elle ne se sentait complète que lorsqu'elle s'y trouvait. Pivotant rapidement, la pirate se mit en route, traversant les quais et passa devant le Pourfendeur sans un regard avant de continuer sa route pour se stopper devant un navire long, fin et à l'allure bestiale. Un navire qui avait fait ses preuves depuis bien longtemps, bien avant qu'Aleera n'en devienne le capitaine. Elle s'engagea sur le ponton en bois et monta sur le vaisseau avant de jeter un regard à Jaasau, se stoppant.

« Aucun homme n'a mit les pieds sur ce vaisseau depuis l'ancien capitaine... Soit digne de l'honneur que je te fais Baron, ce n'est pas tout le monde qui peut se permettre de fouler mon vaisseau. »

Elle s'engagea sur un escalier qui donnait sur une porte et l'ouvrir, traversant un couloir qui débouchait sur une seconde porte. La capitaine glissa sa main dans son corsage et en sortit un petit objet blanc taillé de façon grossière. A bien regarder, il s'agissait d'un os taillé en forme de clé qu'elle glissa dans la serrure avant d'ouvrir la porte. La cabine du capitaine... Une pièce de taille correcte aux murs de bois décorés d'une multitude de trophés de chasse, de guerre, parmi ceux-ci des crânes d'animaux et des têtes réduites humaines aux lèvres cousues. Une ambiance sombre et décadente alors que des bougies illuminaient faiblement l'endroit et qu'une odeur de plantes aromatiques laissait comprendre que de l'encens brûlait souvent ici, sans doute pour masquer l'odeur de mort de la pièce.

Sans un mot, Aleera fit quelques pas, dénoua son corsage et le jeta dans un coin de la pièce, restant seins nus tout juste caché par ses longs cheveux brun alors qu'un immense tatouage tribal ornait son corps et dont la gueule de la bête venait encerclé son mamelon érigé. Puis elle se déchaussa, restant pieds nus sur le plancher et retira sa jupe à volant sous lequel elle ne portait qu'un léger sous vêtements qu'elle fit glisser le long de ses cuisses jusqu'au sol. Totalement nue et sans aucune pudeur, elle s'empara d'un tissus beige qu'elle noua autour de ses hanches et enfila une dizaines de collier décoré des grigris en tout genre, masquant ainsi sa poitrine. Pas de faux semblant avait exigé la Bête noire... Elle s'approcha d'une étagère en bois remplit d'objets et de flacons contenant des poisons, des drogues... La capitaine s'empara d'un pot et le posa sur le bureau avant de l'ouvrit et de saisir une pipe en bois taillé en forme de crâne de bunnyraptor puis doucement, elle sortit une pincé d'herbe du pot et fourra la pipe avec avant de l'allumer à l'aide d'une bougie. Le silence qui régnait sur le vaisseau et particulièrement dans cette pièce était reposant... et presque inquiétant. Aleera porta la pipe à ses lèvres et inspirant longuement avant d'ouvrir les lèvres, libérant un nuage de fumée à l'odeur âcre avant de fermer les yeux, laissant la drogue faire son effet. Lentement, la femme s'assit sur le bureau et ouvrit les yeux, posant son regard ocre sur le pirate et souffla simplement.

« Bienvenue chez moi, Baron. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 8:24

Il la suivit, espérant qu’elle tienne réellement ses engagements, cette fois. Non il ne tolérait pas les mascarades et la traîtrises, oui il la voulait sous son vrai jour. Il était plutôt difficile pour lui de faire de même en sachant qu’il ne se trouvait entier et complet qu’en Sa compagnie, mais cela finirait peut-être par arriver un jour. Pas tant qu’il était à quai, ceci étant, mais comme on dit, l’espoir fait vivre. Le Pourfendeur finirait par redécoller, les périodes où il était à quai étaient si rares et courtes que quoi qu’il arrive, leur départ était imminent. Les affaires à Vanylle avaient qui plus est tendance à chuter quand ils étaient là. On ne les aimait pas, ces fous sanguinaires, ces êtres pratiquement issus d’un autre monde, en permanence auréolés d’un mystère funeste.

Il connaissait le respect des navires, les codes, quoi qu’un peu flous et variables, des pirates. Il connaissait également l’histoire, et la réputation de la Nuée Ardente. Malgré la colère qui l’animait toujours, c’est donc avec respect qu’il grimpa à bord du vaisseau. Il savait l’honneur qu’on lui faisait et le prenait en compte. Il en profita pour jeter un oeil sur le pont principal. Il n’aurait probablement pas cette occasion deux fois dans sa vie, et préférait mémoriser les détails maintenant plutôt que de le regretter plus tard. Qui plus est si une bataille venait à éclater entre la Nuée Ardente et le Pourfendeur des Vents, nul doute que ces détails seraient d’une importance cruciale à l’abordage. Et il dut reconnaître que c’était un beau navire. Le Pourfendeur avait là un solide concurrent.

Il la suivit dans les entrailles du vaisseau, et marqua un temps d’arrêt dans la cabine du capitaine. L’ambiance était… ésotérique. Et encore, le mot était plutôt faible. Cabine d’un autre temps, restes d’étranges rituels et odeur douceâtre flottant dans l’atmosphère, c’était d’une étrangeté totale, mais pas dénué d’un certain sens tordu de l’esthétisme. Particulièrement les têtes réduites. Jaasau les aimait beaucoup. Lui les coupait simplement, la façon dont on pouvait réduire une tête lui était parfaitement inconnue. D’où son intérêt.

Observant sans gêne aucune -il ne connaissait pas ce sentiment- Aleera se mettre complètement à nu, il prit le temps d’observer son tatouage en fin connaisseur en la matière, admettant le talent de l’artiste ayant dessiné ça sur son corps. Il fronça légèrement le nez en sentant les odeurs astreingeantes de l’herbe qui vint lui chatouiller l’odorat, se demandant quelle sorcellerie était en train de se jouer. Lui ne fumait que des feuilles classiques, et encore c’était… affreusement rare. Ca piquait la gorge, ça réduisait le souffle, et ça faisait tourner la tête.

Il s’adossa à la porte refermée, braquant cette fois son regard sur celui d’Aleera. Il avait profité de la pièce, mais il se doutait bien qu’il n’allait pas repartir comme ça, gentiment, maintenant qu’il l’avait vue sous son “vrai jour”.

«J’ai eu ce que je voulais : te voir telle que tu es. Toi. Que veux-tu de moi, capitaine ? Ici rien n’est gratuit, si ma mémoire est bonne.»
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 9:24

Il restait distant, calme. La tension semblait être retombé des deux côtés et ce n'était pas plus mal. Aleera avait l'intime conviction qu'elle pouvait partager une bonne soirée avec cet homme, il semblait sincère dans son désir de la connaître... Un homme qui ne la prenait pas comme un objet méritait forcément son intérêt. Féline, la capitaine se laissa glisser du bureau, et d'un pas léger s'approcha du Baron. Tout en elle suintait de mystère, ce petit côté sauvage était fascinant, elle n'avait vraiment plus rien à voir avec la femme qui s'était trouvé sur les quais.

« Me voir tel que je suis... ? Mais tu n'as encore rien vu... Et la soirée ne fais que commencer. »


Inspirant de nouveau sur sa pipe, elle tendit la main et plaqua sa main contre la porte, prêt de la tête de Jaasau. Leur proximité était moindre qu'à la sortie de la taverne, mais l'ambiance de la pièce, les regards et les mots à peine soufflé ne faisait qu'accentuer le côté énigmatique et sombre de l'instant.

« Tu as fait le vœux de me voir tel que je suis... Alors je te met au défis de rester avec moi ce soir, de t'abandonner à mon style de vie. Nous ne sortiront pas de cette pièce, je répondrais honnêtement à chacune de tes questions... Et en retour, tu devrais faire tous ce que je ferais ou exigerait de toi. »


Avant qu'il ne réplique, ne s'énerve ou ne le repousse, la femme lui tendit la pipe, plongeant son regard dans le sien et murmura.

« Un défis mon beau Baron. Tente l'expérience... Oses. Abandonne toi à moi... Ni mort ni blessé, mais je te garantis une soirée unique, tu seras plus proche de moi que quiconque jusqu'à ce jour et ce, pour l'espace de quelques heures. »

Aleera inspira une nouvelle bouffée sur sa pipe puis approcha le visage de celui de Jaasau. Lèvres entrouverte, elle effleura les siennes, non pas pour l'embrasser mais souffler doucement la drogue directement dans sa bouche.

« Oublies les quais, oublie la taverne... Oublie tous ce que tu as vu et entendu ce soir. Dans cette pièce, l'extérieur n'existe plus. Oublie l'homme que tu as été, oublie celui que tu es, oublie d'où tu viens et où tu vis. Ce soir tu es moi... Pense comme moi, agis comme moi, vis comme moi... Soit mon reflet mon Baron, plonges toi dans mon esprit, vois le monde et la vie à travers mes yeux. »

Ce n'était qu'une question de seconde avant que la drogue ne fasse effet. Douce et enivrante, elle ouvrait l'esprit, décuplait les sens. Un délicieux nectar... La capitaine recula, déposant la pipe dans la main du pirate sans le lâcher du regard. Pupilles dilaté, les yeux de la femme avaient abandonnés leur teinte ocre pour devenir aussi sombre que de l'encre. Tout en reculant, la femme se fit sensuelle dans des mouvements lent et ondulant. Une danse serpentine qui suivait un esprit alanguis par la drogue.

« Approche Baron... Ensemble nous allons prier Yöeust. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 16:45

L’ambiance tournait vraiment d’une façon des plus étranges. Que Jaasau n’avait jamais connu. Pour la première fois, en plus de trente ans, il se sentait emporté par des courants qu’il ne connaissait pas. Pire encore : quelqu’un d’autre les maîtrisait et tenait la barre. Autant dire qu’il avait surtout intérêt à faire attention pour ne pas se laisser entraîner dans des méandres où il se perdrait définitivement. Le changement et l’inconnu ne faisaient pas peur au Baron Noir. Il ne serait pas le pirate qu’il est sinon. Mais là tout était très, très nettement différent. D’ordinaire il évoluait seul, en dehors de toute autorité, qui ne servait finalement qu’à guider ses actions sur le navire, et nulle part ailleurs, il était tellement autre chose, trop de nuances subtiles se mêlaient pour qu’il puisse être qualifié entièrement par des mots, qu’ils soient Korruliens, Erfeydiens, Matrosciens ou qu’importe, fusse la langue des Dieux eux-mêmes. Lui ne prenait que rarement conscience de cet état de fait et s’en moquait même totalement. Mais là une fenêtre s’ouvrait sur son esprit, une invitation et un avertissement en même temps. S’offraient deux chemins : la voie de la découverte, et celle de la totale et absolue perdition. Attention à bien choisir, dans les deux cas tes choix auront des répercussions lourdes et définitives, mon ami.

«Si j’ai des questions je les poserai… Et tu y répondras si l’envie t’en dit. Mais n’oublie jamais qu’invité ou non à faire quelque chose, je le fais de mon propre chef. Personne à part Elle n’a le droit d’exiger quoi que ce soit de moi. Et toi, bien qu’intrigante et bien plus riche que je ne le pensais… tu cours parmi les hommes. Pour toi, pour nous, pour eux, il n’y a qu’Elle. Qui a un pouvoir de soumission absolu. Si tu comprends ça alors oui, j’accepterai de plonger dans ton univers. Si tu ne le comprends pas, je retourne sur le Pourfendeur.»


Il prit la pipe qu’elle lui tendait, pas très enclin à s’obscurcir l’esprit. Les drogues de poètes stimulant l’imagination, et parfois clarifiant les pensées existaient, mais il n’y croyait pas, il n’en avait jamais goûté. Laisser une substance inconnue broyer ses pensées et malaxer son esprit sans qu’il ne puisse rien y faire… Jaasau détestait les menaces immatérielles. Sauf peut-être… Oui, Elle. Bien sûr. Elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Seulement Elle alors.

Il n’eut malheureusement pas le choix. La fumée, conduite par le souffle vicié d’Aleera, fit son chemin elle-même jusque dans ses poumons, qui absorbèrent d’un coup les miasmes empoisonnés. Son esprit vacilla. Elle commençait déjà à faire effet. Cette sorcellerie ne lui plaisait pas. Les hurlements du dangers, résonnant dans sa tête, étaient étouffés avec perfidie par les bouffées psychotropes. Elle l’étreignaient, voilant son regard, exacerbant certains détails, en occultant d’autre. Il plaqua sa main contre sa tempe droite, véritablement perturbé. Mais dommage pour sa raison, dommage pour les avertissement. Il était perdu au moment même où il avait accepté de la suivre sur le vaisseau. Loin, très loin au fond de son esprit torturé, une voix le maudit pour cette traîtrise. Elle était furieuse. Il s’était fait avoir…

«Alors… Montre-moi.»
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Sam 31 Mai 2014 - 17:59


Ce soir, mon corps stupide est ivre.
Mes jeux violents ne conviennent plus...

Dans les affres de la pénombre, la drogue agissait tel un poison. La température semblait avoir grimpé de plusieurs degrés alors que sa vue se brouillait par instant. Tout semblait bouger, elle sentait cœur pulser dans sa poitrine et la voix de Jaasau n'était plus qu'un lointain échos. Si lui n'était pas habitué, elle l'était et se délectait de l'effet que provoquait la drogue sur son corps et son esprit.

La reine insouciante est pervertie par l'immondice.
Et la caricature, embrasse les ténèbres.
Et crie à la lumière.

Sous les yeux du pirate, la capitaine saisit un autre pot sur l'étagère et ouvrit, dévoilant une peinture rouge puis lentement déposa le pot au sol avant de s'agenouiller et tremper sa main dedans. Un regard vers le la Bête noire et la femme se pencha, dessinant un cercle sur le sol et y dessina des symbole inconnu à la grande majorité des gens. Seul ceux qui suivaient la voie de Yöeust pouvait les comprendre et en savourer la signification.

L'infâme trahison!
Soleil brûle ses jeunes ailes pour qu'il reste vivre en moi.

Une fois le cercle tracé, Aleera se releva avec souplesse et s'approcha du pirate qui se maintenait le crane, le corps si peu habitué à la violence de la drogue qu'il avait inhalé. Tel une mère, elle prit son visage entre ses mains et souffla faiblement à son oreille, le guidant doucement jusqu'au cercle.

« Chut... Laisse le venir à toi... Ne lutte pas, fils des ténèbres. »


Nouveau vertige, la femme inspire longuement, laissant l'odeur de l'encens gonfler ses poumons. Tout autour d'elle pulsait avec une force inouïe alors que le froid l'envahit, puis le chaud, elle en avait la chair de poule. Tout son corps s'éveillait, le moindre effleurement contre sa peau était un supplice. La barrière entre douleur et plaisir n'était plus qu'un voile mince quasi inexistant.

J'implore la secousse, refuse la fusion, l'ultime fin.
Empêchant l'horreur.

Plaçant le Baron au centre du cercle, la femme lui tourna autour, observant les marques sur sa peau puis une fois face à lui, elle s'accroupit, le déchaussant puis jeta les bottes plus loin et crocheta son pantalon, l'abaissant pour le faire glisser le long de ses jambes puissante. Le tissus, tout comme les chaussures fut jeter loin des deux, loin du cercle, laissant le pirate nu comme au premier jour. Aleera se redressa, tremblante. Elle se saisit d'une coupe sur le bureau et d'un petit couteau et vint entailler sa main gauche avant de serrer le poing et laisser son sang s'écouler dans le récipient. Elle y trempa les doigts de ses deux mains avant de se tourner vers Jaasau et s'approcher de lui pour venir caresser son visage dessinant des traits vermeil sur son front, son nez, ses joues et ses lèvres.

En grande léthargie de l'âme: vampire psychique.
Comprends sa chance: cette garce te suce l'esprit.

Les doigts de la capitaine continuèrent leur chemin. A plusieurs reprises elle dû les tremper à nouveau dans son propre sang pour venir dessiner des arabesque sur le corps du pirate, glissant le long de son ventre et de ses hanches et enfin son sexe. Dans un gémissement, elle perdit pied, l'esprit troublé par la drogue, la femme tomba à genou, tremblante et baissa le visage mais ne s'arrêta pas pour venir reprendre ses dessins sur la peau de Jaausau le long de ses jambes jusqu'à ses pieds.

Si tu savais comme je l'aime!
C'est mes abîmes que je sublime.

La profane trouva la force de se relever et s'empara de la coupe avant de poser sa main libre sur l'épaule de son disciple puis d'une douce pression, elle le força à se mettre à genoux au sol et à baisser la tête. Soumission... Non pas envers elle, mais envers le dieu qu'ils allaient prier. Il devait se laisser envahir par les ténèbres, par le biais de la drogue il devait ouvrir son esprit à l'invisible, sentir la mort qui régnait dans la cabine. Dénouant son pagne, la femme se mit à nu à son tour et dessina les même dessins sur sa peau comme elle l'avait fait avec Jaasau puis elle s'agenouilla.

J'ai si peur de le perdre que j'ai vomi ma vie dans la sienne.
J'ai puni mon coeur par le feu de la géhenne.

Aleera avait le souffle difficile, c'était comme si la mort l'étouffait. Le cœur au bord des lèvres, elle porta la coupe à ses lèvres et en but une longue gorgée, laissant un long filet de sang couler le long de son menton puis elle tendit la coupe vers le Baron et posa le bord contre ses lèvres, soulevant son visage de son autre main et le força à boire le sang impur de la pirate. La coupe fini au sol, le reste du sang se déversant sur le parquet en bois, s'infiltrant entre les lattes. A bien y regarder, le bois lui même avait une étrange couleur, comme si le temps avait eu raison de lui. Grinçant sous leur poids,  on se rendait compte que le sol était imbibé de sang séché par les nombreux rituels morbides et sanglant qui avait eu lieu dans cette pièce. C'était du sol que venait l'odeur de mort que l'encens peinait à masquer. Prenant le visage de Jaasau entre ses mains, elle plongea ses yeux noir dans les siens et libéra sa litanie obscure.

« Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines,
Guérisseur familier des angoisses humaines,
Ô Yöeust, prends pitié de ma longue misère!
Toi qui, même aux lépreux, aux parias maudits,
Ô Yöeust, prends pitié de ma longue misère!  
Confesseur des pendus et des conspirateurs,
Ô Yöeust, prends pitié de ma longue misère!
Père adoptif de ceux qu'en sa noire colère
Laisse ton pouvoir envahir cette âme égarée,
Qu'à sa mort ce fils des ténèbres rejoigne ton royaume
Laisse le suivre la voie qui mène à la vérité
Donne lui la force de ne pas craindre la mort
Que la douleur soit son guide de chaque instant
Fait de cet homme un prêcheur de ta parole divine
Ô Yöeust, prends pitié de sa longue misère.»

Fermant les yeux, la sombre femme posa son front contre celui du Baron. Peau luisante de sueur, corps parcouru de spasmes, la drogue ne cessait de mettre leur corps, leur esprit et leur foi à l'épreuve. Dans un murmure, Aleera lâcha :

« Te voilà fils de Yöeust. »

Entre deux nausées: l'instant sourd.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 4:25

Que se passait-il ? Quelle folie s’emparait de lui ? Il ne se sentait plus, ne voyait presque plus. L’univers était devenu un océan furieux de sensations. La plupart, il ne les connaissait pas. Il ne savait même plus où il était. Cette drogue faisait tout tanguer, les couleurs s’estompaient, se modifiaient, éclataient avant de redevenir de simples tâches ternes, dénuées du moindre intérêt. Chaque craquement du bois composant le navire était un supplice, un roulement de tonnerre distordu, une torture pour les oreilles. Chaque contact sur sa peau, un supplice. Il ne savait pas si c’était une version pervertie de plaisir, ou simplement de la répugnance et de la douleur. Elle l’avait prévenu, Elle avait tenté de l’avertir. Et de sombres instincts L’avaient ignorée. C’était mal. Il payait son erreur.

A genoux. Soumis face à l’inconnu, à la perversion incarnée. Où était-Elle ? Elle le boudait. Jalouse, seule maîtresse du Baron, on L’avait devancée. Et Elle n’appréciait pas du tout. Oh, il s’en mordrait les doigts.

Sang. Du sang partout, y compris à des endroits où il n’avait vraiment rien à y faire. Chaud, métallique. Sang. Ses yeux écarquillés ne pouvaient que constater. Ses bras, ses jambes, son corps entier était engourdi. Seul subsistait un esprit tournant à plein régime, battant un tempo que pour une fois, il n’arrivait pas à suivre. Un maléfice s’était emparé de lui, et il n’arrivait pas à s’en dépêtrer. C’était ignoble. L’incompréhension totale. Les mâchoires serrées à l’extrême, il ne pouvait même plus parler, expulser sa rage, se voir aussi faible, aussi docile… Que se passait-il ?!

Je t’avais prévenu…



Tu oses ?

Je…

Tais-toi ! Tu l’as cherché non ?! Ne t’ai-je pas averti ? Dans quelle danse t’es tu engagé ? Les miennes ne te suffisent pas ? Je t’attends au tournant…

Ce n’est pas moi. J’ai été trompé.

Ah ! Exactement. Toi qui valses depuis si longtemps, jamais tu ne t’es retrouvé en position de faiblesse. La seule fois, je me suis révélée à toi dans toute ma splendeur. Et maintenant que vois-je ? Une hérésie, oui, une parfaite hérésie ! Est-ce que je ne t’offre pas tout ce dont tu as besoin ?


Si… je…

Tais-toi ! Tes excuses sont inutiles. Misérables. Assume tes erreurs, et cette fois, ne compte pas sur moi. Tu seras seul, comme auparavant. Regrette, regrette amèrement tes choix stupides, et la prochaine fois, rampe vers moi, supplie moi de t’accorder mes danses. Mérite les.



Partie. Seul. Noyé dans son propre esprit. La douleur était purement mentale. Un liquide chaud, au goût de fer, s’insinuait comme du venin dans son organisme. Lui fils de Yöeust ? Il n’était fils de personne, soumis à personne, si ce n’est Celle qui venait de l’abandonner dans les méandres hallucinatoires d’un psyché torturé. Il n’entendait plus son murmure glacial. Ne sentait plus les caresses de ses voiles obscurs sur sa peau. Tout n’était que chaleur, pulsations, tourbillons colorés. Il se sentait mal. Sa raison n’était plus qu’un lointain souvenir, riant de sa situation ridicule. La fin de la litanie sonna comme une libération. Mais les sensations, elles, étaient toujours là. Pire encore, il sentait que des chaînes venaient de se lier à lui. Il voulait tout briser, s’enfuir et retrouver les cieux et danses funestes au coeur de Grand Vent. Mais ça n’était pas possible. Il ne pouvait pas bouger, et ses pensées partaient dans tous les sens. Son regard était clairement celui de l’homme sombrant dans la plus abjecte des terreurs, ne sachant plus quoi faire ni dire. Cette femme était le mal personnifié, c’était un état de fait indéniable. Et pourtant, il n’avait pu détourner son regard de ses prunelles. Pas plus qu’il n’avait pu lutter contre ce rituel sordide. Qu’était donc ce navire, une copie du Sabot de Yöeust ? Qui était cette femme ? La fille de ce démon ? Et où était-Elle bon sang ?! Elle n’avait pas le droit de l’abandonner ! Il lui donnait tout, constamment ! Pour une erreur, la voilà faisant preuve de la pire des traîtrises, retirant ses bras décharnés et spectraux du coeur palpitant à l’extrême du Baron Noir. Son baiser, avec lequel il jouait, n’était plus qu’une utopie.

Qu’on le libère.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 4:56

L'ambiance était plus malsaine que jamais. Jaasau semblait perdu dans les méandres de son propre esprit, livré à lui-même et ses peurs les plus secrète. Le Baron Noir n'était pus qu'une âme en peine, la Fille de Yöeust avait encore frappé, réduisant l'un des pirates les plus terrible à... rien du tout. A l'avenir, il apprendrait à se méfier de ses vœux, car l'on ne cherche pas à dominer l'Insoumise sans en subir les conséquences. Maintenant il savait que les rumeurs étaient réelles mais loin de la vérité, ce qui se cachait dans cette maudite cabine n'était qu'un nuage d'immondices.

« Mon beau Baron... Je t'avais dit de ne pas lutter... Si tu m'avais écouté, tout aurait été plus facile... »

Pourquoi n'avait-il pas laisser son esprit couler dans la noirceur de la drogue ? Pourquoi ne s'était-il pas oublié? Avait-il donc oublier que pour cette nuit, il n'était plus le Baron, mais juste son reflet à elle ? Aleera souffla doucement, passant ses bras autour des épaules du pirates et le serra doucement contre elle, leurs corps brûlant et suant blottit l'un contre l'autre.

« Je suis là ma Bête noire... Ne crains pas les ténèbres, tu n'es pas seul... regarde, je suis tout prêt de toi, moi. »

Penchant la tête sur le côté, elle couva le pirate d'un regard sombre et aimant tout en caressant son visage maquillé de sang. La capitaine soupira et ferma les yeux, embrassant tendrement le front de son sombre compagnon avant de le prendre par les mains et de se relever, le forçant à faire de même. Autour d'eux tout continuait de pulser violemment, la pièce tournait, comme si elle avait sa propre vie. La femme sortit le baron du cercle et le guida jusqu'au lit, l'y faisant s'allonger puis elle s'assit sur le bord, observant l'homme noir et murmura, une voix sifflante et venimeuse.

« Maintenant tu sais Baron... Tu regretteras probablement d'avoir croisé ma route... Mais tu me remerciera de t'avoir laisser en vie...  Yöeust a bénit notre rencontre... C'était notre destin mon beau Baron. Acceptes le... »

Aleera se leva de nouveau, allons chercher une bassine d'eau fraîche posé sur un meuble plus loin dans la pièce puis la déposa sur la table de nuit et y trempa un linge propre avant de venir nettoyer avec douceur le visage de Jaasau. Un vrai gâchis, un homme comme lui devrait croire en Yöeust, devrait l'aimer et le craindre. Mais quelque chose de différent l'animait... Quelque chose qui échappait à la capitaine. Le linge glissa le long de la gorge de l'homme, de son torse et elle murmura à nouveau.

« Luttes-tu toujours, Baron... ? Plus tu vas te battre contre la drogue, plus tu souffriras... J'ai encore besoin de toi pour ce soir, alors remets toi, mon ami. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 5:24

Continuerait-il à lutter ? Evidemment ! Il n’avait qu’un seul maître. Un seul, et bien plus absolu que n’importe quelle divinité. Jamais, même dans les pires souffrances, même fourvoyé par les pires immondices de l’esprit, il ne lui manquerait. Elle était la Seule, l’Unique. Jusqu’à sa mort, même après. Yöeust cherchait de nouvelles âmes à récolter ? Il n’était rien.

Cette lutte interne rendait les effets de la drogue plus poignants encore. Mais il se battait, intérieurement, comme un beau diable. Non il ne se laisserait pas faire. Qu’importe la force de sa disciple, qu’importe les ruses employées. Jamais. Jamais. C’était aussi simple que ça. S’il avait l’air perdu, c’est parce qu’il n’était presque plus là, tout simplement. Toutes ses forces mentales, toute son énergie, était consacrée à La maintenir en lui. Forçant les souvenirs, pervertis par la drogue, à remonter à la surface. Créant un cheminement biographique.

«Je suis pas… homme à flancher, Capitaine.»

Sa voix tremblait légèrement. Et quoi de plus normal quand on connaissait les tortures qu’il s’infligeait, pour rester l’homme qu’il était et non du bétail dévoué à un dieu malsain, mauvais et perfide ? Il ne pouvait pas accepter d’être son fils. Il était Son fils, Son frère, Son amant, à Elle et personne d’autre. Et cette lutte de convictions, il la vivait de toutes ses forces. S’il ne parlait pas, c’était pour économiser ses forces. S’il laissait Aleera le guider où elle le souhaitait, c’était pour ne pas à avoir à faire plusieurs choses en même temps. Non, elle ne l’aurait pas sur ce terrain. Il ne voulait pas, Elle ne voulait pas, et il la craignait, l’aimait et la respectait plus que tout autre être sur cette terre, mortel, dieu, qu’importe. En se concentrant, il parvenait à nouveau à percevoir ses sombres voiles. Elle était revenue. Ne l’avait pas quitté. Un regain d’énergie se fit en lui, doux tout d’abord, discret, pour ne pas être la cible prioritaire de cette drogue qui ne voulait pas se dissiper. Puis, prenant de l’ampleur, il envahissait son corps, répandant de puissants frissons faisant frémir chaque centimètre carré de sa peau dénudée. Ses yeux, fermés jusqu’à lors ou au mieux entrouverts et vitreux, retrouvèrent brutalement un éclat sauvage, bestial, puissant et implacable. Ses sourcils se froncèrent d’un coup, et un regard brûlant d’une multitudes d’émotions animales et violentes se posèrent sur Aleera.

«Ce n’est pas une substance invisible qui me vaincra, Capitaine. Me remettre, c’est déjà fait.»

Sa lucidité était clairement entamée. La tempête sauvage battait toujours son plein en lui, mais son état second avait progressé d’un cran. Son animalité naturelle était de retour, de même que la force de sa conviction en son Amante, qui au loin, très profond dans son esprit, esquissait un sourire, et lâchait le rire cristallin, enfantin, trompeur et spectral qu’il aimait tant. Elle l’accompagnait toujours. Et de fait, un mince sourire étira ses lèvres. Yöeust n’aurait pas le Baron Noir, Quelqu’un l’avait déjà pris, et n’était pas décidé à le laisser filer avant qu’il n’ait joué et dansé la plus belle sarabande qui soit. Tant que cette condition n’aurait pas été vérifiée, personne, de droit divin ou non, ne pourrait le prendre. Ni Sorcor. Ni Ruyn, Vama, Yöeust ou le Gardien. Uniquement Elle.

«Besoin de moi… Pour quoi faire ? Me soumettre à nouveau à une de tes tortures viciées ? Essaie donc, Capitaine. Tu ne me briseras pas. Et si tu le fais, je t’emporterai avec moi au coeur de Ses royaumes nébuleux.»
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 5:50

I try to move you to open up your mind
- The gathering, In between

Revêche... Si le jeu était trop facile, ce ne serait pas marrant. La femme continua de fixer son confrère, non elle ne voulait pas soumettre à Yöeust. Il se méprenait à nouveau, se basant sur ce qu'il voyait. Il n'ouvrait pas assez son esprit, il ne comprenait pas... Il ne comprenait rien. Trop de barrière autour de son psyché, trop de crainte... Encore ce petit quelqu'un chose d'invisible qui tirait les ficelles.

« Des tortures viciées... Allons mon ami ce n'en était pas une... Mais si tu veux vraiment que je torture, je peux régler ce problème immédiatement. »

Se redressant, elle grimpa sur le lit, enjambant le pirate pour se mettre à califourchon sur lui. L'effleurement de leur peau déclencha un puissant frisson, la drogue ne faisant qu'accentuer toutes sensation au toucher, bonne ou mauvaise. Ce qui était délicieux devenait extase, ce qui était douloureux devenait insupportable. Pas de juste milieu, juste deux extrêmes, une descente aux enfers délicate. Se penchant en avant, la capitaine posa ses mains sur l'édredon de chaque côtés de la tête de Jaasau alors que ses longs cheveux tombaient comme un rideau autour de son visage, caressant le torse du pirate.

« Nous étions d'accord... Ce soir tu devais être moi... Je ne te demande pas de te soumettre à une quelconque divinité, ni même de te soumettre à moi... je te demande d'être moi. Car ton vœux était bien de me voir tel que je suis, non ? Tu as accepté mon Baron... Tu ne peux plus faire marche arrière. »

Féline, elle se cambra, se penchant en avant et se coucha totalement sur lui. Elle émit un soupir semblable à un ronronnement sans quitter le Baron noir du regard.

« Si tu es incapable de faire fusionner ton esprit avec le mien pour me comprendre, alors fais le avec ton corps... C'est ta dernière chance Baron, de découvrir ce qui se cache dans mon cœur gangrener. Humaine, monstre... Femme ou démon... ? Vois ce que je vois, ressent ce que je ressent... ne fait qu'un avec moi... Tous cela est-il seulement réel... ? Tu crois que je veux prendre possession de toi, alors que je te demande de prendre possession de moi... Mon sombre poète, ton âme est trop fragile. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 7:13

Ses paroles, comme un fiel létal et enivrant, glissaient lentement au creux de ses oreilles, en dépit de sa volonté de les ignorer. Il ne comptait pas faiblir. Prendre possession d’elle ? Il n’avait pas demandé ça. Juste savoir qui elle était. Cette mascarade, ce rituel immonde, elle aurait tout aussi bien pu le lui montrer, en bon spectateur qu’il pouvait être. Et comme le plus sombre des imbéciles, il s’était laissé prendre au jeu et lui avait permis de faire des choses avec lui que personne, strictement personne n’avait normalement le droit de faire sans son accord.

«Tu veux savoir pourquoi mon esprit ne veut pas et ne voudra jamais fusionner avec le tien ? Parce qu’outre moi, quelqu’un s’y refuse ardemment, et même Yöeust ne peut avoir d’influence sur elle. Quand bien même tu réussirais à faire de mon corps ton esclave, mon esprit demeurerait Sien, quoi qu’il arrive. Et c’est un état de fait que personne, pas même moi, ne peut altérer.»

Il laissa Aleera passer au dessus de lui, sans la quitter une seule fois des yeux. Ses paroles l’énervaient, une fois de plus. Son jeu, méprisable, voulait faire de lui quelque chose qu’il ne voulait pas être. Devenir cette femme alors qu’il pouvait simplement, comme il le faisait si bien, observer ? Et puis quoi encore ? Il avait déjà commencé à être initié au culte de Yöeust, alors qu’il n’en avait qu’un. Le Sien.

Sa dernière tirade en revanche… tout embrumé qu’il était, il ne pouvait pas la laisser dire des choses pareilles. Oui la drogue l’affectait, oui une lutte déchirait littéralement son psyché. Mais elle se trompait de bout en bout. Aussi rusée et calculatrice qu’elle fut, elle ne saisissait rien de ce qu’il pouvait être. S’il s’en était un peu douté lors de leur première discussion, il ressentait maintenant une vague déception devant la confirmation de ces doutes. Au final… Avec toutes ses particularités, son statut de Capitaine, même avec cette saveur unique, elle n’avait pas franchi ce pas que personne d’autre n’avait réussi à passer. En bref elle était comme eux. Du dernier ivrogne de Vanylle, en passant par son ami, ses camarades de bataille, son capitaine même… Non elle était comme tous et toutes. Avec juste ce qu’il fallait en plus pour la rendre intrigante et intéressante.

Lorsqu’elle se coucha sur lui, malgré la sensation manifeste, rare et douce, de plaisir qu’il ressentit à avoir contre sa peau un corps brûlant autre que celui d’une victime à moitié morte ou sur le point de l’être, il passa sa main dans son dos, laissant le long de son échine une douce et sensuelle caresse, remontant lentement jusqu’à sa nuque…

Qu’il saisit sans douceur entre ses longs doigts, appuyant sans ménagement, prêt à la briser au besoin. Le bout de ses doigts pressaient les veines jugulaires et carotides, tout juste assez fort pour laisser passer un minimum de sang. Et c’est d’une voix glacée comme la Mort qu’il lui adressa ces mots, glissés sournoisement au creux de son oreille.

« Âme fragile ? Je n’en ai plus, sombre ritualiste… Elle l’a prise il y a tellement longtemps que je peine à m’en souvenir, la gardant au creux de ses bras. Je suis son danseur depuis, la fragilité m’est inconnue, et personne ne pourra dire le contraire, car personne ne berce aussi bien que moi au creux de ses bras. Comprends-le et rapidement, Aleera, de très mauvaises surprises t’attendent si jamais tu oses remettre Son talent en doute… Ainsi que le mien. Mon âme n’est pas fragile. Elle est juste très, très loin hors de mon corps, torturée et totalement inaccessible.»

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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 7:46

Cet homme ne cessait-il donc jamais de râler ? De ce plaindre... ? Il était borné et idiot. Qu'espérait-il venait d'elle ? Elle se fichait de ce qu'il penser, de ce en quoi qu'il croyait. Il était comme un animal en cage, prêt à mordre au moins geste de travers alors que tout ce qu'elle voulait, à cet instant, c'était de savourer la chaleur de son corps, rester contre lui, comme n'importe quelle femme l'aurait voulu si elle s'était trouver dans la position d'Aleera.

« Tu parles trop Baron... »

La main qui longea son dos la fit frémit si fort que la belle se perdit un instant dans cette caresse, fermant les yeux et s'abandonna à la sensation de bien être qui l'envahit, décuplé par la drogue. Mais lorsque la main en question agrippa brusquement sa nuque, la capitaine ouvrit les yeux et serra les dents de mécontentement. Des menaces, toujours des menaces, mais qu'il se taise donc ! Il venait de tout gâcher, un léger instant de douceur brisé sans raison valable.

« Oh pitié ! A d'autre tes sermons Baron. Je ne sais pas qui est cette Elle dont tu parles, qu'elle soit une femme, une entité, peu m'importe... Je ne t'impose pas ma loi, ni mes croyances, je ne cherche pas à te contrôler ni à te soumettre alors cesse donc de feuler sans arrêt pur un rien. Ne peux-tu pas simplement profiter de cette couche et de la femme entre tes bras ? Est-ce trop demandé ? »


Aleera avait gardé son calme, cependant, poussant sur ses mains, elle se redressa et se leva du lit, s'éloigna avec une lueur de dégoût dans le regard. L'instant avait pourtant si bien commencé. Furieuse contre lui et contre elle même, la pirate se saisit de la pipe et la ralluma avant de la glisser entre ses lèvres et de s'approcher du hublot pur observer les quais de Vanylle. Voilà un moment qu'elle n'avait pas eu l'occasion de savourer la présence d'un bon amant dans sa couche. Généralement ce n'était que des petites aventures en échange de quelques piécettes, de la prostitution pour calmer son vrai visage et mettre fin à l'ennui qui la rongeait continuellement. Et quand enfin un homme se montrait digne d’intérêt, voilà qu'il gâchait ce moment qui aurait pût être agréable. Souffla un nuage de fumée, Aleera laissa la drogue l'envahir de plus belle... Elle devait calmer ses nerfs, refouler l'envie de meurtre qui pulsait en elle. Un bain de sang maintenant n'aurait pas été une bonne idée, surtout avec un adversaire comme Jaasau.

« Tu es libre de partir si tu le désir, Baron. Prends tes affaires et vas t-en si c'est ce qu tu veux. »
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 11:48

Le pirate l’observa longuement, avant qu’elle ne se lève. Ses paroles défiaient systématiquement la logique. Un coup s’abandonner à elle, l’autre coup prendre possession d’elle. C’était du grand n’importe quoi, sans compter le rituel. Bref, il ne s’attendait vraiment pas à ça en arrivant ici, et finalement, s’en serait bien passé. Quitte à passer sa soirée en bonne compagnie… Il soupira. Elle aurait tout de même pu faire un petit effort. Tout du moins, quand elle parlait de se retrouver entre personnes civilisées, il ne pensait pas finir dans le bain le plus animal qui soit. Il regarda son corps, encore recouvert de nettes traces de sang. Ca lui arrivait souvent, lors de tueries à bord du Pourfendeur. Mais il se faisait pour ainsi dire assez peu fréquemment peindre le sexe pour un rituel occulte. C’était plutôt inédit.

Il ne la suivit pas quand elle alla au hublot de sa cabine. Au contraire, il se rassit sur le lit, en tailleur, réfléchissant. Devait-il la calmer, tenter quelque chose ? Peut-être cette soirée pouvait-elle bien se terminer après tout… En vraies personnes civilisées, partageant ensemble les plaisirs de la chair, comme ils le faisaient tous assez régulièrement. Sans Yöeust, sans allusions étranges, que ça soit à Elle, ou à qui que ce soit d’autre. Sans parler de possession, d’abandon… Tout ceci n’intéressait décidément pas le gabier. Bien au contraire, il préférait se tenir à l’écart de ce genre de choses. Il avait pourtant passé plusieurs nuits torrides à l’extrême, dans une bestialité des plus primales ,et pourtant… Non. La dernière phrase d’Aleera acheva de le dissuader.

«J’y comptais bien, Capitaine.»

Il se releva calmement, n’ajoutant rien à cette phrase envoyée dans la pièce comme un seau d’eau glaciale, d’une voix parfaitement monotone. Après ce soir, une partie de l’esprit du Baron s’était éteinte. Il parlait trop disait-elle. Il était très peu loquace d’ordre général, mais parfois, il lui arrivait d’avoir ces moments de discussion ouverte, intense, parsemée de réflexion, car il était ainsi, voguant de pensée en pensée, aussi insaisissable qu’une volute de fumée. Quand on croit le tenir il disparait, quand on croit le saisir, il se dissout dans la nuit. Il remit chacun de ses vêtements calmement, rajusta la ceinture où pendaient ses coutelas, se fichant des traces de sang pour l’instant. Elles finiraient bien par partir, dusse t-il les aider un peu.

Laissant plantée la capitaine occulte nue, il se dirigea vers la porte sans un regard vers elle. Seulement à la fin il daigna la regarder. Des prunelles à l’éclat terni, mornes et torves. L’expression d’un Jaasau déjà parti, qui ne s’adresse à elle que depuis des limbes bien trop lointaines pour être appréhendées. Sa voix était sèche. La drogue, la fumée, l’avaient déshydraté. Son expérience intérieure l’avait fatigué, aussi. La première taverne sur le chemin arrangerait ça. Et s’il devait effectivement passer une nuit de coucherie, n’importe quelle cagaude du coin ferait l’affaire.

«Je ne verserai pas dans ce genre d’insanités, Aleera. Jamais. J’ai voulu te connaître, mais tu as toi-même refusé de voir, d’entendre et d’essayer de me comprendre. Même pour une simple nuit sensuelle, je ne peux pas. Et tu n’aurais pas pu non plus. Et… je ne pense pas qu’Elle aurait accepté. Pas sans que toi aussi, tu l’appréhendes, Elle et ses sombres limbes… Adieu, au plaisir de ne te croiser que dans Ses landes, dénuées de sang, d’odeur, de vue, de sens, de chair. Et là bas, je serai roi, Capitaine.»

Raclant sa gorge, asséchée un peu plus par sa tirade, c’est avec un indéniable mépris, et une colère notoire qu’il cracha sèchement sur le pas de la cabine avant de la quitter, et le navire avec elle.

Tel était le Baron Noir. Refusant de traiter plus avant avec les personnes qui ne savaient s’y prendre avec lui, alors que lui-même ne le savait pas non plus. Insaisissable, mais inaccessible également.
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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   - Dim 1 Juin 2014 - 12:23

Bien que le contacte avait té agréable, aussi court soit t-il, à présent la sombre capitaine n'avait plus envie de rien. Elle ne voulait plus être regardé, touché. Le regard perdu dans le vague, la drogue qui la faisait plongé à nouveau dans des ténèbres angoissantes. Dans ses propres ténèbres, confronté à ses propres peurs... Qu'il parte bon sang, qu'il cesse de s'éterniser dans cette cabine, dans son nid de sang et d'immondices. Il avait voulu la connaître, elle avait voulu lui montrer... Mais lui montrer quoi au finale ? Ce soir elle avait été la catin, elle avait été le capitaine, elle avait été le monstre porteur de mort de Yöeust... Aleera s'était mentit à elle même, elle avait mentit à Jaasau. Ce n'était pas ce qu'il avait voulu voir, elle le savait parfaitement... Elle aurait du lui montrer la femme, l'humaine... La vrai, l'unique. Mais cette partie d'elle, Aleera l'avait enfermé dans la plus sombre cage de son cœur il y a bien longtemps. Un bon moyen de se protéger s'était-elle dit... Ou bien le moyen de tout gâcher. Elle aurait pût passer un véritable bon moment avec Jaasau... Consciente de cela, elle garda le silence alors qu'il s'exprimait, ses mots heurtant durement l'esprit et le cœur de la pirate qui souffla simplement sans le regarder.

« Je n'ai rien à te montrer mon Baron... Je te l'ai dis... Je ne suis personne. »

Perdu dans son propre jeu, tous les visages qu'elle offrait au monde... Ce jeu auquel elle jouait... Aleera avait fini par s'oublier, elle ne savait plus qui elle était. En tant que fanatique religieuse, elle avait trouver un voie à suivre auprès de Yöeust. En tant que sanguinaire capitaine, elle avait trouvé une voie en cherchant ardemment l'un des plus grand trésor pirate... Mais en tant que femme, il n'y avait rien. Pas la moindre ambition, aucun souffle d'espoir, aucun avenir... Juste un trou dans son cœur. La vérité... la triste vérité, se n'était pas qu'elle haïssait les hommes... La vérité c'était qu'elle en avait peur. Tous ça n'était une question d'égalité des sexes, ça n'a avait rien avoir avec une quelqu'un politique ou de suprématie. Tous ça n'était qu'une question de sentiment, une question... D'humanité. Aleera avait été témoin des ravages qu'un homme pouvait causé à une femme... Elle vivait la peur au ventre de finir comme sa mère, enfermé dans la peur et la tristesse à jamais, voir la liberté devenir un rêve à jamais inaccessible.

Le souffle difficile, la femme lâcha sa pipe qui tomba sur le sol dans un bruit sourd, les larmes inondant son visage et dans un excès de colère, elle pivota et chassa d'un geste du bras ce qui se trouvait sur le bureau. Son cri de colère et de tristesse résonna dans la pièce et même à l'extérieur du vaisseau on pu entendre la voix de la fille de Yöeust hurler son désespoir. La capitaine n'en voulait pas au Baron... Oh non, loin de là... C'était à elle même qu'elle en voulait. Elle avait mal agit envers un homme qui avait simplement voulu la connaître au point de le dégoutter d'elle. Une erreur monumentale... A présent elle payait le prix de son jeu malsain et dans les ténèbres de la nuit la Nuée se couvrit d'un silence lourd et inquiétant.

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Posté dans Re: Au détour d'une rumeur   -

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