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Invité

On m'appelle Invité

Posté dans La fin de l'Orshesh   - Ven 6 Juin 2014 - 17:57

A quand je me demandais bien, les dernières lueurs de cet ensemble bordé d’amarante verront son éclat ternit par les ravages qui me prédestinent. Une souillure cramoisie, que mélangent la terre poussiéreuse à celui du sang de belligérants ornerait bientôt cette enveloppe immaculée. Vierge était-elle d’histoire, plus encore d’identité. Chacun ne pouvait refreiner la parole qu’il m’incombait d’obéir, « d’orner ces plaque noires et scintillante d’une valeur rendant justice au privilège de son maintien ». Luisante parmi l’obscurité, c’est en ces quatre murs que pourtant se propageait une lumière lointaine, révélant tendrement les contours de mon uniforme. L’insigne, fièrement incrustée sur la poitrine promettait la fin de ces années de labeur, et l’émergence d’une gratification comme  je n’en aurait point cru parmi mes rêves les plus fous. Par mille fois, j’ai senti mon être m’échapper et s’en aller rejoindre Ruyn, quérir une paix que ma raison me refusait. En ce jour, ma patience fut à même d’en récolter la saveur ; celle d’un officier que tous contestent, affublé du renom de Lieutenant à qui le destin ne connaissait point de limitations. L’humeur cérémonieuse du précepteur n’avait pas manqué de manifester mon impatience, bien que je dus l’écouter car les mots me manquaient, tant mon cœur semblait peser par ses émotions.
A terme, je fus congédié dans mes nouveaux quartiers ; l’image de ce à quoi je m’attendais était proche de ma découverte ; son apparence pâle et vide ne me dérangeait guère. Le confort d’avoir enfin son propre territoire était en soit grisant. Enfin, sur le bureau gisait un porte-folio à l’allure relativement conséquente. La belle affaire. Me voilà tout juste arrivé, et déjà mon devoir me retire de cette idylle. Ai-je le choix ? Je pourrais aisément prétendre ne pas avoir remarqué le document et jouir d’un peu de tranquillité méritoire. Mais j’en doute. C’est pourquoi je m’en suis allé le quérir, ne serait-ce que pour satisfaire l’insupportable curiosité qui m’affligeait à ce moment.
Ouvrant le dossier, je me rappelle encore de la déception de n’avoir qu’une affaire civile ; non pas une expédition dans les immensités sableuses mais d’une enquête en plein cœur de Penjoie, auprès de gens du milieu. –J’étais loin d’imaginer ce que me réservait cette affaire sans envergure, à l’apparence si ordinaire–  Le détail de l’affaire était impressionnant, car en ses pages étaient recensées des années de recherches, de rapports succinct mais pertinents…  
De ce que je pouvais en comprendre, mes prédécesseurs ont œuvrés à l’identification d’une organisation incrustée au cœur même de la capitale. Un réseau si dense et complexe qu’aucun ne pouvait ne savait où commencer. Et les quelques arrestations n’avaient menés nulle part, sinon à étendre le trafique ailleurs. Les informations sur le produit ne pouvaient être plus vagues : l'Orshesh, un stupéfiant dérivé de la Drish, précisément au stade N’Teh –une flore du col de Muertiga présente sous diverse forme, et connue pour ses vertus neurotoxiques–  Elle se présentait sous forme de toile, ou de feuilles ; une fois brûlée la fumée devait être aspirée pour en apprécier les effets euphorisants. Cependant, son niveau d’addiction était de loin supérieur à toute autre présent sur le marché souterrain, engrangeant d’énormes profits tout en suffoquant la population à petit feu. Sans grande surprise, les zones fréquentes de circulation d’un tel produit gravitaient autour des quartiers de plaisance et débauche, où même les Veilleurs ne semblaient pas toujours maintenir une ferme application de la loi. Evidemment, dans la capitale les citoyens jouissent d’une surprotection faisant qu’il n’était jamais simple d’engager une quelconque procédure armée. Seul l’apport de preuves conséquentes ou un flagrant délit permettait l’usage de notre armement en zone protégée, d’autant qu’à ce moment je redoutais les bavures par peur de perdre mon rang. Enfin, en dernière page il avait un morceau de rapport qui retint sans détour mon attention. Il y a de cela seulement quelque jours, un meurtre dans le district résidentiel de Penjoie avait fait sensation auprès de la population et moi-même m’en tenais informé. La victime, âgée de la quarantaine était réputée pour ses caravanes surprotégées, s’étant fait un nom parmi le transport de marchandises entre les villes Korruliennes. Même les Forbans ne s’aventuraient guère à plus d’une ou deux cargaisons lors des déplacements nocturnes…
Les détails de la mort n’étaient en aucun cas indiqués, le rapport figurait en revanche quelques indices ; un témoin oculaire affirme qu’une jeune femme aux cheveux bruns et longs était responsable du meurtre. L’on découvrit également plus tard que l’essentiel de ses cargaisons transportaient de grandes quantités de stupéfiants, parmi celle qui m’intéressait. Bien que son passage parmi les contrôles douaniers reste un mystère, il était évident que mon point de départ serait cet assassinat. Il me fallait retrouver la femme en question –probablement une catin intoxiquée venue lui extorquer de l’or ou sa marchandise– ou dépister les associés de la victime pour avoir une meilleure compréhension du réseau. Car il ne fallait pas se leurrer, je n’étais guère avancé.
Dans cette enquête, une poignée de soldats avaient été mobilisés pour me seconder ; je n’en connaissais aucun, ce qui était autant une bonne que mauvaise chose j’imagine.
Me redressant, j’aperçus un miroir dont le reflet me renvoyait une mine bien sombre pour un soldat promu. Il n’en reste que la vérité ne pouvait être plus clair, cette mission n’avait que pour seul but ma démise. Ou plutôt, il conviendrait de parler d’épreuve. Oui, car aussi fraîchement nommé, il était compréhensible de m’essayer à des taches plus légères avant de m’envoyer dans les sables. Et en toute franchise, cette vérité me brûlait l’intérieur de rage et de frustration.
Malheureusement, je n’eus le loisir de déverser ma colère sur le premier objet venant… car j’avais un rendez-vous avec ma nouvelle équipe céans, afin de discuter d’un débriefing. « Prometteur ».
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