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Posté dans Liberté   - Lun 9 Juin 2014 - 13:24

Trois jours... Trois foutus jours que Jaasau avait foutu le camp et laissé la capitaine de la Nuée avec sa rage et son amertume. Trois jours qu'Aleera ruminait seule dans son coin après avoir quitté Vanylle à l'aube. La Nuée ardente avait écumée grand vent sans trouver de proie à se mettre sous dent, chose qui n'avait pas aidé Aleera à calmer sa colère.... Elle ordonna le retour à Vanylle, une seule envie... Être seule, boire, manger et dormir... Se vider l'esprit de la façon la plus simple qui soit. Comme toujours, l'Insoumise attendit que la nuit tombe et que le vaisseau soit totalement désert pour montrer le bout de son nez. Les quais étaient toujours plus calme que le reste de la ville, pourtant elle recherchait le bruit, sans attendre, elle se dirigea vers la première taverne, la même où elle avait été avec Jaasau. Las et mélancolique, la belle s'assit à la même table et resta là, dans la pénombre à fixer les pirates qui chantaient, se battaient, consommaient sans compter.

Ce fichu vide en elle... La serveuse s'approcha et Aleera commanda simplement une assiette de viande... Comme ce soir là. Elle ne pouvait pas s'empêcher de reproduire les mêmes gestes... Tout recommencer, voir où avaient été ses erreurs. Mais ce ne fut pas dans les gestes, pas dans ses actes... Au fond d'elle le capitaine savait que ses mots et ses mensonges avaient à eux seul brisé tout espoir de se lier à Jaasau. Le repas lui fut apporter avec une boisson et l'Insoumise saisit la chope, la leva en fixant la place vide face à elle et murmura.

« A la tienne, Baron. »

La chope rejoins ses lèvres et l'alcool fut rapidement engloutit avant que son cul ne vienne heurter la table. Aleera souffla et mangea sa viande en silence, jetant par instant quelques regards vers la secondes chaises, comme si elle allait se réveiller d'un mauvais rêve et que sa Bête noire serait là à partager un repas avec elle, dans la bonne entente, le calme... Comme si rien de tous cela n'était arrivé. Mais le silence demeura et la solitude se fit oppressante. Presque douloureuse. Pourquoi avait-elle fait ça à la seule personne qui avait vraiment voulu la voir tel qu'elle était ? Pathétique. Aleera repoussa son assiette avec dégoût, l'appétit coupé par ses sombres pensées et jeta quelques pièces sur la table avant de se lever et de sortir.

L'alcool but trop vite commençait déjà à faire effet. Un léger vertige saisit la capitaine alors qu'une pluie torrentiel se déversa brusquement sur Vanylle. Le froid de la pluie la fit frissonner mais la femme ne perdit pas de temps, s'avançant de nouveau sur les quais jusqu'à son vaisseau. Pendant un instant, elle fixa le puissant navire à l'allure bestiale, sans même faire attention à celui qui était juste en face. Lentement, la capitaine monta à bord de son vaisseau, glissant ses doigts sur le bord du bastingage qu'elle caressa affectueusement... Un doux sourire se dessina sur ses lèvres, léger mais sincère puis elle s'avança sur le pont vide de toute présence et ferma les yeux. C'était ça qu'elle aimait le plus... Sa liberté. La belle brune leva le visage et ferma les yeux en basculant la tête en arrière et plaqua ses longs cheveux sur son crâne. La pluie... Le vent... Le calme et en même temps le bruit au loin des taverne bomber de monde...

« Liberté.... »


Elle sourit puis rit. Au début discret... Puis moins. Un rire franc, amusé, enjoué. La femme leva les bras, ouvrant les mains et pivota sur elle même avant de rire à nouveau et s'écrier avec force.

« LIBERTEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! »


Son cri avait probablement était entendu jusqu'au delà des quais. Aleera pouffa et laissa retomber mollement ses bras le long de son corps, son sourire s'effaçant lentement jusqu'à ce que son visage retrouve une expression froid et triste. Un cours moment de bonheur qui venait de disparaître aussi vite qu'il était apparut.
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Posté dans Re: Liberté   - Lun 9 Juin 2014 - 13:59

La tranquillité relative de son vaisseau. Voilà de quoi il avait eu besoin. Retrouver le bruit des matelots. Son bastinage, à l’avant du navire, sur lequel il aimait regarder passer les gens sur les quais, dissimulé dans l’obscurité nocturne. Là bas, personne ne venait l’ennuyer. Il pouvait réfléchir à loisir, penser à ses futures danses. A elle, aussi. Son regard se porta sur les ruelles de Vanylle. Où était-elle actuellement ? Il ne savait pas. Tant qu’elle allait bien -et vu son caractère c’était sûrement le cas-, ça allait pour lui. Elle était comme lui, n’avait besoin de rien ni personne pour vivre. Ou ôter la vie, d’ailleurs.

D’une impulsion, comme il y a quelques jours, il se laissa porter par un cordage sur les quais. A ce moment, il avait une rencontre qui aujourd’hui, le marquait encore un peu. La capitaine de la Nuée Ardente. Il s’était dit un bref instant qu’aucun homme sain d’esprit n’aurait osé se comporter de pareille manière avec elle en voyant les faveurs qu’elle lui faisait. Tant pis. Il n’était pas sain d’esprit, c’était de notoriété publique, même au sein du Pourfendeur des Vents, beau repère de psychopathe. Ce qu’elle avait fait… Non, il ne pouvait rester. Leurs idéaux différaient totalement, sa manière d’agir mensongère et trompeuse… Jaasau était un homme vicieux. Terriblement vicieux. Lui tourner le dos était la pire chose à faire, si celui-ci était d’humeur à décrocher des têtes. Mais il ne mentait pas. Déjà parce qu’il ne parlait que très peu, et ensuite car il ne voyait pas l’intérêt de le faire.

Sous le coup d’une pulsion, qu’il regretterait peut-être par la suite, il se dirigea vers cette taverne, pile en face des quais en fait. Ils avaient mangé là-bas, discuté, puis la fille de Yöeust avait eu droit à un orage, déchaîné par Jaasau. Par contre, il ne s’attendait pas à la voir une seconde fois là bas, en trois jours. Un capitaine avait plus tendance à rester sur son vaisseau. Sorcor n’en était pas descendu depuis des années. Même pendant les assauts, ou pendant les pauses dont il disposait, il passait par ses seconds et lieutenants pour donner des ordres. Même à quai, oui. Cet homme était un mystère des plus opaques. L’équipage faisait avec.


Quand il entra dans la taverne… S’ensuivit un silence de plomb brutal. Net, précis. Les clients réguliers et les tenanciers ne l’avaient pas oublié. Bien au contraire. Au bout de quelques secondes, quelques bribes de paroles reprirent. Il en saisit quelques uns au vol. Ah. Alors comme ça elle était passée. Une envie de revivre sa soirée ? Ce qu’elle avait fait ne suffisait pas, il fallait qu’elle s’en nourrisse via ses souvenirs ? Il lâcha un soupir méprisant, puis fit finalement demi-tour. Il serait mieux ailleurs. Chez elle. Ou sur son vaisseau. Peu importe, lui n’avait pas envie de revivre cette soirée ni d’entendre de parfaits inconnus la lui faire revivre.

Quand il sortit, il entendit, le bruit étouffé par le brouillard nocturne commun à Vanylle et les bruits à l’intérieur, un cri. La voix, bien que modifiée par une quelconque substance et par la distance, était reconnaissable. La sienne. Se donner en spectacle était une vraie vocation, se dit-il en soupirant.

Reprenant sa marche, il se dirigea vers les quais. Il voulait voir la silhouette de la Nuée, effilée, élégante, et celle de son propre vaisseau. Massif, ténébreux, immobile. Mort. Il esquissa un petit sourire. Voir ce navire porteur de malheurs lui inspirait un certain sentiment de fierté. Il leva les yeux, et aperçut une silhouette, accoudée au bastinage. Merde. Il baissa immédiatement le regard, espérant que l’éclat topaze de ses yeux, luisant même dans l’obscurité, était passé inaperçu.
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Posté dans Re: Liberté   - Lun 9 Juin 2014 - 14:23

Le vide fut bien remplit par une nouvelle montée d'angoisse. Aleera détestait ça... ce trop pleins d'émotion qui lui faisait tourner la tête. Si seulement elle avait put oublier cette histoire malsaine, passer à autre chose... Mais non, elle n'y arrivait pas. La rencontre avec Jaasau l'avait durement marqué, en bien... La femme se remettait en question, c'était une bonne chose en soit, dommage que cela la faisait tant souffrir. Appuyé au bastingage, la ténébreuse profiter du calme de la nuit... Ce fut l'arrivée d'une silhouette qui attira son attention. Bine que se fondant parfaitement dans la pénombre, Aleera put la reconnaitre au premier coup d'oeil... Jaasau.

Le coeur de la capitaine loupa un battement en voyant le pirate. Elle se redressa alors que lui baissait le regard, évitant le sien. La réaction du Baron lui fit encore plus mal que le souvenir qu'elle avait de lui... Non, elle ne pouvait vraiment pas laisser les choses ainsi... Cet homme méritait mieux que ce qu'elle lui avait fait subir et puis la culpabilité devenait vraiment insupportable. Aleera s'empressa de courir jusqu'au ponton et s'écria.

"Baron!"

Elle descendit du vaisseau et s'approcha, s'interposant entre l'homme noir et le pourfendeur. Le souffle difficile, Aleera leva les mains en signe de paix... Avec lui tout pouvait arriver et il était cruciale qu'il voit qu'elle n'était pas là pour lui jouer un mauvais tour cette fois.

"Je..."


Par où commencer ? Comment ? Voilà bien des années que la capitaine ne rendait plus de compte à personne. S'excuser ne faisait plus partit de son vocabulaire et la peur de se faire rejeter une fois encore lui donnait la nausée.

"Je sais que je suis la dernière personne que tu as envie de voir... Mais écoutes moi. S'il te plait, écoute moi... Baron..."

La femme se lécha les lèvres, sa bouche était terriblement sèche. Elle avait rarement été dans un tel état d'anxiété mais ce qui était le plus troublant c'était son regard... Il avait perdu de sa durement, de sa sournoiserie pour ne laisser d'une lueur de tristesse, de fatigue. Cette fois, plus moyen de mentir, elle aurait beau essayer, son regard parlait pour elle.

"Je suis.... Désolé. Sincèrement... Je m'en veux... Je n'aurait pas dû agir comme ça avec toi. C'était vraiment... Mal. Dégoutant même. Jaasau... je t'en supplie... Pardonne moi."

Aleera reprenait son souffle. Abaissant les mains, elle laissa tomber ses bras le long de son corps. La ténébreuse semblait exténuée, harassée comme si cela faisait des jours qu'elle n'avait pas dormit.

"Donne moi une seconde chance... Je ferais tout ce que tu veux... Tu as ma parole cette fois. Plus de mensonge... Je laisse tomber, tu es trop fort pour moi."
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 4:39

Il aurait du se douter qu’elle ne le laisserait pas filer sans rien dire. Après tout… Il soupira, quand elle se plaça devant lui, coupant sa retraite entamée. Il ne voulait pas avoir affaire à elle. Les menteurs et les trompeurs avaient leur monde bien à eux, qu’ils y restent et laissent les gens loyaux et honnêtes dans le leur. Il se promenait. Oui, il aurait mieux fait de rester sur le Pourfendeur, ou d’aller la voir. Cependant… Ce qu’elle dit le fit réfléchir, un minimum. Il ne pouvait pas être sûr de tout ce qu’elle avançait, évidemment. Garder le scorpion bien en vue, souviens-toi. Déceler sous les paroles douces la piqûre mortelle du dard. Ce qui n’était pas si simple. Il ne déchiffrait pas forcément bien les émotions, mais elle avait l’air vraiment bouleversée.

«Tu es capitaine. D’un grand vaisseau, renommé. Qu’est-ce qui te pousse à aller voir un simple gabier, dont la seule vocation n’est que de danser avec Elle le plus longtemps, le plus rapidement, le plus passionnément possible ? Peu de choses ont pour moi autant de saveur que ça. Alors explique-moi.»

Il n’avait pas tort après tout. Il n’était que sous officier sur le Pourfendeur. Il n’était pas Cynydd, lieutenant, ou même Sorcor, homologue masculin d’Aleera. Un intérêt pour lui était à son sens bien plus logique. Et il trouvait même carrément anormal qu’une femme avec des moeurs aussi étranges vienne jusqu’à lui présenter des excuses. C’était… Bizarre. Lui ne s’excusait que très rarement. Et encore, certainement pas à des matelots de grade inférieur. Il l’observait ainsi fixement, essayant de saisir le sens de ses mots, et surtout de ses actes. Des hommes elle devait en avoir tout le tour du ventre, pourquoi lui en particulier ?

«Te pardonner ? Tu as juste échoué à un test idiot. Ça arrive à tout le monde. Tu ne m’as pas fait de mal. La seule chose que je peux te reprocher, c’est d’avoir essayé de me détourner d’Elle, alors que je lui ai juré une fidélité éternelle. Mais je me suis repris à temps. Tes excuses ne me sont pas plus utiles qu’un couteau émoussé.»


Il lâcha la poignée de son coutelas, qu’il avait saisi par réflexe en la voyant arriver. Il ne comptait pas la tuer, mais se préparait à tout. La méfiance était clairement présente et déchiffrable dans ses yeux mordorés. Quant à la seconde chance qu’elle lui demandait…

«Je ne vois pas pourquoi j’accepterais. Je ne vois pas non plus pourquoi je refuserais. Alors fais ce que tu veux, si tu estimes avoir quelque chose à prouver. Mais je ne garantis aucun résultat. Je ne comprends même pas ce que tu entends par là.»
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 4:55

Une impasse.
Le baron mentionna la différence de grade, allons bon, il ne s’agissait pas de cela. Ce n'était pas un capitaine qui s'adressait à un matelot mais une femme à un homme et qui tentait de racheter une conduite malsaine. Aleera secoua doucement la tête et souffla simplement.

"Jaasaa... Ce n'est pas le capitaine qui s'adresse à toi, ni même la fanatique... C'est la femme... Tu comprends ? celle que tu voulais voir et que j'ai refuser de te montrer."

Encore ce Elle... Mais qui était-ce donc à la fin ? A aucun moment la capitaine n'avait essayer de le détourner de quoi que soit, elle avait mentit pour se protéger elle même. Ainsi il n'y avait pas de pardon, ce n'était qu'un vulgaire test auquel elle avait bêtement échoué. Aleera se sentit encore plus mal à l'idée de faire preuve de faiblesse alors que tout cela n'avait au finale, aucune importance. La pluie redoubla d'intensité et la ténébreuse un passa une main sur son visage ruisselant d'eau, ses cheveux collé à sa peau et pour se faire entendre au delà du vacarme de la pluie, elle dû hausser la voix.

"Je n'ai rien à prouver Jaasau.... Mais je reconnait mes tords. J'ai mal agit avec toi, mais j'avais une raison de le faire. Je ne dis pas que c'était une bonne raison... Tes paroles ont eu un impact sur moi... Elles m'ont fait ouvrir les yeux... Tu as réveillé chez moi quelque chose que j'avais enfouie il y a bien des années Baron. Et ça fait. Vraiment très mal... Mais c'est un mal nécessaire, n'est-ce pas ?"

Plaqua ses cheveux sur son crâne, elle continua de le fixer, la respiration haletante. Aleera avait bien du mal à trouver les mots pour s'expliquer, solitaire et généralement pue bavarde, elle n'avait jamais éprouvé le besoin de se justifier de quoi que ce soit.

"Je veux te montrer, que je ne suis pas juste un digue qui se livre à des rituels macabre et sanglant, pas juste une femme qui vogue sur grand vent à la recherche de vies à arracher. Quant tu as fait le vœux de vouloir me connaitre tel que je suis... J'ai été tellement surprise, je ne m'attendais pas à cela. J'ai paniqué, voilà des années que je ne vis que des rumeurs qui ont forgé mon image... Cette peur irrationnelle dont j'ai fait preuve... Je ne la laisserais pas me dominer une seconde fois."


Déterminée, la femme s'approcha d'un pas, hurlant un peu moins pour se faire entendre et plongea son regard ocre dans celui doré du Baron noir.

"Si tu veux toujours voir cette femme Baron... Alors viens moi. Pas de vaisseau, pas de taverne... Là où je t'emmène, il n'y a que le fantôme d'une vie passé, là où je t'emmène... C'est là que j'ai laissé mon humanité et que j'ai enfermé la femme que je suis.... réellement."
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 8:13


Voilà qu’il ne savait plus quoi faire. Il était vraiment à un cheveu de la planter là sans répondre et retourner sur le Pourfendeur. Il n’arrivait vraiment pas à intégrer son opiniâtreté.

«Qu’est-ce que la façon dont je te vois peut te faire ? Sincèrement, j’ai du mal à piger. Combien d’hommes as-tu connu ? Combien de femmes ? Et auprès de combien es-tu allée t’excuser de tes actes illusoires ? Pas des masses j’en suis persuadé. Alors pourquoi moi, un parmi tant d’autres ?»

Finalement, il céda. Pas pour lui, mais plutôt pour en finir. Si ça se trouve, après tout, elle n’était pas si mauvaise. Et généralement quand le Pourfendeur décollait, il ne revenait pas pendant des mois, parfois des années. Il n’aurait plus à se soucier d’elle quoi qu’il arrive si ce cas se représentait.

«Je te suis. Mais je t’ai à l’oeil et au moindre mensonge, je disparais définitivement.»

Il soutint son regard. Oui il acceptait. La méfiance resta bien ancrée cependant, ainsi que le doute. Il n’avait cure de savoir ce qu’elle allait lui montrer, tant qu’il s’agissait de quelque chose d’authentique. Il soupira, et désigna les rues de Vanylle en silence, lui indiquant qu’il la suivait. Et qu’elle se dépêche, car si ça ne montrait aucun intérêt, il lui en voudrait de lui avoir fait perdre son temps. Mais également, qu’elle en profite. Jaasau était quelqu’un d’excessivement rancunier. Les torts subis, il n’en oubliait aucun, surtout dans ce genre de cas. Le fait qu’il la laisse faire ce qu’elle voulait et effectivement, tenter de rattraper le coup après la soirée désastreuse des derniers jours, c’était parfaitement exceptionnel.
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 8:30

Des hommes et des femmes, oui elle en avait connu beaucoup et aucun d'entre eux n'avaient jamais eu d'excuses pour quoi que ce soit. Mais les gens qui savaient se démarquer ça ne courraient pas les rues. Mais ce démarquer ne faisait pas tout... Loin de là et Aleera se contenta de répondre.

"Je te l'ai dis, tu es différent."

Inutile d'en dire plus. Une fois l'accord de Jaasau donné, la femme pivota sur elle même et se mit en route, marchant rapidement à travers les rues étroites de Vanylle. Brusquement, un puissant éclair zébra le ciel suivit d'un grondement terrifiant... Ce soir le ciel était en colère, voilà qui n'aidait pas à installer une ambiance chaleureuse entre les deux pirates. Après de longue minutes de marche dans le silence le plus dérangeant qui soit, c'est dans un quartier mal famé et pauvre de la cité pirate qu'Aleera fit une halte. Le mauvais temps avait fait que peut de gens trainait dans les rues et seule une femme recroquevillé dans un coin observait les deux pirates, tendant une main dans l'espoir d'avoir une pièce. Aleera s'arrêta, sortit un galion d'or de sa bourse et la jeta vers la mendiante qui la remercia chaleureusement puis la capitaine tourna au coin d'une rue pour s'engouffrer dans une plus étroite encore. Une seule porte...

"Nous y sommes."

Comme pour le vaisseau, Aleera glissa ses doigts dans son corsage pour tirer sur une petite chaine à laquelle était accroché une clé de fer. Elle la retira et la glissa dans dans la serrure, déverrouillant la porte qui n'était vraiment pas grande. Même Aleera dû se baisser légèrement pour s'y engouffrer. La maison ne comportait qu'une pièce, toute fait de pierre et de bois, on y trouvait un lit dans le fond, une cheminée, avec une table et trois chaises ainsi qu'une vieille étagère remplit de bibelot divers et variés. Pour finir une petite comode non loin du lit. Frigorifiée, la pirate se frotta les mains et s'approcha de la cheminée, y jetant du bois puis s'empressa d'allumer le feu ce qui eu pour effet d'illuminer la pièce et de la réchauffer. La capitaine se pencha doucement, saisissant sa longue chevelure et l'enroula sur elle même pour l'essorer tout en fixant Jaasau et souffla.

"Bienvenue chez moi Jaasau... Mon vrai chez moi."

Elle s'approcha de la commode et l'ouvrit, sortant deux serviette et en donna une au pirate avant de lâcher.

"C'est l'endroit où j'ai grandit... Cette maison était celle de ma mère... C'est là que Thédorl venait la rejoindre. Inutile de te dire qui il était... Son nom est suffisamment connu..."

Se séchant rapidement, la ténébreuse s'approcha de l'étagère et y prit un panier en osier et le déposa sur la table avant de prendre un torchon enrouler et de faire de même.

"On a de la chance, Miska est passé... Elle a dû voir le vaisseau à quais..."

Prenant place sur une des chaises, la femme ouvrit le torchon et délivra un énorme morceau de fromage puis en coupa plusieurs tranche avant de se saisir d'un bout de pain dans le panier et commença à manger.

"Sert toi, ce n'est pas grand chose... mais c'est toujours mieux que de rester le ventre vide. Pour info, Miska est une vieille femme du quartier, elle était amie avec ma mère, elle s'occupe de la maison quand je ne suis pas là. Bine Baron, reprenons depuis le début..."

Elle mâchouilla sagement et avala avant de prendre appuie sur la table et de le fixer calmement.

"Que veux-tu savoir exactement ? je suis prête à parler, à me montrer sous mon vrai jours mais je ne sais pas par où commencer, tu vas devoir m'aiguiller un peu... Poses moi tes question et j'y répondrais honnêtement."

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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 8:55

Il la suivit. Marchant sans faire attention à ce qu’il se passait autour de lui, gardant juste Aleera bien en vue. Comme toujours, c’était en retrait qu’il était, environ deux mètres derrière, ne s’occupant de rien d’autre que de ses pieds qui avançaient invariablement, au même rythme. Il leva les yeux, apercevant dans les cieux une fourche lumineuse, puis un éclat sonore qui lui fit vibrer les oreilles. L’ombre d’un sourire passa sur son visage. Il faisait le même temps ce jour là. Mais le contexte était radicalement différent. Aujourd’hui il venait pour apprendre qui Aleera était vraiment, sous ses faux airs de sorcière vénéneuse aux allures de séductrice fanatique. Autant dire qu’il n’était pas rendu, et qu’il se demandait toujours si ce qu’il faisait était une bonne idée.

Il haussa un sourcil quand il vit ce que la capitaine fit. Voyant l’état de la vieille dame, il aurait sûrement pris l’initiative d’abréger ses souffrances plutôt que de lui donner un argent qui allait certainement servir à payer un peu à manger et ensuite, de l’alcool, rendant l’investissement parfaitement inutile. Mais elle faisait ce qu’elle voulait, après tout.

«Bien petit pour une Capitaine...»

Il prit la serviette qu’elle lui tendait, et la posa immédiatement sur la table. L’attention était fort appréciable, mais il se moquait totalement d’être trempé ou non. Au contraire, la sensation de l’eau gouttant de ses mèches sombres dans son dos, sur son visage, sur son corps, il appréciait. Un plaisir simple dont il préférait profiter pour le moment. Et vu la chaleur dégagée par le feu, il sècherait assez vite pour ne pas tomber malade.

Il prit une chaise, et posant ses pieds sur le fessier, s’assit sur le dossier. Toujours hors des convention, il n’avais pas non plus envie de reproduire la situation qu’il y avait eu dans cette taverne, l’autre soir.

«Je n’ai pas faim, merci.»

Ce qui était vrai. Quand on lui offrait quelque chose dont il n’avait pas envie, il le refusait simplement. Si on lui proposait à boire et qu’il n’avait pas soif ni envie de s’abreuver avec de l’alcool, il refusait. Pareil pour la nourriture. Il n’était pas vorace, et mangeait le strict nécessaire pour maintenir son corps en forme : aussi souvent et varié que possible, mais en quantités raisonnables. Vu que ses temps ci il ne pouvait pas se dépenser tout son soûl, il mangeait très, très peu.

«Les questions… Je ne sais pas. L’autre soir je voulais te voir telle que tu étais. Maintenant je ne sais pas si je le veux vraiment. Pas après ce que tu as pu me montrer. Tu as un fiel parfaitement répugnant qui recouvre chaque recoin de ton âme. Tu n’es que mensonge et tromperie. Tu séduis, puis détruis. Alors… Explique moi pourquoi. Pourquoi une capitaine doit avoir peur de se montrer sous son vrai jour, alors qu’elle dirige un des équipages les plus connus et craints de Grand Vent.»

Le jugement de Jaasau et ses constats étaient brutaux, sans appels, impitoyables. Autrement dit, extrêmement blessants si on ne connaissait pas son franc parler naturel. Quand il pensait quelque chose, il le sortait tel quel, à elle de faire avec. Ses yeux, plus ternes que d’ordinaires, restaient cependant très vifs, et braqués sur ceux d’Aleera. Il guettait le moindre signe de malhonnêteté.

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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 9:26

Pas faim ? Tant mieux, cela en ferait plus pour elle. La belle haussa les épaules et se saisit d'un autre bout de fromage. Voilà une chose qu'ils avaient en commun, leur appétit d'oiseau. Aleera avait prit l'habitude de manger le strict nécessaire, c'était sans doute pour cela qu'elle était si mince pour sa taille. Assise de façon particulière, le Baron attira le regard de la capitaine avant de lui poser ses premières questions. Questions légitimes qui revenait donc à cette foutu soirée trois jours avant. La ténébreuse se cala sur sa chaise et croisa les jambes, fixant le pirate et murmura.

"Je n'aie pas toujours été comme ça... En réalité... Je ne suis pas comme ça."

Elle baissa le regard et fixa les flammes dans la cheminée, cherchant de quelle façon elle pouvait expliquer cela à Jaasau sans rendre son explication barbant.

"Les gens croient que je déteste les hommes..."
Elle eu un rire soufflé en remuant sur sa chaise. "Mais la vérité... C'est que j'ai peur des hommes. Ma mère était l'amante de Thédorl, elle en était amoureuse... Son seul désir était de rester avec lui, de voguer à travers grand vent avec la Nuée. Il le lui promettait à chaque fois, qu'un jour il réaliserait son rêve... Et puis un jour, ma mère lui a annoncer qu'elle était enceinte... Elle a cru que ce serait suffisant, mais ce ne fut pas le cas, Thédorl à prit la fuite, il n'est jamais revenu."

Un long soupir passa ses lèvres et la capitaine posa son regard sur le pirate avant de sourire faiblement.

"J'ai vu ma mère dépérir pendant dix ans... Quant elle est morte je me suis retrouvé seule. On m'a chassé de cette maison et j'ai vécu plusieurs mois dans la rue. Un jour j'ai entendu dire que la Nuée cherchait des gens pour son équipage. Je me suis rendu sur place et me suis présenté à Thédorl comme étant sa fille. Il m'a emmené avec moi, mais il était déçu.. quitte à avoir un mioche, il aurait préféré un garçon, vois tu..."

Elle rit et baissa de nouveau le regard.

"J'ai vu ce que l'amour provoque. J'ai peur de vous les hommes parce que j'ai peur de finir comme ma mère. Affaiblis, réduite à l'état de légume, enchainé à une vie misérable. Je prône le pouvoir des femmes, qu'elles soient l'égale de l'homme... Mais au fond de moi je sais que c'est faux. Parce que votre véritable pouvoir, c'est ça Jaasau... Vous servir de nous comme jouet, être vos esclaves sexuel... Dès l'instant où une femme éprouve de l'affection, elle brise sa liberté."

Se levant, la ténébreuse s’approcha de la cheminée, tendant les mains pour se réchauffer et ajouta avec un peu plus d'entrain.

"En ce qui concerne le rituel... Ce n'était qu'une mise en scène. Je crois en Yöeust, réellement mais... Je ne m'amuse pas à... Sacrifier je ne sais qui ou faire je ne sais quoi pour les beaux yeux de mon dieu. Je suis une pirate, mon quotidien c'est la mort... me tourner vers Yöeust me semblait... Plus logique. Mon premier abordage a été un vrai massacre... Mais, on avait pas vu qu'il restait un homme caché, il a réussit à rejoindre Vanylle, décrivant le massacre qu'on avait perpétré sur le navire de son capitaine... Et c'est là que les choses ont réellement commencé. Cet homme avait perdu l'esprit, criant à qui voulait l'entendre que la nuée était guidé par une femme aussi démoniaque que Yöeust... Très vite la rumeur à tourné dans Vanylle et même au delà... Cette rumeur est devenue une légende qui a façonné un personnage contre mon gré. Alors j'ai décidé d'en jouer. Cela était aussi un bon exutoire, une façon pour moi de mettre sous clé mon humanité, faire taire ma faiblesse... Imposer ma propre crainte à ceux que je craignais."

Pivotant elle fixa le pirate et haussa doucement les épaules avant de revenir vers la table et souffla.

"Au début je pensais que c'était une bonne chose et puis... Avec le temps j'ai commencé à me perdre dans ce personnage qu'avait forgé les pirates de Vanylle. Alors j'ai continuer, me disant que de toute façon ça ne pouvait de mal à personne... En réalité, si... c'était à moi que je faisais du mal. J'ai peur de perdre cette liberté, peur que l'on découvre qu'au finale, je suis une femme comme une autre avec ses forces, ses faiblesses, ses désirs. J'aurais du trouvé un juste milieu entre la capitaine cruelle et la femme... je ne l'ai pas fait... A présent j'en paye le prix Jaasau. C'est... pathétique. Mais c'est comme ça... Je suis peut être cruelle, parfois vicieuse... Mais je reconnais toujours mes tords... et quand j'ai tords, je ne suis pas du genre à rester les bras croisés, dès le moment où je suis en mesure de réparer mes erreurs je le fait."

Toujours en fixant le pirate avec humilité, après s'est ainsi confié et ouverte à lui, Aleera murmura simplement.

"Voilà, maintenant tu sais la vérité... je n'aie rien d'une femme démoniaque. Je suis juste... Un être pathétique qui tremble devant les hommes... Tu me demandais pourquoi toi... Et je te réponds, parce que tu es différent. Parce que tu n'a pas chercher à me soumettre, tu m'as respecté Jaasau... et aussi loin que je me souvienne, c'est le plus beau cadeau qu'un homme ne m’aie jamais fait."
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 11:38

Il écouta attentivement. Parce qu’il avait dit qu’il la laisserait faire, il mit toute sa concentration à disposition et nota chaque mot, chaque expression sur son visage. Il avait cependant un peu de mal à intégrer que la capitaine de la Nuée Ardente soit une femme comme ça. Pour lui, un capitaine se devait d’être fier, indomptable, fort mentalement aussi bien que physiquement. Dans le cas de la Nuée, il pensait plus qu’elle serait d’une indépendance totale, plutôt qu’une femme bernée par les hommes, et dissimulant sa peur derrière un masque fourbe et trompeur. Mais il ne dit rien, attendant qu’elle finisse sa longue tirade, puis se décida à réagir.

«Tu es vraiment étrange. Je pensais… je ne sais pas. Sans m’attendre à quoi que ce soit, je n’aurais jamais imaginé tout ça. Si quelqu’un te fait peur, écrase cette terreur. Si quelqu’un t’a trahi, fais-le lui payer. Qu’importe les faiblesses qu’on a. Il suffit de les cacher, sans forcément se plonger dans une fange d’illusions morbides destinées simplement à détourner l’attention de sa vraie personne.»


Il se leva, mal installé à force, et alla se réchauffer près de l’âtre. Il revint ensuite vers le centre de la pièce. Il n’en avait pas fini.

«Et si la mort semble être si attirante pour toi, il est complètement idiot de passer par un intermédiaire, alors que son essence se trouve sous tes yeux. Yöeust ? Un conte pour gamins, inventé pour qu’ils se couchent tôt le soir. Les malins ? Réaction à la malchance et au désarroi des hommes qui ne savent ni où ils vont, ni pourquoi. Toi aussi tu as été bernée par ça. Croire en Vama, Ruyn, ou Yöeust, c’est la même chose. C’est cracher sur son indépendance et sa liberté. Les pirates ne devraient croire en rien d’autre qu’eux même, et la force des choses qu’il font ou qui les dirige. Mais certainement pas un dieu inconnu, dont les actes, les préceptes, la présence, ne sont que des foutaises inventées par des illuminés. Là dessus je te pensais plus éclairée.»

Jaasau était parfaitement sincère avec elle. Ses propres croyances étaient l’illustration parfaite de ce qu’il venait de dire. Il ne croyait en rien d’autre qu’en lui, et la “force des choses” était, bien qu’éthérée et nébuleuse, voire même totalement immatérielle, bien réelle et présente partout où la vie existait. Oui, c’était Elle, celle dont Jaasau parlait tout le temps, celle pour qui il ne tarissait pas d’éloges, la seule “personne” qu’il craignait et aimait en même temps. Mais ça n’était ni un Dieu, ni quoi que ce soit d’inventé par l’homme. C’était une force absolue et terriblement réelle.

«Pourquoi ne t’aurais-je pas respectée ? Même les insectes misérables que j’écrase sur le Pourfendeur, pendant les abordages, ont droit à du respect. Et malgré ton attitude, il semblerait que tu ne me voulusses aucun mal. J’vais pas te jeter la pierre, je me contente de constat, et d’essayer de te comprendre. Quand ce que je vois me plais pas je le dis. Quand je vois quelque chose qui me plaît je le dis aussi. Et j’ai jamais eu l’intention de te soumettre, c’est complètement stupide. Ca ne m’apportait rien, et à toi non plus. Je suis un pirate, mais je suis pas du genre à aller réduire en esclavage une femme parce qu’elle est jolie ou que j’ai envie d’elle et de me l’accaparer. Ta peur des hommes est parfaitement irrationnelle d’ailleurs, justement à cause de ça. Tu aurais pu simplement leur montrer, comme le dit ton nom, que tu es l’Insoumise. As-tu peur de quelqu’un quand il essaie de te tuer ? Non, tu répliques. Ici c’est pareil.»
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 12:41

Étrange ? Ça c'est sur elle l'était. Aleera eu un léger sourire en fixant le Baron qui se levait de sa chaise. La femme le suivit du regard et pouffa de rire lâchant.

"Écraser ce qui me fait peur ? Allons bon, je devrais tuer tout les hommes et tu te retrouverais seul entouré de femmes, Jaasau..." Elle fit une pause et lâcha plus sérieusement. "Et ne t'en fait pas, ceux qui me trahissent me le paie toujours, je ne laisse rien au hasard Jaasau, j'ai beau être une femme avec beaucoup d'émotions refoulées, je n'en reste pas moins la digne fille de mon père et un excellent capitaine. D'ailleurs, sais-tu comment Thédorl est mort...?" Nouveau sourire sournois, lueur cruelle dans le regard. "J'ai empoissonné tout son équipage, lui avec... et avant même que le poison ne le tue, je l'ai jeté par dessus de la bastingage."

Voilà au moins qui était clair, net et précis. Beaucoup d'émotion parfois contradictoire mais femme forte et cruelle avant tout. Quoi qu'il en soit et malgré ses révélations, il n'était pas bon de sous-estimer Aleera. Elle restait ce qu'elle était, un grand capitaine avant tout. La suite annoncé par Jaasau en revanche, la fit durement réfléchir. C'est vrai ça, pourquoi s'embêter avec des divinités alors qu'elle avait la force et le pouvoir de prendre tout ce qu'elle voulait. Ici bas, elle était puissante, son vaisseau était craint de tous et son nom était devenu une légendes en une courte décennies. Fixant le feu avec un air absent, Aleera retint son souffle. Mais elle aimait Yöeust, ses croyances faisaient partit d'elle, on ne pouvait pas abandonner du jour au lendemain tout ce en quoi nous croyons. En revanche, elle pouvait cesser de se cacher derrière son Dieu... Croire en lui mais ne plus se servir de lui comme bouclier comme la femme lâche qu'elle avait put être trois jours avant.

La suite fut toute aussi surprenant, quand Jaasau expliqua qu'il n'avait aucune  raison de ne pas la respecter, Aleera pivota le visage et le fixa d'un regard brûlant. Cet homme savait trouver les hommes... Un don qui pouvait faire le bien ou le mal, dans les deux cas, très utile. Par chance, pour la capitaine ces mots furent libérateur. C'était bon de voir un homme qui savait comme parler à une femme, quelqu'un qui la comprenait si bien.

"Tu as raison Jaasau... Je le pense tu sais. C'est tout de même incroyable cet vivacité d'esprit dont tu fais preuve... Tu comprend si bien les gens. D'où cela te vient-il ? tu as toujours été comme ça...? N'est-ce pas... Gênant parfois ?"

La femme se baissa et tira de sa botte un couteau. Se redressant, elle jongla avec la lame et jetant un regard déterminé à Jaasau, elle souffla.

"Fini de se cacher... Je ne renoncerais pas à mon dieu... En revanche, je ne m'en servirais plus pour me cacher. C'est fini... A présent les gens sauront qui je suis... Fini la fausse catin des quais... Les gens trembleront en me voyant arriver... Et quiconque se mettra en travers de ma route finira égorgé sans hésitation."


Doucement, elle retourna le couteau, tendant le manche vers le Baron noir et se rapprochant de lui, soutenant son regard. Nouvelle proximité sous la chaleur des flammes. La ténébreuse murmura.

"Coupe mes cheveux Jaasau... Délivre une fois pour toute la fille de Yöeust. Fais ça pour moi, s'il te plait."

Elle baissa le regard et se détourna de lui pour venir saisir la chaise et la poser devant la cheminer et s'assoir dessus. Il pouvait toujours refuser, mais s'il acceptait, la seule chose qu'il aurait à faire était de rassurer les côtés de son crane, libérer la Marque que le monde entier sache qui elle est, que sur son passage les gens tremblent de peur. Aleera pourrait jouir pleinement de son statut. S'offrait à elle une nouvelle perspective d'avenir, pour la première fois depuis longtemps, elle sentait au fond d'elle que la capitaine et la femme pouvait ne fait qu'une seule et même personne. La ténébreuse venait de trouver son juste milieu et par les canons de Nuée, certains allait s'en mordre les doigts.
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 13:44

Le regard de Jaasau s’assombrit, très nettement. Malgré la plaisanterie, le sous entendu (qui n’en était pas vraiment un) était assez clair. Il fronça les sourcils, et esquissa un petit rictus, mêlant l’ironie à l’amusement. Il la regarda droit dans les yeux, puis sourit d’un air mauvais.

«Tu n’as pas peur de moi Aleera, mais tu ne me connais pas. Je ne suis pas méchant avec toi, mais tu n’as aucune idée de ce que ça serait si je devais le devenir. Ne fais pas l’erreur de croire que je suis ton allié. Je suis avant tout Second du Pourfendeur des Vents.»

Il se détourna quelques secondes, et fixa l’âtre du feu. Celui qui lui avait appris à parler ? Certainement Sorcor… Tout du moins au début. En tant que Second, il était un des rares à avoir le droit d’aller le voir directement dans sa cabine, et les enseignements qu’il avait tiré étaient extrêmement précieux. Et n’oublions surtout pas Cynydd, maître de la manipulation, qui avait appris à Jaasau à se servir de ces mots pour obtenir ce qu’il voulait. Le mélange de tout ça ? Un homme qui parlait peu, mais parlait bien. Faisait mouche à chaque fois, et dénudait la vérité sans même songer à ce qu’elle pouvait provoquer. Et s’il y songeait, c’était uniquement pour obtenir quelque chose de bien précis. Un aveu, une réaction, quelque chose.

«Celui qui m’a appris ça est une ombre. Un spectre. Auparavant une icône, maintenant, il n’est plus grand chose si ce n’est un nom, un souvenir. C’est triste mais c’est ainsi. Mais grâce à lui, je sais diriger une bataille, un équipage, un vaisseau. Je sais réfléchir. Mon ami -le seul en fait- m’a également aidé. Il est un parfait exemple de fourberie, et ça m’a été bien utile, notamment pour la débusquer. Je te l’ai déjà dit, sous un sourire cajoleur se cache souvent la morsure du serpent. Je sais la démasquer.»

Il l’observa, légèrement étonné par sa demande. En plus d’être une toile de peinture à ses heures perdues, maintenant elle lui demandait de faire le coiffeur… Ceci étant… Il n’avait pas de raison réelle de refuser.

«Très bien.»

Il prit la lame, et tira les cheveux d’Aleera vers le haut. Avec lenteur et précision, il appuya le fil tranchant contre le cuir chevelu, et sur une bande d’au moins dix centimètres, rasa la peau à blanc, laissant apparaître le tatouages, et les quelques cicatrices si elle en avait eu durant des batailles. La peau rougit légèrement, peu habitée à un contact aussi net et franc avec une lame, mais le résultat était suffisamment précis pour faire rougir Marcellus Fine Aiguille, le Médecin de bord.

«Voilà.»

Il épousseta la lame et les épaules de la capitaine d’un geste sec et ample, faisant tomber de longues mèches sombres à terre, et lui tendit le couteau.

«Je ne sais pas si une coiffure pourra te délivrer, mais c’est fait. Tu auras loisir d’admirer le résultat quand tu voudras.»
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Posté dans Re: Liberté   - Mar 10 Juin 2014 - 14:13

Il accepta, ce qui soulagea la capitaine. Immobile sur sa chaise, Aleera garda le silence, fermant les yeux alors que le pirate manipulait habilement la lame sur son crâne. Elle aurait pu se méfier, avoir peur mais elle savait très bien que si Jaasau avait voulu la tuer, il l'aurait fait sans ménagement. L'ambiance était déjà plus détendu, plus agréable et la capitaine se laissait aller sagement entre les mains du Baron. Quand enfin la voix de celui-ci retentit et que ses doigts chassèrent les cheveux coupé, Aleera frissonna. Lentement, elle se leva de sa chaise et passa ses mains sur son crâne, caressant sa peau nue. Un léger sourire se dessina sur les lèvres et la pirate pivota, dardant ses Jaasau son regard animal alors que le touage était bien visible et sans les cheveux pour le cacher, il était à présent possible de voir à quel point il était plus grand qu'il n'y passait et très stylisé à l'image de celui qu'elle portait sur le torse.

"Alors...? Es-ce que ça me va bien ?"

Son sourire s’agrandit et la capitaine s'éloigna, s'abaissa pour ouvrir le dernier tiroir de la commode et en sortit une bouteille d'alcool donc le bouchon était fermé à la cire. Une vieille bouteille caché là depuis plus de dix ans et gardé pour une grande occasion. Quoi de mieux qu'une renaissance pour cela ? Aleera s’approcha d'une démarche féline en agitant la bouteille et souffla.

"Fêtons ça mon Baron... ce soir tu m'as rendu service et crois le... Si je punis ceux qui vont contre moi, à l'inverse je sais récompenser ceux qui sont avec moi. J'aime ton esprit, tu as eu pour moi plus de patience que n'importe qui. Tes mots ont été libérateur..."


S’approchant de la cheminée, elle tendit la bouteille et fit fondre la cire. Elle sortit l'alcool et s'approcha, saisissant deux gobelet en bois sur l'étagère et les déposa sur la table en ouvrant la bouteille avec les dents.

"Je saurais te rendre ça Jaasau. Un jour, si tu as besoin de quoi que soit, viens me voir, peut importe de quoi il s'agit. je te le promet, je ferais ce qui est en mon pouvoir pour t'aider."

Elle leva les verre et lui tendit le sien, plongeant de nouveau son regard dans celui doré du Baron noir. Oui, une bien meilleur ambiance et c'était une promesse sincère et très sérieuse qu'Aleera venait de lui faire. Une dette envers lui qu'elle comptait bien payé.

"A la notre Jaasau."
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Posté dans Re: Liberté   - Mer 11 Juin 2014 - 14:14

Il haussa les épaules. Ca lui donnait un air un peu moins féminin et élégant, et plus sauvage. Il n’était pas vraiment sûr que cela collait au caractère, elle était encore loin des animaux comme lui-même qui peuplaient par endroits, Vanylle, Grand Vent, ou d’autres lieux qu’il n’avait pas encore visité. Mais ça avait de l’allure, au moins.

«Oui, ça te va bien.»

Il avait dit ça sur un ton des plus monotones, mais cependant restait parfaitement sincère dans ses dires, comme toujours. La suite des paroles d’Aleera lui inspirèrent quelques doutes, et surtout quelques réserves cependant. Si elle considérait qu’il faisait des choses dans son intérêt tant mieux, mais ce n’était certainement pas pour être récompensé… Il se fichait même totalement de recevoir une quelconque gratitude, tout ce qu’il avait cherché à la base, c’était la connaître vraiment. Il avait du passer par de la prise de conscience, et maintenant par cette étrange soirée pour y arriver. Encore qu’il avait toujours quelques doutes, qui subsisteraient tant qu’il n’aurait pas de preuves directes, irréfutables, et en nombre suffisant pour les dissiper. Mentir et trahir une confiance potentielle pouvait avoir cet effet oui, et on ne passait pas l’éponge comme ça. Jaasau faisant partie des gens la passant très rarement. Ceux qui n’oubliaient rien, et attendaient des preuves d’une solidité absolue.

«Je boirai ce verre avec toi, mais ne pense pas que tu aies besoin de me récompenser. Même mon solde de pirate est superflu, et pourtant, il me récompense pour seconder Sorcor. Je ne suis pas là pour ça, je pense que tu l’as déjà compris depuis un petit moment.»

Il esquissa un mince sourire, et but le verre d’une traite quand elle le servit.

«Maintenant Capitaine, que veux-tu de moi ? M’as-tu fait venir uniquement pour te faire couper les cheveux ?»

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Posté dans Re: Liberté   - Mer 11 Juin 2014 - 14:37

tant mieux si ça lui allait bien. cependant cette coupe n'était pas pour plaire, mais bien pour se faire reconnaitre. Portant son petit verre à ses lèvres, la femme le vida d'une traite, avalant l'alcool avant de rougir et de se mettre à tousser en claquant le verre sur le bois de la table.

"Merde... la vache c'est plus costaud que je le pensais..."

En même temps plus de dix ans que la bouteille trainait ici... Se racla la gorge, Aleera prit le temps de calmer la brûlure laisser par l'alcool dans sa bouche et souffla. La question de Jaausau la rendit méfiante, posant sur lui son regard ocre, la capitaine l'observa un moment, gardant le silence. S'éloignant de quelques pas, elle contourna la table et répondit.


"J'ai été... Je tenais à te faire mes excuses, ce qui est fait.J'ai aussi répondu à ta requête qui était de savoir quelle genre de femme j'étais... Pourquoi attendrais-je quelque chose d'autre Baron?"

Nouveau silence. Aleera semblait plus sérieuse, presque grave en le fixant. L'ambiance qui s'était amélioré semblait de nouveau chuter. La jeune femme posa ses deux mains sur la table, prenant appuie dessus et lâcha.

"A moins que tu fasses allusion à ce... début de rapprochement physique qu'on a eu et qui a été écourté parce que j'ai tout gâché...?"

Baissant les yeux, Aleera reprit son verre et le remplit de nouveau. Finalement un peu d'alcool en plus ne pouvait pas lui faire de mal, surtout qu'elle se sentait brusquement tendu, sur les nerfs... ce n'était jamais bon signe car c'était là que la ténébreuse avait la mauvaise habitude de craquer. 

"Et toi Baron... que veux-tu, dis moi ? La curiosité n'est pas la seule chose qui t'as amené ici, n'est-ce pas ? Tu aurais put tout aussi bien me tuer pour te venger.. Et finalement, qu'est-ce que cela t'apporte de m'avoir écouté...? Pourquoi vouloir me connaitre... en voilà une bonne question, tu ne crois pas ?"

Reposant le verre plus doucement, la capitaine darda sur le Gabier ses yeux ocres et souffla doucement.

"L'orage est toujours là... Je sais que tu préfèrerais être sur le Pourfendeur... Mais mon lit est grand, veux-tu rester ici cette nuit ?"

La femme soupira et se rassit sur la chaise avant de croiser les jambes et se justifia.

"N'y vois là aucune proposition indécente. Je t'offre juste l'hospitalité, je ne te force à rien Jaasau."
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Posté dans Re: Liberté   - Mer 11 Juin 2014 - 15:02

Le Baron Noir haussa les épaules. Il se méfait, et ses excuses, elle les avait faites sur le pont toute à l’heure. S’il n’y avait pas forcément quelque chose derrière, lui en doutait. En tout cas il faisait rarement déplacer les gens à l’autre bout de Vanylle juste pour une coupe de cheveux. Il finit par légèrement pencher la tête sur le côté, les sourcils froncés.

«Comprends une chose, Capitaine. Tu es, et beaucoup d’hommes confirmeront ce que je dis là, une femme magnifique. Mais si je n’avais pas eu l’esprit reclus et séquestré par des chaînes que je ne connaissais pas, jamais je ne serais venu dans ton lit. J’aime les femmes, comme tous les hommes. Mais j’ai aussi une ligne de conduite, de laquelle je ne dévie jamais. Pour moi, ce rapprochement physique, ou son prémisse, n’a jamais existé.»

Il se servit un autre verre. L’alcool déménageait, mais avait le mérite d’être bon. Il réfléchit ensuite quelques secondes. Se rasseyant sur la chaise, il entremêla ses doigts, et fixa Aleera droit dans les yeux.

«Rappelle-toi. Tu as voulu me montrer qui tu étais parce que je menaçais de te tuer. Et j’ai exigé de toi une honnêteté sans faille. Le fameux test. Cependant… On m’a appris à mieux connaître les gens. On m’a appris à parler, user des mots, user de mes sens pour déterminer en face de qui je me trouve. Je n’ai d’autre vocation dans la vie que de danser avec Elle, le plus rapidement et le plus frénétiquement possible. Mais pour cela, j’ai besoin de plus de connaissances. C’est triste, mais je ne suis encore qu’un débutant, comparé à ce qu’Elle a à m’offrir. Sorcor m’a appris beaucoup. Son intelligence est certainement des centaines de fois plus importante que la mienne. Mais il a pris le temps. Maintenant j’essaie autant que faire se peut de dêméler les noeuds que les humains comme vous m’imposent. C’est très difficile, c’est une danse un peu hasardeuse, obscure, et surtout, extrêmement flou. Je n’ai aucun sens de l’équilibre. Pour l’acquérir, Elle m’envoie des gens comme toi, comme d’autres.»

Son explication était nébuleuse au possible. C’était là un des plus grands traits du Baron Noir, un des plus remarquables en tout cas quand il prenait la parole. S’il était capable d’employer des mots qui percutaient aussi brutalement que la coque d’un navire contre un autre lors d’une collision, ses propos communs restaient sibyllins, surtout lorsqu’il exprimait des pensées intérieures concernant son mode de vie.

Jaasau désigna ensuite le lit d’un signe de tête.

«Allonge-toi si tu es fatiguée. Je resterai sur la chaise. Si tu veux discuter, et selon le sujet… Je pourrai répondre. Mais comme je te disais toute à l’heure, je n’entrerai pas dans ton lit. Sur le Pourfendeur les femmes sont bannies. Haïes, méprisées, prohibées. Je pense faire honneur à cette loi ce soir, et rester là. Je me reposerai tout aussi bien si le sommeil vient à m’emporter. Il est bon que tu n’emmènes que tes véritables conquêtes dans ton lit, Capitaine. Pas ceux qui dans un éclair de folie, pourraient te trancher la gorge pendant ton sommeil.»

Et si Jaasau dormait presque toujours seul, c’était justement parce que le sommeil était chez lui peu réparateur. Il délirait, hallucinait. Et risquait effectivement de transformer Aleera en charpie pendant qu’elle dormait. Et une promesse faite il y a plusieurs années l’empêchait également d’aller plus loin que cette chaise. En revanche, point positif, il n’était pas parti, alors que l’orage ne le dérangeait pas, bien au contraire.
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Posté dans Re: Liberté   - Mer 11 Juin 2014 - 15:34

N'avoir jamais existé ? Voilà qui était vexant. Okay elle avait tout gâché, mais Aleera avait bien sentit que cela n'avait pas été agréable qu'à elle. Tant pis. de toute façon elle avait été clair, il ne s'agissait pas là d'une quelconque proposition. En revanche le compliment lui arracha une moue méfiante. Bien sûr elle savait qu'elle avait du charme, mais personne ne lui avait jamais dit de façon si... soudaine, qu'elle était...

"Magnifique...?"

Aleera resta là bêtement à fixer Jaasau qui continuait sa tirade. N'est-ce pas là un peu exagéré ? Elle était peut être jolie oui mais de là à dire magnifique... Évidement, vint sur le tapis les mœurs du Pourfendeur qui ramena aussitôt la capitaine de la Nuée à la réalité. Elle lui lança un regard froid et lâcha.

"Attention tout de même à ce que tu dis... certes je ne peux pas aller contre vos mœurs mais tu es face à la seule femme actuellement qui rivalise avec Sorcor. Quand tu met les pieds chez moi, tu respect les femmes Jaasau. Nous ne sommes PAS des putains de bout de viande!"

La capitaine refoula sa colère au plus profond d'elle même. ce n'était pas le moment de débattre sur le sujet. Elle se leva doucement et soupira avant de venir pousser la commode, dévoilant la porte d'un placard et l'ouvrir. Elle en tira un petit matelas miteux et le tira près de la cheminée avant d'y jeter une couverture.


"Tiens... ce n'est pas terrible mais ce sera toujours mieux qu'une chaise."

S'éloignant de plus belle, Aleera resta dos tourné à Jaausa et commença à se déshabiller. Une impression de déjà vue...? Normale, les gestes était machinalement reproduit mais sans cette tentative de séduction. Juste une femme qui se met nue avant de venir ouvrir un tiroir de la comode et de nouer un pagne léger autour de ses hanches, ses longs cheveux de jais formant une barrière protectrice sur sa poitrine. Aleera vint ensuite se glisser dans le lit simplement, tirant la couverture et resta dos tourné au Baron noir et au reste de la pièce, cependant sa voix résonna doucement.

"Tu sais... je ne suis pas une personne très sociable... je suis plutôt secrète, renfermée... Je ne parle pas beaucoup en générale. J'aime le calme et la solitude... C'était la première que je parlais aussi librement avec quelqu'un... C'est bizarre comme sensation... Mais ce n'est pas désagréable."

Aleera soupira et se retourna, maintenant le draps contre elle. ce n'était pas là un excès de pudeur, non c'était plutôt pour lui... Il avait été clair et elle aussi. Il valait mieux éviter de faire étalage de certaines choses.

"Ça m'a fait du bien."

C'était sincère et d'ailleurs cela se lisait sur son visage, dans son regard. La jeune femme semblait moins crispée, plus détendu. Tête reposant sur l'oreiller, elle sourit faiblement en fixant le Baron.
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Posté dans Re: Liberté   - Jeu 12 Juin 2014 - 12:50

Jaasau eut une sacrée surprise en l’entendant, elle ne manquait vraiment pas d’aplomb. Elle lui demandait quoi au juste ? Avait-il seulement fait preuve d’irrespect ? Si son honnêteté aurait pu lui valoir de sévères sanctions, il n’avait jamais été irrespectueux. Et elle était plutôt mal renseignée du coup. Parce qu’il fréquentait Riska, mine de rien. Et de même, l’irrespect ne faisait même pas partie de son vocabulaire, avec elle. Sans compter le reste… Elle lui parlait de ses moeurs et s’emballait pour des idioties. Il hésita un bref instant à lui faire une petite piqûre de rappel. Et finalement, décida qu’elle y avait plutôt droit, c’était un peu l’hôpital qui se moquait de la charité :

«Sans vouloir te manquer de respect, je te signale que la Nuée Ardente fonctionne avec les mêmes principes que le Pourfendeur là dessus. Sauf qu’au lieu des femmes, ce sont les hommes qui sont concernées. T’es sacrément mal placée pour me faire la leçon là dessus, Capitaine.»

Son regard glissa rapidement sur elle quand elle alla se déshabiller. L’impression de déjà vu un peu trop fraîche lui fit détourner le regard, se concentrant plutôt sur les dimensions ridicules du matelas qu’elle lui prêtait… Il serait peut-être préférable d’affronter l’orage et de retourner sur le Pourfendeur, tout compte fait.

«Hm… Merci…»

Il se posa sur le matelas en question, près de la cheminée. C’était tellement désagréable de dépasser de partout qu’il s’en servit comme coussin, et s’allongea sur la couverture. Tant pis, il ne pourrait pas se couvrir, mais au moins il n’avait pas l’air du dernier des crétins.

«Eh bien, tu devrais t’y mettre un peu plus souvent dans ce cas. Parce que je te rappelle tout de même que tu t’ouvres à un ennemi potentiel, d’un équipage rival qui plus est. Et les informations peuvent être facilement retournées contre ceux qui les laissent s’échapper. Cependant, oui parler peut faire du bien. Il paraît, en tout cas.»

Jaasau ne se confiait pas vraiment. Son esprit, ses sentiments, tout était en fait un véritable maelström qu’il préférait ne pas démêler. D’une parce qu’il s’en foutait, de deux parce qu’il avait peur d’y perdre son identité, aussi floue et étrange qu’elle soit. Il finit par fermer les yeux, ne trouvant rien d’autre à ajouter à cela. Il fallait qu’il quitte la maison au plus vite à l’aube, pour retourner sur le vaisseau. Laisser un équipage sans officier supérieur, c’était jamais la meilleure idée qui soit. Il imaginait déjà Toma en train de jouer avec les bombes… Non il fallait qu’il se grouille.
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Posté dans Re: Liberté   - Jeu 12 Juin 2014 - 13:05

Aleera n'avait vraiment pas l'impression que les règles de son vaisseau étaient aussi stricte que celles du Pourfendeur. Certes les hommes n'y était pas admis mais ils n'étaient pas méprisé, tant qu'ils ne cherchaient pas crier sur tout les toits qu'une femme ne pouvaient pas être pirate. Après tout, elle l'avait bien fait venir sur le vaisseau, lui. N'était-ce pas là une preuve suffisante ? Bon d'accord, c'était le premier homme en douze ans à y mettre les pieds... Mais pour fallait dire aussi que les hommes digne de cet honneur, ça ne courrait pas les rues, surtout à Vanylle.

La capitaine releva le visage et fixa le Baron un instant avant de le regarder prendre le matelas en guise d'oreiller.Bon sang... C'était ridicule... ne pas rire, ne pas rire... ne pas rire... Loupé. la femme pouffa avant d'éclater de rire et ce, de bon coeur. Le pauvre était si grand qu'il ne tenait même pas sur le minuscule matelas et préférait en user comme oreiller... par cache, il était pile devant la cheminée pour se réchauffer.

"Hm... Navré, niveau confort on repassera, hein ?"

La ténébreuse soupira et se rallongea, tournant une fois de plus le dos au pirate qui a nouveau la mettait en garde. Allons bon, avait-elle l'air ni niaise que cela ? Bon sang, elle était la capitaine de la Nuée, pas l'un de ces stupide mousse de vaisseau ! A qui croyait-il avoir à faire ? Comme si elle ne le savait pas tout ça. Aleera avait justement prit soin de dire juste ce qu'il fallait pour ne pas avoir de problème par la suite. Crispé sous sa couverture, la femme lâcha.

"Je crois que si tu avais vraiment voulu me tuer tu l'aurais déjà fait... Ou du moins essayé. Maintenant tais toi et dors Jaasau au lieu de me donner des conseils comme si j'étais une pirate de bas étages."

Le gronda t-elle gentiment. Bercé par le grondement de l'orage, Aleera s'endormit rapidement, une main sous l'oreiller, soigneusement refermer sur le manche d'un couteau. jamais sans protection, quoi qu'il arrive... Et ayant toujours le sommeil léger, Aleera put entendre Jaasau se lever avant l'aube pour quitter la petite maison. Pas un mot ne fut échangé, elle ne bougea même pas, mimant le sommeil de plomb. La capitaine aurait pu lui dire au revoir mais avait l'intime conviction qu'ils allaient se recroiser, probablement plus tôt que prévu.

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Posté dans Re: Liberté   -

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