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J'ai une tête de gribouilli ?

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Posté dans J'ai une tête de gribouilli ?   - Sam 21 Juin 2014 - 15:54

Je ne sais pas si tu comprends. En fait je n'en ai rien à faire. Parce que toi tu n'es pas importante. C'est elle qui l'est. Même si je ne sais pas pourquoi. Pourquoi est-ce que je dis tout ça ? Ha oui. Je crois que j'espère quand même un peu que tu puisses me répondre. C'est important. OU EST-ELLE ? Il a susurré, puis soudainement crier... A voix basse. Le débit et la coère avait ravivé la douleur de sa gorge, dont sa voix s'étrayait rauque et désagréable.

Et pourtant il tentait d'être discret. Ne pas attirer dans le petit bureau surchargé d'odeur des filles qui ne soient que des gênes, à hurler, tenter d'empêcher d'extirper au corps meurtri à ses pieds quelques mots simples. Si simple si important. Pour qu'il sache où elle se trouve.

Mais la vieille ne sait rien. Bonne à rien. Alors la lame sectionne. Bout de chair inutile que cette oreille, qui rejoint l'autre morceau sanglant sur le tapis fatigué, tandis que la vieille putain se tortille, le visage hurlant sa douleur alors que les sons ne peuvent passer le vieux tissu qui lui emplit la bouche, à lui emplir les joues. Et que le chale placé judicieusement là compressent, ainsi que les lèvres inutiles. Des bêtises, elle n'a que des bêtises à la bouche. Aeddan se sent geindre intérieurement ainsi, se désoler de fureur, à tourner comme un animal en cage dans la petit pièce crasseuse, aux étagères encombrées. La vieille n'a fait que sangloter, quand il l'a violentée. Chassé, elle avait chassé la muette qui n'avait plus son client pour payer sa vie. Mais où ? Dehors, dehors... !

Où ? Son unique oeil demande alors qu'il la saisit par la gorge. Seylan... Combien de temps dehors ? Depuis combien de temps t'a-t-elle jeté dehors ? C'était étrange que de la penser sans lui. ENfin, ça ne devrait pas l'être. Mais pour lui si. Son argent lui garantissait confort et sécurité et...

Absent trop longtemps. Alors elle avait été jeté dehors. Muette. Seule. Ce qu'il advient d'une jeune fille sans protection dans les rues de Vanylle, il le sait. Utilisée. Jetée. Ou autre chose.

J'ai peur ? La lame s'enfonce dans la gorge chaude, alors que ses propres larmes coulent. Pourquoi ? La matrone ne peut même pas faire entendre son soupir torturé. Il range son couteau, foulant du pied les doigts éparpillés pour sortir.

Le sang sur lui ? Qu'importe.

Où es-tu, Sey' ?

o o o o o

Les filles ont hurlé quand il est sorti. Dehors... L'ivrogne ne savait rien. Le jeunot ne savait rien. Au hasard des ruelles, il tente de respirer. De se retrouver. Calme. Moi. Où suis-je ? Où est-elle ? En vie ? Alors il reste à observer un mur avec contrariété, alors que son coeur proteste encore un peu. Qu'est-ce qui se passe ? Tout allait bien, personne n'avait contesté son nom, il avait enfin rejoint la terre, tourné en rond quelques jours pour retrouver ses repères et... Il réalisait qu'il l'avait perdue. Elle.

Vertige. Il se plie, comme s'il allait rendre le contenu de son estomac. Se soutient contre le bois usé. Quelqu'un.

Le pirate relève vaguement la tête. Puis sourit comme un bénêt.

Oh, l'Second ! La terre, ça faisait longtemps ! tente-t-il, en sueur sans avoir courru. Et l'alcool aussi, en fait. Son discours vascille alors que sa gorge se sert. Sèche.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Sam 21 Juin 2014 - 16:25



Vanylle. Théâtre de bien des horreurs, ainsi que de bien des rencontres. Berceau des vices, de la mort, du sang, du sexe, de tout ce que l’humain rejette et considère comme impie. Ici on considère cela comme faisant justement partie de tout un chacun. Ceux qui ne possèdent aucun de ces critères; de ces caractéristiques significatives, meurent dans l’oubli et la désolation. Il ne peut en être autrement. Ou alors, surtout pour les femmes, finissent en esclaves, sexuelles généralement, employées pour une misère dans une taverne ou un bordel, et passent leur vie à ça jusqu’à ce que leur corps les rende indigne d’accomplir leurs missions.

Et au milieu de tout ça, le Second marche. Pourquoi ? Il n’en sait rien. Probablement réfléchir à la suite des opérations sur le navire. Parce qu’il ne reste plus assez de temps. Il va falloir partir, ils ne peuvent pas rester coincés ici éternellement. Mais est-ce vraiment la solution ? Comment dire. Ne ferait-il pas une formidable erreur ? Si jamais le capitaine avait passé tout ce temps enfermé à préparer des plans pour l’équipage ? S’il n’avait pas juste été absent justement pour tester la loyauté de tous ses matelots ? Il se rendrait alors coupable de la pire des trahisons qui soient.

Quelqu’un. Il le connait. Il n’est pas là depuis longtemps, a rejoint l’équipage depuis seulement quelques temps. Jaasau n’est pas un grand loquace et se contente surtout de distribuer les ordres en attendant les abordages, histoire de maintenir la cohésion du navire. Pendant les abordages, en revanche, c’est l’orgie sanglante. Le Baron Noir libère folie et fureur, et se déchaîne en faisant fi des obstacles, et laisse les gabiers appliquer leurs stratégies. Les lieutenants gèrent le pilotage du navire pendant qu’il est occuper à danser, faucher, tourbillonner au milieu des méandres funestes que lui offre sa Partenaire. Et reprend son rôle de chef taciturne et mystérieux une fois les affrontements terminés.

«… Je te connais. La terre… Non. Elle ne m’avait pas manqué. Et l’alcool encore moins.»

Le bougre était mal tombé. Ce que Jaasau n’aimait pas à Vanylle ? Eh bien, tout d’abord la terre justement. Car les danses, comme le lui avaient prouvées de nombreuses rixes dans la vicieuse cité, ne possédaient pas cette envergure céleste et vaporeuse que lui procuraient les affrontements violents dans les courants de Grand Vent. C’était même carrément différent.

Son regard le scruta, comme on observe les étoiles, yeux à moitié plissés, visage fermé, mais le regard brillant de celui qui juge, jauge et observe minutieusement chaque détail.

«Que… fais-tu ? Avec qui as-tu dansé pour avoir tout… ça ?»

Son menton désigna d’un geste bref et rapide les stigmates sanglants qui l’ornaient d’un peu partout. Quant à son état général… Il avait surtout l’air malade, mal à l’aise.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Sam 21 Juin 2014 - 16:51

Danser ? Danser ? Le pirate fait vaguement oui de la tête avant de se redresser, incertain... En riant, en pleurant presque. Juste l'impression d'me cogner dans beaucoup de chose. Dit-il en se tordant le cou pour s'inspecter, à la faveur d'une vague lampe proche.

Ah oui du sang ici. Et là aussi. Et là. Bonjour la discrétion. Reprends-toi idiot ? Pourquoi me reprendre vu que je ne la retrouve pas ? Pas une goutte d'alcool, et pourtant il se sentait dans un drôle d'état, guère agréable. Sous le nez du Second du Pourfendeur. Vaisseau où se trouve la fillette qui pourrait faire le lien avec un certain lieutenant sur un certain vaisseau disparu, qui devrait donc être mort puisque le seul survivant et un vulgaire petit pirate nommé Aeddan et qui n'a rien à voir avec... Aeddan gloussa. Tout ses efforts n'avaient aucun sens, vu le résultat. Son unique oeil se posa sur la silhouette de l'homme sombre. Que marmonnaient les autres sur son compte ? Courtise La Mort ? Vivant Cadavre ? Squelette Sanglant ? Les mots s'entrechoquaient sous son crâne en une cacophonie discordante de confusion.

Chut. Souffla-t-il. A voix haute, constata-t-il avec un retard, avant d'abaisser à nouveau l'oeil sur ses mains et sa tenue mouchetées de sang.

Brusquement il se laissa tomber par terre, où il rassembla ses jambes comme des vieux chiffons. Dominé par la stature du Second. Rien à fiche, je lui planterai les dents dans le corps s'il approche, même dans ses bijoux de famille s'il avait une réponse intéressante à me donner !

J'ai posé des questions. Pour m'y retrouver. Et ça n'a pas plu. Vanylle n'a pas changé, ça s'échauffe toujours aussi vite. Un sourire d'ivrogne sur les lèvres, alors qu'il cligne de l'oeil en direction de Jaasau, entre deux mèches claires égarées.

Puis sans un mot, il laissa sa tête retomber, et son corps avec, qui s'appuya doucement contre le mur. Respirer, respirer et se reprendre. Sey'... Sa voix qu'il est désagréable d'utiliser... Sa gorge qui le gratte...
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 5:52

Seulement à ce moment le doute s’insinua dans ses réflexions perdues. Des regards fusaient. Effrayés, pour la plupart. Tous, regardaient le borgne. Au début Jaasau l’avait pris pour lui par habitude. Mais pas cette fois. Le pirate sanglant semblait avoir fait parler de lui. Et pas en bien. Laissant de côté le pirate essouflé, dégénéré et couvert de vitae, il parcourut la rue. Suivre l’odeur du sang pour remonter la chronologie de ses exactions. Un bordel. Encore un. Plus nombreux que les tavernes, celui-ci semblait pourtant en proie au désarroi. Un regard assassin dans la direction d'où il venait, et il entra, les oreilles agressées par des cris. Trop de cris. Du sang. Beaucoup de sang. Un cadavre, des filles éplorées, terrifiées. C’était… C’était lui qui avait fait ça ? Sa vue s’assombrit en même temps que la fureur battait ses tempes. Encore un… Encore un qui commettait ce genre de méfaits. Décidément… Cynydd lui avait donné des cours ?

Furieux, il ressortit séant et alla se saisir d’Aeddan au col, le plaquant sans la moindre gentillesse contre le mur, ses yeux jaunes lança des éclairs de colère. De colère noire. Sourde ? Non, pas du tout. On pouvait l’entendre tambouriner dans chaque souffle, chaque mot, chaque mouvement. Il pourrait fort bien le tuer maintenant, s’il ne faisait pas partie de l’équipage. Peu importe qui il était, combien il avait d’amis à bord. Il y avait des choses qui ne se faisaient pas. Tant de sang, pour de pauvres questions ?

«Toi… dis-moi juste quel renseignement peut avoir valeur de carnage ?»

Un éclat argenté, incisif. La main serrant avec force le col d’Aeddan, l’autre, remplie d’une ire sans nom, sort de son baudrier un long couteau, fin, lame recourbée, rayée par le temps, rosée par les sangs ayant coulé le long de son fil. Prête à faucher. L’acier hurle sa soif de sang. Et le candidat est très prometteur. Quant à Jaasau, il sent déjà Ses voiles sombres lui caresser le dos, le poussant à la folie, à l’acte irréparable. Pas avant d’avoir écouté. Attends. Cette phrase tourne et retourne dans sa tête, seule barrière contre la violence qui, désormais éveillée, souhaite se déchaîner. Il ne comprend pas. Pourquoi, pour seulement s’y retrouver, faire couler autant de sang? Pourquoi ? Il entend encore les cris des filles. Ca fait mal. Mal aux oreilles, mal à son centre vital. Il s’énerve. Ses muscles palpitent, ses yeux voient presque trouble.

Il est très, très en colère. Le Baron Noir est un tueur qui a à son actif plus de victimes que beaucoup de Vanylliens. Sa capacité à faucher, moissonner en Son honneur est plus que connue. Mais jamais, jamais il ne s’attaque à elles. Parce que sans elles, le Baron n’existerait pas. Sans elles, il ne serait qu’un pauvre animal. Il ne L’aurait pas connue. Jamais. Sa poigne se resserra quand la pensée traversa son esprit malade.

«Dis-moi, vite. Avant que tu ne rejoignes les cadavres que tu sèmes.»
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 7:22

Sourire tout aussi furieux, mais pour d'autres raisons. A croire que la menace valait mieux que le calme pour lui faire retrouver une certaine clareté d'esprit.

Faux, Second. Tout faux. C'est ce qu'elle ne savait pas, qui l'a tué. Ce qu'elle ne savait pas, qui eut pu lui permettre de racheter son geste de matrone putain indigne. Il cracha ce dernier mot.

Pourtant, Aeddan tâcha de museler son sentiment vis-à-vis de sa victime. Cette mort semblait avoir mis dans tous ses êtats le redoutable Baron Noir du Pourfendeur. Pourquoi ? Une femme de sa connaissance ? Non. Il réagissait comme... Si cela l'indignait ! Quelle sensiblerie, petit tueur ! Ses sens ne lui hurlaient que la présence menaçante du Second, alors que certains curieux se détournaient de la scène à la vue de l'arme. L'imposteur n'avait même pas encore sorti le moindre couteau parmi la ribambelle qui ornaient son corps, dissimulés sous les tissus lâches. Mais une explication était attendue : soit ! Peut-être finirait-il lui-même par y comprendre quelque chose !

Les cadavres, ce n'est pas moi qui les sème. C'est leur bêtise ! Ces idiots sont morts en ne réussissant qu'à me laisser sur un vaisseau bon pour la casse, pendant que cette femme, parce qu'elle n'avait plus son si cher argent, l'a jeté dehors. Sans rien. Pas de protection. Pas d'argent. Rien que sa fragile petite vie ! A Vanylle ! Et quand j'arrive enfin à rejoindre ce foutu bordel... Je n'ai trouvé que cette vieille juste bonne à pleurer et à demander pitié. ALORS QUE JE NE SAIS MÊME PAS SI ELLE EST ENCORE VIVANTE ! Les derniers mots avaient presque été criés. Le pirate conclut avec un calme brusque. Je ne sais pas si je dois chercher un cadavre, ou une catin mourrante qui ne sait que faire du marmot braillard qu'on lui a fait dans la boue, ou encore d'une folle dont tout le monde se sert en passant. S'ils me l'ont brisée je... Les mots s'enfuyaient comme il tentait de les prononcer. Je ne sais pas quoi faire.

Brusquement, il montra les dents à Jaasau, comme furieux de le voir encore là à écouter les bêtises qui se déversaient de sa bouche traîtresse.

Tous ces efforts pour rester en vie sur Grand Vent pour ça ! Quelle vie que celle d'un Pirate ! Bon, tu te décides, Boucher Vengeur ?!

Encore incertain, il n'en fit pas moins glisser une lame dans l'une de ses mains, dissimulée, dans l'attente, tendu par l'émotion et le danger.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 12:11

Les mots éructés par Aeddan essayaient de franchir ses barrières mentales toutes en mêmes temps. C’était un cafouillis innommable dans son crâne. Mais pas un seul instant le doute ne vint étouffer la colère. Jamais. Au contraire, dès qu’une phrase atteignait son esprit, dès qu’une phrase était comprise, cela attisait le feu furieux qui brûlait en lui.

«… Ta lâcheté me fait vomir. Qui tient les lames, qui empêche les fruits salvateurs de germer ? Leur ignorance ? Te fous pas de moi ! Est-ce ta connerie qui va me faire t’égorger ? Non ! Mon bras, c’est lui qui va te crever ton deuxième oeil !»

Jaasau se contenait avec de plus en plus de mal. Il ne revenait pas de ce qu’il avait entendu. Se dédouaner ainsi en prétextant la faute des autres et non la sienne… la Mort perdait alors toute crédibilité, et ça, il ne voulait pas en entendre parler. Il refusait même de le concevoir. Elle était absolue et chaque émissaire possédait son entière part de responsabilité. Et la folie -il était plutôt bien placé pour le savoir- n’excusait rien. Au contraire, elle alourdissait les charges.

Sa tirade acheva de le faire disjoncter. Alors, en plus de dénigrer littéralement la vie de pirate, qui bien que remplie de misère, de mort et de maladie, était probablement la plus enviable qui soit, du moins pour le Baron, voilà qu’il se plaignait, qu’il geignait, comme un enfant perdu dans les rues de Vanylle ! Pourquoi diable Sorcor avait-il autorisé son entrée sur le Pourfendeur ? Un homme comme ça… Toma avait un mental plus solide !

Il le lâcha. Aussi soudainement qu’il l’avait saisi. Ce contact le répugnait, totalement. Ses membres tremblaient, ses muscles contractés démontraient sa colère noire, aussi sombre que les tatouages qui parsemaient son corps, n’épargnant presque aucune zone de son épiderme. Y compris sur son visage. Mais il n’avait pas l’intention de repartir. Pas avec ce qu’il avait dit. Pas avec ce qu’il avait fait. Ç’aurait été une preuve de lâcheté aussi flagrante que la sienne. Son poing fusa. Incontrôlable, incontrôlé, il fusa sur le visage balafré d’Aeddan. Peu importe qu’il touche ou non. Rapide comme il était, il fallait de toute façon de bons réflexes.

… Les balafres… Jaasau était empli d’une colère sans nom. Qu’elle se calme, que sa raison fonctionne à nouveau, et le lien entre la Muette et ses dessins énigmatiques et morbides seraient vite faits.

«Survivre à Grand Vent, c’est pour soi. Sa liberté. Ou pour Elle. Mais penses-tu sérieusement penser trouver les choses inchangées à ton retour ? En plus de ne même pas savoir quand nous reviendrons, ou même si nous survivrons à chaque voyage, nous savons TOUS que Vanylle est l’Inconstance, et qu’elle aura encore changé à chaque retour. Va donc pourrir à Matroos, si c’est une vie stable que tu veux.»
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 15:58

Avoir bougé lui avait évité un nez cassé, sans doute... Mais sa pommette n'en irradiait pas moins de douleur. Tant de colère, aucune surprise à ce que ce petit fou de Baron le frappe. Bon, à larmoyer, le Borgne avait trop trainé. Cependant, il était appréciable le Second n'ait pas touché à son oeil : il avait appris à se débrouiller borgne, enfant. Mais être aveugle ne l'intéressait pas. Menace et douleur, et je réfléchis à nouveau... Haha, quelle langue !

Vanylle est l'Inconstance, oh... ! Oh mais je pourris ici, puisque je ne vaux pas mieux que tous les autres ! S'amusa-t-il d'une voix grinçante. Pris ta maîtresse sanglante jusqu'à ce que ta vie sans but se finisse comme une bouteille d'alcool qui est vidée d'une traite... Bah, mais tu me fais me mélanger, l'ami. Le seul problème que j'ai avec cette vie, c'est qu'il y a une chose que j'ai voulu gardé pour moi. Une seule. Et je m'y suis mal pris. Sourire sans joie. Alors... Je vais la chercher. C'est pas si compliqué, finalement. Merci pour la réflexion.

Mais il ne se détourna pas pour partir. Gardant une figure avenante, sans tourner le dos au pirate au sang bouillant. Ne pas laisser un être venant de le frapper dans son angle mort : il tenait à ressortir vivant de cette ruelle. Comme toujours.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 17:11

Pas une réplique. Alors qu’il était armé. Rien, si ce n’est une autre phrase alambiquée, pour changer. Même pas répondre, par un coup, ou ne serait-ce qu’une esquisse ? Un rictus de mépris se forma lentement sur le visage tatoué du Baron Noir. Et ça, c’était membre de son équipage ? Foutaises…

De fait, la fureur retomba pour ne devenir qu’agacement notoire mais largement contrôlable. Alors oui, il le laissa partir. Sans esquisser un geste pour le rattraper. Tout du moins… au début. Son esprit assembla de lui-même les pièces du puzzle, rapidement, efficacement. Silence, balafres, dessins. Mort. Châtiment. Colère.

… Aeddan.

Sa réaction ne fut pas longue à venir. Le thermomètre explosa littéralement, et avec lui toute raison, toute prudence. Il se jeta sur lui comme un animal sur sa proie, le saisissant par les épaules pour le plaquer au mur. Toute à l’heure sa colère était rugissante. Cette fois, elle était glaciale, insidieuse et pernicieuse comme un venin mortel. Ses paroles, reptiliennes, fusant entre ses dents serrées, à l’instar des cris d’un wyrmide.

«… Toi. C’est toi. Toi qui l’as privé de sa voix. Toi qui en a fait la créature misérable qu’elle est aujourd’hui. C’est toi, l’homme qui la terrorise.»

Cette fois-ci, il était vraiment prêt à le tuer. Comme le démontra le formidable coup de boule qui ponctua la fin de sa phrase. Il l’avait trouvé.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Dim 22 Juin 2014 - 17:29

Le pourquoi, il ne le comprit qu'après. Tout ce qu'il vit, tout ce qu'il sentit, c'était cet homme qui se jeta sur lui, avec un désir clair et net : le tuer. La lame sage n'eut presque pas d'effort à faire pour s'enfoncer dans son flanc nu offert. Alors qu'il lui plantait la lame une deuxième fois dans sa chair après avoir heurté le mur, le front obscur fondit sur son visage. Le nez y passa cette fois, dans une explosion de douleur... Une hésitation, alors que sa tête heurtait le bois dur, le choc lui faisant lâcher le couteau encore dans le corps du Second. Et pourtant, les mots finirent par avoir un sens. Privé de sa voix... SEYLAN. Encore sonné, il subit un autre coup sans pouvoir rien faire que de se protéger vainement de ses bras... Jusqu'à ce qu'une des mains de Jaasau se détourne un instant pour saisir la lame... Qu'Aeddan ne voulait pas le laisser utiliser.

Repoussant la poigne qui le tenait au mur, il se laissa tomber, jambes pliées, pour mieux projeter ses deux pieds joints en plein sur la plaie fraîche, repoussant son ennemi contre le mur opposé. Se redressant, il s'empara d'un de ses couteaux de manche et le lança. Ce salaud à l'avantage que je le veuille vivant !

Elle ne sait pas tout, et toi non plus ! s'exclama-t-il d'une voix cassée.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Lun 23 Juin 2014 - 16:26

Une pointe de douleur. Violente. Brûlante. Une lame perçant sa chair, non pas une, mais deux fois. Un mugissement de douleur, et le voilà expulsé de l’autre côté de la ruelle, s’éclatant le dos contre la paroi glacée. Le manche encore dépassant de sa chair sombre. Le sang coulait à torrents. Il en fallait plus pour le tuer. En revanche, Aeddan signait son arrêt de mort. Si les membres de l’équipage étaient fortement sujets aux bagarres diverses et variées, qu’il s’agisse à cause de paris, triche aux jeux, ou pour des femmes, jamais ils ne faisaient couler le sang comme ça. Cet acte, c’était de la haute trahison.

Seule la colère envahissant Jaasau, et avec elle l’adrénaline, l’empêchait de succomber aux affres du mal qui tentait vainement de l’étreindre. Dans un réflexe de survie aussi instinctif qu’incontrôlé, il se laissa tomber accroupi au sol, tenant fermement le manche de la lame meurtrière. Un bruit sec et métallique lui apprit qu’il venait de passer à un cheveu de la mort, ou au moins d’une autre blessure sérieuse, l’invalidant totalement.

Jetant son regard le plus assassin, le plus haineux qu’un homme déjà féroce à l’extrême pouvait lancer, il retira sans ménagements le poignard, et se jeta à nouveau sur Aeddan, lame en avant, ignorant la douleur immonde que son ventre subissait après une telle contraction de ses muscles. Tout ce qu’il voulait c’était le voir périr. Mais plutôt que d’utiliser la lame, c’est son genou dans son estomac, et sa main libre autour de sa gorge qui vinrent cueillir l’assassin.

«Et tu crois peut-être que j’en ai quelque chose à FOUTRE ?!»

La vulgarité chez Jaasau, c’était un peu comme les pupilles fendues chez les Oracles. Très, très mauvais signe.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Mar 24 Juin 2014 - 6:25

La masse qui s'abatit sur son ventre eut autant d'effet qu'une brise, en comparaison de la pression sur sa gorge. Et du regard qui l'accompagnait. Différent de ceux qui le fixaient ce jour-là, écarquillés de dégout et de haine, mais... Il contenait la même envie de le voir mort, paquet de chair pitoyable. Un instant de panique... Précédant une exitation folle. Je ne mourrais pas. JE NE TE LAISSERAIS PAS ME TUER JAASAU. Ses lèvres s'étirant en un furieux sourire malgré l'air manquant. Ses bras étaient libres.

Une vie à s'attirer des ennuis et à y survivre, cela apprend quelques petits tours bien utiles.

Ecartant les bras, il mit toute sa force dans le geste d'abattre ses paumes sur les oreilles découvertes de son adversaire. Il poussa l'avantage, ajoutant au choc la douleur de poing s'écrasant sur la plaie ouverte plus tôt, avant de le repousser violemment, encore. Cette fois, le nouveau couteau qui se nicha dans sa paume ne la quitta pas... Pas tout de suite.

Je meurs, ça me va pas. Il toussa, la gorge dououreuse comme cela devenait coutumier. Tu meurs... Ca me gêne aussi. Mais moins.
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Jeu 26 Juin 2014 - 18:28

Un choc sourd, puissant, qui se répercute dans son crâne. Longtemps. Sa vue se brouille, son équilibre s’estompe brutalement, effacé par un coup dévastateur. Ses oreilles internes ne distinguent plus grand chose, à l’intar de ses yeux qui ne lui montrent qu’un paysage flou, sans la moindre netteté.

Il recule, bien accompagné par un coup de poing, proprement placé sur sa blessure, et s’appuie contre le mur d’en face. Reprendre son souffle, attendre que sa vue, son équilibre, ses sens retrouvent leur exacerbation habituelle. Juste, attendre. Se méfier. Quel nouveau coup prépare-t-il ? Pourquoi tant de scrupules à le tuer ? Est-ce intéressant que de se poser ces questions ? Pour l’une d’entre elles en tout cas, il a la réponse. Négative.

La seconde lame qui pend à sa ceinture vient sertir sa main couverte de son propre sang. Si ça le gêne de le tuer, tant mieux. Jaasau n’aura aucun scrupule à le faire, pour sa part. A ses yeux, il n’est rien. Pire encore, il s’est rendu coupable d’un crime capital aux yeux du Baron Noir. Pourquoi ? Ca ne te regarde pas.

Il était prêt. Arrêter de se jeter sur lui. Observer. Mesurer le tempo, avant de se lancer dans la danse. Définir le style, jauger la cadence de ses pas. Puis valser. Doucement, rapidement, frénétiquement, qu’importe. Son regard furieux s’assombrit. Le Jaasau furieux à en devenir plus fou encore redevenait le Baron Noir. Le spectre qui dansait lames en main en fauchant toute âme se présentant à porter de ses bras porteurs de morts.

«Ne compte pas m’avoir vivant. Ni mort. Tu n’auras rien à part un couteau dans la gorge. Ou ton dernier oeil écrasé.»
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Mer 2 Juil 2014 - 5:40

La mort est son seule horizon ? Songea le pirate en savourant l'air qui passait à nouveau dans sa gorge. Tuer, être tuer... A Vanylle, certes, cela pouvait résumer une vie. Aeddan n'avait penser qu'à cela, un temps... Mais en l'instant, face à Jaasau, il trouvait cela... Limité. Et il était d'autant perplexe que... Pour qu'elle raison s'est-il emporté ? Les catins. Mais il avait parlé de Seylan comme si elle l'était vivante... Elle l'est. Et une émotion enfla dans sa poitrine, une joie sauvage à l'idée de la retrouvée en vie... Tempérée soudainement par le souvenir d'un mot. Misérable. N'était-i question que de son incapacité à parler, ou d'autre chose ?

Assez.

Le fou l'agaçait à s'emporter stupidement, et il ne pensait pouvoir obtenir de lui les iformations l'intéressant qu'au prix d'importants efforts... Dangereux. Leur rixe, et le nom du Baron avaient attiré les curieux. Ce qui ne lui convenait pas, surtout si un autre pirate du Pourfedeur finissait par en faire partie. Avec un soupir, il se détendit...

Avant d'envoyer d'un coup de pied une gerbe d'immondice au visage de son adversaire, et de détaler aussi sec dans le détale entre les bâtiments branlants. La "lacheté" valait mieux qu'un inutile et stupide combat à mort. A-t-il assez de bon sens pour prendre gare à son sang qui s'enfuit, entre deux catins à sauver ? Mais cette réflexion fut chassée par une autre. Elle est vivante... Mais où ?

Quitte le RP

HRP:
 
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Posté dans Re: J'ai une tête de gribouilli ?   - Mer 2 Juil 2014 - 10:59

Un mélange de surprise et de dégoût profond, voilà ce qui marqua la fin de cette… entrevue ? Il s’était déjà préparé à toutes les issues pensait-il, à savoir la mort d’Aeddan, ou la sienne. Ou même, par quelque coup du sort un peu tordu, les deux d’un coup. Est-ce qu’il s’était attendu, contre toute attente, à voir fuir comme le dernier des lâches, un pirate recueilli sur le Pourfendeur ? Certainement pas. De fait il n’eut pas le loisir d’esquiver la boue mêlée de saloperies qui lui arriva en plein visage, pour la bonne raison qu’il ne s’y attendait pas.

Et si, toujours animé par une mortelle soif de mettre fin aux jours de ce tortionnaire immonde, il voulait se lancer à sa poursuite, la réalité le rappela à l’ordre brutalement. Une toux brusque emplie de sang lui saisit la gorge, et les brûlures des blessures se firent d’un coup, à la rechute de l’adrénaline, sévèrement sentir. Lui courir après dans cet état, c’était s’affaiblir encore plus, pour rien. Parce qu’il n’était rien. Jetant un regard assassin aux badauds qui observaient la scène depuis quelques temps, entre l’effroi et la curiosité morbide, la perspective d’un cadavre à mater, et une bagarre entre deux pirates d’un des vaisseaux les plus craints et les plus obscurs de Grand Vent, il arracha de pleines bandes de tissu de son pantalon, et les accrocha comme il put autour des plaies sanguinolentes, serrant comme un dératé pour empêcher le saignement. Marcellus allait avoir de quoi s’amuser…

«Foutez-moi le camp, j’ai assez d’énergie pour tous vous massacrer, insectes.»

Son ton menaçant, éraillé et son regard brûlant de frustration suffirent à écarter les passants sur son chemin. Il rangea ses lames, et retourna vers le Pourfendeur. Une chose était sûre, il n’aurait plus jamais le loisir de mettre le pied dessus, ça il pouvait compter dessus. Peu importe ce que dirait Sorcor, les traîtres n’étaient pas pardonnés. Il en ferait d’ailleurs bientôt l’expérience.

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