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[RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !

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Posté dans [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Mer 23 Juil 2014 - 19:37

Tout un art que de lambiner alors qu'un mariage approche. Surtout le sien. Alors que la présence du Serghar était nécessaire pour les dernières retouches, il disparaissait, flânant soi-disant dans les champs de saïa des ombres.

Foutaises.

Cela dit, il est vrai que les siens ne cherchèrent pas à le consulter plus que de raison. La situation est bien mieux entre leurs mains qu'entre celles du principal intéressé, n'est-ce pas ? Le musicien à la réputation abominable qu'il fit venir put à peine jouer avant d'être renvoyé. Fichtre. Quelles oreilles sensibles les Serghar avaient - lui avait pris soin de se les boucher -. Le petit dernier fit pleurer plus d'une servante, l'esprit bien trop emporté pour badiner, traita de tous les noms un cuisinier - un grain de sable avait été trouvé dans son plat préféré par sa langue sensible -, envoya un larbin chercher sous un soleil assommant une babiole inutile mais rare... Tant de petites bêtises qui passèrent presque inaperçues. Et il allait se marier avant les autres. Étrange, je ne m'en sens guère grandis.

Puis le jour tant attendu - par les autres - fut là. Et il avait dormi comme un bébé. Jusqu'à ce que les obligations ne lui tombent dessus, une fois les portes du vaisseau le conduisant dans son nouveau chez-lui ouvertes. Sourire, saluer, sourire, saluer... Un jeu qui ne le changeait guère, qui eut pu même être rafraîchissant, entre deux nouvelles couches de vêtements colorées qui l'enterraient toujours davantage sous sa tombe de futur marié... Au détail prêt que cette mascarade dura des jours. Des jours d'attentions, de bonne humeur, évitant heureusement l'ombre de l'attaque forbane, suffisamment éloignée pour les Cultivateurs. Les Serghar n'était qu'élégance arrogante... Bien heureux d'être débarrassés sous peu.

Et les regards inquisiteurs cachés derrière les voeux de bonheur... Il semblait à Radank qu'où que porta son regard, il se trouvait un Aanka'Leï pour lui adresser un signe de tête, courbure, hochement. Bienvenue, petit marié. Une vieillarde l'assomma de recommandations qu'il accepta humblement - un petit Aanka'Leï lui faisant vivement signe d'acquiescer -, une adolescente aux manières détonantes se saisit de ses mains et rit de leur douceur - ... Brute ?! -, les jumeaux qu'il avait déjà croisé n'eurent de cesse de le surprendre partout où il allait pour toucher son murmëly, une jeune femme l'accueillit avec autant de chaleur qu'une nuit sans lune en plein désert... Une nouvelle... Famille. Et une demeure dont il avait déjà une idée de l’agencement. Infestée de domestiques antipathiques.

Pour tenter de se détendre, le Serghar dansa. Beaucoup - ce pour quoi on le complimenta, son "prédécesseur" aillant plutôt exceller dans l'art du renfrognement poli, fut-il soufflé non loin de son oreille - . Avec beaucoup de dames et damoiselles - et aussi à sa grande surprise un Veilleur Pourpre à la retraire, ce qui se lisait dans ses manières, qui n'eut de cesse de lui compliquer la tâche avec sa jambe raide, avant de maugréer qu'il était "acceptable" -. Le tout sans jamais poser la main sur Hinaë. Non pas qu'il l'évita, loin de là. Mais ses pieds trouvaient toujours une meilleure direction à prendre si le deuxième "tas de chiffons" des réjouissances apparaissait dans son champ de vision.

Les festivités furent enthousiastes, la demeure première des Aanka'Leï décorée avec goût... Trop de tout. Tout allait trop vite. Épuisé mentalement après une vrai fausse fuite de la femme que le moment tant attendu lui attacherait pour toute son existence, le Serghar trouva l'inspiration il ne savait où de complimenter sa dulcinée pour sa beauté vestimentaire avant que l'échange des alliances ne soit fait. Puis ils furent mari & femme. Hourra.

Radank trouva judicieux de s'éclipser. La demeure malheureusement envahie par une foule en liesse, il  ne trouva un semblant de paix que dans... La chambre nuptiale. Le bruit de la porte se refermant dans son dos lui fit l'effet d'un coup de poing. Devant le lit délicatement orné, le mot "procréer" n'avait jamais eu autant de réalité. Même quand il jouait du bout des doigts avec les charmes d'une servante envoûtée. L'albinos n'eut pas besoin de s'approcher de la fenêtre dissimulée derrière les rideaux faits d'un tissus délicat pour deviner qu'il ne s'agissait pas d'une sortie dégagée.

Sans force, il se laissa tomber sur le lit, dans milles froissements de tissus & de tintements de bijoux. Je suppose que je ne vais pas en avoir besoin pour... Sa main qui avait commencé à attaquer les multiples lacets & boutons maintenant en place l'improbable assemblage de tissus & d'étoffes le recouvrant se raidit, l'idée lui revenant qu'il devrait, à un moment ou à un autre, se mettre à nu. Dans la douce obscurité d'une chambre à coucher. Pour donner à une femme ta semence de petit faiblard. De ces mots qu'il aurait préféré ne jamais entendre... Ses doigts s'échinèrent à ne plus toucher le vêtement, le laissant là où il était très rassurant qu'il soit. Sa gorge sembla accepter de le laisser déglutir.

Un monstre lui sauta dessus.

"Meffer !" souffla Radank, le ventre piétiné par la boule de poils rousse.

Le mantsucoalte, habituellement placide, semblait avoir jugé qu'il avait été sage assez longtemps, et qu'il méritait un peu d'attention de son maître, en exclusivité. Maintenant. Souriant malgré-lui, l'adolescent s'étendit, matelas soumis au bon vouloir du petit animal. Ce dernier s'instala avec délice sur sa poitrine, le crâne lové dans une paume blanche dont les doigts fins lui grattouillaient la nuque.

"Combien de temps voudrais-tu rester ainsi, petit monstre ?" susurra avec affection Radank.

Ce fut l'instant que choisi la porte pour s'ouvrir. Presque timidement, eut-il l'impression. Vite, quelque chose à dire! ...Entre autre sur le fait que j'ai disparu sans elle.

"J'essais ce lit... Je crois pouvoir dire qu'il est confortable." dit le marié allongé, sa petite bête faisant une bosse poilue sur son torse d'étoffes colorées.

Bravo. C'était d'un romantisme...

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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Jeu 24 Juil 2014 - 12:06

Hinaë avait eu, elle, son mot à dire ; il n'aurait pu en être autrement, avec l'exigence et les goûts tout particuliers de l'héritière. Il y avait déjà un moment qu'elle préparait l'évènement avec sa mère et, en moindre mesure, sa soeur, qui n'en avait pas grand chose à faire. A vrai dire, la jeune femme n'avait même pas pensé à impliquer son fiancé, puisqu'il lui semblait tout naturel d'intervenir quand quelque chose ne lui plaisait pas, Radank faisait sûrement pareil. Elle avait tout envisagé avec une grande sérénité, car tout serait beau, et c'était là l'important.

La jeune Aanka'Leï avait passé une drôle de semaine, ceci dit. Il lui semblait – mais elle pouvait se tromper – que Radank aurait dû être à ses côtés. Mais quelque part, n'était-il pas normal que chaque convive reçoive un peu d'attention d'au moins l'un des futurs mariés ? Elle essayait de se rassurer, à chaque fois qu'elle restait les lèvres entrouvertes face à du vide, et que les mots mouraient avant d'atteindre le fuyard. Un jour après l'autre, c'était de plus en plus difficile de croire aux excuses qu'elle lui trouvait, malgré que toute la naïveté de Korrul semble résider dans son petit coeur fragile.

Toutes ces journées étaient terriblement occupées, d'ailleurs, à recevoir chacun avec grâce et à préparer en dernière minute toutes sortes de choses. Il y avait bien des domestiques, mais il est bien connu que les jeunes mariées sont un genre particulier de tyran. Il fallait saluer, sourire, danser ; tant de fatigue accumulée et la joie d'entendre enfin Radank lui adresser un mot faillirent la faire fondre en larme au moment fatidique de la prononciation des voeux. Néanmoins, la pensée de son maquillage compliqué avait retenu les grandes inondations, la laissant souffler son consentement – tout factice qu'il soit – d'une voix étranglée.

Après la cérémonie, c'était le retour aux festivités ; elle n'avait plus cherché son mari. Elle s'était simplement éclipsée, Neshenkâ lui prêtant un instant sa chambre, pour délier toute la boule d'émotions dont elle venait de prendre conscience, mais qui se construisait depuis longtemps déjà. Juste dix minutes, pour les apparences. Hinaë n'avait pas encore compris qu'elle allait vivre avec Radank, et qu'il avait semblé bien plus tendre – tout est relatif – quand il l'avait récupérée au milieu des cendres d'Ofägar, elle était longue à la détente et tenace dans ses habitudes. Lorsqu'elle poussa la porte de la chambre où des domestiques attentifs lui avaient dit qu'elle pourrait trouvé son fian...- mari, elle était plus ou moins en contrôle de ses émotions. Malgré ses hésitations, malgré que ses yeux ne quittent pas le sol – on ne peut pas tout avoir.

Elle ferma précautionneusement la porte derrière elle, tirant le verrou. Le domaine Aanka'Leï la demeure de nombreux farceurs, et il aurait été malvenu qu'ils en fassent les frais, surtout avec la nervosité grandissante d'Hinaë. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Malgré le trait d'humour de Radank, elle n'esquissa qu'un pauvre sourire, bien pâle en comparaison de son enthousiasme naturel.

S'asseyant avec prudence sur le bord du lit, à une trentaine de centimètres de Radank, elle hasarda une caresse à un Meffer visiblement ravi, avant de détourner le regard et de s'appliquer à défaire la coiffure compliquée qui lui causait des maux de tête depuis un moment déjà ; elle était habituée. Elle soupira de bonheur une fois la plupart des épingles sur la table de nuit.

« Je suis désolée mais il faut que j'enlève ça, c'est horrible. »

Ce n'était pas souvent qu'elle parvenait à se plaindre de ses atours, surtout lorsqu'elle les avait choisis elle-même, et qu'ils étaient beaux. Sans doute valait-il mieux que cela soit l'objet de ses plaintes plutôt que le noeud serré de son estomac à l'idée qu'il ait passé la semaine à la fuir. Les cheveux noirs un peu croqués par le chignon finirent par cascader dans son dos librement, et elle put  les peigner de ses doigts, tout en évitant soigneusement de regarder le jeune homme.

« Tu es fatigué ? »

Tout était normal, bien sûr ; une normalité qui sonnait tellement creux, une fausse nonchalance trahie par sa voix difficilement intelligible.
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Ven 25 Juil 2014 - 10:03

"Bien ! Tu as de nouveau figure humaine, en lieu et place d'un panier de fleurs. Je crois que Meffer t'aime bien. Même s'il n'a jamais été bien difficile de se faire apprécier de lui."

Et le nouvel Aanka'Leï grattouilla derechef le concerné... Qui semblait tout à fait disposé à accepter le ventre rembourré, par l'art de leur famille d'adoption, de son maître comme oreiller. Plutôt que de rouler pour déranger l'animal, le jeune homme le prit dans ses bras, avant de se saisir d'un oreiller pour aller installer le futur dormeur dans un coin de la chambre. Se retournant, il observa son épouse, et lui trouva un air encore plus apeurée qu'à l'ordinaire. Avec un soupir, il vint se rasseoir.

"Pas autant que toi si tu n'as fait que regarder tes pieds - même s'ils sont très bien chaussés - ces derniers jours. Comment se porte ton cou ?" dit-il, une once de raillerie dans la voix.

Et c'est à une telle fille que je suis mariée ? songeait-il plutôt. Un temps, il imita pourtant son comportement, roulant des chevilles et faisant mine de trouver le geste passionnant... Jusqu'à ce que l'épaisseur qu'il portait ne commence à l'étouffer. Ni une ni deux, il se mit à pester contre les boutons, déchirer les coutures... Jusqu'à n'être plus couvert que de la tenue simple du début des festivités. L'adolescent inspira un grand coup... Avant de se tourner vers Hinaë, et de s'emparer de ses joues pour les tirer dans tous les sens.

"Eh bien Hinaë, est-ce que es morte ? Est-ce que tu as étouffé là-dessus sans n'en jamais rien dire ? Enfin, il doit bien y avoir un esprit dans ce corps mou !"
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Dim 3 Aoû 2014 - 15:13

Radank semblait se réveiller à mesure qu'Hinaë défaisait son chignon, et elle le regardait en coin, avec une certaine perplexité. Elle ne comprenait pas bien la source de ses remarques ; elle s'appliquait à être belle, comme elle avait toujours dû le faire de par son éducation. Elle concevait l'existence de goûts différents, mais jamais elle ne s'était inquiétée de les voir appliqués à sa personne. C'était particulièrement perturbant de se retrouver, à dix-huit ans, pour la première fois dans la position délicate de vouloir plaire plus à quelqu'un d'autre qu'à soi-même.

Elle regarda Radank se lever pour déplacer Meffer, elle ne savait pas quoi dire. A nouveau, les larmes lui montaient aux yeux, mais elle secoua la tête, baissant le regard. Ce n'était pas larmoyer qu'elle devait faire.

« Mon cou se porte bien, merci. »

Elle regarda le mur, comme si elle avait grand intérêt pour la moindre des fissures, tout en enlevant les lourds bijoux qui l'encombraient. La table de nuit commençait à ressembler à un coffre au trésor ouvert, mais tant pis. Peut-être que Radank aimait mieux ce qui était simple ; c'était plutôt difficile à comprendre, pour elle, mais elle essayait vraiment.

Sa dernière remarque la fit un rien sursauter, dans le silence ambiant tout juste ponctué de bruits de tissu. Elle finit par se lever. Par un ingénieux système, la plupart de ses couches de vêtements étaient liées entre elles à la fermeture. Elle s'appliqua à défaire les quelques lacets nécessaires, aux épaules et sur le côté, et en quelques secondes, une pile invraisemblable d'étoffes s'écroula autour d'elle, la laissant dans une très modeste robe blanche, à bretelles, lui arrivant au genou : c'était la combinaison de coton portée pour éviter que le tissu de la première robe, très soyeux, ne colle trop à sa peau.

C'était peut-être le plus gratifiant dans sa tenue, le bonheur de l'enlever et de sentir enfin de l'air sur sa peau. Elle enleva ses sandales, et elle avait soudain l'air d'une enfant perdue, comme une petite fille déguisée que l'on aurait soudain mise en robe de nuit.

Elle prit une grande inspiration, son diaphragme tremblant autant que ses mains. Sa mère lui avait parlé, durant cette semaine, de ce qu'elle aurait à faire ; le murmëly éloigné et les tenues qui se simplifiaient étaient, si elle ne se fourvoyait pas complètement, signe qu'elle devait suivre les nombreux conseils des dames mariées depuis bien plus longtemps. Radank était assis devant elle. Sans lui demander son avis, elle s'approcha, hésitante, pour s'installer à califourchon sur ses genoux, sans lui laisser le temps de réagir. Elle passa ses bras autour de son cou, et l'attira dans un baiser, plutôt timide, mais qui transmettait tant nervosité qu'envie.

Elle recula après un court instant, les joues rougies.

« Tu n'es pas très gentil. »

C'était le constat le plus loufoque possible dans la présente situation, mais Hinaë disait ce qui lui passait par la tête, d'une voix contemplative, comme si cette méchanceté était un mystère insoluble de l'univers. C'était peut-être ça, en fait.
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Jeu 14 Aoû 2014 - 21:20

Une énième remarque ne passa pas sa gorge, alors que son souffle se bloquait : Hinaë était sur ses genoux. Hinaë... L'embrassait. Par Ruyn !La voix d'Hinaë était différente. Radank fut contrarié en remarquant qu'il semblait perdre c'est moyen, alors que c'est lui qui menait le jeu avec les simples domestiques. Enfin... Il tenta de l'être. Mais il était sensiblement trop perturbé pour cela. Peut-être était-ce dû au fait qu'il s'agissait de son épouse. Qu'il y avait un interdit en moins... Qu'il y avait là un gouffre dans lequel il pourrait sombrer sans se condamner davantage aux yeux des siens. Sinon, tu vas resté muet comme un mort longtemps ? Pour gagner du temps, le nouvel Aanka'Leï enlaça son épouse - Épouse... Épouse ? Épouse ! ... Épouse... -, et s'empara de ses lèvres à son tour. Avec un peu plus de savoir faire... De langueur. Reculant la tête, il la dévisagea, de derrière ses cils blancs.

"Et... Est-ce que cela te déplaît ?" demanda-t-il à tout hasard, la sensation d'intense bêtise affluant avec la rougeur colorant ses joues pâles.

Elle a l'air si petite sans tous ces tissus... Dont il reste juste une couche... L'esprit étourdit, l'adolescent - L'homme marié, ha... ! - apprécia la chaleur de sa compagne, la douceur sa peau qu'il vint embrasser dans le cou, alors que ses mains malicieuses repoussaient les deux fils superflus. La sentir réagir à ses caresses fit monter un étrange rire de doux ravissement, alors qu'il tirait l'agaçant cache... Ses pensées s'égayaient, négligeables face à l'envie de la faire sienne.

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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Jeu 28 Aoû 2014 - 15:09

Radank ne la repoussait pas, et Hinaë se sentit tout d'un coup plus détendue. Elle laissa échapper un soupir de soulagement, léger comme une plume. A force que Radank l'évite, elle avait craint qu'elle ne soit pas assez belle ; c'était évidemment la seule raison qui lui traversait l'esprit, dans son indicible candeur. Hinaë n'aurait jamais rejeté quelqu'un pour ce motif, pour la simple raison que les choses les plus affreuses du monde avaient tout de même pour elle le sublime romantique, tant d'horreur que le laid devenait une beauté affreusement tordue. A côté de la plupart des choses insignifiantes dans lesquels la jeune fille parvenait à trouver de la beauté, Radank resplendissait et, bien sûr, Hinaë était une femme ; c'était envers elle-même qu'elle formulait le plus facilement des critiques. Il aurait tout à fait eu le droit de lui appliquer ce jugement qu'elle ne portait que très rarement, c'était une logique très féminine.

Si elle rougissait, c'était de l'infini bonheur d'être regardée, touchée, de prendre une quelconque importance aux yeux de son mari. N'importe qui avec un peu de plomb dans la tête se serait méfié, aurait gardé une certaine réserve, mais pas Hinaë ; à chaque miette d'attention qu'il lui accordait, elle s'épanouissait comme une fleur gorgée de soleil, diffusant une aura de reconnaissance qui devait se sentir jusqu'à Penjoie au moins.

Elle souriait avec un plaisir évident, comme s'il lui avait offert le plus joli des compliments.

« Par moments. » Elle haussa un peu les épaules, comme pour balayer au loin ce qu'elle venait de dire. « Mais peut-être que je m'y ferai ? Quand tu es gentil, ça compense. »

Hinaë y croyait ; sans doute qu'en se concentrant un peu, on pourrait entendre Khéops hurler dans le lointain contre sa trop grande douceur, mais elle-même ne voyait pas le problème. Elle sentit le tissu glisser de ses épaules, pour venir s'amonceler autour de sa taille. Son premier réflexe fut de se couvrir de ses bras, mais elle s'arrêta dans son mouvement pour prendre une grande inspiration, un peu tremblante. Hinaë avait peur, c'était sans doute normal. Elle se força à poser ses mains sur le torse de Radank, son sourire bien moins assuré. Elle eut un léger rire nerveux, se tortillant un peu sous les baisers qu'il déposait dans son cou.

Inspiration, expiration. Tout allait bien se passer. Radank avait l'air de savoir comment fai... Oh. Elle ouvrit la bouche pour poser une question, et la referma aussitôt. En fait, elle ne voulait pas savoir. Elle déglutit, le joli sourire s'étant encore un peu fané.

« Je ne sais pas du tout ce que je dois faire, » avoua-t-elle en chuchotant.

Ce n'était, pour une fois, pas une vérité assénée avec une sincérité désarmante. C'était plutôt l'aveu d'une gêne. Oh, ce n'était pas tant qu'elle était embarrassée de la situation, mais plutôt de son manque d'informations ; le plus important, ce qui passait avant tout, c'était de plaire à Radank. Elle ne voulait pas le séduire, pas au sens habituel du terme. Hinaë voulait que tout se passe bien, qu'il se plaise dans sa nouvelle maison, avec elle, apprendre tout ce qu'il aimait, de sa couleur préférée au plat qu'il aimait le plus manger... Et cela passait aussi par le lit conjugal.
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Lun 8 Sep 2014 - 8:42

"Pas plus que moi..." murmura-t-il distraitement.

Ce qui n'avait été jusqu'à maintenant qu'un jeu, avec toute les autres, pouvait enfin se poursuivre. Le contact de sa compagne lui donnait la chair de poule. Il tenta de faire taire la confusion qu'il lut dans son regard d'un baiser, alors que ses mains caressaient la poitrine désormais offerte, à portée. Le présent l'enivrait, enfin le jeune cultivateur se laissait aller. Cesser de réfléchir à quelques sottises, et apprécier cette douce chair. Sans prévenir, l'adolescent se laissant tomber en arrière, entraînant Hinaë. Un rideau sombre encadra leur deux visages, un instant. Dévorant le visage de sa femme des yeux, Radank sourit franchement. L'excitation se mélait à un étrange sentiment de bien être, dans cette chambre, avec elle. Douce certes, mais lui faisant souvent pitié dans ses hésitations, son incroyable faiblesse, si visible.

Et pourtant... Le nouvel Aanka'Leï roula avec son épousée, se retrouvant au dessus d'elle. Son aimée...

Le rideau fut blanc.

Blanc. L'ombre de son sourire toujours sur les lèvres, l'adolescent effleura la joue ambrée d'Hinaë, suivant d'un doigt pâle l'une des courbes de sa bouche. Radank déglutit.

"Hinaë... Qu'est-ce que ta famille pense de moi... ?"

Son coeur battait toujours à vive allure, ce qu'il voyait lui échauffait les sangs. C'est pourquoi il se forçait à ne regarder que ses yeux, son visage. Si faible... Un livre ouvert.
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Dim 15 Fév 2015 - 5:45

Hinaë avait couiné, surprise par le mouvement brusque ; elle s'était rattrapée de justesse, les mains sur le matelas. Elle sourit, en réponse à Radank, un peu hésitante, mais s'il souriait, elle sourirait aussi. Ce n'était pas tant de la soumission qu'une volonté désespérée de bien faire. Elle voulait qu'il soit heureux avec elle ; elle ne l'aimait pas, pas encore du moins, mais il aurait fallu toute l'eau de l'Oasis pour éteindre l'espoir d'Hinaë, la ferveur qu'elle mettait à croire que l'avenir serait doux et beau pour chacun d'eux.

Elle allait se pencher pour l'embrasser, lorsque Radank décida soudain d'inverser la situation. Hinaë eut un petit rire doux, alors qu'elle posait les mains sur les épaules de son époux, sans presser mais dans l'envie muette de l'attirer vers lui.

La question la prit un peu par surprise. Elle scruta le jeune homme avec de grands yeux, sans comprendre. Elle ne pensait pas au contraste qu'ils formaient, ou du moins pas autrement que pour en apprécier la beauté, aussi se demandait-elle en toute innocence ce qui le tracassait.

« Hu... »

Elle réfléchit un court instant, sincèrement malgré la bizarrerie de l'interruption. Sa famille... ? Il avait croisé la plupart des gens, sans doute sans avoir de discussion approfondie ; Hinaë n'avait pas vraiment eu d'écho. Du moins, pas assez clairement pour qu'elle comprenne. Elle sourit un peu, à nouveau hésitante.

« Je pense qu'ils ne te connaissent pas encore assez ? Mais ils respectent mes choix, alors... »

Quelqu'un de sensé pouvait se demander comment cela était possible, surtout quand les choix d'Hinaë faisaient appel à son coeur bien trop grand. Il était vrai que son père doutait, et qu'elle avait passé un accord, mais elle avait une foi inébranlable, il n'y aurait pas lieu de s'en rappeler, elle y croyait. Ceci dit, peut-être était-ce mieux d'être honnête ? Hinaë et le timing, ce n'était pas une grande histoire d'amour.

« Mon père n'était pas très convaincu par le mariage, mais je suis sûre qu'il s'y fera. Pourquoi est-ce que tu demandes ça maintenant ? »

Ce n'était pas une accusation, puisqu'elle était incapable d'en formuler. C'était l'intérêt innocent et inquiet pour les pensées qui avaient pu le détourner de ce qu'elle voyait comme un cocon de douceur et de chaleur, par opposition à tout ce qui se trouvait à l'extérieur, famille comprise. Elle lui caressa la nuque, essayant de l'apaiser.
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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   - Lun 23 Fév 2015 - 2:01

Le candide espoir que sa jeune épouse exprimait dans ses propos ne fut pas accueillit favorablement par l'esprit acerbe de l'albinos, qui ne percevait pas sa nouvelle famille comme davantage bienveillante à son égard que la précédente. Néanmoins, une partie de son être qui avait attendu ce jour pour prendre les commandes jugea que s'appesantir dessus maintenant n'en valait pas la peine. Il avait d'autres priorités, comme la peau douce et sans défense qu'il dévorait des yeux.

"Des bêtises." dit-il vaguement en réponse, tandis qu'il reprenait ses caresses.

Comme tant d'autres avant lui, le jeune homme désirait ardemment se laisser aller aux plaisirs - et en procurer à sa compagne -. Maintenant que Ryun avait daigné lui en donner l'autorisation, il ne comptait pas gâchait l'occasion. Aussi se laissa-t-il enivrer par ce que lui transmettaient ses sens, perdant pied dans un lac de désir, loin des berges de la raison et de ses réflexions douloureuses.

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Posté dans Re: [RPFB] Puisque Ruyn l'a dit... Vive les mariés !   -

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