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[RPI] Nouvelle approche.

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans [RPI] Nouvelle approche.   - Jeu 24 Juil 2014 - 8:43

Les rues empestent, les ivrognes braillent, les putains gloussent, les victimes soupirent... Vanylle ne semble jamais vouloir changer. Encore et encore le même bourbier, dans lequel hommes et femmes persévèrent, mettant d'avantage au monde de rejetons bons pour la mort dans un combat stupide pour une gloire éphémère, un toit au dessus de leur tête ou un peu de nourriture. Le pirate respire les effluves nauséabondes, assis dans une l'ombre d'un bâtiment branlant. Que je récapitule... Plus de Pourfendeur, plus de Seylan, et même pas de paie. Juste la vie. C'est... Pas mal. Il n'en est pas moins bougon, après ses déboires avec le Second du vaisseau pirate. Ressentant peut-être pour la première fois un mal-être dû à autre chose qu'une gueule de bois ou une blessure vraiment gênante. Bien que sa disparition s'apparente à ce dernier cas, sans qu'il s'explique le comment de la chose.

Je ne veux pas continuer. Une idée indistincte bien stupide. Que faire d'autre ? Que faire d'autre que vivre dans cette fange ? Un skikrak lui renifla le bout du pied. M'installer ? Oh bien sûr, une petite maison où retourner chaque soir... Et que le moindre ennemi pourrait piller, saccager, incendier en son absence. Une faiblesse qui ne lui vaudrait sans doute rien de bon. Alors quoi ... ? Doucement, sa main se glissa sous sa veste en haillon, sous le regard scrutateur de la petite bête, l'endroit étant assez isolé, les pirates affairés circulant à bonne distance, pour que le rongeur s'attarde. Aller là où je n'ai pas d'ennemis... Et ne plus m'en faire ? Alors qu'un sourire sans joie s'étirait sur son visage, son bras fit un geste brusque, le skikrak bondit et... Couina. Son petit corps à moitié tranché par le couteau. Je vais commencer par me renflouer un peu... Et Dik partit à la chasse au skikrak, comme du temps où la faim était son seul horizon.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Sous un ciel morne, le vieux s'acharne en maugréant dans sa barbe grise, ses doigts douloureux protestant à chaque nouveau nœud sur un petit corps raidi par la mort. A l'écart des gigantesques monstres qui attendent, le ventre lourd d'une cargaison fraîche ou d'espoirs pour les prochaines razzias, son frêle vaisseau fait pâle figure... Mais de taille, le pêcheur n'en a pas besoin : un bon moteur, des talents de mécano et l'aisance dans Grand Vent, tel est son matériel. Et beaucoup de cordes, ainsi que de skikraks.

Et normalement de mains plus jeune pour faire les nœuds, mais l'imbécile d'apprenti n'est pas revenu de sa visite "chez ses parents". Qu'il revienne et je lui fait sauter ses deux petits bijoux. Une journée d'attente, c'était autant de temps à passer avec des dizaines de cadavres se décomposant, à attirer tous les charognards de la ville pirate. Mais pêcher seul, c'était un risque supplémentaire de ne pas revenir...

"Va-t-en, gamin, j'ai c'qui me faut." grogna-t-il à l'adresse de l'opportuniste.

Le "gamin" semblait avoir atteint l'âge d'homme en vivant dans les ombres maladives de Vanylle... A sa démarche près. Celle de quelqu'un qui a passé beaucoup de temps sur un sol instable. Et il puait un peu moins, à vrai dire. Mais le vieillard ne l'avait jamais vu vendre de skikraks avant ces derniers jours.

"Que fais-tu encore à quai alors, vieillard ?" répliqua-t-il, avec une tranquille assurance qui tapait sur le système du pêcheur.
"Retournes téter ta putain de mère, et offres-lui tes carcasses. Elles empestent." fut la seule réponse.
"Le quai des Pêcheur le premier." répliqua l'agaçant importun, absolument pas concerné.

Reniflant, le travailleur ne put toutefois qu’acquiescer. Là où les pêcheurs aux skikraks atterrissaient & déchargeaient leur marchandise, le trépas des innombrables rongeurs semblait avoir marqué de son odeur le sol même. S'essuyant les mains sur un tablier qui en avait connu de plus sales, le vieil homme dévisagea le "gamin".

"Qu'est-ce tu veux ?" maugréa-t-il finalement.
"De l'argent." fit le vendeur de rongeurs, direct.
"Je t'ai dit que j'en veux pas de tes..."
"Pourquoi es-tu encore à quai, pêcheur ?"
"J'ai déjà un apprenti, gamin."
"Je ne le vois pas. Tes appâts puent."

Si jamais je revois ce gosse, je les lui ferais manger.

"Ton nom."
"Aeddan." Et il souriait en le prononçant.
"Alors ranges-moi ces lignes, gamin. J'ai perdu assez de temps."

Et Aeddan s'exécuta volontiers. Avec bonne humeur. Il lui restait encore à découvrir si l'idée qu'il s'était fait du vieux pêcheur - comme quoi arriver à cet âge dans le métier signifiait une main sûre, et une bonne capacité à éviter les filaments paralysant des avranaï - était juste mais... Non, elle devait être bonne. Et personne ne viendrait lui apprendre la raison de la disparition de l'apprenti : Aeddan avait veillé à ce qu'il soit méconnaissable. Soit un anonyme corps nu et lacéré livré aux rongeurs - encore vivant - infestant Vanylle.
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