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Invité

On m'appelle Invité

Posté dans [RPFB] Jeux & manigances   - Jeu 24 Juil 2014 - 10:28

Sant Poseïnos,
Andur, 1114

Le soleil venait de tomber sur la capitale. Le ciel rosé et les éclairages donnaient à l'avenue un petit côté attractif. On tendait à venir s'y promener pour passer une bonne soirée en compagnie de sa famille ou d'amis. Les commerces faisaient la majeure partie de leur chiffre dans ces horaires. Tout le monde criait qu'il était le moins cher et que la qualité des petits plats qu'ils proposaient était bien au delà de ceux du voisin. Les enfants accrochés à leurs parents, les yeux émerveillés, voulaient goûter à tout, surtout aux mets sucrés qui font prendre 10 kilos en une bouchée.

On pouvait remarquer divers attroupements au fur et à mesure que l'on progressait dans la rue. Entre les divertissements en tout genre pour les enfants et les tavernes remplies à craquer, tout était fait pour consommer.
Au loin, dans l'avenue, on pouvait remarquer un petit attroupement d'une dizaine de personnes, amassés autour d'une petit table.
On pouvait y voir un jeune homme attablé face à un mastodonte, crâne rasé, qui rigolait pas.
Le jeune homme à la moustache fort bien taillée tenait en ses mains un jeu de carte. Il en avait sorti trois, disposées à l'envers sur la table. Le mastodonte en face ne misait pas d'argent. C'était la première phase du plan un peu sadique qu'avait concocté Jück. Si son adversaire perdait, il devait boire cul sec un verre d'alcool fort. Le jeu se jouait en trois manches et bien évidemment, la montagne avait perdu les trois.
C'est là que son plan prenait tout son sens. Il proposa un marché à la montagne.

- Dis donc, tu m'as l'air bien plus costaud que cultivé, je te propose un marché. Pose ton argent sur la table, je pose le mien. Un bras de fer, une manche, celui qui perd donne tout son argent à l'autre. Mais avant, si tu veux bien, je m'échauffe !

Jück se leva, fit mine de s'étirer les bras pendant quelques minutes afin de gagner du temps. Puis il se rassit et posa son coude sur la table. Paradoxalement, il semblait sûr de ce qu'il faisait. La foule retenait son souffle lorsque le monstre posa son coude sur la table. Un homme dans le public fit le décompte.

- 3... 2... 1... Go !

Jück écrasa à plate couture son adversaire. La triple dose de relaxant musculaire qu'il avait dissout dans le verre d'alcool de son adversaire avait visiblement fait effet. Il n'en fallut pas moins pour que celui-ci retourne la table, renversant les bourses que Jück s'empressa de ramasser. Il manqua de se prendre un aller retour de la part de son adversaire, qui fût contrôlé par le peu de joueurs ayant parié sur l'outsider.

Il fallut une bonne demie heure à la foule pour se dissiper avant que Jück ne reprenne ses activités sans péril. Il l'avait décidé, sa prochaine victime serait un homme complètement différent. Il avait eu sa dose d'adrénaline pour la journée. Un petit intellectuel crédule ferait l'affaire, bien que ce fusse les plus délicats à ruser.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: [RPFB] Jeux & manigances   - Mar 29 Juil 2014 - 2:24

Il y a un temps pour tout, pensait-il alors. Un temps pour tout, pour chaque choses, pour chaque actions, pour chaque pensées. Et le monde semblait suivre cet ordre universel tant les saisons se suivaient, les jours se suivaient, les heures et les minutes également. Et nul ne douterait que la vieillesse dictait impérialement à la jeunesse dans ce relai incessant du temps, si bien qu'on eusse dit qu'il y avait un temps pour prendre son temps, et un temps pour courir après. Des temps dans les temps, aurait-il clamé, fier de son expression. L'océan tumultueux des choses, tantôt calme, tantôt déchiré d'impressionnantes vagues dévastatrices, se tarirait un jour. Mais ce jour n'était pas venu, et viendrait-il seulement un jour ? Telles fut les pensées d'Helbert tandis qu'il arpentait les rues de ce quartier d'où il ne faisait aucun doute qu'autour de lui vivait encore une foule d'océans et non pas quelques marécages décrépits croassant avec peine le dernier souffle d'une vieille souffrance. Et on pria que ce fut éternellement ainsi.

Ça faisait bien des années qu'il passait dans ce quartier, toutes les semaines, pour le plaisir. Une telle animation lui rappelait combien il était lui-même vivant, malgré la dureté de son état. Il ne comptait pas s'éteindre un jour et cultivait son esprit comme on cultive un plant pour en récolter les fruits toute l'année. Et les fruits, justement, ne manquaient pas sur les divers étalages. Babioles à acheter, jeux, spectacles et illusions étaient au rendez-vous; il n'y avait certainement pas que des légumes en vente pour ravir le passant souhaitant combler le vide de sa journée bien que ce fut le moment ou jamais de faire quelques bonnes affaires et de s'assurer un estomac plein même en cas de mauvaises finances.

Helbert s'arrêta devant un stand d'où était présenté un jeu simple. Trois cartes faces cachées, une seule représentait Vama et assurait de nets gains si tant est qu'on la trouvait, car elles seraient mêlées encore et encore pour perdre le joueur. Il connaissait bien ce jeu, il était en vogue dans les différentes soirées mal famées d'où il gagnait la plupart de ses galons pour vivre. L'astuce c'était de se concentrer non pas sur les cartes elles-mêmes mais sur celui qui les manipulait. Le regard tantôt fuyant, tantôt insistant sur la carte en question, la crispation due au stress grandissant quand le joueur passerait ses doigts trop près de ladite carte, le sourire qui s'effacerait ou, au contraire, apparaîtrait... Tant de signes qui ne trompaient pas et qui lui assuraient, une fois de plus, une bourse remplie pour la vider ensuite en folies et amusements. Après tout, c'était le lieu pour ça ! L'homme au stand eut bien quelques colères à exprimer quand il se redressa pour chercher la gorge de notre bourgeois qui, connaissant les habitudes des habitués, se glissait déjà entre les membres impersonnels des nombreux passants. Non pas que Helbert eut peur de se battre, ,ou plutôt si mais il savait user de la ruse pour défaire ceux qui eurent voulu un jour l'enterrer, mais il souhaitait passer une journée dans la quiétude de l'activité et non dans la douleur grave des blessures d'un combat.

Ainsi, il marchait de stands en stands, de rues en rues, attendant qu'un événement quelconque, quelque chose d'incongru, se passa.
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