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Posté dans [RPFB] L'art du cavalier   - Lun 4 Aoû 2014 - 13:10

Voilà deux semaines qu’Erikah était revenue victorieuse de l’épreuve du labyrinthe. Les blessures physiques s’étaient guéries plus vite que les blessures psychologiques. Plusieurs cauchemars avaient hanté ses nuits tandis qu’elle essayait de retrouver son quotidien. Et voilà le grand jour, l’heure de sa prochaine étape. Elle ne redoutait pas vraiment cette étape, après tout ce n’était absolument rien comparé à ce qu’elle avait vécu et beaucoup y arrivait, tout le monde ou presque y arrivait. Apprendre l’art de monter une de ces bêtes n’était pas vraiment difficile, ou du moins ce n’était pas l’idée qu’elle s’en faisait. Cependant, elle devait avouer qu’elle s’en méfiait. Oui elle s’en méfiait car même domestiqué l’animal était imposant et surtout restant un animal.

Elle était arrivée légèrement plus tôt que l’heure prévue. Elle marchait tranquillement autour du domaine, observant de loin les bêtes et les hommes qui les accompagnaient. Plutôt détendue, elle saluait d’un signe de tête les personnes qui croisaient son regard attendant patiemment l’heure de sa leçon.

Elle savait que c’était Krav Shen'Mäga qui devait l’instruire. Un homme qui avait fait beaucoup parlé de lui, d’une certaine façon. Petite, ses parents lui avaient dit de pas trop s’approcher de lui, elle n’avait jamais réellement compris pourquoi, mais ne voulant pas subir la colère de sa mère, elle avait obéit. Cela était donc son premier vrai contact avec le dresseur. Souvent elle l’avait vu, croisé, mais jamais elle ne lui avait réellement parlé, ou du moins jamais une phrase complète. Elle était donc curieusement de faire sa connaissance de façon plus officielle.

Elle l’attendit quelques minutes au point de rendez-vous prête à suivre ses instructions. Enfin quand il arriva, elle lui fit un sourire amical.

- Bonjour Krav Shen'Mäga, je suis Erikah Solvejg. Je te remercie de bien vouloir t’occuper de ma formation.

Dit-elle alors avec respect tout en le détaillant brièvement. Elle se sentait prête, motivée à monter, et curieuse d’apprendre de cet étrange homme qui semblait bien souvent solitaire. Elle était également curieuse d’en savoir peut-être plus sur lui. Sa génération n’avait pas eu réellement beaucoup de contact avec lui mais… elle en avait entendu parler, beaucoup de rumeur, beaucoup de murmure, mais qu’elle était la vérité. Lui-même n’aidait pas par ses actes.

- Par quoi commençons-nous ?

Demanda-t-elle en arquant un sourcils.
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Posté dans Re: [RPFB] L'art du cavalier   - Mar 5 Aoû 2014 - 7:07

Comme de coutume, Krav était occupé à prendre soin de ses wyrmides. Depuis son retour du Labyrinthe, il évitait les hommes, les femmes, les enfants comme la peste. Il avait récolté quelques honneurs, en revenant. Parce que malgré ce qu’il était, lui aussi avait triomphé de la grande épreuve du Gardien. Il n’était pas qu’un déchet. Mais les honneurs ne furent pas sa seule récompense. La Kyynel fut de la partie aussi, la marque de honte d’avoir abandonné et laisser mourir un wyrmide. Chez les Shen’Mäga, cette marque était pire que ses cheveux de neige. Et elle l’était encore plus pour lui. C’était ce qu’on pouvait appeler “son meilleur ami”. Avant de se pointer au labyrinthe, il montrait déjà cette répugnance aux contacts humains, et cette extraordinaire empathie avec les reptiles, que d’aucuns qualifieraient d’étrange, même chez les Vedskygge.

Aujourd’hui, le vent soufflait très fort. Il ne lui racontait pas grand chose. Krav savait depuis quelques temps écouter le vent. Sentir les émotions qui pouvaient le traverser. C’est grâce à ça qu’il réussissait à interpréter avec une exactitude troublante les cris, râles, soupirs de ses wyrmides. Parce que le vent n’est pas qu’un souffle, il est un flux vecteur de dizaines de choses, d’une formidable richesse pour qui sait écouter.

Il n’était pas de très bonne humeur. Bon, d’accord, il ne l’était jamais. Mais là c’était pire : il devait - c’était son devoir en tant que dresseur - apprendre, parfois, à de jeunes Vedskygge à monter les étranges bestiaux. C’était une discipline assez ardue, qui ne se faisait ni au pied levé, ni en autodidacte. Quelque part, en apprenant à… comment elle s’appelait déjà ? Il ne se souvenait plus. En apprenant à cette femme comment monter un wyrmide, en se donnant à fond, peut-être qu’on aurait une preuve supplémentaire de son talent. On le verrait peut-être moins comme une erreur. Un soupir agacé lui échappa d’ailleurs, à cette pensée : il ne fallait pas trop y compter…

Il l’entendit arriver. De loin. Elle était très discrète, mais son ouïe et le silence relatif environnant son enclos lui offraient une large portée d’écoute. Il ne se retourna qu’à son approche réelle, occupé à aiguiser les griffes d’un jeune wyrmide, couleur bleu-gris. Il la détailla pendant quelques, secondes, de haut en bas. Fine, des muscles souples et nerveux. Une tenue étonnamment légère pour le temps qu’il faisait. Il ne répondit pas immédiatement. Priorité au petit wyrmide. Il termina sa tâche, et siffla. Ce sifflement avait pris des teintes cristallines à force d’entraînement. A l’écouter comme ça, il ne venait pas d’un larynx humain. Et oui, c’est l’Ithylium qui lui donnait cette saveur. Lien rarissime de vent travaillé spécialement dans l’écoute et le son, il commençait à bien le maîtriser.

«Si tu n’as jamais appris à monter, on va commencer par les bases.»

Il se releva et la toisa de toute sa stature, l’air continuellement sévère, froid. Il ferait son devoir. Mais il ne la connaissait pas assez pour être agréable.

«Tu vas d’abord apprendre ce qu’est un wyrmide. T’habituer à lui. Et ensuite, tu apprendras à monter dessus.»

Il s’éloigna, se dirigeant vers un groupe de reptiles allongés en cercle. Il flatta l’encolure d’un grand wyrmide, d’âge visiblement avancé, et le ramena vers son apprentie du jour.

«Il s’appelle Freignàr. Ami des Hommes. Il ne peut plus porter personne, mais il se laissera faire avec joie pour que tu découvres comment ils sont faits. Leurs écailles, leur encolure, leurs griffes, bref… Et fais attention au venin. Je donnerai des détails dessus après, mais ne te griffe pas, et ne touche pas ses crocs.»

Le vieux wyrmide, plus grand qu’Erikah, vint se placer devant elle. C’était un spécimen énorme, mais l’âge faisait son oeuvre, et on sentait l’habitude de côtoyer des hommes.

«Etudie-le, pose les questions ensuite.»
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Posté dans Re: [RPFB] L'art du cavalier   - Dim 24 Aoû 2014 - 9:23

Ce n’était pas la première fois qu’elle l’entendait, non, bien sûr qu’elle l’avait déjà vaguement entendu. Elle en avait même déjà entendu parler aussi mais, le voir de ses propres yeux et surtout l’entendre de si près, c’était encore tout autre chose. Il venait de produire ce son juste devant elle, mais elle avait encore de la peine à croire que ce son avait été produit par un homme. Impressionnée, stupéfaite, elle cligna un peu des yeux tout en l’observant à nouveau.

Ce qui la surprit encore plus c’est l’entendre parler normalement par la suite, comme si de rien était. Oh, ce n’était sans doute pas grand-chose pour lui, toutefois le contraste entre les deux sons était perturbant.

La suite ne l’étonna pas plus que cela. Elle savait bien qu’il ne fallait pas vraiment s’attendre à un accueil chaleureux de sa part. Elle suivit son regard du sien tout en devant assez rapidement devoir relever la tête pour pouvoir le faire. Il faut dire que leur différence de taille et gabarit n’était pas des moindre. Krav était vraiment grand. Erikha avait bien sûr l’habitude de se retrouver face à plus grand qu’elle, mais ce dernier dépassait tout de même la moyenne.

Elle resta toutefois calme et silencieuse face à cette attitude froide, ne le prenant pas réellement à titre personnel.

Finalement, elle écouta attentivement ses paroles puis le suivit. Il fallait donc d’abord à connaître la bête pour pouvoir la monter, cela paraissait effectivement logique.

Les yeux d’Erikah se baladèrent sur les différentes bêtes présentent en silence. Il est vrai qu’elle les connaissait peu, trop peu enfaite. S’en était presque une honte à y repenser, elle aurait dû y prêter plus attention, après tout, cela restait une des fiertés de son village et de son clan. Elle ronchonna contre elle-même intérieurement avant de soudainement sortir de ses pensées en se trouvant face à un wyrmide imposant.

Elle releva ses yeux sur son regard tout en restant silencieuse. Elle resta perturbée par une espèce d’impression de déjà-vu.  Puis alors, elle décala son regard sur son nouveau professeur, puis regarda à nouveau l’animal…. Finalement elle ne sut retenir un rire. Il y avait vraiment une certaine ressemblance entre les deux !

Toutefois, la jeune femme se reprit bien vite sachant que ce n’était pas vraiment le moment de plaisanté et son professeur ne semblait pas d’humeur.

- Hum pardon.

Elle garda toutefois un sourire tout en examinant plus sérieusement l’animal.

- Freignar donc.. ? Enchanté

Dit-elle tout marchant lentement sur le côté pour le voir de toute sa longueur. Elle se mit d’abord à le regarder de manière globale puis ensuite elle s’arrêta sur quelques détails tels que ses pattes, son dos, la queue puis resta très attentive sur la tête et le regard.

Elle restait assez méfiante envers l’animal, ne sachant pas vraiment comment se comporter avec eux et surtout ne sachant pas comment eux se comportait.

- Il y a-t-il des … règles d’attitude à leur égard, par exemple ne pas les toucher à tel endroit ou je ne sais quoi… ?

Demanda-elle alors qu’elle continuait de l’observer avec une certaine admiration et curiosité. Puis elle s’arrêta et reposa ses yeux sur Krav.

- Comment dois-je me comporter avec eux et comment se comportent-ils à l’égard des hommes ?

Ajouta-elle pour avoir plus d’informations. Elle savait bien que tout être animal avait leur propre langage et qu’il fallait y porter attention pour travailler de façon efficace avec eux. Aussi parfois, les conséquences pour l’ignorance qu’on portait à un signal donné par une bête pouvaient être désastreuses.
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Posté dans Re: [RPFB] L'art du cavalier   - Dim 7 Sep 2014 - 7:03

Les questions d’Erikah étaient… on ne peut plus basiques. Il s’étonna même pendant quelques secondes de l’ignorance de la jeune femme quant aux animaux que dressaient les Vedskygge, talent et discipline réputée dans tout Argenlac, voire sur toute l’île. Ceci étant, les remarques désobligeantes n’avaient pas réellement leur place ici. Après tout, elle était là pour apprendre. Et lui pour enseigner, pas fustiger. Même si un bref et discret soupir lui échappa tout de même. Un peu moins glacial, le sujet de conversation tendant vers un domaine qu’il affectionnait par dessus tout, il secoua légèrement la tête avant de lui répondre.

«Les wyrmides sont des animaux très solides. Tu peux essayer de frapper à peu près n’importe où, c’est toi qui risque de te faire mal. Leurs écailles sont très épaisses. Leur point faible c’est le ventre, où elles sont beaucoup plus fines. Tu auras rarement l’occasion de les toucher à cet endroit, remarque.»

Il illustra cependant ses propos. Il se pencha près d’Erikah, et montra une nette différence de texture entre les écailles dorsales, les plus solides, et celles du ventre, plus plates, pâles et fines. Elles étaient également bien plus chaudes (logique vu le peu d’épaisseur).

Il flatta l’encolure de l’animal, puis passa aux explications suivantes, sur leur comportement face aux hommes.

«Ils sont méfiants, de base. A l’état sauvage ils auront même tendance à fuir. S’ils sont agressifs c’est qu’on a cherché à leur nuire, ou pire, qu’on a attaqué un petit. Le reste du temps, ils nous évitent. En revanche, au dressage, on peut tisser des liens très particuliers avec eux...»

Il se tourna une nouvelle fois vers le vieil animal, et esquissa un spectre de sourire, discret mais bien présent. Effectivement, il connaissait chaque animal parqué ici, et savait très bien quels étaient leurs préférences, leurs petites habitudes, leurs réflexes… Et les liens qu’il avait tissé avec chacun d’eux valait de l’or.

«Ils sont très loyaux. Un wyrmide n’a jamais trahi son maître, de mémoire de Vedskygge. S’ils doivent sacrifier leur vie pour celle de leur cavalier, ils n’hésiteront pas à le faire. Malheureusement peu de gens font attention à cette facette de leur… “personnalité”. Ils s’en servent de monture, et en changent s’ils ont subi de trop graves blessures, ou s’ils sont trop vieux. Ils passent à côté de bien des choses. A bien des égards, les wyrmides possèdent plus de vertu que nous.»

Exceptionnellement bavard sur ce sujet, il ne se rendit pas compte que le voile gelé qui l’enveloppait à l’arrivée de la jeune femme disparaissait peu à peu. C’était, très probablement, le seul moyen que les gens avaient de “décoincer” le dresseur. Parler wyrmide. Les autres discussions habituelles des hommes le laissaient de toute façon totalement de marbre dans le meilleur des cas, ou l’ennuyaient et le poussaient à partir. Finalement, ces séances d’apprentissage ne seraient peut-être pas aussi énervantes qu’il ne l’avait pensé au début.

«Mais toutes ces choses faisant partie d’un apprentissage avancé qui ne concerne que les dresseurs, et quelques rares curieux souhaitant tout savoir sur ces reptiles, nous passerons outre. Tu seras certainement amenée à utiliser un wyrmide pour monter seulement...»

Il s’arrêta au beau milieu de sa phrase puis tourna le regard brusquement vers la jeune erfeydienne.

«D’ailleurs… Je n’enseigne pas de la même manière selon l’emploi qui sera fait de l’animal. Que comptes-tu en faire, justement ?»

Son regard était inquisiteur, et perçant. Elle avait plutôt intérêt à être honnête.

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Posté dans Re: [RPFB] L'art du cavalier   -

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